La détresse de parents d’enfants autistes de l’Avesnois à un mois de la rentrée scolaire…

Malgré leurs recours et demandes de dérogation, faute de places leurs enfants vont devoir intégrer des classes qui ne sont pas adaptées à leur handicap selon eux.

C’est notamment le cas de Noah à Aibes et de Reyhane à Maubeuge, son père est prêt à lui faire l’école à la maison.

Certains enfants ne seront pas dans des classes adaptées à leur handicap à la rentrée dans l'Avesnois selon leurs parents (photo d'illustration)

 

Jean-Marie est catégorique, il est hors de question que Reyhane parte en 6° au collège Vauban l’année prochaine, un établissement qui est pourtant à seulement 500 mètres de leur maison à Maubeuge et qui l’accueillerait dans une classe ULIS (Unité localisée pour l’inclusion scolaire).

Mais pour le papa son fils de 12 ans n’est pas prêt, d’autant plus qu’à la fin de l’année, il n’avait que 3 demie-journées de cours par semaine.

“Il n’est pas apte à passer en collège, c’est pas possible (…) le bruit, etc, il va devenir fou ! Si on le met là-bas pour l’instant on le met à abattoir “

Mais pour l’éducation nationale le garçon a dépassé la limite d’âge, les 2 recours de ses parents ont donc été rejetés. .Jean Marie ne comprend pas cet argument d’autant plus qu’une de ses amies a réussi à retarder l’entrée de ses jumeaux autistes du même âge à l’époque à Lille.

Et aujourd’hui il se trouve coincé, car à “Maubeuge en prise en charge il n’y a rien ! un désert médical” assure  le père.  La liste d’attente à l’IME de Jeumont, qui ne peut accueillir que 12 enfants, est de 3 voir 4 ans.

Et le directeur a même conseillé à Jean-Marie d’entamer des démarches pour repartir en Belgique où Reyhane était scolarisé jusqu’à la crise du Covid. Mais pour le papa “ça n’est pas normal” et ça voudrait repartir sur 1h30 de trajet tous les jours, etc.

Jean-Marie qui est donc prêt à faire l’école à la maison à son garçon en attendant de trouver une solution adaptée à son handicap.

Besoin de plus de classes Ulis et de plus d’assistants de vie scolaire

Un 20 minutes de là à Aibes, Enguerran le papa de Noah angoisse aussi. Son garçon scolarisé en classe Ulis à Jeumont en primaire n’a pas obtenu de place en Ulis au collège, résultat, il sera dans une classe ordinaire de 6°, et il n’a même pas pu aller visiter le collège pour se rassurer

“Clairement ça nous fait peur, lui il est très angoissé donc on essaie de le calmer . Le problème c’est que quand il est angoissé il fait des crises, on n’a pas envie de revoir des crises comme avant où il se frappe, où il se met par terre, où il hurle où il se fait du mal à lui même.”

Enguerran espère donc que le collège pourra recevoir un peu avant la rentrée son fils pour le rassurer.

La famille a réussi à obtenir la présence d’une assistante de vie scolaire pour accompagner son  fils toute la journée mais ça n’est pas le cas d’autre  parents des enfants de l’ancienne classe de Noah faute de personnel

“Y a des enfants qui vont s’en sortir, mais il y a peut-être des enfants qui vont galérer plus que d’autres, ils seront en échec scolaire”

Enguerran qui a déjà du à l’époque envoyer Noah en Belgique, et qui a un autre fils autiste en appelle aux politiques pour rectifier le tir

“Faudrait au moins une ULIS dans chaque établissement scolaire c’est le minimum, faudrait peut-être se reveiller car ces enfants là on les laisse sur le carreau”

Pour tenter de faire avancer les choses, avec l’association Autisme Hauts de France, la famille a envoyé des courriers aux élus du secteur

Le rectorat n’a pas donné suite à nos sollicitations.

Source FRANCE BLEU.

Yvelines : des jeux paralympiques pour « changer le regard sur le handicap »…

A Sartrouville et Mantes-la-Jolie, des centaines d’enfants sont attendus ce lundi pour participer à des compétitions multisports.

A Sartrouville, l’association Les Pépites veut offrir aux personnes handicapées la possibilité de profiter des joies du sport malgré une perte de motricité, une déficience mentale ou une incapacité physique.

La compétition accueille environ 300 participants venant d’établissements spécialisés de Carrières-sur-Seine, Andrésy, Maurepas, Sartrouville, Claye-Souilly (Seine-et-Marne), Garges-lès-Gonesse et Argenteuil (Val-d’Oise). LP/C.L.

 

Ne pas laisser les personnes handicapées de côté. À Sartrouville, l’association Les Pépites organise des épreuves sportives à destination d’un public « trop souvent spectateur ». Tir à l’arc, handball, relais… Le stade Gagarine va vibrer, dès ce lundi, au rythme de jeux paralympiques avec 300 participants venant d’établissements spécialisés de Carrières-sur-Seine, Andrésy, Maurepas, Sartrouville, Claye-Souilly (Seine-et-Marne), Garges-lès-Gonesse et Argenteuil (Val-d’Oise).

D’autres jeux vont aussi se dérouler à l’ouest des Yvelines où l’ASM Mantaise reproduit le même événement avec des enfants et ados des instituts médico-éducatifs (IME) de Vernon (Eure), Les Mureaux et Mantes-la-Jolie, ville d’accueil. Tous les sportifs se réuniront ensuite lors d’une cérémonie de clôture prévue samedi, sur le site emblématique de Clairefontaine, le centre d’entraînement de l’équipe de France de Football.

« Le handicap est un sujet important, surtout dans les cités, souffle Mohamed Yagoubi, le président de l’association Les Pépites. On sait que le handicap touche beaucoup d’enfants des quartiers, on sait que le sujet existe mais c’est un petit peu tabou. » L’organisateur, qui évolue dans le sport depuis de longues années, avait « toujours l’habitude de voir ces enfants au bord du terrain ». « Je les voyais toujours spectateurs mais jamais acteurs, se souvient-il. Je me suis dit qu’un jour j’allais leur offrir la possibilité de jouer. C’est ce qui m’a motivé à lancer cet événement. »

Objectif : faire évoluer les mentalités à travers les valeurs du sport. « Ces enfants subissent souvent des moqueries, je pense que si l’on parle plus de ce sujet, si on lui donne de la visibilité, alors le regard peut changer et les gens vont développer un peu plus d’empathie », sourit Mohamed qui a fait appel à des jeunes de quartiers pour la logistique. Une vingtaine d’entre eux va assister les éducateurs spécialisés, compétents pour encadrer les activités auprès d’un public spécifique.

Favoriser « le lien social, le vivre-ensemble et l’autonomie »

Côté financements, la ville de Sartrouville apporte un appui logistique grâce à la mise à disposition des équipements publics. Une subvention de 3 000 € a également été allouée à la structure lors d’un conseil municipal. Deux autres demandes ont aussi été formulées auprès de la préfecture et du conseil départemental des Yvelines.

« On a prévu un planning pour la semaine mais en réalité, ça peut évoluer à tout moment. Un groupe peut arriver à 8 heures et trente minutes plus tard, ça peut ne pas aller, le handicap nécessite une réactivité et une adaptabilité de chaque instant », confie l’organisateur. Un point de vue partagé par le directeur du pôle IME de l’association pour adultes et jeunes handicapés des Yvelines (Apajh 78). « On va essayer de faire venir tous les enfants par roulements mais en réalité, on verra sur le moment », précise Axel Vallat qui a prévu la participation des établissements de Sartrouville et Andrésy.

Ces structures, qui réunissent à elles deux 110 jeunes de 5 et 20 ans, accueillent des personnes atteintes, notamment, de déficience intellectuelle, de trouble envahissant du développement, de trouble autistique. L’événement sportif est perçu avec enthousiasme par la direction et les équipes encadrantes. « La valeur sportive constitue le point central de nos actions, indique Axel Vallat. C’est un vecteur de développement et d’émancipation chez nos jeunes qui favorise le lien social, la mise en relation, le vivre ensemble et l’autonomie. »

Pour ce responsable, habitué à travailler avec des structures sportives locales, l’intégration de personnes handicapées dans des « clubs ordinaires » est aussi un élément clé dans le parcours éducatif. « Le fait de rencontrer d’autres publics nous permet de travailler la socialisation, assure le directeur du pôle IME. Et ça, c’est fondamental pour le développement des jeunes. »

Source LE PARISIEN.

Handicap. Les places manquent et les listes d’attente s’allongent dans le Finistère, l’Adapei alerte…

L’Adapei 29 s’inquiète et le fait savoir : dans le Finistère, les listes d’attente s’allongent pour accueillir au mieux les personnes handicapées mentales.

Jean-François Marandola (vice-président de l’Adapei 29), Jacques Michel (président de l’association), Cécile Le Saout (maman d’une jeune femme autiste), et Daniel Brenterch (secrétaire de l’association).

 

Alors que les élections départementales se profilent, les 20 et 27 juin 2021, l’Adapei 29 (association départementale de parents et amis de personnes en situation de handicap mental du Finistère, qui regroupe 1 000 familles) interpelle les candidats : « dans le département, 2 000 personnes (1 300 adultes et 700 enfants) sont soit en attente d’une place dans une structure soit ont une place mais elle est en inadéquation avec leur situation », déplorent d’une même voix Jacques Michel, Jean-François Marandola, Daniel Brenterch, respectivement président, vice-président et secrétaire de l’association. Le Collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (Caph 29) avait fait de même il y a quelques jours.

Tous les âges concernés

Cécile Le Saout, maman d’Enora, autiste, témoigne : « Enora a 22 ans ; elle est en IME (Institut médico-éducatif) grâce à l’amendement Creton (qui permet, pour les plus de 20 ans, de rester dans un établissement médico-social en attendant une autre solution adaptée). Elle a une orientation pour un Foyer d’accueil médicalisé (Fam) mais quand on visite des établissements, on nous annonce quinze à vingt ans d’attente… Si on me disait un jour qu’elle doit retourner à la maison, ça serait dramatique : pour elle car elle régresserait, mais aussi pour moi et pour son entourage. »

Au niveau du schéma départemental, il est prévu « 120 places de plus en foyers de vie d’ici 2024 ; or le besoin est de 480 places », pointe l’Adapei 29.

Au niveau de l’Agence régionale de santé (ARS), « aucune création de place n’est prévue d’ici 2022 ». Ils rappellent aussi que « le tout inclusif a ses limites » et que « le médico-social prendre de plus en plus en charge des personnes atteintes de maladies psychiques et psychiatriques. Nous ne sommes pas contre mais cela se fait sans moyens supplémentaires… »

Source OUEST FRANCE.

TEMOIGNAGE. « Quel avenir pour ma fille Léa, 23 ans, autiste ? »

Christine Grolleau est la mère de Léa, 23 ans, diagnostiquée autiste depuis l’âge de 2 ans.

Le 12 juin 2021, elle sera dans la rue lors d’une manifestation régionale à Quimper (Finistère) aux côtés des professionnels de l’action sociale pour réclamer des moyens et des places pour les adultes porteurs de handicap.

Christine Grolleau et sa fille, Léa, âgée de 23 ans : « J’adore ma fille plus que tout au monde mais je sens bien que, seule, je ne peux pas tout prendre en charge. »

 

Christine Grolleau est la mère d’une jeune autiste de 23 ans. Elle témoigne à la veille d’une manifestation qui aura lieu à Quimper (Finistère) le 12 juin 2021. Professionnels et parents seront dans la rue pour réclamer une meilleure prise en charge pour les personnes handicapées.

« Léa a 23 ans. Elle est autiste et très peu autonome. Elle a été diagnostiquée à l’âge de deux ans et depuis, c’est le parcours du combattant. Elle est actuellement accueillie l’Institut médical éducatif (IME) du Vélery à Plourin-les-Morlaix qui dépend de l’association les Genêts d’Or. Elle est interne du lundi au vendredi. C’est un peu atypique.

Tous les centres du département ne proposent pas cet accueil mais cela convient très bien à Léa qui a besoin de se sociabiliser. Le problème, c’est qu’elle est toujours en IME alors qu’elle a plus de 20 ans. Normalement, elle devrait être orientée en foyer mais il n’y a pas de place. Alors elle reste au Vélery, en attendant… Dans le département, 184 enfants sont dans son cas : ils restent en IME faute de places adaptées pour les adultes porteurs de handicap.

« Je ne suis pas immortelle »

Aujourd’hui, en tant que parent d’un enfant handicapé adulte, je pousse un cri de colère. Que va devenir ma fille de 23 ans quand je ne serai plus là ? Cette question me taraude. Je vis avec cette angoisse au quotidien. Il n’y a pas de place pour elle dans la société et pourtant, je ne suis pas immortelle. Je ne veux pas que sa sœur ressente, un jour, cette inquiétude permanente et cette charge mentale. Mais aujourd’hui, l’avenir de ma fille est incertain. À chaque instant, j’ai peur qu’on ne l’accepte plus à l’IME. C’est épuisant.

La période du confinement a été très difficile pour nous. Beaucoup de parents se disent épuisés voire effondrés après ces longs mois d’isolement. À la maison, on a frisé plusieurs fois la catastrophe. Les troubles du comportement de ma fille se sont accentués. Elle ne dormait plus, multipliait les crises. Elle a recommencé à mordre et à s’automutiler. En tant que parent, on est tellement fatigué que l’on ressent un soulagement en déposant notre enfant à l’institut. Quand tout a rouvert, on a soufflé. Puis on culpabilise.

Le plus dur, c’est d’arriver à couper le cordon. On est pris en tenaille par des sentiments contradictoires : porter notre enfant, le protéger et l’aider à s’éloigner de nous, car il devient adulte.

« Un bébé de 23 ans »

Je suis enseignante. J’ai divorcé du père de ma fille. C’était presque inéluctable. Beaucoup de mères seules prennent en charge leur enfant handicapé. C’est un fait. Cela demande une telle énergie de s’occuper d’un enfant qui ne peut pas manger, s’habiller ni se laver tout seul. C’est un bébé de 23 ans dont il faut s’occuper tous les jours. Mais qui a besoin de quitter la maison, un jour, comme tout le monde.

J’adore ma fille plus que tout au monde mais je sens bien que, seule, je ne peux pas tout prendre en charge. Émotionnellement et physiquement, je suis fatiguée. Heureusement, grâce à l’internat qui accueille Léa trois nuits par semaine, j’ai pu reprendre mon travail à plein temps. Mais j’ai toujours peur que ça s’arrête.

Alors il faut bouger les choses. Je me suis engagée il y a quinze jours dans un collectif de parents d’enfants placés en IME pour alerter sur le manque criant de places pour nos enfants handicapés adultes. Et je serai dans la rue le 12 juin à Quimper pour qu’enfin, on nous tende la main. »

Samedi 12 juin, manifestation à 14 h, place de la Résistance à Quimper.

Source OUEST FRANCE.

Handicap. Les capacités d’hébergement posent question dans le Finistère…

À l’approche des élections départementales (20 et 27 juin 2021), le Collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (CAPH 29) s’inquiète des listes d’attente de plus en plus longues pour intégrer les structures d’hébergement dans le département.

Le Collectif des associations de personnes handicapées du Finistère s’inquiète notamment des listes d’attente de plus en plus longues pour intégrer les structures d’hébergement dans le département.

 

C’est un cri d’alerte que lance le Collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (CAPH 29), lors d’une conférence de presse tenue mardi 2 juin 2021 à Quimper par Pierre Dubois (président), Myriam Cussonneau et Michel Leblois. « Une alerte pour l’opinion », selon son président Pierre Dubois, mais aussi pour les candidats aux élections départementales (à moins de trois semaines du premier tour le 20 juin 2021), que le CAPH 29 se prépare à solliciter pour connaître leurs programmes en faveur des personnes handicapées.

Des listes d’attente de plus en plus longues

Le collectif, qui rassemble 40 associations, s’inquiète notamment du manque de places en hébergements, avec des listes d’attente qui grossissent chaque année. Selon les estimations datant de la fin de l’année 2020, environ 500 personnes attendent ainsi de pouvoir être accueillies dans les foyers de vie du Finistère, pour 876 places recensées fin 2018 dans le département. Même constat pour les foyers d’accueil médicalisés (451 places fin 2018, 180 personnes estimées sur listes d’attente) et les maisons d’accueil spécialisées pour les handicaps très lourds (206 places, environ personnes en attente).

Une situation qui crée un « effet domino » selon Michel Leblois, ancien président des Papillons Blancs du Finistère : « Les jeunes en institut médico-éducatif (IME) ou institut d’éducation motrice (IEM) sont censés quitter ces structures à l’âge de 20 ans pour les établissements et services d’aide par le travail (Esat). Mais comme il n’y a pas de place pour eux dans le monde adulte, ces jeunes y restent jusqu’à 24, 25, 26, voire 27 ans. Du coup, les IME ne peuvent plus faire rentrer les plus jeunes. Les services du travail et de l’enfance sont bloqués. »

Le CAPH 29 met également en lumière les délais de traitement et de paiement des dossiers pour les obtentions de droits, fixés à quatre mois par les textes officiels mais calculés à 7,1 mois par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) du Finistère, ainsi que le manque de formation des décideurs et de certains intervenants.

Autant de points chauds qui sont mis à l’attention du Conseil départemental, actuel et futur.

Source OUEST FRANCE.

Une journée de voile à Arcachon pour des enfants de l’IME de Pessac-Alouette…

Depuis 15 ans les moniteurs du Cercle de voile d’Arcachon, épaulés par des bénévoles, accueillent régulièrement des personnes souffrant de handicaps divers, psychiques ou physiques.

Une pratique sportive en forme de thérapie.

Cercle de voile d'Arcachon - Facebook

 

Ce lundi six adolescents de l’institut médico-éducatif (IME) de Pessac-Alouette ont pu monter à bord de catamarans du Cercle de voile d’Arcachon. Un enfant et un encadrant par bateau, les ados bien calés au milieu de l’embarcation, aucun risque de chavirage : bonheur garanti pour cette sortie sur le Bassin d’Arcachon.

Le club a été labellisé handivoile en 2006 grâce à l’achat de bateaux adaptés : deux trimarans adaptés aux handicaps les plus lourds, ainsi que plusieurs catamarans « Hobie-cat ». Le CVA dispose aussi d’un bac à voile, permettant l’accès de personnes en fauteuil.

A la fin de la séance l’IME de Pessac-Alouette a décidé de poursuivre l’aventure avec 6 séances supplémentaires.  Le Cercle de voile d’Arcachon propose des stages handivoile ou voile adaptée tout au long de l’année.

Source FRANCE BLEU.

Dordogne. Un éducateur sportif jugé pour des agressions sexuelles sur des mineures handicapées…

Le tribunal correctionnel de Bergerac (Dordogne) jugeait mardi 4 mai un éducateur sportif. Entre mars et juin 2020, il aurait agressé sexuellement six personnes en situation de handicap âgées de 9 à 17 ans, qui résidaient dans un institut spécialisé.

Le tribunal devrait rendre sa décision le 15 juin.

Les parties civiles ont demandé 28 500 € de dommages et intérêts. (Illustration)

 

Un homme comparaissait mardi 4 mai devant le tribunal correctionnel de Bergerac (Dordogne). Il est poursuivi pour des agressions sexuelles sur des mineures en situation de handicap, qui auraient été commises entre mars et juin 2020.

Les six victimes, âgées de 9 à 17 ans, étaient prises en charge par un institut médico-éducatif (IME) dépendant de l’association des Papillons blancs, rapporte Sud Ouest.

Trois ans requis

Le prévenu, employé depuis 2012 par l’association, a commencé à intervenir au sein de l’IME en 2019, pour l’encadrement d’activités sportives. Il aurait notamment été surpris avec une mineure nue dans un vestiaire, relatent nos confrères. Il est également suspecté d’avoir agressé sexuellement plusieurs résidents et aurait également fait preuve de violences avec un jeune turbulent. Au tribunal, il a reconnu l’intégralité des faits et déclaré avoir « honte de tout ça », cite le quotidien régional.

Un expert a décrit sa psychologie comme « puérile » et « infantile ». Le procureur de la République a requis trois ans de prison assortis d’un sursis de trois ans, obligation de soins et interdiction d’exercer une activité avec des enfants. 28 500 € de dommages et intérêts ont été demandées par les parties civiles. Le tribunal devrait rendre sa décision le 15 juin.

Source OUEST FRANCE.

Handicap : à Chambray-lès-Tours, un peu de répit pour les parents…

L’IME Les Tilleuls, à Chambray-lès-Tours, a décidé de rouvrir pour une semaine afin de permettre aux parents d’enfants en situation de handicap mental de souffler un peu.

Moment de détente pour un enfant en situation de handicap avec une éducatrice spécialisée.

 

« Je respire, je souffle et j’ai à nouveau une vie sociale », confie Karine, mère d’Alex, atteint d’un autisme sévère. Depuis lundi 19 avril, Karine amène son enfant à 9 h devant les grilles de l’IME Les Tilleuls. Elle le récupère en fin de journée, à 16 h 30. Une pause indispensable qui s’est d’autant plus fait ressentir avec la crise sanitaire : « Je passais mon temps uniquement à m’occuper de mon enfant, c’était un vrai marathon ». Les insultes, la violence s’immiscent dans le quotidien des parents, un contexte éprouvant.
« Ils ont juste envie d’être parents » Pour répondre rapidement à la détresse de ces parents, l’Adapei 37 (1) a rapidement réagi pour proposer une solution : un séjour de répit. « Ils ont juste envie d’être parents. Ils n’ont pas envie d’être des techniciens du handicap. Nous, on a les codes pour répondre à une crise », révèle Lounis Boulaouche, directeur adjoint du dispositif Éducation, apprentissage et scolarisation de l’Adapei 37.

Pour Alex et les dix autres enfants accueillis à l’IME Les Tilleuls, les journées se rythment d’activités en tout genre : activité manuelle et sensorielle, balade, vélo, poterie, jeux… Un programme digne de vraies vacances !

Parents et enfants sortent de leur isolement

Quant au personnel soignant et éducatif, c’était une évidence. Il a répondu tout de suite présent à cette initiative comme le souligne Christelle, éducatrice spécialisée en accueil de jour : « On est volontaire et nous sommes là pour les enfants mais aussi pour les familles ».

Pour le directeur général de l’Adapei 37, le but était de trouver « une réponse globale » où parents et enfants puissent sortir de leur isolement. Ainsi Karine est épanouie et peut se reposer à présent mais toujours avec ce souci de bien-être pour son fils : « Ça permet pour lui de passer une bonne journée et moi de faire ce que j’ai à faire ». Pour Maxime (2), lui aussi atteint d’autisme, c’est le même plaisir de venir passer ses vacances dans l’enceinte de l’établissement : « Ça fait du bien d’être ici, de retrouver mes camarades ! ».

(1) Association départementale de parents et d’amis des personnes handicapées mentales.

(2) Prénom modifié.

en savoir plus

Fort de son succès et pour répondre à la demande, l’Adapei 37 ne s’arrête pas là et se prépare déjà pour cet été avec l’organisation de nouvelles formules de répit.
La métropole tourangelle n’est pas la seule à proposer ce type d’aide aux familles de personnes en situation de handicap.

À l’IME Les Altéas à Beaulieu-lès-Loches, quatre enfants ont été accueillis entre le lundi 19 avril et le mercredi 21 avril en internat.

Renseignements : adapei37.fr

Source LA NOUVELLE REPUBLIQUE.

Ces jeunes footballeurs de l’Entente guérétoise entraînent des enfants en situation de handicap…

Huit jeunes de l’Entente sportive guérétoise mettent leurs crampons pour entraîner douze enfants en situation de handicap.

Le club de foot de Guéret a noué un partenariat avec l’IME de Grancher.

Un projet pour faire naître des vocations d’entraîneurs et permettre l’accès au foot pour tous.

Huit jeunes de l'Entente sportive guérétoise et douze jeunes de l'IME participent aux ateliers.

 

“Allez allez, avance un peu, ouais, but ! Un point pour ton équipe !” Mercredi matin huit jeunes footballeurs creusois ont entraîné d’autres jeunes porteurs de handicap. Ils animent mercredi et jeudi des ateliers sportifs au stade Léo Lagrange à Guéret (Creuse) pour douze enfants qui ont des déficiences mentales. L’institut médico-éducatif de Grancher (IME) a noué un partenariat avec l’Entente sportive guérétoise.

C’est beau de les voir s’épanouir

L’objectif est triple : inciter les jeunes U16 du club à devenir entraîneurs, les sensibiliser au handicap, et développer l’inclusion par le sport. “On est dans notre rôle éducatif par rapport au projet du club, l’ouverture d’esprit et la solidarité, explique Vincent, éducateur des U16. On a aussi l’objectif de faire naître des vocations d’éducateurs pour nos jeunes.”

Imanol, jeune footballeur licencié au club, aimerait devenir préparateur physique : “J’envisage d’aller dans cette branche des personnes en difficulté. C’est beau de les voir s’épanouir dans notre passion qu’est le foot. Je pense qu’il faut plus de rencontres dans ce genre, c’est bénéfique pour tout le monde.”

Ouvrir le foot au monde du handicap

Le foot permet d’améliorer la motricité des enfants qui ont des déficiences mentales. “Il y a aussi l’aspect social, l’échange, l’écoute”, note Fabien Aubrun, éducateur sportif à l’IME de Grancher. “C’est intéressant car nos jeunes accèdent à une pratique à laquelle ils n’ont pas accès d’habitude.” Jéréméy, 13 ans, a marqué plusieurs buts : “J’écoute les consignes et ce qu’il faut faire et tout”

Ces entraînements sont une sorte de test, la première étape d’une belle aventure espère Fabien Aubrun : “On aimerait consolider ce partenariat pour proposer à la rentrée prochaine ce genre de séances pour tous les groupes de l’IME, qui accompagne des jeunes jusqu’à 21 ans.” Une section sport adaptée football à l’Entente sportive guérétoise est envisagée pour rendre accessible la discipline au handicap.

Une prochaine rencontre est prévue pendant l’Euro de foot en juin. Si les conditions sanitaires le permettent, les jeunes de l’Entente sportive guérétoise veulent organiser des matchs avec les enfants de l’IME.

Source FRANCE BLEU.

“On n’est pas traités comme les autres, il faut sans arrêt se battre”: les personnes en situation de handicap sont-elles les oubliées de la vaccination?…

Alors que la campagne de vaccination des personnes en situation de handicap, considérées comme prioritaires, connaît des retards, le président d’une association pour handicapés, demande la vaccination des aidants et des familles.

Une vaccination qui permettrait de rompre les chaînes de transmission.

"On n'est pas traités comme les autres, il faut sans arrêt se battre": les personnes en situation de handicap sont-elles les oubliées de la vaccination?