Emploi des handicapés : “ça m’a permis de ne pas sombrer plus” raconte le Tulliste Jean-Christophe Zak…

Jean-Christophe Zak est un travailleur handicapé. Même si ça ne se voit pas.

Ce Tulliste de 45 ans a été déclaré handicapé suite à des problèmes de santé.

Il va beaucoup mieux aujourd’hui.

Et pour lui le fait d’avoir repris une activité professionnelle, il a créé son entreprise, y est pour beaucoup.

Emploi des handicapés : "ça m'a permis de ne pas sombrer plus" raconte le Tulliste Jean-Christophe Zak

Jusqu’au 22 novembre, c’est la semaine pour l’emploi des personnes handicapées. Et en l’espèce, même si les choses avancent, il reste encore beaucoup de chemin à faire. Le taux de chômage parmi les personnes handicapées est le double de celui des personnes valides. Et pourtant beaucoup peuvent tout à fait travailler normalement. Leur handicap parfois même ne se voit pas. C’est le cas de Jean-Christophe Zak à Tulle.

Déclaré inapte

La vie de Jean-Christophe Zak a basculé il y a 6 ans. Il a alors 36 ans et travaille comme conducteur offset chez un imprimeur. Mais il tombe malade. “On me trouve un problème de santé, puis deux, puis trois, et durant 4 ans je me retrouve à l’hôpital et je subis des interventions” raconte-t-il. Il est notamment opéré à cœur ouvert. Et comble de malchance, il souffre de régulières cruralgies qui le clouent au lit. Mais il tient le coup. Pour autant, la médecine du travail le juge inapte à son emploi et l’oriente vers la MDPH pour monter un dossier de travailleur handicapé. “Ce que je ne comprends pas parce que je me sentais moi capable d’assumer mes anciennes fonctions”.

“Beaucoup de portes qui se ferment”

Commence alors une période d’interrogations. “Il y a quand beaucoup de portes qui se ferment” dit-il. La première est celle de son ancien employeur qui le licencie. Mais Jean-Christophe Zak veut rebondir tout de suite. “Il fallait que je passe par une réorientation de toute façon”. Après encore quelques vicissitudes, il décide de créer son entreprise avec le soutien de l’Agefiph, l’association pour l’emploi des handicapés. C’est ainsi qu’il a ouvert à Tulle il y a deux ans L’Atelier photo où il propose travaux photo et de reprographie. Une nouvelle vie pour lui. “Cela me permet de continuer surtout et de me sentir normal. Pas quelqu’un de malade. Je pense même que ça m’a permis de ne pas sombrer plus et de développer d’autres problèmes”. Alors il  touche du bois : depuis deux ans même ses cruralgies ont disparu.

Source FRANCE BLEU.

 

 

Une Concarnoise handicapée en appelle à plus de bienveillance…!

Désarroi, cri d’alarme, révolte, besoin de comprendre… Plusieurs sentiments se mêlent, dans un courrier adressé au maire et au commandant du commissariat de police par une Concarnoise en situation de handicap, après une mésaventure subie quai Carnot.

Impossible pour une personne en situation de handicap de pénétrer dans sa voiture (à droite), pourtant stationnée sur une place réservée. Et ce n’est pas la première fois que Monique Lennon est victime

La lettre que Monique Lennon, une Concarnoise âgée de 53 ans, vient d’adresser à Marc Bigot, le maire, et à Patrice Foustoul, qui commande le commissariat de Concarneau, commence par une longue description des faits. Une mésaventure vécue le 16 octobre dernier, vers midi, par cette quinquagénaire au handicap lourd, reconnu depuis plus de vingt ans.

Ce jour-là, elle gare son véhicule comme il se doit sur une place réservée aux personnes en situation de handicap, quai Carnot. Mais quand elle revient, impossible pour elle de rentrer dans sa voiture : sa portière est bloquée par « un autre véhicule stationné en empiétant largement sur la bande zébrée de la place handicapée ». Et son handicap ne lui permet pas de passer par le côté passager pour retrouver son siège côté conducteur.

« C’est la troisième fois… »

« C’est la troisième fois que cette femme se trouve dans cette situation à Concarneau ces dernières années », écrit Monique Lennon, en utilisant la troisième personne, avant de révéler, plus loin, que c’est bien elle « qui a vécu cet épisode ». Mais les fois précédentes, elle avait obtenu l’aide de fonctionnaires de police, qui avait pu déplacer la voiture à sa place. Et d’autres fois encore, son époux, qui était avec elle, avait pu entrer dans la voiture et la sortir de ce mauvais pas.

« Doit-on accepter que certains aient sans cesse à se justifier pour trouver ou conserver leur place dans la société ? »

Ce 16 octobre, Monique Lennon est bien seule. Elle va donc une nouvelle fois solliciter de l’aide au commissariat. Mais là, en dépit de son insistance, « rien n’y fait. Fin de non-recevoir », écrit-elle, se disant alors « désabusée, blessée et dans l’incompréhension de ce refus ». Un refus justifié par le policier, à l’accueil, selon Monique, par le fait que « si le véhicule n’est pas en double file, il n’est pas verbalisable ». C’est finalement un autre conducteur qui sortira sa voiture de cette fâcheuse posture.

« Sans cesse se justifier »

Avec le recul, elle le reconnaît : « En l’absence de retour d’aide que je sollicitais, j’ai déposé une partie de la colère qui m’envahissait à l’agent de permanence d’accueil. Or cette personne n’a pas à porter la responsabilité des insuffisances de moyens de son service et de sa profession ». Elle n’en invite pas moins les destinataires de son courrier à agir, « chacun dans votre fonction, en éventuelle collaboration, ou auprès des autorités compétentes ». Avant de développer sur le traitement trop souvent réservé aux « personnes en situation de fragilité ». Et d’interroger : « Doit-on accepter que certains aient sans cesse à se justifier pour trouver ou conserver leur place dans la société ? ».

À noter

Interrogé à ce sujet, le commandant Foustoul indique qu’une « enquête interne est en cours pour identifier le fonctionnaire de permanence ce jour-là et entendre sa version des faits ». Et il s’engage à répondre à Monique Lennon.

Source LE TELEGRAMME.

COVID – Attestations Obligatoires… Le lien pour les éditer.

Le confinement a débuté ce vendredi 30 octobre 2020 et ce sont finalement trois versions d’attestations dérogatoires qui ont été dévoilées par le gouvernement.

 

L'attestation à télécharger pour se déplacer pendant le confinement

 

• L’attestation de sortie dérogatoire

Comme au printemps, ces dérogations seront possibles pour faire ses courses, aller chez le médecin… mais aussi prendre l’air pendant “une heure maximum” et dans “un rayon d’un kilomètre du domicile”.

• L’attestation pour se rendre au travail

En plus de l’attestation dérogatoire de déplacement, deux autres attestations permanentes sont désormais mises en place, celles-ci devront être délivrées par les entreprises et les établissements scolaires.

L’attestation de déplacement professionnel, en ligne sur le site du ministère de l’Intérieur, devra être établie par l’employeur afin de justifier les déplacements professionnels d’un salarié, qu’il s’agisse du trajet habituel entre son domicile et son lieu de travail, ou encore les déplacements entre les différents lieux de travail lorsque la nature de ses fonctions l’exige. Cette attestation est permanente, elle n’a pas à être renouvelée pour être valable.

• L’attestation pour emmener les enfants à l’école

Quant au justificatif de déplacement scolaire, il devra être rempli par l’établissement scolaire. Contrairement au premier confinement mis en place au printemps, les écoles, collèges et lycées resteront ouverts. Comme l’attestation professionelle, le justificatif scolaire sera permanent, et n’aura donc pas besoin d’être renouvelé pour chaque déplacement de cette nature.

Pour les éditer, cliquez ici.

Source BFM.

 

Transports non-adaptés aux personnes handicapées, travaux sur des routes qui longent des lignes ferroviaires… La Fnaut distribue ses ‘tickets rouges’…

Les ”’tickets rouges’, attribués par la Fédération nationale des associations d’usagers des transports, dénoncent des actions prises en matière de transport public.

Quelques ‘tickets verts’ viennent saluer les bonnes initiatives, comme le maintien des 80 km/h par 32 présidents de conseils départementaux.

Le premier train de la ligne Belfort-Delle en gare de Delle, dont la réouverture est considérée comme un ''fiasco'' par la la Fnaut. (MANON KLEIN / FRANCE-BLEU BELFORT-MONTBÉLIARD)

Fiasco d’une réouverture de ligne ferroviaire, multiples travaux routiers réalisés sur des axes parallèles à des lignes SNCF, réseaux de transports non-adaptés aux personnes handicapées, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) vient d’attribuer ses prix ‘tickets rouges’ qui dénoncent des actions prises en matière de transport public. Quelques ‘tickets verts’ viennent également saluer les bonnes initiatives, comme le maintien des 80 km/h par 32 présidents de conseils départementaux. Parmi ses “tickets rouges’, la Fnaut dénonce le “fiasco que constitue la réouverture, pourtant très attendue, de la ligne Belfort-Delle.

“Correspondances TGV-TER mal organisées, non prolongement des trains Épinal-Belfort jusqu’à la gare de Meroux, réduction des fréquences pendant les vacances scolaires…”

Fnaut

Cette réouverture de ligne ferroviaire est ratée d’après la Fédération, qui publie une liste de conditions à respecter pour les prochaines réouvertures, notamment la” réouverture de l’ensemble de l’itinéraire concerné”.

Ticket rouge pour les travaux routiers concurrents du train

Les associations attribuent un deuxième ‘ticket rouge’ aux collectivités et à l’Etat qui lancent des “travaux routiers concurrents du train” : “trop souvent, des travaux routiers sont réalisés alors que, sur un itinéraire parallèle on cherche à relancer l’usage du train”, par exemple la construction en Haute-Savoie de “l’autoroute A 412 Thonon-Machilly qui concurrencera le Léman-Express“, l’autoroute Castres-Toulouse qui “concurrencera la voie ferrée qui relie les deux agglomérations” ou l’élargissement de la route Nantes-Pornic “à 2×2 voies alors qu’il existe une voie ferrée parallèle insuffisamment utilisée”.

La Fnaut s’est également penchée sur les transports urbains. Perpignan-Métropole se voit reprocher “la très mauvaise qualité de son réseau urbain” et la “circulation automobile très dense”, tandis que les transports de la métropole d’Aix-Marseille sont épinglés pour leur “manque d’adaptation aux personnes à mobilité réduites”.

Un ticket vert pour les adaptations réalisées pour les personnes handicapées

A contrario, “un ticket vert a été décerné aux métropoles qui ont obtenu une adaptation satisfaisante de leurs transports publics aux personnes handicapées, en particulier Grenoble, Rennes, Nantes, Montpellier et Strasbourg”, où “le taux de satisfaction des usagers des transports publics est compris entre 81 % et 67 %” d’après la dernière enquête Ifop-Association des paralysés de France. La Fnaut salue aussi “les efforts des élus de l’autorité organisatrice Pau Béarn Pyrénées Mobilités, qui a financé la proposition de l’Association de Défense des Usagers des Transports Aquitaine Grand Pau, pour protéger les jeunes élèves d’un Institut Médico-Educatif qui se rendent quotidiennement des arrêts de bus à leur école.”

Enfin, la Fédération des associations d’usagers des transports attribue un ‘ticket vert’ aux “32 présidents de conseils départementaux” (répertoriés par le magazine Auto Plus) “dont ceux de Loire-Atlantique, de Gironde et du Var qui ont maintenu courageusement le 80 km/h”, alors que les départements ont été “autorisés à repasser certaines sections départementales à 90 km/h”. Ce maintien de portion à 90 km/h, concédé par le gouvernement en juillet 2018, est qualifié de “reculade de l’Etat” par la Fnaut.

Source FRANCE INFO.

Handicap : vers une école enfin inclusive ?

Huit mille postes d’accompagnants ont été créés à la rentrée.

Quatre mille autres seraient programmés l’année prochaine.

Près de 385 000 élèves en situation de handicap sont scolarisés en France.

Environ 385 000 élèves en situation de handicap sont aujourd’hui scolarisés en France. Rien de plus normal, estiment les Français. Quoique… Selon un sondage de l’institut Harris Interactive, 80 % considèrent que la scolarisation « en milieu ordinaire » est une bonne solution pour les élèves en fauteuil roulant ou à mobilité réduite, 72 % l’approuvent pour les élèves présentant des troubles « dys ». Mais seuls 50 % y sont favorables pour les élèves atteints de trisomie 21 ou de déficience intellectuelle. Aucun enfant » ne sera « sans solution de scolarisation » à la rentrée 2020, avait promis Emmanuel Macron, en février, lors de la Conférence nationale sur le handicap. Il avait alors annoncé la création de 11 500 postes d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH)  d’ici à 2022 ». L’objectif sera sans doute atteint avec un an d’avance. 8 000 postes ont été créés dès cette rentrée, le double de ce qui avait été budgété.  C’est considérable »,a insisté le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, fin août. Selon le quotidien économique Les Échos, la création de 4 000 autres postes serait également programmée dans le projet de loi de finances 2021.

Bonne nouvelle ? « Oui, si elle se confirme, réagit Emmanuel Guichard, de l’association Trisomie 21 France, membre du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH). Mais c’est surtout une refonte en profondeur de la formation des enseignants que nous appelons. Il n’y a pas d’élève standard, mais des élèves divers. Certains peuvent être non-francophones, d’autres en situation de handicap. Il faut briser ce plafond de verre. »

Source OUEST FRANCE.

Hillion. Un projet de danse autour du handicap…

Ce projet de danse pour tous est né d’un échange entre la professeure de danse et l’une de ses élèves, Stéphanie Desbois, qui est maman d’un petit Luis, porteur d’une trisomie 21.

Les danseuses et porteurs du projet entourent le petit Luis, porteur d’une trisomie 21.

« Au contact de son fils, j’ai pu voir que la différence n’était en aucun cas un obstacle dans l’échange », raconte Justine Biard, professeure.

Le projet réside dans le partage par le biais de la danse entre les élèves de cap danse et des personnes en situation de handicap.

La chorégraphie sera le langage de ces rencontres, qui permettront d’identifier des émotions au travers du mouvement. « La danse est en effet une expérience intime à chacun, qui nous fait réfléchir sur le rapport à soi et à l’autre. Elle nous permet d’habiter pleinement son corps et d’expérimenter des sensations… »

Grâce à cette passerelle, les différences s’effaceront et tous les danseurs pourront grandir ensemble.

Ces ateliers se dérouleront dans un climat d’écoute, de confiance, de partage, de conscience et de découverte. Ils pourront réunir des enfants, adolescents, adultes et parents, soucieux de faire tomber les barrières de la différence.

Renseignements, justinebccj061089@gmail.commail.com

Source OUEST FRANCE.

Grâce à une association de Perpignan, des animaux redonnent le sourire aux malades d’Alzheimer…

La période de confinement a été particulièrement difficile pour les malades d’Alzheimer qui ont besoin d’interactions et de stimulations sociales régulières.

Le contact des animaux est, pour eux, une façon ludique de renouer des liens.

Les personnes fragilisées par la maladie d'Alzheimer retrouvent confiance au contact des animaux, c'est l'une des activités proposées par la structure d'accueil de jour Le grand platane à Perpignan - 21/09/2020

André Touzla brosse un petit âne et son sourire est radieux: “Je me régale, il est gentil, je me régale et lui aussi“, raconte-t-il, visiblement heureux. A ses côtés, Gisèle Gardel, touchée elle aussi par les troubles cognitifs de la maladie d’Alzheimer, nourrit des poneys et des chèvres. Et son plaisir d’être là est lui aussi bien visible.

Tous deux sont au milieu des animaux de l’association Cœur sauvage à Argelès-sur-mer, à l’initiative du Grand Platane. Cette association accompagne chaque jour une trentaine de malades dans trois structures différentes, à Perpignan, Millas et Argelès-sur-Mer dans les Pyrénées-Orientales.

Après une période d’arrêt lié au confinement, l’association a repris son activité. Cette structure d’accueil thérapeutique de jour, non médicalisée, essaie de rattraper un peu le temps perdu : l’isolement a été particulièrement pénible pour les personnes qui souffrent d’Alzheimer.

Pour aider les malades à renouer des liens, l’association a amené des malades rencontrer des animaux. Ce contact avec la nature présente un grand avantage: les animaux ne sont pas dans le jugement, et c’est très important, tant “la maladie d’Alzheimer est stigmatisante“, comme l’explique Rachel Vukovac, psychologue du Grand Platane.

Le regard de l’autre, le sentiment de honte que peut éprouver la personne malade d’être dans l’échec, peuvent entraîner de la dépression, ou tout simplement de la tristesse et il n’y a pas ça dans les relations avec l’animal.

Rachel Vukovac, psychologue pour le Grand Platane

Retrouvez dans la vidéo ci-dessous le résumé en image de ce beau moment partagé, à l’occasion de la journée mondiale de la maladie d’Alzheimer.

Les animaux de l’association Coeur Sauvage apportent aussi régulièrement du réconfort à d’autres accidentés de la vie, comme des enfants en difficulté.

Source FR3.

 

Un nouveau record mondial de 264 km en joélette enregistré à Berck…! Vidéo.

Ce week-end à Berck, l’association des Lames de Joie organisait une grande course en joélette.

L’objectif ? Battre le record du monde de distance parcourue dans ce fauteuil roulant tout terrain. Pari réussi pour les volontaires qui ont foulé 264 km en 24 heures.

Un nouveau record mondial de 264 km en joélette enregistré à Berck

L’objectif était fixé à 200 km en 24 heures. Les 8 enfants et 12 athlètes volontaires qui ont participé à ces deux jours de course l’ont largement dépassé.

Ca a été une évidence pour moi parce que moi-même amputé, donc ça me parle, et  puis aussi, accessoirement, père de famille donc les enfants ça me touche énormément, explique Alexis Hanquinquant, triple champion du monde de paratriathlon. C’est un super défi de vouloir faire ce record du monde en joélette et je suis chaud patate !

Un relais non-stop

Partis à 15 heures ce samedi 12 septembre sur la digue de Berck, les coureurs se sont passé le relai pendant les 24 heures que durait l’épreuve. Douze volontaires poussaient une joélette, un mélange de poussette et de fauteuil roulant qui permet aux personnes handicapées de participer à des courses.

Huit enfants se relayaient dans la joélette. Inaya Draoui, amputée à l’âge de 15 mois, est la première à partir, sourire aux lèvres : “Je sais pas trop comment expliquer… On est plus libres.

En plus des 92,4 km de record du monde, ils souhaitaient atteindre les 200 km pour figurer au Guiness World Records. Les coureurs ont dépassé leur objectif initial et sont parvenus à 264 km en début d’après-midi de ce dimanche.

Un record pour la bonne cause

L’association organisatrice Lames de joie finance des lames en carbone pour que des enfants amputés puissent continuer la pratique du sport.

Le sport est un facteur important d’intégration, souligne Hervé Lamblin, bénévole de l’association, que ce soit à l’école ou dans les clubs sportifs. Il est dommage qu’un enfant handicapé ne puisse pas suivre les mêmes cours de sport que les enfants valides ou ne puisse pas intégrer un club sportif parce qu’ils souffrent d’un handicap.

Les sponsors de la course leur ont permis de récolter des fonds et contribuer à leur activité. Cet événement marque par ailleurs le 4ème anniversaire de l’association.

Souyrce FR3.

Coronavirus à Bordeaux : « Les étudiants représentent une population fragile à risque », estime un chercheur…!

Le professeur d’épidémiologie de l’université de Bordeaux, Christophe Tzourio, explique les enjeux d’une étude menée depuis le printemps dernier sur les effets du confinement et de l’épidémie de Covid-19 sur la santé des étudiants.

Coronavirus à Bordeaux : « Les étudiants représentent une population fragile à risque », estime un chercheur

  • Une étude a été lancée au printemps sur les conséquences du confinement et de l’épidémie de Covid-19 sur la santé mentale des étudiants.
  • Elle va se poursuivre jusqu’au printemps 2021 mais les premiers résultats montrent que les indicateurs de santé mentale des étudiants sont dégradés par rapport aux non-étudiants.
  • Vivant des périodes marquées par de grands changements et à un âge où ils ont besoin de relations sociales, les étudiants sont considérés comme particulièrement vulnérables.

Christophe Tzourio, professeur d’épidémiologie à l’université de Bordeaux, coordonne l’étude I.share, qui suit différents aspects de la santé des étudiants sur dix ans. En parallèle, il collabore sur un an à l’étude Confins, qui s’intéresse aux effets spécifiques de l’épidémie de Covid-19 sur leur santé mentale.

Quel est l’objet de cette collaboration d’I. share à l’étude Confins, qui s’intéresse aux effets de l’épidémie sur la santé des Français ?

Avec cette étude, on veut connaître les répercussions psychologiques de l’épidémie et du confinement sur la santé mentale des étudiants. Les aspects infectieux, on les connaît et on les maîtrise plus ou moins bien, mais par contre, ce qu’on a appris aussi des épidémies antérieures comme le SRAS, c’est qu’elles s’accompagnent de conséquences psychologiques qui peuvent être redoutables.

Il y a la peur de l’épidémie en elle-même, qui touche tout le monde, l’appréhension des conséquences économiques mais aussi l’isolement social. Il a été extrême lors du confinement mais il reste d’actualité car la distanciation des liens sociaux continue alors que l’épidémie repart. On veut savoir quelles sont les conséquences sur la santé mentale des étudiants et les comparer à un public non étudiant.

Comment a été réalisée cette étude ?

On a commencé pendant le confinement en recrutant sur les réseaux sociaux quelque 2.000 étudiants et 3.500 participants au total. Les non-étudiants, s’ils sont plus âgés que les étudiants, présentent des caractéristiques comparables : par exemple, il y a le même pourcentage de femmes et ils partagent les mêmes représentations sur l’épidémie. Ce sont des groupes comparables et on constate que les indicateurs de santé mentale sont plus dégradés chez les étudiants. Ces derniers représentent une population fragile à risque au moment de cette épidémie et demandent une attention particulière.

Quels sont les chiffres marquants que vous retenez à ce stade de l’étude ?

Avec nos échelles classiques, on observe qu’en termes de fréquence, il y a presque deux fois plus d’étudiants que de non étudiants, stressés, déprimés, anxieux, ce qui est absolument considérable. Et, si on fait appel à des modèles un peu plus sophistiqués (appelés multivariés), les étudiants ont 50 à 70 % de risques supplémentaires d’avoir des symptômes anxieux ou dépressifs élevés. Ce sont des chiffres importants qui montrent que c’est une population fragile. Et les perturbations continuent actuellement, tout est encore haché.

Pourquoi le public étudiant est-il particulièrement fragile ?

Au tout début de la carrière universitaire, c’est un bouleversement très important. Les étudiants sortent d’un environnement familial enveloppant et se retrouvent dans un milieu très différent, avec des milliers d’étudiants. Tout est nouveau, et il y a du positif là-dedans bien sûr, mais cela crée de multiples ruptures difficiles à gérer. Les études sont difficiles et ils comprennent rapidement que leurs diplômes, s’ils vont les aider, ne suffiront sûrement pas pour trouver un travail. C’est aussi une époque où ils peuvent découvrir le binge drinking et différentes drogues. Pour la plupart cette période est simplement une étape mais d’autres peuvent basculer vers des pathologies psychiatriques.

On sous-estime le mal-être de cette catégorie de la population ?

On considère que c’est le plus bel âge de la vie, que les étudiants sont libres et qu’ils n’ont pas de problème de santé. Les « sachants » sous-estiment la tension qu’ils vivent et qui n’était pas la même il y a 10 ou 20 ans. Décrits comme insouciants et fêtards, la plupart ont pourtant pris l’épidémie très au sérieux. Pendant le confinement, certains ne profitaient même pas de l’heure de sortie autorisée et c’était les copains qui leur amenaient des sacs de courses. Ils entendent les messages sanitaires mais ce sont des êtres beaucoup plus sociaux qui ont besoin (physiquement) de se retrouver, de se voir. Il y a eu un relâchement, certes, mais parce qu’ils ne pouvaient pas faire autrement.

Comment accompagner les étudiants dans ce contexte ?

A l’université de Bordeaux, on est très attentifs et convaincus qu’ il faut être plus empathique dans nos actions. On réfléchit, par exemple, dans le cadre de la cellule Covid, dont je suis le référent, à un système de parrainage. Certains experts disent que la vraie épidémie sera une épidémie de maladies mentales, mais elle est décalée, moins perceptible et les gens sont moins vigilants là-dessus. En tout cas, le plus tôt on envoie des messages et on met en œuvre des actions de vigilance, et plus facilement on passera ce cap-là.

Source 20 MINUTES.

Alzheimer. La molécule découverte dans un laboratoire normand bientôt testée sur l’humain ?…

Stopper les effets de la maladie d’Alzheimer : c’est l’espoir de l’équipe du Centre d’études et de recherche sur le médicament de Normandie, basé à Caen.

Après dix années de recherches, les chercheurs espèrent démarrer la phase clinique de leurs travaux dans un an.

Patrick Dallemagne dirige le Centre d’études et de recherche sur le médicament de Normandie, une unité de l’université de Caen-Normandie.

« Des familles de malades entrent en contact directement avec nous pour savoir si leur proche pourrait tester notre molécule… » Les travaux de recherches que mène l’équipe du professeur Dallemagne, directeur du Centre d’études et de recherche sur le médicament de Normandie, une unité de l’université de Caen, sont suivis avec espoir par tous ceux qui luttent contre la maladie d’Alzheimer.

Parmi les 19 000 molécules, qui composent la chimiothèque des lieux, un patrimoine à la valeur estimée à 19 millions d’euros, une d’elles, le donécopride, présente un intérêt thérapeutique dans le traitement de la maladie d’Alzheimer. Il pourrait « enrayer l’évolution de la maladie », souligne Patrick Dallemagne, en « en traitant plusieurs effets ».

Dix ans de recherches

Le centre, qui compte 30 chercheurs permanents, des femmes majoritairement, travaille sur cette molécule depuis dix ans. Le programme « PleiAD » a déjà coûté 15 millions d’euros, avec un fort accompagnement de la Région (3,5 millions d’euros).

Les essais réalisés, notamment sur les animaux, ont été « concluants ». Aujourd’hui, « tous les feux sont au vert », évalue le professeur Dallemagne. Si l’autorité de régulation des médicaments l’autorise, les recherches sur l’humain pourraient débuter dans un an, fin 2021.

Si les essais sont probants, le centre se rapprochera de l’industrie pharmaceutique. Les espoirs sont immenses, du côté des associations comme Vaincre Alzheimer, qui soutiennent le projet. Comme de l’université de Caen, propriétaire du brevet déposé en 2014. « Cela permettrait de prouver que les recherches réalisées par un établissement entièrement public peuvent rapporter de l’argent », espère le président de l’université, Pierre Denise, qui avance une évaluation de l’ordre de « 3 à 4 milliards d’euros par an ».

C’est arrivé une fois à Caen : à l’un de ses prédécesseurs à la présidence de l’université de Caen, le professeur Max Robba. Sa prouesse, « très rare pour un chercheur », de découvrir une molécule qui avait abouti à la mise sur le marché d’un médicament a assuré l’économie du Centre d’études et de recherche, qu’il a créé en 1974, pendant de longues années.

Source OUEST FRANCE.