Balma. Sport adapté : 1 600 licenciés en Haute-Garonne…

La 2e édition de ses olympiades devait se tenir à la fin du mois de juin à Saint-Gaudens, mais le comité départemental de Sport Adapté a préféré reporter la compétition face à un épisode caniculaire qui aurait pu mettre les athlètes en danger.

BALMA - Sport adapté : 1 600 licenciés en Haute-Garonne

Plus de 600 sportifs, pour 28 disciplines, étaient inscrits à ce tournoi dont la date du report n’a pas encore été communiquée.

La fédération française de Sport Adapté, dont le comité de Haute-Garonne siège à Balma, coordonne «la pratique des activités physiques et sportives des personnes en situation de handicap mental, intellectuel et-ou psychique». «Il y a 1 600 licenciés en Haute-Garonne pour plus de 30 disciplines sportives», précise Régis Farre, président du comité départemental. Il ajoute : «Il y a le secteur compétitif, pour lequel nous avons cinq sportifs de haut niveau en Haute-Garonne : deux nageurs du club de Saint-Gaudens et trois footballeurs de la région toulousaine. Mais la majorité des licenciés a une pratique loisir».

Encore faut-il pouvoir disposer d’équipements adaptés aux personnes handicapées, notamment dans les petites communes qui ont parfois du mal à faire face financièrement aux investissements adéquats. Or, selon Régis Farre, on est sur la bonne voie. «Beaucoup d’efforts ont été faits, parce que la loi l’a imposé, et la plupart des communes sont en règle aujourd’hui. L’État a participé à la mise aux normes avec la Dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR)».

Place aux jeunes

Près de 80 associations sportives et 40 établissements médico-sociaux contribuent au développement du sport adapté dans le département. Lui-même éducateur depuis 33 ans, Régis Farre constate une évolution du rapport de la population au handicap, par exemple pour la trisomie, «qui n’est plus traitée comme il y a 30 ans, car les personnes touchées sont aujourd’hui scolarisées», observe-t-il. En 2021, à l’issue de son 4e mandat de président, soit 15 années d’exercice, Régis Farre espère pouvoir passer la main «et laisser la place aux jeunes», toujours dans le même objectif : «Rendre le sport accessible à tous, toujours pour le bien-être et la santé», rappelle-t-il.

Source LA DEPECHE.

Franche-Comté | Santé Tir sportif : des adhérents de Besançon et Saint-Vit contaminés au plomb…!!!

La Société de tir de Besançon puis celle de Saint-Vit ont levé un énorme lièvre en constatant un taux anormalement élevé de plomb dans le sang de pratiquants adultes et mineurs.

Une enquête va être menée au plan national.

Dans un stand fermé, mal aéré, lorsque les balles en plomb se pulvérisent sur une plaque de métal mise en protection derrière la cible, le métal peut saturer l’air ambiant au point de contaminer les sportifs.  Photo ER /Ludovic LAUDE

C’est un signalement « inhabituel » qui est arrivé en mars à la cellule d’alerte sanitaire de l’Agence régionale de santé (ARS). « Un médecin généraliste nous a indiqué qu’un de ses patients, pratiquant le tir sportif, présentait une concentration anormalement élevée de plomb dans le sang », explique Nezha Leftah-Marie, ingénieur sanitaire et responsable de l’unité territoriale santé environnement du Doubs. Il faut savoir qu’il n’y a aucune obligation à déclarer un adulte victime d’une contamination par le plomb, elle est seulement obligatoire pour les enfants pour lesquels on parle alors de saturnisme.

Réactions en chaîne

Ce patient présentait une « très forte concentration de ce métal toxique de l’ordre de 500 microgrammes par litre de sang. » Pour un enfant, le seuil de déclaration obligatoire est fixé à 50 mg/l. « Le taux moyen relevé dans la population générale est d’environ 25 mg/l et chez les 10 % de la population les plus exposés, il est de 60 mg pour les femmes et 80 mg pour les hommes », poursuit Mme Leftah-Marie. « Dans le milieu professionnel, à partir de 100 mg chez les femmes et 200 mg chez les hommes, on déclenche une surveillance et dès que l’on atteint des taux de 300 à 400 mg/l de sang, c’est l’éviction du poste de travail. »

22 personnes contaminées à Besançon

Ce signalement provoque alors des réactions en chaîne. Le laboratoire du CHRU de Besançon tire à son tour la sonnette d’alarme, tout comme le centre antipoison et de toxicovigilance du CHU de Nancy, qui ont à connaître des résultats. Car du côté de la Société de tir de Besançon, 350 licenciés, dont le patient est adhérent, le message diffusé aux membres entraîne une cascade d’analyses et 22 personnes se découvrent contaminées dont 3 sérieusement. Leur point commun est de pratiquer leur sport dans le même stand fermé, à Tarragnoz.

Stands de tir fermés

À son tour, la Société de tir alerte l’ARS ainsi que la ville qui met à disposition les lieux. Le pas de tir est aussitôt fermé par précaution.

L’information continue à se répandre tandis que les Bisontins publient à l’usage de leurs licenciés un document de quatre pages de conseils pratiques. Et, coup de théâtre, c’est la Société de tir de Saint-Vit, 300 licenciés, qui alerte l’ARS pour deux nouveaux cas et décide de fermer son unique stand de tir. Une réaction exemplaire qui permet aux professionnels de santé d’entamer la contre-attaque. La cellule régionale d’épidémiologie, antenne régionale de santé publique France, est sollicitée pour gérer la crise.

Des investigations menées

Elle compte un expert toxicologue. « L’objectif est de diffuser au maximum l’information et de mener des investigations pour déterminer précisément les conditions de contamination afin d’effectuer les meilleures recommandations. »

Il ne s’agit pas d’une enquête sanitaire mais d’un travail « en collaboration, dans la confiance », avec les autorités fédérales du tir sportif et les clubs. « Jusqu’à présent, aucun signalement de cette importance n’était remonté en France, mis à part 3 ou 4 déclarations obligatoires concernant des enfants ! »

« Jusqu’à présent, aucun signalement de cette importance n’était remonté en France.”

Nezha Leftah-Marie, responsable de l’unité territoriale santé environnement du Doubs.

Source EST REPUBLICAIN.

Arracher un grain de beauté, ça donne le cancer ?…

Si un grain de beauté peut abriter un mélanome – le cancer de la peau – en revanche l’arracher ne provoque pas la maladie.

Retour sur une idée reçue qui a le cuir solide.

Seul 1 grain de beauté sur 100 000 devient un cancer de la peau.

Le grain de beauté est formé de mélanocytes. Ce sont les cellules qui produisent le pigment responsable de la couleur de la peau et du bronzage. Nous en avons partout sur la peau, mais quand ils se développent de manière anarchique, ça donne un grain de beauté. Dans le domaine médical, une multiplication anormale de cellules se nomme… une tumeur. Un grain de beauté peut donc être un cancer de la peau, le mélanome. C’est ce qui explique que l’on fasse attention avec les grains de beauté qui ont une forme bizarre ou qui évoluent, qui grandissent. 1 grain de beauté sur 100 000 devient un mélanome, et 30% des cancers de la peau partent d’un grain de beauté. Alors non, arracher un grain de beauté ne vous donne pas le cancer. Si vous avez un doute, allez voir un dermatologue.

Des fortunes diverses à travers l’histoire

Les grains de beauté, aussi appelés naevus, ont été perçus de manière différente selon les époques. Au Moyen-Âge, pour l’Eglise c’était l’endroit précis ou le Diable entre dans les corps. Alors on les brûlait avec des fers chauffés à blanc ou des pierres. Plus de grains de beauté, mais belle marque de brûlure. La notion de grain de beauté vient du règne de Louis XIV. La petite vérole faisait des ravages, et les bourgeois se collaient des pièces de tissu pour cacher les traces de la maladie et faire office de grain de beauté naturel. Au XVIIIe siècle, on les appelait des « mouches ». Elles sont devenues un élément de séduction féminin ; mettre une mouche sur le nez, c’était l’effrontée, ou la gaillarde ; sur le menton, la discrète ; sur, ou sous les lèvres, la coquette ou la friponne, etc.

Source FRANCE BLEU.

La psychiatrie ajoutée aux compétences des infirmiers «en pratique avancée»…

La psychiatrie a été ajoutée au « champ d’exercice » des infirmiers « en pratique avancée », un statut crée par la loi santé de janvier 2016.

La psychiatrie a été ajoutée au « champ d'exercice » des infirmiers en « pratique avancée » (illustration).

La spécialité avait été incluse dans le projet initial avant d’en être retirée. Le statut d’infirmier « en pratique avancée » (IPA), qui permet déjà aux soignants formés de prescrire des médicaments et examens médicaux pour certaines maladies chroniques, a été étendu à la « psychiatrie et santé mentale » par une série de textes parus ce mardi au Journal officiel.

Créé par la loi santé de janvier 2016, le métier d’IPA n’a vu le jour qu’en juillet 2018, après une négociation houleuse entre représentants des infirmiers et des médecins. Il est censé à la fois répondre à la pénurie de médecins et offrir des perspectives de carrières aux infirmiers diplômés d’Etat (IDE).

Des infirmiers aux « compétences élargies »

Ainsi, depuis l’an dernier, les IDE peuvent suivre une formation de deux ans pour se spécialiser dans trois domaines : les maladies chroniques « stabilisées » (diabète, Alzheimer…), les cancers et l’insuffisance rénale. Sous l’autorité d’un médecin, ces soignants disposent de « compétences élargies », notamment pour prescrire, renouveler ou adapter les traitements.

La psychiatrie a donc été ajoutée au « champ d’exercice » des IPA par deux décrets des ministres de la Santé, Agnès Buzyn, et de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal. Deux arrêtés précisent également la liste des actes et examens autorisés pour cette spécialité, ainsi que le cursus universitaire à valider pour obtenir le diplôme correspondant. Par ailleurs, les « pratiques avancées » font actuellement l’objet d’une négociation entre l’Assurance maladie et les syndicats d’infirmiers pour préciser les futures rémunérations.

Source 20 MINUTES.

États-Unis. Incapable de payer les frais médicaux de sa femme, il la tue avant de se suicider…!

Mercredi dernier, un septuagénaire s’est donné la mort après avoir mis fin aux jours de sa femme malade.

La police a expliqué que le meurtrier avait laissé une note à l’attention du shérif, où il explique ses inquiétudes quant à son incapacité à payer les futurs frais médicaux de son épouse.

États-Unis. Incapable de payer les frais médicaux de sa femme, il la tue avant de se suicider

Le drame se déroule à Ferndale dans l’État de Washington aux États-Unis, ce mercredi 7 août. Un homme de 77 ans se serait suicidé après avoir tué sa femme, selon les premiers éléments de l’enquête communiqués par le shérif Bill Elfo du comté de Whatcom, sur Facebook, et rapporté par People.

Brian S. Jones, le mari, aurait téléphoné aux urgences peu avant son acte aux alentours de 8 h 30 du matin, en disant « Je vais me suicider », arapporté le shérif.

Une note à l’attention du shérif

Malgré des dissuasions de la part de son interlocuteur, le mari explique qu’il a écrit une « note pour le shérif avec des informations et des instructions », avant de préciser qu’ils « seront dans la chambre ».

À l’arrivée de la police, c’est déjà trop tard. Les autorités locales retrouvent les deux corps inanimés, morts par arme à feu. Dans ses explications laissées au shérif, le septuagénaire relate « les graves problèmes médicaux de sa femme », et craint « que le couple n’ait pas assez de ressources pour payer les soins médicaux. »

Interrogé par People, le médecin légiste du comté de Whatcom détaille que le mari a tiré sur sa femme, Patricia Whitney-Jones, âgée de 76 ans, avant de retourner l’arme de poing semi-automatique sur lui-même. En fonction de ces éléments, la police privilégie la piste du meurtre-suicide.

Le shérif a fait part de son émotion sur Facebook en déclarant : « C’est tellement tragique que l’un de nos aînés se trouve dans une situation de désespoir telle qu’il puisse penser que le meurtre et le suicide sont sa seule option. »

Source OUEST FRANCE.

Grève aux urgences: trois raisons qui annoncent une rentrée musclée…

SOCIAL Depuis mars, certains paramédicaux dans des services d’urgences sont en grève, un mouvement social inédit qui pourrait s’élargir encore car certains médecins menacent de rejoindre la mobilisation.

Grève aux urgences: trois raisons qui annoncent une rentrée musclée...

  • Certains paramédicaux sont en grève depuis la mi-mars pour demander plus de moyens pour les urgences.
  • Malgré des promesses d’Agnès Buzyn, une mission qui doit rendre ses conclusions à l’automne et les vacances d’été, ce mouvement social perdure et même s’accroit.
  • A leur tour, des médecins, par le biais de l’Association des médecins urgentistes de France font entendre leurs revendications et menacent de se mettre à leur tour en grève.

Les vacances d’été n’ont pas sonné la fin de la mobilisation dans les urgences de France… bien au contraire. Entamé mi-mars, le mouvement de grève des infirmières, aides-soignants, brancardiers, parti de l’hôpital Saint-Antoine à Paris a essaimé en régions pour atteindre 217 services d’urgences ce lundi 12 août. Si les paramédicaux continuent de clamer leur colère, affiches et brassards « en grève » au bras (étant tenu à un service minimum, ils assurent leur travail mais avec un brassard en grève), mais aussi via un tout nouveau site internet du collectif Inter-Urgences, c’est au tour des médecins urgentistes de menacer de rejoindre la fronde. Tous et toutes promettent à la ministre de la Santé une rentrée musclée…

Pourtant, Agnès Buzyn avait espéré calmer la colère en juin, en promettant 70 millions d’euros dans l’immédiat. Une enveloppe qui devait permettre d’augmenter les effectifs pendant l’été (15 millions d’euros) mais aussi d’assurer une prime de 100 euros net par mois pour les paramédicaux sous l’eau. Loin des revendications du collectif Inter-urgences, qui structure la mobilisation depuis mars, qui demandait 10.000 postes supplémentaires et 300 euros de prime mensuelle.

Les paramédicaux toujours mobilisés

La ministre s’était aussi engagée à prendre des mesures concrètes à l’automne, après qu’une mission pilotée par Thomas Mesnier, député LREM et ancien urgentiste et Pierre Carli, président du Conseil national de l’urgence hospitalière et chef du Samu de Paris aura rendu ses conclusions. Une mission à laquelle des représentants du collectif Inter-Urgences doivent participer, avec une réunion le 2 septembre.

« Ils veulent nous écouter, très bien, mais nous on souhaite de vrais échanges, pas des effets d’annonce, se méfie Abdel Dougha, aide-soignant aux urgences de l’hôpital Saint-Antoine. Les revendications sont les mêmes depuis le début et resteront les mêmes. On veut du concret, du lisible. Et savoir comment et où les moyens seront affectés. Pour cet été, la ministre nous avait promis des renforts, or, sur le terrain, dans certains endroits, on n’a pas vu de changement. Mais peut-être que la période estivale dure longtemps pour la ministre… », ironise le trésorier du collectif Inter-Urgences. L’été n’a pas essoré ce mouvement inédit, parti de la base et de plus en plus structuré. Dans certaines communes, le ras-le-bol des soignants est relayé et soutenu par la population. Ainsi, médecins, paramédicaux et citoyens s’activent pour demander la réouverture de la maternité du Blanc ou celle  des urgences de Sistéron fermées toutes les nuits à partir de 20h30 depuis le 15 juillet.

« C’est l’espoir qui alimente la mobilisation »

Mais les situations ne sont pas semblables dans tous les services d’urgences. Ainsi, localement, certaines situations s’améliorent. A Paris, sept services d’urgence ont levé la grève après avoir obtenu des postes de l’AP-HP, même s’ils restent solidaires de leurs compagnons. « Au niveau national, on est loin d’avoir obtenu gain de cause, regrette Abdel Dougha. Et avec certaines Agences régionales de santé, on se heurte à un mur. » Pourquoi, selon lui, ce mouvement social perdure ? « On fait face à une maltraitance institutionnelle, c’est l’espoir de faire changer les choses par le biais du collectif qui alimente la mobilisation », assure Abdel Dougha.

Les médecins vont-ils rejoindre le mouvement ?

Mais ce mouvement social pourrait vivre un tournant à la rentrée pour deux raisons. La première, c’est que Thomas Mesnier, député chargé de cette mission sur les urgences, assure chez nos confrères du Parisien que des mesures pourraient être annoncées dès septembre. Surtout, les médecins pourraient venir grossir les rangs des grévistes. Vendredi dernier, l’Association des médecins urgentistes (AMUF) a publié un communiqué en ce sens.

Afin d’éviter la fuite de nombre de médecins urgentistes vers le privé, l’association demande deux mesures : aligner l’indemnité de garde des praticiens hospitaliers sur celles des universitaires, soit la passer d’environ 265 euros à 480 euros. Deuxième pan : l’octroi systématique de la prime d’activité multisites dont le montant est d’un peu plus de 400 euros. « Aujourd’hui la notion de site n’est plus pertinente avec la fusion des hôpitaux et la mise en place des Groupements hospitaliers de territoire (GHT), justifie Christophe Prudhomme, porte-parole de l’AMUF. Par exemple, quatre hôpitaux sont regroupés dans le GHT Nord-Seine-et-Marne, vous pouvez donc travailler à Meaux et à Coulommiers sans toucher cette prime multisites. »

Des exigences ambitieuses ? « On a bloqué les rémunérations à l’hôpital public depuis 2010, il y a une concurrence forte du privé et de l’intérim, les médecins s’en vont, prévient Christophe Prudhomme. On ne peut pas continuer comme ça. L’argent, il y en a, mais pas pour les services publics ! » Et l’urgentiste de souffler une solution pour financer ces mesures : supprimer la taxe sur les salaires, qui rapporterait 4 milliards aux hôpitaux publics, selon lui. Un amendement dans ce sens devrait être déposé lors du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) à l’automne. Une piste que ne manqueront pas de suggérer les représentants de l’Amuf qui doivent rencontrer le directeur adjoint d’Agnès Buzyn fin août.

Une rentrée tendue

La ministre de la Santé risque donc d’avoir une rentrée assez mouvementée. Avec, déjà, une journée de grève prévue le 11 septembre à l’appel de la CGT Santé Action Sociale. D’ici là, le collectif Inter-Urgences, qui prévoit une assemblée générale le 10 septembre, saura si l’hypothèse d’une grève des médecins se vérifie. « On a accompagné le mouvement des paramédicaux, leurs revendications nous paraissaient prioritaires et on ne voulait pas leur faire concurrence, assure Christophe Prudhomme. Mais devant le blocage du gouvernement, l’ampleur des enjeux, la colère de nos collègues et la dégradation de la situation ces derniers mois, nous avons décidé de nous faire entendre. Si pour se faire comprendre, il faut mettre le souk, on le fera ! », tempête l’urgentiste.

De son côté, le collectif Inter-Urgences espère qu’un éventuel mouvement social des médecins urgentistes accroisse leur légitimité et visibilité. Et Abdel Dougha de prévenir : « On ne refuse aucun soutien, mais il ne faudrait pas que la colère des paramédicaux soit effacée par les médecins, souvent plus écoutés par la hiérarchie, alors qu’on est à l’origine de la contestation. »

Source 20 MINUTES.

PREVENTION SENIORS – Vosges: Pourquoi les gendarmes s’invitent-ils sur vos baguettes de pain ?…

PREVENTION C’est la nouvelle idée de la gendarmerie des Vosges au printemps pour toucher les seniors et les victimes de violences dans les familles.

Pour alerter les seniors sur les risques du quotidien, la gendarmerie des Vosges communique sur des baguettes.

  • Les gendarmes des Vosges veulent mieux communiquer leurs conseils de prévention aux seniors et aux victimes de violences dans les familles.
  • Leur idée ? Afficher leurs messages sur les sachets de médicaments dans les pharmacies et les emballages de pain des boulangeries.
  • 200.000 sachets vont être distribués par ce biais aux habitants dans les Vosges.

Des conseils pour une bouchée de pain, ça vous dit ? C’est la nouvelle campagne de communication lancée par la gendarmerie à destination des seniors et des victimes de violences familiales à l’aide de messages imprimés sur des sachets dans les boulangeries et pharmacies. Au total, 300 commerces vosgiens, qui dépendent du secteur participent à l’opération. A côté des phrases sont indiqués les numéros à contacter en cas de besoin.

200.000 sachets en papier distribués

Objectif : diffuser largement les messages « au cœur des foyers via les achats de pain et de médicaments, deux actes du quotidien », explique à 20 Minutes le lieutenant-colonel Vialenc, commandant en second du groupement de la gendarmerie des Vosges. « Nous avions du mal à toucher l’ensemble de la population avec les moyens de communication traditionnels », ajoute le militaire.

Près de 200.000 sachets en papier ont été distribués. Avec un hashtag dédié sur Twitter, #AidezNousAVousAider, la gendarmerie incite les internautes à communiquer avec elle. En plus de la « tranquillité seniors », les « violences intrafamiliales » sont le deuxième thème mis en avant par cette campagne.

Inciter les personnes à parler

« C’est un sujet sensible. Très souvent, le silence règne sur ces questions, en particuliers lorsque des violences sont exercées sur des enfants. Mais il faut inciter les personnes qui pourraient en être victimes ou témoins à en parler », avance le lieutenant-colonel Vialenc. La campagne de prévention, en partenariat avec le Conseil départemental des Vosges, s’achèvera avec l’épuisement des stocks.

Pour le moment, l’initiative semble bien accueillie, au moins par les commerçants. « Certains d’entre eux se sont spontanément associés à cette démarche de prévention », se réjouit le militaire. En conséquence, la gendarmerie des Vosges a organisé une nouvelle campagne avant l’été, cette fois sur les cambriolages et les vols de véhicule, pour inciter les habitants à faire preuve de prudence avant de partir sur les routes. En espérant que le message finisse par passer.

Source 20 MINUTES.

 

 

 

Comment mieux aider ceux qui souffrent du décès d’un proche ?…

Contrairement à certains pays du Nord et aux pays anglo-saxons, la France ne dispose pas de données exhaustives sur les conséquences du deuil.

Comment mieux aider ceux qui souffrent du décès d’un proche ?

Chaque année, plus de 3 millions de Français vivent la mort d’un proche et entrent dans un processus de deuil. Ils sont alors fragilisés, vulnérables, ont besoin d’être reconnus, écoutés, informés, voire protégés. Or dans notre pays, ils se sentent seuls, incompris.

Selon une étude Crédoc de 2016, 4 Français sur 10 se déclarent en deuil. Parmi eux, on compte environ 5 millions de veufs et veuves de moins de 55 ans, 800.000 orphelins (soit en moyenne un élève par classe) et près de 20 % des enfants placés à l’aide sociale à l’enfance. L’absence de dispositif pour soulager la souffrance du deuil nous interroge.

Le deuil, un «processus de cicatrisation».

Le deuil est vécu de manière intime. C’est un processus de cicatrisation qui se fait dans la durée, naturellement, sans que nous le décidions. Un parcours qui permet d’intérioriser la relation à l’autre et lui permet d’exister encore, en nous. Ce n’est pas l’oubli. Le mot «deuil» vient du latin dolere qui signifie «douleur», «affliction». Il est souvent employé, mais son sens, sa temporalité, son processus sont méconnus. Chacun est amené à le vivre, mais sa réalité reste taboue. Notons que la maladie, le handicap, la dépendance touchent aussi les individus dans leur intimité. Cela n’empêche pas notre société de penser leur prise en charge !

« Le deuil est un parcours qui permet d’intérioriser la relation à l’autre et lui permet d’exister encore, en nous. »

Le deuil est aussi un événement social. Il se vit au quotidien, dans nos relations familiales, amicales et professionnelles. Il dérange notre société de la performance dans laquelle la solidarité et l’entraide ont peu de place. La vulnérabilité est écartée ou rejetée. Vivre aux côtés d’une personne en deuil est difficile – sans connaissances, sans savoir quelles réactions sont «normales» ou «pathologiques», ce qui aide ou blesse.

Ainsi Mattéo, 14 ans, témoigne de la mort de son père dans le documentaire Destins d’orphelins, d’Élisabeth Bost et Karine Dusfour: «Deux mois plus tard, je suis entré en sixième. Comme je ne connaissais personne, j’ai caché mon histoire à tout le monde. Je me suis inventé une vie dans laquelle mon père était vivant. Même avec mes amis les plus proches, j’avais du mal à en parler. Cela nous mettait tous mal à l’aise. Je me sentais seul.» Nous devons protéger nos enfants. Pourrait-on concevoir une campagne nationale de sensibilisation et d’information?

Un impact sur la scolarité, l’emploi, la santé

Le deuil est, enfin, un enjeu de société. Il a un impact sanitaire, familial et économique dont les politiques publiques doivent prendre la mesure. On ne connaît ni son poids ni son coût sur la santé, le travail, le logement, la précarité, l’autonomie. Contrairement à certains pays du Nord et aux pays anglo-saxons, la France ne dispose pas de données exhaustives sur les conséquences du deuil. Pourrait-on mettre en place un rapport annuel sur le sujet, comme celui sur le mal-logement?

Prenons ici quelques exemples. Le deuil impacte le retour et le maintien dans l’emploi: lorsqu’ils sont frappés par la mort d’un proche, 58 % des Français actifs sont en arrêt de travail une semaine, 29 % plus d’un mois. Le deuil impacte la scolarité: 77 % des élèves orphelins déclarent un effet négatif sur leur attention et leurs résultats. Oui, le deuil altère le fonctionnement cognitif, les capacités de concentration. Cela n’étonne personne, mais qui en tient compte ?

À la mort d’un proche, l’idée de mourir pour ne plus souffrir, pour le ou la rejoindre, est extrêmement fréquente.

Il impacte aussi la santé. On observe une morbidité liée au deuil: maladies cardio-vasculaires, diabète, addictions notamment. Des études ont montré 80 % de surmortalité la première année de veuvage pour les hommes, 60 % pour les femmes ; 20 à 30 % de majoration du taux d’hospitalisations (patients de 50 à 70 ans) ; des conséquences psychologiques durables. Le deuil est un facteur de risque suicidaire majeur.

Le 5 février, lors de la Journée nationale de prévention du suicide tenue au ministère de la Justice, Santé Publique France a présenté des données épidémiologiques: les antécédents personnels et familiaux de suicide, le veuvage, les pertes parentales précoces, les épisodes dépressifs exposent les personnes en deuil au risque suicidaire. En effet, à la mort d’un proche, l’idée de mourir pour ne plus souffrir, pour le ou la rejoindre, est extrêmement fréquente. Combien faut-il de passages à l’acte pour qu’un accompagnement préventif du deuil soit proposé ?

Source LE FIGARO.

Alzheimer: Un nouveau test sanguin pour détecter la maladie 20 ans avant qu’elle ne se déclare…

Aujourd’hui, la maladie d’Alzheimer n’est détectable qu’à l’aide d’un IRM, une technique coûteuse et compliquée.

Alzheimer: Un nouveau test sanguin pour détecter la maladie 20 ans avant qu'elle ne se déclare. Illustration prise de sang

Près de 94 % de fiabilité. Un nouveau test sanguin qui permet de détecter la maladie d’Alzheimer jusqu’à 20 ans avant que la maladie ne se déclare a été mis au point par des scientifiques américains, selon un rapport publié dans la revue Neurology repéré par le journal britannique The Guardian.

Aujourd’hui, la maladie d’Alzheimer n’est détectable qu’à l’aide d’un IRM, une technique coûteuse et compliquée.

« Trouver un traitement plus rapidement et avoir un énorme impact sur le coût de la maladie »

« Nous pourrions potentiellement examiner des milliers de personnes par mois » a déclaré Randall Bateman, un des auteurs principaux de l’étude et professeur en neurologie. « Cela nous permettra de trouver un traitement plus rapidement et d’avoir un énorme impact sur le coût de la maladie, ainsi que sur la souffrance qu’elle engendre », a-t-il ajouté.

Ce nouveau test permet de mesurer la présence de la protéine bêta-amyloïde dans le sang, permettant une précision de 88 %. D’autres facteurs, comme l’âge ou la variation génétique APOE4, liée à la maladie, la fiabilité de ce test sanguin atteint les 94 %. Pour pouvoir étendre ces tests à grande échelle, les premiers résultats doivent encore être validés.

Source 20 MINUTES.

Profiter de la mer malgré son handicap : comment trouver la bonne plage…

Dans le Top 10 des plages les mieux équipées en France pour l’accueil des personnes handicapées, 6 se situent sur la Côte d’Azur.

Les communes de la région font des efforts pour que la baignade soit accessible à tous.

Vous trouvez forcément une plage près de chez vous.

Le tiralo, fauteuil de mise à l'eau disponible sur toutes les plages labelisées Handiplage. / © FTV

Antibes, plage de la Salis. En ce mois de juillet on a inauguré la “nouvelle” handiplage. Les deux plages équipées jusque-là pour l’accueil des personnes à mobilité réduite, la Salis et le Ponteil, ont été réunies pour n’en faire qu’une : 1300 m2 totalement accessibles et équipés pour permettre à tous de profiter d’un bain de mer.

Pour des gens comme nous, se baigner c’est être en apesanteur. C’est être libre de ses mouvements. C’est complètement libérateur.

Installée dans son tiralo, Fabienne Prevost ne tarit pas d’éloges. Elle fait partie de la centaine d’usagers, handicapés ou accompagnants, qui fréquentent chaque jour cette plage. Six employés municipaux sont là pour aider chaque usager, à la demande. Pour l’accompagner à l’eau, à la douche ou aux vestiaires. Le parking et les navettes pour y accéder sont gratuits.

La plage de la Salis fait partie des dix plages françaises labelisées niveau 4, niveau maximum attribué par l’association Handiplage.

Sur les dix plages labelisées niveau 4 en France, six se situent dans les Alpes-Maritimes et le Var, sur les communes de Fréjus et Saint-Raphaël, Cannes, Antibes et Cagnes sur mer. Des animations spécifiques permettent aux handicapés de s’essayer à des activités nautiques dans des conditions optimales.

Sans aller jusqu’au niveau 4, les deux départements comptent 25 plages labelisées à différents degrés, en fonction des équipements et des aménagements : présence d’handiplagistes, de sanitaires, douches ou vestiaires adaptés, système audiplage pour les non-voyants,…

L’association Handiplage met en ligne une carte interractive, où chacun peut trouver une plage près de chez lui ou de son lieu de vacances, et consulter les équipements disponibles.

Il existe aussi en France une marque d’Etat Tourisme et Handicap, qui met en avant non seulement des plages, mais aussi des hébergements, campings, hôtels, des sites de loisirs, des restaurants, des offices de tourisme accessibles, en fonction des différents types de handicap. Une carte interractive Tourisme et Handicap est également disponible.

Dans les Alpes-Maritimes, 88 sites peuvent se prévaloir de cette marque, et 65 dans le Var. Beaucoup de plages, mais finalement peu de musées et de sites culturels, comme le regrette Pierre Guennaz, évaluateur Tourisme et Handicap pour l’Association des Paralysés de France 06. Il était l’invité d’Hélène Maman dans le 19/20 Côte d’Azur du lundi 29 juillet.

En France, contrairement aux idées reçues, les personnes qui souffrent d’un handicap sont adeptes des vacances loin de chez elles : 77% d’entre elles partent au moins une fois dans l’année à plus de 80 kilomètres de leur domicile. Mais 20% d’entre elles aimeraient partir plus souvent…

Source FR3.