Un nouveau record mondial de 264 km en joélette enregistré à Berck…! Vidéo.

Ce week-end à Berck, l’association des Lames de Joie organisait une grande course en joélette.

L’objectif ? Battre le record du monde de distance parcourue dans ce fauteuil roulant tout terrain. Pari réussi pour les volontaires qui ont foulé 264 km en 24 heures.

Un nouveau record mondial de 264 km en joélette enregistré à Berck

L’objectif était fixé à 200 km en 24 heures. Les 8 enfants et 12 athlètes volontaires qui ont participé à ces deux jours de course l’ont largement dépassé.

Ca a été une évidence pour moi parce que moi-même amputé, donc ça me parle, et  puis aussi, accessoirement, père de famille donc les enfants ça me touche énormément, explique Alexis Hanquinquant, triple champion du monde de paratriathlon. C’est un super défi de vouloir faire ce record du monde en joélette et je suis chaud patate !

Un relais non-stop

Partis à 15 heures ce samedi 12 septembre sur la digue de Berck, les coureurs se sont passé le relai pendant les 24 heures que durait l’épreuve. Douze volontaires poussaient une joélette, un mélange de poussette et de fauteuil roulant qui permet aux personnes handicapées de participer à des courses.

Huit enfants se relayaient dans la joélette. Inaya Draoui, amputée à l’âge de 15 mois, est la première à partir, sourire aux lèvres : “Je sais pas trop comment expliquer… On est plus libres.

En plus des 92,4 km de record du monde, ils souhaitaient atteindre les 200 km pour figurer au Guiness World Records. Les coureurs ont dépassé leur objectif initial et sont parvenus à 264 km en début d’après-midi de ce dimanche.

Un record pour la bonne cause

L’association organisatrice Lames de joie finance des lames en carbone pour que des enfants amputés puissent continuer la pratique du sport.

Le sport est un facteur important d’intégration, souligne Hervé Lamblin, bénévole de l’association, que ce soit à l’école ou dans les clubs sportifs. Il est dommage qu’un enfant handicapé ne puisse pas suivre les mêmes cours de sport que les enfants valides ou ne puisse pas intégrer un club sportif parce qu’ils souffrent d’un handicap.

Les sponsors de la course leur ont permis de récolter des fonds et contribuer à leur activité. Cet événement marque par ailleurs le 4ème anniversaire de l’association.

Souyrce FR3.

Coronavirus à Bordeaux : « Les étudiants représentent une population fragile à risque », estime un chercheur…!

Le professeur d’épidémiologie de l’université de Bordeaux, Christophe Tzourio, explique les enjeux d’une étude menée depuis le printemps dernier sur les effets du confinement et de l’épidémie de Covid-19 sur la santé des étudiants.

Coronavirus à Bordeaux : « Les étudiants représentent une population fragile à risque », estime un chercheur

  • Une étude a été lancée au printemps sur les conséquences du confinement et de l’épidémie de Covid-19 sur la santé mentale des étudiants.
  • Elle va se poursuivre jusqu’au printemps 2021 mais les premiers résultats montrent que les indicateurs de santé mentale des étudiants sont dégradés par rapport aux non-étudiants.
  • Vivant des périodes marquées par de grands changements et à un âge où ils ont besoin de relations sociales, les étudiants sont considérés comme particulièrement vulnérables.

Christophe Tzourio, professeur d’épidémiologie à l’université de Bordeaux, coordonne l’étude I.share, qui suit différents aspects de la santé des étudiants sur dix ans. En parallèle, il collabore sur un an à l’étude Confins, qui s’intéresse aux effets spécifiques de l’épidémie de Covid-19 sur leur santé mentale.

Quel est l’objet de cette collaboration d’I. share à l’étude Confins, qui s’intéresse aux effets de l’épidémie sur la santé des Français ?

Avec cette étude, on veut connaître les répercussions psychologiques de l’épidémie et du confinement sur la santé mentale des étudiants. Les aspects infectieux, on les connaît et on les maîtrise plus ou moins bien, mais par contre, ce qu’on a appris aussi des épidémies antérieures comme le SRAS, c’est qu’elles s’accompagnent de conséquences psychologiques qui peuvent être redoutables.

Il y a la peur de l’épidémie en elle-même, qui touche tout le monde, l’appréhension des conséquences économiques mais aussi l’isolement social. Il a été extrême lors du confinement mais il reste d’actualité car la distanciation des liens sociaux continue alors que l’épidémie repart. On veut savoir quelles sont les conséquences sur la santé mentale des étudiants et les comparer à un public non étudiant.

Comment a été réalisée cette étude ?

On a commencé pendant le confinement en recrutant sur les réseaux sociaux quelque 2.000 étudiants et 3.500 participants au total. Les non-étudiants, s’ils sont plus âgés que les étudiants, présentent des caractéristiques comparables : par exemple, il y a le même pourcentage de femmes et ils partagent les mêmes représentations sur l’épidémie. Ce sont des groupes comparables et on constate que les indicateurs de santé mentale sont plus dégradés chez les étudiants. Ces derniers représentent une population fragile à risque au moment de cette épidémie et demandent une attention particulière.

Quels sont les chiffres marquants que vous retenez à ce stade de l’étude ?

Avec nos échelles classiques, on observe qu’en termes de fréquence, il y a presque deux fois plus d’étudiants que de non étudiants, stressés, déprimés, anxieux, ce qui est absolument considérable. Et, si on fait appel à des modèles un peu plus sophistiqués (appelés multivariés), les étudiants ont 50 à 70 % de risques supplémentaires d’avoir des symptômes anxieux ou dépressifs élevés. Ce sont des chiffres importants qui montrent que c’est une population fragile. Et les perturbations continuent actuellement, tout est encore haché.

Pourquoi le public étudiant est-il particulièrement fragile ?

Au tout début de la carrière universitaire, c’est un bouleversement très important. Les étudiants sortent d’un environnement familial enveloppant et se retrouvent dans un milieu très différent, avec des milliers d’étudiants. Tout est nouveau, et il y a du positif là-dedans bien sûr, mais cela crée de multiples ruptures difficiles à gérer. Les études sont difficiles et ils comprennent rapidement que leurs diplômes, s’ils vont les aider, ne suffiront sûrement pas pour trouver un travail. C’est aussi une époque où ils peuvent découvrir le binge drinking et différentes drogues. Pour la plupart cette période est simplement une étape mais d’autres peuvent basculer vers des pathologies psychiatriques.

On sous-estime le mal-être de cette catégorie de la population ?

On considère que c’est le plus bel âge de la vie, que les étudiants sont libres et qu’ils n’ont pas de problème de santé. Les « sachants » sous-estiment la tension qu’ils vivent et qui n’était pas la même il y a 10 ou 20 ans. Décrits comme insouciants et fêtards, la plupart ont pourtant pris l’épidémie très au sérieux. Pendant le confinement, certains ne profitaient même pas de l’heure de sortie autorisée et c’était les copains qui leur amenaient des sacs de courses. Ils entendent les messages sanitaires mais ce sont des êtres beaucoup plus sociaux qui ont besoin (physiquement) de se retrouver, de se voir. Il y a eu un relâchement, certes, mais parce qu’ils ne pouvaient pas faire autrement.

Comment accompagner les étudiants dans ce contexte ?

A l’université de Bordeaux, on est très attentifs et convaincus qu’ il faut être plus empathique dans nos actions. On réfléchit, par exemple, dans le cadre de la cellule Covid, dont je suis le référent, à un système de parrainage. Certains experts disent que la vraie épidémie sera une épidémie de maladies mentales, mais elle est décalée, moins perceptible et les gens sont moins vigilants là-dessus. En tout cas, le plus tôt on envoie des messages et on met en œuvre des actions de vigilance, et plus facilement on passera ce cap-là.

Source 20 MINUTES.

Alzheimer. La molécule découverte dans un laboratoire normand bientôt testée sur l’humain ?…

Stopper les effets de la maladie d’Alzheimer : c’est l’espoir de l’équipe du Centre d’études et de recherche sur le médicament de Normandie, basé à Caen.

Après dix années de recherches, les chercheurs espèrent démarrer la phase clinique de leurs travaux dans un an.

Patrick Dallemagne dirige le Centre d’études et de recherche sur le médicament de Normandie, une unité de l’université de Caen-Normandie.

« Des familles de malades entrent en contact directement avec nous pour savoir si leur proche pourrait tester notre molécule… » Les travaux de recherches que mène l’équipe du professeur Dallemagne, directeur du Centre d’études et de recherche sur le médicament de Normandie, une unité de l’université de Caen, sont suivis avec espoir par tous ceux qui luttent contre la maladie d’Alzheimer.

Parmi les 19 000 molécules, qui composent la chimiothèque des lieux, un patrimoine à la valeur estimée à 19 millions d’euros, une d’elles, le donécopride, présente un intérêt thérapeutique dans le traitement de la maladie d’Alzheimer. Il pourrait « enrayer l’évolution de la maladie », souligne Patrick Dallemagne, en « en traitant plusieurs effets ».

Dix ans de recherches

Le centre, qui compte 30 chercheurs permanents, des femmes majoritairement, travaille sur cette molécule depuis dix ans. Le programme « PleiAD » a déjà coûté 15 millions d’euros, avec un fort accompagnement de la Région (3,5 millions d’euros).

Les essais réalisés, notamment sur les animaux, ont été « concluants ». Aujourd’hui, « tous les feux sont au vert », évalue le professeur Dallemagne. Si l’autorité de régulation des médicaments l’autorise, les recherches sur l’humain pourraient débuter dans un an, fin 2021.

Si les essais sont probants, le centre se rapprochera de l’industrie pharmaceutique. Les espoirs sont immenses, du côté des associations comme Vaincre Alzheimer, qui soutiennent le projet. Comme de l’université de Caen, propriétaire du brevet déposé en 2014. « Cela permettrait de prouver que les recherches réalisées par un établissement entièrement public peuvent rapporter de l’argent », espère le président de l’université, Pierre Denise, qui avance une évaluation de l’ordre de « 3 à 4 milliards d’euros par an ».

C’est arrivé une fois à Caen : à l’un de ses prédécesseurs à la présidence de l’université de Caen, le professeur Max Robba. Sa prouesse, « très rare pour un chercheur », de découvrir une molécule qui avait abouti à la mise sur le marché d’un médicament a assuré l’économie du Centre d’études et de recherche, qu’il a créé en 1974, pendant de longues années.

Source OUEST FRANCE.

A Perpignan, une association d’aide aux personnes handicapés se fait voler du matériel depuis plusieurs mois…

Une délégation de l’association des paralysés de France – France handicap subit depuis plusieurs mois des vols et des dégradations de matériels sur son site situé à Perpignan. Récemment les employés ont même reçu des menaces.

La direction a déposé deux plaintes.

Depuis plusieurs semaines, des fauteuils roulants sont volés à l'association APF France Handicap à Perpignan - septembre 2020

Vols de matériels

La situation se dégrade de jour en jour entre l’association et les habitants du quartier du Haut Vernet à Perpignan. Les locaux de la délégation de l’APF ( Association des paralysés de France – France handicap) sont victimes depuis plusieurs mois de dégradations : vols de fauteuils roulants, vols de matériels, dégradations de véhicules.

Jouxtant le parc du lycée Maillol sur l’avenue du Maréchal-Joffre à Perpignan, bordé par un jardin potager et traversé par un cours d’eau, le vaste site de l’APF du Haut Vernet se trouve – selon la directrice de la délégation, Paola De La Torre – dans un quartier sensible.

Nous sommes dans un quartier politique de la ville avec des problèmes économiques et sociaux.

Paola De La Torre, directrice de la délégation

Chaque jour, depuis sa prise de poste en janvier dernier, elle constate des dégradations. Pendant le confinement elle a retrouvé de nombreux fauteuils roulant détériorés à l’extérieur du site, “j’en ai même retrouvé un dans le ruisseau à côté du local“, ajoute la directrice.

Menaces sur les employés

La porte de notre garage a été fracturée et il est régulièrement squatté la nuit.  En fin de journée, alors que l’on est encore là, les squatteurs viennent s’installer dans le jardin.

Paola de La Torre

Mais dernièrement, ces incivilités et dégradations sont montées crescendo. Les employés de l’association ont été menacés : “on a reçu des briques sur nos voitures et ils nous menacent de les brûler.

Aujourd’hui, la direction et les employés du site demandent à travailler dans un climat apaisé, serein et sécurisé.

Pour l’instant, on limite l’impact sur nos bénéficiaires, on ne leur dit pas tout… on les protège !

Un salarié de l’APF

L’association accueille chaque semaine une vingtaine de personnes en situation de handicap à qui elle propose des activités et des ateliers. Aujourd’hui, ces exactions privent les bénéficiaires de sortie en mer puisque leur “Tiralo” (un fauteuil roulant pour aller dans l’eau) a été dérobé.

Des morceaux de tiralo  et de fauteuils ont été retrouvés dans le ruisseau à côté du local de l'APF Handicap - septembre 2020

Rondes de polices et médiateurs

Depuis le début de l’année, deux plaintes ont été déposées. La mairie de Perpignan a missionné un médiateur qui est intervenu ce mercredi 2 septembre 2020 sur le site.

On espère que cela va s’arranger, et que l’on va trouver une solution, ce n’est plus vivable comme ça…

Un salarié de l’APF

Pour l’instant les appels au secours de cette association semblent avoir été entendus. La police municipale et la police nationale ont promis d’envoyer des patrouilles dans le secteur.

Source FR3.

 

Coronavirus : le gouvernement cherche à faire baisser le coût des masques «transparents inclusifs»…

Les personnes sourdes et malentendantes, mais aussi certains professeurs réclament des tarifs plus abordables pour ces masques, qui permettent notamment de mieux lire sur les lèvres.

La secrétaire d'État en charge des personnes handicapées Sophie Cluzel quitte l'Élysée, munie d'un masque transparent inclusif, le 30 juillet 2020 à Paris.

Des masques en tissu, mais transparents au niveau de la bouche afin de pouvoir lire sur les lèvres : ce curieux attirail sera distribué à certains enseignants «au cours des prochains jours», a annoncé le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer ce jeudi 27 août. Invité de France Inter, le ministre était interrogé par un professeur de grande section et CP sur la difficulté d’inculquer certains apprentissages aux enfants le visage masqué. «La parade, c’est que nous allons distribuer pour les professeurs, au cours des prochains jours, quand c’est nécessaire, et c’est vrai aussi par exemple pour les professeurs qui ont en charge des enfants malentendants, des masques transparents qui permettent de voir le mouvement de la bouche», a répondu alors Jean-Michel Blanquer.

Ces masques ne seront distribués qu’à «certains professeurs, par exemple en maternelle cela peut se justifier fortement», a encore précisé le ministre ainsi que «pour les professeurs qui ont en charge des enfants malentendants», et à «tous les professeurs qui ont en charge les classes Ulis [unités localisées pour l’inclusion scolaire]». «Je pense en particulier aux élèves qui ont besoin de lire sur les lèvres du professeur», a ajouté le ministre de l’Éducation nationale.

Plusieurs enseignants se sont en effet plaints de leur difficulté à enseigner, en maternelle mais aussi à l’école primaire, voire au-delà, que ce soit pour la lecture d’une histoire, d’une dictée, pour des cours de phonétique… ou de langue étrangère. «Le visage d’un enseignant, avec leur corps, est un outil extrêmement important. Avec le masque, ils en sont privés, c’est comme enlever sa truelle au maçon», soulignait ainsi dans le HuffPost Françoise Lantheaume, sociologue et professeure des universités en sciences de l’éducation.

Faire baisser leur prix

Ces masques transparents inclusifs – c’est le nom officiel de l’attirail – ont d’abord été défendus avec force par la secrétaire d’État en charge des personnes handicapées Sophie Cluzel. En effet, ils sont particulièrement utiles pour les personnes sourdes et malentendantes. Mais le précieux sésame est pour l’heure commercialisé à un tarif élevé. Coût moyen de l’unité : 10,90 euros. Invitée de FranceInfo samedi 22 août, la secrétaire d’État avait alors appelé à «généraliser» ces masques, ainsi qu’à «faire baisser leur prix».

En France, c’est Anissa Mekrabech, atteinte de surdité, qui a d’abord eu l’idée de créer un prototype de masque transparent. Elle a co-fondé la société ASA Initia, basée à Toulouse, en partenariat avec l’Association des Paralysés de France pour développer et commercialiser ce « masque inclusif ». Premier à avoir été homologué en France, avec 20.000 commandes à ce jour, il a été rejoint par un deuxième modèle, le « masque sourire » d’Odiora, une société de Lyon.

Surdité, handicap psychique, personnes âgées…

«D’autres marques arrivent à l’homologation. Ce n’est pas que pour les sourds, avait alors précisé Sophie Cluzel sur Franceinfo. C’est aussi important pour beaucoup de publics. Les publics qui ont un handicap psychique, qui ont besoin de comprendre en même temps que l’expression verbale, la communication du visage, mais aussi les personnes âgées.»

«Ils ont démarré leur production, il faut que ça monte en cadence, il faut que les commandes arrivent pour qu’on puisse en effet le généraliser, avait poursuivi la secrétaire d’État. Alors, bien sûr, il est encore cher puisqu’il est au-delà de 10 euros. Mais justement, l’impact des commandes possibles, de la généralisation et de la promotion de ces masques vont faire que l’on va pouvoir le baisser». Sophie Cluzel avait en outre précisé que le gouvernement envisageait de faire des commandes publiques «pour servir le plus possible les agents d’accueil».

Source LE FIGARO.

 


 

Cosmétiques: C’est fini les étiquettes «sans parabènes» et «sans sulfates»…!

Les allégations « sans », jugées insuffisamment informatives et souvent utilisées comme arguments marketing, sont interdites à compter du lundi 23 août.

Cosmétiques: C'est fini les étiquettes «sans parabènes» et «sans sulfates»

  • Une réglementation européenne entrée en vigueur ce lundi interdit aux marques d’apposer l’allégation « sans » sur l’emballage de leurs produits cosmétiques.
  • Ces dernières années, les mentions « sans phtalates », « sans parabènes » ou encore « sans sulfates » étaient devenues de véritables arguments de vente.
  • Une publicité basée sur les substances qui ne sont pas contenues dans le produit, et non sur les éléments qui entrent effectivement dans sa composition.

Le temps où l’on choisissait un shampoing seulement parce qu’il sentait bon ou que l’on achetait une crème hydratante dont la pub télé nous donnait l’envie de dégainer le porte-monnaie est révolu. Désormais, les consommateurs sont plus avisés et vigilants sur la composition de leurs cosmétiques, du gel douche aux crèmes hydratantes en passant par le maquillage. Pour les séduire, les marques sont donc nombreuses à vanter les mérites de leur gamme « sans », censées offrir une formulation plus saine. Mais sans l’être pour autant. Alors, à compter de ce lundi, les packagings des cosmétiques doivent se refaire une beauté. Oubliées les promesses des produits vendus comme étant « hypoallergéniques » et « sans » phtalates, sulfates, parabènes, conservateurs et autres substances qui font de plus en plus peur aux consommateurs, conformément aux dispositions d’une nouvelle réglementation européenne sur les allégations cosmétiques qui entre en vigueur ce 1er juillet.

« Pour le consommateur, c’est plus de clarté »

A défaut de pouvoir miser sur l’absence de ces substances dans la formulation de leurs produits, les marques de cosmétiques doivent, à partir de maintenant, miser sur davantage de transparence et adopter un marketing plus positif, qui ne jouera non plus sur les peurs des clients, mais sur les réels bienfaits apportés par les produits qu’ils vendent. Pour la Fédération des Entreprises de la Beauté (Febea), syndicat professionnel qui rassemble plus de 350 entreprises du monde de la beauté, cette évolution de la réglementation européenne va dans le sens d’une meilleure information des consommateurs. Elle leur permet en effet de savoir ce qu’il y a dans le produit cosmétique qu’ils achètent et non pas ce qu’on y a enlevé. « Pour le consommateur, le bénéfice concret, c’est plus de clarté sur les produits, sur les preuves qui sont apportées par les départements R & D des marques cosmétiques et sur les tests consommateurs qui sont menés », explique Anne Dux, directrice des affaires scientifiques et réglementaires de la Febea.

« Ces allégations “sans” ne sont pas forcément un gage de qualité, observe Justine Berteau, ingénieure cosmétique à l’Institut national de la consommation, qui réalise des études comparatives pour le magazine 60 Millions de consommateurs. On retrouve même des ingrédients de substitution bien plus toxiques. Par exemple, des cosmétiques vendues comme étant “sans parabènes” contiennent parfois du méthylisothiazolinone, ou MIT, un conservateur beaucoup plus toxique. »

La fin de ces allégations « sans » « vont dans le sens de ce que l’on dénonce depuis un certain temps, se réjouit pour sa part Gaëlle Landry, de l’UFC-Que choisir. Ces allégations ne sont pas informatives. Pire, elles peuvent même être trompeuses. Par exemple, lorsque vous lisez sur un paquet de lingettes pour bébé qu’elles sont sans alcool, vous vous direz que c’est plus sûr. Or, cette substance n’entre jamais dans leur composition. On ne risque donc pas de trouver de l’alcool dans des lingettes pour bébé. Cette mention est inutile. »

Une composition identique et des allégations plus strictement encadrées

Mais alors, si l’on ne peut plus vanter les mérites d’une crème hydratante visage « sans parabènes » ou d’un gel douche « sans phtalates », cela veut-il dire que, désormais, ces produits pourront en contenir ? Que les consommateurs inquiets se rassurent, ce n’est pas le cas. Les produits « sans » vont simplement devoir changer leur étiquette en retirant les allégations qui n’apportent pas de réel bienfait pour le consommateur. Leur composition, elle, restera strictement la même.

Certaines allégations « sans » resteront toutefois autorisées, à condition d’apporter un bénéfice concret pour le consommateur. « Ce sont par exemple les mentions vraiment utiles à des populations spécifiques, comme “sans alcool” pour les bains de bouche destinés à toute la famille, “sans ingrédients d’origine animale” dans les produits destinés aux personnes véganes ou “sans huiles essentielles” pour des produits destinés aux femmes enceintes », précise la Febea. La mention « hypoallergénique », elle, disparaîtra aussi de bon nombre d’emballages, et sera accordée beaucoup plus strictement. Mais « globalement, elle est peu utilisée de manière trompeuse, observe Gaëlle Landry. Le plus souvent, elle est employée pour des produits cosmétiques sans parfums, et ce sont les parfums qui sont les substances les plus allergènes dans les cosmétiques. »

Mais sans les « sans », comment les consommateurs vont-ils s’y retrouver pour choisir les cosmétiques les plus sains ? « C’est vrai que ces allégations sont un repère pour les consommateurs, même si ce n’est pas forcément un bon réflexe », souligne Gaëlle Landry. Pour aider le public à décrypter les étiquettes parfois obscures avec des listes d’ingrédients aux noms barbares, des applis ont récemment fleuri. Des outils qui permettent à ceux qui le souhaitent d’éviter des cosmétiques comportant certaines substances jugées toxiques ou à effet perturbateur endocrinien. « Avec notre appli QuelCosmetic de l’UFC-Que Choisir, nous épinglons une quinzaine de familles de substances que l’on juge problématiques pour la santé, indique Gaëlle Landry. Ces applis sont là pour donner un repère sur la sécurité de la composition des produits, il ne faut pas s’en priver ! »

Source 20 MINUTES.

Cosmétique : Des composants « toxiques » dans certains produits, selon 60 millions de consommateurs…!

Le magazine a attribué une note à chaque produit cosmétique calculée en fonction des ingrédients et de l’impact de ces derniers sur la santé et sur l’environnement.

Cosmétique : Des composants « toxiques » dans certains produits, selon 60 millions de consommateurs

Dentifrices, crèmes, vernis à ongles, gels douches, fonds de teint ou encore mousses à raser… Selon 60 millions de consommateurs, qui a testé 86 produits cosmétiques, y compris de marques très connues comme Dior, L’Oréal ou Carrefour, la plupart d’entre eux contiennent des composants « toxiques », révèle la revue dans une étude publiée ce jeudi.

Pour les 86 produits testés, le magazine édité par l’Institut national de la consommation a attribué une note allant de A («sans réserve d’utilisation ») à E («utilisation fortement déconseillée, produit contenant trop de substances problématiques »). La note a été calculée en fonction des ingrédients affichés sur l’emballage et de l’impact de ces derniers sur la santé (70 % de la note) et sur l’environnement (30 %).

Des ingrédients problématiques pour chaque catégorie

« Il ne faut pas affoler les gens », précise la cheffe de la rubrique Santé – Cosmétique du magazine, Adelaïde Robert, « en cas de risque avéré et immédiat pour la santé on n’aurait pas ces produits sur le marché ». Il s’agit plutôt de signaler des produits dont une utilisation régulière et sur une longue période peut avoir des conséquences néfastes sur l’organisme.

Chaque catégorie de produits cosmétiques a ses ingrédients problématiques : pour les crèmes hydratantes, il s’agit par exemple des polymères, dont la fabrication est très polluante, ou des colorants dits azoïques, dont certains « sont potentiellement cancérogènes en plus d’être sensibilisants et irritants », écrit le magazine. Certains produits de douche, de marque Carrefour, Dop et Weleda, contiennent de la coumarine, « suspectée d’être cancérogène-mutagène-reprotoxique », ou du Lilial (butylphényl méthylpropional), présent dans la crème Dove, « toxique pour la reproduction ».

« Pousser les industriels à faire mieux »

Certains dentifrices, « de marque Oral B, Sanogyl, Sensodyne, Signal, Vademecum ou Zendium », présentent quant à eux des traces de métaux lourds, comme le zinc et l’étain, « toxiques », explique le magazine. Ou du dioxyde de titane, qui « peut contenir des nanoparticules et est soupçonné d’être cancérogène ».

Globalement, le magazine appelle les consommateurs à repérer dans les listes d’ingrédients ceux à éviter autant que possible, comme le butylcarbamate d’iodopropynyle, allergisant, ou l’EDTA, irritant et « surtout très polluant pour l’environnement ». « L’idée de ces évaluations, c’est de pousser les industriels à faire mieux, parce qu’on voit bien que dans chaque famille de produits, il y en a qui s’en sortent bien » en proposant des produits expurgés de ces ingrédients problématiques, conclut Adélaïde Robert.

Source 20 MINUTES.

Haute-Savoie : grand vent dans les voiles sur le lac d’Annecy… malgré le handicap… Vidéo….

La secrétaire d’état en charge des personnes handicapées Sophie Cluzel est en visite pour quelques jours dans le département, sur le thème du handisport.

Sur les bords du lac d’Annecy, on a pas attendu : voilà des années que les clubs ont adapté leurs activités au handicap, comme ici à Sévrier.

Voile, plongée, ski nautique ou canoë...sur le lac d'Annecy, des activités adaptées aux pratiquants handicapés

Depuis la rive, à les voir ainsi voguer, rien n’indique que l’équipage à bord est un peu “différent”. D’ailleurs, ils ne le sont pas. Ils ont le même regard vers l’horizon, et la tête qui guette les voiles…comme Raphaël, le capitaine, qui tient pour la première fois ce mardi 18 août, la barre sur le lac d’Annecy.

Atteint de sclérose en plaque, en fauteuil roulant, il a appris à naviguer à bord d’un catamaran, “pas si simple à diriger, quand il tressaute sur les vagues au moindre coup de vent”.

Comme Raphaël, ils sont près de 70 pratiquants en situation de handicap, chaque semaine, à venir au club “Cercle de Voile de Sevrier” : Céline qui les accompagne à bord aujourd’hui aime “les voir sourire dans le vent, profiter des sensations de glisse et de liberté, oublier leur fauteuil, ou leur douleur”.

Les moniteurs handisport ont une formation spécifique. Le matériel a été conçu spécialement. Plateforme renforcée pour supporter le poids des fauteuils, barre rehaussée, poulies pour hisser les voiles, plusieurs bateaux sont équipés et adaptés.

Source FR3.

Intérim et handicap : une première dans la Loire …

Toma Handicap est la première agence d’intérim réservée aux travailleurs handicapés à ouvrir dans la Loire.

Et la 8e en France. Rencontre avec Patrick Laurent, l’un des fondateurs.

Intérim et handicap : une première dans la Loire ...

Patrick Laurent, vous êtes le directeur général d’Ithac à Riorges qui emploie 300 personnes en situation de handicap. Pourquoi cette structure nouvelle ?

« La loi de 2018 permet aux entreprises qui emploient des personnes en situation de handicap, de créer des structures de travail temporaire. Nous nous sommes rapprochés de Toma Intérim à Saint-Étienne pour créer cette nouvelle Entreprise adaptée de travail temporaire (EATT). »

C’était une réelle nécessité dans la Loire ?

« Il faut savoir que le taux de chômage des personnes handicapées est deux fois supérieur au taux de chômage de la population française. Grâce à la loi de 2018, l’État a voulu faciliter l’accès à l’emploi de ces populations. Mais au-delà du travail temporaire, ce que l’on vise, c’est une sortie à hauteur de 30 % vers un emploi durable. »

Dans la Loire, beaucoup de personnes en situation de handicap recherchent un emploi ?

« Il y a énormément de personnes en situation de handicap qui sont identifiées et qui recherchent un emploi. Chez Ithac par exemple, où 300 personnes sont employées en CDI, nous n’avons aucune difficulté, quand nous créons un nouveau poste, à recruter des personnes handicapées. »

C’est aussi une opportunité pour les entreprises ?

« L’opportunité est double. D’abord parce que les entreprises classiques sont tenues d’employer 6 % de leur effectif avec des personnes reconnues en situation de handicap. Ensuite, avec cette nouvelle agence, Toma Handicap, les entreprises n’ont pas besoin de justifier de leurs besoins, ce qui n’est pas le cas avec une entreprise de travail temporaire classique. Le simple fait de faire appel à Toma Handicap dispense de justifier du motif de recours au travail temporaire, ce qui réduit les contraintes et offre plus de flexibilité. »

Toma Handicap, 8 rue Auguste-Colona à Saint-Étienne. Contact : Christelle Heyraud au 04 77 52 23 20 ou 04 57 44 24 03.

Source LE PROGRES.

 

HANDICAP – ESAT – Saône-et-Loire : le succès de la farine en circuit court…

À la frontière entre la Loire et la Saône-et-Loire, la minoterie Megnaud qui ne fournissait que les professionnels s’est lancée dans la production de sac d’un kilo pour le grand public.

Une nouvelle activité pour l’entreprise et une action solidaire réalisée par des adultes handicapés d’un ESAT.

La minoterie Megnaud en Saône-et-Loire s'est lancée dans le conditionnement de sacs d'un kilo de farine.

Depuis juin dernier, des résidents de l’ESAT (Établissement et service d’aide par le travail) de Charlieu, dans la Loire, travaillent pour la minoterie Megnaud, installée à quelques kilomètres de là à Chenay-le-Châtel (Saône-et-Loire). Ils mettent de la farine en sachet d’un kilo, destinés aux particuliers.

Pour l’ESAT, cette nouvelle activité est un plus pour former ces adultes handicapés. Chaque semaine, une tonne de farine est ainsi conditionnée. “C’est une activité intéressante puisque nous cherchons des activités pérennes dans le temps, de partenaires assez proches de chez nous. Et en même temps un travail qui soit adapté à notre population, détaille Pascal Romagny, directeur adjoint de l’ESAT de Charlieu. Souvent, cela surprend les personnes parce qu’après une période d’observation, on s’aperçoit qu’ils ont de grosses capacités en terme d’adaptabilité au travail et de savoir-faire”

Ces sachets d’un kilo sont une nouveauté pour la minoterie Megnaud. Jusqu’ici, elle se concentrait sur de plus gros contenants, à destination des professionnels. Avec le confinement, et la forte demande des consommateurs, l’entreprise s’est lancée. “La réflexion date de quand je suis arrivé il y a deux ans et demi. J’en avais parlé à mes parents et on a reporté le projet. Mais ça s’est accéléré avec le Covid qui était une situation particulière”, précise Yohan Barret, directeur de la minoterie.

La minoterie Megnaud est une entreprise familiale créée en 1836. Elle favorise depuis longtemps la solidarité et les circuits courts. Ici, tout le blé vient d’exploitations situées à moins de 120 kilomètres de la société. “Notre volonté est vraiment de travailler en circuit court. Aujourd’hui, on interagit sur 21 départements autour du moulin. Notre cœur de métier, c’est l’artisanat, ajoute le directeur de l’entreprise. Aujourd’hui, on a vraiment un vrai potentiel de la part des particuliers, avec une très forte demande de la part de la grande distribution sur le créneau du un kilo.”

Dans cette minoterie, cinq générations de meuniers se sont succédées. L’entreprise réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros et traite 1 200 tonnes de blé par an.

Saône-et-Loire : le succès de la farine en circuit court

Source FR3.