Déconfinement, étape 2 : ce que l’on peut faire… ou pas …

La plupart des restrictions sont levées en zone verte ce mardi, mais cela ne signifie pas le retour à la normale.

Les gestes barrière restent de rigueur… et des possibilités de “reconfinement” sont prévues.

Déconfinement, étape 2 : ce que l’on peut faire… ou pas

Nous y sommes ! L’étape 2 du déconfinement débute ce mardi.

«La liberté redevient la règle et l’interdiction constitue l’exception», avait expliqué le Premier ministre, Édouard Philippe. Passage en revue des points les plus marquants.

100 kilomètres

D’abord, nous sommes de nouveau libres de nos mouvements. La restriction des 100 kilomètres autour de son domicile est levée.

Toutefois, les préfets pourront si nécessaire à nouveau les restreindre afin de lutter contre la propagation du virus, à l’échelle des départements voire de manière plus localisée. Pour l’instant, les voyages vers l’Outre-mer sont interdits sauf «motif impérieux d’ordre personnel ou familial».

Cafés et restaurants

En zone verte (soit toute la France, sauf l’Ile-de-France, la Réunion et Mayotte), bars, cafés et restaurants sont autorisés à rouvrir, avec des règles sanitaires strictes : dix personnes maximum par table, un mètre au moins entre chaque groupe, consommation debout interdite dans les bars.

En zone orange, seules les terrasses pourront rouvrir. Le masque est obligatoire pour les serveurs, et pour les clients qui voudront se déplacer au sein du restaurant.

Plages

Outre les cafés, la réouverture de l’ensemble des plages mardi est également attendue avec impatience, de la Manche à la Méditerranée.

Musées et monuments

Les musées et monuments nationaux peuvent rouvrir dès ce 2 juin théoriquement. Mais en pratique, ils vont échelonner leurs réouvertures pendant un mois et demi. Le Louvre, à Paris, par exemple, rouvrira ses portes en juillet seulement.

Collèges, lycées et écoles

Tous les collèges et écoles de France métropolitaine vont rouvrir, ainsi que les lycées des départements classés verts, mais de manière progressive, ce qui fait que tous les élèves ne reprendront pas dès mardi.

Trains

Retour à la normale ou presque pour la SNCF. La restriction d’un siège sur deux saute (dès la mi-juin), tandis que l’offre de trains va retrouver son niveau habituel. Attention toutefois les masques demeurent obligatoires pour les personnes de 11 ans ou plus, et une attestation est toujours nécessaire aux heures de pointe dans les transports (trains, métros, bus) en Ile-de-France.

Ehpad

Les directeurs d’établissements hébergeant des personnes âgées vont pouvoir mettre en place à partir de vendredi «une reprise des visites des proches» quand «la situation sanitaire le permet», avec la possibilité de faire venir des mineurs.

La reprise des visites de proches pourra se faire à «plus de deux personnes à la fois», lorsqu’elle se déroulera à l’extérieur, et à deux personnes maximum dans une chambre.

Ces visites ne se feront plus sous la surveillance d’un membre du personnel de l’établissement.

Mariages

Les mariages pourront à nouveau être célébrés : le décret autorise l’accueil du public pour la «célébration de mariages par un officier d’état-civil».

Voyages

Les frontières de l’espace Schengen restent fermées. Cela signifie que les Français ne peuvent toujours pas voyager hors d’Europe. Édouard Philippe a évoqué une «concertation» en vue d’une décision mi-juin.

Concernant les déplacements en Europe, cela commence à s’ouvrir. Andorre a rouvert sa frontière lundi, l’Italie doit suivre mercredi.

Masques, gel et gestes barrières

Le décret paru lundi qui organise cette phase 2 rappelle que «les mesures d’hygiène» et de «distanciation sociale» doivent «être observées en tout lieu et en toute circonstance».

Le port du masque est obligatoire dans les transports, prescrit pour les collégiens et lycéens lors de leurs transports.

Enfin, le décret plafonne les prix des gels ou solutions hydroalcooliques, ainsi que des masques à « 95 centimes d’euros toutes taxes comprises par unité, quel que soit le mode de distribution ».

Source EST REPUBLICAIN.

 

Haute-Marne : à 9 ans, Ilena teste l’accessibilité du Conseil départemental en fauteuil roulant avec son président…

À 9 ans, Ilena, habitante de Haute-Marne souffre d’amyotrophie spinale.

Elle ne se déplace qu’en fauteuil roulant. Jeudi 20 février, elle a testé les installations du Conseil départemental.

Cette reporter en herbe communique sa joie de vivre tout autour d’elle.

Ilena en visite au Conseil départemental de Haute-Marne : « avec le sourire, on peut faire plein de choses ! » / © Photo : Jonathan Caye

« Tout s’est toujours fait par hasard », résume avec entrain le papa d’Ilena. Sa fille âgée de 9 ans se repose, ce vendredi 21 février, au lendemain de son périple au conseil départemental de Haute-Marne à Chaumont. Depuis 1 an, la jeune fille, encouragée par ses parents, part à la rencontre des gens, sans d’ailleurs parler de handicap, explique son père. Atteinte d’une maladie neuromusculaire, Ilena avait fait part de son quotidien lors du Téléthon en 2018.

Le hasard, mais aussi le sourire, celui d’Ilena qu’elle communique autour d’elle. C’est la reporter en herbe qui a proposé une rencontre avec Nicolas Lacroix, le président du Conseil départemental de Haute-Marne, avec une conviction qui ferait pâlir plus d’un journaliste ! C’est désormais devenu une habitude : réaliser des interviews de personnages publics tandis que ses parents filment pour ensuite monter des petits reportages.

A travers cela, explique son père, pas peu fière d’Ilena, c’est « montrer que le handicap n’est pas un frein ». Des rencontres qui ont poussé la Haut-marnaise à se rendre dernièrement à l’Assemblée nationale à Paris. Très présente sur twitter, elle a aussi sa page Facebook

Très appliquée Ilena a passé 2 heures au Conseil départemental de Haute-Marne / © Crédit Photo : Nicolas Lacroix

Le président du Conseil départemental a savouré les deux heures passées avec la jeune fille : « ce qui m’a le plus surpris, c’est sa force de caractère, on a tout de suite envie de partager des moments ensemble ».

Illena, présidente

« L’idée c’était de se mettre en situation de handicap », explique Nicolas Lacroix, « ses parents avaient emmené un fauteuil, nous avons testé les installations, les accès et même si tout le conseil départemental est adapté il y a encore des progrès à faire, en ce qui concerne le perchoir par exemple. Un moment elle s’est installée à mon bureau ! »

En s’asseyant dans un fauteuil comparable à celui d’Ilena, le président du conseil départemental se rend compte que la moindre chose peut compliquer l’accès. Une goulotte peut par exemple rendre les choses difficiles. “Finalement on a fait la course !

“Ce qui m’a frappé c’est son énergie. Elle a 9 ans et toujours le sourire.”
Nicolas Lacroix, président du conseil départemental de Haute-Marne

Ilena pas peu fière de tester le bureau du président du conseil régional / © Photo : Jonathan Caye

De cette journée, Nicolas Lacroix explique avec gourmandise “On s’est bien marré, elle a essayé de me mettre en difficulté. C’est un beau message qu’elle envoie à tous les autres.” Le Président du conseil départemental dit de cette expérience qu’elle lui a montré que de gros progrès sont encore à faire. Ilena quant à elle, garde de sa visite « un moment de joie et de partage, j’ai découvert un métier ». Visiblement elle n’est pas prête d’arrêter ses rencontres.

Source FR3.

Emmanuel Macron n’a pas totalement convaincu le monde du handicap…

Ecole, diagnostic, allocation, retraite…

Le président de la République a fait des annonces mardi 11 février, à mi-mandat, lors d’une conférence nationale sur le handicap, qui touche 12 millions de Français.

Certaines mesures sont appréciées, mais toutes les associations ne sont pas convaincues que le quotidien des handicapés va en être amélioré.

En France, douze millions de personnes sont en situation de handicap.

« Le chemin n’est pas terminé », a admis ce mardi 11 février 2020 Emmanuel Macron concernant l’amélioration de la vie des 12 millions de personnes handicapées en France. Devant 500 personnes (associations, chefs d’entreprises, élus…) invitées à l’Élysée pour cette conférence nationale sur le handicap, il a salué les actions engagées par son gouvernement et annoncé une série de mesures applicables d’ici la fin de son mandat.

Aucun élève sans solution

C’était déjà la promesse du gouvernement à la rentrée 2019, or 8 000 enfants n’avaient pas d’accompagnant pour leur scolarité (AESH) à la rentrée dernière (contre 15 000 en 2018). Il n’empêche. Emmanuel Macron a redit ce mardi qu’« aucun enfant ne sera sans solution de scolarisation en septembre prochain. Le 8 000 doit passer à zéro. On ne doit rien lâcher. » Il a ainsi annoncé l’embauche de 11 500 AESH supplémentaires d’ici à 2022 et « un contrat digne » pour ces professionnels trop souvent à temps partiel et payés au Smic. « Nous devons travailler à leur stabilisation pour leur donner au moins 35 heures par semaine. » Jusque-là inexistant, un module sur le handicap sera aussi intégré dans la formation initiale des professeurs de l’Éducation nationale dès septembre.

Elargir le diagnostic de l’autisme et des troubles du comportement

Existant pour les enfants de moins de 6 ans, le forfait précoce du diagnostic de l’autisme et de sa prise en charge (ergothérapeute, psychologue…), sans reste à charge pour les familles, sera étendu aux enfants jusqu’à 12 ans et aux troubles dys (dyslexie, dyspraxie…) à compter de 2021. Une maison de l’autisme, lieu de ressources pour les familles et les professionnels, sera aussi créée.

Un numéro unique

Pour éviter la « montagne administrative » et « l’errance de guichet en guichet », un numéro de téléphone (le 360) dédié à l’appui des adultes et enfants handicapés sera mis en place en 2021. Il sera relayé par 400 équipes locales qui seront créées d’ici à 2022. Emmanuel Macron, conscient qu’il y a « trop de différences » selon les départements, souhaite aussi associer les Maisons France service, afin de définir un lieu unique d’accès. Concernant, le temps de traitement des dossiers, très variables selon les territoires (de 2 à 8 mois pour une réponse de l’AAH), le Président a affirmé qu’au 1er janvier 2021, « aucune demande ne doit être traitée en plus de trois mois ».

Pour Jean-Luc Duval, du collectif Citoyen handicap (celui qui monte dans les grues pour réclamer des accompagnants scolaires), ces mesures ne changeront rien au quotidien des personnes handicapées. Il ne croit pas au numéro unique : Nous avons l’habitude de ceux qui ne répondent plus : Aide handicap école, ceux des maisons du handicap…

1 000 places supplémentaires

Afin d’éviter les exils vers la Belgique, 1 000 places supplémentaires seront créées dans les établissements spécialisés dans trois régions prioritaires (Île-de-France, Hauts-de-France, Grand-Est), en plus des 2 500 places déjà programmées pour 2021-2022 sur tout le territoire. Son objectif ? Il ne souhaite « d’ici fin 2021, plus aucun départ contraint vers l’étranger » et veut permettre des retours vers la France.

Pas touche à l’allocation adulte handicapée

Le président a affirmé clairement que l’allocation adulte handicapée (AAH), actuellement versée à 1,2 million de personnes, ne serait pas « diluée » dans le futur revenu universel d’activité (RUA). Le RUA doit fusionner plusieurs allocations : RSA, prime d’activité, allocations logement. Une réponse à l’inquiétude d’associations qui avaient claqué la porte des négociations sur le RUA, la semaine dernière, pour marquer leur refus de voir l’AAH intégrée dans ce dispositif. Cette clarification sur l’AAH a été saluée par Alain Rochon, de l’APF France handicap, qui pointe toutefois l’absence de chiffre sur les financements.

Pari sur l’apprentissage

D’ici à 2021, 10 000 places en apprentissage seront réservées aux personnes handicapées. L’idée est d’atteindre le cap de 6 % de recrutement de personnes handicapées. Aujourd’hui, il n’est qu’à 3,5 %.

Retraite anticipée garantie

Dans le cadre du système universel, la retraite anticipée à partir de 55 ans sera simplifiée pour les travailleurs handicapés, qui pourront bénéficier d’une bonification de points. Emmanuel Macron s’est aussi dit favorable à une retraite progressive dès 55 ans pour les travailleurs handicapés et à une majoration spécifique pour la retraite des parents d’enfants handicapés. Enfin, les congés de proches aidants ouvriront des droits.

Réactions : des satisfactions et des déceptions

Regroupant 48 associations, le collectif Handicaps a salué l’humilité dans le bilan des actions passées et des engagements qui répondent pour certaines d’entre elles aux attentes. Néanmoins, il pointe le manque de débats. On a beaucoup entendu parler les ministres et les associations étaient juste là pour applaudir, regrette Jean-Louis Garcia, président de l’Apajh, premier mouvement regroupant tous les handicaps. Dénonçant des discussions difficiles avec la secrétaire d’État Sophie Cluzel et son mépris, il est satisfait du discours ferme et engagé du Président.

Mais davantage de mesures concrètes étaient sans doute attendues. Marie-Jeanne Richard, présidente de l’Unafam (Union de familles de handicapés psychiques), est en colère. Elle déplore que lors de la conférence, il n’y ait pas eu un mot sur le handicap psychique, qui touche trois millions de personnes. Il est grand temps de rendre visible le handicap lié aux troubles bipolaires, aux troubles obsessionnels compulsifs, à la schizophrénie…

Source OUEST FRANCE.

Handicap et politique : “Marre d’être le handicapé de service” …

Les personnes en situation de handicap ne sont guère présentes dans nos conseils municipaux, encore moins dans les hautes sphères politiques.

Pourtant, elles représentent 20 % (12 millions de personnes) de la population.

Handicap et politique : "Marre d’être le handicapé de service"

Les citoyens en situation de handicap ont-ils des représentants sur les listes des futurs candidats aux municipales ? Aucune statistique précise ne peut nous répondre. L’APHPP, association nationale pour la prise en compte du handicap dans les politiques publiques et privées, créée il y a tout juste deux ans, lance le débat. « Que les futurs candidats aux municipales prennent sur leurs listes des personnes en situation de handicap ayant des compétences ! Que les personnes en situation de handicap franchissent le pas et sollicitent les futurs candidats ! » Aller en politique… une gageure pour ces hommes et ces femmes dont la vie est déjà un combat au quotidien.

Un citoyen comme les autres

À Vitry-sur-Orne, en Moselle, Suzanne Barbenson a tenté l’aventure. « Le maire m’avait sollicitée en 2012. J’étais dernière sur la liste et aurais pu ne pas être élue », se souvient cette femme de 68 ans, représentante de l’Association des paralysées de France (APF) pour son département depuis 2005. « Je me sens plus utile dans ma mission à l’APF. Pour les élus, le handicap relève du social. La question est plus discutée en conseil communal d’action sociale (CCAS) qu’en conseil municipal (CM) et la loi sur l’accessibilité de 2005 a permis de faire avancer beaucoup de choses. » Même si beaucoup reste à faire, notamment du côté des transports en commun. « Or transports et soins ne relèvent généralement pas des seules mairies. »

« Le handicap fait encore peur »

Sébastien Breton, qui a suivi son parcours scolaire en Meuse avant de déménager à Longuyon, en Meurthe-et-Moselle, est aujourd’hui candidat sur une liste municipale apolitique à Obernai (Alsace). « Un handicapé, c’est un citoyen », insiste le jeune homme de 32 ans. « Au sein d’un CM, on peut apporter du dialogue, de l’écoute, s’investir pour le lien social en général. En tout cas, c’est ce que j’espère apporter. Montrer qu’on peut être un élu, en dehors de notre situation de handicap. »

Correspondant Grand Est pour son association l’APHPP, Sébastien Breton multiplie les visites aux élus, participe aux déplacements au Sénat, à l’Assemblée nationale. « Nous sommes à un tournant. On nous écoute. Maintenant, il faut agir. » Un engagement qui lui permet de se sentir utile, de redonner un sens à sa vie. Il est tombé en grave dépression après un traitement contre l’acné qui lui a laissé des séquelles psychiques et visuelles. « Heureusement qu’Espoir 54 était là pour m’épauler. J’ai été reconnu handicapé par la maison départementale des handicapés (MDPH). »

Anita Fatis, présente sur la liste de Pierre Cuny à Thionville (Moselle), a également exigé de ne pas avoir l’étiquette « mission handicap ». « Il y en a marre d’être le handicapé de service. » Si elle est élue, sa mission sera de suivre les équipements sportifs et pour la jeunesse.

Nageuse de haut niveau, sélectionnée lors de plusieurs jeux olympiques handisports, Anita Fatis est une femme de défis. Le dernier fut une expédition dans l’Himalaya, alors qu’une sclérose en plaques la cloue sur un fauteuil. « J’ai envie de faire avancer les choses, en ayant un pied dans une équipe municipale et un autre auprès des personnes handicapées puisque je suis très présente au sein de l’association SEP (association des sclérosés en plaque). Mais mon credo, c’est bouger. Car si moi, je ne bouge pas, si je ne montre pas l’exemple… »

Le handicap est une notion pas toujours visible au premier abord, en dehors des problèmes moteurs.  Photo ER /Samuel COULON

De 301 à 9 100 handicapés en sept ans en Lorraine

Selon l’Insee, 9,6 millions de personnes, âgées de 15 à 64 ans et vivant à leur domicile, ont une reconnaissance administrative d’un handicap ou un problème de santé invalidant. Même si, dans l’inconscient, le handicap est avant tout un problème moteur, ce dernier ne touche que 15 % de la population reconnue handicapée.

Les chiffres sont difficiles à établir, mais la Lorraine compterait 160 000 personnes concernées, un peu plus que la moyenne nationale. Les derniers chiffres publiés datent de 2015. Le handicap résulte de causes très diverses : les accidents liés au transport, au travail, au sport, constituent une des causes majeures.

Puis les maladies génétiques (parmi lesquelles les myopathies…), les troubles de la santé invalidants (conséquences d’un accident vasculaire cérébral, d’une sclérose en plaques par exemple) et l’allongement de la durée de vie qui augmente le risque de perte d’autonomie.

Le handicap peut être moteur, psychique (pathologie mentale), mental (déficience intellectuelle), sensoriel ou relevant de l’autisme.

Selon les chiffres de la prestation compensatoire de handicap (PCH) versée par les départements sur proposition de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), le nombre de personnes handicapées est en constante augmentation. En Lorraine, de 2006 (juste après le vote de la loi sur le handicap en 2005) à 2013, il est passé de 301 à 9 100. Ensuite, celui-ci a continué à croître au rythme de 10 % par an.

Source EST REPUBLICAIN.

 

Handicap : le gouvernement annonce 22 mesures pour 2020…

A quelques mois des 15 ans de la loi Handicap, le comité interministériel du handicap a fait le bilan des actions menées en 2019, avant de se projeter dans 2020.

Handicap : le gouvernement annonce 22 mesures pour 2020

Le 3 décembre se tenait le 3e Comité interministériel du handicap (CIH), à Matignon. L’occasion de faire le bilan des actions menées en 2019 et prévoir 2020, année du 15e anniversaire de la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, dite loi Handicap.

10 premiers pas

Le CIH s’est d’abord félicité que les mesures annoncées lors du précédent comité, en octobre 2018, aient été tenues :

  • Attribution à vie des principaux droits aux personnes dont le handicap n’est pas susceptible d’évoluer favorablement : l’allocation adulte handicapé (AAH), la reconnaissance de qualité de travailleur handicapé, la carte mobilité inclusion (CMI).
  • Droit de vote inaliénable des personnes majeures sous tutelle.
  • Droit de se marier, se pacser ou divorcer, sans recourir à l’autorisation judiciaire, pour les personnes majeures sous tutelle.
  • Garde d’enfants facilitée par un bonus inclusion handicap dans les crèches et la majoration du complément mode de garde pour les assistantes maternelles, mis en place dans la convention d’objectifs et de gestion de la Caisse nationale d’allocations familiales.
  • Attribution de l’allocation d’éducation de l’enfant en situation de handicap jusqu’aux 20 ans de l’enfant ou pour la durée des cycles scolaires, depuis le 1er janvier 2019.
  • Couverture santé améliorée par la création de la « complémentaire santé solidaire » (fusion de la CMU-C et l’aide au paiement d’une complémentaire santé).
  • Obligation d’installation d’un ascenseur dans les immeubles collectifs neufs dès le 3e étage dans la loi Elan.

Mais si le gouvernement liste bien 10 mesures effectives depuis 2019, 3 ne correspondent pas aux mesures annoncées en 2018. Ont disparu :

  • Accès aux soins facilité par la révision de la liste des produits et prestations remboursables et la clarification des modalités de prise en charge des soins en ville et en établissements médico-sociaux.
  • Gratuité ou accès aux tarifs sociaux dans les transports publics pour les accompagnants des personnes handicapés.
  • Soutien renforcé aux nouvelles technologies au service de l’autonomie et de la communication des personnes.

A la place, le gouvernement met en avant la revalorisation de l’AAH, bien passée à 900€ le 1er novembre 2019, mais cette augmentation était prévue depuis 2017.

Les deux dernières mesures mises en avant par le gouvernement concernent la détection et le suivi des jeunes enfants autistes. Des mesures importantes mais qui elles proviennent de la Stratégie autisme 2018-2022.

Prochaines étapes

Pour 2020, 22 nouvelles mesures sont annoncées, parmi lesquelles les trois points « oubliés » : le tarif préférentiel ou la gratuité dans les transports sous la même forme, et les deux autres, plus détaillées.

Les 22 mesures :

  1. Ouverture, au second semestre 2020, d’un droit à vie pour les bénéficiaires de la prestation de compensation du handicap, dont le handicap n’est pas susceptible d’évoluer favorablement.
  2. Pour les personnes ayant droit à la prestation de compensation du handicap avant leurs 60 ans, possibilité de continuer à en bénéficier après 75 ans, alors que ce n’est pas le cas aujourd’hui. Mesure qui sera effective au premier semestre 2020. Environ 8 000 bénéficiaires.
  3. À compter du 1er janvier 2020, délivrance à vie de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) en cas de handicap irréversible.
  4. Création d’une indemnisation de 3 mois pour le congé proche aidant, dont la mobilisation est par ailleurs simplifiée (suppression de la condition d’ancienneté, plus de souplesse pour le fractionnement). (Mesure votée dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale, effective à compter d’octobre 2020).
  5. Défiscalisation, et exonération totale de contributions sociales pour le dédommagement « aidant » attaché à la prestation de compensation du handicap perçu à compter du 1er janvier 2020, et possibilité de cumul avec le revenu de solidarité active (RSA) à compter du 1er avril 2020.
  6. Mise en place d’un numéro unique d’appel pour rompre l’isolement des aidants et déploiement de solutions nouvelles de répit pour les familles.
  7. Développement de solutions nouvelles et de proximité pour éviter la séparation des familles et les départs contraints en Belgique (engagement d’un plan à 3 ans de 90 millions d’euros sur les principaux territoires concernés : Hauts-de-France, Ile-de-France et Grand Est).
  8. Pour la rentrée 2020, une meilleure scolarisation des enfants en situation de polyhandicap grâce à des unités d’enseignement adaptées.
  9. Amélioration des modalités d’accompagnement des élèves en situation de handicap dans l’enseignement agricole.
  10. Mise en œuvre dès 2020 des premiers logements « évolutifs », avec obligation de salles de bain adaptables (zéro ressaut de douche), de façon à pouvoir aménager maisons et appartements en cas de survenance ou d’évolution du handicap.
  11. Mise en place d’un centre de ressources « Vie intime, sexuelle et accompagnement à la parentalité » dans chaque région pour les femmes en situation de handicap, leurs proches et les professionnels.
  12. Déploiement numérique dès le début de l’année 2020 du nouveau « Handiguide » pour identifier l’offre de sport accessible à proximité de chez soi.
  13. Mise en œuvre obligatoire, au plus tard à compter de septembre 2020, de tarifs préférentiels, pouvant aller jusqu’à la gratuité, dans tous les services de transports collectifs terrestres, pour les accompagnateurs des personnes handicapées.
  14. Élargissement, au plus tard à compter de septembre 2020, de l’accès au service de transport adapté : cet accès ne peut plus être restreint, ni par une obligation de résidence sur le territoire concerné, ni par l’obligation d’un passage devant une commission médicale locale, au minimum pour les personnes handicapées avec un taux de 80 % et à mobilité réduite disposant d’une carte mobilité et inclusion.
  15. Amélioration de l’accès aux soins avec notamment : le déploiement en 2020 d’une offre de de consultations dédiées au sein des établissements de santé afin de proposer une réponse plus adaptée et un parcours de soins mieux coordonné aux personnes en situation d’échec de soins ; la mise en place d’une tarification graduée des consultations hospitalières, tenant mieux compte de la situation spécifique des patients handicapés.
  16. Lancement d’un plan massif de formation au bénévolat, intégrant la formation aux premiers secours, dans la perspective d’un engagement de 3000 bénévoles en situation de handicap pour les événements sportifs internationaux, et les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.
  17. Mise en place, sur un site pilote par région, d’un accueil unique Pôle emploi / Cap emploi pour une offre d’accompagnement personnalisée, et plus efficace, des personnes handicapées en recherche d’emploi.
  18. Lancement d’une plateforme numérique « emploi / formation » dédiée aux personnes en situation de handicap, avec la mise en ligne de premiers services « d’information accompagnée » en 2020 pour en finir avec la complexité des démarches.
  19. Augmentation forte du nombre de jeunes apprentis en situation de handicap, dans la sphère privée comme dans la sphère publique.
  20. Déploiement d’un service national universel ouvert à tous les jeunes en situation de handicap.
  21. Déploiement des premières équipes mobiles départementales croisant l’expertise de la protection de l’enfance et du médico-social pour mieux accompagner et prendre en compte les besoins particuliers des enfants en situation de handicap confiés à l’aide sociale à l’enfance.
  22. Accessibilité renforcée des biens et services culturels par l’amélioration de l’accès aux livres adaptés et aux catalogues d’éditeurs en format numérique, l’extension des obligations légales d’accessibilité aux services audiovisuels non linéaires et l’augmentation du volume horaire des programmes accessibles. S’assurer de l’amélioration effective de la représentation des personnes handicapées et du handicap dans les médias audiovisuels, conformément aux engagements pris par les signataires de la charte du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA)

Source LA GAZETTE DES COMMUNES.

Aidants familiaux : L’Assemblée vote l’exonération des dédommagements perçus par les proches de personnes en situation de handicap…

L’exonération concerne la prestation de compensation du handicap, une aide versée par le département à la personne en situation de handicap qui peut reverser elle-même un dédommagement à son aidant familial.

La prestation de compensation du handicap (PCH) est une aide versée par le département à la personne en situation de handicap qui peut reverser elle-même un dédommagement à son aidant familial.

L’Assemblée nationale a voté, ce jeudi, à l’unanimité une exonération des impôts et prélèvements obligatoires (CSG, CRDS et IR) sur  la prestation de compensation du handicap (PCH), une aide versée par le département à la personne en situation de handicap qui peut reverser elle-même un dédommagement à son aidant familial.

Le vote de cet amendement du gouvernement dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale intervient au lendemain de l’annonce par l’exécutif d’un « premier plan de mobilisation en faveur des aidants », ces quelque 10 millions de personnes qui aident au quotidien un proche malade, âgé ou handicapé

« Nous souhaitons simplifier le quotidien des aidants familiaux »

« Nous souhaitons simplifier le quotidien des aidants familiaux par cette mesure d’exonération », a expliqué la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Jusqu’à présent, l’aidant devait déclarer lors de sa déclaration de revenus ces sommes assujetties à la CSG, la CRDS et à l’impôt sur le revenu.

« La déclaration de cette aide est complexe. Elle accroît les contraintes, y compris financières, pesant sur ces personnes qui ont souvent dû réduire voire cesser leur activité professionnelle », a souligné la ministre, notant que certaines personnes handicapées renoncent pour cela au bénéfice de la PCH.

Le dédommagement des aidants ne peut pas « être assimilé à une rémunération »

« Cette situation n’est pas acceptable », a estimé la ministre qui a donc proposé d’exonérer le dédommagement perçu par le proche aidant. La mesure a été unanimement saluée par tous les groupes présents dans l’hémicycle.

Le député Pierre Dharréville (PCF), auteur d’un rapport remarqué sur le sujet, a estimé que les aidants « assument en réalité des tâches qui devraient relever de la solidarité nationale » et que leur dédommagement ne peut pas « être assimilé à une rémunération ».

Source 20 MINUTES.

 

L’Assemblée donne son feu vert au congé indemnisé pour les proches aidants…

8,3 millions de personnes en France aident régulièrement un proche en perte d’autonomie.

Près d’un sur deux est salarié, soit environ quatre millions de personnes.

Un congé indemnisé de 3 mois pour les proches aidants a fait l'unanimité (photo d'illustration).

Les aidants qui soutiennent un proche âgé, malade ou handicapé, pourront bénéficier d’un congé de trois mois indemnisé.

Les députés ont adopté par 40 voix cette disposition clé du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2020. De 43 à 52 euros d’indemnisation par jour.

De 43 à 52 euros d’indemnisation par jou

Ce congé de trois mois fractionnables pour les aidants salariés, travailleurs indépendants et agents publics sera indemnisé à hauteur de 43 euros par jour pour une personne aidante en couple, à 52 euros pour une personne isolée. Ce montant est similaire à celui pour le congé pour un enfant malade.

La mesure coûtera 100 millions d’euros en année pleine.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn s’est dite “très fière de porter cette mesure”, qui crée une “politique publique dédiée aux aidants”. Mais “nous la portons avec humilité” car “elle ne peut répondre à toutes les situations”, a-t-elle souligné.

La députée LREM Annie Vidal a aussi vanté “une des plus belles mesures” du projet de loi, qui permet d’“amorcer le projet de loi grand âge et autonomie” devant être présenté en décembre.

L’ensemble des groupes politiques ont soutenu la mesure, notamment les socialistes qui avaient créé en 2016 lorsqu’ils étaient au pouvoir le congé du proche aidant, mais non indemnisé.

4 millions d’aidants concernés

Selon les chiffres officiels, 8,3 millions de personnes en France aident régulièrement un proche en perte d’autonomie. Près d’un sur deux est salarié, soit environ quatre millions de personnes.

Via un amendement du gouvernement, l’Assemblée a supprimé la condition d’ancienneté prévue d’un an dans l’entreprise pour le proche aidant concerné.

Nathalie Elimas (MoDem) a demandé que soient mieux évalués les besoins des aidants, qui peuvent être “ponctuels” comme pour accompagner à une visite médicale, ou sur la durée. Un rapport gouvernemental devra les étudier, après une année de mise en œuvre du dispositif indemnisé.

Paul Christophe (UDI-Agir), à l’origine d’une loi autorisant le don de congés à un collègue, a lui plaidé avec succès pour qu’une évaluation soit faite de la situation des jeunes aidants.

Dans un communiqué, le chef de file des députés communistes André Chassaigne a souligné l’engagement de son groupe sur le sujets des aidants, au travers notamment d’une proposition de loi défendue en 2018.

Le congé indemnisé prévu “demeure modeste, mais c’est un droit nouveau, une avancée sociale” qui en “appelle d’autres” et “ne suffit pas cependant à rendre acceptable ce projet de sous-financement de la sécurité sociale”, a précisé André Chassaigne.7

Source HUFFPOST.

Vote unanime du Sénat pour favoriser l’accès des handicapés aux fonctions électives…

Le Sénat a notamment voté, ce jeudi 17 octobre 2019, en faveur d’un amendement du gouvernement qui précise que les indemnités de fonction d’élus locaux peuvent désormais se cumuler avec l’allocation aux adultes handicapés (AAH), dont bénéficient actuellement 1,7 million de personnes.

Vote unanime du Sénat pour favoriser l'accès des handicapés aux fonctions électives

Le Sénat a voté jeudi soir à l’unanimité, moins une abstention, une disposition visant à favoriser l’accès des handicapés, bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), aux fonctions d’élus locaux.

L’amendement du gouvernement au projet de loi Engagement et Proximité, examiné en première lecture au Sénat, a été présenté par la secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées, Sophie Cluzel, venue rejoindre au banc des ministres Sébastien Lecornu, chargé des Collectivités territoriales.

Aujourd’hui, quand une personne handicapée bénéficiaire de l’AAH est élue, son allocation est déduite du montant de son indemnité de maire ou d’adjoint.

« Injustice »

Le président de la commission des Lois Philippe Bas (LR) était monté au créneau mercredi contre cette « injustice ». Il en avait appelé au gouvernement, les parlementaires ayant les mains liées par l’article 40 de la Constitution sur l’irrecevabilité financière : ils ne peuvent pas présenter d’amendements ayant un impact négatif sur les finances publiques.

L’amendement du gouvernement vise à préciser dans la loi que les indemnités de fonction allouées au titre d’un mandat électoral local peuvent se cumuler avec l’AAH dans les mêmes conditions que les rémunérations tirées d’une activité professionnelle.

Les revenus d’activité professionnelle ne sont pas déduits intégralement du calcul de l’allocation, avec un système d’abattement, fixé par voie réglementaire. Les modalités d’abattement pour les indemnités électives seront fixées par décret, a précisé Mme Cluzel.

« Un signal très positif à la veille des élections municipales »

L’objectif est de « soutenir les personnes en situation de handicap dans l’accès aux fonctions électives ».Le dispositif présenté par le gouvernement n’est pas identique à celui qu’avaient adopté les sénateurs en commission. M. Bas a regretté « une certaine complexité », souhaitant que la navette parlementaire permette de préciser les choses. Mme Cluzel a promis la « transparence » quant aux modalités d’abattement.

Françoise Cartron (LREM) a vu dans cette disposition « un signal très positif à la veille des élections municipales » de mars, tandis que Eric Kerrouche (PS) saluait « un travail collectif au bénéfice des élus en situation de handicap ».

Michelle Gréaume (CRCE à majorité communiste) s’est pour sa part abstenue, estimant qu’il aurait fallu « aller beaucoup plus loin ».

De source gouvernementale, on souligne que la mesure était dans les tuyaux depuis un moment. 1,7 million de personnes bénéficient de l’AAH.

Source OUEST FRANCE.

Le congé pour les proches aidants bientôt indemnisé 40 euros net par jour…

Le congé des proches aidants sera bientôt indemnisé à hauteur d’environ 40 euros net par jour, c’est une information exclusive de nos confrères de Franceinfo.

Le congé pour les proches aidants bientôt indemnisé 40 euros net par jour

Le congé alloué aux proches aidants sera bientôt indemnisé à hauteur d’environ 40 euros net par jour, selon une information de franceinfo ce vendredi. Cette mesure, prévue dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, sera annoncée à la fin du mois par le gouvernement. Agnès Buzyn avait déjà précisé il y a quelques semaines la volonté du gouvernement d’indemniser le congé, on connaît aujourd’hui le montant.

Quatre millions d’actifs concernés

Ce congé spécifique de trois mois existe déjà pour les proches aidants qui ont un emploi. Il s’impose à l’employeur. Le gouvernement estime à 4 millions le nombre d’actifs potentiellement concernés, mais depuis sa création en 2017, très peu de Français en ont fait la demande, car le salarié n’est donc actuellement pas indemnisé pendant ce congé.

Le congé proche aidant peut être fractionné. Il sera donc possible d’être détaché et indemnisé un jour par semaine par exemple pour aider son proche, dans une limite cumulée de trois mois. La personne pourra ensuite le renouveler.

Le ministère de la Santé et l’Assurance maladie travaillent encore sur les modalités, et notamment sur les justificatifs à fournir à la Sécurité sociale et à l’employeur. Enfin, le gouvernement avait déjà fait part de son souhait que ce congé compte dans le calcul de la retraite des aidants. Il devrait intégrer cette disposition dans la future réforme des retraites. On estime à 8 millions le nombre de personnes en France qui s’occupent régulièrement ou au quotidien d’un parent malade, d’un enfant handicapé.

Source FRANCE BLEU.

Handicap : la Loire bientôt “Territoire 100% inclusif” ?…

Sophie Cluzel, secrétaire d’État aux personnes handicapées, était en visite à Saint-Étienne (Loire) pour écouter les associations et travailler à l’amélioration du quotidien des handicapés.

Elle a aussi répondu de manière cinglante à Gaël Perdriau sur la non-participation à un débat vendredi soir. 

Sophie Cluzel aux côtés du président du département de la Loire, Georges Ziegler.

Elle était attendue Sophie Cluzel. Au programme : des échanges avec les associations et les usagers sur le fonctionnement de la Maison départementale des personnes handicapées. La visite d’un ESAT également, un établissement et service d’aide par le travail.  Mais pas de débat dans le quartier du Soleil comme cela avait été un temps évoqué par la mairie de Saint-Étienne.

“Le maire se sert du handicap pour une basse vengeance politicienne”

Alors Sophie Cluzel a souhaité répondre au communiqué du maire Gaël Perdriau qui s’indignait que la secrétaire d’État ne participe pas à ce débat. Et la réponse est cinglante : “Le maire n’a pas souhaité m’inviter. J’avais fait part de mon désir d’avoir un débat à Saint-Etienne. Je vois que je n’étais pas la bienvenue. Il m’a fait une lettre en critiquant énormément la politique handicap. Il se sert du handicap pour une basse vengeance politicienne. Ce n’est pas un bon service qu’il rend aux personnes en situation de handicap, avec lesquelles j’étais prête à discuter. Ce matin (vendredi) j’ai fait un très beau débat à Lyon. J’adore ça. Mais quand on me dit que je suis pas la bienvenue, je ne viens pas”

“Remettre tous les acteurs autour de la table”

Au-delà de cet échange et au terme des échanges avec les associations une annonce : le département de la Loire pourra prétendre à devenir un “Territoire 100% inclusif”. Un label auquel ont déjà candidaté une trentaine de départements français. La Loire ne l’avait pas fait car, suite à un certain malentendu, elle ne pensait pas pouvoir concourir.

Mais le département peut bien sûr se mettre au travail assure Sophie Cluzel : “Nous allons remettre ensemble autour de la table tous les acteurs. Y compris ceux qui parfois ne sont pas tout à fait présents comme les bailleurs sociaux pour qu’on puisse construire des appartements inclusifs en cœur de ville pour permettre la pleine citoyenneté des personnes handicapées. Et accéder à tous les services du vivre ensemble : aller au sport, à la culture”. Et adapter l’environnement à la personne handicapé et non pas l’inverse. Inclure le handicap comme un fonctionnement normal de la vie pour casser les barrières en tous genres et donc fluidifier les parcours de vie.

Les associations ont accueillies cette perspective avec enthousiasme, car toutes ont en commun de travailler à l’amélioration de l’inclusion des handicapés.

La Gironde, la Manche et le Territoire de Belfort sont les trois départements tests qui ont déjà mis en place ce label.

Source FRANCE BLEU.