Sarthe : en situation de handicap, elle perd son procès contre la mairie de Vaas…

Un couple de Vaas (Sarthe) dont la femme est en situation de handicap demandait à la mairie la matérialisation d’une place de stationnement réservée.

Il a été débouté. 

Le couple de requérants a été débouté et devra verser 1 000 € à la mairie de Vaas (Sarthe).

 

Le tribunal administratif de Nantes a débouté une femme handicapée à 80 % et son mari, qui s’étaient retournés contre la mairie de Vaas (Sarthe) après que cette dernière ait refusé en 2018 de supprimer la ligne blanche qui les empêche de se garer juste devant chez eux.

Le couple de requérants – qui habite rue Alexis-Heurteloup – voulait au moins que la municipalité leur crée une place de stationnement réservée aux personnes handicapées.

La ligne blanche qui avait été peinte au sol en 2015 juste devant chez eux matérialise en fait le passage réservé aux piétons dans cette rue « étroite » : plus de 3 700 véhicules l’empruntaient chaque jour en 2007, dont « 7,6 % de poids lourds », selon un document communal.

« Une ligne jaune préexistante […] interdisait tout stationnement de véhicule avant même l’apposition de la ligne blanche », relève par ailleurs le tribunal administratif de Nantes.

« De plus, il n’est pas contesté qu’aucune place de stationnement n’était antérieurement matérialisée à proximité immédiate de la maison des requérants ».

Sécuriser la circulation des piétons

Et si le stationnement a précisément été interdit sur le côté pair de la rue Alexis-Heurteloup, entre la rue Louise-Nion et celle du 14-Juillet, c’est précisément « dans l’objectif de prévenir les accidents » et « sécuriser la circulation des piétons » au vu du « trafic important » que connaît cet « axe important d’accès au centre-bourg ».

Source ACTU.

Handicap : le gouvernement veut « accélérer » et « rattraper le retard » après la crise sanitaire…

Le gouvernement souhaite « rattraper son retard » pour aider les personnes en situation de handicap, en présentant une série de nouvelles mesures lundi.

Handicap : le gouvernement veut « accélérer » et « rattraper le retard » après la crise sanitaire

Campagne sur « la différence », communication officielle plus accessible, simplification des droits, amélioration de l’accès à la vie intime et sexuelle : le gouvernement présente lundi des mesures en faveur des personnes handicapées, voulant montrer qu’il « accélère pour rattraper le retard » dû notamment à la crise sanitaire.

Autour de Jean Castex, une dizaine de ministres sont réunis lundi après-midi à Matignon pour le 5e comité interministériel du handicap (CIH) de cette mandature. L’occasion de « faire un bilan des réformes, s’engager pour accélérer leur déploiement et en porter de nouvelles », a déclaré la secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, Sophie Cluzel.

« Il faut rattraper le retard pris dans certains domaines. La crise sanitaire a impacté tout le monde, y compris le champ du médico-social et ses professionnels », a poursuivi Sophie Cluzel, citant notamment l’attribution de droits « à vie », le déploiement des équipes mobiles appuyant les établissements scolaires comptant des élèves handicapés, et le développement des plateformes de coordination et d’orientation qui permettent le diagnostic précoce d’enfants autistes.

Expliquer le handicap

Le gouvernement veut aussi accélérer la mise en accessibilité des 250 démarches administratives en ligne les plus utilisées par les Français, dont seuls 16 % sont accessibles actuellement (contre 12 % en janvier), tout comme l’adaptation à tous de ses sites officiels. À moins d’un an de l’élection présidentielle, il s’engage aussi à renforcer l’accessibilité des campagnes électorales et des programmes audiovisuels jugés « essentiels ».

Parmi les nouvelles actions, une campagne de communication de plusieurs mois sera lancée à l’automne pour expliquer le handicap au grand public. « Le handicap ne circule pas encore suffisamment dans la cité, soit par un manque d’accessibilité pour les personnes, soit car il y a énormément de préjugés et de méconnaissance autour », a expliqué Sophie Cluzel, prônant « l’acceptation de la différence ».

Accès aux soins

Le CIH va aussi évoquer une « feuille de route » pour « améliorer l’accès aux soins, à la santé, à la vie intime, affective et sexuelle » des personnes handicapées, un sujet qui donnera lieu à un colloque à l’automne. Sur tous ces sujets, la France est attendue : fin août, Sophie Cluzel sera auditionnée par l’ONU sur la politique nationale en matière de handicap.

Dans une rare unité, personnes handicapées, associations et personnalités politiques d’opposition se sont mobilisées ces dernières semaines pour que le calcul de l’Allocation adulte handicapé (AAH) ne soit plus dépendant des revenus du conjoint de la personne handicapée.

Opposé à cette réforme, le gouvernement a bloqué son vote au Parlement, proposant à la place un abattement forfaitaire de 5 000 euros sur les revenus du conjoint, une mesure qui sera opérationnelle dès le 1er janvier 2022.

Source SUD OUEST.

 

De Grabels à la Tour Eiffel, une maman et son âne vont traverser la France pour parler de l’autisme…

Parties de Grabels vendredi 2 juillet, Alizée Casail et son ânesse Clémentine vont parcourir plus de 800 kilomètres.

Loin d’une promenade de santé, la mère de famille veut faire de cette épopée un acte politique en faveur de l’autisme.

Grabels - Tour Eiffel : une maman et son âne vont traverser la France pour parler de l'autisme

 

On pourrait croire à un remake d’Antoinette dans les Cévennes, sauf qu’Antoinette s’appelle Alizée, et qu’elle ne court pas après l’amour, mais vers une meilleure prise en charge de son fils, autiste. Dans le rôle principal de la maman, il y a donc Alizée Casail, ex-monitrice d’équitation devenue assistante auprès d’élèves en situation de handicap (AESH). Sa vie, et celle du père de ses enfants, basculent lorsque que leur cadet, Mathieu, est diagnostiqué autiste à 2 ans.

Commence alors un parcours du combattant pour donner à son fils les meilleures chances de vivre le plus normalement possible. Mathieu a aujourd’hui 11 ans, il a déjà franchi de nombreux obstacles au prix d’importants efforts et de sacrifices pour ses parents.

Pour mettre en valeur ce travail accompli et alerter les autorités sur la nécessité de mieux encadrer les enfants atteints de troubles autistiques, Alizée Casail a donc décidé de se rendre à Paris. Mais plutôt que d’aller rencontrer un parlementaire en TGV, c’est avec une ânesse qu’elle va parcourir les 850 kilomètres qui séparent sa ville, Grabels, de la Tour Eiffel.

Le top départ de la première étape a été donné le vendredi 2 juillet au matin, devant l’école primaire Pierre Soulages de Grabels. L’objectif est d’atteindre le cœur de Paris le 26 août prochain. Après deux ans de préparation, les premiers pas sont donc chargés en émotions pour Alizée Casail :

“Je suis très émue car je me dis que le chemin est encore long, mais en même temps ce départ est un aboutissement.”

Top départ pour Alizée Casail et son ânesse Clémentine

Dans les sacoches endossées par Clémentine, l’ânesse, un carnet servira à Alizée Casail de recueil de témoignages. Elle y consignera également les bonnes idées glanées auprès des familles touchées par l’autisme : “J’espère que notre cahier de doléances sera bien plein et que j’aurais plein d’idées à partager au gouvernement.” A minima, l’Héraultaise espère être reçue dans un ministère “ne serait-ce que pour parler de ce que c’est que l’autisme au quotidien”.

“Suivre la route tracée par Mathieu”

Regard furtif dans le rétroviseur. Lorsque Mathieu a 4 ans, un médecin spécialiste de l’autisme indique à ses parents qu’il “ne parlera sans doute jamais”. Une “sidération” pour Alizée Casail qui a toujours eu à cœur de “prendre les choses comme elles viennent”.

Suite à cette rude nouvelle, la famille redouble d’efforts pour aider Mathieu. Le petit garçon enchaîne ainsi les séances chez l’orthophoniste, l’ergothérapeute et le psychomotricien. Des rendez-vous qui reviennent cher pour ce foyer aux revenus modestes. A tel point qu’Alizée se résout finalement à vendre sa maison. Et pour être disponible pour Mathieu, elle change également de métier. Ce qui lui importe, raconte-t-elle, c’est de “suivre la route tracée par Mathieu”. De se mettre à sa portée en quelque sorte.

Mathieu, 11 ans, a reçu le soutien de plusieurs personnalités à l'instar de l'équipe de France de volley

Un engagement du quotidien, qui pèse sur tous les membres de la famille. D’autant plus que les démarches administratives sont longues et fastidieuses. Malgré de multiples dossiers, “Mathieu n’a toujours pas obtenu sa notification MDPH”, soupire Alizée Casail, inquiète car son fils entre au collège en septembre. Or, les recommandations de la Maison départementale des personnes handicapées déterminent les aménagements et moyens humains mis à la disposition de Mathieu dans sa future scolarité.

A travers son épopée, Alizée Casail tient donc à mettre en valeur le combat de Mathieu et le sien. Son fils n’étant pas éligible à une des (rares) places en centre spécialisé, il a été scolarisé dans une école ordinaire. Très tôt, il a donc fait face aux regards des autres et au poids de la différence.

Si Mathieu ne marchera pas sur l’intégralité du parcours, il retrouvera régulièrement sa maman afin de témoigner. Parmi ses victoires sur la vie, il a par exemple à cœur de raconter que : “Quand j’étais petit, je ne pouvais rien faire. On a diagnostiqué que je ne parlerai pas. Je me suis battu et j’ai réussi. Et pour ça, je tiens vraiment à remercier mes parents.”

La première rencontre avec les CE1 de l’école primaire Pierre Soulages a en tout cas porté ses fruits, à entendre Anna : “On n’est pas tous pareils. Il ne faut pas se moquer de l’apparence d’un autre et il ne faut pas rigoler s’il a un problème.” Un regard bienveillant qui découle également d’un travail pédagogique de fond, mené dans cette classe, sur la tolérance.

Des revendications

Si le premier objectif de cette marche est donc de faire tomber des préjugés sur l’autisme, le second est en revanche de montrer les manquements du système français dans la prise en charge de ce handicap invisible. Pour Sylvie Casail, la grand-mère de Mathieu, il est notamment essentiel que toutes les consultations paramédicales soient remboursées par la sécurité sociale.

Autre volet, la tendance à la mutualisation des AESH, ces personnels qui aident l’enfant handicapé dans sa scolarité. Selon Alizée Casail, ces aidants constituent “un repère” pour l’enfant. En changer en permanence “nuirait beaucoup” à son accompagnement. Tout au long de leur aventure, Alizée Casail et Clémentine tiennent en outre une cagnotte en ligne. La moitié des fonds récoltés sera reversée à l’association Autisme France à l’issue du périple. Et pour suivre leur progression, rendez-vous est donné sur les réseaux sociaux.

Source FRANCE BLEU.

Allocation aux adultes handicapés : un couple divorce par amour, pour contourner la loi…

Pour continuer de percevoir son Allocation adultes handicapés, William Renault a décidé de divorcer de sa femme Catherine à la suite d’une décision des députés jugée injuste.

Une décision difficile et émouvante pour un couple marié depuis 39 ans.

William et Catherine Renault.

 

L’histoire ubuesque d’un couple obligé de se séparer par amour. À Lavaur, dans le Tarn, William Renault, handicapé, espérait que les revenus de son épouse ne soient plus pris en compte dans le calcul de son allocation. Mais les députés en ont décidé autrement, il y a deux semaines, à l’Assemblée nationale.

Il y a dix ans, une maladie cruelle et inconnue a précipité William dans un fauteuil roulant. Mais en raison du travail de son épouse, il ne peut pas percevoir l’intégralité de l’allocation aux adultes handicapés, l’AAH. C’est environ 450 euros par mois, soit le niveau de ses dettes mensuelles. Alors il reste une solution : divorcer, lui permettant ainsi d’économiser 6.000 euros.

“On est heureux ensemble. Mais malheureusement, aujourd’hui, on n’a pas le choix. L’AAH qui est là pour compenser le fait que je ne puisse pas travailler et bien aujourd’hui, cette AAH m’est enlevé parce que mon épouse travaille“, raconte William Renault.

Son épouse, Catherine, est très émue. Ils ont quatre enfants et sept petits-enfants. “On se bat pour nous, mais on se bat aussi pour des centaines de couples qui ne peuvent pas se marier, qui ne peuvent pas avoir d’enfants, les élever ensemble. C’est pour ça que quand il m’en a parlé, j’ai dit ok, tant pis. Ça fera ce que ça fera, mais on divorce”, explique Catherine. Une épreuve difficile pour ce couple marié depuis 39 ans.

Source RTL.

Toulouse : Juchée sur une grue, une mère d’enfants handicapés lance un appel au secours et obtient une réponse…

Pour alerter les pouvoirs publics sur sa situation, la mère de deux enfants handicapés a décidé de monter dans une grue jeudi matin.

Elle est redescendue en milieu de journée après avoir obtenu un logement et deux places dans des instituts spécialisés pour ses enfants.

Toulouse : Juchée sur une grue, une mère d’enfants handicapés lance un appel au secours et obtient une réponse

 

  • Depuis ce jeudi matin, 5h30, une mère d’enfants handicapés est juchée sur une grue.
  • Epuisée, cette Gersoise demande l’intervention des pouvoirs publics afin d’obtenir un logement à Toulouse et se rapprocher des centres de soins de ses deux enfants.
  • En milieu de journée, elle est redescendue après avoir obtenu un logement au sud de Toulouse et deux places en institut spécialisé

Ce jeudi matin, vers 5h30, une femme s’est réfugiée dans la cabine d’une grue sur un chantier en cours à Toulouse, dans le quartier de Purpan. C’est l’ultime moyen qu’a trouvé Leila Ketrouci, mère de deux enfants lourdement handicapés, pour se faire entendre. A bout, cette Gersoise qui élève ses trois enfants, a indiqué avoir épuisé tous les recours pour pouvoir obtenir un logement adapté et se rapprocher du CHU de la Ville rose, fréquenté par son fils de huit ans et sa fille de cinq ans, tous deux lourdement handicapés, atteints d’une maladie génétique rare et de  troubles autistiques.

« Aujourd’hui, mon action, c’est plus qu’un appel au secours », a-t-elle confié à l’AFP, brandissant une banderole où l’on peut lire « handicap scandale français ». Si elle cherche à se rapprocher de la Ville rose c’est aussi pour accéder aux établissements et services médico-sociaux spécialisés et adaptés, qui n’existent pas dans le Gers.

En milieu de journée, après des discussions avec les autorités, elle a réussi à obtenir deux places à temps complet dans des instituts spécialisés et le conseil départemental de la Haute-Garonne a réussi à lui trouver un logement social au sud de la Ville rose.

Il y a quelques années, en 2014, une autre maman d’enfant autiste était montée sur une grue pour se faire entendre.

Sophie Cluzel alertée

Depuis Estelle Ast se bat pour faire entendre les parents et a plaidé il y a encore peu la cause de Leila Ketrouci auprès de la secrétaire d’Etat aux Personnes handicapées Sophie Cluzel, qui s’est dite « attentive ».

« Depuis sept ans, ça a très peu évolué, c’est pour ça que les parents continuent de monter sur des grues », a regretté Estelle Astn déplorant une situation « scandaleuse » en France, « qui fait partie des derniers de la classe » en Europe concernant la prise en charge des enfants autistes.

Source 20 MINUTES.

Le Mans. Handicap : clip parodique pour une nouvelle loi…

Un collectif composé en grande majorité de Sarthois a réalisé une chanson pour défendre l’indépendance financière des handicapés en couple. Son titre : « Les Restreints du cœur ».

Dessin de la Sarthoise Stéphanie Simon, de l’APF-France Handicap. Le collectif souhaite l’adoption de la loi, en débat ce jeudi, qui permettrait de verser l’allocation adulte handicapé sans prendre en compte les revenus du conjoint.

 

Ce jeudi 17 juin 2021, doit être votée une loi qui pourrait rendre leur indépendance financière aux personnes handicapées vivant en couple. Problème : un amendement déposé par LREM limiterait cette indépendance.

Pour défendre la loi sans cet amendement, un collectif de personnes handicapées, baptisé Les Restreints du cœur et composé en grande partie de Sarthois, a écrit et enregistré une chanson parodique, à laquelle ont été ajoutées des images filmées avec les handi-danseurs de l’association Okyame, au Mans. La vidéo de la chanson, inspirée par celle des Restos du cœur, est en ligne sur YouTube.

Ce jeudi 17 juin 2021, doit être votée une loi qui pourrait rendre leur indépendance financière aux personnes handicapées vivant en couple. Problème : un amendement déposé par LREM limiterait cette indépendance.

Pour défendre la loi sans cet amendement, un collectif de personnes handicapées, baptisé Les Restreints du cœur et composé en grande partie de Sarthois, a écrit et enregistré une chanson parodique, à laquelle ont été ajoutées des images filmées avec les handi-danseurs de l’association Okyame, au Mans. La vidéo de la chanson, inspirée par celle des Restos du cœur, est en ligne sur YouTube.

Ce clip a pour objectif de participer artistiquement à la lutte pour la déconjugalisation de l’allocation adulte handicapé, au côté d’autres collectifs, d’associations, de politiques, qui se battent depuis des mois pour que nous puissions vivre en couple sans perdre notre revenu, indique, au nom du collectif, l’artiste manceau Famo, auteur de la chanson parodique.

Source OUEST FRANCE.

Handicap. 40 à 60 millions pour revaloriser le salaire des accompagnants scolaires…

Les AESH gagneraient entre 27 € et 41 € de plus chaque mois, propose le ministère de l’Éducation nationale, dans la foulée du Grenelle de l’Éducation.

Une « première étape » pour la CFDT.

Un accompagnant d’élèves en situation de handicap ( AESH ) auprès d’un élève handicapé.

Mobilisés depuis des mois pour obtenir une meilleure reconnaissance de leur travail, les 121 000 accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) semblent avoir été entendus par le ministère de l’Éducation nationale.

Actuellement, ces agents, la plupart du temps en CDD, interviennent en classe en concertation avec l’enseignant pour aider les élèves à écrire ou manipuler le matériel travaillent en général 24 heures de travail, pour un salaire moyen de 800 €, ce qui les place en dessous du seuil de pauvreté (855 €, selon l’Insee).

« Une première marche »

Lors d’une réunion avec les syndicats, organisée mardi 16 juin dans la foulée du Grenelle de l’Éducation, le ministère a annoncé qu’il entendait débloquer une enveloppe de 40 à 60 millions d’euros ​pour revaloriser leurs salaires.

Si la totalité de l’enveloppe budgétaire alimentait cette grille, les AESH gagneraient de 27 à 41 € de plus par mois. Il s’agirait là d’une première étape de revalorisation, celle de 2022​, se félicite le Sgen-CDFT. Pour le syndicat, cette première marche doit toutefois absolument être suivie d’autres mesures et actée sur plusieurs années​.

Augmenter le temps de travail

Les syndicats réclamaient également le statut de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH. Le ministère ne semble pas vouloir satisfaire cette revendication. Le groupe de travail, qui doit se réunir dans les quinze jours, a fait plusieurs propositions pour augmenter le temps de travail des AESH : intervention au sein des accueils collectifs de mineurs (ACM) en tant qu’animateurs ou directeurs, des services de restauration ou périscolaires.

Source OUEST FRANCE.

Manche : ils dénoncent le manque de moyens et de personnel pour les dossiers handicap…

Des agents du secteur social du Département de la Manche ont manifesté ce jeudi 17 juin, pour réclamer plus de moyens humains et financiers pour le secteur du handicap.

Une partie des agents qui ont manifesté dans la cour de la Maison du Département.

 

À trois jours du premier tour des élections, soixante agents du secteur social du Département de la Manche ont manifesté dans la cour du conseil départemental, ce jeudi 17 juin 2021 à Saint-Lô.

La colère et le ras-le-bol des agents sont légitimes. Cette manifestation est le vœu des agents. Ils ont demandé son organisation pour dénoncer le manque de moyens et la dégradation des délais de traitement des dossiers handicap. On a fait des alertes avant de lancer cette nouvelle action.

Laure AbissetDéléguée CGT

Un malaise dénoncé depuis plusieurs mois

Le malaise au sein de la Maison départementale de l’autonomie (MDA) mais aussi des centres médico-sociaux ne date pas d’hier. Le 6 mai dernier, un rassemblement avait déjà eu lieu à la Maison du département, et d’autres se sont tenus, toujours pour les mêmes problèmes, au cours du dernier mandat.

Les tensions sont apparues avec la création de la MDA qui regroupe la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) et les services autonomie du Département. La MDA traite, entre autres, les prestations PCH, AAH, et les dotations de moyens pour l’inclusion scolaire. Des milliers de demandes sont en souffrance.

« À ce jour, plus de 6 000 dossiers sont en cours d’instruction et 700 ne sont toujours pas traités. » Le délai de traitement, qui devrait être de moins de quatre mois, atteint « les onze mois ».

Le département de la Manche a été pointé par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) comme faisant partie des dix pires départements en France en matière de traitement de dossiers.

Pas assez d’agents

Une nouvelle organisation a été mise en place en janvier 2020, mais elle n’a pas réglé les problèmes qui se sont aggravés avec « un turn-over important des agents mais aussi des encadrants », des arrêts maladies, un manque de remplaçants.

L’objet du mouvement en mai avait pour but d’obtenir des postes pérennes sur des services où les besoins ont été quantifiés et des renforts sur des temps longs afin de permettre aux agents renforts d’être plus stables.

Le Département a mobilisé une enveloppe supplémentaire de 500 000 euros pour des remplacements. « Ces moyens sont insuffisants pour faire face aux besoins. Cette année, l’enveloppe initiale de 480 000 euros a été consommée en quatre mois. Cela représente 15 postes pour 380 agents », relève Laure Abisset.

Les événements ont accru le mal-être des agents : il est plus que temps de les écouter !

Lors d’une rencontre du dialogue social liée au préavis de grève, le président du Département a annoncé un renfort de douze postes à la rentrée de septembre dont les deux tiers financés par le CNSA.

Les agents demandent des moyens pérennes pour pouvoir faire face à une situation qui n’a cessé de se dégrader depuis plusieurs années. Une délégation a été reçue ce jeudi par des élus.

Source LA PRESSE DE LA MANCHE.

 

“Déconjugalisation” de l’Allocation adulte handicapé : tumulte à l’Assemblée nationale, la majorité recourt au vote bloqué…

Par le dispositif du vote bloqué, le gouvernement a contraint l’Assemblée à voter sur sa version du texte, qui prévoit un abattement forfaitaire sur les revenus du conjoint et non une individualisation du calcul de l’allocation.

 

La secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargée des Personnes handicapées, Sophie Cluzel, prend la parole à l'Assemblée nationale le 15 juin 2021. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

 

Le sujet du calcul de l’Allocation adulte handicapé (AAH) pour les personnes en couple a mis l’Assemblée nationale sous très haute tension jeudi 17 juin. La majorité se divisant sur la question, le gouvernement a décidé de recourir au vote bloqué : dispositif ne laissant aux députés d’autre choix que de voter sans retouche la version du texte approuvée par l’exécutif, sans les amendements soumis. La mesure d’individualisation de l’allocation, qui prévoyait de ne plus prendre en compte les revenus du conjoint du bénéficiaire, n’a donc pas été adoptée.

Portée par les oppositions de droite comme de gauche et par le groupe Agir (allié de la majorité), la déconjugalisation de l’AAH devait permettre de ne plus pénaliser certains allocataires en couple. En effet, certains allocataires se retrouvent à choisir entre vivre en couple au risque de voir leur indemnité diminuer, ou la conserver en renonçant sur le plan légal à leur relation. La mesure était au cœur d’une proposition de loi portant sur “diverses mesures de justice sociale” débattue en deuxième lecture à l’Assemblée dans le cadre d’une “niche” du groupe communiste.

Vives réactions des députés

Le gouvernement et les groupes LREM et MoDem étaient opposés à l’individualisation de l’AAH et ont fait voter une mesure qu’ils jugent “plus redistributive”, à savoir un abattement forfaitaire de 5 000 euros sur les revenus du conjoint. Plus de 60% des 150 000 couples dont le bénéficiaire de l’AAH est inactif devraient conserver ainsi leur AAH à 903 euros, au lieu de 45% des couples aujourd’hui.

Ce vote bloqué a suscité l’indignation de plusieurs députés de droite et de gauche. Certains ont quitté l’hémicycle, et c’est sans leurs voix que la proposition de loi a été validée. La majorité “marche sur les débris de la démocratie“, a tonné le patron des députés PCF, André Chassaigne, dans l’hémicycle. “C’est une atteinte très grave à la démocratie parlementaire et j’en ai honte pour vous”, a-t-il lancé à la secrétaire d’Etat aux Personnes handicapées, Sophie Cluzel. “Quelle honte !” s’est indigné Guillaume Chiche, député des Deux-Sèvres sur Twitter, à l’issue de la séance.

“Ils obligent les handicapés à choisir entre la bourse et le cœur. Ils marchent sur la démocratie. Maintenant il faut les sanctionner dans les urnes” dimanche au premier tour des élections régionales et départementales, a appelé le député François Ruffin (LFI) dans les couloirs du Palais Bourbon.

La secrétaire d’Etat Sophie Cluzel a pour sa part assuré face à plusieurs députés manifestement émus et en colère qu’elle était “totalement respectueuse de tout le monde”. La proposition de loi doit maintenant repartir au Sénat.

Source FRANCE INFO.

Handicap : Environ 200 personnes manifestent pour une allocation indépendante des revenus de leur partenaire…

Une mesure détricotée par le gouvernement et la majorité, selon les associations.

Les personnes en situation de handicap peuvent perdre leur AAH si leur partenaire gagne plus de 2.000 euros de revenus.

 

Environ 200 personnes, dont de nombreuses personnes en situation de handicap, se sont rassemblées dimanche à Paris pour réclamer que le calcul de l’allocation adulte handicapé (AAH) ne soit plus assujetti aux revenus du partenaire. « Je ne partage pas mon handicap, mon AAH non plus » ou « Fierté handi, mon AAH, mon autonomie », était-il ainsi écrit sur les nombreuses pancartes sur fond noir brandies par plusieurs d’entre eux, marchant ou roulant en cercle à l’appel de plusieurs collectifs et en scandant des slogans.

L’individualisation de l’AAH pour les personnes en couple est une mesure phare d’une proposition de loi qui sera discutée jeudi à l’Assemblée nationale. En commission, gouvernement et majorité ont détricoté cette mesure, inquiétant les associations : « A partir de 2.000 euros de revenus pour le conjoint, on n’a plus droit à l’AAH, s’insurge Pascale Ribes, présidente de APF France Handicap, sur le parvis de l’Hôtel de Ville. Les ressources d’un conjoint ne font pas disparaître le handicap et on est ainsi à la merci de son compagnon. Déjà ils sont mis à rude épreuve et en plus ils doivent nous entretenir, c’est indigne ». Pascal Ribes a ensuite demandé aux députés LREM de ne pas voter ce texte : «C’est un débat qui dépasse les clivages politiques.»

Une avancée conservée en commission

Certaines pancartes accusaient ainsi Emmanuel Macron ou Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapés, d’être « handiphobes ». Au milieu des fauteuils roulants, des malades du VIH, des sourds appareillés ou encore des chiens d’aveugles, ainsi que des aidants, l’avocate Elisa Rojas qui souffre d’une maladie génétique provoquant une fragilisation des os a déclaré : « Même si on perd cette bataille, après avoir déjà perdu celle de l’accessibilité, on gagnera la guerre de l’autonomie. Pourquoi devrait-on choisir entre amour et justice ? »

« Je passe le plus clair de mon temps chez moi, entre mes quatre murs. Je ne travaille plus depuis quinze ans et je vis avec ma femme qui travaille et m’assiste, a raconté Dominique Barrot-Morigny qui souffre de sclérose en plaques. Si ça peut apporter un plus d’être là, tant mieux ». Dans son fauteuil, avec un bras dans le plâtre, l’homme de 60 ans est venu de Versailles. « On tente de mettre une dernière pression pour faire bouger les lignes. En plus, les femmes handicapées sont souvent plus victimes de violences conjugales », explique Fatima, handicapée moteur en fauteuil. La réforme a été amendée en commission mais a conservé une avancée : plus de 60 % des 150.000 couples dont le bénéficiaire de l’AAH est inactif conserveraient ainsi leur allocation à 903 euros, au lieu de 45 % des couples aujourd’hui. Créée en 1975, l’AAH est destinée à compenser l’incapacité de travailler. Elle est versée sur des critères médicaux et sociaux. Plus de 1,2 million de personnes en bénéficient, dont 270.000 sont en couple, pour une dépense annuelle d’environ 11 milliards d’euros.

Source 20 MINUTES.