Valdoie -Territoire de Belfort – Ehpad de la Rosemontoise : le contenu « glaçant » du rapport des administrateurs provisoires…

Le conseil départemental du Territoire de Belfort et l’Agence régionale de santé ont prolongé de trois mois l’administration provisoire de l’Ehpad de la Rosemontoise à Valdoie.

Une décision motivée par le rapport établi par les administrateurs provisoires qui ont œuvré ces deux derniers mois.

Ehpad de la Rosemontoise : le contenu « glaçant » du rapport des administrateurs provisoires

Vendredi, Florian Bouquet, président du conseil départemental du Territoire de Belfort (CD90) et Pierre Pribile, directeur de l’Agence régionale de santé de Bourgogne Franche-Comté (ARS BFC), ont signé un arrêté conjoint prolongeant l’administration provisoire de l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) la Rosemontoise de Valdoie.

Trois mois reconductibles

À partir du 7 août, Sylvie Petrella assurera pour trois mois reconductibles cette mission, prenant la suite de Françoise Betoulle et Robert Creel qui ont assuré cette même fonction depuis le 6 juin.

Cette décision a été motivée par le rapport rendu par ces derniers. Un rapport « glaçant » comme le résumait Florian Bouquet vendredi après-midi lors d’une réunion avec les familles, représentants du personnel et des résidents.

« Mise en danger »

« Les dysfonctionnements relevés reflètent des manquements d’une particulière gravité de nature à mettre en danger notamment la sécurité et le bien-être des personnes âgées dépendantes », peut-on lire notamment dans l’arrêté.

Les deux premiers administrateurs nommés pour deux mois le 6 avril avaient déjà dressé un constat dans ce sens. Dans leurs conclusions, ils notaient qu’il y avait « urgence à prendre des mesures permettant de sécuriser non seulement la prise en charge des résidents de l’Ehpad mais également les conditions d’exercice de son personnel ».

Nombreux dysfonctionnements et défaillances

Quant aux seconds administrateurs, leur rapport d’une soixantaine de pages que nous avons pu nous procurer éclaire sur un nombre important de dysfonctionnements et de défaillances que ce soit dans le domaine du management, de la gestion des soins, des ressources humaines ou encore de la réalisation de travaux.

« Risque de maltraitance passive »

Dans leurs conclusions, les deux administrateurs provisoires soulignent que dorénavant «  l’ensemble des précautions est pris pour prévenir un second épisode de la Covid-19 si celui se confirmait ».

Toutefois, « s’agissant de la gestion managériale et de l’organisation des soins, la gravité des constats tenant à la non-sécurisation des soins dans leur organisation ainsi que dans la gestion des ressources humaines », ils sont amenés à « indiquer qu’un risque de maltraitance passive n’est pas à exclure si les conditions de sécurisation pérenne n’étaient pas réunies » à leur départ le 7 août.

Trouver une solution « viable et pérenne »

Si le fait de nommer une administration provisoire d’un Ehpad relève de l’exceptionnel, celui de la prolonger à deux reprises démontre que le mal est profond au sein de la Rosemontoise.

« Ces reconductions se sont imposées d’elles-mêmes », remarquait Florian Bouquet qui souhaite que soit mis en place tout ce qui permettra de donner une réponse « viable et pérenne aux résidents, à leurs familles et aux personnels ».

Source EST REPUBLICAIN.

Écœurées par le versement aléatoire de la prime Covid, les aides à domicile témoignent…

Alors que l’État a décidé de verser une prime pour service rendu pour le personnel soignant et travaillant dans les maisons de retraite, il laisse la charge de son versement aux conseils départementaux pour les aides à domicile.

Une situation qui crée l’incompréhension. Témoignages.

Écœurées par le versement aléatoire de la prime Covid, les aides à domicile témoignent

La colère continue de monter. Les salariés du secteur de l’aide à domicile ne comprennent pas pourquoi ils ne vont pas tous percevoir une prime pour le travail accompli lors de la période de confinement. Depuis maintenant plusieurs mois, les départements et l’État se renvoient la balle sur le paiement de cette prime. Résultat d’un département à l’autre, les aides à domicile sont loin d’être traitées de la même façon. Différents scénarios se profilent. Il y a d’un côté les départements – plus d’une vingtaine – qui ont annoncé qu’ils verseront une prime. Sauf que les montants diffèrent, allant de 200 euros à 1.500 euros et les conditions pour percevoir les primes ne sont pas non plus les mêmes. De l’autre côté, il y a des départements qui ont annoncé qu’ils ne verseront rien, renvoyant la responsabilité à l’État. Et au milieu, ceux qui n’ont pas encore fait connaître leur décision.

Pour les différentes associations et fédérations du secteur, cette situation n’est pas tenable. Dans un courrier envoyé le 21 juillet dernier au Premier ministre, une vingtaine d’entre elles dénoncent cette situation arguant que c’est “incompréhensible pour ces professionnels qui ont exercé tous les jours, sur tous les territoires, pour certains la peur au ventre, souvent sans les équipements nécessaires, un travail indispensable qui aura permis de contenir la propagation du virus et de soulager les professionnels de santé”. Elles demandent l’organisation d’une réunion pour trouver une solution.

Car ce qui inquiète aussi, c’est le risque d’une deuxième vague et la capacité à pouvoir de nouveau faire face. “Sur le terrain, les professionnels ne comprennent pas et sont dans un ressenti négatif, dénonce Hugues Vidor, président de l’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (Udes), qui compte notamment parmi ses adhérents des acteurs du secteur de l’aide à domicile. Tout le monde est allé au travail même si les équipements manquaient au départ et au final il n’y a pas de reconnaissance. Les fédérations nous disent que s’il y a une deuxième vague, elles ne savent pas ce qui se passera. Les professionnels sont sous pression, ils n’en peuvent plus”, ajoute-t-il.

Au coeur de toutes ces tergiversations, les aides à domicile ne comprennent pas bien pourquoi la décision est aussi compliquée à prendre. Après un appel à témoignages lancé par Capital, un sentiment d’abandon ressort de façon quasi-systématique. “Pendant le confinement, toutes les auxiliaires de vie ont travaillé sans relâche, aucune prime ne nous a été versée ce qui est vraiment inadmissible, déplore Sonia*, auxiliaire de vie dans les Alpes-Maritimes. Nous n’avons aucune reconnaissance de l’État, malgré l’aide que nous pouvons apporter aux personnes vulnérables et dans le besoin qui attendent souvent notre venue. Nous avons été oubliées.” Naît aussi un sentiment d’injustice par rapport au personnel des Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) qui se voit verser une prime financée par l’État. “Nous aussi nous avons travaillé pendant la période du confinement avec beaucoup de difficultés et de contraintes, tient à rappeler Martine, aide à domicile dans les Bouches-du-Rhône. Nous avons contribué à faire face à la crise sanitaire, nous avons toujours été en poste pour nous occuper des personnes vulnérables et malgré tout cela, nous sommes les oubliées”.

Dans leurs témoignages, les aides à domicile évoquent aussi leur rôle de rempart. Sans leur action, les hôpitaux auraient pu être encore plus engorgés. “Sans nous, les personnes chez qui nous allons n’auraient pas mangé, n’auraient pas eu de courses, pas de médicaments, pas d’aide aux repas ou aux toilettes”, liste Laurence, gérante d’une Société coopérative et participative (Scop) de services à la personne dans les Pyrénées-Orientales. Et le non versement d’une prime nationale, ne semble pas cohérent avec le discours actuel des autorités publiques qui l’affirment et le réaffirment, elles veulent encourager le maintien à domicile des personnes âgées. “Ce n’est pas logique du tout, estime Alexia, aide à domicile dans le Morbihan. On se bat pour maintenir un maximum de personnes âgées à leur domicile et ce maintien se fait aussi grâce à nous !”

Au-delà de ce sentiment d’oubli, les témoignages relèvent aussi une forte incompréhension. Quel département verse une prime ? Pourquoi une collègue qui travaille à quelques kilomètres va toucher une prime alors que ce ne sera pas le cas d’une autre qui travaille dans un département différent ? “Je ne sais toujours pas si mon département va verser une prime”, s’interroge Lucie travaillant en Corrèze. Il y a eu une réunion début juillet entre le Département et les structures d’aide à domicile, mais on ne sait pas ce qui sera fait. Peut-être une prime définie en novembre et payée en décembre ? De combien ? À qui ? Sur quels critères ?”, se demande-t-elle. Ces professionnels regrettent que leurs questions restent sans réponse. “Cela fait des mois que l’on nous dit avoir droit à la prime par le Département, or nous n’avons toujours rien et nos responsables n’en savent pas plus également”, relève Jean, assistant de vie sociale dans le Doubs. Mahdia, aide à domicile dans le Nord, département qui annoncé verser une prime, finit même par ne plus y croire. “Mon patron affirme qu’il y aura une prime ça doit être versé avant le 31 juillet mais il dit n’avoir toujours rien reçu”.

* Tous les prénoms ont été modifiés

Source CAPITAL.

Nouvelles pistes de traitement contre Alzheimer : de récentes études scientifiques changent radicalement d’approche dans la recherche des causes de la maladie…!

L’amyloïde, principale cible des développements de traitements de la démence, suscite désormais le scepticisme après les échecs de plusieurs pistes de médicaments.

Une étude publiée dans la revue Scientific American montre que l’amyloïde suscite désormais le scepticisme, après l’échec du développement de plusieurs médicaments. Que nous révèle cette nouvelle étude sur la maladie d’Alzheimer?

Nouvelles pistes de traitement contre Alzheimer : de récentes études scientifiques changent radicalement d’approche dans la recherche des causes de la maladie

Fabrice Gzil : Près de cinquante millions de personnes dans le monde – environ un million de personnes en France – vivent avec les symptômes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée.

Jusqu’à présent, la recherche de médicaments s’est soldée, dans ce domaine, par une série d’échecs. Beaucoup de molécules ont paru prometteuses chez la souris ou dans les premières étapes de leur développement, mais se sont finalement avérées inefficaces ou toxiques. Ces dernières années tout particulièrement, les déceptions se sont enchaînées. Des essais majeurs ont été interrompus. Des laboratoires ont jeté l’éponge. Certains chercheurs se sont même demandé s’il ne fallait pas abandonner les hypothèses sur lesquelles ces traitements expérimentaux étaient bâtis. C’est dans ce contexte morose – marqué également en France par le déremboursement des médicaments symptomatiques – qu’intervient ce qu’il faut bien appeler la surprenante histoire de l’aducanumab.

Cet anticorps monoclonal, développé par le laboratoire américain Biogen en association avec le japonais Eisai, est une biothérapie dirigée contre les agrégats de peptide amyloïde, l’une des anomalies cérébrales fréquemment observées dans l’Alzheimer. Bien qu’ils fassent l’objet d’essais cliniques depuis les années 2000, ces thérapies n’ont jamais montré d’efficacité contre cette pathologie, peut-être parce qu’ils avaient été administrés trop tard.

En 2015, Biogen et Eisai ont ainsi lancé deux essais parallèles de phase III (EMERGE et ENGAGE) pour évaluer l’efficacité de l’aducanumab chez des personnes au stade très précoce (maladie d’Alzheimer prodromale et légère). Les patients inclus dans ces essais – conduits dans 300 hôpitaux de 20 pays, dont 16 centres en France – recevaient pendant 18 mois des doses croissantes de produit, par injection mensuelle en intraveineuse, ou un placebo.

Début 2019, premier coup de théâtre. Une étude de futilité a été réalisée par les statisticiens de Biogen. C’est une procédure habituelle dans les essais de grande ampleur, qui consiste à calculer la probabilité qu’une molécule puisse s’avérer efficace, afin d’éviter d’engager des dépenses superflues et de soumettre les malades à des risques inutiles. Ces analyses, menées sur la base des données de 1 748 patients, suggéraient qu’il y avait très peu de chances pour que la molécule démontre une efficacité. En conséquence, en mars 2019, Biogen et Eisai annoncent l’arrêt des deux essais.

En octobre 2019, deuxième coup de théâtre. Dans un communiqué aux investisseurs, les deux laboratoires indiquent qu’après l’interruption des essais, des données plus complètes ont été analysées, qui suggèrent que l’aducanumab n’est peut-être pas inefficace. Chez certains patients, non seulement il aurait fait régresser les anomalies cérébrales, mais il aurait aussi ralenti le déclin cognitif et fonctionnel. Ainsi, dans l’essai EMERGE, chez les patients ayant reçu pendant une longue période la dose maximale d’anticorps (10mg/kg), on observerait une réduction de l’amyloïde cérébrale et une diminution de la protéine tau dans le liquide céphalo-rachidien, ainsi qu’un ralentissement du déclin clinique. Bien que ces résultats n’aient pas pu être reproduits dans l’essai ENGAGE, Biogen annonce alors qu’il déposera « début 2020 » un dossier auprès de la Food and Drug Administration, l’autorité américaine en charge d’autoriser la mise sur le marché des médicaments.

Il y a quelques jours, on a appris que ce dossier ne sera, finalement, déposé à la FDA qu’au troisième trimestre 2020. Mais Biogen a d’ores et déjà entrepris de relancer ces essais qui avaient été interrompus. Proposés aux patients qui avaient été inclus dans EMERGE et ENGAGE, ces essais de stade III de réadministration en ouvert auront pour but d’évaluer l’innocuité et la tolérance de la molécule. Les 2 400 patients éligibles recevront des injections intraveineuses mensuelles d’aducanumab à forte dose (10mg/kg) pendant une durée de deux ans.

La faible efficacité et les doses élevées nécessaires à la réussite du ciblage de la protéine responsable de la maladie d’Alzheimer rendent-ils l’usage de ce traitement commercialisable ?

Vous posez plusieurs questions essentielles.

Premièrement, quelle est l’efficacité clinique de l’aducanumab ? Les avis sur le sujet divergent considérablement. Bien qu’il ait été présenté dans de nombreux médias comme « le premier médicament efficace contre l’Alzheimer », trois raisons invitent à faire preuve d’une grande prudence. D’abord, les critères d’efficacité n’ont été atteints que dans l’une des deux études, sans que l’on comprenne vraiment pourquoi. Ensuite, dans le meilleur des cas, on ne constate pas une amélioration des fonctions cognitives et de l’autonomie dans la vie quotidienne, mais tout au plus un déclin cognitif et fonctionnel très légèrement moindre dans le groupe traité, par rapport au groupe contrôle. Les patients ayant reçu la molécule continuent de perdre des capacités, même s’ils semblent les perdre très légèrement moins vite. Enfin, analyser a posteriori des résultats est un exercice très périlleux d’un point de vue méthodologique. C’est pourquoi de nombreux experts refusent de se prononcer avant d’avoir davantage de preuves. Pour savoir si l’aducanumab peut avoir une quelconque efficacité, il va falloir attendre la fin des deux essais qui devaient débuter en mars 2020, et devraient durer au moins jusqu’en 2023. On ignore pour l’instant à quel point l’épidémie de Covid-19 a perturbé le démarrage de l’étude.

Deuxièmement, vous rappelez à juste titre que le traitement ne paraît pouvoir avoir d’efficacité qu’administré à haute dose, en continu, sur une longue période. Cela soulève la question de la toxicité de la molécule. Les anticorps ont un effet inflammatoire. Dans EMERGE et ENGAGE, des œdèmes cérébraux ont été observés, qui peuvent occasionner de violents maux de tête. Il conviendra de mettre en balance ces risques et inconvénients avec les bénéfices potentiels du traitement.

Troisièmement, avant de mettre un médicament sur le marché, les autorités de santé évaluent son rapport coût / bénéfice. Les anticorps monoclonaux sont des traitements coûteux. Celui-ci pourrait revenir à 9 000 euros par an et par patient. Compte tenu de ce coût et du nombre considérable de patients potentiellement concernés, les autorités de santé pourraient exiger que la molécule démontre une efficacité relativement importante. Elles pourraient également demander une stricte adhérence au label. En d’autres termes, il se pourrait que ne soient éligibles au remboursement que les patients au stade prodromal ou léger ayant, comme dans les essais, une charge amyloïde importante dans le cerveau. Les autorités de santé pourraient aussi décider de restreindre le traitement aux patients à haut risque, ayant un profil génétique particulier (qui représentait les deux-tiers des patients inclus dans l’essai). Il est donc très improbable que l’aducanumab puisse, dans les prochains mois, et même dans les toutes prochaines années, être accessible en pharmacie pour tous les malades d’Alzheimer.

Quelles autres pistes de recherche sont actuellement en cours pour lutter contre cette maladie ? Pouvons-nous imaginer guérir un jour de la maladie d’Alzheimer ?

Pour certains experts, l’aducanumab est le premier médicament qui agit à la fois sur les symptômes de la maladie et sur ses lésions. C’est le premier traitement qui, au-delà d’une action purement symptomatique, « bloque le processus pathologique ». Selon ces experts, cela validerait l’hypothèse de la cascade amyloïde, que l’on était – à tort – sur le point d’enterrer. Cela justifierait de viser le peptide amyloïde. Et cela encouragerait les autres anticorps monoclonaux en cours de développement, qui agissent par un mécanisme proche.

D’autres experts ont une analyse différente. Pour eux, l’hypothèse amyloïde explique bien les formes de la maladie d’Alzheimer qui surviennent de manière précoce (avant 65 ans). Les formes qui surviennent plus tardivement, notamment après 80 ans, sont beaucoup plus nombreuses et résulteraient quant à elles de mécanismes multiples. Pour cette raison, les approches thérapeutiques qui ne ciblent que la protéine amyloïde risquent de ne pas fonctionner dans ce cas : c’est une combinaison d’interventions qui constituera la meilleure approche.

Deux autres éléments majeurs doivent être pris en considération. D’abord, la prévention. Les personnes qui ont 85 ans aujourd’hui ont significativement moins de risques de développer une maladie d’Alzheimer que les personnes qui avaient le même âge dans les années 1980 ou 1990. L’explication ? Un mode de vie plus favorable à la santé, des mesures de santé publique et des facteurs sociaux, comme l’augmentation du niveau d’études et de l’activité professionnelle des femmes. Ce fait majeur – que l’on ne souligne et dont on ne se réjouit pas assez – est porteur de grands espoirs. Parallèlement aux efforts pour guérir les maladies cérébrales, essayons de conserver le plus longtemps possible notre cerveau en bonne santé.

Ensuite, la compensation et l’adaptation de l’environnement. On peut continuer d’avoir une bonne vie avec des troubles cognitifs, à condition que l’environnement (matériel, humain, technologique, économique, juridique…) soit adapté. C’est tout l’effort de la recherche psychosociale et de la recherche en sciences humaines et sociales : essayer de réduire au maximum l’impact des troubles sur l’autonomie fonctionnelle et la qualité de vie des personnes malades, et faire en sorte que la société de demain soit plus sensibilisée, plus accueillante, plus « inclusive » vis-à-vis des personnes en situation de handicap cognitif.

En somme, se demander si nous pourrons un jour « guérir de la maladie d’Alzheimer », c’est faire l’hypothèse que ce que nous appelons aujourd’hui « maladie d’Alzheimer » – et que l’on appelait il n’y a pas si longtemps « sénilité » – est une réalité monolithique. Or, tous les travaux menés ces dernières années, que ce soit par les sciences biomédicales ou par la recherche psychosociale, suggèrent au contraire que « le phénomène Alzheimer » est une réalité complexe, contrastée, diversifiée. Les choses sont très différentes selon que l’on a affaire à une maladie d’Alzheimer ou à une maladie dite apparentée, comme la maladie à corps de Lewy ; selon que le syndrome démentiel survient avant 65 ans ou après 85 ans ; selon les soutiens et les ressources, internes mais aussi externes, dont la personne peut bénéficier.

Il faut garder à l’esprit cette complexité et cette diversité quand on conduit des recherches thérapeutiques sur la maladie d’Alzheimer. Bâtir une réponse globale au phénomène Alzheimer, c’est à la fois mener de la recherche thérapeutique, réfléchir à des stratégies de prévention et de compensation, et rendre la société plus habitable pour les personnes qui, lorsqu’elles avancent en âge, développent un handicap cognitif.

Il convient surtout de rendre un très vif hommage aux personnes malades d’Alzheimer et à leurs familles qui acceptent de se prêter à la recherche, que celle-ci soit biomédicale ou psychosociale. Car c’est d’abord grâce à elles, à leur patience, à leur engagement en vue du bien commun, que notre réponse au phénomène Alzheimer pourra, demain, être plus efficace et plus pertinente qu’elle ne l’est aujourd’hui.

Source ATLANTICO.

Un Diplôme Universitaire pour mieux prévenir les fragilités de l’âge….

Créé à l’Université de Bourgogne-Franche-Comté, il connaît sa première promotion en 2018.

Originalité, il aborde principalement l’aspect social.

Un DU pour mieux prévenir les fragilités de l’âge

Lors de la rentrée 2018, 9 étudiantes étaient en formation continue expérimentant le DU évaluateur social de l’autonomie des personnes âgées à domicile. Un diplôme de l’Université de Bourgogne-Franche-Comté porté par la fac de droit. L’évolution démographique, les avantages du maintien à domicile en termes de coût et bien-être accentuent le besoin en démarche préventive.

«L’Etat a fléché la prévention comme un des leviers pour mieux vieillir explique Isabelle Moesch, responsable du DU. Ce diplôme doit donner les outils pour repérer les fragilités.

Cela concerne la dépression mais aussi des thèmes plus tabous, comme le suicide ou la sexualité. Il existe beaucoup de DU en expertise gérontologique et médicale mais sur l’aspect social, c’est un peu une première». Le nombre de suicides des plus de 80 ans est par exemple évalué à 3000, mais ce chiffre est certainement très sous-estimé selon elle.
Les évaluatrices en formation sont la plupart en emploi. Pour 3 d’entre elles, le DU représente un complément à leurs études en licence pro encadrement des services à la personne ou en master vieillissement, également proposés à l’UBFC. Toutes sont des femmes, ce qui n’est pas étonnant : les métiers de l’accompagnement du vieillissement sont très majoritairement féminisés.

La formation doit répondre au besoin d’une nouvelle démarche préventive : anticiper et repérer les fragilités des personnes âgées pour les combattre, «car elles sont réversibles».

«Les notions d’estime de soi ou de rapport au monde des personnes âgées sont très peu abordées mais fondamentales». Mis en place en collaboration avec le PGI et la Carsat (1), le DU aborde des modules spécifiques : connaissance de l’environnement, expertise sociologique et psychologique du sujet âgé, démarche évaluatrice, conduite d’action, droit de la personne et de la famille. «Une partie est en lien avec la cybersécurité et l’utilisation des données. On insiste beaucoup sur l’aspect déontologie» assure Isabelle Moesch.

Plus d’information, cliquez ici.

Source TOPO.

Cinq réflexes pour se prémunir de la maladie d’Alzheimer…

Plusieurs facteurs principalement liés à l’hygiène de vie participent au développement de la maladie d’Alzheimer.

Quels réflexes adopter pour se prémunir de cette pathologie dégénérative ?

Cinq réflexes pour se prémunir de la maladie d’Alzheimer

Comme beaucoup de pathologies, la maladie d’Alzheimer se déclenche sous l’effet de facteurs de risque non modifiables (l’âge, la génétique…) et d’autres modifiables (l’activité physique, l’alimentation…).

Mais alors, à quel point prendre soin de soi diminue la probabilité de développer cette atteinte neurodégénérative ?

Pour répondre à cette question, des chercheurs américains* ont recruté près de 3 000 volontaires.

Une liste des cases à cocher pour se protéger de la maladie d’Alzheimer a été dressée :

– Un minimum de 150 minutes d’activité physique modérée ou intense par semaine** ;

– Une absence de tabagisme. Il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer : en effet, mettre fin à sa consommation de cigarettes après 60 ans a un impact positif sur la santé ;

– Une consommation d’alcool légère à modérée pour entretenir un bon capital cognitif ;

– Un équilibre nutritionnel basé sur le régime méditerranéen, les régimes antihypertenseurs (faibles apports en sel) et des menus essentiellement « végétariens, efficaces pour prévenir la démence », précise le Dr Richard J. Hodes*** ;

– Un bon degré de stimulation cognitive pour maintenir son cerveau en éveil.

Résultat, comparé aux volontaires ne respectant aucun ou un seul de ces critères, ceux qui en appliquent deux ou trois voient leur risque de souffrir de la maladie d’Alzheimer diminué de 37%, et de 60% avec quatre à cinq critères.

* Rush University Medical Center

**Basé sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS)

***Directeur du National Institute on Aging (Maryland)

Source EST REPUBLICAIN.

« Le jour où Mamie ne m’a pas reconnue » : Alzheimer, un choc aussi pour les petits-enfants…

Des petits-enfants qu’ils ne reconnaissent plus, un comportement étrange, une relation qui change…

Quand la maladie d’Alzheimer vient aussi bouleverser le lien intergénérationnel.

Le lien avec les petits-enfants est précieux pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Entendre ma grand-mère m’appeler maman a été très douloureux. J’étais, du haut de mes 10 ans, partagée entre le fou rire du cocasse de la situation et la grande tristesse. Elle avait toujours représenté la sagesse, le devoir, le savoir, l’élégance…

Stéphanie, trente ans après, se souvient de ce jour où sa mamie ne l’a pas reconnue au chevet d’une chambre d’hôpital. Un choc. Elle sentait bien qu’elle perdait un peu la tête, mais aucun adulte ne lui avait expliqué pourquoi et comment Alzheimer allait inéluctablement bouleverser ses relations avec son entourage, ses petits-enfants en particulier.

Ma mère vivait mal la maladie de la sienne. Pour me protéger, elle parlait juste des effets du vieillissement. Ça me foutait une de ces peurs ! Je me suis dit, alors quand on vieillit, c’est ça qui arrive, débloquer complètement de là-haut ?

Maintenir le lien intergénérationnel

Comment raconter aux enfants la maladie dégénérative, en décrypter les ressorts, les conséquences pour éviter la trouille des visites, voire la rupture du lien ? Les soignants et spécialistes ne cessent de le répéter, le lien intergénérationnel entre les malades et leurs proches a des effets bénéfiques, insiste Élisabeth Rieu, psychologue, spécialisée en gérontologie à l’hôpital de Pau.

Tous les jours, elle accompagne des aidants et constate combien la présence des plus jeunes est précieuse auprès des malades. Les enfants ont cet avantage énorme de la spontanéité, du bon sens. Ils ne sont pas formatés, ne jugent pas.

Quand on leur explique simplement, voilà, le cerveau de ton grand-parent est malade donc qu’il ne fonctionne plus comme le nôtre, c’est pour ça qu’il peut faire des choses bizarres. L’enfant comprend très bien que la relation change. C’est quand il sent dans les explications alambiquées ou les non-dits des adultes des zones d’ombre qu’il nourrira de l’inquiétude.

Les plus jeunes sont une vraie richesse

Dans une étude réalisée sur la communication entre les malades d’Alzheimer et leurs petits-enfants, son autrice, l’orthophoniste Émilie Daude, appuie sur cette authenticité bienveillante : Les plus jeunes, de 5 à 10 ans, arrivent à maintenir les liens au-delà des normes et codes sociaux. C’est une vraie richesse qui vient atténuer la marginalisation des personnes malades dans la famille et la société.

Et si le cognitif faiblit chez le malade, le cerveau émotionnel reste, lui, très actif. Jamais ma grand-mère n’avait été aussi tendre avec moi, s’émeut Stéphanie. Comme si la maladie l’avait libérée d’une certaine pudeur.

Comprendre avec Mamillette

Les derniers moments de sa grand-mère malade, dans son Ehpad de l’Ain, entourée de ses proches, voilà le sujet du documentaire La mémoire qui flanche . 45 minutes où simplement, sans commentaires, Éric de Chazournes, l’un des petits-fils d’Annie, alias Mamillette, 96 ans, laisse la vie et la maladie se montrer sans fard. En accès libre sur YouTube, il a ému les internautes et les membres du jury du festival Deauville Green Award, qui lui ont décerné, fin 2019, le Trophée d’or.

Et avec Papi André

Rester naturel et tolérant face à la maladie, c’est aussi ce que prône un outil pédagogique en ligne Alzheimer, même pas peur, publié sur alzjunior.org par la Fondation vaincre Alzheimer. Une série en BD où Jade et Léo voient leur Papi André laisser tout brûler sur le feu, ne sait plus quel jour il vit, s’agite très vite, fait des caprices… En quelques bulles, leurs parents expliquent le pourquoi de la maladie.

Source OUEST FRANCE.

Toulouse : Quand des liposuccions débouchent sur un espoir de traitement de la maladie d’Alzheimer…

Un essai clinique contre la maladie d’Alzheimer va démarrer au CHU de Toulouse grâce aux cellules-souches fournies en quantité industrielle par la start-up Cell-Easy.

Elles sont recyclées après les liposuccions.

Dans les laboratoires de la start-up toulousaine Cell-Easy, spécialisée dans la médecine régénératrice.

  • Un essai clinique innovant contre la maladie d’Alzheimer va démarrer au CHU de Toulouse.
  • Il utilisera les cellules-souches fournies par la start-up Cell-Easy.
  • Elles ont la particularité d’être issues de déchets de liposuccions. La jeune entreprise sait désormais les produire en quantités industrielles et donc à un prix abordable.

Du superflu au super espoir scientifique. Quel est le lien improbable entre les liposuccions pratiquées par les chirurgiens esthétiques et la recherche contre la maladie d’Alzheimer ? Ce sont les cellules-souches, dont les tissus adipeux regorgent et que la start-up toulousaine Cell-Easy, spécialisée dans la médecine régénératrice, a eu l’idée de récupérer auprès des cliniciens.

« On prend ce déchet et on en fait un médicament, explique tout bonnement Pierre Monsan, le directeur général de la société et fondateur de la Fédération française des biotechnologies. Alors que généralement, les cellules-souches sont issues soit de cordons ombilicaux, soit de douloureuses ponctions lombaires, notre technologie permet de les multiplier ». De sorte qu’un donneur peut « fournir » des milliers de receveurs et, surtout, que le coût de la production, en quantité cette fois industrielle, est fortement diminué.

Des tests sur neuf patients au départ

A l’heure des médicaments de thérapie innovante (MIT) et où les scientifiques ambitionnent de « soigner le vivant par le vivant », le CHU de Toulouse a pris la balle au bond. Il vient de signer avec Cell-Easy une convention portant sur un essai clinique contre la maladie d’Alzheimer. Ce dernier devrait démarrer début 2021. « La maladie d’Alzheimer se caractérise par un état inflammatoire chronique du cerveau qui provoque des dépôts de protéines, détaille Pierre Monsan. L’équipe du CHU veut tester l’effet anti-inflammatoire des cellules-souches et leur capacité à ralentir l’évolution de la maladie. »

L’essai sera conduit par l’équipe du professeur Bruno Vellas au gérontopôle. Il devrait au départ concerner neuf patients suivis aux CHU de Toulouse et Montpellier, âgés de 50 à 85 ans, et qui en sont au tout début de la pathologie. Les cellules-souches leur seront injectées par voie sanguine. En fonction des résultats préliminaires, la cohorte des patients pourra ensuite passer à une cinquantaine. Avec de grands espoirs dans la balance.

Source 20 MINUTES.

Landes : Le premier Village Alzheimer ouvre ses portes, adapté au Covid-19…

Cet établissement unique en France va recevoir les premiers de ses 120 patients à partir du 11 juin.

Vue aérienne du futur village Alzheimer qui sera livré en juin 2019 dans les Landes.

L’ouverture du Village Landais Alzheimer, initialement programmée début avril, avait dû être repoussée en raison de l’épidémie de Covid-19. Mais après deux ans de travaux et le passage de la crise sanitaire, le Village Alzheimer de Dax (Landes), un établissement unique en France entièrement dédié à l’accueil de personnes atteintes de la maladie, a annoncé jeudi qu’il recevrait les premiers de ses 120 patients à partir du 11 juin.

Unique en France, le Village, porté par le conseil départemental des Landes, est « conçu comme un vrai village, réparti sur une surface de cinq hectares », selon Vincent Galibert, le directeur du groupement d’intérêt public qui pilote le projet. Conçu dans son architecture comme un village landais regroupant des bastides, il s’organise en quatre quartiers regroupant quatre maisonnées de 300 m2 chacune et pouvant accueillir sept à huit personnes.

Les aidants et le personnel soignant ont observé une quarantaine

Avec son café-restaurant, sa salle de spectacle, son magasin d’alimentation ou encore son salon de coiffure, il doit permettre aux personnes accueillies de poursuivre leur vie de tous les jours dans des conditions d’accueil optimales. L’objectif est clairement fixé : mettre le patient au centre du dispositif pour lui permettre de vivre une vie normale.

Pour l’heure, l’équipement ne fonctionnera pas à sa vitesse de croisière. Le Covid-19 a obligé le Village à revoir l’organisation des admissions et, pour un temps au moins, le fonctionnement du lieu. Les personnes extérieures ne pourront par exemple pas encore profiter des commerces et services et les intervenants extérieurs bénévoles devront aussi attendre. Les aidants et le personnel soignant sont, eux, revenus le 11 mai pour observer une quarantaine. L’admission des patients, qui auront été testés, va s’échelonner sur un mois.

Le projet impulsé par l’ancien ministre et patron des Landes Henri Emmanuelli​, décédé en 2017, a un coût de 29 millions d’euros. Il s’inspire d’une initiative similaire mise en place à Weesp, près d’Amsterdam.

Source 20 MINUTES.

Une étude souligne le douloureux isolement de certains seniors pendant le confinement…

4% des plus de 60 ans, soit 720.000 seniors, «n’ont eu aucun contact avec leur famille durant le confinement», selon un sondage révélé par l’association Les Petits frères des pauvres.

Près de 600.000 personnes vivent aujourd'hui en France dans l'un des 7200 Ehpad du territoire.

La plupart des personnes âgées ont eu davantage de contacts avec leurs familles pendant le confinement, mais une minorité, déjà très isolée habituellement, l’a été encore plus pendant la crise épidémique, révèle une étude publiée jeudi 4 juin par l’association Les Petits frères des pauvres.

«En dépit d’un bel élan de solidarité familiale et citoyenne, de nombreuses personnes âgées (…) ont encore davantage souffert de solitude et d’isolement», relève l’association, qui se consacre justement à rompre l’isolement des seniors. Une étude CSA, réalisée pour l’association auprès de 1503 personnes de plus de 60 ans, met certes en évidence un «renforcement des contacts familiaux» pendant le confinement: 43% des sondés disent avoir eu pendant cette période un contact tous les jours ou presque avec leur famille, contre 33% auparavant.

Mais à l’inverse, 4% des plus de 60 ans, soit 720.000 seniors, «n’ont eu aucun contact avec leur famille durant le confinement», alors que 1% seulement faisaient état d’une telle situation avant l’épidémie, selon le rapport. Ces personnes les plus isolées, qui «vivent une sorte de confinement permanent», ont pu se sentir «complètement abandonnées» pendant la crise sanitaire.

Les «invisibles»

Ce sont ces «invisibles» qui «ont le plus souffert», selon la déléguée générale des «Petits frères», Armelle de Guibert. Pour beaucoup d’aînés, le numérique a certes permis de rétablir des contacts: 59% des seniors disposant d’un accès à internet ont passé des appels en «visio» avec leurs proches (et même 43% des plus de 85 ans). Pour autant, soulignent les «Petits frères», «4,1 millions de Français de 60 ans et plus n’utilisent jamais internet, surtout les plus âgés et les plus modestes». Pour Mme de Guibert, l’enjeu va être de «faire perdurer la dynamique de solidarité» qui s’est manifestée pendant le confinement, «pour qu’on aille vers ceux qui sont passés à travers les mailles du filet».

Pour l’association, il importe de «prévenir» l’isolement des plus âgés. Pour ceux qui résident encore chez eux, cela doit passer par exemple par une amélioration de l’aménagement urbain, pour favoriser les déplacements, mais aussi par le maintien des services et commerces de proximité.

Et pour ceux qui vivent en maison de retraite, il faut «systématiser les lignes téléphoniques dans les chambres», ou encore «faciliter l’intervention de bénévoles d’accompagnement».

Source LE FIGARO.

16 décès dans un EHPAD de Tonnay-Charente. D.Bussereau dénonce le système d’informations… Vidéo

16 résidents d’un EHPAD de Tonnay-Charente (17) sont décédés du CoVid 19. Dominique Bussereau, le président de Charente maritime, dénonce des dysfonctionnements dans la transmission des informations entre l’Agence régionale de santé et les élus.

16 pensionnaires de cet EHPAD privé de Tonnay-charente sont décédés du covid 19 depuis mars. / © Jérôme Deboeuf-France Télévisions

Le chiffre n’apparaît nulle part dans les relevés quotidiens envoyés par l’Agence régionale de la santé. 48 personnes sont décédées du coronavirus en Charente maritime depuis le début de la crise. Or sur ces 48 décès, 16 ont eu lieu au même endroit, à l’EHPAD “Les portes du jardin” à Tonnay-Charente.

Il y a quelques semaines 13 personnes s’étaient révélées positives dans cet établissement privé. Mais depuis, plus rien. Ce sont nos confrères du journal Sud-Ouest qui ont publié l’information hier. Dominique Bussereau, le président de la Cha

Interrogé par téléphone, Dominique Bussereau ne décolère pas. “Ce qui s’est produit est grave. Personne n’était au courant, ni moi, ni le maire, ni le préfet. J’ai donc saisi le ministre de la Santé, Olivier Véran pour lui signaler ces dysfonctionnements technocratiques. Je ne veux mettre en cause personne, ce que je dénonce ce sont les problèmes de transmission des informations.

L’agence régionale de santé a répondu directement par téléphone à Dominique Bussereau en confirmant le décès de ces 16 résidents, depuis le début de la crise.
Le maire de Tonnay-Charente, Eric Authiat, se veut plus modéré. “Je suis d’accord avec M. Bussereau sur le manque de transparence de la part de cet EHPAD privé. Moi-même je l’ai appris par hasard et j’ai aussitôt appelé l’établissement. On souffre trop de non-dits, il faut être sérieux et transparent. D’autant que si on regarde bien cela fait à peu prés cinq décès sur trois mois, la situation n’est pas si catastrophique”, nuance le maire.

Reportage Jérôme Deboeuf, Pascal Simon et Christophe Pougeas :

Source FR3.