Côte-d’Or : un coffret multisensoriel pour les personnes âgées, le nouveau projet des “Doigts qui rêvent”…

La maison d’édition basée à Talant et spécialisée dans les livres tactiles destinées aux enfants déficients visuel, veut cette fois s’adresser aux personnes âgées en situation de handicap.

Elle prévoit de créer des coffrets multi-sensoriels “évocateurs de souvenirs”.

Explications.

Un livre tactile réalisé par Les Doigts qui rêvent, la maison d'édition spécialisée basée à Talant.

 

Un nouveau projet pour la maison d’édition talantaise, Les Doigts qui rêvent ! Spécialisée dans les livres tactiles destinés aux enfants déficients visuel ou aveugles, veut cette fois s’adresser aux personnes âgées en situation de handicap. “L’idée c’est de proposer des coffrets multi-sensoriels” explique Sophie Blain, la directrice de, Les Doigs qui rêvent, “dans ces coffrets on va trouver des textes courts, chacun aura une illustration tactile à découvrir avec les mains. Il y aura aussi un objet en lien avec le texte et des objets à sentir, mais aussi une musique ou une chanson.”

Un travail mené lors d’ateliers dans les EPHAD de Talant et Chaumont

“Cela va dépendre du travail obtenu lors des ateliers menés au sein des EHPAD Robert Grandjean à Talant et de l’EHPAD Osier Pourpre à Chaumont,en octobre prochain”, poursuit la directrice de la maison d’édition.

Un projet né d’un constat fait sur le terrain après de nombreux ateliers menés en partenariat avec ces EHPAD et de jeunes publics. “On s’est rendu compte que des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer qui rentraient davantage en interaction avec un livre tactile.” L’objectif c’est donc de déterminer avec les prochains ateliers, les textes en lien avec ces publics là, et de “fabriquer des livres plus légers avec des planches tactiles par exemple pour ces personnes âgées pour qu’elles puissent les manipuler facilement”.

Un appel au financement

Mais pour mener ces ateliers et la fabrication de ces coffrets, la maison d’édition a besoin de financements. Elle a donc lancé un appel aux dons sur la plateforme Ulule. L’objectif c’est d’obtenir 11.000 euros d’ici quelques semaines. Un premier palier a été atteint, avec la somme de 4.500 euros, nécessaires pour la tenue des premiers ateliers. Avec en ligne de mire, le printemps 2022 pour tenir en main les premiers prototypes.

Pour en savoir plus sur le financement participatif, c’est ici.

Source FRANCE BLEU.

Un jeune ergothérapeute rend aînés et personnes en situation de handicap heureux, le temps d’une journée…

Mardi 29 Juin 2021, sur la plage de Sainte-Anne, en face de la base nautique, s’est déroulée une journée pour promouvoir l’activité physique et aquatique, pour les personnes âgées et celles en situation de handicap.

Une initiative d’un ergothérapeute, en collaboration avec la commune.

Aquasensation

 

Les pieds dans l’eau, sourire aux lèvres, des personnes âgées ou en situation de handicap ont bénéficié d’une journée à la plage, rythmée par 7 activités physiques et aquatiques différentes, dont du kayak, de l’aquabike, ou encore du pédalo. De quoi mettre du baume au cœur à ces personnes qui n’étaient pas sorties depuis plus d’un an, en raison de la pandémie de Covid-19.

Le projet “Aquasensation” était l’occasion, pour l’ergothérapeute Damien Bernard et son associé Alexis Waloszek, professeur d’activité physique adaptée, de mettre en avant l’importance du sport, pour ces personnes… d’autant plus dans l’eau.

Selon une étude de l’INSEE qui date de 2020, 12% de la population guadeloupéenne sont concernés par le handicap, qu’il soit reconnu ou simplement ressenti.

La loi de 2005 sur l’accessibilité oblige les installations ouvertes au public (IOP) et les établissements recevant du public (ERP) à permettre à tous d’accéder à leurs services. Mais, à ce jour, aucune plage de l’archipel n’est aménagée et adapté pour permettre l’accessibilité à tous.

Même si les plages ne peuvent pas être rendues accessibles par des aménagements lourds, la mise en place d’une rampe solide et fixe pourrait être une solution. De quoi rendre ces sites accessibles, sans les dénaturer.
C’est tout l’enjeu des communes, notamment celle de Sainte-Anne, partenaire du projet “Aquasensation”.

Damien Bernard voudrait pérenniser le projet, organiser plusieurs sessions et en faire profiter le maximum de personnes, malgré les difficultés rencontrées.

Les sports d’eau sont un excellent remède, pour le public visé, soit des personnes en difficultés, sur le plan physique ou psychique. L’eau permet d’apaiser les douleurs articulaires, de lutter contre la dépression, de créer des liens sociaux ; c’est aussi un pilier culturel en Guadeloupe.

Cette journée a rendu heureux les 120 participants, tous résidents d’EHPAD.

Aquasensation
Aquasensation
 
Aquasensation

 

Département 90 – Une mamie de 94 ans violemment agressée par son voisin de chambre dans un Ehpad de Bavilliers…

Une résidente de 94 ans a été frappée, dans son lit, mardi soir, par un autre pensionnaire de l’Ehpad du Chênois, à Bavilliers, qui venait de changer de chambre.

Choquée, la famille de la victime témoigne.

Une mamie de 94 ans violemment agressée par son voisin de chambre dans un Ehpad de Bavilliers

 

« Traumatisme facial important avec plaies et hématomes » au niveau des yeux et tempes, traces de strangulation. C’est le bilan médical effectué mardi soir par les urgences de l’HNFC (Hôpital Nord Franche-Comté) sur une femme de 94 ans.

Résidente de l’Ehpad du Chênois à Bavilliers depuis octobre 2016, la nonagénaire a été violemment agressée par un autre résident, arrivé le matin même dans la chambre voisine. « Mon beau-frère a été prévenu par l’Ehpad à 23 h 45 », témoigne l’une des filles de la victime. Immédiatement, avec ses sœurs, elle se rend à l’hôpital, où la nonagénaire a été transférée en raison de ses blessures. « Quand on a vu dans quel état elle était, on a été profondément choquées ! Maman ne bouge plus de son lit depuis quatre ans, elle ne peut pas se débattre ni crier. »

Il ferme à clé la chambre de la victime

Au milieu de la nuit, vers 3 h du matin, les Belfortaines prennent la direction de l’Ehpad, pour demander des explications. « On nous a dit qu’un résident du rez-de-chaussée, où déambulent des personnes atteintes de démences ou Alzheimer, se montrait agressif avec les autres pensionnaires. La décision a été prise de faire descendre le monsieur, très calme, voisin de notre maman, pour le mettre à sa place, au 1er étage. »

Vers 22 h 45, l’homme de 72 ans s’enferme dans la chambre de la victime et la frappe. C’est la personne de garde ce soir-là, alertée par le bruit, qui est intervenue. Elle lui a demandé d’ouvrir, ce qu’il a fait. « L’agression aurait duré une vingtaine de minutes. Un peu plus et il étranglait notre mère… »

« Nous avons perdu confiance »

Le visage tuméfié pour plusieurs semaines, la nonagénaire a réintégré l’établissement mercredi matin. « Profondément choquée, paniquée et terrorisée ». Ses filles ont porté plainte contre le résident.

« Nous voulons que notre maman ait une fin de vie tranquille, pas qu’elle se fasse frapper dans son lit. Nous avons perdu confiance en l’Ehpad… » La famille va alerter diverses instances au niveau local et national.

« Il y a 390 résidents au Chênois », explique Pascal Mathis, directeur général de l’HNFC, qui gère l’Ehpad. « Les chambres sont considérées comme un domicile et peuvent donc être fermées à clé, mais le personnel dispose du pass ». La nuit, la procédure prévoit la présence de « deux agents pour 60 à 80 résidents. Au Chênois, nous avons deux infirmières supplémentaires, sur place. »

« Le risque fait partie de notre métier »

« Les déplacements de résidents permettent de les changer d’environnement » pour tenter de résorber les troubles, lorsqu’ils surviennent. Le septuagénaire « était arrivé au début de l’année et n’avait jamais commis de tels faits », assure Pascal Mathis.

L’homme a été hospitalisé d’office. Reste à savoir où il sera admis à sa sortie. « Le risque fait partie de notre métier », reconnaît le directeur général de l’HNFC, « plusieurs résidents ayant des troubles cognitifs, des maladies neurodégénératives ou mentales. »

Un précédent il y a dix ans

Le 15 février 2011, à 16 h 45, une agression similaire s’était produite dans la résidence de soins de longue durée la Charmeuse, à Bavilliers , un établissement qui dépend du Chênois. Un homme de 70 ans, atteint de la maladie d’Alzheimer et en état de démence au moment des faits, était entré dans la chambre de sa voisine, une femme de 61 ans. Il l’avait saisie au niveau de la gorge et l’avait étranglée. Malgré l’intervention rapide du personnel, la sexagénaire était décédée.

Le résident avait été hospitalisé en psychiatrie, mais jugé irresponsable de son acte, en raison de son état de santé. Il présentait des troubles bipolaires, qui peuvent entraîner un comportement violent et impulsif.

Source EST REPUBLICAIN.

L’aide-soignante arnaquait les seniors : 160 000 € de préjudice…

Une femme d’une soixantaine d’années, exerçant la profession d’aide-soignante, a escroqué deux personnes âgées au cours de ces deux dernières années à Besançon.

Les policiers sont parvenus à l’identifier et à l’appréhender.

Le préjudice est estimé à 160 000 €.

L’aide-soignante arnaquait les seniors : 160 000 € de préjudice

 

Une femme d’une soixantaine d’années, exerçant la profession d’aide-soignante, a escroqué deux octogénaires, ces deux dernières années à Besançon. Elle a profité de leur âge pour faire main basse sur d’importantes sommes d’argent. L’enquête, menée par les policiers du service des fraudes de la sûreté départementale, a permis de l’identifier et de remonter les versements d’argent dont le montant total est estimé à 160 000 €.

Elle achetait du mobilier et des biens de consommation

Tout a débuté par le signalement de l’employé d’une compagnie d’assurances et de l’UDAF du Doubs. Une alerte est lancée suite à la situation bancaire d’un homme de 86 ans, placé dans un Ehpad et ne pouvant plus honorer les frais liés à son hébergement. Les policiers sont saisis et découvrent rapidement que l’ancienne aide-soignante de cet homme, qui avait toujours accès à son domicile s’est servie de ses moyens de paiement.

Depuis août 2019, elle a utilisé ses chèques, sa carte bancaire et dilapidé l’ensemble de ses quatre comptes en banque. L’argent a été utilisé par la sexagénaire pour remeubler son domicile, s’acheter : piano, ordinateur, téléviseur, tondeuse et même un camion. Par le biais d’investigations poussées, ils ont également identifié une autre victime, délestée de 20 000 € par cette même personne.

Convoquée devant le tribunal

Les policiers sont parvenus à l’identifier et à l’interpeller. À son domicile, ils ont retrouvé de nombreux objets acquis grâce à ses escroqueries. Au total, 43 scellés ont été placés sur ces biens et saisis à son domicile.

La mise en cause a été entendue et laissée libre à l’issue de sa garde à vue. Elle a désormais l’interdiction d’exercer une profession en lien avec des personnes âgées et devra répondre de ses actes devant le tribunal de Besançon. Tout comme deux de ses amis, suspectés d’avoir participé de manière complice à ces actes et dont les comptes indiquent qu’ils ont encaissé des chèques pour un montant de 23 500 €.

Source EST REPUBLICAIN.

La Nouvelle eco : capteurs et intelligence artificielle pour des nuits sans chutes en Ehpad…

Pour éviter que les équipes de nuits des maisons de retraite découvrent trop tard les chutes nocturnes des résidents, une entreprise d’Apt (Vaucluse) installe des capteurs pour analyser mouvements, vibrations, températures et luminosité dans les chambres.

Une alerte prévient l’équipe de nuit.

 Les capteurs d'EEC-technologies d'Apt (Vaucluse) aident les équipes de nuit à détecter les mouvements des résidents en Ehpad (illustration)

 

Une jeune entreprise d’Apt (Vaucluse) propose d’installer des capteurs dans les chambres des maisons de retraites et des Ehpad pour s’assurer que les personnes âgées passent une bonne nuit. Le dispositif alerte le personnel en cas de chute. Ces capteurs d’EEC-technologies utilisent l’intelligence artificielle mais ne collectent pas de données médicales.

Observer les nuits des personnes âgées

Ce sont des petits cubes de seulement quatre centimètres, bourrés de technologies pour détecter les habitudes des personnes âgées. Mattéo Gachon, le fondateur d’EEC-technologies à Apt, assure ainsi une garde de nuit :  “on va installer deux petits boitiers dans la chambre : un capteur regarde le lit, l’autre regarde l’environnement de la chambre : mouvements, vibrations températures, hygrométrie, luminosité et taux d’UV. Le cadre de santé ou le médecin de l’établissement pourra voir le temps de sommeil par chambre, le nombre de fois où le résident se lève dans la nuit, s’il y a un changement notable par rapport aux habitudes enregistrées auparavant. Evidemment pour les équipes de nuits, il y a une alerte sur un téléphone avec une voix qui annonce qu’il s’est produit telle anomalie dans telle chambre. On ne relie pas les données collectées au nom des résidents. Nous mettons en évidence les anomalies par numéro de chambre”.

Technologie numérique pour aider les équipes de nuit

Pas de micro ni de caméras dans les chambres. L’entreprise d’Apt a voulu répondre avec l’intelligence artificielle au manque de personnel de nuit et “maximiser son action pour être au bon endroit au bon moment plutôt que de découvrir les chutes au cours de tournées. Une chute devient dangereuse si la personne reste sans intervention plus de 45 minutes car des complications peuvent survenir : déshydratation, hypothermie si le sol est froid”.

C’est justement parce qu’il avait peur que sa grand-mère chute que Mattéo Gachon a développé ces capteurs en test dans des établissements à Noves et Cabanes (Bouches-du-Rhône). Le dispositif sera commercialisé cet été. EEC-technologies va recruter des développeurs informatiques et des techniciens d’installation.

Source FRANCE BLEU.

Quand la musique rallume la flamme dans les Ehpad malmenés par la Covid-19…

Sur le front de la guerre sanitaire, les Ehpad furent les fantassins des premières lignes qui tombèrent par dizaines, fauchés par le virus ou les conséquences de l’isolement forcé.

Quatorze mois plus tard, la vie « d’avant » reprend. Doucement.

En musique pour remettre en harmonie l’orchestre du corps.

Quand la musique rallume la flamme dans les Ehpad malmenés par la Covid-19

 

Le Montbéliardais Florent Puppis qui aligne vingt-quatre ans d’expérience en gériatrie, cite volontiers un proverbe africain : « Une personne âgée qui se meurt et une bibliothèque qui brûle  » Car, embraye le musicothérapeute dans une institution pour personnes âgées en Suisse, « la connaissance, la transmission des valeurs, la sagesse s’éteignent. Dans nos sociétés, une personne âgée qui se meurt est un appartement qui se libère. Ça me pose vraiment soucis. La société aurait tort de mettre au rebut ses anciens ».

Des anciens que Florent Puppis observe, écoute, soutient via la musicothérapie depuis la sortie du confinement avec la reprise des visites familiales et des animations.

La Covid a déshumanisé les relations

Comment ont-ils vécu cet isolement forcé dicté par un virus mortel et planétaire ? « Très très mal malgré tous les accompagnements mis en place par des équipes extraordinaires dans les Ehpad qui ont fait ce qu’elles pouvaient avec leurs cœurs et leurs bras pour faire face à une situation totalement inédite et angoissante. »

La Covid a déshumanisé les relations

L’âge moyen d’entrée en Ehpad est de 85 ans. Souvent dans des situations d’urgence avec des personnes dépendantes et fragiles.

Ceux qui ont vécu la dernière guerre, la faim, les bombes assurent que la pandémie fut pire

Florent Puppis

« On le dit peu mais la personne admise en institution perd une partie de son identité », note Florent Puppis. « Elle n’est plus dans sa maison ou son logement donc n’a plus ses repères spatio-temporels. Elle sait que ce qui a été ne sera plus, que l’Ehpad est sa dernière demeure. Vous ajoutez à cela la Covid qui a déshumanisé les relations. Inutile de se voiler la face : le virus a mis le personnel et les résidents en état de stress. Les visites et les activités qui maintiennent du lien social ont été stoppées avec l’isolement que ça suppose. »

Le lâcher prise

Puis il y a eu les morts. Beaucoup de morts dans les maisons des seniors. Liées au coronavirus. Aussi au syndrome de glissement. Ce que Florent Puppis nomme pudiquement « le lâcher prise. Fragiles, fatiguées, les personnes âgées renoncent et se laissent mourir ». De cette période virale, sous cloche et anxiogène, les anciens disent peu ou prou la même chose : « Celles et ceux qui ont vécu la dernière guerre, la faim, les bombes assurent que la pandémie fut pire. Beaucoup plus dure car d’une évidente violence psychologique. »

Résultats extraordinaires de la musique sur la maladie d’Alzheimer

En douceur, la vie reprend dans les maisons pour personnes âgées. L’enseignant à la fac de musicologie de Besançon et à l’IUT de Belfort Montbéliard, par ailleurs responsable de la vie socioculturelle au sein de la fondation suisse, a repris ses ateliers de musicothérapie.

Quand la musique rallume la flamme dans les Ehpad malmenés par la Covid-19

Car la musique en général, les sons en particulier sont essentiels pour attiser la mémoire, les émotions et l’étincelle de la vie.

« Notre notre corps est un véritable orchestre »

« Notre cœur bat, nos cellules vibrent, le sang circule, bref notre corps est un véritable orchestre. Nous avons tous de la musique en nous », s’enthousiasme Florent Puppis qui utilise les instruments de percussion, aussi le bol tibétain et le bol chantant en cristal de quartz dont les vibrations sonores et positives stimulent le corps, le mental et l’émotionnel, favorisent la relaxation.

Des malades Alzheimer sont capables de chanter sur un morceau alors que d’ordinaire ils ne parviennent plus à composer une phrase

Florent Puppis

Les neurosciences ont prouvé que le son a une influence sur les ondes cérébrales, le système nerveux, la chimie du corps.

Réminiscence du passé

Florent Puppis dispose aussi de sa playlist dont les extraits musicaux causent aux souvenirs des personnes âgées. « La musique est fondamentale dans la réminiscence du passé », dit-il. « Elle suscite en nous un profond sentiment de sécurité. »

Les résultats sont d’ailleurs extraordinaires sur les malades Alzheimer. « Ils sont capables de chanter sur un morceau alors que d’ordinaire ils ne parviennent plus à composer une phrase. » Kant l’écrivait. La musique est l’art qui fait revivre !

Le clip des mémés a fait plus d’un million de vues

Le clip des mémés a fait le buzz sur la toile en 2018. Aujourd’hui encore, il suscite des commentaires.   Capture de vidéo.

La musique fut le vecteur d’une furieuse dynamique à l’Ehpad la Résidence du Parc à Audincourt et à l’association d’aide et de soins à domicile des personnes âgés Colchique à Belfort. Sur la musique de « Je veux » de Zaz, les mamys ont commis un clip de 5 minutes titré « les mémés s’éclatent » vu plus d’un million de fois sur You Tube. Un clip message où les mémés de 80 ans et plus font savoir qu’elles ne comptent pas pour des prunes, préfèrent « le rock au tricot », ont besoin de « respect et considération ». Besoin aussi de personnel pour soutenir le grand âge. Un message porté en 2018 jusqu’au Sénat et à l’Assemblée nationale.

Le clip pétillant porté par des mamys pétulantes a fait souffler un zef revigorant sur l’Ehpad. « Je marche la tête haute » nous confiait à l’époque l’énergique Mauricette Cassis, 86 ans qui aurait bien aimé accueillir à l’Ehpad celui qu’elle nomme alors « le gamin » (N.D.L.R. Emmanuel Macron) et «Madame Brigitte ». Mauricette n’en aura pas le plaisir. Elle est décédée l’an dernier. Demeure ses copines de l’aventure musicale : Jacqueline, Marie-Thérèse, Colette et les autres. 2020 fut une année difficile, le temps passe mais le clip demeurera.

Source EST REPUBLICAIN.

Jura. Une soignante accusée de maltraitance par ses collègues à l’Ehpad de Salins…

Une partie du personnel estime que la soignante en question est maltraitante, et dénonce l’immobilisme de la direction et de l’ARS, malgré une enquête interne.

La résidence Artémis fait partie du groupe Colisée.

 

L’an dernier, des salariés de la Résidence Artémis de Salins-les-Bains signalent à leur direction et à l’ARS ce qu’ils jugent être de la maltraitance de résidents de la part d’une aide-soignante. En février 2020, une enquête interne est ouverte à ce sujet. Tous les salariés sont invités à témoigner par écrit de faits de maltraitance qu’ils auraient pu constater dans l’Ehpad.

Humiliations verbales

Ces témoignages, écrits, restent confidentiels. Mais plusieurs salariées affirment y avoir fait part d’incidents survenus entre l’aide-soignante en question et les résidents : des humiliations verbales, surtout. Mais aussi parfois physiques : une résidente poussée dans le dos pour rentrer plus vite dans sa chambre, une autre se voyant enfoncer une cuillère dans la bouche parce qu’elle ne voulait pas manger.

Une inaction qui étonne des salariées

Suite à l’enquête, la salariée, par ailleurs enceinte, est mise en arrêt de travail. Et les salariés n’ont plus de nouvelle de l’affaire. Début 2020, un nouveau directeur, Alexis Gagliardi, prend la tête de l’Ehpad, puis, en mars, le retour de l’aide soignante est annoncé. Certains s’étonnent alors que leurs témoignages n’aient pas donné lieu à des sanctions, et que leur collègue puisse à nouveau travailler au contact des résidents.

Un signalement dès 2018

“La direction nous a simplement répondu de la surveiller, mais ce n’est pas notre rôle. Elle n’a aucune patience, elle n’aime ni les résidents ni son travail, il faut qu’elle fasse autre chose.”

Une aide-soignante interrogée

Trois autres salariées ont également témoigné de comportements inappropriés de leur collègue. D’autant que les premiers signalements ne datent pas de 2020. En avril 2018, déjà, une infirmière fait un courrier à l’ARS de Bourgogne-Franche-Comté. Dans la réponse de l’institution, que Voix du Jura a pu consulter, l’agence régionale de santé lui conseille de se tourner plutôt vers sa direction. Sans résultat.

Main courante

Quelques mois plus tard, la même infirmière dépose une main courante à la gendarmerie. Se disputant avec sa collègue sur le parking de l’établissement, cette dernière l’aurait poussé et fait tomber au sol.
Les témoignages recueillis par Voix du Jura convergent. Ils décrivent une aide-soignante parlant systématiquement mal aux résidents, atteints d’Alzheimer : « Dégagez dans votre chambre, vous puez ! », « si c’est pour faire ça, mieux vaut encore ne rien faire » à une résidente lors d’une activité, « j’en ai rien à foutre ! » hurlé sur une autre. Une dame ne voulant pas manger aurait été secouée sur son fauteuil pour la forcer.

Un comportement qui n’a pas évolué

Et les choses ne se seraient visiblement pas arrangées depuis son retour d’arrêt de travail.

“Fin mars, elle m’a dit qu’une résidente dormait pour ne pas avoir à la faire manger, ce qui était faux.”

Une infirmière

Le directeur actuel de l’établissement, Alexis Gagliardi, dit prendre très au sérieux ces accusations.

“Je n’étais pas directeur au moment de l’enquête. Il y a eu à ce moment-là des choses dites, mais rien de factuel et avéré, avec des faits précis et des dates précises. Il y a un code du travail, on ne peut pas licencier quelqu’un sans ces bases-là.”

Alexis GagliardiDirecteur de l’Ehpad

Il précise aussi que l’ARS a suivi l’enquête, et n’a pas non plus décidé de prendre des mesures. Le directeur liste aussi les actions de son établissement pour lutter contre la maltraitance : formation des équipes à la manière de signaler un cas, charte de la bientraitance rédigée par la neuropsychologue de l’Ehpad, rappelle de ces principes à l’aide soignante mise en cause à son entretien de reprise. Il a également fourni à Voix du Jura les résultats de l’étude de satisfaction 2021 des salariés de son Ehpad. En moyenne, ceux-ci accordent 8 sur 10 aux relations avec leurs collègues.
L’ARS, de son côté, dit avoir été saisi et être en train d’examiner les faits.

Source ACTU.

Coronavirus : Les droits et libertés des résidents d’Ehpad « grandement entravés » pendant la crise sanitaire…

EPIDEMIEViolations de la liberté d’aller et venir, ainsi que du droit au maintien des liens familiaux.

Coronavirus : Les droits et libertés des résidents d’Ehpad « grandement entravés » pendant la crise sanitaire

 

Les droits et liberté des résidents en Ehpad ont été bien plus bafoués au cours de la crise sanitaire que pour le reste de la population dénonce mardi la Défenseure des droits dans un rapport. Le phénomène n’est pas nouveau puisque ces six dernières années déjà, 900 réclamations dénonçant les conditions et les modalités d’accompagnement médico-social des personnes âgées ont été adressées à cette autorité administrative indépendante, dont 80 % mettaient en cause un Ehpad.

Cependant, les saisines et témoignages se sont accrus ces derniers mois du fait de la pandémie liée au Covid-19, dénonçant notamment « une augmentation, de la part des directions des établissements, de violations de la liberté d’aller et venir des résidents ainsi que de leur droit au maintien des liens familiaux », précise le rapport qui formule une soixantaine de recommandations pour garantir leur « liberté ».

Interdiction de sortie pendant le déconfinement

Réalisation de tests de dépistage sans consentement, maintien de restrictions de sorties pendant les périodes de déconfinement, interdiction des sorties à proximité, des visites de proches ou d’aidants familiaux pendant plusieurs semaines, impossibilité pour des familles de voir leur proche décédé car immédiatement mis en bière, maintien des interdictions de sortie pour les résidents vaccinés… De nombreux exemples sont cités.

« L’examen de ces réclamations montre, de manière récurrente, des atteintes aux droits fondamentaux, au respect de la dignité et l’intégrité des personnes accueillies », souligne la Défenseure des droits, Claire Hédon.

« Les restrictions ne peuvent être laissées à la seule appréciation des directions d’Ehpad »

« La crise sanitaire a mis en évidence les difficultés, pour les pouvoirs publics, à concilier les enjeux de santé publique avec la nécessité d’une réponse appropriée aux besoins spécifiques des personnes âgées accueillies en Ehpad afin de préserver non seulement leur santé, mais aussi leurs droits et libertés », poursuit la Défenseure, regrettant une « difficile accessibilité et lisibilité » des normes en vigueur instaurées par le gouvernement.

« Les restrictions, qui peuvent être gravement attentatoires à la liberté, ne peuvent être laissées à la seule appréciation des directions d’Ehpad. Elles doivent faire l’objet d’un encadrement strict sur la base de l’égalité pour l’ensemble de la population », considère en outre l’institution.

Parmi les 64 recommandations du rapport figure la nomination systématique d’un « référent consentement », la fixation d’un « ratio minimal de personnels travaillant en Ehpad » établi à 0,8 effectif à temps plein (ETP) par résident, ou encore de veiller à ce que les décisions liées au renforcement des mesures sanitaires soient « proportionnées » et prises « pour une durée déterminée ».

Source 20 MINUTES.

Seine-Saint-Denis : des résidents d’Ehpad dépouillés par des auxiliaires de vie. Le préjudice subi s’élève à 80.000€…

Trois salariés travaillant dans une maison de retraite de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et une clinique parisienne viennent d’être condamnés à des peines de prison.

Ils ont été confondus pour des vols de cartes bancaires et chéquiers au préjudice de pensionnaires très âgés.

Des résidents d’Ehpad dépouillés par des auxiliaires de vie

Leur trio était parfaitement organisé. Deux femmes, employées comme auxiliaire de vie et aide-soignante, et un homme, également auxiliaire de vie, viennent d’être confondus pour une série de vols commis dans un Ehpad de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et la clinique des Buttes-Chaumont à Paris (XIXe). Confondues pour une série de vols au préjudice d’une dizaine de retraités, âgés de 74 à 92 ans, en situation de grande faiblesse pour certains d’entre eux, les deux principales autrices ont été condamnées, le 30 avril, à 2 ans de prison, dont un an avec sursis par les juges du tribunal de Bobigny. Leur complice a écopé de 1 an de prison, assorti du sursis. Le préjudice subi s’élève à près de 80000 euros.

L’étude du planning d’une des suspects a permis de constater sa présence au moment des vols. « Les deux principales protagonistes de cette affaire effectuaient des vacations dans différents établissements d’accueil et de soin de retraités, souligne une source judiciaire. Elles ont été interpellées le 27 avril avant de reconnaître, tout ou partie, des faits reprochés. Nous sommes face à deux femmes, particulièrement cupides. » Au cours des perquisitions de leur domicile, les enquêteurs ont saisi 1000 euros en argent liquide ainsi que des chaussures et des vêtements de luxe pour une valeur estimée à 32 000 euros.

Source Le Parisien

“La Covid a révélé une manière de maltraiter la prise en charge de nos aînés” : un directeur d’EHPAD jette l’éponge…

Directeur général adjoint de la Mutualité française en Normandie, Sylvain Meissonnier supervisait six EHPAD.

Après 30 ans de carrière au contact des personnes âgées, il jette l’éponge.

Il dénonce un système sociétal qui a privé son travail de sens.

Sylvain Meissonnier, directeur général adjoint de la Mutualité française en Normandie a décidé de quitter ses fonctions.

 

Ils sont tous un peu sonnés. Et perdus. Depuis un an, ils traversent tous ensemble la tempête du Covid. “C’est peut-être la pire année de ma carrière“, confie Patricia Becq-Poinsonnet, directrice de l’EHPAD “les jardins d’Elsa” à Ifs, “On a vécu des choses vraiment terribles. Il y a des jours où on se demandait comment on allait pouvoir continuer notre prise en charge. C’était vraiment au jour le jour.” Dans cette tempête, les équipes des EHPAD du groupe ont pu compter sur Sylvain Meissonnier, le directeur général adjoint. “C’était le chef d’orchestre”, raconte Maxime Montagne, médecin coordonnateur. “Il avait un rôle de soutien, d’encouragement. Il nous amenait ce dont on avait besoin quand c’était possible“, explique Patricia, “Il nous a aidé à tenir.” Mais aujourd’hui, le capitaine a décidé de quitter le navire.

Et l’éclaircie tant attendue depuis des mois de s’éloigner encore plus dans l’esprit des personnels. “La réalité, c’est que c’est vous les forces vives“, lance Sylvain Meissonnier à ses collaborateurs abattus, comme pour les consoler, “C’est vous, des directeurs aux aides-soignantes, des personnes qui font le ménage à celles qui sont en cusine, c’est vous qui faites le quotidien de nos aînés. En réalité, des gens comme moi on est là que pour vous dire : vous avez des projets, on va vous soutenir. Mais ce ne sont que des mots. L’action, c’est vous qui la menez. C’est vous qui faites vivre cette qualité d’accompagnement et de respect qu’on doit à nos aînés.

Sylvain Meissonnier a travaillé près de 30 ans auprès des personnes âgées

“Je ne veux plus faire semblant de croire à un système”

Si le directeur général adjoint a foi en ses équipes, la crise de la covid a balayé ses dernières illusions. “On continue à ne pas se poser les bonnes questions sur la prise en charge, l’accompagnement, le respect qu’on doit aux personnes du grand âge“, estime Sylvain Meissonnier, “Le choix que je fais c’est de ne plus être à la manette pour abîmer la relation avec les résidents, les familles et le personnel (…) Je ne veux plus faire semblant de croire à un système auquel je ne crois plus.” Un système au sens large, à l’échelle de toute la société.

“L’objectif, c’est le bien-être des gens à qui on doit le respect, des gens qui nous ont nourris, des gens qui nous élevés”

Sylvain Meissonnier

Pour le capitaine, la boussole est cassée. “Quand on s’occupe d’un public malade, fragilisé par l’âge, on ne peut pas rentrer dans la question de l’accompagnement et de la prise en charge par la donnée économique“, pense celui qui se présente pourtant comme un gestionnaire, “La donnée économique, c’est un résultat. Ça ne peut pas être l’objectif de départ. L’objectif, c’est le bien-être des gens à qui on doit le respect, des gens qui nous ont changés, qui nous ont nourris, qui nous ont élevés, qui ont payé nos études.” Et de citer l’exemple des repas. “Est-ce que c’est respectueux d’imaginer de continuer à faire manger des résidents pour 5€10 par jour ? Nous, à 5€10, on est plutôt cher. La moyenne nationale c’est plutôt 3€50. Est-ce que vous imaginez manger quatre repas par jour pour 3€50 ?

Des sacs poubelle pour habiller le personnel

Les aînés ne sont pas les seules victimes du système que dénonce Sylvain Meissonnier. “Ça fait 25 ans qu’on dit que les personnels des EHPAD sont les oubliés d’un système social“. Le Ségur de la santé apparait selon lui comme un premier pas en avant mais “il a fallu attendre six mois avant qu’il soit décliné dans les établissements privés non lucratifs“. Et le compte n’y est pas. “Les aides-soignantes de nos établissements vont bénéficier d’une revalorisation mais pas celles qui interviennent à domicile. Or, depuis 25 ans, on nous dit qu’il faut développer la prise en charge à domicile. Au bout d’un moment, quand on se lève le matin, on a besoin d’avoir du sens.

La considération financière ne passe pas que par les salaires. Le début de l’épidémie en France a été marqué par le manque d’équipements de protection. “Dans les EHPAD, on habillait les personnels avec des sacs poubelle“, rappelle Sylvain Meissonnier, “C’est juste ça la vraie vie. Combien de temps, en tant que dirigeant, je vais continuer d’accepter qu’on habille des soignants avec des sacs poubelles ?

“Quelqu’un, qui n’a sans doute jamais mis les pieds dans un EHPAD, décide de quelque chose et l’annonce dans un bureau”

Sylvain Meissonnier

Un manque de respect des pouvoirs publics qui, selon lui, va bien au-delà des moyens attribués. “Je n’ai pas envie de continuer à cautionner un système où on apprend le dimanche soir à 2O heures à la télévision que les visites vont reprendre le lendemain. Après vous avez l’ARS qui vous dit : ne vous inquiétez pas, on va vous envoyer une note pour vous expliquer comment organiser ces visites mais vous l’aurez jeudi ou vendredi. Nous sommes en plein milieu d’un désastre de communication où quelqu’un, qui n’a sans doute jamais mis les pieds dans un ehpad, décide de quelque chose et l’annonce dans un bureau.

Hôpital ou prison

Cette envie de jeter l’éponge, Patricia Becq-Poinsonnet, directrice de l’EHPAD “les jardins d’Elsa” à Ifs, reconnait, après un instant d’hésitation, qu’elle lui a traversé l’esprit. Le 17 octobre dernier, un premier cas positif est signalé dans son établissement. Très vite, la spirale infernale s’enclenche. 90 résidents sur 100 sont touchés par le virus. “Notre établissement ressemblait plus à un hôpital qu’à un EHPAD.” Le personnel n’est pas épargné. Le coronavirus frappe aussi les salariés. Et les familles frappent aux portes, angoissées par le sort de leurs parents. “J’avais plus l’impression de tenir une prison qu’un EHPAD. Pour moi, ce n’était pas entendable.

Patricia Becq-Poinsonnet, directrice de l'EHPAD "les jardins d'Elsa" à Ifs

Mais “l’équipe a vraiment tenu le choc“, raconte Patricia Becq-Poinsonnet. Durant cette période où le personnel est sur le pont du lundi au dimanche, le contact avec Sylvain Meissonnier est permanent. “On avait des réunions tous les jours. On pouvait appeler n’importe quand. Il y avait toujours quelqu’un qui nous répondait.” Le directeur fera même venir un glacier devant l’établissement pour réconforter personnels et résidents.

Distribution de glaces à l'EHPAD d'Ifs

Depuis le début de la crise, Sylvain Meissonnier tente, selon ses équipes, de répondre à leurs besoins mais aussi de “créer des liens entre les EHPAD, faire de l’échange d’expérience, créer une entraide et la chapeauter“, indique le médecin coordonateur, alors que les consignes des autorités sanitaires “pouvaient être en contradiction d’une semaine ou d’un jour à l’autre“. Et d’adapter les ordres venus d’en haut à la réalité du terrain. “Il réfléchissait toujours dans l’intérêt des résidents et des familles.

Si la période la plus sombre de cette crise semble être passée dans ces EHPAD, les effets du coronavirus continuent de se faire sentir. “On se rend compte que toutes les nouvelles entrées sont des entrées trop tardives. Ces personnes auraient dû rentrer plus tôt. Mais à cause de la pandémie, pour X raisons, elles n’ont pas pu rentrer dans l’EHPAD et finalement elles arrivent très fatiguées, avec un état très altéré“, raconte Maxime Montagne, “On a énormément de décès dans les jours qui suivent les entrées, une à deux semaines après l’arrivée de ces personnes. Elles ont tenu tout ce qu’elles ont pu au domicile, dans des conditions assez précaires d’isolement.Toutes les conséquences de cette pandémie, tout cet isolement, cette non accessibilité aux soins, on le ressent maintenant.

Maxime Montagne, médecin coordonnateur, au chevet d'un résident

“Bousculer un peu tous ces vieux modèles”

Après trente ans de carrière, Sylvain Meissonnier quittera ses fonctions le 30 juin prochain. “Si on continue malheureusement à donner envie aux passionnés de ne plus être passionné, demain, dans des établissements comme les EHPAD, on ne fera plus que des gestes techniques. Et ça, clairement, ça ne m’intéresse pas du tout“, prévient le futur ex directeur, qui envisage son départ plus comme une parenthèse que comme point final. “Je veux faire le point sur cet engagement de près de 30 ans, chercher à quel endroit je peux être utile pour faire évoluer les choses. Le prochain point de chute devra avoir du sens et permettre de bousculer un peu tous ces vieux modèles.

Source FR3.