Près de Rouen, le combat d’une mère pour son fils autiste…

Une mère de famille nombreuse, qui travaille à 60 kilomètres de son domicile, n’a plus de nourrice pour son fils autiste âgé de 6 ans.

Elle a lancé une pétition en ligne pour obtenir de l’aide et une place en institut-médico-éducatif.

Lucas, 6 ans et sa maman Nancy

La nourrice de Lucas, à 55 ans, et après s’être occupée à temps plein du petit garçon pendant 3 ans, ne sera plus là à la rentrée de septembre 2020.
Une situation nouvelle et imprévue pour Nancy, dont le petit garçon est autiste sévère. Elle a donc cherché une place dans un institut médico éducatif. Mais à son grand désarroi, son fils n’est pas considéré comme prioritaire dans les IME.

Famille nombreuse et journées bien remplies

Nancy a 38 ans. Elle habite près de Rouen et travaille comme commerciale à Evreux, tout en étant à la tête d’une famille recomposée de 5 enfants. Elle a 3 enfants et 2 beaux-enfants : le petit Lucas, garçon autiste de bientôt 6 ans et 4 ados de 12 à 16 ans.

“C’est un non-sens : c’est pas parce que j’ai cinq enfants et que j’ai un petit garçon autiste, que je n’ai pas envie d’avoir une vie de femme active ;  que je n’ai pas envie de travailler ! Beaucoup de gens disent que la France est un pays d’assistés mais on les crée les assistés !
Moi, j’ai pas demandé à devoir démissionner, sauf que je vais certainement être obligée de le faire…”

Nancy Cormier, mère d’un enfant autiste

Source FR3.

 

Clermont-Ferrand : unique en France, une machine d’entraînement à la marche pour les enfants handicapés…

A Clermont-Ferrand, on trouve une machine d’entraînement à la marche à destination des enfants handicapés.

La Maison de santé des Dômes en est équipée depuis le 15 mai dernier.

Les bénéfices sont nombreux : travail articulaire, musculaire ou encore cardio-vasculaire.

Depuis le 15 mai dernier, la Maison de santé des Dômes de Clermont-Ferrand est dotée d'une machine d'entraînement à la marche pour les enfants handicapés.

A Clermont-Ferrand, depuis le 15 mai dernier, la Maison de santé des Dômes est dotée d’un robot unique en France : une machine d’entraînement à la marche à destination des enfants handicapés. Thomas souffre d’un retard de développement et, à un peu moins de trois ans, ne marche pas. Cette machine pourrait l’aider dans cet apprentissage. Catherine Benoit, la mère de Thomas, raconte : « Le docteur Pontier du CHU de Clermont-Ferrand pense que ce serait pas mal pour reproduire le schéma inverse. Au lieu que ce soit le cerveau qui donne l’information aux jambes, elle pense qu’en faisant travailler les jambes, ça va donner l’information au cerveau pour apprendre à marcher ».

En complément des séances de kiné

Léa a 12 ans et demi et souffre d’un handicap d’origine génétique. Toutes les semaines, depuis son plus jeune âge, elle suit deux heures de kinésithérapie classique. Mais elles ont une limite que peut pallier le robot. Guillemette Moreau-Pernet, fondatrice de “Ékipé Médical Recherche”, souligne : « Le premier avantage est le travail articulaire qui a lieu tout au long de la mise en marche. On va chercher toutes les articulations, de la pointe des pieds, jusqu’aux chevilles, les genoux, les hanches, la colonne vertébrale, jusqu’aux mains qui sont en appui devant pour se maintenir. C’est un travail articulaire, musculaire et cardio-respiratoire. On a également un travail digestif qui se met en marche de façon autonome ».

Un projet de recherche

Cet appareil adapté aux enfants est une occasion en or pour le CHU Estaing. Un projet de recherche a été élaboré avec 40 jeunes de 4 à 18 ans atteints d’une hémiplégie infantile qui vont être évalués pendant deux ans. Catherine Sarret, neuropédiatre au CHU Estaing, affirme : « On espère pouvoir proposer cela aux enfants de façon intensive, très régulière. Cela va permettre d’avoir une marche plus fluide, avec moins de raideur articulaire. On va voir si cela est intéressant pour eux à l’avenir et peut-être essayer de leur proposer, dans leur suivi, des rééducations plus régulières avec ce type de robot ». Mais ce mastodonte de 800 kilos a un coût : 485 000 euros. L’essentiel de la somme reste à trouver. En attendant, il représente un espoir pour de nombreux jeunes atteints de handicap.

SOURCE FR3.

 

TEMOIGNAGE – Ardennes : Le combat d’une handicapée pour lutter contre l’incompréhension des autres et l’isolement…

Céline Mougel a trente-neuf ans. Depuis l’âge de neuf ans, elle souffre d’ataxie épisodique cérébelleuse de type 2.

Elle est  seule en Champagne-Ardenne à être atteinte de cette maladie génétique, rare et invisible pour les autres.

A la souffrance s’ajoute l’isolement. Elle a besoin de témoigner.

Céline Mougel garde le sourire malgré les épreuves.

Dans le petit village de Sauville, entre le lac de Bairon et La Cassine, Céline Mougel vit avec son mari, handicapé, lui aussi. Ils souhaiteraient vendre leur maison, pour de rapprocher de la ville et avoir une habitation de plain-pied. “Je ne sors plus de chez moi“, raconte Céline Mougel. “Les gens ne comprennent pas que je ne puisse pas travailler, car je suis debout, mais handicapée. Je dois me justifier en permanence”.

Malade depuis l’âge de neuf ans, diagnostiquée à trente

C’est lors d’un séjour en classe de neige, en Haute-Savoie, que les premiers signes de la maladie sont apparus. “ Je vomissais. On a cru à une crise de foie. Rentrée dans les Ardennes, on m’a opérée de l’appendicite, mais ça n’a pas mis fin aux vomissements, sept à huit fois par jour. Jusqu’à l’âge de quinze ans, j’ai été suivie à l’Hôpital Américain de Reims pour épilepsie par vomissements.” Ce n’est qu’à l’âge de trente ans, à Paris, qu’un diagnostic a été posé sur sa maladie.

Le Coronavirus lui a fait perdre les améliorations de la rééducation

Il existe cinquante à soixante formes de l’ataxie épisodique cérébelleuse. La forme 2, dont souffre Céline Mougel provoque des malaises, des vomissements qui peuvent durer douze heures. “ Il faut une piqûre pour que ça s’arrête. Je dois ensuite dormir jusqu’au lendemain. La maladie atteint aussi les muscles qui s’atrophient. J’ai des crises de migraines sévères, des problèmes de concentration, de déglutition. J’ai essayé de travailler, mais je me fatigue très vite. Je n’ai pas le droit de passer le permis de conduire, ni de conduire un véhicule à moteur. Si je n’ai pas de quoi me tenir, il faut quelqu’un avec moi, pour traverser une rue par exemple“. Grâce à des soins, au centre de rééducation de Charleville-Mézières, Céline Mougel avait constaté des progrès. Mais aujourd’hui : “Tous les résultats de mes efforts ont été perdus, car j’ai dû interrompre les séances, à cause du Coronavirus”, regrette-t-elle.

Une maladie difficile à soigner

Il n’existe pas, pour l’instant de traitement de cette affection. Céline Mougel doit prendre dix médicaments par jour, pour lutter, car c’est un véritable combat, au quotidien. Elle a besoin de parler, de témoigner car elle se sent seule et incomprise. “C’est difficile de se battre contre une maladie rare et invisible. Je fais tout pour ne pas montrer. Mais la différence n’est pas toujours acceptée. A l’internat de Saint-Pouange, où j’ai préparé et obtenu mon C.A.P. de paysagiste, j’ai été harcelée pendant deux ans. Je veux témoigner pour les familles concernées par ce problème. Il ne faut pas perdre espoir. La recherche avance. Il ne faut pas perdre espoir.”

Source FR3.

Morbihan. Ce restaurant donne sa chance au handicap…

Inspiré des Cafés Joyeux, Le Mesclun, situé au 65, rue du Port, à Lorient (Morbihan) a levé le rideau.

Ce restaurant ordinaire emploie des gens extraordinaires en situation de handicap.

Le Mesclun et son équipe. De gauche à droite : Pierre, Camille, Henriette, Zoïa et Antoine Ruiz-Kern, le patron

Le mardi 30 juin, Le Mesclun,  lieu de vie ordinaire employant des personnes extraordinaires  a accueilli ses premiers clients. Une réussite puisqu’il a affiché complet dès le premier jour.

Après l’impatience de l’ouverture, c’est l’appréhension qui a envahi les serveurs en situation de handicap à l’approche du premier service. Si Pierre avait déjà travaillé dans le milieu de la restauration, ça n’était pas du tout le cas pour les deux serveuses Zoïa et Camille. Toutes deux entamaient leur première expérience professionnelle. Camille atteinte de trisomie 21 a été gagnée par la  peur, la veille de l’ouverture et du premier service. J’ai moins bien dormi , confie-t-elle. Toutefois, félicitée par les clients et son patron Antoine Ruiz-Kern, la femme de 28 ans était ravie mais fatiguée de ses deux premiers services.  Ça s’est bien passé. On a dit que je servais bien. Mais là j’ai mal aux genoux. Le jour de repos va faire du bien , dit-elle en souriant.

Des employés bichonnés

Pour que le service se passe de la meilleure des façons, Antoine a mis les petits plats dans les grands. Salle à niveau zéro, revêtement au sol pour réduire le bruit, aménagement d’une salle de pause, journée de trois heures. Il a su dorloter son équipe.  J’ai fait travailler mes deux serveurs en binôme. Ils se complètent. C’est une formule qui marche.  Sans soucis, les deux employés en temps partiel – 16 heures par semaine – se sont occupés des dix tables.  Je leur laisse amener les assiettes et les cafés et moi je me consacre au reste, précise-t-il. L’objectif dans le futur c’est qu’ils prennent les commandes et développent leurs compétences à leur rythme. 

Côté cuisine, c’est aussi la découverte. Henriette Luong, cheffe dans le milieu de la restauration depuis 25 ans, ne regrette pas du tout son choix.  On reçoit autant si ce n’est plus que ce que l’on donne.  Elle qui a toujours  travaillé seule  s’est lancée dans une nouvelle aventure.  J’apprends les éléments pour savoir m’occuper d’un commis , appuie la cheffe. Si, pour le moment, elle dispose d’un commis sans handicap à compter de la semaine prochaine ils seront trois dans la cuisine. Mélissa, sourde et muette viendra les épauler. Elle emmènera dans ses bagages sa motivation et son expérience. Pour que la communication soit facilitée en cuisine, des fiches avec des tâches détaillées seront mises à sa disposition.

Des retours très encourageants

Pour ce qui est des premiers retours, les  clients sont contents. Le pari est réussi, on a à la fois la dimension de l’aventure humaine et aussi le voyage culinaire , notifie Antoine. En attendant l’arrivée des beaux jours et l’ouverture des deux terrasses du Mesclun, les clients peuvent profiter de la salle le midi, du mardi au samedi, et les vendredis et samedis soir. Le tout pour un menu de 15,90 €.  La belle aventure  est bel et bien lancée.

Source OUEST FRANCE.

Handicap : Affaire du licenciement abusif à la ville de Fleury : l’agent est réintégré puis à nouveau licencié !…..

Le 18 juin dernier, la ville de Fleury a à la fois réintégré et licencié l’agent de la “Passerelle” dont le licenciement en 2016 avait été annulé par la justice, sur fond de soupçon de discrimination pour handicap.

Son avocat appelle au dialogue la nouvelle municipalité qui va hériter du dossier.

Le 18 juin dernier, le maire de Fleury-les-Aubrais Marie-Agnès Linguet a signé un arrêté pour réintégrer et licencier à nouveau Léo Petit, licencié en 2016 de son poste à "La Passerelle"

C’est un nouveau rebondissement dans l’affaire du licenciement abusif à la ville de Fleury-les-Aubrais : ce licenciement annulé par la Cour administrative d’appel de Nantes concernant un agent de 48 ans, Léopold Petit, qui avait travaillé pendant près de 9 ans comme agent contractuel au centre culturel “La Passerelle”. Il avait été licencié en 2016, alors qu’il était en phase de titularisation : sans motif réel, avait estimé la Cour. Seul restait le soupçon d’une discrimination en raison de son handicap, car il souffre de fibromyalgie, une maladie rare qui se traduit entre autres par des fatigues soudaines et intenses… L’hypothèse avait été validée par le Défenseur des Droits.

Suite aux révélations de France Bleu Orléans, la ville de Fleury-les-Aubrais a finalement réintégré Léopold Petit le 18 mai dernier. Mais l’a aussitôt de nouveau licencié !  Au motif cette fois que son poste est supprimé…

 

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Quand j’ai reçu cet arrêté par courrier, cela a été un nouveau choc, raconte Léopold Petit. Je lis l’article 1 : super ! je suis enfin intégré. Puis le lis l’article 2 : je suis de nouveau licencié… C’est vraiment dur à encaisser.

La ville de Fleury change de raisonnement juridique

Ce rebondissement est d’autant plus étonnant que la ville de Fleury a soutenu, pendant plusieurs mois, que la décision de la Cour d’appel de Nantes, ne faisait qu’annuler le licenciement mais n’entraînait aucune obligation de réintégrer. Ce raisonnement n’est visiblement plus d’actualité. Pour quelle raison ? “C’est une décision DRH qui a été vue avec les avocats de la ville“, explique Marie-Agnès Linguet, maire de Fleury pour encore quelques jours, et signataire de l’arrêté.

Mais cet arrêté va de nouveau poser problème, prévient Me Emmanuel Legrand, l’avocat de Léopold Petit. “C’est une décision étonnante dans la mesure où on nous dit à la fois que nous avions raison pour les 4 dernières années mais qu’on a tort pour l’avenir, puisque mon client est licencié une deuxième fois, donc on tourne en rond… Or on est toujours dans le sillage de la décision de la Cour d’appel de Nantes : on a peine à croire que dans une ville comme Fleury-les-Aubrais, il n’y ait aucun poste possible à proposer dans le domaine de la culture. A moins qu’on n’ait pas cherché sérieusement…

Me Legrand appelle la nouvelle municipalité au dialogue

Même si ce n’est pas précisé, on peut déduire de cet arrêté que la ville de Fleury-les-Aubrais devra payer à l’ancien agent culturel de “la Passerelle” les arriérés de salaire sur la période 2016-2020 – évalués à 60 000 €. “Je n’en sais rien, réagit Marie-Agnès Linguet, je peux vous juste vous assurer que dans cette histoire, il n’y a jamais eu de discrimination, même si le Défenseur des droits a dit le contraire.

Ce n’est pas un combat financier, c’est justement un combat pour la dignité et le droit de travailler“, rétorque Me Legrand qui appelle la future nouvelle municipalité à renouer le dialogue pour trouver une solution à l’amiable. “Je regarderai ce dossier dont je ne connais pas les éléments techniques” répond prudemment Carole Canette, qui prendra samedi ses fonctions de maire.

Source FRANCE BLEU.

 

Tennis : Pauline Déroulède raconte son accident et sa détermination à participer aux Jeux paralympiques….

« Je vais faire les Jeux paralympiques. »

Tennis : Pauline Déroulède raconte son accident et sa détermination à participer aux Jeux paralympiques

Il y a bientôt deux ans, en salle de réveil après avoir été fauchée par un automobiliste de 92 ans, Pauline Déroulède se fixe un cap pour se reconstruire et « tenir le coup » après l’accident qui a nécessité l’amputation de sa jambe gauche. « Je ne savais pas encore dans quel sport, mais ça a vite été un objectif », raconte aujourd’hui la jeune femme, aujourd’hui âgée de 29 ans. Elle s’est tournée vers le tennis en fauteuil roulant pour espérer se qualifier pour  Paris 2024.

Interrogée par notre partenaire Brut, Pauline Déroulède revient sur son parcours et les difficultés à accepter son handicap. « Même par rapport à ma compagne, je me disais : “Comment elle peut me trouver encore belle, m’aimer comme ça ?” » Surtout, elle revient sur son combat pour instaurer des contrôles d’aptitude conditionnant le renouvellement du permis de conduire des personnes âgées.

Découvrez la Vidéo. Cliquez ci-après. https://www.brut.media/fr/news/pauline-deroulede-raconte-son-accident-et-sa-reconstruction-d671c230-88c2-480b-9a03-23ac833fc76b

Source 20 MINUTES.

 

 

 

Un Diplôme Universitaire pour mieux prévenir les fragilités de l’âge….

Créé à l’Université de Bourgogne-Franche-Comté, il connaît sa première promotion en 2018.

Originalité, il aborde principalement l’aspect social.

Un DU pour mieux prévenir les fragilités de l’âge

Lors de la rentrée 2018, 9 étudiantes étaient en formation continue expérimentant le DU évaluateur social de l’autonomie des personnes âgées à domicile. Un diplôme de l’Université de Bourgogne-Franche-Comté porté par la fac de droit. L’évolution démographique, les avantages du maintien à domicile en termes de coût et bien-être accentuent le besoin en démarche préventive.

«L’Etat a fléché la prévention comme un des leviers pour mieux vieillir explique Isabelle Moesch, responsable du DU. Ce diplôme doit donner les outils pour repérer les fragilités.

Cela concerne la dépression mais aussi des thèmes plus tabous, comme le suicide ou la sexualité. Il existe beaucoup de DU en expertise gérontologique et médicale mais sur l’aspect social, c’est un peu une première». Le nombre de suicides des plus de 80 ans est par exemple évalué à 3000, mais ce chiffre est certainement très sous-estimé selon elle.
Les évaluatrices en formation sont la plupart en emploi. Pour 3 d’entre elles, le DU représente un complément à leurs études en licence pro encadrement des services à la personne ou en master vieillissement, également proposés à l’UBFC. Toutes sont des femmes, ce qui n’est pas étonnant : les métiers de l’accompagnement du vieillissement sont très majoritairement féminisés.

La formation doit répondre au besoin d’une nouvelle démarche préventive : anticiper et repérer les fragilités des personnes âgées pour les combattre, «car elles sont réversibles».

«Les notions d’estime de soi ou de rapport au monde des personnes âgées sont très peu abordées mais fondamentales». Mis en place en collaboration avec le PGI et la Carsat (1), le DU aborde des modules spécifiques : connaissance de l’environnement, expertise sociologique et psychologique du sujet âgé, démarche évaluatrice, conduite d’action, droit de la personne et de la famille. «Une partie est en lien avec la cybersécurité et l’utilisation des données. On insiste beaucoup sur l’aspect déontologie» assure Isabelle Moesch.

Plus d’information, cliquez ici.

Source TOPO.

L’épreuve du Coronavirus peut-elle permettre de changer notre rapport au monde vivant, à la vieillesse ou bien encore à la mort ?

Nous avons posé ces questions à Boris Cyrulnik, neuropsychiatre, dans le deuxième volet de notre grand entretien.

Boris Cyrulnik :
« On a oublié qu’on fait partie du monde vivant »

Boris Cyrulnik : « On a oublié qu’on fait partie du monde vivant »

Au sujet de la pandémie, vous avez dit refuser de parler de « crise » : comment alors qualifieriez-vous ce que l’on est en train de vivre ?

Le terme de « crise » vient du monde médical à la base, avec l’idée de revenir ensuite à un état antérieur. Je pense qu’on vit plutôt une catastrophe, dans le sens où elle va induire un changement – en grec ancien, la « katastrophê », c’est le renversement, le tournant. La catastrophe suppose de reprendre son développement dans une tout autre direction.

Et on peut effectivement penser que pas mal de choses vont changer, comme notre organisation économique, par exemple : va-t-on mieux partager le travail, revaloriser les métiers utiles, etc. ? Il me semble aussi certain que nos pratiques culturelles vont évoluer, en accordant peut-être plus de place au lien social. Il faut aussi espérer que cela nous permette enfin de changer notre rapport au reste du vivant… Dans l’histoire de la vie sur la Terre, il y a déjà eu cinq extinctions où toute la faune et la flore disparaissaient complètement. Et je crois qu’on est en train de préparer la 6e extinction.

C’est cela qui est profondément en cause, dans cette catastrophe : la place de l’humain dans son environnement ?

S’il y a une telle pandémie, c’est parce qu’on a oublié qu’on fait partie du monde vivant, qu’on partageait la planète avec les animaux. On a cru qu’on était une espèce à part, au-dessus de la condition naturelle, soit à cause de la religion, soit à cause de l’artifice de la technique et de la parole. Alors qu’on est régi par les mêmes principes que tous les animaux sexués, nous sommes engendrés de la même façon que les mammifères, nous avons les mêmes besoins alimentaires, etc. On est en train de redécouvrir que si l’on néglige et abîme les animaux, par des élevages intensifs ou en détruisant leur écosystème, on crée toutes les conditions pour développer des virus qui peuvent nous faire disparaître… En somme, si on massacre le monde vivant, on part avec lui.

Mais on a cru pendant 70 ans que les épidémies appartenaient au passé. On réalise en fait que l’hyper-technologie ne nous en protège pas, au contraire, elle crée même les conditions de sa propagation accélérée : avec l’aviation et les transports rapides, c’est nous qui avons déplacé le virus aussi rapidement ! Et si on ne change pas cela, d’autres épidémies arriveront.

Vous avez beaucoup pratiqué l’éthologie : est-ce une discipline qui pourrait nous aider à mieux appréhender nos relations avec le reste du monde vivant ?

Je regrette que l’on n’ait pas plus développé l’éthologie. Les stéréotypes culturels restent très forts, les décideurs – ceux qui financent les laboratoires et créent des postes de recherche – pensent encore que les animaux ne sont pas une priorité : dans ma carrière, je me suis souvent entendu dire qu’il était inutile d’étudier la sexualité chez les babouins, qu’on n’allait pas donner de l’argent pour interroger le transport des virus par les chauves-souris…

« S’il y a une telle pandémie, c’est parce qu’on a oublié qu’on fait partie du monde vivant, qu’on partageait la planète avec les animaux. »

Pourtant, on le sait depuis longtemps : toutes les épidémies de virus, les pestes bacillaires, la tuberculose, le choléra, la syphilis, etc., toutes ces maladies-là sont parties des animaux et c’est notre monde humain qui les a ensuite distribuées sur la planète entière. C’est un processus qui se répète régulièrement ! La seule différence, c’est qu’avant, quand une épidémie se propageait, l’explication était magique : cela venait d’un mauvais œil, de Dieu qui nous punissait parce qu’on avait commis un péché, etc. Là, on analyse beaucoup mieux les processus biologique, technique et culturel qui fabriquent le virus et qui le mondialisent. Et on se rend donc compte que si on avait développé l’éthologie, ça nous aurait peut-être permis de limiter l’épidémie.

En nous renvoyant à notre propre fragilité humaine, le Coronavirus bouleverse peut-être aussi notre rapport à la mort : peut-il ouvrir à un regain de spiritualité, selon vous ?

La mort fait partie de la condition humaine. Tout comme la spiritualité, d’ailleurs, puisqu’on parle et qu’on est doué d’une capacité de représentation. Pour autant, je suis sceptique sur la nature « spirituelle » de ce qui va suivre. Je parlerais plutôt d’un regain de « spiritualisme », plus proche des fanatismes, religieux ou politiques.

Après de telles catastrophes, on voit souvent s’opérer une flambée du religieux. J’ai pu le constater à Haïti après le tremblement de terre, ou en Colombie après la guerre avec les Farcs. L’angoisse pousse les foules à se soumettre à une autorité suprême pour chercher une forme d’apaisement, avec un comportement expiatoire. Encore une fois, s’il y aura forcément des changements, il ne faut surtout pas croire qu’ils seront forcément pour le mieux…

Ne croyez-vous pas, par exemple, que la triste situation actuelle dans les EHPAD peut nous amener à reconsidérer la place de nos aînés dans notre société ?

J’espère qu’il y aura ce changement de regard, mais je ne suis pas sûr. La vieillesse est un phénomène relativement nouveau, c’est la première fois qu’elle existe de manière aussi longue. En milieu naturel, chez les animaux, il n’y a pas vraiment de vieux : à la première défaillance, ils se font éliminer. Et c’est ce qu’il se passait dans la condition humaine, il y a encore quelques générations… On a donc vu apparaître la vieillesse, en très peu de temps. Aujourd’hui, dans les pays riches, les femmes approchent les 100 ans, et les hommes, les 90 ! La vieillesse vient de naître, d’une certaine façon.

Or cette vieillesse n’a aucune fonction de productivité, elle est vue comme un frein au sprint commercial et capitaliste. Les vieux sont des charges sociales, des poids pour la famille, et c’est pour cela que les EHPAD se sont rapidement développés. En fait, avant le confinement généralisé, on faisait déjà un confinement de vieux, qui tiennent par de minuscules fils affectifs – un coup de téléphone ou une visite de temps en temps. Et si ces visites sont interrompues, ils se laissent mourir : c’est ce qu’on appelle le syndrome du glissement, où les vieux se laissent mourir sans s’en rendre compte… On parle alors de mort naturelle, alors que c’est de carence affective. C’est en tout cas, effectivement, l’un des enjeux du « monde d’après » : il faut inventer un nouveau statut à la vieillesse dans nos sociétés.

Source Bouddhanew.

Ehpad de la Rosemontoise : le parquet de Belfort ouvre une enquête pour « homicide involontaire »…

Le dossier est désormais sur le bureau du procureur de la république de Belfort.

La justice va devoir faire la lumière sur les circonstances de la mort de plus de 30 personnes au sein de cet Ehpad à la suite de la pandémie.

L'Ehpad de la Rosemontoise à Valdoie.

En mai dernier, Laurence et Marie France, les deux sœurs de Patricia Boulak, l’aide-soignante de la Rosemontoise décédée du Covid 19, avaient déposé plainte pour « homicide involontaire », « non assitance à personne en danger » et « mise en danger de la vie d’autrui ».

Le procureur n’a finalement retenu que le chef d’accusation « d’homicide involontaire ».

La justice va donc avoir pour mission de déterminer pour quelles raisons l’Ehpad de la Rosemontoise a subi une telle hécatombe au moment de la pandémie, et surtout si des erreurs ont été commises par la direction de l’établissement.

” Nous ne savons pas de quoi sont morts nos proches…”

Aujourd’hui plusieurs familles de personnes décédées à la Rosemontoise veulent comprendre comment une telle situation a pu survenir. C’est le cas de Sébastien Léveque, qui a été le premier à porter plainte en avril dernier. Aujourd’hui plus que jamais, il veut faire part de sa colère. « Mon père était âgé de 73 ans, il est décédé le 28 mars dans l’Ehpad. Il y vivait depuis 2015. Aujourd’hui nous ne savons toujours pas, ma famille et moi de quoi il est mort et nous voulons que la lumière soit faite sur les circonstances de son décès..».

” Il n’y a eu aucune communication de la part de la direction de l’établissement..”

Un silence assourdissant, c’est ce que dénoncent les familles de victimes. Elles déplorent une communication inexistante avec la direction, pendant la crise, mais également depuis que le déconfinement a été mis en place. Une situation intolérable pour Sébastien Lévêque. « Mon père avait un peu de diabète, mais il allait bien. Je lui parlais tous les jours au téléphone. Il n’a jamais évoqué le moindre souci de santé. J’ai juste été informé que son état se dégradait, qu’il était mis sous oxygène et il est mort dans la nuit du 28 mars. Lorsque l’établissement m’a prévenu, j’ai bien ressenti que l’urgence pour la direction c’était que je contacte au plus vite les services de pompes funèbres afin que le corps de mon père soit évacué. Mais je n’ai eu aucune précision. Rien. Je pense que l’on nous a caché la vérité, les portes de l’Ehpad étaient fermées et les familles n’étaient au courant de rien. Il n’y a eu aucune communication. Nous apprenions les décès par les médias et les réseaux sociaux. En pleine hécatombe il y avait bcp d’inquiétude de la part des familles et cette inquiétude était bien sûr amplifiée par l’attitude de la direction de la Rosemontoise..».

” Nous voulons des réponses, afin de pouvoir faire notre deuil…”

Déterminé à obtenir enfin des réponses à ses questions, Sébastien Lévêque va désormais prendre un avocat.      « Je n’ai pas revu mon père. Il repose dans une urne mais il est inconcevable de faire un deuil dans ces conditions. Nous attendons tous de cette enquête judiciaire qu’elle nous permette de comprendre comment cette hécatombe a pu avoir lieu. Comment et pourquoi nos parents sont morts. Nous avons besoin de ces réponses pour faire le deuil.. ».

Le travail de la justice sera de toute évidence long et complexe, mais les familles sont prêtes à cette attente, comme le confirme Sébastien Lévêque. « Les responsables doivent répondre de leurs actes. Nous vivons tous une souffrance terrible. Personnellement je rêve de mon père toutes les nuits. Ma mère est toujours vivante, elle non plus ne comprend pas pourquoi son mari n’est plus là. Elle n’arrive pas à refaire surface… »

Source FR3.

“Plasma files” : enquête autour d’une multinationale du sang…!!!!

Les machines de prélèvement de plasma de la société Haemonetics font-elles courir un risque aux donneurs du monde entier ?

C’est la question soulevée par plusieurs médias étrangers qui publient aujourd’hui une enquête consacrée à ce secteur, au moment où le plasma est testé dans certains traitements contre le Covid-19.

Don de plasma à l'Etablissement français du sang à Orléans, juillet 2017

Une nouvelle fois, les méthodes et les machines du leader mondial du prélèvement de produits sanguins, Haemonetics, suscitent autant d’interrogations que d’inquiétudes. Plusieurs médias internationaux (parmi lesquels “Die Zeit” en Allemagne, “El Mundo” en Espagne, le “Miami Herald” aux USA…), coordonnés par l’organisation The Signals Network qui assiste les lanceurs d’alerte, publient ce mercredi 1er juillet une série d’enquêtes consacrées à cette société et ses machines, utilisées dans le monde entier.

La société américaine Haemonetics est déjà bien connue des autorités sanitaires françaises. En septembre 2018, ses machines de prélèvement de plasma “PCS2” ont été suspendues d’utilisation par l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé). Une enquête de la Cellule Investigation de Radio France, en collaboration avec Bastamag, avait montré, en août 2019 que l’ANSM et l’Etablissement Français du Sang (EFS) avaient été alertés dès la fin 2015 des méthodes commerciales douteuses d’Haemonetics par deux anciens cadres de la société. La firme basée à Braintree, (Massachusetts) avait notamment vendu pour neuves des pièces détachées usagées à l’EFS. L’affaire s’était soldée par un protocole transactionnel. Mais ces alertes avaient aussi exhumé un autre dossier qui remontait à l’année 2010.

Les “particules noires” au centre des interrogations

À cette époque, les opérateurs de l’EFS avaient commencé à noter l’apparition de particules noires dans le plasma lors de prélèvements effectués sur des machines Haemonetics. Le phénomène est alors considéré comme anormal, mais ne semble pas interroger les autorités sanitaires sur son éventuelle dangerosité pour les donneurs. Les particules sont parfois décrites comme du “sang séché”, généré par un dysfonctionnement de la machine. Elles ne sont plus signalées à partir de 2011… avant de refaire leur apparition en 2017, au moment où les lanceurs d’alerte braquent de nouveau les projecteurs sur les machines Haemonetics. Plusieurs signalements remontent à l’ANSM et conduisent l’agence à s’interroger sur leur composition.

En octobre 2017, un comité d’experts, réuni par l’ANSM, conclut qu’il est probable que ces particules proviennent des joints de la machine de prélèvement et que leur composition, potentiellement toxique, nécessite une étude plus approfondie des risques encourus par les donneurs. Le processus de prélèvement de plasma a cette particularité que le sang fait plusieurs allers-retours entre le donneur et la machine. Malgré la présence de filtres, il est possible que certaines de ces particules soient retournées vers le donneur. L’ANSM n’effectuera pourtant pas cette étude réclamée par les experts. Les machines sont encore utilisées près d’un an dans les centres de l’EFS avant d’être finalement interdites après l’apparition de nouveaux incidents “particules noires”.

De nouveaux documents attestent de l’ampleur du phénomène

Des centaines de nouveaux documents obtenus auprès de lanceurs d’alerte, que la cellule investigation de Radio France ainsi que BastaMag et Mediapart ont pu consulter, montrent que ces incidents ne se sont pas produits uniquement en France, et que la société Haemonetics était bien informée des problèmes que présentent ses machines.

D’après les différents médias partenaires des “Plasma Files”, au moins 700 cas d’apparition de particules noires peuvent être établis de façon documentée dans une quarantaine de pays entre 2005 et 2019. Ce chiffre est à relativiser face aux 360 millions de prélèvements revendiqués par le fabricant sur ses machines depuis 15 ans. Néanmoins, le nombre réel d’incidents est probablement supérieur. En Allemagne, l’enquête de “Die Zeit” pointe le fait que les centres de transfusion sanguines ne sont pas tenus de les signaler dans tous les cas. En France, notre enquête avait montré qu’un certain nombre d’apparition de particules noires n’apparaissaient pas dans la base de matériovigilance de l’ANSM qui recense les incidents significatifs sur les dispositifs médicaux. Des salariés ou anciens salariés de l’EFS avaient expliqué à la Cellule investigation de Radio France et Bastamag que les apparitions de particules étaient si courantes à une époque que plus personne ne les notait. Dans sa réponse aux médias partenaires, Haemonetics admet avoir reçu environ 2000 signalements de particules noires lors de prélèvements.

Surtout, l’utilisation de produits potentiellement toxiques (formaldéhyde, chrome VI…) dans les joints des machines Haemonetics semble problématique. Et l’éventualité, probable, d’apparition de particules invisibles à l’œil nu et suffisamment fines pour passer à travers les filtres n’a jamais été étudiée précisément. Haemonetics et les opérateurs de don de sang comme le néerlandais Sanquin, qui a également rencontré des problèmes avec les machines PCS2, estiment que le risque est “négligeable“. Le sujet est néanmoins discuté par certains scientifiques. “Plus les particules étrangères sont petites, plus elles sont dangereuses, parce qu’il leur est plus facile de percer une paroi cellulaire et de provoquer une inflammation“, explique ainsi Jacob de Boer, professeur de toxicologie à l’université libre d’Amsterdam, à nos confrères du quotidien NRC. Si les risques de développements de cancers semblent peu probables aux yeux de certains experts interrogés, la présence de ces particules leur semble, sur le principe, non admissible. “On ne peut pas accepter que de petites particules provenant de la machine pénètrent dans le système sanguin” affirme ainsi Rainer Blaczyk, le directeur de l’institut de transfusion et de transplantation de la faculté de médecine de Hanovre.

Pour Haemonetics, l’ANSM a fait preuve “d’excès de prudence”

Dans une longue réponse aux médias partenaires, Haemonetics a de nouveau catégoriquement contesté la dangerosité potentielle de ses machines. D’après la firme américaine, les incidents survenus en France seraient isolés et imputables à un dispositif utilisé exclusivement par l’Etablissement français du sang, et depuis retiré du marché. La firme explique que les études menées par l’ANSM ont totalement écarté un impact sur la santé des donneurs et qu’elle n’a interdit ses machines que par “excès de prudence“. Notre enquête avait pourtant montré que l’étude de risque réclamée par le comité d’experts n’avait jamais été menée à son terme, ou en tout cas, jamais été publiée.

En France, l’EFS utilise toujours un autre type de machines Haemonetics, “MCS “, réservées au prélèvement de plaquettes sanguines. Leur technologie est très similaire à celle des “PCS2” et les risques de production de particules similaires. Néanmoins, l’EFS semble être en train de les retirer progressivement de son parc. L’établissement n’en utilisait plus que 60 en mars 2020, contre 97 en juillet 2019, et il affirme qu’aucun incident n’a été déclaré en 2020 sur ses “MCS “. De son côté, l’ANSM n’a pas répondu à nos questions sur ce point précis.

Afin d’évaluer les effets du don de plasma sur la santé, une étude de morbi-mortalité sur une large population de donneurs a été confiée à l’INSERM de Bordeaux. Les résultats sont attendus pour 2022. Trois lanceurs d’alerte et huit donneurs ont porté plainte en mai 2018 pour mise en danger de la vie d’autrui, tromperie aggravée et défaut d’exécution d’une procédure de retrait ou de rappel d’un produit nocif pour la santé. La procédure, confiée au pôle santé du parquet de Paris, est toujours au stade de l’enquête préliminaire.

Le siège d’Haemonetics à Braintree, dans le Massachusetts (États-Unis)

Le plasma testé dans le cadre des traitements du Covid-19

Le marché mondial du plasma, lui, est en pleine progression. Estimé aux alentours de 24 milliards de dollars en 2019, il est principalement abondé par les donneurs américains. Aux États-Unis, le don de produits sanguins est rémunéré (ce qui est interdit en France) et attire des populations pauvres en recherche revenus de complément. L’essentiel du plasma prélevé dans le monde est utilisé pour fabriquer des médicaments utilisés notamment dans le traitement de certaines maladies génétiques. Récemment, le plasma a fait naître des espoirs dans la lutte contre la pandémie de Covid 19 . Du plasma de convalescents a été testé, avec des résultats encourageants, chez certains malades atteints de leucémie notamment, obligés de prendre des traitements qui affaiblissent leur système immunitaire. Le plasma transfusé semble leur apporter des anticorps dirigés contre la maladie. Un élément mis en avant aujourd’hui par Haemonetics pour rappeler que ses produits participent à la mobilisation contre la maladie.

Source FRANCE INTER.