Téléthon 2020 : depuis son traitement, Jules “aime sa vie”…

Jules va mieux, grâce à la recherche. A 4 ans, il incarne les avancées contre la maladie dans ce Téléthon 2020.

Depuis une première injection en janvier dernier, “il nous casse les oreilles”.

Son père nous raconte ces derniers mois où tout a changé.

 

Jules, 4 ans, est atteint de myopathie tubulaire

Lors de la visio-conférence de presse, Wilfried Langlais, le papa de Jules, y va sans détours : “son grand jeu c’est de jouer à cache-cache avec sa soeur

Son fils de 4 ans, comme 50 000 enfants en France, est atteint de myopathie myotubulaire. Cette mutation du gène MTM1 oblige Jules à évoluer constamment avec un appareil respiratoire.

Il s’exprime peu, ne bouge pas. Tous les trois mois, la famille Langlais quitte Rennes pour l’hôpital Trousseau à Paris, où Jules est pris en charge.

Jules et sa famille habitent Bourgbarré

Le Docteur Ana Buj Bullo, responsable de l’équipe Maladies neuromusculaires au Généthon, travaille depuis plus de 20 ans sur les mutations de ce gène MTM1. Avec, depuis 2008, des avancées majeures.

Aujourd’hui, “on apporte on apporte dans les cellules musculaires une copie saine du gène défectueux” explique-t-elle. Une injection intra musculaire dont a pu bénéficier Jules en janvier dernier.

“Il a reçu une injection en janvier, et depuis il nous casse les oreilles”

Wilfried Langlais

Wilfried parle avec émotion de son fils, qui progressivement mais rapidement, change du tout au tout.

Immédiatement après l’injection, Jules a été plus dynamique. Il s’est rapidement tenu assis. La kiné qui s’occupe de Jules “n’a jamais vu ça” rapporte Wilfried Langlais. “Ses mouvements sont plus précis, il commence à prendre possession de ses jambes. Jules évolue à une vitesse incroyable” poursuit Wilfried.

Avant il ne s’exprimait pas, aujourd’hui il bouge, on l’entend, il se bagarre avec sa sœur. Il aime sa vie” témoigne avec bonheur son père.

Un Téléthon 2020 confiné, mais un Téléthon quand même

Crise sanitaire oblige, il n’y aura pas cette année de banderoles sur des ronds-points ces 4 et 5 décembre 2020. Pas de défis sur les places des quelques 12 000 communes partenaires.

Mais les 250 bénévoles pourront tout de même se réjouir de voir d’autres défis, sur France Télévisions, et l’on pourra plus que jamais se mobiliser pour faire avancer la recherche.

Source FR3.

 

AUTISME – TROUBLES MENTAUX – Ein Gedi structure pédagogique pour des jeunes porteurs de handicap…

Ein Gedi est une école laïque pour des jeunes porteurs d’un handicap mental, déficients intellectuels et porteurs de troubles autistiques.

Ein Gedi structure pédagogique pour des jeunes porteurs de handicap. La vie en bleu, le mag de France Bleu Gironde

 

Des jeunes” extra-ordinaires”, c’est ainsi que Henriette Neny qualifie les élèves de l’école Ein Gedi, qu’elle créa avec Matthieu son mari en 2016.  Tous deux parents d’un enfant trisomique, ils ont décidé de fonder cet établissement où sont accueillis des jeunes entre 10 et 20 ans.

Outils pédagogiques

Le projet pédagogique de cette année est double, et s’articule autour du thème de l’écologie.

Les élèves suivent aussi le Vendée Globe, à partir d’outils pédagogiques comme une planisphère et des maquettes de bateaux qu’ils y positionnent en fonction de leur avancée, avec une attention particulière portée au skipper talençais Arnaud Boissières. Parallèlement, un travail est mené à partir du ” Tour du monde en 80 jours” de Jules Verne. Cela permet de réfléchir autour du vocabulaire de la mer et de la navigation, en y apportant une sensibilité environnementale.

Eco responsable

L’ambition de Ein Gedi est de devenir la première école éco-responsable en France.

Cette prise conscience de la fragilité de notre planète a conduit à une réflexion et à un travail sur le tri des déchets, avec également un compost dans le jardin de l’école.

Préparatifs

Un événement est en préparation pour janvier 2021, avec toutes les incertitudes que cela comporte. Un professeur d’arts plastiques intervient dans l’école et les élèves fabriquent des déguisements avec des matériaux de récupération. Les parents sont associés aux activités.

En juin 2021, il est prévu un défilé dans un restaurant parisien!

Fonctionnement et recrutement

L’école compte 9 élèves, qui ne viennent pas tous tous les jours. Deux professeurs assurent l’enseignement général le matin( français, maths, histoire, géographie…)avec le soutien d’une éducatrice spécialisée. L’après- midi est, selon les jours, consacré au tennis, aux arts plastiques, au théâtre….

L’école a toujours des besoins matériels et humains car elle ne vit que de dons, et recherche deux bénévoles pour une journée par semaine.

L’inscription coûte 50 euros, pour une scolarisation de 6 mois.

Source FRANCE BLEU.

 

Handisport – Gironde. Cadillac : La prof met ses élèves en fauteuil roulant pour les sensibiliser au handicap…

Au collège A.France de Cadillac (Gironde), les collégiens pratiquent le handisport pour être sensibiliser à la pratique d’une activité sportive en situation d’handicap.

 

Au collège Anatole France de Cadillac (Gironde), la prof de sport a décidé de programmer l'handisport ce trimestre pour sensibiliser ses élèves au handicap. (©Le Républicain)

Pas de bousculade, à l’entrée du gymnase des Baries à Cadillac (Gironde) en cette fin du mois de novembre 2020. Les élèves du collège Anatole France franchissent la porte, certains sur leurs deux pieds et d’autres en fauteuil roulant car une moitié de l’effectif est handicapée.

Une volonté de leur professeure d’éducation physique, Anne Asseraf-Godrie, qui tente là une expérience particulièrement enrichissante : un trimestre pour pratiquer le handisport.

Le handisport, c’est quoi ?

Avec une prothèse, un fauteuil roulant ou un membre amputé, le sport reste accessible aux personnes invalides. Sous le terme handisport, on retrouve tout simplement l’activité sportive dont les règles ont été modifiées pour qu’il puisse être accessible aux personnes handicapées. Qu’il soit moteur ou sensoriel. Par ailleurs, concernant l’handicap mental, on parle de sport adapté.

Un cycle de sept semaines

« Sans l’aide du club de handball de Monségur qui nous a prêté 10 fauteuils roulants, ce projet n’aurait pas vu le jour »

Anne Asseraf-GodrieProfesseure de sport au collège Anatole France à Cadillac (Gironde)

Mais, concrètement, tout le mérite revient à l’enseignante qui a mis « sur pied » (et « sur roues ») un cycle de sept semaines de sports variés dans les conditions d’un handicap.

Jusqu’aux vacances de Noël, les ados vont se glisser dans l’esprit d’un invalide, apprendre à contrôler leurs mouvements face à l’autre, gérer des situations paradoxales.
Auparavant, ils se sont renseignés sur Internet et c’est en tout état de cause qu’ils se sont jetés dans l’aventure.

Des cours différents

Au collège Anatole France de Cadillac (Gironde), la prof de sport a décidé de programmer l'handisport ce trimestre pour sensibiliser ses élèves au handicap.

L’étude n’empêche pas la variété et les élèves des classes de 5e, 4e et 3e s’initient à tour de rôle à plusieurs handisports dans le gymnase de Cadillac. Ils pratiquent l’expression corporelle, l’ultimate (qui s’apparente au frisbee), le badminton, le handball, le volley. Chaque séquence se traduit par l’affrontement de deux équipes rivales de 10 joueurs debout et 10 assis. Pas facile, d’attraper la balle en stabilisant son fauteuil ! Pas facile, non plus, de la lancer correctement en respectant son adversaire défavorisé ! Et que dire de la course « à l’aveugle » ? De la réalisation d’un parcours athlétique ? L’introduction de fauteuils est aussi cause de situations particulières : Anne doit passer du temps à les nettoyer, changer éventuellement une roue crevée, etc… Sans se départir de son calme qui se répercute sur ses élèves, ravis de cette expérience.

Une session dont les collégiens se souviendront, et dont tout le mérite revient à une professeure qui n’as pas peur d’innover.

Source LE REPUBLICAIN.

Handicap – L’appel au secours de Loisirs Pluriel Quimper ou comment la crise sanitaire met en péril les finances des associations…

La crise sanitaire est lourde de conséquences pour les trésoreries de très nombreuses associations.

Face à un avenir incertain, des associations comme Loisirs Pluriel à Quimper inventent de nouvelles formes d’actions de financement afin de pouvoir survivre.

 

Loisirs Pluriel Quimper accueille dans un centre de loisirs tous les mercredis et pendant les vacances scolaires des enfants dont certains en situation de handicap

“Nous sommes une association qui fonctionne à 80% grâce aux subventions des collectivités territoriales et les 20% restants de notre budget sont assurés par nos propres actions de collecte de fonds” explique David De Priester, secrétaire de l’association Loisirs Pluriel Quimper. “Mais depuis le début de l’épidémie et les restrictions de mouvement et de regroupement, nous ne pouvons quasiment plus réaliser d’actions.”

Un déficit conséquent

Et pas besoin de demander à David d’effectuer de longs calculs pour évaluer le trou dans les caisses de l’association, le chiffre tombe tout de suite.

“À l’heure actuelle, il nous manque à peu près 7 000 euros de budget. Nous sommes inquiets.”

David De Priester, secrétaire de l’association Loisirs Pluriel Quimper

Une inquiétude qui monte au fil des jours pour cette association de centres de loisirs qui dépend de la Fédération Loisirs Pluriel. Même si comme le précise David “la Fédération nationale peut combler pour l’instant en faisant appel aux institutionnels, pour autant, ça ne durera pas et on peut dire que l’association est quand même en danger”.

Car “dès que la Fédération ne pourra plus combler, nous ne pourrons plus payer des animateurs et devrons limiter les sorties” ajoute David.

Le centre de Loisirs Pluriel Quimper existe depuis 10 ans et accueille au sein d’un centre de loisirs des enfants porteurs d’un handicap ou non, tous les mercredis et les vacances scolaires dans les locaux de l’école Léon Goraguer dans le Quartier du Moulin Vert. Une cinquantaine d’enfants de 3 à 13 ans, pour moitié en situation de handicap, sont présents lors des vacances scolaires plus une dizaine de jeunes adolescents dans un deuxième centre, Cap’Ados. Une activité qui n’a pas cessé pendant l’épidémie.

Se réinventer pour trouver de nouvelles actions de collecte

Face au déficit de trésorerie, l’association a cherché cet été à relancer ses donateurs habituels par le biais d’une campagne de dons. Les 3 000 euros collectés ont permis de réduire le trou de 10 000 à 7 000 euros.

Loin d’être suffisant pour retrouver l’équilibre. Les membres de l’association lancent donc de nouvelles actions “virtuelles” comme cette course sur internet “1 kilomètre pour Loisirs Pluriel Quimper” à laquelle les participants peuvent associer un don en se “bougeant” dans leur kilomètre autorisé le samedi 28 et dimanche 29 novembre.

David espère bien que leur appel sera entendu. Il ne veut pas en arriver à “réduire l’accueil et la qualité des services proposés”.

Source FR3.

Le travail des accompagnants scolaires fait le bonheur des jeunes en situation de handicap…

Fabien a 10 ans.

Handicapé moteur depuis son plus jeune âge, il peut compter sur le soutien de Mylènne Bertrand, son accompagnante scolaire.

Fabien Tilly doit sa progression à son agent de vie scolaire, qui a su canaliser son attention et son trop-plein d’énergie.

Dix-sept enfants en situation de handicap sont inscrits dans l’ensemble des écoles de la commune, dont sept aux Villes-Moisan. Ils sont accompagnés par cinq accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Ces AESH, même s’ils souhaitent rester dans l’ombre, se considèrent comme les « oubliés » de la crise sanitaire.

Audrey Le Roux, mère de Fabien Tilly, 10 ans, en CM2 à l’école des Villes-Moisan, témoigne de l’efficacité des AESH et rappelle ô combien leur travail aux côtés de ces jeunes est précieux. « Fabien est accompagné par Mylènne Bertand depuis trois ans. Sans elle, il aurait du mal à suivre une scolarité normale. Elle sait le recadrer lorsque, parfois, il relâche son attention ».

« Tous mes progrès, c’est grâce à Mylènne »

À six mois, le jeune Ploufraganais est diagnostiqué d’une infirmité motricité cérébrale. Un handicap qui n’effraie pas le principal intéressé. « Fabien déborde d’énergie, souligne sa mère. Ses trois sœurs ne lui font pas de cadeaux mais de son côté, il a du répondant. Cet éveil, c’est le résultat d’un travail de groupe avec son AESH et ses camarades de classe. Il est bien intégré et apprécié de tous les élèves ».

Et ce petit a un caractère bien trempé. « Tous mes progrès, c’est grâce à Mylènne. Elle m’encourage ». Lui veut devenir historien et s’intéresse « à tous les événements du passé ». « J’ai même suivi les épisodes sur la vie du Général De Gaulle », lâche fièrement Fabien. Rien n’échappe à celui qui aurait aimé faire du foot pour les mal marchant, à Ploumagoar. « Cela n’a pas pu se faire à cause d’un manque de joueurs ». Reste que Fabien, a pu se tester avec les activités proposées par le Comité départemental handisport le 28 octobre. « J’ai pu faire plusieurs activités dans la journée. J’ai apprécié cette animation, avec la pratique du tir à l’arc, de la boccia et du basket ».

Source LE TELEGRAMME.

 

Enfants handicapés : le parcours du combattant pour les parents en Mayenne…

A l’occasion de la semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées, France Bleu Mayenne traite plus globalement la question du handicap et de sa prises en charge dans notre société.

 

Dans le Nord-Mayenne, une maman et son mari se sont battus pour la scolarité de leur fille de trois ans.

Enfants handicapés (illustration)

C’est la semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées. L’occasion pour France Bleu Mayenne d’évoquer plus largement la question du handicap dans notre société. Ce jeudi, nous évoquons le rôle des parents dont les enfants sont porteurs d’un handicap. Ce n’est évidemment pas facile à vivre pour les papas et les mamans car la société leur met parfois des barrières dans le quotidien de la vie.

En déambulateur

Dans le Nord-Mayenne, Marie-Armelle est maman d’une petite fille de trois ans. Son enfant souffre d’une maladie rare qui touche les muscles : l’amyothrophie spinale. Une maladie héréditaire qui l’oblige à se déplacer avec un déambulateur. Pendant plusieurs mois, la petite fille de Marie-Armelle était scolarisée dans une école à deux pas de son travail. Elle bénéficiait d’une auxiliaire de vie scolaire (AVS). Cependant, il fallait que cette dame soit aussi aux côtés de l’enfant après l’école, pendant le temps périscolaire.

La maman s’est donc naturellement tournée vers la municipalité du village dont nous tairons le nom. “J’ai rencontré le maire le 1er juillet, pour lui demander une solution afin que ma fille puisse aller à la garderie. Il m’a confirmé qu’il ne fallait pas que je m’inquiète. Sauf que tout l’été je n’ai pas eu de nouvelles. A une semaine de la rentrée, on m’a expliqué que cela ne pourrait pas être possible” raconte la maman surprise et même choquée de la réponse du maire de cette commune (que nous n’avons pas réussi à joindre). “Il m’a dit que si on disait oui pour ma petite fille, il faudrait dire oui à tous les autres enfants handicapés“.

Des parents qui n’abdiquent pas

Un peu désarçonnés, Marie-Armelle et son mari attendaient plus de soutien de la part d’une collectivité publique. “On a le droit de refuser. Mais j’aurai aimé que l’on me propose un semblant d’alternatives et qu’au moins on donne l’impression de prendre en considération notre problème” explique la mère de famille. Finalement une solution a été trouvée pour la petite fille : elle est scolarisée dans la commune de Saint-Pierre-des-Nids, avec une prise en charge de l’auxiliaire de vie scolaire . “Ca été réglé en une heure de rendez-vous avec le maire” se réjouit la maman Marie-Armelle.

Source FRANCE BLEU.

Trisomie 21 : « Nous sommes une famille ordinaire », clame la mère de l’Extraordinaire Marcel…

HANDICAPSur les réseaux sociaux, Carole Deschamps raconte la vie de son fils atteint de trisomie 21.

Trisomie 21 : « Nous sommes une famille ordinaire », clame la mère de l’Extraordinaire Marcel

« Un message à faire passer. » Carole Deschamps est la mère de Marcel, atteint de trisomie 21, et Basile. Sur Facebook et Instagram, elle raconte sa vie de famille et a publié un livre-témoignage, L’Extraordinaire Marcel (éd. Flammarion).

Avant d’avoir vos enfants, étiez-vous déjà instagrameuse ?

Absolument pas ! Au contraire, nous trouvions ridicule le fait de raconter sa vie sur les réseaux. Maintenant que je suis maman, je suis comme tout le monde, j’ai envie de les montrer parce qu’ils sont beaux. Mais nous avons surtout un message à faire passer. Avec ce compte, l’idée est de montrer comment la vie s’organise avec un enfant trisomique, que nous sommes une famille ordinaire.

Une famille ordinaire avec un enfant extraordinaire ?

Exactement. Nous racontons le quotidien de Marcel (à la première personne, car c’est lui que je fais parler), avec tout ce que cela contient de difficile aussi. Nous sommes des parents normaux, parfois épuisés, énervés. Tous les moments ne sont pas roses, je ne vais pas mentir. Je me bats d’ailleurs contre les photos parfaites et les filtres.

Le besoin de partager vos moments avec lui est-il né instantanément ?

Dès la naissance de Marcel, nous nous sommes demandé comment communiquer. Quand j’ai créé la page Facebook, Marcel avait 4 mois. C’était pour le 21 mars, Journée de la trisomie 21, une journée au cours de laquelle on arbore des chaussettes dépareillées pour montrer la différence. L’engouement a été tel qu’on a gardé la page et ouvert le compte Instagram. Il y a cinq ans, nous étions peu nombreux à faire cela, mais, aujourd’hui, il y a des dizaines de comptes comme le nôtre.

Est-ce le signe que le sujet est aujourd’hui abordé plus facilement ? 

Ça évolue petit à petit, mais c’est tout frais. En septembre, la diffusion [sur M6] du téléfilm Apprendre à t’aimer, qui a été visionné des millions de fois, y a aussi contribué. Le fait de mettre des visages sur nos histoires, sur ces enfants, est hyper important. C’est aussi pour cela que j’ai voulu témoigner de notre expérience dans L’Extraordinaire Marcel.

Recevez-vous de nombreux messages ?

Sur Instagram, c’est énorme. J’ai déjà dû supprimer les messages des storys parce qu’on en recevait près de 500 par jour et que je ne pouvais pas gérer ce flux. Ceux qui nous écrivent nous interrogent sur des choses concrètes relatives à la trisomie. D’autres nous remercient, car ce que l’on raconte les rassure. Certains ont des enfants atteints d’autres handicaps et se demandent comment surmonter cela.

Comment va Marcel, aujourd’hui ?

Très bien. Il fête ses 5 ans ce mois-ci et est en grande section de maternelle, avec l’aide d’une AESH [accompagnant d’élèves en situation de handicap] douze heures par semaine. La trisomie 21 est un syndrome bien pris en charge, avec peu d’inconnues. C’est un peu la Rolls-Royce du handicap !

Source FRANCE BLEU.

Tours : une mère violentait sa fille handicapée pour susciter la compassion…

La prévenue, qui souffrirait du syndrome Münchhausen, a nié les faits. Sa fille a été placée en famille d’accueil.

 

Tours : une mère violentait sa fille handicapée pour susciter la compassion

Les nombreuses marques de coups sur le corps de la jeune victime, handicapée, avaient alerté son enseignante. Mardi 10 novembre, une mère a été condamnée par le tribunal correctionnel de Tours (Indre-et-Loire) pour maltraitantes envers sa fille de neuf ans. Elle a écopé de trois ans de prison avec sursis probatoire renforcé, avec obligation de soins. Elle s’est également vu retirer son autorité parentale pour quatre ans.

D’après La Nouvelle République, la prévenue, qui souffrirait du syndrome Münchhausen par procuration, selon une expertise psychiatrique, a nié les faits. “Je n’ai jamais levé la main sur ma fille”, a-t-elle déclaré à la cour. Elle aurait agi selon un mode opératoire récurrent, frappant sa fille, inventant des troubles, avant de lui prendre rendez-vous chez le médecin.

Cela “lui procurerait un sentiment d’exception et une certaine compassion”, a indiqué la partie civile, selon le journal. L’enfant aurait donc multiplié les allers-retours en soins : sa mère l’aurait conduite onze fois, lors du seul mois de décembre 2012, aux urgences de Tours puis à l’hôpital Necker, à Paris.

En juin dernier, c’est l’enseignante de la jeune victime qui avait effectué un signalement, remarquant, depuis octobre 2017, des bosses sur le corps de la fillette, et ses absences répétées. Cette dernière, qui souffre d’un handicap mental, n’avait pu fournir d’explication. Elle a finalement été placée en famille d’accueil.

Source RTL.

Loir-et-Cher : la voie de l’apprentissage, un format idéal pour professionnaliser les personnes handicapées…

Après des années d’échec scolaire, Dorian a retrouvé le goût d’apprendre en décrochant une alternance au garage Bellanger (Loir-et-Cher).

En situation de handicap, le jeune homme de 16 ans bénéficie d’un suivi adapté grâce à Cap Emploi, structure financée par l’Agefiph.

 

A 16 ans, Dorian, en situation de handicap, a trouvé une alternance dans un garage à Vendôme (Loir-et-Cher).

C’est un vrai parcours du combattant à chaque fois. Quand on voit Dorian, on ne se doute pas de son handicap, alors c’est compliqué pour certains de comprendre ou même d’y croire. Seulement il existe plein de handicaps différents et tout autant de façon de les gérer.

Un élève incompris

Déjà tout petit, Dorian est un bébé très tonique et ressent tout plus intensément que les autres enfants de son âge : la tristesse, la douleur, l’amour ou la colère. Mais tout s’accélère quand il rentre au CP. “C’était chaotique. Il était incapable de tenir en place, il ne retenait aucune leçon et était agressif vis-à-vis des qui se moquaient de lui“, témoigne sa mère Fany.

Pour les professeurs de Dorian, c’est simplement un élève turbulent et mal éduqué. “A l’époque, on ne connaissait pas beaucoup de choses sur le handicap et on en parlait très peu“, rappelle Fany.

Mais après quelques tests, une orthophoniste pose enfin le diagnostic. Dorian est dyslexique, dysorthographique, hyperactif et détient des problèmes cognitifs qui l’empêchent de retenir les informations.

“Dans notre pays, si on ne rentre pas dans le moule et qu’on est différent, tout est plus compliqué.”

Fany, mère de Dorian

Dès lors, sa mère entame toutes les démarches auprès de l’Education nationale et de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) : “Il faut s’y prendre des mois à l’avance, que ce soit pour les dossiers ou les rendez-vous avec les professionnels de santé.

Du CP à la 3e, Dorian est accompagné par plusieurs auxiliaires de vie scolaire (AVS). Mais les moqueries continuent. Les professeurs ne savent pas comment gérer la situation et le jeune homme est obligé de changer plusieurs fois d’école. “Dans notre pays, si on ne rentre pas dans le moule et qu’on est différent, tout est plus compliqué“, dénonce Fany.

Pour Dorian c’en est trop. Il veut travailler. Mais à 14 ans, le choix est assez réduit. Il se tourne alors vers une maison familiale rurale (MFR) qui lui permet de faire ses années de 4e et de 3e tout en faisant des stages en entreprise.

La mécanique automobile, une vocation

C’est lors d’une de ces semaines de stage que Dorian rencontre Damien, gérant du garage Bellanger à Vendôme (Loir-et-Cher) : “Au début c’était un peu compliqué, mais petit à petit Dorian a pris ses marques et nous aussi. Il est poli, serviable, appliqué et volontaire“, explique-t-il.

Alors quand Dorian explique à Damien sa volonté de faire un CAP en mécanique automobile, c’est tout naturellement que le patron accepte de le reprendre dans son garage. Mais pour cela, le jeune homme doit trouver un établissement d’enseignement et une nouvelle assistante. “En choisissant le CAP, Dorian est devenu un employé et n’avait donc plus le droit à une AVS“, précise Fany.

Perdue, la mère se tourne vers Christophe Payelle, conseiller à Cap Emploi Loir-et-Cher, spécialisé dans l’accompagnement des personnes handicapées en contrat de professionnalisation ou d’alternance : “Nous faisons le lien entre l’école, l’apprenti et l’entreprise. Nous construisons avec eux un projet professionnel adapté et nous assurons un suivi continu auprès de tous ces acteurs“, explique-t-il.

C’est ainsi que Dorian a pu intégrer le centre de formation d’apprentis (CFA) de Blois et poursuivre son alternance au garage Bellanger. Tout ça avec l’assistance d’Hélène, sa nouvelle auxiliaire de vie, subventionnée par l’association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph).

Après des années de combat à l’école, Dorian m’expliquait qu’avec le CFA et son alternance, c’était la première fois qu’il était heureux d’apprendre“, se réjouit Christophe Payelle.

“Sur le marché de l’emploi, les places vont être encore plus chères et les employeurs n’auront pas la patience d’embaucher des personnes handicapées.”

Fany, mère de Dorian

Mais avec la crise sanitaire, Fany s’inquiète pour l’avenir professionnel de son fils : “L’année dernière, il n’a eu que deux semaines d’école, sur douze initialement prévues. Il a commencé sa deuxième année avec beaucoup de retard. Sur le marché de l’emploi, les places vont être encore plus chères et les employeurs n’auront pas la patience d’embaucher des personnes handicapées.

Pour l’heure, Dorian continue de travailler au garage et ce, malgré le confinement. Il nettoie et prépare les véhicules d’occasion sous le regard bienveillant du chef d’atelier.

De son côté, Fany a déjà pris de l’avance et a entamé une procédure pour que son fils puisse redoubler et valider son diplôme : “Il a travaillé tellement dur depuis des années que je fais tout pour qu’il puisse aller au bout. Pour qu’enfin il puisse prouver à tous ceux qui ne croyaient pas en lui qu’il est capable de trouver un emploi comme tout le monde.

Source FR3.

Moselle. Des enfants en situation de handicap publient un livre de BD primées à Angoulême…

Des enfants de 4 à 14 ans, accueillis à l’Institut d’Éducation Motrice de Saint-Avold (Moselle), ont sorti cet automne un livre de bandes dessinées.

Les deux histoires qui le composent ont été primées au festival de la BD d’Angoulême, en 2011 et 2019.

Les enfants en situation de handicap qui ont participé à l'élaboration de la BD ont reçu un prix au festival d'Angoulême (photo d'illustration).

Paru cet automne, le livre Les enfants de l’IEM racontent en BD a été élaborée par des jeunes en situation de handicap. Comme le rapporte France 3 Grand Est, dix enfants de 4 à 14 ans, accueillis à l’Institut d’Éducation Motrice de Saint-Avold (Moselle), ont participé à ce projet divisé en deux histoires.

Quatre d’entre eux ont travaillé sur La Machine en folie, qui raconte comment un élément magique donne à chacun l’opportunité de réaliser son rêve. Composé par six autres enfants, Le Vélo Rouge narre l’histoire de jeunes qui font en sorte d’offrir une bicyclette à une petite fille. Les deux récits ont été primés en 2011 et 2019 au festival de la BD d’Angoulême dans la catégorie « hippocampe », qui consacre des auteurs en situation de handicap.

« Beaucoup de fierté »

« Ils possèdent une sensibilité artistique importante car ils sont réceptifs à leur environnement, explique à nos confrères une des éducatrices de l’institut. La sortie du livre, c’est quelque chose de merveilleux. C’est en tout cas beaucoup de fierté, y compris pour les parents. »

L’ouvrage est vendu 13 € à l’office de tourisme de Saint-Avold. Les bénéfices seront reversés à l’Institut d’Éducation Motrice afin d’améliorer le quotidien des enfants.

Source OUEST FRANCE.