Covid : “je veux continuer à faire classe”, le difficile port du masque pour les enseignants asthmatiques…

Télétravail et certificat d’isolement, c’est la solution proposée à une enseignante souffrant d’une pathologie incompatible avec le port du masque. Myriam Paolini-Fergani est asthmatique et refuse de lâcher ses élèves.

Elle demande un aménagement de poste.

Myriam Paolini-Fergani devant ses élèves du lycée Jeanne d'Arc de Bastia (Haute Corse)

S’il est un corps de métier ou le présentiel était affiché – par le ministre de tutelle lui-même – comme LA règle de cette rentrée sur fond de Covid, ce sont bien les enseignants.

Mais trois semaines après la reprise de l’école, force est de constater que cette règle a besoin d’exceptions.

Que faire des enseignants qui, en raison de pathologies, ne peuvent supporter le masque, mais veulent assurer leurs cours devant les élèves ?

J’y vais à reculons parce que je sais que je vais souffrir

Myriam Paolini-Fergani, enseignante

Myriam Paolini-Fergani, en poste à Bastia, croyait avoir trouvé la solution. Mais le rectorat lui a dit non.

Pour cette enseignante certifiée qui souffre d’asthme, dispenser des cours de 55 minutes, 55 minutes multipliées par le nombre de cours d’une journée, tout en portant le masque en permanence, c’est une torture.

“Pour la première fois de ma carrière, avec un métier que j’ai choisi et que j’adore, j’y vais à reculons parce que je sais que je vais souffrir “.

La visière ? refusée

Myriam s’en est ouvert à sa hiérarchie. “J’ai proposé de porter une visière, ajouté à une distanciation de deux mètres des élèves ; le médecin qui s’occupe de l’établissement n’y voyait pas de contre-indication, le chef d’établissement non plus. Mais le médecin référent du rectorat a refusé. On nous a répondu : le masque est obligatoire, sans aucune exception”.

Si Myriam ne peut travailler masquée, l’alternative proposée jusque-là était limpide : télétravail ou arrêt maladie.

“Je ne veux surtout pas arrêter ! A trois semaines de la rentrée, il sera impossible d’instaurer avec des élèves des relations de travail. J’ai 13 ans d’expérience, je sais que ça ne marchera pas. Je ne veux pas abandonner mes élèves, surtout ceux qui passent le bac”.

Pour l’arrêt maladie, Myriam est encore plus catégorique : “je ne suis pas malade !”.

Un certificat d’isolement… compris comme un confinement

Dans un courrier du 18 septembre, le rectorat vient de préciser sa position : plus question d’arrêt maladie lorsqu’on n’est pas souffrant, mais de “certificat d’isolement”.

“Le texte dit que je peux être trois jours en télétravail et le reste du temps en isolement. Ca veut dire confinée ! Ca dit aussi que sur avis du médecin, je peux demander une adaptation de poste sauf qu’on me l’a refusée !”.

Télétravail ou masque de type 2

Interrogé dans nos locaux à Bastia ce mardi, le directeur académique de Haute-Corse précise : “On a une liste de pathologies qui sont reconnues et validées par le Conseil scientifique. Ces enseignants vulnérables de santé ne peuvent pas être devant l’élève. Ils sont déjà en télétravail”.

Et Christian Mendivé d’ajouter : “Les enseignants qui ont d’autres pathologies, non répertoriées à risque, sont devant l’élève avec un masque de type 2”.

Quant à l’adaptation demandée par Myriam Paolini-Fergani, la visière, le représentant de l’Education nationale botte en touche : “Les choses ne sont pas stabilisées sur cette question-là. Pour l’instant, on reste sur le même type de masque, les masques tissus grand public distribués par le ministère”.

Sauf qu’ils ne répondent pas aux besoins spécifiques de tous ces enseignants qui sans être malades ou très vulnérables, estiment ne pas pouvoir exercer leur métier dans des conditions acceptables pour eux et pour les élèves.
Source FR3.

ENTRETIEN – Maladie génétique. Concarneau. Pour Éva, « on a reçu tellement de messages d’espoir… »…

En septembre 2018, Emmanuelle et Morgan créaient l’association ÉVA La Vie Devant Toi.

Deux ans plus tard, la mobilisation autour de la petite fille, atteinte d’une maladie génétique rare, ne faiblit pas.

Éva, trois ans et demi, souffre d’une maladie génétique rare, l’hypoplasie pontocérebelleuse.

Emmanuelle Corre est la maman d’Éva et la présidente de l’association ÉVA La Vie Devant Toi.

Vous fêtez les deux ans de l’association ÉVA La Vie Devant Toi. Que de chemin parcouru depuis septembre 2018

On est sidéré par la mobilisation qui s’est créée autour de l’association. Par la bienveillance des gens. On a reçu tellement de messages de solidarité et d’espoir ces deux dernières années…

D’un point de vue personnel, que vous apporte l’association.

Elle nous aide à avancer au quotidien, à parler de la maladie d’Éva de façon très libre, à normaliser notre vie. Comme Éva est désormais connue, les gens ne sont pas gênés lorsqu’ils la voient. Au contraire, ils viennent facilement vers nous. À travers l’association, on parle de la maladie de façon positive en s’attardant d’abord sur les énormes progrès qu’Éva a effectués et non pas sur les choses qu’elle ne sait pas faire.

L’association vous a également permis de financer des stages de rééducation neuromotrice en Espagne, d’acheter du matériel…

Le polyhandicap est un gouffre financier. Lorsque l’on va en Espagne, c’est 3 000 € a minima. Éva a besoin de matériel spécifique. L’année prochaine, comme elle grandit, il faudra changer de véhicule afin de pouvoir mettre un siège adapté. On a également prévu de lui aménager une chambre, au rez-de-chaussée, dans notre maison. Car on ne pourra pas continuer à la porter pour accéder à l’étage. Tout ça a un coût. Mais grâce à l’association, on peut offrir le meilleur à Éva.

Comment va Éva ?

Bien. Elle grandit, elle progresse. La plupart des gens qui ne l’avaient pas vu depuis longtemps sont scotchés par son développement. Elle est capable de tenir des objets, elle cherche à se déplacer à quatre pattes. Elle réalise des choses que les médecins ne la pensaient pas capable de faire. Elle affiche une énorme volonté qui nous booste et nous donne espoir.

Éva a-t-elle effectué sa rentrée scolaire ?

Oui, elle est au Rouz, en petite section, dans la classe de son frère jumeau (Hugo). Pour l’instant, elle va l’école deux demi-journées par semaine. Elle est accompagnée d’une AVS (auxiliaire de vie scolaire). Tout se passe très bien. La preuve : la semaine dernière, elle « chouinait » parce qu’elle ne voulait pas quitter l’école.

Vous aviez prévu d’aller à Madrid, à la rentrée, pour un nouveau stage de rééducation neuromotrice. Vous n’avez pu vous y rendre. Pourquoi ?

Pour des raisons sanitaires. On avait déjà réservé nos billets d’avion et l’hôtel, mais nous avons préféré annuler, de peur d’être bloqués en Espagne. À la place, Éva a effectué un stage de kinésithérapie intensive durant une semaine à Rennes, suivant la méthode Medek. Ce stage n’a pas remplacé ce qu’Éva peut faire à Madrid, mais il lui a permis de progresser. On espère maintenant pouvoir retourner en Espagne en mars 2021.

Après une pause en raison du confinement, plusieurs manifestions au profit de l’association sont prévues prochainement. La preuve que l’élan de solidarité autour d’Éva ne faiblit pas…

Tout à fait. L’association jouit même d’une petite notoriété. Dernièrement, des parents d’enfants en situation de handicap nous ont sollicités pour qu’on les conseille. On est heureux de pouvoir aider d’autres familles.

Contact : site internet : evalvdt.fr Facebook : EVA La Vie Devant Toi. Mail : evalvdt@gmail.com

Source OUEST FRANCE

« Il faut faire le ménage dans le milieu de l’autisme », estime la journaliste Olivia Cattan…!

Mère d’enfant autiste, Olivia Cattan a enquêté sur des thérapies potentiellement dangereuses.

L’Agence du médicament a saisi le procureur de la République de Paris.

Dans le livre qu’elle publie cette semaine, Olivia Cattan détaille son enquête et fait le tour des thérapies plus ou moins douteuses (photo d’Illustration).

L’Agence du médicament confirme qu’elle a réagi à la suite des informations fournies par une lanceuse d’alerte. Une cinquantaine de médecins et quelques pharmaciens sont dans le collimateur. Ils ont fait des prescriptions de longue durée de médicament anti-infectieux, d’antibiotiques et chélateurs de métaux, pour des enfants atteints d’autisme.

Des produits qui peuvent avoir des effets secondaires graves dans la durée, d’autant plus sur des enfants. Et qui ne sont pas censés être prescrits pour cette indication. Des essais cliniques sauvages sont également visés.

Connu depuis longtemps

Le procureur du tribunal de Paris a été saisi. La Sécu, les ordres des médecins et des pharmaciens ont été informés. En réalité, le sujet était connu depuis longtemps dans et hors des milieux de l’autisme.

Olivia Cattan, la lanceuse d’alerte en question, mère d’enfant autiste et journaliste, avait déjà alerté la presse et les autorités sanitaires il y a deux ans. Rien n’a bougé. Elle a, depuis, collecté des preuves. Des ordonnances longues comme le bras, des notes d’essais non autorisés dans un institut médico-éducatif des Hauts-de-Seine, des entretiens en caméra cachée…

« Il faut faire le ménage dans le milieu de l’autisme, qui est en train de basculer », affirme Olivia Cattan, qui estime que trop d’associations sont complices, a minima par leur silence, de la multiplication de pratiques thérapeutiques déviantes.

Procédé « rocambolesque »

Elle ne fustige pas les parents. Elle-même a été un temps sensible aux promesses de thérapeutes douteux. « Vous avez le diagnostic de votre enfant, votre médecin traitant n’est pas spécialiste, vous vous tournez vers des associations existantes. Elles m’ont envoyé vers un médecin soi-disant spécialiste. Celle que j’avais vue m’avait d’abord parlé de régime sans gluten, sans caséine. Puis, après quelques semaines, de laboratoires à l’étranger débarrassant les enfants des métaux lourds. Je n’ai pas suivi, d’abord ça coûtait cher, et je trouvais ça un peu rocambolesque. »

Dix ans plus tard, présidente de l’association SOS autisme, elle entend des parents évoquer des traitements antibiotiques à très long terme.

Le nom du même médecin « spécialiste », radié depuis en France et installé en Suisse, circule. Chronimed, une association controversée qui assure que la maladie de Lyme provoque l’autisme, est au cœur du dossier. Elle a été cofondée par le Pr Montagnier, prix Nobel tombé dans les théories médicales fumeuses. Des essais non autorisés seraient menés dans un institut médico-éducatif des Hauts-de-Seine.

Peur de témoigner

« Une maman m’a contactée et a accepté de témoigner. Trouver des parents qui témoignent, c’est très complexe. Les parents ne veulent pas perdre la place de leurs enfants dans les centres. Ils ont peur des services sociaux qui pourraient les inquiéter s’ils savaient ce qu’ils avaient donné à leurs enfants. »

Certains auteurs des essais illégaux ont depuis déposé des demandes officielles : « Essayer n’importe quoi sur les enfants pour voir ce que ça leur fait avant même d’envisager de lancer des essais en suivant les règles, je trouve sa scandaleux. »

Dans le livre qu’elle publie cette semaine, Olivia Cattan détaille son enquête et fait le tour des thérapies plus ou moins douteuses. « Vous prenez n’importe quelle thérapie alternative, vous tapez le mot autisme à côté, vous trouver des thérapeutes qui ont des solutions… Je crois à la science ; on peut espérer trouver des thérapies pour améliorer les symptômes de l’autisme. Mais pas n’importe quoi et pas n’importe comment. »

Le livre noir de l’autisme, Olivia Cattan, Cherche-Midi, 280 p., 19 €. Sortie le 25 septembre.

Source OUEST FRANCE.

Handicap : vers une école enfin inclusive ?…

Huit mille postes d’accompagnants ont été créés à la rentrée.

Quatre mille autres seraient programmés l’année prochaine.

Près de 385 000 élèves en situation de handicap sont scolarisés en France.

Environ 385 000 élèves en situation de handicap sont aujourd’hui scolarisés en France. Rien de plus normal, estiment les Français. Quoique… Selon un sondage de l’institut Harris Interactive, 80 % considèrent que la scolarisation « en milieu ordinaire » est une bonne solution pour les élèves en fauteuil roulant ou à mobilité réduite, 72 % l’approuvent pour les élèves présentant des troubles « dys ». Mais seuls 50 % y sont favorables pour les élèves atteints de trisomie 21 ou de déficience intellectuelle.

 Aucun enfant » ne sera « sans solution de scolarisation » à la rentrée 2020, avait promis Emmanuel Macron, en février, lors de la Conférence nationale sur le handicap. Il avait alors annoncé la création de 11 500 postes d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH)  d’ici à 2022 ». L’objectif sera sans doute atteint avec un an d’avance. 8 000 postes ont été créés dès cette rentrée, le double de ce qui avait été budgété.  C’est considérable »,a insisté le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, fin août. Selon le quotidien économique Les Échos, la création de 4 000 autres postes serait également programmée dans le projet de loi de finances 2021.

Bonne nouvelle ? « Oui, si elle se confirme, réagit Emmanuel Guichard, de l’association Trisomie 21 France, membre du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH). Mais c’est surtout une refonte en profondeur de la formation des enseignants que nous appelons. Il n’y a pas d’élève standard, mais des élèves divers. Certains peuvent être non-francophones, d’autres en situation de handicap. Il faut briser ce plafond de verre. »

Source OUEST FRANCE.

L’émission “N’oubliez pas les paroles” offre 10.000 euros à une Mayennaise et sa fille handicapée…!

Justine Brunet n’a pas gagné sa place à “N’oubliez pas les paroles” sur France 2, le lundi 7 septembre.

Mais l’histoire de cette infirmière mayennaise, mère d’une petite fille en situation de handicap, a beaucoup touché la candidate victorieuse et l’émission qui lui ont offert 10.000 euros.

Justine Brunet sur le plateau de N'oubliez pas les paroles.

Le 7 septembre dernier, Justine Brunet participait à l’émission “N’oubliez pas les paroles” en prime-time sur France 2. Cette infirmière, vivant à Chantrigné, dans le bocage mayennais, a raconté sur le plateau vouloir gagner pour financer l’aménagement de son logement et l’adapter à sa fille qui vit avec un lourd handicap. Justine n’a pas gagné, mais la maestro et la production de l’émission ont décidé de lui faire un don de 10.000 euros.

Une telle solidarité fait chaud au cœur, c’est beau”

Justine Brunet a participé à l’émission musicale de France 2, lundi 7 septembre, finalement elle est partie bredouille, battue par la candidate Valérie qui reste “maestro” comme le veut le principe de l’émission. Pourtant le lendemain, le mardi 8, Valérie demande à Justine de revenir sur le plateau et lui annonce qu’elle lui donne 5.000 euros issus de sa cagnotte, auxquels le présentateur Nagui annonce ajouter 5.000 euros.

“J’ai fondu en larmes, se souvient cette infirmière en Ehpad, une telle solidarité ça fait chaud au coeur c’est beau, je ne m’y attendais pas du tout”. Justine était venu avant tout pour le plaisir, mais elle a raconté sa situation sur le plateau de l’émission, une situation qui a beaucoup ému la production et les spectateurs.

La fille de Justine, Louise qui a bientôt quatre ans, est née avec un lourd handicap, elle souffre d’arthrogrypose. La maladie empêche l’enfant d’utiliser ses bras et rend toutes ses activités quotidiennes compliquées voire impossibles. “Nous devons toujours la porter pour changer de pièce, elle n’a que quatre ans, mais quand elle en aura 12 comment ferons-nous ? Et puis elle aura envie de se débrouiller”.

Justine Brunet devant la future maison que le couple fera adapter pour leur fille Louise.

Justine et son mari ont donc décidé d’aménager la maison qu’ils sont en train de rénover pour l’adapter au handicap de leur enfant. Ils souhaitent installer un système de domotique qui permette d’ouvrir les portes, ou encore les volets, avec la voix. Un aménagement qui coûte entre 15 et 20.000 euros.

“Cette générosité va beaucoup nous aider”, conclut Justine, qui retient surtout cet élan de solidarité d’une quasi inconnue : “c’est bon de voir qu’on peut penser à l’autre, sans même le connaître”.

Source FRANCE BLEU.

Les sourds déplorent une rentrée masquée handicapante : “les enfants vont faire face à de grosses difficultés”…

Le masque est obligatoire depuis ce mardi 1er septembre en entreprise et dans les établissements scolaires.

Un handicap de plus pour la communauté sourde, qui ne peut plus s’appuyer sur la lecture labiale pour communiquer.

Les élèves sourds ont besoin de voir les lèvres de leurs enseignants pour comprendre ce qu'ils disent, mais avec le masque, c'est impossible / Photo d'illustration

A l’école ou dans la vie quotidienne, le masque représente un handicap supplémentaire pour les sourds et malentendants. Pour eux, impossible de lire sur les lèvres de leurs collègues ou des enseignants, contraints de porter un masque depuis ce mardi 1er septembre. Le problème se pose également dans la vie de tous les jours : impossible de comprendre les commerçants, soignants et autres personnes qui les entourent. Nathalie Beck, interprète au Sils 51 et représentante de l’association des sourds de Reims et de Champagne-Ardenne (ASRCA) nous explique les difficultés de cette communauté.

Quelles difficultés rencontre la communauté sourde depuis que le port du masque s’est généralisé?
Il y a deux choses. D’abord, l’aspect de l’accessibilité dans leur vie quotidienne. Le problème du port du masque se pose quand ils vont à la pharmacie, où dans n’importe quel service public où le port du masque gêne la lecture labiale, que ce soit pour les sourds qui pratiquent la langue des signes ou ceux qui ne la pratiquent pas. Ils ont besoin de lire sur les lèvres quand ils n’ont pas d’interprète avec eux.

Le deuxième gros problème actuellement concerne la rentrée scolaire. Aujourd’hui, l’éducation nationale n’a pas anticipé le problème que ce soit des instituts d’enfants sourds, ou dans les établissements classiques où des enfants sourds sont scolarisés. Ils vont être confrontés à d’énormes difficultés. Avec le port du masque, ils ne pourront pas accéder aux cours à cause de l’absence de lecture labiale.

La secrétaire d’Etat aux personnes handicapées avait encouragé le port du masque transparent, car il y a deux entreprises françaises qui ont été homologuées (Masque inclusif et Odiora). En plus, ce n’est pas qu’une question d’accessibilité pour les sourds. L’idée est aussi de rendre le port du masque agréable, où on peut voir un sourire, même pour les personnes entendantes.

Pourquoi cela n’a-t-il pas été fait ?
Cela a un coût, évidemment, c’est le nerf de la guerre. Comptez environ 10,90 euros pour un masque lavable transparent. Quand vous devez équiper tous les professionnels d’un établissement ou d’une entreprise, cela est plus cher qu’un masque en tissu classique. Ces deux entreprises ont été créées par des sourds qui avaient été confrontés à ce problème. Forcément, plus il y aura une forte production et de la demande, plus les prix baisseront. Mais aujourd’hui, ils ne sont pas encore capables de produire à moindre coût.

Le problème, c’est que l’éducation nationale n’a pas du tout anticipé cette situation. L’ASRCA a reçu aujourd’hui un mail de la part d’une maman d’un enfant sourd qui cherchait désespérément le nom d’une entreprise qui fabrique des masques transparents, pour informer l’établissement où est scolarisé son enfant et qu’il puisse s’équiper. Seulement, la rentrée a commencé et avec les délais de livraison, cela va prendre du temps, sans compter que certaines écoles ne s’équiperont pas forcément… les enfants sourds vont faire face à de grosses difficultés.

Source FR3.

 

A Mougins, une classe spécialisée permet l’accueil d’enfants autistes dans une école maternelle…

Comme Nice il y a 5 ans et Draguignan plus récemment, à Mougins, une classe de maternelle de l’école Saint-Martin-en Forêt permet désormais l’accueil de petits souffrant de troubles autistiques.

Objectif : intégrer un CP traditionnel après un enseignement “sur mesure”.

Cette classe spécialisée permet l'accueil de 7 enfants souffrant de troubles autistiques.

Il est bien, heureux, content de venir à l’école !
Fatima Albarracin habite Cannes-la-Bocca, et elle  accompagne Haron, 3 ans à Mougins. Une première rentrée pour ce petit garçon au sein de l’école Saint-Martin-en-Forêt.
Comme 6 autres enfants, Haron intègre une classe spécialisée, une UEMA, unité d’enseignement en maternelle pour enfants avec autisme.
Cette classe de trois niveaux pour les 3-6 ans de tout l’ouest du département est ouverte depuis cette année.

“Le début de notre travail, c’est de mettre les enfants en confiance, faire en sorte qu’ils aient envie de venir à l’école, qu’ils se sentent bien et de développer une interaction, une communication. Même si elle n’est pas verbale, elle peut être gestuelle, visuelle.”

Nathalie Lazreg, professeure des écoles spécialisée

L’équipe dispose de trois salles, une pour l’enseignement, une autre pour les ateliers et enfin une dernière pour le repos.

Les enfants travaillent en atelier, et cette stimulation est importante pour la motricité.

Et pendant le temps scolaire, les petits écoliers ont aussi des soins psychomotriciens et ils rencontrent des psychologues.

Un temps partagé avec les écoliers d’autres classes

Il existe différents degrés dans les troubles autistiques et l’évolution est différente d’une personne à l’autre. Ils se manifestent par des difficultés à établir le contact avec autrui ou à s’exprimer, des difficultés aussi dans la compréhension des règles qui régissent les relations sociales et la communication.
Le maire de Mougins, Richard Galy, est médecin, il est depuis 10 ans le coordinateur de l’IME Les Noisetiers, un institut médico-éducatif qui à Mouans-Sartoux, accompagne depuis trente ans des enfants et adolescents porteurs de ces troubles.

“On a souhaité offrir à ces enfants la possibilité d’entrer dans une scolarité ordinaire dès le plus jeune âge, étant entendu que c’est à partir de l’apparition de ces troubles que l’on peut apporter un support médical et paramédical pour qu’ils ne s’aggravent pas.”

Richard Galy, maire de Mougins.

La récré pour les enfants de cette classe spécialisée, c’est avec tout le monde, le déjeuner d’abord dans la salle de cours, puis à la cantine de l’école maternelle, au cas par cas.
Après Nice et Draguignan, Mougins est la troisième commune de l’académie de Nice qui  permet l’accueil d’enfants souffrant de troubles autistiques.
Objectif : intégrer un CP “normal”, avec un accompagnement personnalisé ou pas.

Un dispositif national

Chaque jour en France, 44 enfants naissent autistes.
Un 3e plan autisme existe au niveau national pour la période 2018-2022  et parmi les cinq engagements phares,  il vise la scolarisation de tous les enfants dès 3 ans, soit en classe ordinaire avec ou sans accompagnement, soit dans des classes comme celles de Mougins, Nice ou Draguignan. Un constat : en France, 30% seulement des enfants autistes en âge de maternelle sont scolarisés, et ils ne vont en moyenne à l’école que moins de 2 jours et demi par semaine.

La stratégie pour l’autisme au sein des troubles neuro-développement 2018-2022

► Engagement 1 : renforcer la recherche et les formations
► Engagement 2 : mettre en place les interventions précoces prescrites par les recommandations de bonnes pratiques
► Engagement 3 : garantir la scolarisation effective des enfants et des jeunes
► Engagement 4 : favoriser l’inclusion des adultes
► Engagement 5 : soutenir les familles

Source FR3.

 

Une rentrée presque comme ailleurs pour les collégiens en situation de handicap à Couzeix en Haute-Vienne…

Comme tous les collèges de France, celui de Maurice Genevoix à Couzeix (87) a effectué sa rentré avec les contraintes liées à la Covid-19.

Mais peut-être un peut plus qu’ailleurs, car ici, un élève sur sept est en situation de handicap.

Une rentrée presque comme ailleurs pour les collégiens en situation de handicap à Couzeix en Haute-Vienne

Des flacons de gel hydroalcoolique dans chaque couloir, ou presque…
Des masques sur tous les visages ou presque…
Des marques sur le sol indiquant des distances…
Des horaires spécifiques ou décalés à la cantine…

Coronavirus oblige, la rentrée à Maurice Genevoix, collège de Couzeix (87), où un peu plus de 700 jeunes sont scolarisés, a été à l’image de celles de tous les autres collèges français.

Tous ? Pas totalement ! Ici en effet, 104 élèves sont en situation de handicap. Soit près d’un élève sur sept.

“Un élève n’est pas son handicap. Mais nous accueillons ici des élèves qui ont des handicaps variés.”

Sophie Fournier, principale adjointe du collège Maurice Genevoix à Couzeix (87)

Attention, Maurice Genevoix n’est pas un collège spécifiquement dédié à l’accueil de tels élèves. Non, plutôt un collège expert, et depuis longtemps.
Une trentaine d’entre eux souffre de troubles moteurs, une autre quarantaine de troubles spécifiques du langage, tels dyslexie, dysorthographie, dyscalculie ou dysgraphie et le reste de troubles liés à l’autisme ou au comportement.

Mais ici, hormis quelques cas particuliers, c’est « l’inclusion » qui est privilégiée, c’est à dire que ces élèves en situation de handicap sont « brassés » dans des classes non spécifiques. Certains bénéficient, au vu de leur situation, de l’assistance d’un AESH, Accompagnant d’Élève en situation de Handicap, notamment les internes venant de l’Institut d’Éducation Motrice voisin, mais pas tous.

Et, handicap ou non, la règle est la même pour tous : respect des gestes barrières, de protection et au mieux de distanciation. Et, à subir, comme pour tous, les inconvénients, du simple confort, jusque dans l’apprentissage que les masques entre autre peuvent représenter. Avec, il est vrai, encore plus de rigueur.

Il y a bien sûr des exceptions, sur certificats médicaux : exemptions de port de masque notamment.
Mais dans ce cas, Maurice Genevoix privilégie les visières, et renforce les distances imposées, que les classes le permettent facilement ou non.

Un protocole ici rodé dès les premières reprises de la fin d’année scolaire dernière, qui avait vues le collège retrouver ses élèves à quasi 100%.

Bref, une rentrée comme ailleurs, sous les fourches caudines de la Covid-19 mais qui, paradoxalement, gommerait presque ces situations de handicap.
On n’ira pas jusqu’à s’en féliciter, mais c’est tout de même à noter !

Source FR3.

Pruniers : une structure accueillant des enfants autistes fermée à cause de la “vétusté des locaux”…

Après une inspection, le préfet de l’Indre a décidé de fermer le local de l’Ex-école libre de Pruniers.

La structure accueille des enfants autistes, mais l’inspection a constaté plusieurs “manquements” et “une vétusté globale des locaux”.

Pruniers : une structure accueillant des enfants autistes fermée à cause de la "vétusté des locaux". Les locaux de l'Ex-école libre de Pruniers.

À Pruniers, le local de l’Ex-école libre est désormais fermé, indique un arrêté préfectoral datant du 1er septembre. La structure, gérée par l’association “J’interviendrais”, accueillait des enfants autistes et présentant des troubles psychotiques. À la suite d’une inspection, la préfecture de l’Indre a pris une mesure de fermeture des locaux. 

Elle pointe plusieurs “manquements” et des “risques pour la santé et la sécurité physique ou morale des mineurs”. Lors de leur visite le 25 août, l’inspecteur de la jeunesse et des sports, ainsi que l’inspectrice de l’action sanitaire et sociale, ont constaté “une vétusté globale des locaux”, notamment la présence “d’objets divers contondants et coupants”, “de nombreux produits ménagers toxiques”, “des sols sales”, ou encore “l’absence de révision des extincteurs depuis 2016”.

Un environnement susceptible de nuire à la santé et à la sécurité des enfants

Au moment de la visite, la structure accueillait 14 enfants. Les inspecteurs estiment que “l‘environnement n’est pas adapté et susceptible de nuire à leur santé et sécurité physique”. Un défaut d’éclairage dans, au moins, une chambre a été souligné.

L’arrêté préfectoral ajoute également que le ruisseau “La petite Thonaise”, qui s’écoule au fond du jardin, “représente un danger”, en raison de sa largeur et de sa profondeur. Le grillage “d’environ 50 cm” qui en empêche l’accès est jugé insuffisant par l’inspection. La fermeture des locaux a donc été prononcer sine die. L’établissement “ne pourra rouvrir qu’après le passage d’une visite par le service en charge de la jeunesse et des sports”. 

Source FRANCE BLEU.

Etats-Unis : Un enfant autiste grièvement blessé par les tirs d’un policier…!

La mère avait appelé les secours pour tenter de faire hospitaliser son fils, en pleine crise.

Etats-Unis : Un enfant autiste grièvement blessé par des tirs d’un policier

Un enfant autiste a été grièvement blessé par un agent de la police de Salt Lake City, après que sa mère eut lancé un appel à l’aide, une affaire alimentant la controverse sur les abus policiers aux Etats-Unis. Linden Cameron, 13 ans, était en crise de détresse mentale lorsque sa mère, Golda Barton, a appelé le numéro d’urgence américain 911 pour qu’on l’aide à l’hospitaliser. « Je leur ai dit “il n’est pas armé, il s’énerve juste et commence à crier, c’est un enfant, il a besoin d’attention” », a-t-elle raconté à la chaîne locale KUTV.

Lorsque la police de cette ville de l’Utah est arrivée sur place, l’adolescent est parti en courant. Un policier lui a alors tiré dessus à plusieurs reprises. « Au cours d’une courte poursuite à pied, un officier a fait feu avec son arme et a atteint cette personne », a relaté l’officier de police Keith Horrocks lors d’une conférence de presse. Le jeune souffre de blessures à l’épaule, aux intestins, à la vessie et aux chevilles. « C’est un petit enfant, pourquoi ne l’avez-vous pas juste plaqué au sol ? », a imploré sa mère, en larmes.

« La police a été appelée à l’aide, mais à la place, davantage de mal a été fait »

Selon la version policière, Linden Cameron était suspecté d’avoir « menacé des personnes avec une arme ». Mais, selon l’officier Horrocks, aucune trace d’une arme n’a été relevée « à ce stade » sur le lieu des faits. Dans un pays plongé dans un mouvement historique contre les violences policières, le sort de Linden Cameron a suscité l’émoi d’organisations locales de défense des personnes handicapées. « La police a été appelée à l’aide, mais à la place, davantage de mal a été fait », a dénoncé l’association Neurodiverse Utah.

Le cas de Linden Cameron rappelle celui de Daniel Prude, un Afro-Américain de 41 ans souffrant de troubles psychiques, mort asphyxié par des policiers après son interpellation le 23 mars à Rochester dans l’Etat de New York. Ils étaient là aussi intervenus après un appel d’urgence du frère de Daniel Prude, pris d’une crise causée par des troubles psychologiques.

Source 20 MINUTES.