Détecter l’autisme chez l’enfant grâce à la vidéo… Voir les Vidéos…

Des chercheurs de l’Université de Genève ont mis au point une intelligence artificielle capable de reconnaître les signes du trouble grâce aux gestes de l’enfant.

La technique utilisée commence par extraire le «squelette» des mouvements pour pouvoir n’analyser qu’eux.

 

Le trouble du spectre autistique touche un enfant sur 54. Il est caractérisé par des difficultés dans les interactions sociales, toutes les fonctions liées à la communication et par la présence de comportements répétitifs et des intérêts restreints. Bien que fréquent, ce trouble reste pourtant difficile à diagnostiquer avant l’âge de 5 ans. Or les enfants affectés éprouvent ensuite des difficultés à suivre un cursus scolaire standard.

«Pourtant, si le diagnostic est posé avant l’âge de 3 ans, il est souvent possible de rattraper ces retards de développement grâce à une intervention comportementale spécifique, ce qui change totalement la trajectoire d’acquisition de compétences de ces enfants et leur permet bien souvent d’intégrer le circuit scolaire public», relève Marie Schaer, professeure au Département de psychiatrie de la Faculté de médecine de l’Université de Genève et dernière auteure d’une l’étude parue dans «Scientific Reports» portant sur une solution de diagnostic précoce.

Des comportements bien spécifiques

L’algorithme analyse en vidéo les mouvements des enfants et identifie si ceux-ci sont caractéristiques du trouble du spectre autistique ou non.

L’algorithme analyse en vidéo les mouvements des enfants et identifie si ceux-ci sont caractéristiques du trouble du spectre autistique ou non.

Une équipe interdisciplinaire de l’UNIGE a en effet mis au point une intelligence artificielle (IA) capable de repérer sur des vidéos ces signes de l’autisme chez l’enfant. Comme «la difficulté à regarder son interlocuteur, à sourire, à pointer des objets du doigt, la manière à s’intéresser à ce qui l’entoure…» précise Nada Kojovic, chercheuse dans l’équipe de Marie Schaer et première auteure de l’étude.

Durant trois ans, les scientifiques, soutenues par le PRN Synapsy (pôle de recherche national dont l’objectif est de comprendre les bases biologiques des troubles psychiatriques), ont développé un algorithme qui vise à classifier des vidéos en se basant uniquement sur les mouvements de l’enfant lorsqu’il interagit avec une autre personne. Pour cela, ils ont d’abord employé une technologie nommée OpenPose, qui extrait les squelettes des personnes en mouvement dans une vidéo et permet l’analyse des gestes et uniquement eux.

Ils ont ensuite développé et testé leur algorithme d’IA sur 68 enfants au développement normal et 68 enfants autistes, tous et toutes de moins de 5 ans. «Nous avons divisé chaque groupe en deux: les 34 premiers de chaque groupe ont «éduqué» notre IA afin qu’elle parvienne à différencier le comportement non verbal des enfants avec ou sans autisme. Les autres ont ensuite permis de tester les compétences de l’algorithme, afin de voir si celui-ci fonctionnait. Nous avons finalement effectué un nouveau contrôle sur 101 autres enfants», explique Thomas Maillart, chercheur à l’Institut des sciences de l’information et membre de la Faculté d’économie et de management (GSEM) et du Centre Universitaire Informatique (CUI) de l’UNIGE.

Cette technologie ne nécessite aucune intervention directe sur l’enfant. «Ici, nous sommes dans une analyse totalement non invasive», souligne Nada Kojovic. L’algorithme ne nécessitant qu’une vidéo, les scientifiques peuvent également l’utiliser pour l’analyse de films pris des années auparavant.

Mise à disposition pour tout

À présent, l’objectif de l’équipe pluridisciplinaire est de mettre cette IA à disposition de tout le monde. «En effet, 10 minutes de vidéos filmées avec son smartphone permettraient une analyse via une application et c’est dans cette direction notamment que nous souhaitons poursuivre nos recherches», conclut Thomas Maillart.

Il s’agit également d’affiner cette IA afin qu’elle différencie mieux les types de symptômes de l’autisme. «Je pense qu’il nous faudra encore deux ou trois ans pour avoir un outil de détection plus solide», estime la professeure Marie Schaer.

Taux de réussite de 80%

L’IA a ainsi passé au crible des vidéos d’enfants en train de jouer librement avec un adulte. Les résultats ont été corrects dans 80% des cas. «Pour un premier dépistage, c’est un excellent résultat, s’enthousiasme Marie Schaer. Car en 10 minutes, nous pouvons obtenir un premier dépistage accessible à n’importe qui. Ceci permettrait aux parents inquiets pour leur jeune enfant d’obtenir une première évaluation automatisée des symptômes de l’autisme». Celle-ci n’est pas parfaite, mais c’est vraiment une première indication qu’il faudra confirmer en consultant un spécialiste par la suite.

Et cela fera gagner un temps précieux car les études montrent en effet qu’il se passe souvent plus d’un an entre les premières inquiétudes des parents et le moment où ils consultent. De plus, cette analyse automatisée de vidéos offre un anonymat complet, les personnes filmées n’étant représentées que par des squelettes modélisés en bâtonnets de couleur. «Cet anonymat est précieux, car il permet non seulement d’échanger des vidéos entre spécialistes pour affiner un diagnostic, mais aussi de les utiliser pour des formations auprès des étudiants», poursuit la chercheuse genevoise.

Source LE MATIN.

À Boos, le combat d’une mère avant la rentrée en seconde de son fils autiste…

Sabrina Langlet, habitante de Boos, se bat depuis le début de l’été pour se voir attribuer la prise en charge d’un transport adapté pour son fils, Léo, atteint d’autisme.

Il entre en seconde et son handicap ne lui permet pas de prendre le bus pour aller au lycée.

Mais les réponses sont négatives.

Léo et sa mère Sabrina, mobilisée depuis le début de l'été pour trouver une AVS à son fils et une prise en charge en transport adapté pour la rentrée. .

 

Avant chaque rentrée scolaire, c’est une question qui revient tout le temps : comment les enfants handicapés vont-ils être accompagnés ? Souvent, les parents sont obligés de se battre pendant plusieurs semaines pour avoir une AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire). C’est le cas de Sabrina Langlet, habitante de Boos, près de Rouen.

Son fils de 16 ans, Léo, est atteint d’autisme et rentre en seconde en septembre. Il n’a toujours pas d’AVS, mais surtout, il va se retrouver obligé de prendre le bus pour aller au lycée, alors que son handicap l’en empêche.

“On a rempli un dossier, pour qu’il bénéficie d’un transport adapté pour aller au lycée, pour qu’il ne prenne pas le bus. Mais la MDPH a refusé, en me disant qu’il était suffisamment autonome. Sauf que personne n’est jamais venu le rencontrer”, s’insurge Sabrina Langlet, qui précise que Léo n’est pas autonome, il souffre d’hyperacousie et d’anxiété, ne supporte ni le bruit, ni les imprévus. 

“Tout le monde se renvoie la balle”

La maman, qui a arrêté de travailler depuis 10 ans pour gérer toutes les démarches administratives, se bat donc depuis début juillet pour trouver une solution. “La MDPH dit que c’est au Département de gérer et le Département dit que c’est à la MDPH, tout le monde se revoie la balle ! C’est aberrant”, explique-t-elle.

Si on ne leur propose pas de solution, Sabrina Langlet sera obligée de prendre le bus avec son fils, matin et soir, mais il sera tout de même anxieux. “Je ne me sens pas capable de prendre les transports en commun, il y a beaucoup de monde et surtout beaucoup de bruit”, confie Léo. C’est donc un stress en plus dans cette rentrée déjà pleine de changements. 

Pour le moment, l’adolescent qui avait la même auxiliaire de vie scolaire au collège, ne sait pas s’il aura une AVS au lycée et n’a donc encore rencontré personne.

“Je suis très énervée, j’en veux au Gouvernement”

L’inclusion des personnes en situation de handicap constitue une des priorités du quinquennat”, avait déclaré le Premier ministre Edouard Philippe en juillet 2017. Mais Sabrina Langlet n’est pas de cet avis.

“Ça fait 10 ans que je me bats, et ça va continuer. À chaque rentrée, c’est pareil pour les parents d’enfants handicapés. Côté administratif, c’est aberrant. Franchement, je suis très énervée. _J’en veux au Gouvernement qui avait promis que ce serait une cause nationale, et finalement, rien ne change_“, témoigne-t-elle.

Source FRANCE BLEU.

Landes : un nouveau lieu de vie pour accueillir les jeunes autistes à Mont-de-Marsan…

Le Conseil départemental des Landes a voté la création d’une structure spécialisée pour les jeunes autistes, vendredi 23 juillet.

Les adolescents pourront vivre sur place avec leur famille. Ils seront également accompagnés par des spécialistes.

Les adolescents atteints d'autisme pourront vivre au sein de la structure spécialisée avec leur famille

 

Le Conseil départemental des Landes a voté la création d’une structure spécialisée pour les jeunes autistes, vendredi 23 juillet. Elle doit voir le jour à Mont-de-Marsan d’ici à deux ans. Le lieu accueillera une quinzaine d’adolescents, âgés de 15 à 25 ans. Les jeunes pourront vivre sur place avec leur famille. Ce lieu d’habitation doit favoriser l’autonomie des jeunes et leur apprendre à vivre en communauté.

“La structure se trouve dans un quartier avec des services et des commerces à proximité, explique Magali Valiogue, conseillère départementale en charge du handicap. L’idée, c’est de trouver une solution adaptée à chacun, à leur envie, à leur besoin et à leur trouble”.

Les adolescents seront également accompagnés par des spécialistes avec un pôle innovation et recherche au sein de la structure.

Dans les Landes, ce sera la première structure de ce type. Chaque année, 30 enfants naissent avec un trouble du spectre autistique dans le département.

Source FRANCE BLEU.

 

 

Wentworth Miller (« Prison Break ») dévoile être autiste…

L’acteur n’a pas été surpris par le diagnostic qui lui a été révélé l’an passé.

Wentworth Miller (« Prison Break ») dévoile être autiste

 

Wentworth Miller vient de révéler qu’il était autiste. Dans un post publié mardi dernier (28 juillet 2021) sur Instagram, l’acteur qui incarnait justement un personnage aux capacités intellectuelles hors du commun dans Prison Break  a dévoilé avoir été diagnostiqué l’an passé. Et si cette révélation a été un « choc » pour le comédien, il n’a pas été surpris pour autant.

« Ce n’est pas quelque chose que je voudrais changer, a écrit Wentworth Miller en légende d’un simple carré blanc. Non. J’ai tout de suite compris qu’être autiste est un aspect central de mon identité. Ça l’est aussi concernant tout ce que j’ai accompli / articulé… Je veux aussi dire aux nombreuses personnes qui m’ont consciemment ou inconsciemment donné ce supplément de grâce et d’espace durant les années et permis de me déplacer dans le monde d’une façon qui fait sens pour moi et non pour eux… Merci. »

Vaincre les clichés

Wentworth Miller en a également profité pour critiquer le processus de diagnostic de l’autisme en ce qui concerne les adultes, appelant à une « mise à jour » du système. Enfin, l’acteur qu’on a pu voir plus récemment dans les séries Legends of Tomorrow ou encore Batwoman n’a pas l’intention de s’ériger en porte-parole ou en éducateur sur le sujet. « Si quiconque a envie d’approfondir ses connaissances concernant l’autisme et la neurodiversité, je vous renvoie vers les nombreuses personnes qui partagent des contenus réfléchis et inspirants sur Instagram, TikTok… Qui analysent les terminologies. Ajoutent de la nuance. Combattent les clichés. »

Source OUEST FRANCE.

Torcy : des séjours pour enfants atteints de handicap…

Certains jeunes de Torcy peuvent profiter de multiples activités grâce à une association de Seine-et-Marne qui organise des séjours pour des enfants en situation de handicap.

Les enfants ont pu profiter du beau temps pour se baigner à l'Ile de loisirs de Jablines-Annet.

 

Pour la deuxième année consécutive, la Fondation des amis de l’Atelier s’est rapprochée de l’association Tes vacances pour permettre à des enfants en situation de handicap de pratiquer de multiples activités le temps d’une semaine.

Cette année, les locaux de l’Institut Médico-éducatif (IME) du Jeu de paume à Torcy, mis à disposition par la Fondation, accueillent en journée des enfants atteins d’autisme. Le séjour dure une semaine et les jeunes sont pris en charge de 9 h à 16 h 30.

Les jeunes de Torcy peuvent profiter de multiples activités

Sortie au parc, équitation, base de loisirs, les membres de l’association Tes vacances proposent aux jeunes atteins d’autisme une activité phare par jour.

Cette semaine, les douze enfants du groupe, âgés de 6 à 13 ans, avaient rendez-vous pour passer la journée à la base de loisirs de Jablines-Annet.

Soumaya, la responsable fait partie de l’association depuis sept ans :

« Le but premier est que les enfants s’amusent, on veut vraiment que le centre soit comme un centre de loisirs pour des enfants neurotypiques », comprenez pour des enfants non atteins par des troubles.

Aujourd’hui, mission réussie pour l’équipe : les jeunes ont le sourire, certains seraient même resté un peu plus longtemps dans l’eau.

Les accompagnateurs sont présents à chaque instants pour veiller sur les jeunes.

« Il ne faut pas oublier que ce sont des jeunes qui ont des besoins particuliers, donc chaque adulte est responsable d’un enfant. Cela permet d’être concentré, de ne pas être débordé de tous les côtés et surtout de créer du lien », affirme la responsable.

Aujourd’hui, ils étaient dix accompagnants pour un groupe de douze car deux jeunes peuvent se débrouiller seuls et nécessitent une vigilance moins importante que les autres.

Séjours de répit

Les enfants atteints de handicap ont eux aussi souffert de la crise sanitaire et des confinements. « L’enfermement est très dur à comprendre pour eux ».

“Les parents laissent leurs enfants le matin, peuvent profiter de leurs journées, pour souffler un peu. Mais ils sont très heureux de les retrouver le soir.”

Soumaya Responsable

C’est du répit pour l’enfant mais aussi pour les parents, affirme la responsable. Les enfants peuvent ainsi se défouler autant qu’ils veulent, courir, nager, sans pour autant épuiser l’entourage.

« On sait qu’ils se sentent bien car on a des retours de certains papas ou mamans qui nous disent que leur enfant réclame le centre de loisirs ».

La semaine prochaine, l’association accueillera un nouveau groupe d’enfants et ce, jusqu’à la fin de la période des vacances scolaires.

Source LA MARNE.

Agglomération Seine-Eure : une étude sur le handicap pour « donner une place à tout le monde »…

Charline Capel et Georgio Loiseau expliquent l’étude de l’Agglomération Seine-Eure (Louviers – Val-de-Reuil – Pont-de-l’Arche) sur l’accompagnement des personnes handicapées.

Après une période de diagnostic d'un an (2021), l'Agglomération Seine-Eure souhaitent trouver des réponses aux problèmes divers vécus par les personnes handicapées, physique comme mental.
L’Agglomération Seine-Eure et la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) ont lancé une étude en mars 2021 sur une offre de soutien et d’accompagnement des personnes en situation de handicap.

L’objectif de cette enquête est de mieux comprendre les besoins des personnes en situation de handicap et les accompagner dans leur quotidien.

La première étape est un diagnostic qui se poursuivra durant une année entière. À la clé, l’Agglomération Seine-Eure espère rassembler différents partenaires (associations, collectivités et institutions) mais aussi trouver les solutions idoines aux problématiques visées.

Georgio Loiseau et Charline Capel coordonnent l'étude de l'Agglomération Seine-Eure sur le handicap.

Charline Capel, responsable du service politiques publiques de santé, et Georgio Loiseau, maire de Poses et coordinateur-animateur sur le handicap à l’Agglo, détaillent les enjeux du projet.

Actu : Le handicap, « ce n’est pas que l’accessibilité », avez-vous dit dans nos colonnes en février dernier. Que cela couvre-t-il d’autres ?

Georgio Loiseau : Cela couvre beaucoup de choses. La majeure partie des handicaps est par exemple invisible. Il s’agit de traiter tout le champ du handicap, de penser à tous.

Cet ambitieux projet vous intimide-t-il ?

G.L. : Absolument pas. J’ai dédié une partie de ma vie à la question du handicap et cela continuera jusqu’à ce que mes yeux se ferment. L’objet de cette étude est de mettre en évidence certaines carences et certains axes de travail permettant de donner une place dans la cité à tout le monde. L’idée est aussi de sortir de certaines représentations.

« Arrêter de faire du pathos avec le handicap »

Y a-t-il des mesures simples et rapides à mettre en place ?

G.L. : Il y en a beaucoup. Il y a par exemple la mise en place des FALC [N.D.R.L. : Documents faciles à lire et à comprendre], qui aideraient énormément de personnes, quelle que soit leur situation d’ailleurs. Nombre de personnes en situation de handicap ne se sentent pas impliquées dans la vie de tous les jours. Faciliter la compréhension est essentiel. Donner la bonne information à une personne en situation de handicap, c’est déjà une victoire.

Vous avez dit dans nos colonnes : « Le handicap fait encore peur ». À qui, à quoi ?

G.L. : Le handicap fait peur à la société. J’axe beaucoup l’action sur la pédagogie, face aux interrogations. Il est important de comprendre les particularités des uns, des autres. Que chacun sache de quoi on parle, c’est déjà un levier en soi. La compréhension s’appuie aussi sur les journées nationales, comme la journée de la trisomie 21. Lorsque l’on a une casquette de militant comme moi, on ne souhaite qu’une chose : c’est d’arrêter de faire du pathos avec le handicap. Ce ne sont pas que des problèmes.

Pouvez-vous approfondir ?

G.L. : Ces personnes revendiquent une place dans la société, elles s’amusent, rient et n’ont aucune envie de susciter de la pitié. Elles peuvent apporter beaucoup sur la condition humaine, inculquer des valeurs humanistes et de partage pour lesquelles je suis personnellement très attaché. La clé de voûte, c’est la pédagogie.

« Une phase de diagnostic d’un an »

Est-il envisageable de pousser la formation du personnel encadrant et éducatif à des handicaps spécifiques, comme les personnes ayant des troubles autistiques ?

C.C. : Nous avons fait remonter les besoins des centres de loisirs à ce sujet, qui se trouvent sous la compétence de l’Agglomération. Nous pouvons envisager des sessions de formation et d’accompagnement pour ces structures. L’adaptation et l’inclusion des enfants en situation de handicap ont été le point d’entrée de toute cette réflexion de la part des élus et de la CAF, cofinanceur et partenaire de cette étude. Il y avait d’ores et déjà beaucoup d’envie, mais aussi des manques d’information. C’est la raison pour laquelle nous posons cette phase de diagnostic d’un an, pour bien délimiter le champ de solutions pratiques à développer dans la vie quotidienne des habitants.

Quelles formes pourraient prendre les solutions qui sortiraient de cette étude ?

G. L. : Il va en sortir l’intégration du handicap dans l’ensemble des compétences de l’Agglomération, pour des solutions concrètes et réalisables. Ces solutions pragmatiques, nous espérons qu’elles donnent envie aux EPCI (établissement public de coopération intercommunale) de suivre le mouvement. Dans ce cadre, nous faisons figure d’exception. L’appréhension du handicap dans tous les champs de compétences de l’Agglomération est quelque chose de nouveau – je n’en connais pas ailleurs. C’est très positif, d’autant que l’on a des élus très motivés. Bernard Leroy [N.D.L.R. : président de l’Agglomération Seine-Eure] a l’envie d’agir. Nous avons encore cinq ans devant nous, pour faire un état des lieux indispensable et un bilan. Les groupes de travail amèneront des propositions.

C.C. : Nous voulons accompagner les élus qui voudraient faire avancer les choses, sans vraiment savoir comment. Nous leur proposerons des astuces, des recommandations comme l’emploi de pictogrammes ou l’adaptabilité avec les documents FALC qu’évoquait M. Loiseau.

G. L. : Les élus ne peuvent pas tout savoir. Pour ceux qui ne sont pas alertes sur la question, il faut savoir aussi les orienter simplement. L’idée, c’est de ne plus se faire une montagne du handicap. Le territoire de l’Agglomération reste assez rural, ce qui fait changer la préhension, ajoute de nouveaux freins.

« Une première pierre à l’édifice »

Comment orienter les parents qui découvrent un handicap chez un jeune enfant, qui n’a pas la capacité à verbaliser ni même comprendre ses difficultés, comme un enfant autiste ?

G. L. : C’est une des pistes de travail qui seront évoquées, qui sont excessivement simples. Elles ne nécessitent pas beaucoup de moyens. La pédagogie autour des troubles, c’est capital. Si l’on ne veut pas que les familles errent sur la toile (où l’on trouve des choses dramatiques sur le sujet de l’autisme), il faut qu’ils puissent identifier un lieu qui maîtrise le sujet. Un endroit certifié, sans charlatan ni remèdes de sorcière. C’est pourquoi l’axe de la pédagogie est le premier, qui nous fait gagner un temps phénoménal.

Quelles sont les premières conclusions que vous tirez de cette étude ?

G. L. : Je voudrais que l’on salue l’initiative, vraiment. Elle rend toute la communauté enthousiaste. On a un territoire dynamique, près de l’emploi. Il ne manque plus qu’il le soit pour tous.

C. C. : C’est une première pierre à l’édifice. Cette enquête est visible pour le public et nous sommes conscients qu’elle est perfectible. Ce travail, nous le commençons tous ensemble. Il y a de l’envie, de l’ambition. Nous sommes tout au début, ce n’est ni un feu de bois ni un plan de communication.

Propos recueillis par notre correspondant, Dylan Landeau-Loquet

Source LA DEPÊCHE.

 

La détresse de parents d’enfants autistes de l’Avesnois à un mois de la rentrée scolaire…

Malgré leurs recours et demandes de dérogation, faute de places leurs enfants vont devoir intégrer des classes qui ne sont pas adaptées à leur handicap selon eux.

C’est notamment le cas de Noah à Aibes et de Reyhane à Maubeuge, son père est prêt à lui faire l’école à la maison.

Certains enfants ne seront pas dans des classes adaptées à leur handicap à la rentrée dans l'Avesnois selon leurs parents (photo d'illustration)

 

Jean-Marie est catégorique, il est hors de question que Reyhane parte en 6° au collège Vauban l’année prochaine, un établissement qui est pourtant à seulement 500 mètres de leur maison à Maubeuge et qui l’accueillerait dans une classe ULIS (Unité localisée pour l’inclusion scolaire).

Mais pour le papa son fils de 12 ans n’est pas prêt, d’autant plus qu’à la fin de l’année, il n’avait que 3 demie-journées de cours par semaine.

“Il n’est pas apte à passer en collège, c’est pas possible (…) le bruit, etc, il va devenir fou ! Si on le met là-bas pour l’instant on le met à abattoir “

Mais pour l’éducation nationale le garçon a dépassé la limite d’âge, les 2 recours de ses parents ont donc été rejetés. .Jean Marie ne comprend pas cet argument d’autant plus qu’une de ses amies a réussi à retarder l’entrée de ses jumeaux autistes du même âge à l’époque à Lille.

Et aujourd’hui il se trouve coincé, car à “Maubeuge en prise en charge il n’y a rien ! un désert médical” assure  le père.  La liste d’attente à l’IME de Jeumont, qui ne peut accueillir que 12 enfants, est de 3 voir 4 ans.

Et le directeur a même conseillé à Jean-Marie d’entamer des démarches pour repartir en Belgique où Reyhane était scolarisé jusqu’à la crise du Covid. Mais pour le papa “ça n’est pas normal” et ça voudrait repartir sur 1h30 de trajet tous les jours, etc.

Jean-Marie qui est donc prêt à faire l’école à la maison à son garçon en attendant de trouver une solution adaptée à son handicap.

Besoin de plus de classes Ulis et de plus d’assistants de vie scolaire

Un 20 minutes de là à Aibes, Enguerran le papa de Noah angoisse aussi. Son garçon scolarisé en classe Ulis à Jeumont en primaire n’a pas obtenu de place en Ulis au collège, résultat, il sera dans une classe ordinaire de 6°, et il n’a même pas pu aller visiter le collège pour se rassurer

“Clairement ça nous fait peur, lui il est très angoissé donc on essaie de le calmer . Le problème c’est que quand il est angoissé il fait des crises, on n’a pas envie de revoir des crises comme avant où il se frappe, où il se met par terre, où il hurle où il se fait du mal à lui même.”

Enguerran espère donc que le collège pourra recevoir un peu avant la rentrée son fils pour le rassurer.

La famille a réussi à obtenir la présence d’une assistante de vie scolaire pour accompagner son  fils toute la journée mais ça n’est pas le cas d’autre  parents des enfants de l’ancienne classe de Noah faute de personnel

“Y a des enfants qui vont s’en sortir, mais il y a peut-être des enfants qui vont galérer plus que d’autres, ils seront en échec scolaire”

Enguerran qui a déjà du à l’époque envoyer Noah en Belgique, et qui a un autre fils autiste en appelle aux politiques pour rectifier le tir

“Faudrait au moins une ULIS dans chaque établissement scolaire c’est le minimum, faudrait peut-être se reveiller car ces enfants là on les laisse sur le carreau”

Pour tenter de faire avancer les choses, avec l’association Autisme Hauts de France, la famille a envoyé des courriers aux élus du secteur

Le rectorat n’a pas donné suite à nos sollicitations.

Source FRANCE BLEU.

8 courts-métrages pour sensibiliser les enfants au handicap et aux différences…

Dans un monde égocentré, les différences sont trop souvent rejetées. Alors, certains courts-métrages d’animation tentent d’éveiller les consciences des enfants en abordant le handicap poétiquement.

Dyslexie, cancer, autisme… ces chefs-d’œuvre du petit écran esquissent un nouveau visage à ces dissemblances.

Des films pour sensibiliser aux différences

 

Au sein de ces décors oniriques, les personnages clefs bouleversent les critiques et provoquent le déclic. Aux antipodes d’une société toujours plus méfiante, ces dessins animés immergent les bambins d’ondes positives. Ici, critiques, discriminations et brimades humiliantes sont balayées par le vent de la tolérance. Partons hors des sentiers battus et profitons de ces courts instants de bienveillance.

1 – The present

Puissant, bouleversant, inspirant, amusant… The Present est un gourmand concentré d’émotions. Il est d’ailleurs devenu l’un des courts-métrages sur le handicap le plus connu. Dès qu’on appuie sur le bouton “play”, on pousse les portes de la vie d’un ado accro aux jeux vidéos. Le jeune garçon est un véritable acharné de la manette et passe tout son temps derrière son écran. Il ne met pas un pied dehors et reste cloisonné dans sa bulle.

Un jour, sa maman lui offre un chiot pas comme les autres, amputé d’une patte. D’abord imperturbable, le jeune homme se lie ensuite d’amitié avec cette bête comique. Cette rencontre le fera renaître. Ce court-métrage réalisé par Jacob Frey, élève de l’Institut d’animation de l’École de cinéma de Bade-Wurtemberg, en Allemagne, a reçu pas moins de 50 prix. Plus de six ans après sa sortie initiale, le film continue d’émouvoir et de provoquer un élan de surprise. Un hymne à la vie délicat et saisissant.

2 – Mon petit frère de la lune

Lumineuse et touchante, cette vidéo est surtout une aventure familiale. D’un revers de crayon, ce court-métrage nous embarque dans le quotidien de Noé, un petit garçon autiste. C’est la voix enfantine et candide de sa sœur Coline qui raconte son histoire. Elle énumère les différentes phases de son frère. Un peu rêveur, un brin lunaire, il ne joue pas avec les autres enfants et attise la curiosité des passants.

Sur un fond noir, Noé est encerclé par une lumière jaunâtre, un symbole qui définit les contours de son caractère unique. Mon petit frère de la lune est revenu bardé de prix de la quarantaine de festivals auxquels il a participé. Une ovation pour cette œuvre de courte durée qui dégage une impressionnante sensibilité.

3 – D’un anniversaire à l’autre

L’intolérance au gluten chez l’enfant peut ravager les amitiés et interrompre soudainement les instants gourmands. Ce court-métrage pédagogique met en lumière les secrets de cette maladie à travers Raoul. Avant même qu’on ne lui diagnostique cette forme grave d’allergie, le jeune garçon croquait la vie à pleine dent. Un beau jour, il est invité à l’anniversaire d’un copain et mange des petits biscuits en tout genre sans se soucier de rien.

Mais à chaque fois, le scénario catastrophe se répète : il passe les derniers quarts d’heure aux toilettes. Alors, ses ami.e.s se moquent de lui et Raoul reste prisonnier de ces effets indésirables. Mais peu à peu, ses camarades apprennent à déchiffrer ces drôles de symptômes et comprennent que cette intolérance au gluten est un frein à de multiples plaisirs. Ils changent de regard et voient Raoul comme un héros courageux. De plus, les médecins, eux, lui expliquent que ce n’est pas une fatalité et qu’il peut continuer de profiter, autrement.

4 – Scarlett et le cancer

Ce film est un pêle-mêle de rêve, d’optimisme et de confiance en soi. L’innocence, l’insouciance et la joie de vivre de la petite Scarlett ont été balayées. Atteinte d’une forme de cancer des os, ce bout de femme a dû se faire amputer du mollet. Un destin au goût amer qui l’a démoralisé. Elle admire les filles en tutu qui peuvent danser librement et observe ses camarades sautiller à pieds joints dans la cour de récré, mais Scarlett reste blessée et frustrée.

Dans sa chambre, elle joue les rats d’opéra et persévère pour maîtriser les entrechats. À chaque chute, la guerrière se relève et recommence. On entrevoit le parcours brillant de cette fille qui, malgré sa jambe de fer, parvient à dompter ses gestes. Finalement, on devine que sa maladie l’a endurci et lui a appris à riposter contre les échecs.

5 – Le secret de Maël

Au cœur de paysages teintés de couleurs vives, les oiseaux chantent et le soleil rayonne. Mais une scène vient perturber cette fresque ardente. Paco, un enfant rebelle, traite Maël, un garçon atteint du syndrome d’Angelman, de “limace baveuse”. Mais, tout le temps souriant, le petit homme au handicap, ne réagit pas à cette brimade. C’est sa sœur protectrice qui prend les devants et qui fait preuve de diplomatie.

En douceur, elle explique à Paco que son frère ne peut pas parler, mais qu’il entend très bien et qu’avec certains mouvements maladroits, il veut simplement exprimer sa joie. Grâce à cet apprentissage, Paco ouvre son esprit et déchiffre un trouble dont il ignorait l’existence. Cette histoire tendre lève le voile sur ce syndrome qui perturbe sévèrement le développement neurologique. Une odyssée peu connue qui s’inscrit dans la liste des plus beaux courts-métrages sur le handicap.

6 – Je suis dyslexique

“Je ne suis pas stupide”, c’est le message poignant de ce petit garçon dyslexique qui souffre de troubles de l’apprentissage. Le regard moqueur de ses camarades lui pèse sur le moral. Les lettres se déforment, les pages dansent, les stylos jouent du tambour… Les yeux du petit homme sont brouillés par tous ces codes indéchiffrables. Un jour, il tombe dans un univers entièrement fait de livres. Une allégorie frappante : chaque ouvrage est un nouvel obstacle. Bloqué dans cet environnement hostile, il est confronté à une montagne qu’il n’a d’autre choix que de gravir.

Finalement, atteindre le sommet serait synonyme de réussite dans le système scolaire. Ce court-métrage met alors en lumière les sentiments profonds des personnes dyslexiques. Exit les préjugés, Je suis dyslexique permet de se sentir moins isolé et de croire en son potentiel. Un des courts-métrages sur le handicap qui illustre avec justesse un sujet laissé dans l’ombre.

7 – Cul de bouteille

Le verdict est tombé : Arnaud est profondément myope et doit porter des lunettes aux verres épais. À l’école, tout le monde le rebaptise “Cul de bouteille”, un nom blessant que le petit garçon préfère ignorer. Mais ce que ses comparses ignorent, c’est que derrière cette monture disgracieuse se cache un esprit qui foisonne d’imagination. Arnaud préfère de loin le monde flou et protéiforme de sa myopie, peuplé de monstres, licornes et autres chimères qui apparaissent au fil de sa fertile inventivité. Le poste de radio se transforme en ovni, le parapluie en chauve-souris et les camionnettes en diplodocus. Seul le petit homme pouvait voir ces formes.

Cet univers imaginaire faisait office de refuge, il pouvait ainsi réinventer chaque objet qui l’entourait. Pourtant, cette vision abstraite finit par lui jouer des tours… En vivant ces expériences, il comprend que ses lunettes ne sont pas synonymes de mal-être, au contraire. En définitive, Cul de bouteille met brillamment en oeuvre cette dualité entre rêve et réalité. Cette vidéo se hisse sur les podiums des courts-métrages abordant une forme de handicap minimisée.

8 – La petite casserole d’Anatole

Depuis son plus jeune âge, Anatole traîne à sa jambe une drôle de casserole. Bruyante, encombrante, intrigante… ce petit objet est bien embêtant pour l’épanouissement du jeune homme. L’ustensile n’est autre qu’une métaphore du handicap. Les passant.e.s ne voient que ça et posent des regards insistants sur cette différence. Pourtant, avec cette gêne permanente, il doit redoubler d’efforts pour franchir les obstacles et avancer. Tout ce qu’il voudrait c’est ressembler aux autres bambins et se débarrasser de ce poids.

Pour effacer ses malheurs et soulager son entourage, le petit se cache sous sa casserole et tombe peu à peu dans l’oubli. Mais, une âme charitable vient toquer à sa porte et change sa perception du handicap. Elle aussi vit avec une casserole verte au poignet. En voyant sa semblable accomplir monts et merveilles, Anatole reprend confiance et s’inspire de cette femme. Sa casserole devient sa force.

Ces courts-métrages sur le handicap mettent en relief toutes les facettes de la différence, de la plus visible à la moins perceptible. Les mises en scène ludiques alliées aux discours pédagogiques permettent aux enfants d’aborder des sujets “graves” plus légèrement. Et, en tant que parent, visionner ces histoires permet de revoir des classiques de l’éducation et de garder bien en tête que chaque être est singulier.

Et vous, laquelle de ces pépites animées avez-vous préférée ? Pour partager votre avis, rendez-vous sur notre forum dans la rubrique Parentalité.

Source MA GRANDE TAILLE

À Palavas, un programme de vacances pour les familles de gendarmes avec un enfant autiste…

La Fondation Saint-Pierre de Palavas-les-Flots (Hérault) lance son programme “Bulles de Répit”. Chaque semaine, pendant tout le mois de juillet, elle accueille en vacances des familles de gendarmes avec un enfant atteint d’autisme.

La journée, les enfants sont accompagnés lors d’ateliers.

Les généraux Jean-Valéry Lettermann et Philippe Correoso étaient présents au lancement du programme "Bulles de Répit" pour apporter leur soutien aux familles d'aidants.

 

Permettre aux aidant familiaux d’enfants autistes de profiter d’un peu de repos, c’est la mission que s’est fixée la Fondation Saint-Pierre, à Palavas-les-Flots (Hérault). Elle a lancé lundi 5 juillet son programme expérimental, “Bulles de Répit”. Pendant tout le mois de juillet, chaque semaine, quatre à cinq familles viennent passer cinq jours de vacances à l’Institut Saint-Pierre, situé au bord de la plage. Pour l’instant, le programme se déroule en partenariat avec la gendarmerie et ce sont donc des familles de gendarmes qui sont les premières à en profiter.

Venu de Marseille avec sa femme et son fils Marceau, atteint d’autisme, Éric est ravi de ce début de vacances : “On a rencontré les accompagnants pour les enfants et ils sont très volontaires. C’est super positif, ça nous a beaucoup plu. Et puis ici à Palavas on est dans un cadre idyllique. On pourra retrouver Marceau le soir et profiter avec lui de la mer“.

Offrir du répit aux aidants

La journée, les enfants se retrouvent entre eux avec des accompagnants. Plusieurs activités sont organisées comme des jeux de société ou des ateliers de relaxation. Cette prise en charge leur permet de se socialiser, mais surtout elle offre aux parents un repos plus que nécessaire. Et devenu beaucoup trop rare pour les aidants familiaux, selon Hervé Durand, président de la Fondation Saint-Pierre : “De plus en plus, la société demande à ce que les enfants handicapés restent dans les familles, on appelle ça l’insertion. Le contre-coup c’est que les familles sont de moins en moins libres de leur temps et de plus en plus occupées par le soin de leurs enfants. Les enfants et les familles sont dans une grande difficulté sociale et c’est notre rôle de les aider.”

Le répit offert aux parents durant ces cinq jours de vacances est plus que bienvenu pour Éric et sa compagne : “On va pouvoir se retrouver. Le problème quand on a un enfant handicapé, c’est qu’à un moment donné on se perd nous-mêmes. Dans la famille, ça devient de plus en plus compliqué et on espère qu’avec ces instants de répit, Marceau va pouvoir s’épanouir avec différentes activités et des professionnels qui pourront lui donner des conseils. Nous-mêmes, on va pouvoir se reposer et avoir des bases et repartir avec des outils pour pouvoir l’aider au quotidien”.

Herbert, venu de Bretagne avec sa femme et son fils de 16 ans, a lui aussi grandement besoin de ce répit : “Parent d’enfant handicapé, c’est un travail à plein-temps, c’est continu. Les parents doivent souvent se relayer, ils ne prennent pas forcément leurs vacances et leurs repos ensemble et c’est usant. Mais c’est pour la bonne cause”. Il a encore tout de même du mal à profiter de ses vacances et à lâcher prise pendant que son fils est pris en charge par les accompagnants : “La première chose qu’on se demande, c’est si ça se passe bien. On n’a pas décroché encore”.

Des difficultés pour partir en vacances

Le programme “Bulles de répit” répond également à une autre problématique que rencontrent ces familles : il est très compliqué de partir en vacances quand on a un enfant handicapé. “Partir en vacances dans un cadre classique, ça n’est pas toujours facile, regrette Herbert. Quand vous arrivez dans un camping, il y a souvent des jeux mais vous ne pouvez pas laisser votre enfant jouer avec les autres systématiquement. Pas parce que ça se passera mal mais parce que les autres ne comprendront pas forcément et n’auront pas les bonnes paroles ou pourront dire des choses blessantes. Et un enfant autiste, ça capte tout, ça comprend tout et ça absorbe tout.”

Quand on souhaite partir en vacances avec un enfant handicapé, les difficultés peuvent également être financières. C’est pour cette raison que les frais de séjour des familles participant au programme “Bulles de Répit” sont quasiment entièrement pris en charge par la gendarmerie. À la conférence de presse de lancement du programme, trois gendarmes haut-gradés étaient d’ailleurs présents. “C’est important d’aider nos gendarmes qui sont aussi aidants familiaux à trouver un peu de répit et un peu de sérénité dans leur quotidien, explique le général Philippe Correoso, sous-directeur de l’accompagnement du personnel. Ils peuvent se ressourcer et ça les aide à être disponibles dans la mission qui est la nôtre, à savoir la sécurité des Français”.

Un projet qui vise à s’étendre à d’autres formes de handicap

Selon lui, il est important que le partenariat entre la Fondation Saint-Pierre et la gendarmerie se développe et soit adapté à d’autres formes de handicap alors qu’environ 2.000 familles de gendarmes ont un enfant concerné. Durant le mois de juillet, la Fondation Saint-Pierre va d’ailleurs accueillir pendant une semaine entre sept et huit familles avec un enfant porteur de myopathie. L’objectif est de continuer à développer et améliorer le programme “Bulles de Répit” ainsi que de le décliner pour les enfants atteints d’un handicap différent de l’autisme. Puis l’étendre également à d’autres familles que celles de gendarmes.

Source FRANCE BLEU.

Bourges : manèges gratuits pour les personnes handicapées…

C’est la tradition à Bourges depuis plus de 30 ans, les forains offrent une après-midi de manèges aux personnes handicapées.

C’était ce jeudi. Une cinquantaine de jeunes et moins jeunes, de différents centres d’accueil du département ont pu s’amuser comme des fous. 

Certains manèges sont réservés gratuitement durant une partie de l'après-midi pour les personnes handicapées

 

Jonathan souffre de déficience intellectuelle, cela ne l’empêche pas d’avoir repéré ce qui l’intéresse : ” C’est les voitures tamponneuses. On fonce dans les autres. Et les manèges qui montent haut.”  Charles est le patron des auto-tamponneuses : ” Au début, il faut parfois leur montrer comment démarrer ou conduire, mais ça vient vite. On voit qu’ils sont contents et heureux.” 

Auto tamponneuses et autres manèges à sensation au programme

Certains manèges sont privatisés pour cette opération parce qu’il faut réduire leur vitesse : ” Nous les forains, on est des vendeurs de bonheur “ précise Philippe Guérin, représentant des forains à Bourges. ” Notre récompense, c’est leur sourire. On perpétue la tradition qui avait été lancée par mon grand-père, il y a plus de trente ans. Et parfois, les éducateurs nous disent qu’ils n’auraient pas cru que certains jeunes auraient pu faire ça ! ” 

"Même pas peur ! "

Bien entendu, chaque groupe est encadré par un certain nombre d’éducateurs comme Nathalie, éducatrice spécialisée au Gedhif de Bourges : ” C’est important pour eux de pouvoir faire comme les autres, y compris des choses à sensation avec une montée d’adrénaline.” Trois personnes autistes Asperger sont également venues, malgré le bruit et le monde : ” Ils ne seraient peut-être pas venus seuls ” reconnait Francis Loeuillet animateur et coordinateur du groupe d’entraide mutuelle Autis18, tout récemment créé : ” Le fait d’être venus en petit groupe, les rassure, leur donne confiance. Ce qu’on souhaite nous, c’est une sorte d’inclusion partout où c’est possible.” Mahdi, autiste Asperger, apprécie particulièrement cette après-midi : ” Jadis, j’étais une personne renfermée, mais depuis quelque temps, j’ai appris que j’étais quelqu’un qui aimait bien les autres. ” 

Benjamin, autiste Asperger, Francis Loeuillet animateur du groupe d'entraide mutuelle Autis18, et Mahdi, autiste Asperger

Bien entendu, chaque groupe est encadré par un certain nombre d’éducateurs comme Nathalie, éducatrice spécialisée au Gedhif de Bourges : ” C’est important pour eux de pouvoir faire comme les autres, y compris des choses à sensation avec une montée d’adrénaline.” Trois personnes autistes Asperger sont également venues, malgré le bruit et le monde : ” Ils ne seraient peut-être pas venus seuls ” reconnait Francis Loeuillet animateur et coordinateur du groupe d’entraide mutuelle Autis18, tout récemment créé : ” Le fait d’être venus en petit groupe, les rassure, leur donne confiance. Ce qu’on souhaite nous, c’est une sorte d’inclusion partout où c’est possible.” Mahdi, autiste Asperger, apprécie particulièrement cette après-midi : ” Jadis, j’étais une personne renfermée, mais depuis quelque temps, j’ai appris que j’étais quelqu’un qui aimait bien les autres. ” 

Source FRANCE BLEU.