Chaumes-en-Retz. Autisme : Accompagnement spécialisé avec Élodie Renaudineau…

La Calmétienne Élodie Renaudineau, propose un accompagnement spécialisé à domicile, pour enfants ou adultes, avec autisme ou trouble du spectre autistique.

La Calmétienne Élodie Renaudineau propose un accompagnement spécialisé, auprès de familles et de personnes, qui vivent l’autisme et le handicap au quotidien.

Mais aussi le soutien d’équipes professionnelles, accueillant des personnes en situation de handicap, comme les crèches, écoles, entreprises… « Je propose également du handi’sitting, un service de garde à domicile, afin d’offrir des moments de répit aux parents », souligne Élodie Renaudineau.

Avec un parcours dans le secteur médico-social depuis 2009, monitrice éducatrice diplômée depuis 2013, l’éducatrice a travaillé dans de nombreuses institutions auprès d’enfants et d’adultes avec différents handicaps, « et notamment des personnes avec autisme ». Au fil des années, sa pratique s’est affinée. « Je souhaite aujourd’hui proposer mes services auprès de familles et personnes, qui vivent autisme et handicap au quotidien. »

Elle intervient dans le pays de Retz, et suivant le service proposé, le règlement peut se faire en chèque emploi-service universel (CESU), ou sur facture.

Contact. Élodie Renaudineau, tél. 06 71 76 41 14, courriel : elodie.renaudineau@lilo.org. Site internet : https://educatricenretz.wordpress.com/.

Source OUEST FRANCE.

Près de Rouen, le combat d’une mère pour son fils autiste…

Une mère de famille nombreuse, qui travaille à 60 kilomètres de son domicile, n’a plus de nourrice pour son fils autiste âgé de 6 ans.

Elle a lancé une pétition en ligne pour obtenir de l’aide et une place en institut-médico-éducatif.

Lucas, 6 ans et sa maman Nancy

La nourrice de Lucas, à 55 ans, et après s’être occupée à temps plein du petit garçon pendant 3 ans, ne sera plus là à la rentrée de septembre 2020.
Une situation nouvelle et imprévue pour Nancy, dont le petit garçon est autiste sévère. Elle a donc cherché une place dans un institut médico éducatif. Mais à son grand désarroi, son fils n’est pas considéré comme prioritaire dans les IME.

Famille nombreuse et journées bien remplies

Nancy a 38 ans. Elle habite près de Rouen et travaille comme commerciale à Evreux, tout en étant à la tête d’une famille recomposée de 5 enfants. Elle a 3 enfants et 2 beaux-enfants : le petit Lucas, garçon autiste de bientôt 6 ans et 4 ados de 12 à 16 ans.

“C’est un non-sens : c’est pas parce que j’ai cinq enfants et que j’ai un petit garçon autiste, que je n’ai pas envie d’avoir une vie de femme active ;  que je n’ai pas envie de travailler ! Beaucoup de gens disent que la France est un pays d’assistés mais on les crée les assistés !
Moi, j’ai pas demandé à devoir démissionner, sauf que je vais certainement être obligée de le faire…”

Nancy Cormier, mère d’un enfant autiste

Source FR3.

 

Laval : un food-truck solidaire tenu par des personnes porteuses de trisomie ou atteintes d’autisme…

A Laval, l’entreprise Sicomen spécialisée dans le travail adapté lance un projet de food-truck solidaire.

A partir du mois de septembre, ce camion va sillonner l’agglomération de Laval.

Particularité, il sera tenu par des personnes atteintes de trisomie et de troubles autistiques.

Geoffroy D'Hueppe est à l'origine de ce projet de food truck solidaire.

C’est une initiative inédite en France que l’on doit à l’entreprise lavalloise, Sicomen spécialisée dans le travail adapté. L’idée est de proposer un food-truck dont les repas seront fournis par un traiteur mayennais (son nom sera dévoilé prochainement). Et ce camion itinérant sera géré par trois personnes dont deux sont en situation de handicap : une personne porteuse de trisomie et une autre atteinte de troubles autistiques. Des personnes souvent loin du marché du travail.

Un visuel du futur food truck de l'entreprise lavalloise Sicomen.

Le projet s’appelle “Le Sourire qui régale”. Le recrutement des trois personnes est en cours. Elles seront formées courant août et l’objectif de Sicomen est de démarrer l’activité du food-truck dès le 1er septembre.

Source FRANCE BLEU.

Dépakine. La justice va se prononcer sur la responsabilité de l’État…

Le tribunal administratif de Montreuil tranchera, mercredi, sur la responsabilité de l’État et des autorités sanitaires dans le scandale des « enfants Dépakine ».

L’antiépileptique est responsable de malformations et de troubles neurologiques chez les enfants de femmes sous traitement pendant leur grossesse.

Trois familles, dont les enfants sont lourdement handicapés après avoir été exposés in utero à la dépakine, ont saisi le tribunal administratif de Montreuil pour faire reconnaître la faute de l'État.

Quelle est la part de responsabilité de l’État dans le scandale des « enfants Dépakine » ? Pour la première fois, la justice administrative se prononcera mercredi 1er juillet sur les requêtes déposées par trois familles dont les enfants sont lourdement handicapés après avoir été exposés in utero à cet antiépileptique.

Malformations du visage, retards de développement, troubles autistiques, strabisme, problèmes ORL… Les parents de cinq de ces enfants, aujourd’hui âgés de 11 à 35 ans, ont saisi le tribunal administratif de Montreuil pour faire reconnaître la faute de l’État et des autorités sanitaires agissant en son nom (Agence de sécurité du médicament, ministère de la Santé, CPAM…).

Lors de l’audience qui s’est tenue le 24 juin, le rapporteur public a estimé que la responsabilité de l’État était établie et que ce dernier avait failli à son devoir d’action et d’information, notamment dans les notices de ce médicament commercialisé par Sanofi depuis 1967 « dont on sait aujourd’hui la grande dangerosité pour les enfants de mères traitées ».

Le nombre d’enfants handicapés à cause du valproate de sodium, molécule présente dans la Dépakine et utilisée contre l’épilepsie et les troubles bipolaires, est estimé entre 15 et 30 000, selon les études.

Risque élevé de malformations congénitales

Au tribunal de Montreuil, le rapporteur public a préconisé de verser à cinq victimes et à leurs parents des indemnités pouvant aller jusqu’à 152 000,00 € par personne.

Il se fonde notamment sur un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), qui avait estimé en 2015 que Sanofi, mais également l’Agence du médicament (ANSM), avaient fait preuve d’une « faible réactivité » et n’avaient pas suffisamment informé des risques connus pour les patientes enceintes.

Lorsqu’une femme enceinte prend ce médicament, son enfant présente un risque élevé – de l’ordre de 10 % – de malformations congénitales, ainsi qu’un risque accru d’autisme et de retards intellectuels et/ou de la marche, pouvant atteindre jusqu’à 40 % des enfants exposés.

L’avocat des familles, Charles Joseph-Oudin, attend du tribunal une « décision lisible et intelligible ». « Il faut trancher ces trois dossiers et donner des lignes directrices claires pour les autres, car derrière il y en a des centaines d’autres », a-t-il déclaré.

Sanofi mis en examen

Le rapporteur public a établi des responsabilités partagées entre l’État, Sanofi, et les médecins prescripteurs. Pour les trois dossiers examinés à Montreuil, il a fixé celle de l’État entre 20 et 40 %, estimant que les dangers étaient connus dès 1983 pour les malformations, et dès 2004 pour les troubles neurodéveloppementaux.

Pour Marine Martin, présidente et fondatrice de l’Apesac (Association d’aide aux parents d’enfants souffrant du syndrome de l’anti-convulsivant), qui représente 7 500 victimes, ce procès à Montreuil est « l’aboutissement de plusieurs années de travail ». Elle déplore toutefois ce « curseur fixé à 2004, qui exclut 80 % des victimes, alors même que les dangers avaient été documentés avant cette date ».

Car au-delà de ces trois dossiers étudiés par la justice administrative, ce sont des dizaines d’autres qui vont arriver devant les juges, prévient l’avocat des familles.

Sanofi est aussi dans leur viseur : le laboratoire, qui a été mis en examen en février dernier pour « tromperie aggravée » et « blessures involontaires » après le dépôt de 42 plaintes de familles, est par ailleurs au cœur d’une vingtaine de procédures au tribunal judiciaire de Nanterre.

« Mettre ses enfants à l’abri »

Côté indemnisation, 500 dossiers de victimes directes ont été déposés à l’Oniam, et 1 400 sont en cours de constitution. L’organisme d’indemnisation a déjà proposé un total de 6,5 millions d’euros d’indemnisations aux victimes de la Dépakine.

Une fois la décision rendue à Montreuil, « Sanofi ne pourra plus se servir du prétexte de l’existence d’une responsabilité de l’État pour ne pas indemniser les victimes puisque les parts de responsabilités de chacun seront fixées », estime Me Joseph-Oudin.

Le groupe soutient avoir toujours respecté ses obligations d’information et avoir averti les autorités de santé dès le début des années 1980 sur les risques de malformation du fœtus, et dès 2003 sur les risques neurodéveloppementaux, mais sans réaction immédiate des autorités.

Chrystèle, aide-soignante et mère de Charles, 14 ans, et Jacques, 12 ans, tous deux autistes, réclame désormais juste de pouvoir « mettre ses enfants à l’abri ». « Comment vont-ils survivre après ma mort ? », s’interroge-t-elle.

Source OUEST FRANCE.

Handicap et confinement, bilan d’une douloureuse équation…

L’association ALEDD, qui propose des loisirs aux enfants souffrant de handicap, tente de soutenir les familles exténuées et désemparées par la fermeture des instituts spécialisés et leur trop faible réouverture.

Mais elle craint pour sa propre survie.

Handicap et confinement, bilan d’une douloureuse équation

Habituellement les enfants souffrant de handicaps sont accueillis, à la journée ou à la semaine en instituts spécialisés. Le confinement les a fermés. Et ils ne rouvrent que très parcimonieusement arguant des règles sanitaires imposées. Règles inapplicables en la circonstance. « Pour faire simple, dans le meilleur des cas, les enfants y retournent au mieux deux fois par semaine, et dans le pire des cas, deux fois par mois », explique Yannick Varin, directeur d’ ALEDD, Association pour le lien l’entraide et le droit à la différence.

Comment faire respecter des règles barrières a des enfants handicapés ? Comment ne pas les toucher alors qu’ils ne sont pas autonomes ?

Des familles à bout

ALEDD, forte de soixante familles adhérentes, propose en temps ordinaire, des loisirs aux enfants différents, les mercredis, samedis et durant les vacances scolaires. Durant le confinement, ALEDD est devenu un interlocuteur privilégié de ces familles. « Depuis le début nous avons eu des retours inquiétants, les enfants privés de soins de kiné, de stimulations ont régressé. Les enfants autistes, qui ont besoin de beaucoup ritualiser souffrent énormément. Des parents se sont arrêtés de travailler pour garder leur enfant. Le télétravail est le plus souvent impossible avec un enfant polyhandicapé à la maison. Pour les frères et sœurs aussi c’est compliqué, difficile pour les parents d’accompagner les cours quand déjà un enfant demande toute l’attention », énumère le directeur.

À cela, s’ajoute le manque de liens entre familles et structures. « Certaines familles en mal de soutien psychologique, de conseils ou d’outils ne reçoivent qu’un coup de téléphone par semaine. Elles se tournent vers nous, désespérées, aujourd’hui elles sont à bout, de trop de fatigue, de souffrance, d’impossibilités »

Demandes de subventions

ALEDD a donc obtenu, de la Préfecture, l’autorisation de proposer des activités de loisirs à ces enfants, il a fallu s’organiser. « Deux animateurs accompagnent un seul enfant. Nous allons le chercher et le ramenons chez lui à la fin des activités. C’est une solution d’urgence. Insuffisante certes, mais déjà nous en voyons les limites. Dans ces conditions, financièrement nous ne tiendrons pas au-delà du mois d’août si les centres ne rouvrent pas », déplore Yannick Varin.

Il a envoyé des demandes de subventions à l’ARS – Agence régionale de santé – et au Département. Mais le constat est amer, « qui se soucie des enfants handicapés et de leurs familles depuis la pandémie du Coronavirus ? ». Le silence est assourdissant.

Source EST REPUBLICAIN.

Coronavirus : le quotidien chamboulé des structures accueillant des personnes autistes…

Pendant huit semaines de confinement, et depuis le déconfinement, la manière de travailler a complètement changé dans les structures accueillant des personnes en situation de handicap, et souffrant notamment d’autisme.

Reportage en Vallée d’Aspe.

Alain Quintana, directeur du foyer d'accueil médicalisé pour adultes handicapés Saint-Berthoumieu de Bedous.

À vol d’oiseau, à peine deux kilomètres séparent le foyer de vie l’abri montagnard d’Osse-en-Aspe, et le foyer d’accueil médicalisé (FAM) Saint-Berthoumieu de Bedous. Les deux structures dirigées par Alain Quintana accueillent au total une soixantaine d’adultes atteints de “TSA”, les troubles du spectre de l’autisme. Le confinement a mis à l’épreuve les habitudes de fonctionnement.

Une toute nouvelle organisation

L’annonce du confinement a forcé les structures comme le FAM Saint-Berthoumieu à s’organiser différemment. “On a pris du temps à plusieurs avec les équipes et en relation avec l’ARS pour mettre en place toutes les modifications, on n’avait jamais vécu une période aussi mouvementée, reconnait Alain Quintana, chaque résident n’a côtoyé qu’un minimum de personnes par jour, deux encadrants puis deux surveillants de nuit, et on a limité au minimum les interactions avec les autres services, le médecin par exemple ne venait que quand on l’appelait“. Alors qu’en temps normal les activités auxquelles participent les résidents se font dans des salles dédiées, la nouvelle organisation a rapatrié tout ça à l’intérieur des lieux de vie, des bâtiments organisés autour d’un espace central et de chambres individuelles où dorment les résidents. “Le lieu de vie est devenu le lieu central, où manger et dormir, mais aussi, et au contraire de tout ce qu’on pratique depuis quarante ans, le lieu des activités qu’il a fallu adapter ou créer“, explique le directeur de la structure.

Des sorties au grand-air

Dans le même temps, les résidents ont pu profiter du cadre offert par les structures de Bedous et Osse-en-Aspe, pour sortir sans risque : “Nous avons la chance d’être dans cette zone montagnarde pour mettre en place des sorties pédestres autour des établissements en n’allant pas vers les villages, détaille Alain Quintana, dans la limite d’un kilomètre, en petits groupes bien entendu et avec les autorisations et les encadrants qui restent avec le même groupe toute la journée“. Des parenthèses indispensables au bien-être des résidents, dont les aménagements pour les visites de proches étaient plus que délicats.

Nous pensions avoir à gérer beaucoup plus de difficultés de toute nature, ça ne veut pas dire que nous n’en avons pas eu, liées à ce non-contact, et à cette modification de vie et d’organisation. L’un dans l’autre ça s’est plutôt très bien passé“, loue le directeur des foyers de Bedous et Osse-en-Aspe. Depuis le déconfinement, les retours en famille pour des périodes de quelques jours ont pu s’organiser, dans le respect de consignes pour permettre aux résidents de réintégrer la structure sans risque. D’ailleurs tout le monde a été testé la semaine dernière, sans retour de test positif.

Vers un retour à la normale

Néanmoins, Alain Quintana, après avoir échangé avec les familles, confirme que cette période ne s’est pas passée sans laisser de traces : “J’avais les aveux d’une famille qui a récupéré son protégé pour quelques jours, ils ont trouvé qu’il avait très bien vécu cette période, mais m’ont aussi parlé d’une forme de décompensation : il a passé beaucoup de temps à dormir… Ils ont trouvé que la relation téléphonique qu’il y a eu pendant deux mois était bonne, et ils ont senti ces dernières jours comme un besoin de lâcher-prise. La famille pense qu’il y a eu une forme de tension contenue énorme. Ça nous fait dire que la manière dont on a fonctionné ne peut évidemment pas être un fonctionnement classique amené à continuer“.

Depuis la reprise quasiment normale des structures d’Osse-en-Aspe et Bedous, avec toujours un respect des gestes barrières et certaines adaptations, Alain Quintana est confiant pour la suite, et envisage déjà de pouvoir accueillir de nouveaux résidents très bientôt.

À domicile, les parents parfois démunis

De la même manière, le quotidien des familles ayant une personne atteinte d’autisme à domicile a aussi été bouleversé. Parce qu’il était parfois devenu trop compliqué durant le confinement de continuer à venir pour certains professionnels. “On n’en veut pas aux structures ou aux professionnels, rassure immédiatement Christian Sottou, le président de l’association Autisme Pau Béarn, chacun a fait de son mieux“. Depuis quelques semaines un suivi “normal” a pu reprendre, mais la période a été difficile à traverser reconnait Christian Sottou : “Certains proches ont vu apparaître chez des personnes atteintes d’autisme des troubles du comportement, où constater une aggravation de ces troubles“.

Source FRANCE BLEU.

A AIDER D’URGENCE !!! La fondation Frédéric Gaillanne qui offre des chiens guides à des enfants déficients visuels est en difficulté…

Cette fondation certifiée centre européen d’éducation de chiens guide pour enfants est installée à l’Isle-sur-la-Sorgue.

Seulement le confinement a stoppé deux mois et demi ses activités mais surtout gommé le mécénat et les dons.

Le labernois ou Saint-Pierre est réputé pour ses qualités d'assitance : la Fondation Frédéric Gaillanne le privilégie pour les enfants déficients visuels ou atteints d’autres formes de handicap

Ici de jeunes chiens sélectionnés avec soin sont entrainés et éduqués durant deux ans grâce notamment à un  parcours qui recrée le décor et l’ambiance sonore d’une ville et tous ses repères olfactifs ou sensitifs. Des chiens qui coûte pour les soins et l’entrainement en fin d’apprentissage  25 000 euros chacun mais la fondation les offre aux enfants qu’elle dote. Donc le mécénat et les dons sont le moteur de cette générosité et tout cela a été mis en suspens depuis le mois de mars.

Eric Lascar, directeur général de la Fondation a mis notamment les salariés en chômage partiel :  « Ce confinement au même titre que d’autres organisations nous a mis en difficulté et aujourd’hui on fait appel à des donateurs, anciens comme nouveaux , afin de pouvoir nous aider à la remise de chiens guides pour des enfants aveugles mais aussi à la remise de chiens d’assistance à des enfants qui présentent des troubles du spectre autistiques. Cette année nous allons de toute façon remettre moins de chiens que ce qui était initialement prévu puisqu’il y a aussi des enfants qui viennent aussi de l’étranger et qu’aujourd’hui avec les mesures sanitaires on ne peut pas les recevoir. »

La Fondation Frederic Gaillanne organisera ses portes ouvertes le dernier weekend de septembre pour faire connaitre son action et à cette occasion six chiens en fin d’apprentissage cette année seront officiellement remis à leurs jeunes bénéficiaires.

Camille, animalière à la Fondation, en compagnie de quatre des huit jeunes labernois nés sur place il y a deux mois et demi

 

Site :  https://www.fondationfg.org/

Source FRANCE BLEU.

 

Tribunal Correctionnel de Blois : le jeune autiste avait été filmé dans un sac-poubelle…

Quatre salariées de l’IME de Naveil ont comparu lundi 8 juin 2020 sous l’accusation de violences commises sur un garçon autiste de 12 ans.

La justice les a relaxées.

Le parquet a requis la condamnation de trois des quatre professionnelles. Le tribunal n’a pas suivi.

C’est le sentiment d’une épreuve collective qui dominait, hier soir, à l’issue d’une comparution immédiate bien différente de ce qui constitue le lot quotidien de la justice ordinaire. Une épreuve tout d’abord pour les parents d’un jeune garçon autiste qui a été l’espace d’un bref instant le « jouet » de professionnelles pourtant expérimentées et dévouées. Une épreuve aussi pour ces quatre femmes d’une trentaine d’années qui se sont retrouvées à la barre du tribunal accusées de « violence sur personne vulnérable et diffusion d’images relatant une atteinte à l’intégrité » après une garde à vue de 48 heures. Et une épreuve, enfin, pour l’IME de Naveil en qui les parents avaient placé leur confiance et qui a suspendu trois de ses salariées en attendant la réponse judiciaire.

Assis dans un sac-poubelle remonté jusqu’aux aisselles

C’est le directeur de l’institut qui, la semaine dernière, a informé les parents de ce qui s’était passé. Il venait de découvrir le contenu d’une vidéo qui a été diffusée lors du procès. On y voit leur fils âgé de 12 ans assis dans un sac-poubelle remonté jusqu’aux aisselles. Derrière lui, une éducatrice tient un tuyau d’aspirateur et aspire l’air contenu dans le sac. 

“L’effet est surprenant, mais pas douloureux, raconte une éducatrice, nous n’avons pas réfléchi, dès qu’il a montré qu’il n’aimait pas ça, on l’a laissé sortir.”

 L’éducatrice de l’IME de Naveil

Durant cette poignée de secondes, on entend rire les éducatrices. L’une d’elles commente : « Ça ne lui fait rien, j’ai du mal à lui faire serrer les cuisses. » L’enfant regarde autour de lui, semble mal à l’aise, agite un bras, puis gémit. Cette pratique appelée vacuum challenge est un défi en vogue sur Internet. Elle a été dénoncée pour ses risques potentiels.

Lors de cette comparution immédiate, ces éducatrices et une infirmière de cet institut où l’enfant séjourne depuis cinq ans, ont expliqué qu’elles testaient entre elles ce fameux challenge quand le jeune garçon est entré dans la pièce. Intrigué, il serait entré de lui-même dans le sac. « L’effet est surprenant, mais pas douloureux, raconte une éducatrice, nous n’avons pas réfléchi, dès qu’il a montré qu’il n’aimait pas ça, on l’a laissé sortir. » 

La scène a été filmée et partagée sur Facebook

La présidente Maggy Deligeon demande pourquoi la scène a été filmée et partagée au sein d’un groupe de collègues via Facebook. « C’est un groupe professionnel au sein duquel on s’envoie des liens, des photos, des vidéos pour échanger sur nos pratiques. » « Feriez-vous la même chose à vos enfants ? » poursuit la présidente. « Non, répondent les prévenues qui n’ont pas avancé une quelconque vertu thérapeutique pour se justifier, nous avons commis une bêtise professionnelle. » 

“Mon fils n’a pu entrer de lui-même dans ce sac alors que l’aspirateur fonctionnait, il a une forte aversion pour la contention et est hypersensible au bruit.”

Le père de la victime

Le père de l’enfant demande la parole : « Mon fils n’a pu entrer de lui-même dans ce sac alors que l’aspirateur fonctionnait, il a une forte aversion pour la contention et est hypersensible au bruit. » Une quatrième éducatrice est poursuivie pour avoir filmé une autre séquence où l’on voit l’enfant assis sur un siège. La jeune femme le fait tourner comme sur un manège en imitant la voix d’un forain. « Ça l’a fait rire, les sensations semblaient lui plaire. »

Le procureur Frédéric Chevallier, devançant les critiques de la défense concernant le fait que le père de l’enfant est officier supérieur dans la gendarmerie et président d’une association œuvrant en faveur des personnes handicapées, a nié avoir voulu faire un exemple. « Votre comportement est choquant, vous avez confondu votre rôle de protectrices en vous servant de cet enfant vulnérable comme d’un objet. » Le ministère public a requis de quatre à six mois de prison avec sursis probatoire (comportant une interdiction d’exercer) pour trois des prévenues, mais s’en est rapporté pour celle qui a fait tourner l’enfant sur le fauteuil.

“Cette pratique peut être dangereuse et même mortelle.”

L’avocat des parents, Me Stéphane Rapin, s’est déclaré consterné : « Vous qualifiez ces faits de bêtise alors que le choc émotionnel causé à cet enfant hypersensible constitue une violence. Vous l’avez pris pour un jouet et vous avez filmé pour rire de lui. Quant à ce vacuum challenge, cette pratique peut être dangereuse et même mortelle. »

Son confrère, Me Christophe Auffredou, a pris la parole pour l’association qui emploie les éducatrices. « Vous n’avez pas eu un comportement professionnel. Vous avez fait mal à cette association et terni son image. »

Tour à tour, Me Damien Vinet, Me Samantha Moravy et Me Emmanuelle Fossier ont plaidé la relaxe en faveur des trois éducatrices. « Elles ont passé la Fête des mères dans une cellule du commissariat. Jamais elles n’ont eu l’intention de faire du mal ou d’humilier. Il s’agissait d’un jeu, choquant certes ; mais pas dangereux, le sac était au niveau des aisselles, elles ont peut-être commis une faute professionnelle, mais pas une infraction. »

Me Sarah Lévêque a elle aussi plaidé la relaxe : « Qui n’a jamais fait tourner son enfant sur un fauteuil pour le voir rire ? Moi-même je l’ai fait et il a adoré ». Elle a reproché au parquet d’avoir fait subir une longue garde à vue pour reconnaître au final la difficulté de requérir une peine à son encontre.

“Juridiquement, les infractions reprochées ne sont pas constituées”

Après une demi-heure de délibéré, le tribunal a relaxé les quatre salariées de l’IME de Naveil. « Votre comportement n’est pas qualifiable professionnellement, a déclaré la présidente Maggy Deligeon, mais, juridiquement, les infractions reprochées ne sont pas constituées. » Les parents de l’enfant ont été déboutés de leurs demandes. Le parquet va faire appel de cette décision. Les trois salariées suspendues depuis le dépôt de plainte sont convoquées, le 16 juin, par leur employeur.

Source LA NOUVELLE REPUBLIQUE.

Rennes. Les changements du « monde d’après » n’effraient pas les employés autistes du Bottega Mathi…

Bottega Mathi, vrai bistrot italien, à Rennes, a repris le service en salle, le 2 juin, avec un protocole sanitaire renforcé.

De nouvelles habitudes à adopter pour le personnel atteint d’autisme, « heureux » de revenir au travail.

L’épicerie-traiteur italien Bottega Mathi, à Rennes, forme des jeunes atteints d’autisme. Ici, Yann, Alexis, Agnès Jamain, la gérante, et Marin.

Il est 11 h, mercredi 3 juin, au Bottega Mathi, un petit bout d’Italie, qui a vu le jour il y a un an, dans le quartier Jeanne-d’Arc, à Rennes. De grandes baies vitrées, donnant sur quelques mètres carrés de terrasse, laissent la lumière terne du soleil inonder la vaste pièce désespérément vide. L’établissement, à la fois bistrot, traiteur et épicerie fine, a redémarré son service en salle, la veille. À l’image de nombreux restaurateurs rennais. Mais le calme qui règne ici tranche avec l’effervescence du centre-ville.

Concentrés et appliqués, Yann et Marin, la moitié du visage dissimulée derrière un masque, dressent les petites tables, espacées de plusieurs mètres, comme l’exige le nouveau protocole sanitaire. Les deux hommes de 23 ans ont un point commun. Ils vivent avec un handicap « invisible » et encore mal connu : l’autisme.

« Heureux » de revenir

Bottega Mathi forme des jeunes atteints, comme eux, de troubles de la communication et de l’interaction sociale aux métiers de la restauration, pendant un ou deux ans maximum. « Ils travaillent ici dans un milieu ordinaire, insiste Agnès Jamain, cogérante de l’établissement. L’objectif est de ressortir avec des compétences et faciliter leur insertion. Disons que nous sommes un palier entre l’école et le monde professionnel. Il existe différentes formes d’autisme. On s’adapte aux problèmes de chacun. Valentin Davaillon, notre éducateur technique spécialisé, les accompagne dans leur apprentissage. On veut qu’ils s’épanouissent. »

Le bistrot Bottega Mathi propose des spécialités italiennes.

La fermeture forcée du bistrot, mi-mars, a été une « grosse claque ». Pour les responsables comme pour les employés. Alexis est venu saluer ses collègues en ce deuxième jour de reprise. Le garçon de 19 ans, toujours au chômage technique, ne tient pas en place. « Je suis frustré, confie-t-il. J’ai hâte de reprendre le travail. »

Comme pour certains autistes, Alexis a besoin d’un « cadre ». La rupture, brutale qui plus est, avec la routine constitue une « perte de repères, explique Valentin Davaillon. Le travail est important car il rythme leur journée. Cette situation peut les désorienter. » La réouverture est une nouvelle cadence à adopter. « L’organisation a changé. La disposition de la salle n’est plus la même par exemple. Il faut l’expliquer. Nous allons également revoir plusieurs choses pour leur faire retrouver certains automatismes. »

Les gestes barrières sont, selon lui, « bien intégrés ». « Ils travaillent dans la restauration. Ils ont l’habitude d’appliquer des mesures d’hygiène déjà très strictes. » Il ajoute : « Je les ai sentis très heureux de revenir. »

Un nouveau site internet

Midi, et toujours pas l’ombre d’un client. « Hier (mardi), on n’a eu personne », se désole Agnès Jamain. Le téléphone sonne par intermittence. Les quelques appels concernent la vente de plats à emporter. Les réservations en salle dans les prochains jours se comptent sur les doigts d’une main. Bottega Mathi a lancé un site internet, géré par des bénévoles, pour « se faire connaître ». « On est un peu inquiets, glisse la cogérante. Mais on veut rester optimistes. »

Bottega Mathi, 36, boulevard Charles-Péguy, à Rennes. Renseignements au 09 72 14 37 27 ou sur bottegamathi.com.

Source OUEST FRANCE.

 

Déconfinement. Loire-Atlantique : la détresse des parents d’enfants handicapés…

La fermeture des structures d’accueil a été une épreuve pour les parents d’enfants handicapés.

Et le déconfinement n’a rien résolu.

Aujourd’hui, la maman de Gabin, Rezéen de 11 ans, tire la sonnette d’alarme.

Astrid Willemet et son fils Gabin, atteint d’un trouble de la sphère autistique.

Il y a cinq ans, le cri de cette mère rezéenne retentissait sur les réseaux, partagé plus de 134 000 fois. Un appel à l’aide pour Gabin et tous les autres . Astrid Willemet y racontait l’histoire de son fils, 6 ans, né avec un petit côté autrement. Pas de diagnostic précis mais un retard global de développement avec des troubles de la sphère autistique. Le petit garçon, scolarisé à mi-temps en maternelle, était devenu trop autonome pour bénéficier d’heures de garde à domicile par des éducateurs d’Handisup et pas assez pour intégrer une Classe pour l’inclusion scolaire (Clis). Elle y partageait le désarroi des parents sans solution et la longue attente pour obtenir une place en Institut médico-éducatif (IME).

« Il est devenu très triste, s’est mis à faire des mouvements répétitifs »

Cinq ans plus tard, le petit Rezéen est scolarisé à temps plein dans un IME. Il ne parle toujours pas, mais c’est un garçon très doux et dans la relation à l’autre. Il a besoin d’énormément de stimulation, mais il était jusqu’alors à 90 % du temps hors de sa bulle. Pour lui comme pour tous les enfants atteints d’un handicap, le confinement a été un séisme. Brusquement, il s’est retrouvé dans 40 m2, enfermé sans jardin. Tout s’est arrêté. Ces enfants-là ont besoin de structures, de choses cadrées.

Malgré les sollicitations de ses parents, le garçon s’est renfermé dans sa bulle. Il est devenu très triste, s’est mis à faire des mouvements répétitifs, on a vu des signes d’automutilation. Ça n’était jamais arrivé avant.

Astrid et son ex-conjoint ont dû trouver des solutions pour télétravailler. La télé était le seul répit, regrette-t-elle. Pudiquement, elle avoue les idées noires, les familles, déjà oubliées d’habitude, qui explosent. La maman de 38 ans n’a pas baissé les bras, dénonçant dans les médias l’incohérence des limites de sorties pour ce public. Le cabinet de la secrétaire d’État au handicap Sophie Cluzel m’a contactée. Et le 3 avril, les restrictions étaient enfin levées. Une plateforme s’est créée pour aider les familles, « Tous mobilisés », mise en place à l’initiative de la Fédération nationale grandir ensemble, a pu récolter près de 90 000 €, à l’occasion d’une émission dans laquelle Astrid Willemet était invitée.

« Ne devrait-on pas assouplir les protocoles d’accueil pour ces enfants ? »

Le déconfinement n’a qu’à moitié soulagé les familles. Gabin est accueilli deux jours par semaine à l’IME. Les prises en charge en libéral, comme l’orthophoniste, ne reprennent pas. La Rezéenne, qui vit seule avec son fils, s’interroge : Ces enfants mettent beaucoup de temps à progresser et régressent très vite s’ils ne sont plus accompagnés. Se pose alors la question du bénéfice-risque pour eux : Ne devrait-on pas assouplir les protocoles d’accueil pour ces enfants ? Tout ne peut pas reposer sur les familles qui sont déjà épuisées et doivent garder leur travail. C’est une question de santé publique. Et pour ces aidants, il y a urgence.

Source OUEST FRANCE.