Ehpad: les règles des visites assouplies à partir de ce vendredi…

L’objectif de cet assouplissement est avant tout de permettre aux personnes âgées d’être entourées de leurs proches à l’occasion des fêtes des mères.

Certaines activités collectives vont également pouvoir reprendre dans les maisons de retraite, en petits groupes.

Les personnes âgées hébergées dans des Ehpad vont pouvoir plus facilement recevoir la visite de leurs proches. À partir de ce vendredi, quand «la situation sanitaire le permet», ils auront notamment la possibilité de faire venir des mineurs, a annoncé lundi le ministère de la Santé. Lorsque la rencontre a lieu à l’extérieur, les personnes âgées pourront désormais recevoir «plus de deux personnes à la fois». Les visites se feront sous la surveillance d’un membre du personnel de l’établissement, «le lavage des mains, la distanciation physique et le port du masque chirurgical restent obligatoires pour tous les visiteurs», a insisté le ministère.

«La reprise de davantage de visites médicales et paramédicales et des activités collectives en tout petits groupes peut être décidée, ainsi que l’intervention de bénévoles formés et encadrés», selon le ministère. De même pour les activités extérieures, lorsque l’établissement d’hébergement pour personnes âgées et dépendantes (Ehpad) est doté d’un jardin ou d’une cour.

Ce sont les responsables d’établissements qui décident « des mesures applicables localement, après concertation collégiale avec l’équipe soignante et en particulier les médecins coordonnateurs», alors que, selon le ministère, «près de 45% des Ehpad déclarent encore au moins un cas de Covid-19».

L’objectif de cet assouplissement est avant tout de permettre aux personnes âgées d’être entourées de leurs proches à l’occasion des fêtes des mères, dimanche prochain, puis des pères, le 21 juin. «S‘il est essentiel d’assurer la santé physique des personnes âgées vulnérables, il est tout aussi indispensable de préserver leur santé psychique» avait souligné, avant ces annonces, l’AD-PA, association de directeurs d’Ehpad.

Source LE FIGARO.

Landes : Le premier Village Alzheimer ouvre ses portes, adapté au Covid-19…

Cet établissement unique en France va recevoir les premiers de ses 120 patients à partir du 11 juin.

Vue aérienne du futur village Alzheimer qui sera livré en juin 2019 dans les Landes.

L’ouverture du Village Landais Alzheimer, initialement programmée début avril, avait dû être repoussée en raison de l’épidémie de Covid-19. Mais après deux ans de travaux et le passage de la crise sanitaire, le Village Alzheimer de Dax (Landes), un établissement unique en France entièrement dédié à l’accueil de personnes atteintes de la maladie, a annoncé jeudi qu’il recevrait les premiers de ses 120 patients à partir du 11 juin.

Unique en France, le Village, porté par le conseil départemental des Landes, est « conçu comme un vrai village, réparti sur une surface de cinq hectares », selon Vincent Galibert, le directeur du groupement d’intérêt public qui pilote le projet. Conçu dans son architecture comme un village landais regroupant des bastides, il s’organise en quatre quartiers regroupant quatre maisonnées de 300 m2 chacune et pouvant accueillir sept à huit personnes.

Les aidants et le personnel soignant ont observé une quarantaine

Avec son café-restaurant, sa salle de spectacle, son magasin d’alimentation ou encore son salon de coiffure, il doit permettre aux personnes accueillies de poursuivre leur vie de tous les jours dans des conditions d’accueil optimales. L’objectif est clairement fixé : mettre le patient au centre du dispositif pour lui permettre de vivre une vie normale.

Pour l’heure, l’équipement ne fonctionnera pas à sa vitesse de croisière. Le Covid-19 a obligé le Village à revoir l’organisation des admissions et, pour un temps au moins, le fonctionnement du lieu. Les personnes extérieures ne pourront par exemple pas encore profiter des commerces et services et les intervenants extérieurs bénévoles devront aussi attendre. Les aidants et le personnel soignant sont, eux, revenus le 11 mai pour observer une quarantaine. L’admission des patients, qui auront été testés, va s’échelonner sur un mois.

Le projet impulsé par l’ancien ministre et patron des Landes Henri Emmanuelli​, décédé en 2017, a un coût de 29 millions d’euros. Il s’inspire d’une initiative similaire mise en place à Weesp, près d’Amsterdam.

Source 20 MINUTES.

Une étude souligne le douloureux isolement de certains seniors pendant le confinement…

4% des plus de 60 ans, soit 720.000 seniors, «n’ont eu aucun contact avec leur famille durant le confinement», selon un sondage révélé par l’association Les Petits frères des pauvres.

Près de 600.000 personnes vivent aujourd'hui en France dans l'un des 7200 Ehpad du territoire.

La plupart des personnes âgées ont eu davantage de contacts avec leurs familles pendant le confinement, mais une minorité, déjà très isolée habituellement, l’a été encore plus pendant la crise épidémique, révèle une étude publiée jeudi 4 juin par l’association Les Petits frères des pauvres.

«En dépit d’un bel élan de solidarité familiale et citoyenne, de nombreuses personnes âgées (…) ont encore davantage souffert de solitude et d’isolement», relève l’association, qui se consacre justement à rompre l’isolement des seniors. Une étude CSA, réalisée pour l’association auprès de 1503 personnes de plus de 60 ans, met certes en évidence un «renforcement des contacts familiaux» pendant le confinement: 43% des sondés disent avoir eu pendant cette période un contact tous les jours ou presque avec leur famille, contre 33% auparavant.

Mais à l’inverse, 4% des plus de 60 ans, soit 720.000 seniors, «n’ont eu aucun contact avec leur famille durant le confinement», alors que 1% seulement faisaient état d’une telle situation avant l’épidémie, selon le rapport. Ces personnes les plus isolées, qui «vivent une sorte de confinement permanent», ont pu se sentir «complètement abandonnées» pendant la crise sanitaire.

Les «invisibles»

Ce sont ces «invisibles» qui «ont le plus souffert», selon la déléguée générale des «Petits frères», Armelle de Guibert. Pour beaucoup d’aînés, le numérique a certes permis de rétablir des contacts: 59% des seniors disposant d’un accès à internet ont passé des appels en «visio» avec leurs proches (et même 43% des plus de 85 ans). Pour autant, soulignent les «Petits frères», «4,1 millions de Français de 60 ans et plus n’utilisent jamais internet, surtout les plus âgés et les plus modestes». Pour Mme de Guibert, l’enjeu va être de «faire perdurer la dynamique de solidarité» qui s’est manifestée pendant le confinement, «pour qu’on aille vers ceux qui sont passés à travers les mailles du filet».

Pour l’association, il importe de «prévenir» l’isolement des plus âgés. Pour ceux qui résident encore chez eux, cela doit passer par exemple par une amélioration de l’aménagement urbain, pour favoriser les déplacements, mais aussi par le maintien des services et commerces de proximité.

Et pour ceux qui vivent en maison de retraite, il faut «systématiser les lignes téléphoniques dans les chambres», ou encore «faciliter l’intervention de bénévoles d’accompagnement».

Source LE FIGARO.

16 décès dans un EHPAD de Tonnay-Charente. D.Bussereau dénonce le système d’informations… Vidéo

16 résidents d’un EHPAD de Tonnay-Charente (17) sont décédés du CoVid 19. Dominique Bussereau, le président de Charente maritime, dénonce des dysfonctionnements dans la transmission des informations entre l’Agence régionale de santé et les élus.

16 pensionnaires de cet EHPAD privé de Tonnay-charente sont décédés du covid 19 depuis mars. / © Jérôme Deboeuf-France Télévisions

Le chiffre n’apparaît nulle part dans les relevés quotidiens envoyés par l’Agence régionale de la santé. 48 personnes sont décédées du coronavirus en Charente maritime depuis le début de la crise. Or sur ces 48 décès, 16 ont eu lieu au même endroit, à l’EHPAD “Les portes du jardin” à Tonnay-Charente.

Il y a quelques semaines 13 personnes s’étaient révélées positives dans cet établissement privé. Mais depuis, plus rien. Ce sont nos confrères du journal Sud-Ouest qui ont publié l’information hier. Dominique Bussereau, le président de la Cha

Interrogé par téléphone, Dominique Bussereau ne décolère pas. “Ce qui s’est produit est grave. Personne n’était au courant, ni moi, ni le maire, ni le préfet. J’ai donc saisi le ministre de la Santé, Olivier Véran pour lui signaler ces dysfonctionnements technocratiques. Je ne veux mettre en cause personne, ce que je dénonce ce sont les problèmes de transmission des informations.

L’agence régionale de santé a répondu directement par téléphone à Dominique Bussereau en confirmant le décès de ces 16 résidents, depuis le début de la crise.
Le maire de Tonnay-Charente, Eric Authiat, se veut plus modéré. “Je suis d’accord avec M. Bussereau sur le manque de transparence de la part de cet EHPAD privé. Moi-même je l’ai appris par hasard et j’ai aussitôt appelé l’établissement. On souffre trop de non-dits, il faut être sérieux et transparent. D’autant que si on regarde bien cela fait à peu prés cinq décès sur trois mois, la situation n’est pas si catastrophique”, nuance le maire.

Reportage Jérôme Deboeuf, Pascal Simon et Christophe Pougeas :

Source FR3.

Coronavirus : Trois Ehpad des Hauts-de-Seine visés par des enquêtes après des décès de résidents…

Des plaintes contre X pour « homicide involontaire » et « non assistance à personne en danger » ont été déposées par plusieurs familles.

Coronavirus : Trois Ehpad des Hauts-de-Seine visés par des enquêtes après des décès de résidents

Les proches des victimes réclament des comptes. Plusieurs enquêtes préliminaires ont été ouvertes après des plaintes pour homicide involontaire déposées par les familles de résidents de trois Ehpad dans les Hauts-de-Seine, décédés des suites du coronavirus, a annoncé mardi le parquet de Nanterre.

Les enquêtes, ouvertes pour « homicide involontaire », « non-assistance à personne en danger » et « mise en danger de la vie d’autrui » visent des établissements à Chaville, Clamart et Clichy-la-Garenne. « Elles concernent les décès survenus entre le 25 mars et le 12 avril 2020 d’un homme de 80 ans et de trois femmes âgées de 89 à 96 ans », précise le parquet dans son communiqué.

A Clamart, deux plaignantes disent avoir constaté « une détérioration des conditions de prise en charge des soins », à compter de janvier 2020.

Le groupe Korian se défend

Selon leurs plaintes, les familles ont alerté à de nombreuses reprises sur « l’absence d’utilisation de matériels de protection, tels que des gants et des masques, et le défaut de respect des gestes barrières ». Au total, huit résidents de cet Ehpad, propriété du groupe Korian, sont décédés du coronavirus peut-on lire dans les plaintes déposées par les familles.

L’avocat de Korian, Me Emmanuel Daoud, a salué l’ouverture de ces enquêtes et s’est dit certain « qu’il sera démontré que les personnels de l’établissement Bel Air à Clamart se sont battus nuit et jour pour protéger les résidents avec dignité, détermination et courage ». « Ces personnels trouvent que le procès qui leur est fait est terriblement injuste », a ajouté Me Daoud.

10.000 décès dans les Ehpads

Ces enquêtes sont « la démonstration que nos plaintes ne sont pas fantaisistes », a de son côté souligné l’avocat des familles Me Fabien Arakelian. « A un moment donné, il va falloir se poser la question du regroupement de ces plaintes », a-t-il ajouté. Toutes ces enquêtes, qui concernent aussi un établissement du groupe Domusvi et un autre du groupe Villa Beausoleil, ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Auparavant, une autre enquête avait déjà été ouverte par le parquet de Grasse contre un autre établissement du groupe Korian après réception d’une salve de plaintes de familles de résidents décédés à l’Ehpad La Riviera à Mougins, où 38 personnes sont mortes du coronavirus. Au total, Me Arakelian assure avoir déposé des plaintes contre onze Ehpad un peu partout en France.

Depuis le début de l’épidémie de coronavirus en France, de plus en plus de familles endeuillées saisissent la justice pour dénoncer des manquements dans la prise en charge de leurs proches. Début mai, certaines familles se sont réunies dans une association baptisée ”Collectif 9471” en référence au nombre de morts recensés dans les Ehpad le 5 mai 2020, jour de la création de l’association. Dans ses données au 19 mai sur le site du gouvernement, la DGS indique 10.308 décès dans les Ehpad.

Source 20 MINUTES.

EHPAD – Coronavirus : Des avocats plaident pour le regroupement des plaintes contre les Ehpad…

Plus de 10.000 personnes sont mortes du Covid-19 dans les Ehpad depuis le début de la crise.

Coronavirus : Des avocats plaident pour le regroupement des plaintes contre les Ehpad

Des avocats ont demandé samedi le regroupement au pôle santé publique de Marseille des plaintes visant la gestion par les Ehpad de la crise du coronavirus, afin que la justice puisse « remonter vers les décideurs économiques et politiques ». « Au nom des familles que nous représentons et au nom d’une bonne organisation de la justice, nous exigeons que la ministre de la Justice décide de réunir toutes les plaintes pénales auprès d’un pôle d’instruction unique », par exemple « Marseille qui a fait ses preuves dans les dossiers PIP ou Levothyrox », plaident Me Géraldine Adrai-Lachkar (barreau de Marseille), Christophe Lèguevaques (barreau de Paris) et François Ruhlmann (barreau de Strasbourg), dans une tribune publiée sur franceinfo.

Les Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes ont été frappés de plein fouet par l’épidémie : le nombre de morts y a franchi le 14 mai la barre symbolique des 10.000. Trois parquets distincts (Grasse, Nanterre, Paris) ont ouvert depuis fin mars des enquêtes, notamment pour « mise en danger de la vie d’autrui », concernant la gestion d’Ehpad où des résidents sont morts suite à l’épidémie.

Deux juridictions compétentes

Depuis une loi de 2002, deux juridictions ont une compétence interrégionale spécialisée en matière sanitaire : ces pôles de santé publique sont situés à Paris, avec une compétence sur une large partie du territoire national, et à Marseille, avec une compétence sur un grand quart sud-est. Pour ces avocats, l’ouverture d’enquêtes par trois parquets distincts pourrait être « un piège procédural ». Ils craignent qu’échappent ainsi à la justice les « politiques délibérées décidées au siège des sociétés cotées qui exploitent les Ehpad », « la carence de l’Etat et les négligences des Autorités régionales de santé (ARS) ».

Ce regroupement « serait cohérent, je l’ai demandé à plusieurs reprises », souligne Me Fabien Arakelian, qui a déposé 15 plaintes devant les parquets de Grasse et de Nanterre ayant mené à l’ouverture d’enquêtes préliminaires. Me Fabrice di Vizio, qui défend le collectif de soignants C19 dont trois membres ont porté plainte fin mars devant la Cour de justice de la République contre le Premier ministre Edouard Philippe et l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, a au contraire estimé sur Twitter qu’« une juridiction unique, c’est le meilleur moyen pour enterrer l’affaire ».

Source 20 MINUTES.

 

Déconfinement : dans les EHPAD, éviter le glissement des résidents vers la mort…

Les conditions de visite dans les EHPAD et maisons de retraites seront assouplies à partir du vendredi 5 juin.

Depuis plusieurs semaines, le personnel de ces établissements alertait sur l’ennui grandissant des résidents et leur possible glissement vers la mort. Reportage au Mans.

La visite d'une demi-heure a lieu dans le jardin, sous un tente.

André Foucault quitte la tente blanche installée dans le jardin. Pour la première fois depuis deux mois, il a pu discuter avec sa mère, âgée de 95 ans. Chacun est assis à un bout de la table, masque sur le visage. C’est mieux que rien, reconnaît ce Sarthois, encore ému : “On sent qu’elle est contente de nous voir. Pour elle, c’est important. Pour nous aussi“. Chaque visite est limitée à une demi-heure, “mais en tout, il faut compter une heure“, explique Catherine Chéreau, aide-soignante : “le temps d’aller chercher le résident, de le raccompagner et de désinfecter les lieux après chaque passage”. André Foucault, comme de nombreuses familles, espère que prochainement, les règles pour les visites vont s’assouplir. (Ce sera le cas dès le vendredi 5 juin). “Les conditions ne sont pas idéales. Mais ça va peut-être s’arranger“, imagine-t-il.

Bientôt la venue des familles habitant à plus de 100 km

De fait, une certaine impatience commence à se faire sentir chez les résidents comme chez les familles confirme Anne-Sophie Mureau, animatrice chargée d’organiser les visites au sein de l’EHPAD Beaulieu au Mans. “Notamment celles qui habitent loin“, dit-elle. “Avec la possibilité de circuler au-delà de 100 km, je reçois des appels de familles qui vont enfin pouvoir venir voir leur parent!” 

L’ennui et la crainte du “syndrome de glissement” vers la mort

En attendant que l’étau se desserre légèrement, à partir du vendredi 5 juin, le personnel veille au bien-être des 86 résidents de l’Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes. Le kiné et le pédicure ont repris les soins, explique Isabelle Mangard, la directrice : “Le but est d’éviter que les personnes âgées deviennent grabataires en ne marchant pas suffisamment. Bien souvent aussi, les résidents se laissent aller car pour eux, rester dans leur chambre, ne pas pouvoir sortir, ne serait-ce que pour voir leur enfants est très difficile“. La responsable de de l’EHPAD Beaulieu au Mans ne cache pas son inquiétude : “Il ne faut pas que nos résidents meurent d’autre chose que du Covid!”, affirme-t-elle.

Apporter de la vie et de la joie car “ça va durer encore longtemps !”

Pour maintenir le lien et éviter l’ennui pouvant entraîner un “syndrome de glissement”, l’établissement continue aussi fréquemment que possible les appels vidéo avec les enfants et petits enfants des résidents. Cette habitude a été prise dès le début du confinement avec tous les outils à disposition. Chaque jour, un journal (Famileo) dans lequel les familles donnent des nouvelles est distribué. “On se réinvente pour apporter un peu de légèreté dans ce cadre“, résume Anne-Sophie Mureau, l’une des animatrices de l’EHPAD. “Par exemple, nous proposons à ceux qui apprécient l’accordéon une heure d’émission musicale par jour à la télévision. Nous avons fait venir deux musiciens pour remettre un peu de vie, un peu de joie, des sourires au lèvres. Nous sortons les résidents dans le parc. Tout cela nous demande beaucoup de temps et de personnel. Mais nous faisons cet effort car nous savons que c’est nécessaire“. L’animatrice reconnaît qu’elle s’inscrit dans le temps long : “Nous prenons notre mal en patience car nous savons que ce mode de fonctionnement va durer encore un bon moment“.

Source FRANCE BLEU.

 

Pour le remercier de son aide pendant la guerre, la Corée envoie des masques à un vétéran …

Fin avril, un habitant de Danjoutin ayant participé à la Guerre de Corée dans les années 1950, a reçu une lettre de l’ambassadeur de Corée.

Pour s’enquérir de sa santé et, surtout, lui offrir des masques en guise de reconnaissance.

Pour le remercier de son aide pendant la guerre, la Corée envoie des masques à un vétéran

Michel Ozwald, bientôt 88 ans et veuf depuis quelques mois, respecte scrupuleusement les consignes sanitaires. Mais il ne peut s’empêcher de grogner en voyant « tous ces vieux mourir dans les Ehpad ». Il a ses opinions, ne s’en cache pas. Mais il a surtout le sens du devoir. Celui-là même qu’il a appris en servant dans l’armée jusqu’en 1985. Une carrière militaire commencée à 18 ans, lorsqu’il s’est engagé pour fuir une jeunesse de misère, lui l’enfant de l’assistance publique rejeté partout où il allait.

Deux années au front en Corée

En 1951, il embarque pour la Corée. La guerre fait rage entre le Nord, communiste, et le Sud, soutenu par les Nations Unies. Michel Ozwald fait partie du bataillon de l’ONU, composé d’un peu plus de 3 000 soldats français. « J’étais un jeune sergent et je n’avais pas peur de mourir, parce qu’à cette période-là, la vie ne représentait pas grand-chose pour moi », se souvient l’octogénaire, qui reçoit dans sa petite maison de Danjoutin.

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Après deux années passées au front, « souvent dans un froid extrême », Michel Ozwald quitte la Corée comme sergent-chef, à seulement 20 ans. De cette époque, il a gardé des souvenirs précis mais lointains. Plus d’un demi-siècle est passé. Pourtant, les Coréens ne l’ont pas oublié. En effet, chaque année, Michel Ozwald reçoit une boîte de chocolats. Deux fois, il a même été invité en Corée du Sud, tous frais payés. Sans compter la venue de la télévision coréenne, l’année dernière, pour un reportage.

« J’étais ému en lisant ce courrier »

Et, fin avril, en relevant son courrier, le Danjoutinois est tombé sur « une belle lettre » envoyée par l’ambassadeur de Corée. « Notre gouvernement porte une attention toute particulière à la santé des vétérans de la Guerre de Corée en ces moments délicats », écrit Jong-moon Choi. Alors, au nom de la République de Corée, l’ambassadeur donne cinq masques chirurgicaux à tous ses anciens combattants. Partout en France, mais aussi dans d’autres pays, comme en Belgique.

Pour le remercier de son aide pendant la guerre, la Corée envoie des masques à un vétéran

Michel Ozwald est un des bénéficiaires. « C’est formidable. J’étais ému en lisant ce courrier. Ces gens-là pensent encore à ceux qui ont combattu pour eux, je trouve ça exceptionnel », sourit-il, pas peu fier de cette reconnaissance qui lui a si souvent été refusée au début de sa vie.

L’anecdote fera sourire ou grincer des dents, au choix. Mais l’histoire est ainsi faite et veut que les masques coréens soient arrivés chez le vétéran avant les masques distribués par le Département. Entre les deux, près de 10 000 kilomètres.

Source EST REPUBLICAIN.

Avec les personnes âgées les plus fragiles, maintenir encore plus le lien social, la priorité des Petits Frères des Pauvres pendant cette pandémie…

Depuis le début de la pandémie, les Petits Frères des Pauvres maintiennent, par tous les moyens de communication à distance, le lien avec les personnes âgées les plus fragiles.

maintenir encore plus le lien social, la priorité des Petits Frères des Pauvres pendant cette pandémie

Depuis le début de la pandémie les Petits Frères des Pauvres entretiennent le lien avec les personnes âgées les plus fragiles. Après deux mois de confinement individuel dans les établissements qui accueillent des personnes âgées, les Petits Frères des Pauvres alertent sur l’impact et les conséquences, pour les résidents et les salariés, de la mise en place de cette mesure de confinement, souvent incontournable.

Tests du Covid-19 indispensables

Ils demandent, outre des moyens de protection en quantité suffisante, la mise en place systématique de tests du Covid-19. Chaque directeur ou directrice d’établissement est appelé à prendre toutes les mesures nécessaires, et se retrouve face à un questionnement d’ordre éthique :

– soit appliquer un confinement complet avec une interdiction des sorties individuelles, mesure parfois inévitable mais réellement difficile à mettre en œuvre, sans entraver le droit d’aller et venir des résidents et leur état de santé moral et physique,
– soit trouver, lorsque cela est possible, des alternatives parfois difficiles à porter.

Si le confinement individuel protège, il peut aussi entraîner des conséquences graves sur la santé des personnes âgées :
– irréversibilité des effets causés par une immobilité, capacités musculaires dégradées, liées à la station allongée prolongée, et aggravation des états dépressifs et syndromes de glissement.

Maintenir le lien social par tous les moyens de communication à distance

Entretenir le lien social par toutes les modalités possibles, mais à distance, c’est la priorité des Petits Frères des Pauvres depuis le début de cette pandémie.   Mais comment faire quand le personnel commence à manquer et qu’on ne peut plus s’appuyer sur des bénévoles ou autres soutiens, interdits d’entrée ?

300 000 personnes de 60 ans et plus sont en situation de mort sociale, sans contact avec leur entourage, 900 000 n’ont que peu de contacts avec leurs proches (baromètre 2017).

Cet isolement relationnel est actuellement encore plus exacerbé pour les plus seuls, et même ceux qui ont de la famille peuvent être confrontés à de nouvelles situations d’isolement, en particulier quand ils sont privés de l’accès au numérique.

Source FRANCE INFO.

Nice : Une association lance « Adapt’ou pas », un jeu de société pour mieux comprendre la maladie d’Alzheimer…

Créé par l’association niçoise Innovation Alzheimer, le jeu permet aux petits-enfants de tester leurs réactions face aux comportements de leur papy ou de leur mamie malade.

Et aux parents de se rendre compte qu’ils ne font pas toujours mieux.

Les élèves de 6e du collège privé Saint-Barthélémy, à Nice, ont pu tester le jeu

 

  • L’association Innovation Alzheimer a conçu le jeu “Adapt’ou pas” pour éviter les maladresses face à ses proches atteints par la maladie.
  • Les participants doivent indiquer si l’enfant a eu le bon comportement (« Adapt’ ») ou non (« Ou pas »).
  • Une version pour adultes est envisagée.

« C’est l’heure du goûter, j’ai faim et Maman n’est toujours pas revenue du travail. Mamie se propose de me préparer mon chocolat chaud. Trop bien ! Même si elle ne se fait plus à manger, elle arrivera quand même bien à se souvenir comment marche le micro-ondes. » Alors ce comportement, il est « Adapt’ » ou pas ? Spoiler alert : la réponse est : « Ou pas. Propose-lui plutôt de manger des biscuits avec un verre de lait ou d’eau. »

Ce texte est celui d’une des cartes du jeu « Adapt’ou pas », lancé par l’association niçoise Innovation Alzheimer. Son but : expliquer aux enfants la maladie d’Alzheimer et la façon de réagir aux troubles du comportement de leurs proches.

« Pour ne pas perturber leurs enfants, les parents ne les amènent plus voir leurs grands-parents. Ils perdent contact avec eux du fait de la méconnaissance de la maladie. Avec Julie [Brousse, neuropsychologue et co-conceptrice du jeu], on s’est dit que le jeu de société pouvait être un bel outil de discussion intergénérationnel », raconte Laure Chantepy, coordinatrice du projet.

Adapt'ou pas, version mamie

Recule d’une case en cas de comportement inadapté

Soutenu financièrement par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), testé par le personnel soignant de l’Institut Claude Pompidou, amélioré grâce au prototype exposé lors du Festival international des Jeux de Cannes 2019, « Adapt’ou pas » en est aujourd’hui à sa huitième version, désormais disponible pour le grand public.

En pratique, le jeu se joue à quatre. Un maître du jeu, qui change à chaque tour, lit une carte sur laquelle est inscrite une situation de vie. Les participants doivent alors indiquer si l’enfant a eu le bon comportement (« Adapt’ ») ou non (« Ou pas »). Le premier joueur qui tape donne la bonne réponse avance d’une case, celui qui se trompe recule. Le vainqueur est celui qui a marqué 10 points.

Adapt'ou pas, version papy

« Mais si, tu le sais, souviens-toi »

« Pour être le plus réaliste possible, les troubles les plus fréquents dans la vie le sont également dans le jeu, précise Julie Brousse. Quant aux comportements à adopter et à éviter, ils ont été eux aussi répétés suffisamment pour que les joueurs les aient assimilés à la fin de la partie. »

Ainsi, finies les mises en échec du type devinette (« C’est quand déjà ton rendez-vous chez le médecin ? Mais si, tu le sais, souviens-toi. Allez, fais un effort ») ou les réactions blessantes (« Mais t’es bête, je viens de te le dire »). Place désormais à l’aide et au rappel de l’information. « La personne atteinte par la maladie d’Alzheimer n’a plus de tissu cérébral pour mémoriser donc l’information n’est pas stockée. C’est à chaque fois une découverte pour elle », explique Julie Brousse.

« Ce n’est pas un jeu comme le Dobble ou le Timeline »

Vendu sur le site d’Innovation Alzheimer, « Adapt’ou pas » est destiné principalement aux  Ehpad (Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), aux accueils de jour ou aux écoles. « Ce n’est pas un jeu comme le Dobble ou le Timeline qu’on sort tous les dimanches », plaisante Julie Brousse.

Les deux conceptrices réfléchissent également à la mise au point d’une version pour adultes, destinée notamment aux lycéens des filières médico-sociales et aux professionnels de santé en contact avec les personnes souffrant de la maladie.

Source 20 MINUTES.