Un nouvel outil-clé pour affronter les futures pandémies dévoilé par l’UE…

EPIDEMIE – L’Union Européenne prend les devants et se prépare déjà à de futures pandémies.

Un nouvel outil-clé pour affronter les futures pandémies dévoilé par l'UE

 

Le monde entier connait une crise sanitaire sans précédent depuis l’apparition du coronavirus. Pour ne plus être pris de court, l’UE prend les devants et se prépare déjà à de futures pandémies. C’est pour cela que Bruxelles dévoilera jeudi les contours d’une instance dotée de six milliards d’euros chargée d’armer la confédération à d’éventuelles contagions dans les années à venir. Le projet consulté par l’AFP suscite déjà de vives critiques des eurodéputés dessaisis du dossier.

A quoi ça sert ?

Baptisée HERA (« Health Emergency Response Authority »), la nouvelle structure doit « renforcer la capacité de l’UE à prévenir, détecter et contrer rapidement » les prochaines crises sanitaires, en assurant le développement, l’approvisionnement, le stockage et la distribution des traitements médicaux nécessaires.

Dans son projet d’« Europe de la santé », Bruxelles avait affiché dès novembre 2020 son ambition de créer l’équivalent de la puissante Autorité pour la recherche et développement en biomédical (Barda) aux Etats-Unis, qui dépend du ministère américain de la Santé et dispose de colossaux moyens pour collaborer avec les laboratoires.

Selon le texte qui doit être endossé jeudi par les commissaires, HERA ne sera pas une agence indépendante sur le modèle de l’Agence européenne des médicaments (EMA) ou du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

Elle sera établie « au sein de la Commission, comme ressource partagée pour les Etats membres et l’UE », un format qui permettra de la rendre complètement opérationnelle « dès début 2022 », de fonctionner de façon flexible et de s’appuyer sur les pouvoirs et l’expertise de l’exécutif européen, souligne le document.

La structure devra « renforcer la coordination » entre les Etats membres, en lien avec l’industrie pharmaceutique, afin notamment de résoudre les problèmes de pénuries et de dépendance mis en évidence par la pandémie de Covid-19.

HERA sera pilotée par un conseil réunissant experts de la Commission et représentants des Etats, et le Parlement européen devra se contenter d’un observateur.

Si les Etats, dont la santé est une compétence exclusive, devront donner leur feu vert, le texte ne sera pas débattu ni voté par le Parlement européen. Un camouflet pour les eurodéputés réunis cette semaine à Strasbourg.

Pas tout le monde d’accord

« Les ambitions semblent à la baisse. Cette autorité ne doit pas être une coquille vide, ni un simple comité de réaction à la main de la Commission et des Etats », a regretté Nathalie Colin-Oesterlé (PPE, droite), rapporteure d’un texte sur les pénuries de médicaments.

« On se retrouve avec une proposition dénuée de toute ambition législative, le Parlement s’apprêtant à être exclu de la discussion », même si « on comprend la nécessité d’aller vite et d’être pragmatique », a réagi Véronique Trillet-Lenoir (Renew, libéraux).

Les eurodéputés ont adopté mercredi, contre l’avis de la Commission, une proposition pour élargir les domaines d’intervention du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), par 598 voix pour, 84 contre et 13 abstentions.

Le texte, destiné à être discuté avec la Commission et les Etats, propose d’étendre le mandat de l’agence au-delà des maladies transmissibles pour qu’il couvre également les principales maladies non-transmissibles (maladies cardiovasculaires et respiratoires, cancers, diabètes et maladies mentales).

Présente à Strasbourg, la commissaire à la Santé, Stella Kyriakides, s’était pourtant dite lundi dans l’hémicycle opposée à un tel élargissement.

« Cela fera doublon avec le travail déjà fourni dans les Etats membres (…) et ces nouvelles tâches grèveront les ressources de l’ECDC, contribuant à l’affaiblir (pour ses missions principales) plutôt qu’à le renforcer », avait-elle fait valoir.

Les mesures proposées doivent également permettre à l’ECDC de recueillir davantage de données épidémiologiques auprès des Etats, afin de fournir de meilleures analyses et modélisations pour contrôler les foyers de contagion, a expliqué la rapporteure polonaise Joanna Kopcinska (CRE, droite nationaliste).

Les propositions de révision des mandats de l’ECDC, mais également de l’EMA, « dessinent les contours d’une véritable Union européenne de la santé », s’est félicitée Mme Trillet-Lenoir.

Source 20 MINUTES.

Après des mois d’attente, les séniors ont retrouvé la piste de danse du Nostalgia à Balaruc-les-Bains…

L’épidémie de Covid-19 avait obligé les gérants du Nostalgia, le dancing rétro de Balaruc-les-Bains (Hérault), à fermer.

Une fermeture qui est désormais de l’histoire ancienne.

Les habitués, pour la plupart des séniors, y ont retrouvé leurs habitudes depuis cet été.

Le Nostalgia a retrouvé ses habitués après des mois de fermeture à cause du covid.

 

C’est un rendez-vous qui avait manqué à ses nombreux fidèles. Après des mois et des mois de fermeture, avec l’épidémie de Covid-19, le Nostalgia de Balaruc-les-Bains a rouvert ses portes en juillet. Un soulagement pour les patrons de ce dancing rétro et ses habitués.

À l’entrée, Christine, une retraitée venue de Sète, trépigne d’impatience. C’est la première fois qu’elle revient depuis plus d’un an et demi. “Je n’avais pas eu l’occasion d’y revenir. Cela va me permettre d’oublier la morosité ambiante avec cette épidémie. Avec la danse, on oublie tout! J’espère qu’il y aura des danseurs“, s’interroge la Sétoise, qui est venue pour cette reprise, toute seule. “Ce n’est pas toujours facile d’amener mes amies. Elles n’aiment pas toutes cela”, ajoute-t-elle.

Des copains, ici, on s’en fait. “C’est une grande famille, le Nostalgia”, assure Saida, la gérante. Il n’y a qu’à voir les petits groupes massés autour des tables. Difficile en revanche de prendre des nouvelles des uns et des autres tant la musique est forte. Mais ici, de toute façon, les clients sont là pour danser !

Le DJ enchaîne les morceaux pour le plus grand plaisir des séniors.

“On s’ankylose quand on ne danse pas.”

Ils sont une soixantaine à virevolter. Ils passent du tango, au rock, en passant par la valse. Un rythme effréné, difficile à suivre pour François. “Je suis cassé”, affirme le septuagénaire qui fait son grand retour au dancing. Il n’aura tenu que vingt minutes sur la piste avant d’aller se rafraîchir avec un bon verre d’eau. Au Nostalgia, il n’y a d’ailleurs que des boissons sans alcool, nous souffle un habitué. “C’est bien mieux. Comme cela, il n’y a pas de débordements. De toute façon, nous n’avons pas besoin de cela.” 

Mais un petit remontant, c’est pourtant ce qui pourrait aider Claude qui a dû mal à se lancer. Scotché à sa chaise, l’homme de 85 ans ne se sent pas en grande forme ces derniers temps. Avant de venir, il est même allé chez son médecin pour savoir s’il pouvait aller danser. Mais si le professionnel de santé a donné son aval, Claude reste hésitant. “Je n’ai pas dansé depuis plus d’un an. Quand on ne danse plus, on s’ankylose. Mais d’habitude je ne danse pas trop mal. Il faudrait que je trouve une dame que je connaisse bien pour l’inviter et faire le premier pas”, précise l’homme.

Saida et son fils gèrent le Nostalgia depuis sept ans.

“Il n’a pas d’allure.”

Sa partenaire idéale pourrait bien être Isabelle. Cette Drômoise est venue passer 15 jours de vacances aux thermes de Balaruc-les-Bains. Installée au fond de la salle, elle guette l’entrée des lieux en espérant croiser le regard d’un danseur. “J’essaye de faire mes petits yeux doux, de faire mon plus beau sourire. On verra si cela marche. Je croise les doigts”, précise Isabelle. Mais ça mord rapidement. La voilà partie pour une petite danse de trois minutes. Mais sitôt le titre terminé, elle revient s’asseoir. “Je suis déçue, c’était long. Regardez, il n’a même pas d’allure. Moi j’ai fait des efforts, je m’habille bien pour venir. C’est la moindre des choses”, peste Isabelle, vêtue d’une belle longue robe bleue.

Une robe qui pourrait plaire aux hommes présents qu’ils soient mariés ou non, comme Hervé. À 80 ans, le Sétois n’est pas venu pour danser. “Moi je danse utile, c’est-à-dire les slows pour pécho”, s’amuse-t-il. Et il est loin d’être le seul ici. Que ce soit un flirt le temps d’une danse ou plus, ici tout le monde le sait, ce qui se passe au Nostalgia reste au Nostalgia.

Source 20 MINUTES.

 

À Paris, une maison des soignants pour aider les professionnels de santé en souffrance…

Le lieu, qui doit permettre d’accompagner les soignants, a ouvert ses portes le mercredi 1er septembre dans le 16e arrondissement de Paris.

La maison des soignants est ouverte les mardis et mercredis à partir du 1er septembre.

 

Mardi 31 août, à deux pas de l’arc de triomphe, dans le 16e arrondissement de Paris, se tenaient les portes ouvertes de la maison des soignants. Un «îlot de paix» dédié à tous les étudiants et professionnels de santé, avec l’objectif d’améliorer leur mieux-être. C’est l’association Soins aux professionnels de la santé (SPS) qui en est à l’origine.

«Avoir un lieu comme la maison des soignants, c’est leur montrer qu’on les prend en compte, qu’on les accompagne et qu’on leur propose des solutions pour aller mieux et aider leurs pairs», détaille auprès du Figaro Pauline Dubar, porte-parole de l’association. Ce projet est dans les tuyaux depuis la création de l’association en 2015. «La crise a permis d’améliorer nos actions et de récupérer de la légitimité, constate-t-elle. Elle a mis en lumière la souffrance des soignants et permis sa médiatisation.»

Car après plus d’un an de crise sanitaire, l’ouverture d’une maison des soignants alerte sur l’état de la profession. «On ne peut se réjouir de la création de la maison des soignants : c’est l’expression d’un besoin, celui de la souffrance», a regretté Thomas-Olivier Mc Donald, président de l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) d’Ile-de-France, dont les locaux hébergent la maison des soignants, dans son discours d’ouverture.

Avant de s’interroger: «Mais comment en sommes-nous arrivés à une telle détresse ?», conscient que les faiblesses, souffrances et doutes ont été «trop longtemps tus». Un constat partagé par Ludovic Toro, médecin en Seine-Saint-Denis et délégué spécial à la lutte contre la désertification médicale de la région Ile-de-France. «Notre profession est en danger», s’est-il alarmé dans son discours d’ouverture, évoquant «un constat d’échec» de devoir «soigner les soignants». Et de poursuivre : «cette crise sanitaire a été une caricature de comment on traite les soignants : un jour on les applaudit, le lendemain ils sont bons à rien».

«Un intérêt de santé publique»

L’ouverture de cette maison des soignants est donc un «intérêt de santé publique», selon Pauline Dubar, alors que plusieurs fédérations de personnels médicaux évoquent des burn-out de leurs adhérents. «Quelqu’un qui commence à être maltraitant et à déshumaniser le patient tend à être jugé, car on ne connaît pas le mécanisme du burn-out. S’ils sont formés à repérer ces signaux, on peut anticiper, éviter que les patients soient maltraités et on va prendre en charge la personne, faire en sorte qu’elle aille mieux, explique la porte-parole, ancienne infirmière en réanimation. On œuvre pour la qualité des soins au final, tout est connecté.»

Jusqu’à présent, l’association SPS proposait un dispositif d’accompagnement psychologique via son numéro vert et une application mobile. «Je trouve ça intéressant d’avoir un lieu physique où les gens peuvent venir directement, poser des questions et chercher des informations», apprécie Chantal, présidente du syndicat des orthophonistes d’Île-de-France et responsable du personnel dans son hôpital, venue découvrir la maison lors de sa journée portes ouvertes.

Dans les prochaines semaines, les professionnels de santé pourront se rendre à divers ateliers, dont certains étaient présentés ce mardi: pleine conscience, gestion du stress, activité physique, alimentation optimale du cerveau… «Chez les soignants, il y a tellement de facteurs extérieurs sur lesquels ils n’ont pas de pouvoir d’action: des demandes exigeantes, la charge de travail… Quand il y a quelque chose sur lequel on peut avoir un pouvoir d’action, il faut s’en saisir», considère Nathalie, qui présente l’atelier gestion du stress et salue la création de cette maison des soignants, une initiative «indispensable», qu’elle attendait «depuis longtemps».

La maison des soignants est désormais ouverte chaque mardi et mercredi. «En fonction de la demande des soignants», ces horaires pourront être étendus. Mais, «est-ce à une structure privée de mettre ça en place ?» s’interroge Ludovic Toro. Un an après, le Ségur de la santé et la déception qu’il a généré dans la profession sont encore dans toutes les têtes. «Si nous sommes là aujourd’hui, c’est car il y a une carence de l’État», ne cache pas Éric Henry, le président de l’association. Le défi n’est pas moindre, l’association cherche encore des partenaires et des financements pour mener à bien son projet. La région Ile-de-France s’est déjà engagée à contribuer et à les accompagner dans cette recherche.

Source LE FIGARO.

 

Le Covid pourrait provoquer une augmentation significative des cas de démence: Alzheimer…

Le monde n’est peut-être pas préparé à une vague imminente de démence et aux cas supplémentaires que Covid-19 pourrait apporter, selon un groupe représentant plus de 100 associations Alzheimer et démence dans le monde.

Covid pourrait provoquer une augmentation significative des cas de démence

 

L’Alzheimer’s Disease International exhorte l’Organisation mondiale de la santé et les gouvernements du monde entier à « accélérer de toute urgence la recherche sur l’impact potentiel du COVID-19 sur l’augmentation des taux de démence ».

Il indique que la pandémie pourrait entraîner une augmentation significative du nombre de patients atteints de démence à long terme, car quelques recherches a montré que les infections à Covid peuvent augmenter la probabilité qu’une personne développe une démence et que les symptômes de la démence apparaissent plus tôt.

La démence fait généralement référence à une détérioration du cerveau qui altère la mémoire, les pensées, le comportement et les émotions. La maladie d’Alzheimer est la forme la plus courante de démence, et il n’existe actuellement aucun remède contre la démence.

À court terme, « les taux de démence peuvent baisser temporairement en raison du nombre élevé de décès de personnes atteintes de démence dus au COVID-19, avec entre 25 et 45 % de tous les décès dus au COVID-19 estimés être des personnes atteintes de démence, « , a déclaré mercredi le groupe basé à Londres dans un communiqué.

Mais à plus long terme, le nombre de personnes atteintes de démence « pourrait augmenter considérablement en raison de l’impact neurologique du COVID-19 », a-t-il ajouté.

Depuis que le coronavirus est apparu pour la première fois en Chine fin 2019, plus de 217 millions de cas de Covid-19 ont été signalés – et plus de 18 millions ont été détectés au cours des 28 derniers jours, selon les données officielles compilées par l’Université Johns Hopkins.

Le nombre réel de cas de Covid dans le monde est probablement plus élevé que ce qui a été signalé. Cela est en partie dû à des facteurs tels que le manque de tests pour découvrir les infections et une capacité insuffisante pour signaler les cas.

Covid et démence

Plus devrait être fait pour comprendre le lien entre la démence de Covid, a déclaré l’Alzheimer’s Disease International (ADI).

« De nombreux experts de la démence dans le monde sont sérieusement préoccupés par le lien entre la démence et les symptômes neurologiques du COVID-19 », a déclaré Paola Barbarino, directrice générale d’ADI.

Le comité consultatif médical et scientifique du groupe, composé d’experts mondiaux sur la démence, a mis en place un groupe de travail pour étudier ce lien et faire des recommandations sur la manière de traiter le problème.

Le Dr Alireza Atri, neurologue cognitif et président du comité consultatif, s’est dit « particulièrement préoccupé » par les effets de la soi-disant longue covid. Cela inclut des symptômes tels que la perte du goût et de l’odorat, un « brouillard cérébral » ou une perte de clarté mentale, ainsi que des difficultés de concentration, de mémoire et de réflexion, a-t-il ajouté.

Atri, qui est directeur du Banner Sun Health Research Institute aux États-Unis, a expliqué que Covid peut endommager et coaguler les microvaisseaux dans le cerveau, nuire à l’immunité du corps et provoquer une inflammation.

Cela peut donner « un accès plus facile aux choses qui peuvent endommager votre cerveau » et provoquer l’apparition plus tôt des symptômes de troubles neurologiques – tels que la démence -, a déclaré le médecin.

Vague de cas de démence

L’Organisation mondiale de la santé a estimé qu’environ 50 millions de personnes souffrent de démence dans le monde, avec près de 10 millions de nouveaux cas chaque année.

Même avant Covid-19, les prévisions montraient que les cas de démence pourraient passer de 55 millions à 78 millions d’ici 2030, selon l’ADI. Les coûts associés à la démence, y compris les soins médicaux et les dépenses, pourraient atteindre 2 800 milliards de dollars par an, a ajouté le groupe.

« Nous exhortons l’OMS, les gouvernements et les institutions de recherche du monde entier à prioriser et à engager davantage de fonds pour la recherche et à établir des ressources dans cet espace, afin d’éviter d’être encore plus submergés par la pandémie de démence à venir », a déclaré Barbarino.

Une meilleure compréhension du lien entre Covid et la démence peut aider les autorités à gérer la prévalence accrue de la démence et à identifier les symptômes le plus tôt possible, a déclaré Barbarino.

« Connaître les signes avant-coureurs et les symptômes de la démence permet aux gens de rechercher plus d’informations, de conseils et de soutien, ce qui peut conduire à un diagnostic », a-t-elle déclaré.

« Nous avons besoin que les gens soient conscients du lien possible entre le long COVID et la démence, afin qu’ils sachent qu’ils doivent surveiller eux-mêmes les symptômes et l’attraper dans son élan. »

Source NEWS 24.

Déconfinement : Le QR Code, outil infaillible ou technologie risquée ?…

PASS SANITAIRE – Créé au milieu des années 1990 au Japon, le QR code connaît son heure de gloire en cette période de déconfinement.

Déconfinement : Le QR Code, outil infaillible ou technologie risquée ?

 

  • Le QR code – pour « Quick Response Code » – est un code-barres en deux dimensions passé au premier plan en France dans le cadre du déconfinement.
  • Deux usages distincts ont été développés. Ils peuvent être scannés à l’entrée de certains lieux par un smartphone pour aider les autorités sanitaires à retracer les chaînes de contaminations, et ils peuvent être utilisés comme document de contrôle pour accéder à certains événements ou se déplacer dans le cadre du fameux « pass sanitaire ».
  • Si la technologie est présentée comme infalsifiable, selon les concepteurs de l’application de contrôle, des risques existent. On fait le point sur les bonnes pratiques à observer.

On les voit fleurir sur les devantures des bars et restaurants depuis plusieurs semaines. Les QR code – pour « Quick Response Code », « code à réponse rapide », en anglais – connaissent leur moment de gloire en cette période de déconfinement. En France, depuis le 9 juin dernier, deux usages majeurs reposent ces codes-barres numériques.

Ils peuvent soit être scannés à l’entrée de certains lieux par un smartphone pour aider les autorités sanitaires à retracer les chaînes de contaminations, soit être utilisés comme document de contrôle pour accéder à des événements ou se déplacer dans le cadre du fameux « pass sanitaire ». Mais en quoi consiste exactement cette technologie et quels sont les risques ?

  • Comment utiliser un QR code ?

Né en 1994 au Japon, le QR code se présente sous la forme d’un code-barres en deux dimensions, constitué de carrés noirs sur fond blanc, qui se décrypte après avoir été flashé ou scanné avec l’appareil photo d’un smartphone. Dans cette nouvelle phase de déconfinement, les Français peuvent désormais obtenir une preuve de non-contamination avec un QR code : il peut s’agir d’un résultat négatif à un test PCR ou d’un certificat de vaccination. Ces QR codes apparaissent sur le certificat papier fourni par le laboratoire ou le centre de vaccination et peuvent être stockés directement sur le téléphone. Cette fonctionnalité est disponible sur l’application mobile gouvernementale TousAntiCovid.

Un onglet intitulé « mon carnet » propose à l’utilisateur de scanner le QR code figurant sur ces certificats. En cas de contrôle pour assister à un événement de plus de 1.000 personnes ou pour se déplacer à l’étranger, en Corse ou en outre-mer, il suffit ensuite de présenter ce code-barres. « En réalité, deux codes sont utilisés dans le pass sanitaire », précise Bastien Le Querrec, juriste au sein de l’association de défense des libertés numériques, la Quadrature du Net (QDN). « Un QR code pour importer son document dans l’appli TousAntiCovid, et un autre code, intitulé “2D-Doc” ou encore “Cachet électronique visible (CEV)”, qui a pour objectif de s’assurer de la validité de ce document en cas de contrôle », explique-t-il.

  • Quelles données figurent dans ces QR codes ?

Dans un avis rendu le 7 juin dernier, la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) indique : « Conformément au principe de minimisation des données, les personnes habilitées à contrôler les justificatifs à l’aide de l’application TousAntiCovid […] n’auront accès qu’aux seuls noms, prénoms et date de naissance de la personne concernée, ainsi qu’au résultat positif ou négatif de détention d’un justificatif conforme. »

Pour La Quadrature du Net, ces données d’identification sont jugées superflues et dangereuses. « Selon nous, cela revient à banaliser et à systématiser le contrôle d’identité. Pour savoir si une personne entre dans les critères sanitaires fixés par la loi, on n’a pas besoin de vérifier son état civil ! Il suffit de savoir si les certificats présentés sont valables ou pas », souligne Bastien Le Querrec. Pour contester cette modalité, La Quadrature du Net a déposé un recours, le 11 juin dernier devant le Conseil d’Etat.

  • Quels sont les risques ?

Dans son avis du 7 juin, la Cnil, gardienne de la vie privée des Français, rappelle que lors des contrôles effectués par les autorités habilitées, « il est possible, pour une personne mal intentionnée, d’accéder à l’intégralité des données personnelles intégrées aux codes QR présents sur les justificatifs, y compris des données de santé ». Or, à l’ère du Covid-19, ces données de santé peuvent se monnayer très cher, rappelle Bastien Le Querrec. « Les “data brokers”, des entreprises spécialisées dans l’achat et la vente de nos données personnelles, sont très intéressées par les données de santé », explique-t-il.

Si la possibilité de falsifier un QR code est faible, le risque de fuites de données existe, pointe le juriste : «  On a réussi à développer en quelques jours une application qui permet d’extraire, de lire et d’exporter les données comprises dans ces codes en deux dimensions. » Un développement qui nécessite des connaissances techniques, mais invite les utilisateurs de l’application à la prudence au moment de présenter leur code.

Enfin, certaines mauvaises habitudes numériques peuvent aussi exposer les internautes à des usages malveillants, note Matthieu Audibert, capitaine de gendarmerie au sein du pôle national de lutte contre les cybermenaces : « Depuis que la vaccination s’est développée, on voit des internautes partager des photos sur les réseaux sociaux avec, parfois, leur certificat de vaccination. En faisant ça, ils exposent leurs données personnelles. » Une pratique qui peut avoir pour conséquence des fraudes à l’identité ou des collectes illégales de données.

  • Comment s’en prémunir ?

Sur les réseaux sociaux, les forces de l’ordre tentent de sensibiliser les internautes sur les risques encourus à publier des données personnelles. « L’idée ne viendrait à personne de publier sur Instagram ou Twitter une photo de sa carte bleue ou de sa carte d’identité. Il faut que ce soit la même chose vis-à-vis de ces QR codes », illustre Matthieu Audibert. La Cnil, de son côté, a invité le gouvernement à « mettre en place des mesures d’informations afin de sensibiliser le public sur la nécessité de protéger leurs justificatifs et de ne pas les exposer en dehors des contrôles prévus par le pass sanitaire ».

La Quadrature, elle, plaide pour un changement radical de technologie : « Des solutions autres que les QR codes existent pour lutter contre la fraude aux documents. Ce sont des mesures physiques, déjà développées par l’Imprimerie nationale pour les permis de conduire ou les certificats d’immatriculation des véhicules. La question qui se pose, désormais, c’est : “Jusqu’où est-on prêt à aller en matière de protection de la vie privée pour lutter contre cette fraude ?” »

Source 20 MINUTES.

Coronavirus : Une faille informatique rend accessible les données personnelles de milliers de personnes testées…

Les noms, prénoms, dates de naissance, adresses, numéros de téléphone, numéros de Sécurité sociale, adresse e-mail et résultat des tests étaient accessibles.

Coronavirus : Une faille informatique rend accessible les données personnelles de milliers de personnes testées

 

Une faille sur un site transmettant les résultats de tests Covid réalisés en pharmacie vers la plateforme gouvernementale a rendu accessible les données personnelles et les résultats de tests de milliers de personnes, a révélé Mediapart.

Les noms, prénoms, dates de naissance, adresses, numéros de téléphone, numéros de Sécurité sociale et adresse e-mail, ainsi que le résultat des tests de 700.000 personnes étaient disponibles jusqu’à vendredi grâce à « un mot de passe trouvable, en clair, dans un dossier accessible à tous » sur le site de Francetest, écrit le site d’information.

Un euro par transmission

Francetest est une société fondée en janvier dernier qui s’est spécialisée dans le transfert de données de tests Covid réalisés en pharmacie vers la plateforme SI-DEP. Le SI-DEP (système d’information de dépistage) est une plateforme sécurisée où sont systématiquement enregistrés les résultats de tests Covid-19 afin « de s’assurer que tous les cas positifs sont bien pris en charge » et d’identifier les cas contacts, explique le ministère de la Santé sur son site.

Cette plateforme, « fabriquée par l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) en urgence en décembre (…) n’est pas très ergonomique », explique Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). Résultat : nombre de pharmaciens ont recours à des intermédiaires pour rentrer les résultats des tests réalisés dans le SI-DEP. Francetest facture ainsi un euro par transmission, d’après Mediapart.

Des logiciels pas assez sécurisés

Dimanche, la Direction générale de la santé (DGS) a envoyé un mail aux pharmaciens pour leur rappeler les logiciels agréés et compatibles avec le SI-DEP, dont Francetest ne fait pas partie. « Ca fait des semaines et des semaines que nous alertons les autorités sur ces sociétés qui se présentent comme labellisées et facilitent la tâche des pharmaciens pour aller sur le SI-DEP », rappelle Philippe Besset.

« Nous avons absolument besoin que les autorités nous fournissent un outil permettant de transmettre les données au SI-DEP avec notre logiciel métier, qui est sûr et agréé », a-t-il insisté, précisant que même les logiciels autorisés par la DGS n’étaient pas suffisamment sécurisés. Contactée, la société Francetest n’était pas joignable dans l’immédiat.

Source 20 MINUTES.

 

Refus de soins et handicap en période de Covid : peut-on encore tolérer ces discriminations ?…

La crise du Covid-19 a eu un impact sur la prise en charge des personnes en situation de handicap dans le secteur hospitalier ou aux urgences. 

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« Le sentiment d’un refus d’intervention au seul fait que la résidente est handicapée est quelque chose qui a été prégnant durant toute cette matinée !» C’est la conclusion de ce directeur d’établissement médicosocial me signalant ce dimanche matin où il a failli perdre une résidente par faute ou par refus des services d’urgence d’intervenir. C’est ce membre de la très officielle CDAPH qui, malgré les rappels pressants à la règle faits par l’ARS, m’informe que dans un centre municipal, on a déprogrammé la vaccination des personnes en situations de handicap car elles sont « moins prioritaires » (sic) que les plus de 75 ans ! il y a donc en France des plus prioritaires et ce ne sont pas les personnes handicapées !

Ces cas sont loin d’être isolés et figurent en nombre dans les signalements qui sont faits au Guichet des Réclamations en Santé (GreS), cette expérimentation innovante voulue par la loi santé de 2016, commencée en 2019 dans l’un des seuls trois départements français (avec le Loir-et-Cher et les Deux-Sèvres), choisis pour ce faire et  le seul en Ile-de-France, qui est l’Essonne

Le législateur a choisi la seule instance de démocratie en santé qui existe dans un département, le Conseil territorial de Santé qui réunit toutes les parties prenantes de la santé, mais l’Administration de la santé a aussitôt vu le danger de ce Guichet et a mis en place un contrôle procédurier voire intimidant comme elle a le secret !

En effet, nonobstant ces contrôles, la réalité est celle-là. La crise COVID a multiplié les refus de prise en charge des personnes en situation de handicap par un secteur hospitalier ou des urgences, déjà amoindris depuis de nombreuses années, par les politiques de ces mêmes administrations de la santé. Ils sont désormais presque partout au bord de la rupture et sinistrés.

Le phénomène discriminatoire est plus marqué encore chez les personnes déficiences intellectuelles

Que dire de ces « tris » (mot choquant s’il en est, mais la réalité l’est bien plus que le mot) qui ont été faits ? Que dire de ces abandonnés à leur triste sort qui sont morts dans leur établissement faute d’avoir été admis même à être transportés ?  Les cas sont si nombreux et si variés qu’ils interrogent sur la place que le système de santé accorde au (x) handicap (s).  80% d’entre eux sont invisibles, et parmi ceux-ci, les 700 000 de nos concitoyens atteints de déficiences intellectuelles souffrant aussi parfois de polyhandicap, figurent aujourd’hui  parmi les laissés-pour-compte des soins.

Il n’est pas question de jeter l’opprobre sur les personnels soignants, victimes en premier lieu de l’inhumanité des règles et décimés depuis des années par des budgets toujours plus serrés et des horaires toujours plus importants ! L’organisation même de la Santé au sens que lui donne l’OMS, sépare la formation, le statut, les règles, qui animent le système sanitaire du système médico-social à qui est confié le handicap. Ils créent une parfaite iniquité et souvent de la méfiance faute de se connaître. « Il n’est pas rare, » me rapporte cette directrice d’établissement « que je doive moi-même accompagner nos pensionnaires à l’hôpital pour éviter, et ce n’est même pas toujours le cas, qu’on nous traite de haut car nous ne sommes pas des « soignants »  C’est aussi ce que me décrit cette mère de famille, dont la fille handicapée de 48 ans a fini par mourir, faute de soins appropriés, à l’issue de la première période de confinement, bringuebalée d’établissement hospitalier en établissement hospitalier, -il y en eu trois- parce ne pouvant s’exprimer, elle était incapable d’expliquer sur ce qu’elle ressentait : la règle administrativo-sanitaire, édictée d’en-haut interdisant d’autoriser la présence de sa mère qui elle aurait pu répondre ! On meurt de maltraitance institutionnelle en France en 2020 !

Toutes les explications du monde ne pourront occulter, que même si la situation est plus favorable en certains endroits du territoire et selon les départements, car il y a un « esprit du département », la pandémie a révélé combien, 15 ans après la loi du 11 février 2005 « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées », la peur, la méconnaissance, l’égoïsme et la lâcheté parfois, privent les handicapés mentaux et psychiques des soins qui leur sont dus !  

Or comme tous les citoyens, ils ont le droit de vivre en bonne santé et d’être soignés et réanimés si besoin est ! Ce ne sont pas des droits anonymes qu’il faut proclamer, mais bien les reconnaître et les accorder à des personnes : moins de droits formels et de procédures où la qualité n’est qu’un ensemble de processus désincarnés, et plus d’humanité, voilà le seul programme qui vaille pour que cessent ces discriminations !

Source ATLANTICO.

Masques, passe sanitaire…Quand le Covid empoisonne l’ambiance au travail…

Après des mois de télétravail, cette semaine consacre le retour au bureau pour de nombreux salariés.

Mais entre débats sur la vaccination et respect des gestes barrière, le climat est parfois tendu.

Les locaux d'une entreprise de recrutement à Lyon.

 

Gestes barrière, vaccination, passe sanitaire… Ces pommes de discorde ont envahi tous les compartiments de la vie quotidienne, dans le cercle familial et amical, et le monde du travail ne fait pas exception. Si la révolution du télétravail a été abondamment analysée et commentée, la vie au bureau a elle aussi subi des bouleversements visibles (masques, distanciation…) et d’autres plus insidieux, notamment dans les relations entre collègues.

«Cette rentrée au bureau génère beaucoup d’appréhension chez les salariés, observe la psychologue Valentina Urreiztieta, spécialiste de la qualité de vie au travail dans le cabinet de conseil Empreinte Humaine. La communication entre collègues a été rendue très complexe à cause du télétravail avec des malentendus ou encore des vexations dus à la distance. Certains se demandent comment vont se passer les retrouvailles.»

À cette inquiétude s’ajoutent les innombrables craintes générées par la pandémie. À commencer par la peur de se contaminer dans l’open space. Ces lieux décloisonnés sont conçus pour multiplier les interactions… et donc les frictions en pleine épidémie. «Le port du masque est censé être obligatoire mais personne ne le porte alors que tout le monde n’est pas vacciné», s’agace Nicolas auprès de ses collègues. Ce dernier paraît revenir au travail à reculons. «Je me dis que je prends un risque en travaillant en présentiel et que je suis mieux en télétravail».

Parois vitrées et carcan sanitaire

En isolant chacun dans un carcan sanitaire fait de parois vitrées et de distanciation, les gestes dits «barrière» n’ont jamais aussi bien porté leur nom. «On est confronté à une surdose de normes, d’informations autour du Covid», fulmine Stéphane*, cadre à la Société Générale. Ça pèse sur la convivialité et même la politesse au bureau». Ce salarié à la gestion des risques se dit étourdi par le nombre de mails de la direction déplorant le non-respect des gestes barrières, déboussolé par les flèches au sol et lassé par les remarques de ses collègues pointilleux. «J’ai un peu le sentiment d’être épié, sous surveillance en permanence», regrette-t-il en disant «le plaisir» qu’il a désormais à rester en télétravail deux à trois jours par semaine.

De nombreux travailleurs parlent finalement du télétravail comme d’un refuge face à la dégradation de l’ambiance au bureau. «Ces travailleurs ont vécu les avantages du télétravail, et voient moins l’intérêt de retourner au bureau qui n’est plus l’unique lieu symbolique de la vie professionnelle, analyse Valentina Urreiztieta, du cabinet Empreinte Humaine. L’enjeu pour les entreprises, c’est de les convaincre de revenir au moins partiellement en présentiel.»

Débats à la machine à café

Au-delà des risques sanitaires et de la flexibilité offerte par le télétravail, les employés s’agacent aussi des débats autour de la crise sanitaire. «Avec les chaînes d’information en continu dans les espaces communs, les discussions sont réalimentées en permanence par les rebondissements épidémiques et les mesures gouvernementales», pointe Laurent Laporte, cadre dans un hôpital psychiatrique et délégué CGT. Ce sont des sujets qui clivent et qui provoquent des disputes parmi les soignants.»

Ceux qui se trouvent en minorité à cause de leurs opinions éprouvent parfois en sentiment de mise à l’écart. «J’ai clairement la sensation d’être considéré comme un idiot ou un irresponsable par mes collègues», estime Thomas, jeune homme de 24 ans aux arguments posés qui ne souhaite pas se faire vacciner pour l’instant. Ce conducteur de travaux dans une grande entreprise de construction assimile les discussions avec ses collègues «au mieux à un débat entre politiques, au pire à une engueulade sur un plateau TV» Heureusement, toute son équipe change de sujet lors des pauses déjeuner au restaurant et Thomas considère que son quotidien n’est «pas encore trop affecté» par ces tensions.

«Grande vulnérabilité psychologique»

«Il y a un vrai risque de conflits de valeurs entre salariés sur les questions de liberté, de santé autour du passe sanitaire», anticipe la psychologue Valentina Urreiztieta. Pour elle, les prochaines semaines seront «décisives» dans le déminage ou l’aggravation de ces potentiels conflits. Aux managers de se montrer diplomates pour maintenir le bon fonctionnement de leur service. «Je dois faire très attention au climat de travail dans les équipes, raconte le cadre hospitalier Laurent Laporte, très éprouvé par la «mauvaise ambiance dans les équipes».

La santé des salariés pourrait également souffrir de cette ambiance empoisonnée. La psychologue Valentina Urreiztieta alerte sur une potentielle vague de burn-out dans les prochains mois : «De nombreux salariés se trouvent déjà en grande vulnérabilité psychologique».

Source LE FIGARO.

 

Rentrée scolaire et Covid-19 : ce qu’il faut savoir du protocole sanitaire présenté par Jean-Michel Blanquer…

Pour la rentrée scolaire, prévue le jeudi 2 septembre, Jean-Michel Blanquer a apporté quelques précisions sur son déroulement.

Jean-Michel Blanquer

 

“Nous pouvons être tout à fait sereins pour cette rentrée”, tels sont les mots du ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, ce jeudi 26 août, à une semaine du retour des élèves dans leurs écoles.

“Bien sûr que nous rencontrerons des difficultés, il y aura sans doute des problèmes, mais nous nous mettrons en situation de les gérer”, a-t-il déclaré, notamment “grâce à l’expérience acquise lors de l’année scolaire précédente”.

Le ministre a précisé qu’il y “aura forcément des nouvelles mesures dans les temps à venir en fonction de la situation”.

Des gestes barrières “essentiels”

Jean-Michel Blanquer a rappelé le choix de niveau 2 sur 4 du protocole sanitaire pour la rentrée des établissements de France métropolitaine. Ce qui signifie que tous les élèves, du primaire au lycée, ont cours en présentiel et que les gestes barrières restent de mise. “N’oublions pas l’essentiel : se laver les mains, garder les distances, ouvrir les fenêtres et éviter le brassage, tous ces éléments clés, qui nous ont permis de traverser la crise jusqu’à présent, restent essentiels”, a déclaré le ministre, qui a estimé que ces gestes “font désormais l’objet d’un professionnalisme de la part des adultes et de réflexes chez les enfants”. Il a précisé que le ministère allait “continuer à fournir des masques aux personnels de l’Education nationale”.

Le ministre a précisé qu’il ne “s’interdisait pas de faire évoluer le niveau [du protocole sanitaire] en fonction des circonstances, soit au niveau global, soit dans tel ou tel territoire”.

Aération des salles de classe

Un des points sur protocole sanitaire concerne l’aération des salles de classe. À ce sujet, des scientifiques et des professionnels de l’Education nationale ont évoqué l’installation de capteurs de CO2 qui permettent de savoir quand il est nécessaire d’ouvrir les fenêtres.

Comme il l’avait déjà annoncé, le ministre a confirmé son souhait d’encourager les collectivités locales, dont c’est la compétence, de généraliser ce dispositif, tout en rappelant que ces outils “ne sont pas centraux dans la stratégie de gestion de la crise, ils sont des thermomètres, le plus important est bien d’aérer le plus souvent possible”. Concernant le coût de ces installations, Jean-Michel Blanquer a annoncé que le gouvernement “travaillait avec les collectivités locales pour les aider en cas de difficultés financières”.

Si la généralisation de ces capteurs est “prônée depuis des mois par le gouvernement”, il n’en est pas de même pour les purificateurs d’air, pour lesquels il est “nécessaire de faire preuve de discernement”. Jean-Michel Blanquer a expliqué que ces outils pouvaient être utiles dans certaines circonstances, notamment lorsque les salles en question ne peuvent pas être suffisamment aérées, sans pour autant devoir être généralisés.

600 000 tests salivaires par semaine

Le ministre a fait le point sur ce qu’il considère être un autre “pilier de la rentrée scolaire” : la stratégie tester, alerter et protéger, qui avait, selon lui, permis l’an dernier de “maintenir les écoles ouvertes”.

Dans ce cadre-là, l’ambition du gouvernement est de réaliser 600 000 tests salivaires par semaine. Des autotests devraient également être mis à disposition des usagers dans les établissements. “Nous proposerons deux autotests par semaine pour les adultes dans l’ensemble du système scolaire”, a précisé Jean-Michel Blanquer.

Vaccination dans les collèges et lycées

Le ministère de l’Education nationale met par ailleurs en place une campagne de vaccination à destination des collégiens et lycéens de plus de 12 ans. Selon Jean-Michel Blanquer, 57 % des 12-17 ans ont déjà reçu une première dose de vaccin. Les élèves qui le souhaitent pourront donc se faire vacciner dans des centres éphémères au sein des établissements ou alors dans des centres de vaccination à proximité où ils seront transportés. “Nous sommes très confiants : grâce à ce dispositif les élèves vaccinés seront encore plus nombreux”, a déclaré le ministre.

Il a par ailleurs précisé qu’à l’heure actuelle, d’après un sondage Ipsos daté du 16 août et commandé par le ministère, que 78 % des professeurs ont été complètement vaccinés.

Pas de pass sanitaire

“Il n’y aura pas de pass sanitaire à l’école”, a encore répété Jean-Michel Blanquer, qui considère ce lieu comme un “sanctuaire”. Néanmoins, une question reste en suspens concernant les sorties scolaires. Dans le cas où des élèves de plus de 12 ans se rendraient dans des lieux qui exigent le pass sanitaire en dehors de créneaux qui leur sont dédiés, ils devront présenter un certificat de vaccination ou un test négatif.

Or, ces tests deviendront payants à l’automne comme l’a annoncé le gouvernement, ce qui remettrait en cause le principe d’égalité entre les élèves. Interrogé sur ce sujet et sa volonté d’apporter des précisions sur cet enjeu, le ministre a déclaré qu’il n’avait pas d’annonces supplémentaires à faire pour l’heure.

Source LA DEPÊCHE.

Vaccination : La troisième dose anti-Covid ciblera au moins 5 millions de personnes…

EPIDEMIE – La « campagne de rappel » vaccinal, annoncée par le gouvernement, se précise déjà.

Vaccination : La troisième dose anti-Covid ciblera au moins 5 millions de personnes

 

La campagne de rappel de vaccin anti-Covid qui débutera mi-septembre concernera environ 5 millions de Français. Ces personnes jugées prioritaires pour recevoir cette troisième dose sont des personnes âgées ou à « très haut risque », a indiqué jeudi le ministère de la Santé lors de son point presse hebdomadaire sur la vaccination contre le Covid-19.

Ce chiffre inclut principalement les résidents d’Ehpad et d’unités de soins de longue durée (USLD), les personnes de plus de 80 ans vivant « à domicile », ainsi que les malades « à très haut risque de forme grave » de Covid et les patients « immunodéprimés ».

« Ce premier cercle pourra être complété »

Bien qu’il n’existe à ce jour « pas d’avis scientifique stabilisé sur les catégories qui pourraient bénéficier de cette dose de rappel », celles-ci font l’objet d’un « consensus » entre la Haute autorité de santé (HAS), le Conseil scientifique et le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale.

« Ce premier cercle pourra être complété » par d’autres publics, a ajouté le ministère. La liste des populations concernées doit encore être formellement établie par la HAS, en vue d’une ouverture des rendez-vous le 1er septembre, pour des injections à partir du 15 septembre.

Source 20 MINUTES.