Cinq raisons de penser que la fin du port du masque n’est pas pour demain…

Le masque destiné à limiter la propagation du coronavirus est entré dans notre vie quotidienne depuis plusieurs mois, désormais. Et il ne semble pas près d’en sortir.

Explications.

Cinq raisons de penser que la fin du port du masque n’est pas pour demain...

Dans la rue, dans les commerces, dans les transports en commun, au travail… Le port du masque pour limiter la propagation du Covid-19 est désormais un geste adopté par de nombreux Français au quotidien. Souvent imposé, il est presque devenu une habitude.

Et il devrait encore être de mise pendant de nombreux mois, encore. Y compris après la commercialisation d’un vaccin. Nathan Peiffer-Smadja, infectiologue à l’hôpital Bichat de Paris, nous explique pourquoi.

1. Parce qu’il faudra attendre un taux d’immunité élevé

Le masque, on n’est pas près de ne plus en entendre parler. Pour que celui-ci ne soit plus nécessaire, les médecins estiment qu’il faudrait obtenir un contrôle parfait de l’épidémie, ou une immunité forte de la population. Or pour l’instant, aucune des deux options n’est plausible.

« Actuellement la situation épidémique ne permet pas d’imaginer à court terme d’arrêter de porter le masque, précise Nathan Peiffer-Smadja. Ce qui nous permettrait de l’arrêter, c’est une immunité collective forte, d’environ 80 % de la population. »

Un stade qui, pour être atteint, demandera encore beaucoup de patience. « Ça ne peut se faire que par la vaccination si on veut éviter l’hécatombe. »

2. Parce qu’aucun vaccin n’est encore commercialisé

Et élaborer un vaccin, ça prend du temps. Aujourd’hui, on estime que près de 200 sont à l’étude dans le monde, et que certains sont déjà entrés dans la phase 3 de la conception, à savoir une étape d’essais cliniques à grande échelle. Une évolution rapide, mais qui nécessitera encore quelques mois avant de voir la commercialisation éventuelle d’un vaccin. « Il ne devrait y avoir aucune homologation d’ici 2021 », souligne Nathan Peiffer-Smadja.

3. Parce qu’on ne saura pas qui aura été vacciné

« Les campagnes de vaccination prendront du temps », prévoit l’infectiologue, qui explique aussi qu’avant de pouvoir vacciner à grande échelle, une étape majeure devra être franchie : « Convaincre les Français de se faire vacciner. » Sans compter que lorsqu’il y aura un vaccin, « le monde entier va se l’arracher », anticipe-t-il, « et pour vacciner admettons 40 millions de Français, ça demandera du temps, on n’aura peut-être pas de quoi vacciner tout le monde directement ».

Et donc, si certains auront la chance d’être vaccinés, d’autres ne le seront pas immédiatement. Alors pour éviter toute contamination, le masque devrait encore être recommandé. En effet, « il sera difficile de savoir qui aura été vacciné ou non ».

4. Parce qu’on ne sait pas combien de temps le vaccin sera efficace

On ignore encore la qualité de la réponse immunitaire d’un vaccin contre le Covid-19. Et sur le long terme, l’autre aspect à surveiller sera celui de « la durabilité de la réponse ».

Car avec le temps, les virus mutent et se modifient légèrement. Mais sur ce point, l’infectiologue se veut rassurant : « Le coronavirus n’est pas comme le virus de la grippe. Il est peu probable que le vaccin anti-coronavirus doive être refait tous les ans. Mais pour l’instant la durée de la réponse immunitaire reste floue. »

Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, quelques cas de réinfection ont pu être observés. Des « exceptions » selon l’infectiologue, puisque sur les plus de 40 millions de cas positifs dans le monde depuis l’arrivée du coronavirus, seuls quelques-uns ont fait l’objet d’une réinfection. « L’immunité qu’on acquiert après une infection ou après un vaccin est différente, précise Nathan Peiffer-Smadja. Elle peut éventuellement être plus durable avec un vaccin. »

5. Parce que le masque freine la propagation d’autres virus

« S’il y a quelque chose de positif à retenir de cette pandémie, c’est qu’on peut espérer que les gens portent plus volontiers des masques lorsqu’ils sont symptomatiques », poursuit l’infectiologue. Dans certains pays d’Asie, c’est un réflexe déjà adopté volontiers, pour d’autres maladies, y compris un simple rhume, dès que les gens toussent, éternuent, etc.

Pour Nathan Peiffer-Smadja, l’adoption définitive du masque en France lors de symptômes n’est pas le scénario le plus probable « s’il y a une vaccination ». Mais d’ici là, aucune chance de voir le masque laissé de côté.

Source OUEST FRANCE.

Des formations accélérées pour pallier la pénurie de personnel dans les Ehpad…

Pour affronter la seconde vague du Covid-19, des villes expérimentent une formation rapide au métier d’assistant de soins en gérontologie.

Au début de l'année, 63% des établissements accueillant des personnes âgées en France indiquaient avoir un poste non pourvu depuis six mois ou plus.

Les Ehpad de France sont en tension depuis de nombreuses années, et la pénurie de personnel s’intensifie avec la crise sanitaire. Les métiers du grand âge, souvent jugés difficiles, mentalement et physiquement, et peu payés, peinent à attirer les demandeurs d’emploi, même par intérim. Au début de l’année, 63% des établissements accueillant des personnes âgées en France indiquaient avoir un poste non pourvu depuis six mois ou plus.

Ainsi, pour pallier le manque de personnel et mieux affronter la seconde vague du Covid-19, les villes de Toulouse, Narbonne, Montpellier ou encore Villefranche, expérimentent un dispositif de formation accélérée au métier d’assistant de soins en gérontologie. «Entre les difficultés de recrutements et le besoin constant de personnel, la problématique est chronique. Il fallait donc l’adresser», explique Audrey Perocheau, Directrice du développement des compétences dans le territoire à la direction générale de Pôle emploi.

Cette formation en 430 heures, soit trois mois, prépare les personnes qui la suivent à seconder les aides-soignants, répondre à des problématiques d’urgence, et comprendre la psychologie d’une personne âgée en situation de dépendance.

Une première étape de formation

Pour devenir aide-soignant, une formation de 1400 heures, soit autour de huit à neuf mois, est normalement nécessaire. «Mais les professionnels ne peuvent pas attendre tout ce temps pour renforcer rapidement leurs équipes», indique Audrey Perocheau. Les effectifs actuels dans les Ehpads sont sous-tensions et très éprouvés par la première vague sanitaire du printemps. Le mauvais moral des personnels se traduit aujourd’hui par des arrêts de travail, des congés maladie, voire des démissions.

Par ailleurs, les formations de longue durée découragent souvent les chômeurs. «Cette nouvelle formation de trois mois pour devenir accompagnant en gérontologie est une première étape avant la formation complète d’aide-soignant si elle est souhaitée par le demandeur d’emploi», explique la Directrice du développement des compétences de Pôle emploi. Ces accompagnants en gérontologie ne pourront exercer qu’en maisons de retraite, à la différence des aides-soignants.

La formation d’accompagnant en gérontologie pourra être proposée dans le cadre du « plan jeune  » du gouvernement

L’initiative est née d’un partenariat entre le Synerpa, le principal syndicat des établissements privés, Pôle emploi et la Croix-rouge. Avant d’intégrer une maison de retraite, une immersion de dix jours est obligatoire afin que la personne formée puisse observer les équipes déjà en place, et que ces dernières puissent évaluer ses motivations et compétences. Pour s’assurer que les personnes formées seront bien qualifiées, un suivi est organisé par le Synerpa et Pôle emploi une fois le nouveau personnel sur le terrain.

Promesse d’embauche dans un secteur en tension

Ces derniers mois, Pôle emploi tente d’inciter les demandeurs d’emploi, en particulier les jeunes peu diplômés, à suivre cette formation gratuite, avec une promesse d’embauche à la clé. Les contrats proposés sont des CDD, de 12 mois minimum, et des CDI. L’établissement public finance la formation et les aides aux employeurs avant recrutement.

«Souvent nous avons déjà trouvé l’employeur en manque de main-d’œuvre. Pour faciliter les embauches, un service en ligne (La Bonne Compétence Pro) lui permet de rentrer directement en contact avec les demandeurs d’emploi qui suivent une formation», explique Audrey Perocheau. Dès la fin de la formation, le taux d’emploi est de plus de 80%. 70 demandeurs d’emploi ont déjà été formés en 2019 et une centaine depuis le début de l’année. Une demande a été déposée auprès de l’institution France compétences afin que le diplôme soit officiellement reconnu par l’État.

En ces temps de crise sanitaire, l’exécutif mise sur la reconversion professionnelle vers des secteurs en tensions. Si le dispositif de formation accélérée s’avère concluant dans les prochains mois, la formation d’accompagnant en gérontologie sera proposée dans le cadre du «plan jeune» du gouvernement. Et de tels dispositifs pourront être transférables dans d’autres domaines de la santé.

Depuis début 2020, la formation d’aide-soignant est la quatrième la plus financée publiquement au niveau national. 13.000 demandeurs d’emploi ont déjà été formés au métier d’aide-soignant, soit une hausse de 9,5 pourcent par rapport à l’an passé. «Avec la nouvelle formation de trois mois d’accompagnant en gérontologie, nous espérons un plus grand renfort», conclut Audrey Perocheau.

Afin de soulager la situation et d’améliorer l’accompagnement des résidents, la Fédération hospitalière de France préconise le recrutement de 20.000 personnes dès 2021.

Source LE FIGARO.

Les États-Unis autorisent pleinement l’antiviral remdesivir contre le Covid-19…

Le fabricant Gilead a annoncé avoir reçu l’autorisation pour le médicament, sous la marque Veklury, soulignant que c’était le seul traitement spécifique contre le Covid-19 ainsi autorisé.

L'Agence américaine des médicaments (FDA) a accordé jeudi une autorisation pleine au médicament antiviral remdesivir pour les malades hospitalisés du Covid-19.

L’Agence américaine des médicaments (FDA) a accordé jeudi une autorisation pleine au médicament antiviral remdesivir pour les malades hospitalisés du Covid-19, confirmant l’autorisation conditionnelle accordée en mai, selon son fabricant Gilead.

Gilead a annoncé avoir reçu l’autorisation pour le médicament, sous la marque Veklury, soulignant que c’était le seul traitement spécifique contre le Covid-19 ainsi autorisé après une procédure de vérification plus rigoureuse et définitive. D’autres traitements sont disponibles depuis des mois dans les hôpitaux grâce à des autorisations temporaires ou parce que ce sont des médicaments anciennement autorisés pour d’autres maladies, comme le corticoïde dexaméthasone. L’Europe et d’autres pays ont également autorisé temporairement le remdesivir depuis le printemps. L’action de Gilead à la Bourse de New York a bondi de 4% peu après l’annonce.

Le remdesivir, initialement développé en vain contre la fièvre hémorragique Ebola, était l’un des premiers médicaments à avoir démontré une relative efficacité dans des essais rigoureux pour écourter de plusieurs jours le temps de rétablissement des patients hospitalisés à cause du coronavirus. Mais il n’a pas été prouvé qu’il réduisait la mortalité, contrairement à la dexaméthasone.

Administration en hôpital

Le Veklury pourra être donné aux adultes et aux enfants de plus de 12 ans pesant au moins 40 kg, dans les cas requérant une hospitalisation. Il ne pourra être administré, par injection, qu’en hôpital ou dans un environnement équivalent. Une autorisation en urgence a été accordée parallèlement pour les enfants de moins de 12 ans pesant au moins 3,5 kg.

Le président américain Donald Trump, tombé malade du Covid-19 début octobre, a lui-même reçu le traitement pendant cinq jours, parmi d’autres médicaments. C’est l’un des traitements sur lesquels le gouvernement américain a misé tôt, préachetant avant l’été la quasi-totalité de la production de juillet à septembre.

L’Union européenne, où le remdesivir a reçu une autorisation de mise sur le marché conditionnelle en juillet, a commandé de son côté 500.000 doses début octobre. Le prix avait été fixé par Gilead à 390 dollars par flacon dans tous les pays développés, soit 2340 dollars pour un traitement normal de six flacons en cinq jours (520 dollars par flacon aux États-Unis via les assurances privées).

Pour les pays en développement, Gilead a passé des contrats de licences sans royalties à des fabricants de génériques en Inde, au Pakistan et en Égypte.

Source LE FIGARO.

Décret n° 2020-1262 du 16 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire…

Face à la dégradation de la situation sanitaire, de nouvelles mesures sanitaires imposent désormais de respecter une jauge maximum en complément du protocole que vous avez mis en place pour garantir les gestes barrières.

  • I. – Afin de ralentir la propagation du virus, les mesures d’hygiène définies en annexe 1 au présent décret et de distanciation sociale, incluant la distanciation physique d’au moins un mètre entre deux personnes, dites barrières, définies au niveau national, doivent être observées en tout lieu et en toute circonstance.
    II. – Les rassemblements, réunions, activités, accueils et déplacements ainsi que l’usage des moyens de transports qui ne sont pas interdits en vertu du présent décret sont organisés en veillant au strict respect de ces mesures. Dans les cas où le port du masque n’est pas prescrit par le présent décret, le préfet de département est habilité à le rendre obligatoire, sauf dans les locaux d’habitation, lorsque les circonstances locales l’exigent.

  • I. – Dès lors que, par nature, le maintien de la distanciation physique n’est pas possible entre la personne en situation de handicap et la personne qui l’accompagne, cette dernière met en œuvre les mesures sanitaires de nature à prévenir la propagation du virus.
    Les obligations de port du masque prévues au présent décret ne s’appliquent pas aux personnes en situation de handicap munies d’un certificat médical justifiant de cette dérogation et qui mettent en œuvre les mesures sanitaires de nature à prévenir la propagation du virus.
    II. – Les dispositions de l’article 1er ne sont pas applicables lorsqu’elles sont incompatibles avec la préparation et la conduite des opérations des forces armées.

  • I. – Tout rassemblement, réunion ou activité sur la voie publique ou dans un lieu ouvert au public est organisé dans des conditions de nature à permettre le respect des dispositions de l’article 1er.
    II. – Les organisateurs des manifestations sur la voie publique mentionnées à l’article L. 211-1 du code de la sécurité intérieure adressent au préfet de département sur le territoire duquel la manifestation doit avoir lieu, sans préjudice des autres formalités applicables, une déclaration contenant les mentions prévues à l’article L. 211-2 du même code, en y précisant, en outre, les mesures qu’ils mettent en œuvre afin de garantir le respect des dispositions de l’article 1er du présent décret.
    Sans préjudice des dispositions de l’article L. 211-4 du code de la sécurité intérieure, le préfet peut en prononcer l’interdiction si ces mesures ne sont pas de nature à permettre le respect des dispositions de l’article 1er.
    III. – Les rassemblements, réunions ou activités sur la voie publique ou dans un lieu ouvert au public autres que ceux mentionnés au II mettant en présence de manière simultanée plus de six personnes sont interdits.
    Ne sont pas soumis à cette interdiction :
    1° Les rassemblements, réunions ou activités à caractère professionnel ;
    2° Les services de transport de voyageurs ;
    3° Les établissements recevant du public dans lesquels l’accueil du public n’est pas interdit en application du présent décret ;
    4° Les cérémonies funéraires organisées hors des établissements mentionnés au 3° ;
    5° Les visites guidées organisées par des personnes titulaires d’une carte professionnelle.
    IV. – Le préfet de département est habilité à interdire ou à restreindre, par des mesures réglementaires ou individuelles, tout rassemblement, réunion ou activité mettant en présence de manière simultanée plus de six personnes sur la voie publique ou dans des lieux ouverts au public relevant du III, lorsque les circonstances locales l’exigent. Toutefois, dans les collectivités de l’article 74 de la Constitution et en Nouvelle-Calédonie, le représentant de l’Etat est habilité à prendre des mesures d’interdiction proportionnées à l’importance du risque de contamination en fonction des circonstances locales, après avis de l’autorité compétente en matière sanitaire.
    V. – Aucun événement réunissant plus de 5 000 personnes ne peut se dérouler sur le territoire de la République.
    Toutefois, le préfet de département peut accorder à titre exceptionnel des dérogations, après analyse des facteurs de risques et notamment :
    1° De la situation sanitaire générale et de celle des territoires concernés ;
    2° Des mesures mises en œuvre par l’organisateur afin de garantir le respect des dispositions de l’article 1er ;
    3° Des dispositions spécifiquement prises par l’organisateur afin de prévenir les risques de propagation du virus propres à l’évènement concerné au-delà de 5 000 personnes.
    Les dérogations peuvent porter sur un type ou une série d’évènements lorsqu’ils se déroulent dans un même lieu, sous la responsabilité d’un même organisateur et dans le respect des mêmes mesures et dispositions sanitaires. Il peut y être mis fin à tout moment lorsque les conditions de leur octroi ne sont plus réunies.
    Le préfet de département peut également fixer un seuil inférieur à celui mentionné au premier alinéa du présent V lorsque les circonstances locales l’exigent.

    ..Suite du décret- cliquez ici.

Le coronavirus peut-il vraiment rendre sourd ?…

Des médecins britanniques ont observé ce qui semble être un premier cas au Royaume-Uni. Mais cela reste très rare, et il est difficile de lier Covid et surdité.

Le coronavirus peut-il vraiment rendre sourd ? Une oreille (illustration)

Parmi les nombreux effets secondaires recensés de la Covid-19, il pourrait aussi y avoir une perte de l’audition. C’est en tout cas ce qu’affirment des médecins britanniques, qui ont constaté ce qui semble être un premier cas au Royaume-Uni.

Il s’agit un homme de 45 ans, traité pour Covid-19 à l’hôpital, qui a remarqué une sorte de sonnerie dans son oreille gauche, puis a perdu complètement l’audition de cette oreille. Il ne s’est que partiellement rétabli après un traitement à base de corticoïdes, rapportent les médecins dans un article publié dans la revue médicale BMJ Case Report.

Un premier cas de perte auditive mentionnant le Covid-19 a déjà été signalé en avril 2020 en Thaïlande. Mais pour l’heure, pas de panique : ce cas reste très rare. Le docteur Nils Morel, chirurgien ORL et président du syndicat national des médecins OLR (SNORL) assure n’en avoir pour sa part jamais observé. Il explique qu’il est “compliqué de faire un lien de certitude” entre perte d’audition soudaine et Covid-19.

“On sait qu’une infection virale peut donner une surdité brusque”, explique-t-il à RTL.fr. On peut donc imaginer que le coronavirus fasse partie de ces infections. D’ailleurs, des atteintes du système nerveux central ont déjà été observées avec le virus. “Il est possible que cela soit à l’origine d’une surdité”, indique le médecin.

Une pathologie mal connue.

Source RTL.

Covid-19 : le groupe sanguin, un facteur de vulnérabilité ?…

Une nouvelle étude met en évidence une vulnérabilité à la Covid-19 en fonction du groupe sanguin.

Les personnes du groupe O seraient moins exposées à un risque de contamination, celles des groupes A et AB seraient les plus concernées par un risque d’infection mais aussi de complications.

Covid-19 : le groupe sanguin, un facteur de vulnérabilité ?

Selon deux études récemment publiées dans le journal Blood Advances le 14 octobre dernier, les personnes des groupes sanguins A et AB seraient plus à même de contracter le SARS-CoV-2, et de souffrir de graves complications en cas de contamination.

En revanche, les personnes du groupe O présenteraient moins de risque d’être positif à la Covid-19, et de « souffrir de complications sévères en cas de contamination », détaille le Pr Torben Barington, de l’hôpital universitaire d’Odense, au Danemark.

Les données de 473 000 Danois comparées

Dans la première étude, les scientifiques ont comparé les données de 473 000 patients danois testés à la Covid-19. Un groupe contrôle de 2,2 millions de personnes a été formé dans la population générale.

Résultats : « une petite part des volontaires positifs appartenaient au groupe O, davantage étaient du groupe A, B ou AB ».

Dans la seconde étude, les chercheurs ont analysé les dossiers de 95 patients ayant présenté une forme sévère de Covid-19, tous hospitalisés à Vancouver (Canada).

Davantage d’insuffisances rénales chez les patients des groupes A et AB

Les patients des groupes A et AB ont eu davantage recours à la ventilation assistée.

Une observation « suggérant une incidence plus élevée de la dégradation de la fonction pulmonaire ».

Enfin, le recours à la dialyse et donc le nombre de cas d’insuffisances rénales étaient aussi plus importants dans les groupes A et AB.

La question est maintenant de savoir pour quelles raisons les groupes sanguins peuvent influer sur l’évolution du SARS-CoV-2 dans l’organisme.

Un point mis en avant alors que les scientifiques se démènent aujourd’hui sans relâche pour découvrir les facteurs de risque liés à la Covid-19 et mettre au point des thérapeutiques efficientes.

Source EST REPUBLICAIN.

Coronavirus – Deux vaccins pourraient être prêts à être autorisés en novembre aux États-Unis…

Les sociétés américaines Pfizer et Moderna prévoient de faire une demande d’autorisation à cette période, mais elles restent suspendues à un feu vert de la FDA, l’agence du médicament américaine.

Pfizer et Moderna ont reçu respectivement 1,95 et 2,48 milliards de dollars d'argent public, et elles ont parié sur la même technologie nouvelle, l'ARN messager.

Les sociétés américaines Pfizer et Moderna prévoient de demander l’autorisation de leurs vaccins contre le Covid-19 d’ici fin novembre aux États-Unis, ce qui marquerait un record de vitesse absolu pour le développement d’un vaccin, neuf mois après le premier mort du coronavirus dans le pays. Mais le lancement éventuel de la vaccination d’ici le Nouvel an sera trop limité pour contenir à lui seul l’épidémie, qui en est à son troisième rebond aux États-Unis.

Le bilan officiel a dépassé vendredi les huit millions de cas, un chiffre certainement très en dessous de la réalité, puisque des études d’anticorps ont révélé qu’environ 10% de la population américaine avait été infectée, ce qui correspondrait à une trentaine de millions d’habitants. Contaminations, hospitalisations et décès sont en hausse; le rebond actuel est d’autant plus rapide que la vague est repartie d’un plateau élevé, le pays de Donald Trump n’étant jamais parvenu à endiguer la circulation du virus.

Le président américain espérait un vaccin avant l’élection du 3 novembre, mais l’industrie a accepté d’attendre quelques semaines de plus, à la demande des autorités sanitaires, afin de détecter d’éventuels effets secondaires graves parmi les dizaines de milliers de participants aux essais cliniques. Les essais doivent répondre à deux questions: le vaccin protège-t-il? Et est-il sûr? Albert Bourla, PDG de Pfizer, partenaire de la société allemande BioNTech, a annoncé qu’il escomptait des preuves d’efficacité d’ici fin octobre, mais qu’il attendrait la troisième semaine de novembre pour déposer auprès de l’Agence des médicaments (FDA) une demande d’autorisation en urgence, «en supposant que les données soient positives». Moderna, une société de biotechnologie, table sur le 25 novembre. Reste à savoir combien de temps les experts de la FDA prendront pour étudier les données et donner, ou non, un feu vert, et pour quelles catégories de la population.

Le gouvernement prépare déjà l’immense chaîne logistique qui sera nécessaire, dans le but de lancer la distribution des premières doses dans les 24 heures suivant toute autorisation. Vendredi, des responsables de l’opération gouvernementale «Warp Speed» ont annoncé un partenariat avec les réseaux géants de pharmacies CVS et Walgreens pour administrer les vaccins dans les 50.000 maisons de retraite et résidences pour personnes âgées du pays.

Quoi qu’il en soit, les Américains ne doivent pas espérer un retour imminent à la «normale», a prévenu le directeur de l’Institut des malades infectieuses, Anthony Fauci. Tout dépendra de l’efficacité des vaccins, et de leur acceptation dans la population. «Il est possible que nous ne puissions pas retrouver de cinémas bondés ou de stades remplis de spectateurs avant des mois et des mois en 2021, voire plus tard», a-t-il dit vendredi dans un entretien avec l’université Johns-Hopkins.

Pfizer et Moderna ont reçu 1,95 et 2,48 milliards de dollars respectivement d’argent public, et elles ont parié sur la même technologie nouvelle, l’ARN messager. La méthode consiste à insérer des instructions génétiques dans l’organisme pour déclencher la production d’une protéine identique à celle du coronavirus (sa pointe si reconnaissable), et provoquer une réponse immunitaire. Cette réponse a été observée dans les essais initiaux sur des volontaires, mais le vrai test consiste à vérifier si les gens vaccinés évitent effectivement le Covid-19, dans la vie réelle. Un vaccin sera considéré efficace si le nombre de participants vaccinés tombant malades du Covid-19 est réduit d’au moins 50% par rapport au groupe placebo. Dix vaccins expérimentaux sont en phase finale d’essais dans le monde, mais ces deux-là sont les seuls actifs actuellement aux États-Unis.

Le premier pic de l’épidémie s’est produit en avril, lorsqu’elle a durement frappé New York et le Nord-Est. Puis le Sud et l’Ouest ont contribué au deuxième pic en juillet, et c’est désormais le Midwest et le Nord qui sont les plus touchés. 37.000 personnes sont aujourd’hui hospitalisées et 950 décès ont été comptabilisés jeudi, selon le Covid Tracking Project. Par rapport à la France, et rapporté à la population, les États-Unis ont moins de nouveaux cas mais plus de décès par jour. «Les contaminations semblent se produire lors de rassemblements à l’intérieur des maisons des gens, pas seulement dans les bars et les restaurants comme cet été», explique Thomas Tsai, chercheur à Harvard. Les experts s’inquiètent déjà de l’approche de Thanksgiving, fin novembre, la plus grande fête familiale du pays. Pour le docteur Fauci, les familles vont devoir «sérieusement réfléchir au niveau de risque qu’elles sont prêtes à accepter».

Source LE FIGARO.

Couvre-feu : l’attestation dérogatoire de déplacement contient finalement 8 motifs, la voici…

Elle est enfin disponible. Pour déroger au couvre-feu mise en place ce samedi 17 octobre en Ile-de-France et 8 autres métropoles, l’attestation de déplacement est désormais obligatoire. Découvrez les nouveaux motifs, et comment la télécharger.

Attestations de déplacement "couvre-feu"

L’attestation dérogatoire pour se déplacer entre 21 heures et 6 heures du matin dans les villes concernées par le couvre-feu est disponible.

Ce n’est pas un confinement total mais un confinement nocturne que le président de la République a annoncé le 14 octobre, à l’occasion d’une interview télévisée très attendue. Le couvre-feu est instauré à compter du vendredi 16 octobre à minuit, dans 8 métropoles françaises (Lyon, Grenoble, Saint-Etienne, Aix-Marseille, Lille, Rouen, Toulouse et Montpellier) ainsi que dans toute l’Ile-de-France et pour une durée de six semaines. Celui-ci durera six semaines, précise le ministère de l’Intérieur sur son site. L’objectif affiché ? Lutter contre la propagation du coronavirus, particulièrement dynamique dans ces territoires. Et qui dit confinement, même nocturne, dit attestation. L’attestation de déplacement dérogatoire pendant le couvre-feu est disponible. Il est possible de l’imprimer, de la télécharger sur son téléphone pour avoir une attestation de couvre-feu sur mobile ou de la rédiger à la main sur papier libre.

Voici les motifs possibles qui vous permettent de circuler pendant la période de couvre-feu : 

– déplacement professionnel 

– consultation et soins  

– déplacement pour motif familial impérieux

– déplacement des personnes en situation de handicap

– convocation judiciaire ou administrative

– participation à des missions d’intérêt général

– déplacements liés à des transits pour des déplacements de longues distances

– déplacements dans un rayon d’1km autour du domicile pour les besoins des animaux de compagnie. 

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Chargez l’attestation.

Téléchargez sur Word.

Un Franc-Comtois crée un aérateur révolutionnaire pour rendre le masque plus confortable…!

Exit la buée sur les lunettes et l’air saturé en dioxyde de carbone. Matthias Vanoni, Seloncourtois d’origine, et Raymond Morel viennent d’inventer un aérateur (qui a fait l’objet d’un dépôt de brevet mondial) dont la finalité est de rendre le port du masque autrement plus confortable.

Un Franc-Comtois crée un aérateur révolutionnaire pour rendre le masque plus confortable

Tout est parti d’une expérience désagréable. En août dernier, Raymond Morel, ingénieur et docteur en mathématiques prend l’avion, masqué. Il mesure alors combien le port prolongé de cette protection peut se révéler inconfortable.

« On a réfléchi et bricolé »

De son côté, Matthias Vanoni, ingénieur de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr et doctorant de la célèbre EPFL l’École polytechnique fédérale de Lausanne, part en vacances à Saint-Tropez. Ses vieux réflexes d’ancien fin limier de la gendarmerie (N.D.L.R. : l’un de ses nombreux emplois) se mettent en alerte. Il observe les serveurs avec leurs visières et comprend qu’il y a là un véritable problème.

« On s’est retrouvé avec Raymond. On a commencé à réfléchir et à bricoler », raconte le Franc-Comtois originaire de Seloncourt.

De leurs cogitations conjuguées va rapidement jaillir un ustensile.

Éviter les migraines

« L’idée était de mieux gérer le flux d’air sous le masque », décode cet impénitent inventeur. Le fait de respirer son propre dioxyde de carbone, prisonnier du masque, peut s’avérer dangereux et génère des migraines chez ceux qui le portent en permanence.

 “On a trouvé un fabricant en Chine, ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé en France ou en Suisse. En France, la réponse tardait et c’était cinq fois plus cher. En Suisse, c’était encore plus compliqué”

Matthias Vanoni

D’où cet aérateur en plastique qui permet de créer une poche d’air ventilée par plusieurs canaux. « Ce qui permet de mieux évacuer l’air et de renouveler celui inspiré à chaque respiration sans toutefois compromettre les qualités protectrices du masque », détaille le duo. Génial, forcément génial.

« L’heureuse conséquence »

Et ce d’autant plus qu’à l’expérience, un autre phénomène est apparu. « C’est l’heureuse conséquence. La cerise sur le gâteau », plaisante Matthias Vanoni. L’aérateur Airplusplus (qui porte ainsi parfaitement son nom) évite la constitution de buée sur les lunettes. De quoi soulager des millions d’utilisateurs.

10 € l’aérateur

Après une courte période de développement, il a fallu trouver un fabricant capable de le produire. Sans grand mystère, la solution est venue de Chine. « Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé en France ou en Suisse. En France, la réponse tardait et c’était cinq fois plus cher. En Suisse, c’était encore plus compliqué. »

Les précommandes ont débuté sur le site (http://www.airplusplus.com) et les premières livraisons sont prévues pour la mi-novembre. À 10 €, l’aérateur, réutilisable à l’infini ou presque, devrait se vendre comme des petits pains.

Serrure connectée

Un succès qui pourrait permettre à ce Géo Trouvetou des temps modernes de concrétiser d’autres de ses concepts comme celui de cette Bio Watch, une montre équipée d’un capteur à reconnaissance veineuse (donc infalsifiable) aux applications multiples ou encore cet autre projet sur lequel il planche actuellement, une serrure connectée.

Voilà bien un inventeur qui, comme ses inventions, ne manque pas d’air ni d’idées de génie.

Source EST REPUBLICAIN.

Vendée : ” Impossible de gérer l’angoisse de vivre confiné” – Proche malade, les aidants ont encore besoin de soutien… Vidéo.

En France, huit millions d’aidants accompagnent un proche malade ou en situation de handicap.

Face à la difficulté du quotidien, des associations leur viennent en aide.

Avec le confinement, elles se sont révélées essentielles.

L'association Bulle d'Air en Vendée, propose des relayeurs pour soulager les aidants

Entre Noëlle et Jean Bourbé, la communication n’est plus aussi claire qu’avant. Ils se parlent avec les yeux et quelques gestes discrets. Après deux AVC, Jean a perdu à 90 ans, l’usage de la parole. Il se déplace aussi avec beaucoup de difficultés. Son épouse veille alors sur lui au quotidien dans leur appartement de La Roche-sur-Yon en Vendée. Elle est ce qu’on appelle une aidante.

Ils seraient 8 à 11 millions en France, principalement des femmes, à aider un proche au quotidien.

L’épreuve du confinement

Après des mois de confinement et l’hospitalisation de son mari en juin dernier, Noëlle prend pourtant conscience de sa propre fragilité et de la nécessité de se faire accompagner. “Son docteur m’avait dit de faire attention, car je risquais de glisser avec lui.”
Sans l’aide médicale habituelle, le confinement s’est révélé être une épreuve supplémentaire pour les aidants. Dans une enquête réalisée auprès de 789 personnes par le collectif Je t’Aide, 21% estiment n’avoir aucune solution pour aider l’aidant en l’absence de professionnel. Et dans 42% des cas, devaient se résoudre à réaliser eux-mêmes les actes pratiqués par les soignants, sans y être formés.

“Impossibilité de gérer l’angoisse de vivre confiné”

C’est notamment la charge de l’aide ressentie maximale qui a triplé pendant le confinement. Les problèmes communs à 63 millions de Français pendant ces quelques semaines – manque d’activités sportives et culturelles, sorties limitées, angoisse, etc – se sont transformées en véritables handicaps pour les aidés et leur aidants.

Les crises de colère avec coups se sont intensifiées et multipliées. Il demande de la nourriture, c’est incessant. Il a des obsessions mentales qui ont augmenté, le sommeil s’est dégradé (réveil toutes les heures). Impossibilité de gérer l’angoisse de vivre confiné : il voudrait sortir en permanence, donc il s’échappe de l’appartement régulièrement si on oublie de fermer la porte

peut-on ainsi lire parmi les témoignages.

Les associations à la rescousse

Depuis quelques mois, Noëlle et Jean peuvent bénéficier d’une relayeuse de l’association Bulle d’air. Deux fois par semaine, Céline Vicomte vient s’occuper de Jean. Elle lui fait faire des activités adaptées et lui fait la conversation.

Grâce à la présence de Céline, Noëlle renoue avec sa vie sociale. “C’est un vrai bonheur de pouvoir effectivement respirer. Partir de chez soi”. Elle se soulève du poids de la culpabilité car elle perçoit aussi les bienfaits pour son mari. “C’est bien qu’il soit avec quelqu’un d’autre parce qu’il est complètement différent, avec Céline”.

En Vendée, l’association Bulle d’air emploie actuellement 11 relayeurs et relayeuses, principalement des gens issus du monde médical nécessitant un complément d’emploi.

Trois mois de congés

Depuis le 1er octobre 2020, les aidants peuvent bénéficier d’un congé de 3 mois, rémunéré entre 43 et 52 euros par jour. Une “belle avancée” pour Patricia Le Rose, Présidente de France Alzheimer en Loire-Atlantique, mais encore trop insuffisant.

Elle-même a été aidante pour ses parents atteints de la maladie d’Alzheimer :

Heureusement, j’ai pu m’appuyer sur une équipe et sur ma famille qui m’ont beaucoup aidé

Actuellement, il existe une formation gratuite pour les aidants. Pour elle, cette formation est “essentielle”, ne serait-ce que pour l’échange avec les autres. “En arrivant, ils sont fatigués, stressés. En ressortant, ils ont déjà le sourire parce qu’ils ont pu échanger avec des gens qui ont les mêmes soucis qu’eux.” Elle ajoute, “on voit qu’au fil de la formation, il se crée des amitiés”.

Source FR3.