Ehpad: les règles des visites assouplies à partir de ce vendredi…

L’objectif de cet assouplissement est avant tout de permettre aux personnes âgées d’être entourées de leurs proches à l’occasion des fêtes des mères.

Certaines activités collectives vont également pouvoir reprendre dans les maisons de retraite, en petits groupes.

Les personnes âgées hébergées dans des Ehpad vont pouvoir plus facilement recevoir la visite de leurs proches. À partir de ce vendredi, quand «la situation sanitaire le permet», ils auront notamment la possibilité de faire venir des mineurs, a annoncé lundi le ministère de la Santé. Lorsque la rencontre a lieu à l’extérieur, les personnes âgées pourront désormais recevoir «plus de deux personnes à la fois». Les visites se feront sous la surveillance d’un membre du personnel de l’établissement, «le lavage des mains, la distanciation physique et le port du masque chirurgical restent obligatoires pour tous les visiteurs», a insisté le ministère.

«La reprise de davantage de visites médicales et paramédicales et des activités collectives en tout petits groupes peut être décidée, ainsi que l’intervention de bénévoles formés et encadrés», selon le ministère. De même pour les activités extérieures, lorsque l’établissement d’hébergement pour personnes âgées et dépendantes (Ehpad) est doté d’un jardin ou d’une cour.

Ce sont les responsables d’établissements qui décident « des mesures applicables localement, après concertation collégiale avec l’équipe soignante et en particulier les médecins coordonnateurs», alors que, selon le ministère, «près de 45% des Ehpad déclarent encore au moins un cas de Covid-19».

L’objectif de cet assouplissement est avant tout de permettre aux personnes âgées d’être entourées de leurs proches à l’occasion des fêtes des mères, dimanche prochain, puis des pères, le 21 juin. «S‘il est essentiel d’assurer la santé physique des personnes âgées vulnérables, il est tout aussi indispensable de préserver leur santé psychique» avait souligné, avant ces annonces, l’AD-PA, association de directeurs d’Ehpad.

Source LE FIGARO.

Coronavirus : l’épidémie est “contrôlée” en France, indique le président du Conseil scientifique…

L’épidémie de coronavirus est “contrôlée” en France, assure Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique qui conseille les autorités sur l’évolution de l’épidémie.

Sur France Inter ce vendredi matin, il a indiqué que le virus continuait à circuler, mais à petit vitesse.

Coronavirus : l'épidémie est "contrôlée" en France, indique le président du Conseil scientifique . Place des Vosges, à Paris, le 30 mai.

Même si le virus est toujours là, l’épidémie de Covid-198 est “contrôlée” en France, a assuré le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, sur France Inter ce vendredi matin.

Le virus continue à circuler, “mais à une petite vitesse”

“Le virus continue à circuler, en particulier dans certaines régions, mais il circule à une petite vitesse. Là où on avait à peu près plusieurs dizaines de milliers de cas, autour de 80.000 nouveaux cas par jour début mars avant le confinement, on estime qu’on est maintenant autour de 1.000 cas à peu près”, a-t-il expliqué.

“Ça montre bien qu’il y a une réduction importante. Et puis surtout, on a tous les outils pour dépister ces nouveaux cas. On a les tests, on a tout un système ensuite d’isolement et de contact des contacts, qui permet d’éviter évidemment l’extension”, a ajouté le Professeur  Delfraissy, spécialiste d’immunologie.

Le scénario favorable d’une épidémie sous contrôle privilégié pour les mois à venir

Le conseil scientifique, chargé de guider les pouvoirs publics dans la gestion de la crise, a publié jeudi un nouvel avis recommandant de se préparer à “quatre scénarios probables” pour les mois à venir, allant d’une “épidémie sous contrôle” à une “dégradation critique”. Le premier scénario, “le plus favorable”, est celui d’une “épidémie sous contrôle” avec seulement quelques foyers “localisés pouvant être maîtrisés”.

Le président du Conseil scientifique demande à tout le monde de “conserver un certain nombre de mesures”

“Nous pensons que c’est le scénario numéro un, c’est-à-dire un contrôle de l’épidémie, qui est le plus probable. C’est lié à la fois aux conséquences du confinement, c’est lié au fait que ce virus est peut-être sensible à une certaine forme de température”, a indiqué Jean-François Delfraissy sur France Inter. “Le premier point, c’est de demander à tout le monde et à tous nos concitoyens, dans ce scénario optimiste où l’épidémie est contrôlée, de conserver quand même un certain nombre de mesures”, a-t-il poursuivi.

Source FRANCE INTER.

France Inter

@franceinter

Pr. Jean-François Delfraissy : “La majorité des décès et des formes graves est survenue en région parisienne. Il y a une série de mesures un peu strictes qui, en phase intermédiaire, pourraient être prises particulièrement en région parisienne.”

France Inter

@franceinter

Pr. Jean-François Delfraissy : “Ce que j’avais dit, c’est que les personnes âgées étaient plus à risques, et qu’après la fin du confinement elles restaient à risques. Mais c’est à ces personnes de juger dans une forme de responsabilité individuelle.”

Une étude souligne le douloureux isolement de certains seniors pendant le confinement…

4% des plus de 60 ans, soit 720.000 seniors, «n’ont eu aucun contact avec leur famille durant le confinement», selon un sondage révélé par l’association Les Petits frères des pauvres.

Près de 600.000 personnes vivent aujourd'hui en France dans l'un des 7200 Ehpad du territoire.

La plupart des personnes âgées ont eu davantage de contacts avec leurs familles pendant le confinement, mais une minorité, déjà très isolée habituellement, l’a été encore plus pendant la crise épidémique, révèle une étude publiée jeudi 4 juin par l’association Les Petits frères des pauvres.

«En dépit d’un bel élan de solidarité familiale et citoyenne, de nombreuses personnes âgées (…) ont encore davantage souffert de solitude et d’isolement», relève l’association, qui se consacre justement à rompre l’isolement des seniors. Une étude CSA, réalisée pour l’association auprès de 1503 personnes de plus de 60 ans, met certes en évidence un «renforcement des contacts familiaux» pendant le confinement: 43% des sondés disent avoir eu pendant cette période un contact tous les jours ou presque avec leur famille, contre 33% auparavant.

Mais à l’inverse, 4% des plus de 60 ans, soit 720.000 seniors, «n’ont eu aucun contact avec leur famille durant le confinement», alors que 1% seulement faisaient état d’une telle situation avant l’épidémie, selon le rapport. Ces personnes les plus isolées, qui «vivent une sorte de confinement permanent», ont pu se sentir «complètement abandonnées» pendant la crise sanitaire.

Les «invisibles»

Ce sont ces «invisibles» qui «ont le plus souffert», selon la déléguée générale des «Petits frères», Armelle de Guibert. Pour beaucoup d’aînés, le numérique a certes permis de rétablir des contacts: 59% des seniors disposant d’un accès à internet ont passé des appels en «visio» avec leurs proches (et même 43% des plus de 85 ans). Pour autant, soulignent les «Petits frères», «4,1 millions de Français de 60 ans et plus n’utilisent jamais internet, surtout les plus âgés et les plus modestes». Pour Mme de Guibert, l’enjeu va être de «faire perdurer la dynamique de solidarité» qui s’est manifestée pendant le confinement, «pour qu’on aille vers ceux qui sont passés à travers les mailles du filet».

Pour l’association, il importe de «prévenir» l’isolement des plus âgés. Pour ceux qui résident encore chez eux, cela doit passer par exemple par une amélioration de l’aménagement urbain, pour favoriser les déplacements, mais aussi par le maintien des services et commerces de proximité.

Et pour ceux qui vivent en maison de retraite, il faut «systématiser les lignes téléphoniques dans les chambres», ou encore «faciliter l’intervention de bénévoles d’accompagnement».

Source LE FIGARO.

Chronique détox – Immunité et coronavirus : ce que l’on sait et ce que l’on ignore encore…

Immunité. Ce nom féminin de huit lettres désigne « l’ensemble des mécanismes de défense d’un organisme contre les éléments étrangers, en particulier les agents infectieux (virus, bactéries ou parasites) ».

Comment fonctionne l'immunité et quel enjeu en période de pandémie de covid-19 ?

Voilà pour la définition simple du petit Larousse. D’ailleurs, pour la plupart d’entre nous, ce mot évoquait, tout au plus, le lointain souvenir d’un cours de sciences naturelles au collège ou au lycée. Mais, c’était avant l’arrivée tonitruante du Covid-19 dans notre quotidien ! Depuis 4 mois, l’immunité et l’immunologie, la discipline en charge de son étude, s’invitent dans toutes les discussions. Et il faut bien l’avouer, ce n’est pas toujours très simple de s’y retrouver.

Petite mise au point d’actualité sur 4 questions centrales : Les personnes infectées par le Sars-Cov2 développent-elles une immunité contre lui ?

Sur ce point les toutes dernières données sont rassurantes. Plusieurs études récentes montrent en effet que les personnes touchées par la maladie développent une « immunité acquise » avec l’apparition dans leur organisme d’anticorps dirigés spécifiquement contre le virus Sars-CoV-2. L’une de ces études a été réalisée à partir d’échantillon sanguin prélevés sur le personnel du CHU de Strasbourg, établissement touché par des cas de contaminations dès la première semaine de mars. Les chercheurs de l’Institut Pasteur ont suivi le rythme d’apparition des anticorps chez 160 patients ayant souffert d’une forme très bénigne de la maladie, sans avoir nécessité d’hospitalisation et n’ayant entrainé que des symptômes classiques (fièvre, perte de l’odorat…).  Premier enseignement : trois à quatre semaine après l’apparition de la maladie, la totalité des participants à l’étude, sauf un, avaient produit des anticorps contre le Sars-CoV-2 . Deuxième enseignement : ce sont bien des anticorps « neutralisants », dont la fonction est de bloquer efficacement certains récepteurs du virus pour l’empêcher d’infecter les cellules. C’est un point essentiel, car il faut en effet savoir que tous les anticorps ne se valent pas. Certains, par exemple, ont un pouvoir neutralisant très mineur car ils ne se fixent pas sur des sites essentiels du virus.

Cette immunité acquise contre le virus protège-t-elle d’une nouvelle infection ?

C’est la question centrale pour tous ceux qui ont eu le Covid-19. Et là encore, les nouvelles sont plutôt rassurantes. Des études in vitro mais aussi sur les singes ont mis en évidence qu’après une première infection suivie d’une guérison, les primates ne retombaient pas malade lorsqu’on leur administrait de nouveau le Sars-CoV-2. De plus, les suspicions de réinfection chez des patients guéris, signalés notamment en Corée du Sud, se sont avérées être des fausses alertes.

L’infection par d’autres coronavirus communs renforce-t-elle l’immunité contre le Sars-Cov2 ?

Ce n’est encore qu’une hypothèse basée sur des expériences de laboratoire. Ces dernières expériences suggèrent l’existence d’une « immunité croisée » entre le Sars-Cov2 et des coronavirus hivernaux, ceux qui circulent à bas bruit depuis des décennies  dans la population en provoquant de simples rhumes. Autrement dit, il est possible que les anticorps fabriqués à l’occasion d’une infection par ces coronavirus communs aident à combattre le coronavirus pandémique. Une étude publiée dans la revue Cell montre ainsi que 40 à 60% des prélèvements sanguins datant d’avant la pandémie présentaient déjà des anticorps capables de reconnaître le Sars-CoV-2. Deux équipes suisses et chinoises ont, elles, montré que des anticorps bloquants l’action du Sars-CoV-2 étaient également capables de neutraliser les deux coronavirus responsables des pandémies de Sras et de Mers. Toutes ces observations ne permettent pas de savoir si « l’immunité croisée » permet de protéger totalement ou même partiellement les personnes infectées, mais elles constituent une piste pour expliquer les disparités entre les formes bénignes ou sévères. A noter, qu’un scénario inverse, plus sombre, est également envisageable. Celui d’une action « facilitante » de ces anticorps lors d’une infection par le Sars-CoV-2. Ils se fixeraient sur le nouveau coronavirus, provoqueraient des transformations dans sa structure externe et pourraient, ainsi, lui permettre de pénétrer plus facilement dans les cellules. Le rôle néfaste des « anticorps facilitantes » est déjà bien connu dans le cas de la dengue, maladie virale provoquée par les piqûres de moustiques.

Combien de temps pourra durer la protection ?

Le manque de recul sur la maladie est évidemment la grande limite pour répondre à cette dernière question. Cependant, on sait par expérience que la présence d’anticorps contre le virus du Sars, celui qui a provoqué une pandémie en 2003, est détectable jusqu’à trois ans après l’infection. Pour le Mers, ce serait plutôt deux ans. Dans les modèles animaux, les anticorps tendent également à disparaitre assez rapidement. Seul le temps permettra de savoir si le répit est plus long ou plus court pour le Sars-Cov2. En attendant, ces indices qui pointent vers une immunité provisoire rendent encore plus essentielle la mise au point d’un vaccin contre le Covid-19.

Source FRANCE INTER.

Covid-19 : une étude affirme que les enfants sont moins contagieux que les adultes…

D’après le professeur Robert Cohen, qui dévoile ce jeudi les résultats de son étude menée auprès de 605 enfants en Île-de-France, ces derniers sont beaucoup moins contagieux que les adultes.

Il prône une accélération du retour en classe.

Un élève dans une salle de classe du collège de Jastres à Aubenas en Ardèche. Reprise de l'école. 25 mai 2020.

Les enfants sont “de tout petits contaminateurs” d’après le professeur Robert Cohen, vice-président de la Société française de pédiatrie. Il a mené, avec 26 autres pédiatres,  une étude sur 605 enfants en Île-de-France. Il a dévoilé son étude ce jeudi matin dans Le Parisien.

Les petits, jusqu’à l’âge de 15 ans seraient moins contagieux. En Île-de-France, la région la plus touchée par le coronavirus, à peine 0,6% des enfants contaminés étaient contagieux. Dans neuf cas sur dix, ce sont les adultes qui ont contaminé les petits et pas l’inverse.

Des enfants plus protégés que les adultes

D’après le médecin, les jeunes sont plus protégés parce qu’ils attrapent d’autres coronavirus (immunité croisée) et possèdent moins de récepteurs du virus sur la muqueuse nasale. Comme ils sont petits, les gouttelettes qu’ils projettent n’atteignent pas les adultes. Ils se défendraient aussi mieux contre les infections car ils ont le nez qui coule plus souvent. Selon Robert Cohen, les grands-parents courent donc moins de risque avec leurs petits-enfants qu’avec leurs enfants adultes.

Pour le pédiatre, il faut accélérer le retour en classe, même s’il ne reste qu’un mois de cours, car il craint les effets de l’isolement des enfants hyperactifs, et la surexposition aux écrans : “Ce n’est pas un hasard si on voit arriver dans nos cabinets un nombre considérable d’enfants tellement anxieux qu’ils développent des maux de ventre ou de tête.”

Source FRANCE BLEU.

L’OMS émet un doute sur l’étude sur l’hydroxychloroquine,”le château de cartes s’effondre” réagit le Pr Raoult…

L’Organisation mondiale de la santé va reprendre ses essais cliniques sur l’hydroxycloroquine.

Des essais suspendus après une étude parue dans la revue “The Lancet” mettant en cause l’efficacité de la molécule défendue par le Professeur Didier Raoult, qui n’a pas tardé à réagir.

Le Professeur Didier Raoult a t-il raison sur l'hydroxychloroquine ?

Il avait qualifié de “foireuse” l’étude de la revue médicale The Lancet qui remettait en cause l’hydroxychloroquine pour soigner le Covid-19. Le Professeur Didier Raoult avait-il raison ? L’étude se trompe-t-elle lorsqu’elle juge la molécule inefficace voire dangereuse ? En tout cas l’OMS qui avait décidé après la lecture de cette étude de suspendre les essais cliniques (conclusion qui avait poussé le gouvernement à interdire la prescription de l’hydroxychloroquine à l’hôpital) revient en arrière et annonce une reprise des essais cliniques sur l’hydroxychloroquine pour soigner le Covid-19.

“Le château de cartes s’effondre.”

L’étude qui indiquait une mortalité en hausse chez les patients traités avec l’hydroxychloroquine ne serait en fait pas assez solide. Un revirement de situation qui a fait réagir Didier Raoult qui, depuis le début de la crise, défend la prise d’hydroxychloroquine pour les patients positifs au Covid-19.

L’Agence française du médicament pourrait emboîter le pas à l’OMS mais elle se donne encore un peu de temps avant de reprendre aussi les essais. Par ailleurs le Professeur Didier Raoult est accusé par un médecin, d’après Le Canard Enchaîné, d’avoir prescrit à des patients l’hydroxychloroquine sans leur consentement.

Source FRANCE BLEU.

Déconfinement. Loire-Atlantique : la détresse des parents d’enfants handicapés…

La fermeture des structures d’accueil a été une épreuve pour les parents d’enfants handicapés.

Et le déconfinement n’a rien résolu.

Aujourd’hui, la maman de Gabin, Rezéen de 11 ans, tire la sonnette d’alarme.

Astrid Willemet et son fils Gabin, atteint d’un trouble de la sphère autistique.

Il y a cinq ans, le cri de cette mère rezéenne retentissait sur les réseaux, partagé plus de 134 000 fois. Un appel à l’aide pour Gabin et tous les autres . Astrid Willemet y racontait l’histoire de son fils, 6 ans, né avec un petit côté autrement. Pas de diagnostic précis mais un retard global de développement avec des troubles de la sphère autistique. Le petit garçon, scolarisé à mi-temps en maternelle, était devenu trop autonome pour bénéficier d’heures de garde à domicile par des éducateurs d’Handisup et pas assez pour intégrer une Classe pour l’inclusion scolaire (Clis). Elle y partageait le désarroi des parents sans solution et la longue attente pour obtenir une place en Institut médico-éducatif (IME).

« Il est devenu très triste, s’est mis à faire des mouvements répétitifs »

Cinq ans plus tard, le petit Rezéen est scolarisé à temps plein dans un IME. Il ne parle toujours pas, mais c’est un garçon très doux et dans la relation à l’autre. Il a besoin d’énormément de stimulation, mais il était jusqu’alors à 90 % du temps hors de sa bulle. Pour lui comme pour tous les enfants atteints d’un handicap, le confinement a été un séisme. Brusquement, il s’est retrouvé dans 40 m2, enfermé sans jardin. Tout s’est arrêté. Ces enfants-là ont besoin de structures, de choses cadrées.

Malgré les sollicitations de ses parents, le garçon s’est renfermé dans sa bulle. Il est devenu très triste, s’est mis à faire des mouvements répétitifs, on a vu des signes d’automutilation. Ça n’était jamais arrivé avant.

Astrid et son ex-conjoint ont dû trouver des solutions pour télétravailler. La télé était le seul répit, regrette-t-elle. Pudiquement, elle avoue les idées noires, les familles, déjà oubliées d’habitude, qui explosent. La maman de 38 ans n’a pas baissé les bras, dénonçant dans les médias l’incohérence des limites de sorties pour ce public. Le cabinet de la secrétaire d’État au handicap Sophie Cluzel m’a contactée. Et le 3 avril, les restrictions étaient enfin levées. Une plateforme s’est créée pour aider les familles, « Tous mobilisés », mise en place à l’initiative de la Fédération nationale grandir ensemble, a pu récolter près de 90 000 €, à l’occasion d’une émission dans laquelle Astrid Willemet était invitée.

« Ne devrait-on pas assouplir les protocoles d’accueil pour ces enfants ? »

Le déconfinement n’a qu’à moitié soulagé les familles. Gabin est accueilli deux jours par semaine à l’IME. Les prises en charge en libéral, comme l’orthophoniste, ne reprennent pas. La Rezéenne, qui vit seule avec son fils, s’interroge : Ces enfants mettent beaucoup de temps à progresser et régressent très vite s’ils ne sont plus accompagnés. Se pose alors la question du bénéfice-risque pour eux : Ne devrait-on pas assouplir les protocoles d’accueil pour ces enfants ? Tout ne peut pas reposer sur les familles qui sont déjà épuisées et doivent garder leur travail. C’est une question de santé publique. Et pour ces aidants, il y a urgence.

Source OUEST FRANCE.

Poitiers : des salariés d’une association protestent contre les masques périmés…

Une cinquantaine de salariés de l’Association pour la Promotion des Personnes Sourdes Aveugles et Sourdaveugles (APSA) a manifesté à Poitiers devant le siège de la structure pour dénoncer la mise à disposition de masques périmés.

Poitiers : des salariés d’une association protestent contre les masques périmés. © Romain Burot - France Télévisions

Ils sont une cinquantaine à avoir répondu au préavis de grève déposé par le syndicat SUD devant le siège de l’APSA 86 (l’Association pour la Promotion des Personnes Sourdes Aveugles et Sourdaveugles) à Poitiers. Ces salariés de cette structure qui emploie 450 personnes au sein de 13 établissements pour enfants et adultes fustigent la gestion de la crise sanitaire par leur direction.

Le 25 mai dernier, les employés reçoivent des masques après la détection d’une personne suspectée d’avoir contracté le Covid-19. Parmi les masques, des modèles chirurgicaux périmés depuis janvier 2019 et des masques FFP2 périmés depuis… 2007.

“Ce qui nous mobilise en tant que travailleurs sociaux, c’est la mise à disposition très tardive de masques pour pouvoir faire notre travail d’accompagnement avec les personnes en situation de handicap sensoriel. Nous avons attendu longtemps pour en avoir. Maintenant que nous en possédons, nous nous rendons compte qu’ils sont périmés. Avec un masque FFP2, une employée a même ressenti une gêne et a eu de la toux. La barre de mousse était totalement détériorée” déplore Isabelle Blanchet, déléguée SUD APSA 86.

De son côté, la direction de l’APSA 86 rejette la faute sur l’ARS (Agence Régionale de Santé) : “Nous avons toujours tout mis en œuvre pour assurer la sécurité de nos résidents et nos salariés durant la crise du Covid-19. Tous les masques chirurgicaux qui ont été distribués ont fait l’objet d’un contrôle de conformité en liaison avec l’ARS qui en a autorisé la distribution.”

Mais l’origine de la colère des manifestants ne vient pas que des masques. Le syndicat SUD dénonce aussi une politique managériale répressive ainsi qu’une répression syndicale. “Le directeur général de l’APSA a mis en procédure de licenciement la directrice du pôle adulte sans raison. Quant au dialogue avec les syndicats, il y a un manque de respect à notre égard, comme la mise à disposition de locaux vétustes” fustige la syndicaliste Isabelle Blanchet. Sur ces dernières accusations, la direction n’a pas souhaité réagir.

Cette manifestation masquée a porté ses fruits : le syndicat a obtenu une audience avec le directeur général et le président de l’association mercredi prochain.

Source FR3.

Coronavirus : L’anakinra, un médicament prometteur pour traiter les cas les plus graves de Covid-19…

Ce médicament permettrait d’éviter « l’orage cytokinique », un emballement du système immunitaire qui est observé dans les formes les plus graves de Covid-19.

Coronavirus : L’anakinra, un médicament prometteur pour traiter les cas les plus graves de Covid-19

  • L’anakinra, utilisé initialement en cas de polyarthrite rhumatoïde, a été testé sur des patients atteints de formes graves de Covid-19 au sein du Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph.
  • Ce traitement montre des résultats « encourageants ».
  • Une lueur d’espoir confirmée par une étude publiée dans la revue scientifique The Lancet Rheumatology.

Depuis le début de la pandémie de coronavirus, médecins et chercheurs du monde entier sont à pied d’œuvre pour trouver un traitement efficace contre le Covid-19. Après la polémique sans fin sur l’hydroxychloroquine, un médicament, l’anakinra, donne aujourd’hui des résultats « encourageants » dans la prise en charge des formes sévères de coronavirus, en réduisant le risque de décès et le besoin d’être mis sous respirateur en réanimation, selon une étude française menée au sein du Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph (GHPSJ).

« La réduction significative de la mortalité associée à l’utilisation de l’anakinra pour le Covid-19 dans cette étude est encourageante en ces temps difficiles », écrit dans un commentaire le rhumatologue Randy Cron, de l’Université d’Alabama (Birmingham, États-Unis) dans la revue spécialisée The Lancet Rheumatology, où paraît l’étude. Il souligne le « profil de sécurité favorable » de ce médicament.

Qu’est-ce que l’anakinra et dans quelles pathologies est-il initialement utilisé ?

Connu des rhumatologues, l’anakinra est un médicament immunomodulateur, c’est-à-dire qu’il a la capacité d’influer sur les réactions du système immunitaire. Il est initialement utilisé pour le traitement de maladies inflammatoires chroniques comme la polyarthrite rhumatoïde, « avec un excellent profil de tolérance, soulignent les chercheurs du GHPSJ. Le choix de l’anakinra s’est imposé au terme de réunions multidisciplinaires impliquant rhumatologues, pneumologues, pharmaciens et urgentistes ».

Quels résultats le traitement par anakinra pour les patients Covid a-t-il donné ?

Dans le cadre de cet essai incluant un groupe sous anakinra et un groupe de référence, l’équipe médicale du GHPSJ a administré pendant dix jours, par injection sous-cutanée, de l’anakinra (commercialisé sous le nom « Kineret ») à 52 patients atteints d’une forme grave de Covid-19. Une approche thérapeutique qui a permis une « réduction statistiquement significative du risque de décès et de passage en réanimation pour assistance respiratoire par ventilation mécanique ».

Ainsi, un quart des patients traités avec l’anakinra ont été transférés en réanimation ou sont décédés. Dans le groupe contrôle n’ayant pas reçu cette biothérapie, ce sont près de 73 % des patients qui ont connu une telle issue. Ce groupe de comparaison était formé de 44 patients qui avaient également été pris en charge par le GHPSJ. Dans le groupe sous anakinra, une diminution rapide des besoins en oxygène a été également observée au bout de sept jours de traitement. « En l’absence d’accès à des essais thérapeutiques incluant des médicaments immunomodulateurs pour nos patients, la décision prise de proposer l’anakinra, selon des critères de gravité décidés de manière consensuelle et a priori, a rapidement changé le visage de la maladie en salle », explique le Pr Jean-Jacques Mourad, cosignataire de l’étude, pour qui « le bénéfice était “palpable” au quotidien ».

Par quel mécanisme ce traitement agit-il sur les patients Covid les plus graves ?

L’anakinra a vocation à contrer « l’orage cytokinique », une réaction inflammatoire incontrôlée mise en cause dans les formes graves de Covid-19, et qui entraîne un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA). Dès lors, les poumons ne fournissent pas assez d’oxygène aux organes vitaux. Il faut placer le patient sous respiration artificielle.

En pratique, l’anakinra cible et bloque l’une des cytokines impliquées dans cette « tempête inflammatoire » : l’interleukine-1 (IL-1). Les chercheurs se sont donc intéressés à cette molécule pour « son mécanisme d’action qui semblait répondre à la physiopathologie de l’orage cytokinique », mais aussi « en raison de sa cinétique d’action rapide, adaptée à ces formes cliniques d’évolution ultrarapide ».

« Les résultats de notre étude suggèrent que l’anakinra est un traitement efficace dans la phase hyper-inflammatoire du Covid-19, situation qui comporte un risque élevé de transfert en milieu de soins intensifs », commente le Dr Gilles Hayem, chef du service de rhumatologie à l’hôpital Saint-Joseph.

Où en est la recherche scientifique sur l’utilisation de ce médicament dans le traitement des formes graves de Covid-19 ?

« Il existe actuellement une douzaine d’essais cliniques explorant le blocage de la cytokine IL-1 associée au syndrome de tempête inflammatoire de la Covid-19 », écrit le Dr Randy Cron dans The Lancet Rheumatology, pour qui « cette étude apporte la preuve la plus probante, à ce jour, que l’anakinra peut bénéficier aux patients souffrant du syndrome de tempête de cytokine associé au Covid-19. Dans l’attente de résultats d’essais contrôlés, l’anakinra donne de l’espoir pour ceux qui sont gravement touchés par le Covid-19 », estime-t-il. « A ce stade, nous sommes convaincus que ce traitement doit être testé sur un plus grand nombre de patients hospitalisés en phase sévère du Covid-19 », indique pour sa part le Dr Gilles Hayem.

De son côté, l’AP-HP a lancé dès le mois de mars CORIMUNO-19, une étude de grande envergure permettant la réalisation rapide et simultanée d’essais contrôlés randomisés de médicaments, notamment des médicaments immuno-modulateurs, chez des patients hospitalisés pour une infection au Covid-19. L’objectif est notamment de déterminer si certaines de ces molécules permettent d’éviter aux malades ayant une atteinte modérée ou sévère de nécessiter une réanimation et, chez des malades en réanimation, d’accélérer leur sortie de réanimation. Dans ce cadre, quelques patients ont reçu de l’anakinra, dont un au Groupe Hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon, à Paris.

Et ce n’est pas le seul médicament utilisé dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde qui intéresse les médecins. Des études menées par l’AP-HP sur le tocilizumab, également prescrit contre la polyarthrite rhumatoïde, ont également montré des résultats encourageants.

Source 20 MINUTES.

Le Covid-19 est-il en train de disparaître en France ?…

Dans plusieurs départements, il n’y a pas eu un seul cas positif de Covid-19.

Le Covid-19 circule toujours dans le pays, mais dans certaines régions, il semble disparaître peu à peu.

C’est même le cas dans des départements qui ont été durement touchés par l’épidémie.

En France, plusieurs indicateurs, comme les hospitalisations ou les admissions en réanimation, laissent penser que l'épidémie est en train de disparaître

Trois semaines après le début du déconfinement, où en est l’épidémie en France ? Certains indicateurs comme les hospitalisations ou les admissions en réanimation sont en chute libre. Dans un grand nombre de départements, il n’y a presque plus de nouveaux cas positifs. Le Covid-19 circule toujours dans le pays, mais dans plusieurs départements il semble disparaître peu à peu. C’est le cas même dans des départements où le virus a été très virulent.

Néanmoins, tant qu’il y a encore des cas, l’épidémie peut “reprendre”, et en l’état, “personne ne peut dire que l’épidémie est terminée“, prévient le docteur Sophie Marc qui travaille à l’hôpital de Corbeil-Essonnes (Essone).

Le nombre des nouveaux cas reste très bas en France

En France, depuis plusieurs semaines, on assiste à une forte montée en puissance du nombre de tests réalisés. Pour autant, le nombre de nouveaux cas de Covid-19 dépistés reste très bas. Il y a eu 338 nouveaux cas lundi. 257 nouveaux cas dimanche et moins de 200 mardi dernier. Souvenons nous qu’il y a encore quelques semaines, on comptabilisait plusieurs milliers de nouveaux cas chaque jour. (Attention aux indicateurs de la semaine dernière: il y a eu des corrections statistiques des autorités sanitaires mais ces dernières ne témoignent pas d’une reprise de l’épidémie.)

Certaines données mises en ligne par les autorités sanitaires montrent un effritement évident de l’épidémie en France. Les tests PCR réalisés en laboratoire de ville, par exemple. Les dernières données disponibles remontent au 26 mai : ce jour-là, 7433 tests ont été réalisés dans toute la France… pour seulement 43 résultats positifs. Infinitésimal.

Dans plusieurs départements français, il n’y a plus aucun cas

Pour la journée du 29 mai on a comptabilisé zéro nouveau cas dans le Jura, l’Yonne ou la Nièvre. Dans le Doubs, la Haute-Saône, la Saône-et-Loire, on en comptabilisait un. Dans certains départements, comme la Haute-Saône, cela fait plusieurs fois en une semaine qu’il y a zéro nouveau cas sur une journée.

En région PACA, où près de 17 000 personnes ont été été testées positives au Covid-19 depuis le début de la crise, il n’y a eu que 24 cas positifs samedi. À rapporter à ses 5 millions d’habitants…

Même dans certaines régions où le virus a fortement circulé, l’épidémie est en train de disparaître, comme en Corse. Dans les deux départements de l’Île de beauté, les dernières données remontées (le 27 mai) font état de zéro nouveau cas en 24 heures :

Données issues des laboratoires à l’hôpital et en ville (données consolidée du 27 et en attente de consolidation du 28 mai)

Données issues des laboratoires à l’hôpital et en ville (données consolidée du 27 et en attente de consolidation du 28 mai)

Dans la Somme, un département durement touché par l’épidémie (217 décès à l’hôpital depuis le début de la crise), le centre Covid-19 d’Abbeville va fermer ses portes: plus personne ne vient se faire tester, relate le Courrier Picard. Même dans le département voisin de l’Oise où l’épidémie a été très virulente, on n’a enregistré que trois nouvelles admissions dans les hôpitaux pour des Covid-19 les 27 et 28 mai.

“Des équipes mobiles qui cherchent les endroits où il pourrait y avoir des cas positifs –dans des quartiers défavorisés, dans les foyers– reviennent bredouilles “

Des patients positifs, le docteur Philippe Houdart, médecin généraliste dans un quartier populaire du 18e arrondissement de Paris où le virus a été virulent, n’en voit plus.

« Depuis une quinzaine de jours tous les patients qu’on fait tester, et on en a fait tester une dizaine, sont négatifs. Des équipes mobiles avec qui on travaille, qui cherchent les endroits où il pourrait y en avoir : dans des quartiers défavorisés, dans les foyers, reviennent bredouilles aussi”. 

Même son de cloche dans un laboratoire d’analyse de l’est de la capitale: “il y a trois semaines on avait plein de tests positifs, maintenant on n’en a plus aucun”, affirme un laborantin qui en pratique à la chaîne, plusieurs dizaines par jour. Mais attention, prévient le docteur Philippe Houdart. “De là à dire que ça ne va pas repartir, il faut attendre la réouverture de terrasses et la reprise de la vie quotidienne à Paris, fin juin on pourra être rassuré si ça n’a pas repris. » 

Les hospitalisations au plus bas dans tout le pays

Depuis le pic de l’épidémie, les hospitalisations de patients pour Covid-19 sont en chute libre. On comptait plus de 4 000 hospitalisations en 24 heures le 1er avril, on n’en compte que 89 ce lundi et 72 ce dimanche. En moyenne lissée sur huit jours, on est passé sous les 230 hospitalisations quotidiennes en France. C’est un record à la baisse depuis le début de l’épidémie.

Dans toute la France, il y a plus de 14 000 personnes hospitalisées pour Covid-19. Si on en compte un peu plus de 900 à Paris ou en Seine-Saint-Denis, les départements les plus touchés, on en compte une ou deux en Lozère, en Ariège ou dans les Pyrénées-Orientales. Dans une dizaine de départements en France, il y a moins de dix personnes hospitalisées pour Covid-19.

En Auvergne il n’y a eu aucune nouvelle hospitalisation pour Covid-19 le 31 mai. Dans les Hauts-de-France, région très durement touchée depuis le début de l’épidémie, on a dénombré quatre nouvelles hospitalisations dimanche, contre 25 la veille. C’est très peu, quand on sait que dans cette région, 1 414 personnes sont hospitalisées.

Les admissions en réanimation sont devenues rares

Logiquement, les admissions en réa sont aussi au plus bas. En moyenne, depuis huit jours, une trentaine de patients sont admis en réa chaque jour. Il n’y a eu que neuf nouvelles admissions en réa lundi. Bien loin des 700 cas journaliers qu’on comptabilisait fin mars. Il y a encore beaucoup de patients traités en réa à travers le pays pour des cas de Covid-19 –plus de 1 300– mais il y en a très peu qui rentrent. À elles quatre, les régions Île-de-France, Grand-Est, Auvergne-Rhône-Alpes et Hauts-de-France regroupent 73% des patients hospitalisés en réanimation.

Mais en dehors de ces quatre régions, les chiffres sont très encourageants. Dans plus de 90% des départements français il n’y a eu aucune admission en réanimation pour Covid-19 dimanche. En Haute-Saône ou dans les Pyrénées-Orientales il n’y a aucun patient Covid-19 en réanimation depuis une semaine. Dans le Jura, cela fait dix jours qu’il n’y en a plus. En Dordogne, dans les Alpes-de-Hautes-Provence, dans l’Aveyron ou dans l’Allier, il n’y a plus aucun patient en réa.

Dans la Nièvre, il n’y a qu’un patient en réanimation. Pareil en Charente, en Charente-Maritime ou en Haute-Loire. Dans le Cantal il y a deux patients en réa. Dans les Ardennes, on en comptait trois, selon les dernières données.

Dans les cinq départements de la région normande, on comptait 20 personnes en réa pour Covid le 28 mai. Dans plusieurs dizaines de départements en France, on compte moins de cinq patients en réa par département.

À l’autre bout de l’échelle, à titre de comparaison, on dénombre 86 patients en réa en Seine-Saint-Denis, l’un des départements les plus touchés en France.

“Personne peut dire que l’épidémie est terminée”

Côté hôpital, à Corbeil-Essonnes (Essone), il n’y a plus d’entrées en réanimation de patients Covid depuis deux semaines, mais le docteur Sophie Marc reste réservée. On sait maintenant qu’il y avait déjà quelques cas en décembre et la vague avait alors mis plusieurs semaines avant de déferler, rappelle-t-elle.

« Il a fallu attendre plusieurs semaines pour que l’épidémie se développe vraiment. Donc, à partir de là, on peut se dire que si aujourd’hui, on part d’un état de fait où il y a très peu de patients porteurs du Covid, il faut certainement attendre plusieurs semaines pour que l’épidémie ait le temps de reprendre. C’est pour ça que nous, on est très prudents. Je ne pense pas qu’on puisse dire que l’épidémie soit terminée. Personne ne peut dire ça. On attend plutôt le mois de juillet pour être rassuré. »

Source FRANCE INTER.