Sclérose en plaque : les dernières avancées…

Pouvez-vous nous rappeler les principales caractéristiques de la sclérose en plaque et son évolution ces dernières années ?

Sclérose en plaque : les dernières avancées

La Sclérose en Plaques (SEP) est une maladie inflammatoire démyélinisante du système nerveux central (cerveau et moelle épinière) qui provoque des troubles visuels (baisse de la vision d’un seul œil), des troubles de la sensibilité (fourmillements au niveau d’un membre), des troubles moteurs (problème d’équilibre, de marche…) et peut causer de nombreuses séquelles et handicaps. Elle touche de plus en plus de personnes (120 000 cas en France en 2019, soit + 10% en 2 ans) et de plus en plus tôt, les formes juvéniles débutant avant l’âge de 18 ans étant de plus en plus fréquentes. On s’aperçoit également qu’elle touche de plus en plus les femmes : 4 femmes pour 1 homme en moyenne. Malgré 200 ans de recherche, nous n’en connaissons pas les causes qui restent multifactorielles, sans piste probante évidente.

Quelles sont les dernières avancées du programme DHUNE sur la sclérose en plaque ?

Actuellement, nous explorons 2 approches :

Nous avons développé un protocole IRM* de suivi des lésions démyélinisantes et de leur réparation. Nous essayons de mieux comprendre la démyélinisation et la remyelinisation à l’aide d’une nouvelle technique d’imagerie IRM de transfert d’aimantation. Une étude est en cours dans notre centre clinique et IRM qui est intégré au programme DHUNE avec 30 patients qui bénéficient d’une IRM tous les 2 mois, nous permettant de suivre les lésions, leur évolution et leur possible réparation. Nous continuons à recruter des patients pour ce suivi. Car parallèlement, l’équipe de recherche fondamentale du docteur Pascale Durbec a montré que des cellules souches immatures de cerveaux de modèles animaux atteints de sclérose en plaques étaient capables de se différencier vers des cellules réparatrices de myéline. Or, des cellules souches existent dans le cerveau adulte. En condition de lésion de la myéline, ces cellules pourraient intervenir dans le cadre d’un processus de régénération interne. Ces études sont un premier pas vers le développement de thérapies pour les patients atteints de Sclérose en Plaques.

Notre 2ème axe porte sur la compréhension de ce qui se passe en tout début de la maladie grâce à l’IRM 7 T du CEMEREM, la seule qui existe en France pour l’application clinique et qui permet de déceler des lésions invisibles sur des machines moins puissantes. Ce qui n’a, jusqu’ici, jamais été étudié. Lorsque les premiers symptômes s’expriment chez le patient, dans 70% des cas, l’imagerie montre l’existence de lésions anciennes, ce qui indique que la maladie a démarré des mois ou des années plus tôt. Avec les équipes des CHU de Nice, Montpelier et Nîmes, nous avons élaboré un protocole de suivi de patients qui sont au tout début de la maladie, qui ont fait une première poussée mais dont l’IRM est normale en dehors de la lésion qui rend compte de cette première poussée. Nous nous intéressons à mieux comprendre les mécanismes en jeu dès le début de la maladie, à évaluer la progression dès ces tous premiers stades. L’IRM 7 T donne une vraie valeur ajoutée : en comprenant mieux les mécanismes, on décryptera plus facilement ce qui est responsable du handicap et on aura un impact thérapeutique beaucoup plus ciblé. Ce nouveau protocole* a démarré début 2019 et prévoit d’inclure 30 patients (actuellement 12 sont déjà suivis).

Qu’en est-il des traitements et des recherches au niveau international ?

Nous avons fait beaucoup de progrès pour bloquer les poussées et l’évolution de la maladie qui est très hétérogène, avec des traitements qui peuvent s’adapter à chaque cas (SEP par poussées ou progressive) mais actuellement nous ne sommes pas capables de réparer certaines séquelles. Les dix prochaines années vont être largement consacrées à la compréhension de la remyélinisation pour être capables d’agir sur la réparation surtout lorsque les dégâts sont inévitables. Le challenge des années à venir est de mieux comprendre les processus en jeu pour réparer les séquelles en continuant la recherche à l’aide de nouvelles techniques permettant d’imager la dynamique des lésions. Soulignons l’aspect collaboratif des équipes au niveau international, la mise en place des centres experts (CRCSep) au niveau national et les alliances qui permettent de lever des fonds et de travailler dans un grand effort de collaboration dans notre domaine pour faire avancer la recherche.

Et au niveau de la prise en charge des patients atteints de sclérose en plaque ?

Nous avons largement amélioré la prise en charge qui ne nécessite plus d’hospitalisation longue. Nous privilégions la prise en charge en ambulatoire ponctuelle afin de pouvoir laisser les patients continuer à vivre le plus normalement possible. À la Timone, nous recevons les jeunes femmes entre 10h et 14h afin qu’elles puissent amener leurs enfants le matin à l’école et les récupérer à la sortie tout en étant traitées. Notre démarche thérapeutique repose sur un travail d’équipe soignés-soignants qui prend beaucoup de sens.

Avez-vous prévu de parler de vos avancées lors de la journée mondiale ?

Comme chaque année, les avancées sur la maladie seront présentées lors des journées dédiées et organisées par la Maison de la SEP auxquelles le programme DHUNE participe. Ces journées permettront aux patients atteints de SEP, à leur famille et leur entourage de s’informer sur la maladie, de rencontrer et d’échanger avec les professionnels de santé.
Elles auront lieu à Montpellier le 18 mai ; Paris et Strasbourg : le 22 mai ; Amiens : le 23 mai ; Nice, Tours et Clermont Ferrand : le 24 mai ; Angers, Bordeaux, Limoges, Toulouse : le 25 mai ; Lille : le 6 juin ; Marseille et Rennes : le 7 juin.

Pour plus d’informations : Réseau PACASEP : 04 91 42 00 96 – www.pacasep.org et www.lamaisondelasep.fr ; CRCSep : https://www.crc-sepmarseille.com/fr/

Source SANTECOOL.

 

Dépakine. Une victime handicapée va être indemnisée à hauteur de 1,3 million d’euros…

Un jeune homme handicapé a reçu 1,3 million d’euros du fonds mis en place par l’État pour dédommager les victimes de la Dépakine.

Cet antiépileptique, fabriqué par Sanofi, est à l’origine de malformations congénitales chez les enfants de femmes sous traitement pendant leur grossesse.

Si ce jeune homme est l’une des premières victimes à être indemnisée, toutes ne toucheront pas une telle somme.

Dépakine. Une victime handicapée va être indemnisée à hauteur de 1,3 million d’euros

Un jeune homme a eu la vie brisée en raison de la prise de Dépakine, un antiépileptique du laboratoire Sanofi, par sa mère durant la grossesse. Il a obtenu 1,3 million d’euros du fonds d’indemnisation des victimes de ce médicament, rapporte mardi 21 mai le quotidien Le Parisien.

La somme a été annoncée au journal par la mère du jeune homme, âgé de 20 ans et qui vit avec elle dans le sud de la France. Ils souhaitent conserver l’anonymat.

Un médicament fabriqué par Sanofi

Les troubles de ce jeune homme (malformation cardiaque, autisme, dépendance) liés à la Dépakine ont été « reconnus » et il fait partie, selon Le Parisien, des premières personnes indemnisées par le fonds mis en place par l’État pour dédommager les victimes de cet antiépileptique fabriqué par Sanofi, auquel l’entreprise a refusé de participer.

Si la somme obtenue (1 326 721 € précisément) a soulagé la victime et sa famille, car elle va leur éviter une longue bataille judiciaire, la mère du jeune homme regrette toutefois que le fonds n’ait pas retenu le terme d’« autisme » mais « trouble du déficit de l’attention », une qualification utilisée, selon certains patients, pour tenter de minimiser certains versements.

La cause de malformations congénitales

En outre, Marine Martin, présidente de l’Apesac, une association d’aide aux victimes, interrogée par Le Parisien, a prévenu que cette indemnisation élevée masquait des décisions beaucoup moins favorables dans la plupart des dossiers.

« Les premières indemnisations sont faibles, partielles, elles peuvent être de zéro, trente ou cent mille. C’est la roulette russe », a-t-elle estimé.

La Dépakine est au centre d’un retentissant scandale sanitaire depuis plusieurs années à cause des malformations congénitales provoquées chez les enfants de femmes sous traitement pendant leur grossesse.

De 16 600 à 30 400 enfants concernés

Le valproate de sodium, le principe actif de la Dépakine et ses dérivés, est responsable depuis 1967 de malformations chez 2 150 à 4 100 enfants, et de troubles neurodéveloppementaux chez 16 600 à 30 400 enfants, selon des estimations de l’assurance maladie et de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Une procédure d’indemnisation est en cours, sous l’égide de l’Oniam (Office national d’indemnisation des accidents médicaux). Le géant pharmaceutique français Sanofi avait refusé en début d’année de contribuer à ce dispositif.

Source OUEST FRANCE.

Vesoul : sans ascenseur depuis trois semaines…

Les habitants du 1 allée d’Hestia sont privés d’ascenseur depuis le 26 avril. La plupart, âgés, le vit très mal.

Certains n’ont pas pu sortir de chez eux depuis trois semaines.

Une habitante, en dépression, a même dû être hospitalisée. Ils témoignent.

Vesoul : sans ascenseur depuis trois semaines. Photo illustration.

« Vous voyez, les gens vous attendaient ! Même si ça ne bouge pas avec votre article, on a envie que les gens sachent ce qui se passe. On se sent oubliés, abandonnés », lâche Colette Gille, peinée de voir ses voisins dans la détresse.

Depuis le 26 avril, l’ascenseur ne fonctionne plus au 1 allée d’Hestia. Une panne qui s’éternise et vient considérablement dégrader le quotidien des habitants de l’immeuble de 10 étages, « dont plus de la moitié a plus de 70 ans, presque un tiers a plus de 80 ans », indique Chantal Grepinet-Clerc, membre du conseil syndical de la tour.

Trois personnes ne sont plus sorties depuis la panne, il y a trois semaines. Au troisième étage, Albert Rondot, 84 ans, avait l’habitude d’aller chercher le pain, récupérer le courrier. Il n’a pas quitté son logement. Tourne comme un lion en cage. « On avait rendez-vous chez le docteur », rapporte son épouse Jocelyne. « On n’a pas pu y aller. Le médecin s’est déplacé. Il doit se faire opérer le 27 mai, je ne sais pas s’il pourra y aller », s’inquiète-t-elle. Au dixième étage, une habitante, à bout moralement, a dû être hospitalisée (lire ci dessous).

« Impact physique, moral, psychique et médical »

« Cette panne a un impact physique, moral, psychique et médical », dénonce Chantal Grepinet-Clerc. Avec les autres membres du conseil syndical, elle a lancé une pétition, à laquelle, ce vendredi, 26 habitants, représentant 26 logements sur les 38 que compte l’immeuble, avaient répondu.

Ça n’est pas la première fois que l’ascenseur, construit dans les années 70, tombe en panne. Mais c’est la première fois, en revanche, que la panne dure aussi longtemps. « Le problème a commencé par les garnitures de frein. Il a fallu commander la pièce, ça a pris huit jours. En revenant l’installer, le technicien s’est aperçu que le frein était vétuste, qu’il fallait le changer. Sauf que la pièce n’existe plus, il faut la fabriquer. On ne sait pas combien de temps ça va prendre… », explique Chantal Grepinet-Clerc.

Au rez-de-chaussée, un mot de la société Koné, chargée de l’entretien de l’appareil, annonce une remise en service, au plus tard sous 13 jours, soit le 28 mai. Entre-temps, deux déménagements et un aménagement sont prévus dans l’immeuble : galère en perspective.

Les habitants espèrent une indemnisation pour le préjudice subi. Certains s’interrogent sur la fiabilité de l’ascenseur. « Des personnes ont peur de le reprendre, est-ce qu’il est fiable ou pas ? », questionne Colette Gille.

Dans l’adversité, une chaîne solidaire s’est mise en place, pour sortir les chiens ou faire les courses de ceux qui ne peuvent pas. « On s’entraide, c’est normal », affirme Colette.

“On a envie que les gens sachent ce qui se passe. On se sent oubliés, abandonnés.” Nicole Neveux Résidente

Source EST REPUBLICAIN.

Paralysie du sommeil: à quoi est dû ce phénomène?…

Le fait de se réveiller au milieu de la nuit en ayant la sensation d’être totalement paralysé est un trouble du sommeil bien connu.

Dans la grande majorité des cas, ce phénomène n’est pas inquiétant.

Paralysie du sommeil: à quoi est dû ce phénomène?

Se réveiller au beau milieu de la nuit, tout voir, tout entendre… Mais être incapable de bouger un orteil ou de pousser le moindre cri, comme si l’on était enfermé dans un corps inerte. Ce n’est pas un cauchemar mais un phénomène bien connu appelé «paralysie du sommeil». Beaucoup de personnes en font l’expérience une ou deux fois au cours de leur vie, le plus souvent pendant l’adolescence ou au début de l’âge adulte. À quoi est dû ce phénomène? Faut-il s’en inquiéter? Le Figaro fait le point.

Quelles causes?

«En réalité, il faudrait plutôt parler de paralysie du réveil», précise d’emblée le Dr Bertrand De La Giclais, responsable du centre du sommeil de la clinique d’Argonay, près d’Annecy. Un phénomène rare mais bien connu des médecins. «Cela peut survenir au moment de l’endormissement ou si la personne se réveille pendant une phase de sommeil paradoxal, celle où nous rêvons», explique le médecin du sommeil. Durant cette phase, l’activité cérébrale est intense mais la communication entre le cerveau et les muscles est coupée. Et ceci pour une bonne raison: empêcher la personne de s’agiter et donc de se blesser pendant qu’elle rêve.

«Lorsqu’une personne se réveille au milieu d’une phase de sommeil paradoxal, il peut y avoir une courte période où l’hypotonie musculaire se maintient alors que le cerveau est, lui, parfaitement réveillé», détaille le Dr De La Giclais. D’où l’impression d’être paralysé. Cette latence est toujours de courte durée, d’une poignée de secondes à quelques minutes.

Un phénomène sans gravité

Bien qu’angoissantes, ces paralysies nocturnes sont sans gravité: les personnes qui en font l’expérience finissent toujours par reprendre le contrôle intégral de leur corps. Pas de panique donc. «Cela peut survenir en cas de fatigue intense, de dette de sommeil aiguë: l’organisme ne va pas réagir aussi vite qu’il le devrait et le tonus musculaire va mettre quelques secondes de plus que la normale à revenir», indique le médecin, également membre de la Société Française de recherche et médecine du sommeil. Reste alors à s’apaiser pour parvenir à terminer sa nuit.

Dans la grande majorité des cas, ces réveils intempestifs surviennent très ponctuellement et ne sont pas le signe d’un problème sous-jacent. Mais si le phénomène se répète, il doit mettre sur la piste d’une pathologie assez peu connue: la narcolepsie. «Environ un tiers des patients souffrant de narcolepsie connaissent fréquemment des paralysies du sommeil», souligne le Dr De La Giclais. En France, environ 15.000 personnes sont touchées par cette maladie qui se manifeste notamment par un besoin incontrôlable de dormir au cours de la journée. «Les personnes narcoleptiques peuvent aussi avoir des hallucinations visuelles ou auditives au moment de l’endormissement ainsi qu’une cataplexie, c’est-à-dire une perte brutale du tonus musculaire en cas d’émotion», abonde le médecin.

Source LE FIGARO.

Être insomniaque exposerait à davantage de troubles de la mémoire…

D’après une étude canadienne menée sur 28.000 personnes, le manque de sommeil causé par l’insomnie chronique peut impacter négativement la mémoire.

Être insomniaque exposerait à davantage de troubles de la mémoire

Oublier de nourrir son animal de compagnie, se tromper de bus, laisser un gâteau trop cuire dans le four… Tout le monde en a déjà fait le constat: après une mauvaise nuit, la moindre tâche devient plus difficile. Et lorsque les troubles du sommeil s’installent pour de bon, comme c’est le cas pour les 10% de la population souffrant d’insomnie, c’est la mémoire qui en prend un coup. Des chercheurs de l’université de Concordia à Montréal (Canada) ont en effet montré que les personnes souffrant d’insomnie chronique sont plus sujettes aux troubles de la mémoire que celles qui ont un sommeil de plomb. Leur étude a été publiée le 16 mai dans la revue médicale Sleep .

Une étude sur 28.000 personnes

Les chercheurs ont recruté 28.000 volontaires de plus de 45 ans, puis les ont répartis en 3 groupes en fonction de la qualité de leur sommeil. Le premier comprenait les patients souffrant d’insomnie chronique, le second les personnes ayant ponctuellement des insomnies et le dernier groupe réunissait les personnes sans aucun trouble du sommeil. On dit qu’une insomnie est chronique si elle se manifeste plus de trois nuits par semaine pendant au moins trois mois et qu’elle altère la qualité de vie (fatigue, somnolence, irritabilité, difficulté de concentration).

«Le groupe souffrant d’insomnie chronique a moins bien réussi les tests que les individus des deux autres groupes.»

Pr Thien Thanh Dang-Vu, chercheur en santé cognitive et neurosciences et coauteur de l’étude

Par la suite, les participants ont rempli un questionnaire et passé des tests neuropsychologiques. Résultat? «Le groupe souffrant d’insomnie chronique a moins bien réussi les tests que les individus des deux autres groupes», indique dans un communiqué le Pr Thien Thanh Dang-Vu, chercheur en santé cognitive et neurosciences et coauteur de l’étude. Lors de l’exercice consistant à retenir une liste de 15 mots, les participants insomniaques se sont souvenus de 3,18 mots sur 15 après 30 minutes, contre 3,42 pour les participants sans trouble du sommeil. Une différence qui semble mince mais que les auteurs estiment significative. Si les capacités mémorielles étaient similaires entre les groupes, ce chiffre ne devrait fluctuer que de quelques centièmes d’unités tout au plus. Cependant, chaque test cognitif n’ayant été réalisé qu’une seule fois par personne, ces résultats doivent être abordés avec prudence.

L’insomnie n’est pas la seule responsable des troubles cognitifs

Cette baisse de performance pourrait-elle être due à autre chose qu’à l’insomnie? La question mérite d’être posée car la mémoire peut être affectée par de nombreux facteurs: un AVC, certains médicaments, l’alcoolisme etc. Pour s’assurer que c’est bien l’insomnie qui est en cause, les auteurs n’ont pas retenu les personnes diagnostiquées pour une démence ou un traumatisme crânien important, mais ils ont aussi pris en compte les effets possibles d’autres problèmes de santé tels que l’anxiété et les douleurs chroniques.

«Le type de mémoire principalement touché est la mémoire déclarative, c’est-à-dire la mémoire des objets et évènements», explique le Pr Dang-Vu. Cette mémoire permet par exemple de se souvenir de la date d’obtention de son permis de conduire, du lieu où l’on a retrouvé des amis etc. Fait étonnant, le groupe d’insomniaques ponctuels a mieux réussi les tests de flexibilité mentale (capacité à passer d’une tâche cognitive à une autre) par rapport aux deux autres groupes. Un résultat fragile que les chercheurs expliquent par l’hyperactivité consécutive au manque de sommeil.

Le sommeil permet d’optimiser la mémoire : lorsque nous dormons, le cerveau trie les informations et les stocke.

Ce n’est pas le seul résultat inattendu: l’étude montre que ce sont les plus jeunes participants (45 – 65 ans) qui ont le plus souvent souffert d’insomnies et de troubles de la mémoire. Or on aurait pu s’attendre à ce que les personnes âgées, plus à risque de démence, soient les plus touchées. Serait-ce alors annonciateur d’un déclin cognitif à venir? Est-ce que ces déficits cognitifs peuvent être prévenus, voire inversés? «Ce sont des questions importantes qui doivent encore être explorées et qui auront un impact majeur sur la prévention et le traitement des troubles cognitifs liés à l’âge», affirme le Pr Dang-Vu.

On le sait, le sommeil permet d’optimiser la mémoire: lorsque nous dormons, le cerveau trie les informations et les stocke. Non seulement il travaille à se souvenir des éléments importants, mais il élimine ceux qui ne le sont pas. Selon les phases du sommeil, ce n’est pas la même mémoire qui entre en jeu. Ce sont les phases de sommeil léger et profond qui agissent sur la mémoire déclarative, justement celle touchée chez les participants insomniaques de l’étude canadienne. Reste à savoir si cet impact de l’insomnie est transitoire ou durable, et s’il constitue un signe prédictif de survenue de démence.

Source LE FIGARO.

Handicap: la Fondation Marie-Louise en Haute-Garonne interpelle Brigitte Macron et la ministre de la santé…

Choqué par les propos tenus devant l’Onu par la rapporteuse spéciale sur les droits des personnes handicapées, Catalina Devandas Aguilar, le président de la Fondation Marie-Louise adresse un courrier à la Première Dame et à diverses personnalité. Claude Rous s’inquiète des retombées des préconisations faites au Conseil des Droits de l’Homme.

Claude Rous s'est dit choqué par les propos tenus à l'Onu et va le faire savoir...

Les propos tenus par Catalina Devandas Aguilar, et ses préconisations au Conseil Des Droits de l’Homme de l’Organisation des Nations Unies, ne sont pas passés inaperçus auprès de structures dédiées aux personnes handicapées. Et encore moins à la Fondation Marie-Louise, qui gère sept établissements au Nord de Toulouse. Son président, Claude Rous, se dit « choqué » par les mots de la rapporteuse sur les droits des handicapés qui, rappelle-t-il, « invite tout simplement le gouvernement français à fermer des établissements dédiés à ces personnes ! ». Dans les prochains jours, Claude Rous adressera donc une lettre au plus haut sommet de l’Etat et en particulier à Brigitte Macron. Comme d’autres Première Dames avant elle, l’épouse du Président de la République est très investie dans le domaine du handicap. Claude Rous compte bien obtenir une écoute de sa part, elle qui, se souvient-il, avait salué la structure pour polyhandicapés vieillissants de Pechbonnieu lors d’une visite avec son mari alors candidat à l’élection présidentielle… Claude Rous et la grande Famille Marie-Louise avaient alors pu expliquer au couple le fonctionnement de l’établissement mais surtout l’intérêt de son existence.

« Éviter des hospitalisations au long cours »

Une copie sera également faite à la ministre de la santé, Agnés Buzyn, à des députés, à la région Occitanie ainsi qu’au département de Haute-Garonne. « Notre Fondation souhaite savoir les suites qui pourraient être données à ce rapport, tant au niveau international que national », explique le président de Marie-Louise qui étaye ainsi : « L’insertion des personnes lourdement handicapées passe par l’accueil dans des institutions médico sociales. Cela permet d’éviter des hospitalisations au long cours mais aussi et surtout la relégation au domicile familial. Il faut être méconnaissant du sujet pour avancer que des handicapés lourds, et encore plus les vieillissants, peuvent facilement être gardés à la maison comme toute autre personne ! Le rapport des conclusions du rapport de Devandas Aguilar nous paraît en ce sens inacceptable. Pour autant, nous ne prêchons pas l’immobilisme et admettons que certaines institutions ne sont pas parfaites et doivent évoluer… ».

Source LA DEPÊCHE.

Martine à vélo. A 70 ans, une haut-savoyarde fait son 3e Tour de France pour la bonne cause…

Vous faites quoi pour votre anniversaire ? Pour ses 70 ans, Martine Misslin-Morand s’offre en 70 jours un Tour de France en récoltant des fonds pour une association qui vient en aide à des infirmes moteurs cérébraux.

C’est une récidiviste.

Pour ses 50 ans, elle avait bouclé un Tour en 50 jours.

Martine sur l'étape Bain de Bretagne/Ploermel avec des cyclos bretons qui l'accompagnent un petit bout de chemin / © GLM/F3 Bretagne

Martine Misslin-Morand est partie d’Annecy le 6 avril dernier. Un Tour de France à vélo en 70 jours pour mieux souffler ses 70 bougies.

Un défi à vocation humanitaire puisque la haut-savoyarde en profite pour récolter des fonds. A chaque étape, elle invite les cyclos du secteur à venir faire avec elle un petit bout de chemin.

Chacun donne 5 euros et à la fin, la cagnotte sera reversée a l’Association des Infirmes moteurs cérébraux de Haute-Savoie. Objectif, acheter des fauteuils tout-terrain pour des personnes handicapées

En Bretagne, elle est passée par Bain de Bretagne, Ploermel, Mûr-de-Bretagne, Moncontour, Dinan. Elle devrait être de retour à Annecy le 29 juin.

A 50 ans, un Tour en 50 jours

C’est le 3e tome de Martine à vélo. A 50 ans, et déjà pour la même cause, elle avait bouclé un premier tour de France en 50 jours, avant de récidiver en 55 jours pour ses 55 ans.

Martine Misslin-Morand a connu récemment quelques pépins de santé mais l’ancienne biblIothécaire qui connaît ses classiques aimerait être au RDV pour ses 80 ans… avec un Tour en 80 jours.

Source FR3.

Grand Prix de Pau : victoire de Billy Monger, amputé des deux jambes… ! Vidéo…

C’est le jeune britannique Billy Monger qui a remporté ce dimanche la 78e édition du Grand Prix de Pau.

Amputé des deux jambes lors d’un accident en 2017, son émotion était grande à l’arrivée.

Billy Monger, vainqueur de la 78e édition du Grand Prix de Pau.

Si ce millésime 2019 du Grand Prix de Pau ne restera pas dans les annales pour son affluence, la course phare a offert ce dimanche une très belle histoire, et une sacrée revanche pour Billy Monger. Ce Britannique de 20 ans est amputé des deux jambes depuis un crash en avril 2017 lors d’une course de Formule 4. Avant de gagner à Pau, il n’avait repris la compétition que depuis six mois.

« Pour ces émotions que je suis revenu »

Dans le paddock après la course, l’émotion était forte au sein de Carlin, l’équipe de Billy Monger. Au terme d’une course où les deux premiers se sont neutralisés sous la pluie, c’est donc le Britannique – qui avait reçu le soutien de Lewis Hamilton après son accident – qui l’a emporté. C’est sa première victoire en GP depuis son accident, devant ses proches et notamment sa mère, alors que la foule paloise l’a ovationné. Sur la plus haute marche du podium, Billy Monger était en larmes au moment d’entendre le « God save the Queen ».

« Après mon accident, jamais je n’aurai pensé qu’un jour je serai à Pau pour le Grand Prix, et que je gagnerai, savourait Billy Monger après coup. Mon handicap et ce qu’il m’est arrivé, je ne le vois pas comme une barrière, une limite, c’est un challenge c’est clair, je dois surmonter des obstacles que d’autres pilotes ne connaissent pas. Pouvoir être sur la piste, c’est déjà énorme pour moi et l’équipe, alors le fait en plus d’être compétitifs et de pouvoir gagner… C’est exactement pour ça que je suis revenu, pour les sensations que procurent le fait de gagner et de monter sur le podium, ça faisait deux ans que j’attendais ça, c’est indescriptible, la joie que ça me procure ».

Billy Monger a su rester en piste malgré la pluie. - AFP

Billy Monger a su rester en piste malgré la pluie. – AFP

Source FRANCE BLEU.

 

VESOUL – Atteint de sclérose en plaque, il crée son entreprise…

Cyrille Labache lancera sa propre entreprise le 3 juin.

Du moins, il l’espère.

Atteint de sclérose en plaque, l’homme de 38 ans avait des difficultés à retrouver un travail. Avec les organisations de recherche d’emploi, il se lance et décide de créer son activité.

Cyrille Labache a ouvert une cagnotte en ligne pour financer son entreprise de caravane adaptée, de « tables rivière » et modification esthétique moto.  Photo ER /Bruno GRANDJEAN

« On pourrait le cacher, mais je n’avais pas envie de mentir à mes employeurs », justifie Cyrille Labache, 38 ans, atteint de sclérose en plaques. Il a recherché un emploi. Une chose difficile puisque ce handicap le fatigue et l’oblige à être régulièrement en arrêt maladie. « Un point qui décourage les employeurs », dit-il, et ne lui permet donc plus d’avoir un poste en entreprise.

Avec différentes administrations de recherches d’emploi et ses médecins, Cyrille a décidé de monter sa propre entreprise. Pour proposer la création de teardrop (mini-caravane), de « tables rivière » ou encore des modifications esthétique moto, sous le nom de LC création.

Habile avec les mains et autodidacte

Un jour, un ami lui a demandé s’il pouvait lui faire une caravane adaptée à ses besoins. Cyrille lui a dessiné des croquis faits à la main et lui a réalisé le teardrop. Pareil pour les tables « rivière », une amie lui a montré des exemples sur internet et il a appris à les reproduire. Habile de ses mains, il est devenu autodidacte en s’adaptant aux besoins et envies de ceux qui lui passaient commande.

Cette expérience lui a plu. Il a donc réalisé une étude de marché, directement sur le terrain pour connaître précisément les demandes. « J’ai la chance d’avoir plusieurs amis artistes, qui font de la pêche ou de la moto, et d’avoir pu voir ce dont ils avaient besoin, pour eux et pour leurs matériels », explique Cyrille.

Son capital de départ a été fixé à 2 000 € pour avoir le droit à l’aide de l’AGEFIPH (Aide pour la création d’entreprise pour les personnes handicapées). Pour y arriver, il a lancé une cagnotte en ligne le 19 mai dernier, sur le site On participe. « De l’argent a déjà été récolté, mais pas assez pour le moment », affirme Cyrille. Cette aide lui permettrait d’acheter du matériel adapté pour son atelier.

Pour la première année, il va travailler seul. Mais par la suite, il souhaite faire évoluer son entreprise et aider les personnes dans la même situation que lui.

En août prochain, il veut organiser un pot de remerciements pour sa compagne, son neurologue et l’équipe médicale, ses amis et ceux qu’il ne connaît pas, qui l’ont aidé sur tous les points pour la création de son entreprise. « Je leur ferais bien un cadeau à tous, mais pour le moment je n’ai pas les moyens », conclut Cyrille.

Cagnotte en ligne / Adresse mail pour les commandes : lccreation70@gmail.com

Source EST REPUBLICAIN.

Restos, bars… Voici l’appli qui recense les lieux accessibles aux handicapés…

I Wheel Share, c’est le nom de l’application qui renseigne sur les lieux adaptés aux personnes en situation de handicap, et guide celles-ci.

I Wheel Share - Restos, bars… Voici l’appli qui recense les lieux accessibles aux handicapés

Trouver un cinéma adapté aux malentendants, un distributeur de billets équipé pour les malvoyants, un bar accessible aux personnes à mobilité réduite… Tout cela, I Wheel Share (jeu de mots entre I will share – je partagerai – et wheel, la roue) le fait pour vous. L’application gratuite, lancée à l’été 2018, est une sorte de « Guide du routard » pour personne handicapée. « Nous permettons à chacun d’être spontané et autonome, appuie Audrey Sovignet, fondatrice de la start-up. Nous avons recensé tous les établissements de la région parisienne accessibles aux différents handicaps dans notre base de données. »

À travers un chatbot — robot simulant une conversation — nommé Wilson, les utilisateurs renseignent d’abord leur handicap. Ils sélectionnent ensuite le type d’établissement qu’ils recherchent. « Restaurants, aux pharmacies, magasins de bien-être, supermarchés, médecins…, énumère Audrey Sovignet. Wilson permet d’installer une proximité, une familiarité. »

La start-up, installée à La Paillasse, un incubateur situé à Paris (IIe), a pu se lancer grâce à une levée de fonds de 50 000 €. Elle compte cinq salariés et a enregistré 6000 € de chiffre d’affaires l’an dernier. I Wheel Share a déjà été adopté par 8600 personnes. Sa fondatrice vise 30 000 utilisateurs « d’ici la fin de l’année ».

Bientôt une version en anglais et espagnol

Wilson va également parler espagnol et anglais pour entamer une internationalisation. « Nous allons aussi lancer une nouvelle levée de fonds en espérant atteindre les 700 000 € et recruter des développeurs, confie la fondatrice. Nous voulons le meilleur outil possible pour nos utilisateurs. »

Audrey, diplômée des beaux-arts, a créé Wilson pour son frère. Elle n’était pas destinée à se lancer dans l’entrepreneuriat. Encore moins dans le domaine du handicap. « En 2013, Lucas, est devenu paraplégique après un accident de voiture. Ça a tout changé », raconte Audrey. Elle a été indirectement confrontée aux difficultés rencontrées par les personnes à mobilité réduite au quotidien. « Il a été refusé à l’entrée d’une boîte de nuit car elle n’était pas adaptée par exemple », confie-t-elle. Le frère et la sœur, « très proches », réfléchissent à une solution. « On s’est dit : pourquoi pas recenser tous les lieux dans lesquels il pourrait se rendre sans problème », relate Audrey. L’idée de I Wheel Share est née.

Audrey, qui a suivi une formation de codage, développe une première version de la plate-forme. Elle s’inscrit, mi-2014, à un concours « Entrepreneur au féminin », sans trop y croire. « Et j’ai gagné, c’était juste fou, s’exclame Audrey. J’ai remporté un chèque de 25 000 € pour développer la start-up. Mais j’ai laissé tomber, je pensais que c’était trop dur. Je n’y suis revenue que deux ans après… Et finalement, c’est une réussite ! »

Source LE PARISIEN.