Réforme des travaux d’accessibilité PMR en copropriété : ce qui va changer le 1er juin 2020….

Aujourd’hui encore au XXIe siècle, il est souvent difficile de faire aménager un immeuble ou un bâtiment géré en copropriété, pour que celui-ci puisse être entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite !

En effet, la décision de faire effectuer des travaux spécifiques implique un accord et un vote de la part du syndicat des copropriétaires.

Réforme des travaux d'accessibilité PMR en copropriété : ce qui va changer le 1er juin 2020

Cependant, parmi les dernières mesures prises à la suite de la Loi Élan, l’ordonnance du 30 octobre 2019, sur la réforme du droit de copropriété des immeubles bâtis, vise à simplifier la procédure décisionnelle, préalable à la réalisation de travaux. Cette réforme, qui se veut en faveur des personnes à mobilité réduite, entrera en vigueur le 1er juin 2020. Nous allons ici détailler les principaux changements introduits par l’ordonnance, portée en premier lieu par les Ministères de la Justice et du Logement.

De quoi est-il question exactement ?

Le Gouvernement a annoncé que deux objectifs principaux seraient visés au travers de l’ordonnance n°2019-1101 du 30 octobre 2019.

Tout d’abord, il s’agit d’améliorer la gestion des immeubles en copropriété, et deuxièmement, de réduire et prévenir les contentieux, ce qui aidera à atteindre le premier objectif. Pour ce faire, un important dispositif légal est mis en place, au travers de 6 titres et 42 nouveaux articles !

Afin de bien comprendre les enjeux des nouvelles règles, il est primordial de revenir sur la présente situation des travaux de copropriété effectués dans le cadre d’immeubles gérés en commun. Jusqu’à présent, c’est l’article 24 alinéa e de la loi du 10 juillet 1965 qui en fixe les règles ; il est stipulé que les aménagements ne doivent pas “affecter la structure de l’immeuble ou ses éléments d’équipement essentiels” et “sous réserve que la destination de l’immeuble soit préservée”. Difficile en effet de procéder à des travaux modifiant l’accès du bâtiment, ou l’installation d’un ascenseur par exemple….

Il s’agit bien entendu d’une loi ancienne, qui date de plus de 50 ans, et qui nous ramène à une époque où les pouvoirs publics portaient en principe une attention bien moindre aux personnes à mobilité réduite. Dans cette perspective, les objectifs poursuivis par l’ordonnance du 30 octobre 2019 peuvent apparaître comme essentiels. En ce qui concerne les travaux de copropriété, cette ordonnance introduit un article, 25-2, dans la loi de 1695, et n’a pas pour vocation de changer le mode de fonctionnement de la gestion des immeubles en copropriété.

La réforme de 2020 : une réelle avancée ?

Comme nous venons de le voir, effectuer des travaux en copropriété n’est encore pas une chose facile, et demande une véritable autorisation de la part de l’assemblée générale qui gère les décisions relative au bâtiment. Il est question de blocages légaux anciens qui constituent autant d’obstacles à l’aménagement.

La réforme qui sera appliquée à partir du 1er juin 2020 prévoit que la procédure d’autorisation mutera “en une simple procédure d’information du syndicat des copropriétaires”. Il n’y aura dès lors plus besoin d’un vote aux assemblées générales.

L’ordonnance n°2019-1101 du 30 octobre 2019 comporte des réserves. En effet, il demeure un droit d’opposition de la part de l’assemblée générale des copropriétaires. Même si la procédure est simplifiée, il ne sera donc pas toujours possible d’obtenir le feu vert pour la réalisation de travaux de copropriété pour l’accessibilité du bâtiment.

Les travaux de copropriété peuvent être bloqués uniquement si la majorité des membres de l’assemblée font part de leur désaccord.

Les informations disponibles sur des sites officiels tels que celui de l’ ANIL (Agence départementale pour l’information sur le logement), signalent deux exceptions à l’entrée en vigueur de l’ordonnance au 1er juin 2020. Celles-ci concernent “la dispense d’ouverture d’un compte séparé pour les petites copropriétés” et “pour ces copropriétés, en cas de changement de syndic, les obligations du syndic sortant”. Le changement de syndic (le représentant légal élu par un syndicat de copropriété) peut dès lors s’effectuer avec plus de souplesse, toujours dans le cadre de la politique de prévention des contentieux poursuivie par les acteurs de la réforme.

La réalisation de travaux de copropriété : quels changements ?

L’introduction de la réforme concernant les travaux de copropriété peuvent susciter des questionnements légitimes, d’autant plus lorsqu’il est question de mise aux normes pour les besoins des personnes handicapées.

L’ordonnance du 30 octobre 2019 prévoit une harmonisation des rapports entre locataires et propriétaires, dans le sens où la demande de travaux d’aménagements se fait en amont de leur réalisation. C’est-à-dire que les travaux de copropriété sont portés à la connaissance de l’assemblée générale, qui dispose ainsi du temps d’étudier la question et de faire part de sa décision. Cette harmonisation semble parfaitement s’inscrire dans l’objectif de réduction des contentieux.

Cependant, le site syndic-one signale que l’ordonnance d’octobre 2019 établit que “la copropriété ne peut pas s’opposer à des travaux de mise aux normes handicapées sur les parties communes dès lors qu’ils sont réalisés aux frais du copropriétaire à l’origine du projet”. Il en résulte de ce fait une perte de pouvoir relative de l’assemblée générale.

Enfin, selon les règles établies par l’article 25-2, le copropriétaire de l’immeuble doit s’assurer que les entreprises amenées à réaliser ces travaux d’accessibilité dans les parties communes disposent de toutes les qualifications et assurances requises.

Source FLASHIMMO.

Emploi des seniors : le patronat au pied du mur…

Un rapport remis le 14 janvier au Premier ministre propose des solutions pour remédier à un travers français : les plus de 54 ans ne sont pas assez nombreux à être encore au travail.

Mauvais pour les intéressés et pour le financement des retraites.

L’une des solutions, évoquée discrètement, serait que les employeurs cessent de licencier des salariés à 59 ans et de faire supporter à Pôle Emploi le coût de cette préretraite déguisée.

Le taux d’emploi des plus de 55 ans en France est inférieur à celui de la moyenne Européenne. Les employeurs n’y sont pas étrangers.

Encore un rapport sur l’emploi des seniors… Le sujet n’est pas nouveau. Mais il reste d’actualité, comme le rappelle le rapport remis hier par Sophie Bellon (du groupe Sodexo) et dont l’avait chargé le Premier ministre.

En France, le taux d’emploi des 55-64 ans n’est que de 52 % contre 59 % en moyenne dans l’Union européenne. Aux extrêmes, l’Islande, où 80 % des seniors travaillent, et le Luxembourg, où ils sont moins de 40 %.

Trop peu de seniors au travail, cela veut dire trop d’entre eux chez Pôle emploi. Ce n’est bon ni pour les intéressés, ni pour le financement des retraites (la seule cotisation prélevée sur l’allocation-chômage finance la retraite complémentaire et non le régime de base).

Ce n’est évidemment pas un hasard si le sujet revient à l’ordre du jour alors que l’État, le patronat et les syndicats, planchent sur le financement de la future caisse nationale de retraite universelle (CRNU).

Le rapport Bellon rappelle au passage que les mesures qui ont le plus développé l’emploi des seniors ont successivement été le report de 60 à 62 ans de l’âge l’égale de départ en retraite, ainsi que l’allongement de 40 à 41 puis 43 trimestres cotisés. Le report de l’âge du taux plein, quelle qu’en soit la modalité, est l’option défendue par le patronat (report de l’âge légal) et du gouvernement (âge d’équilibre).

Des situations inégales selon l’âge et la formation

À l’intérieur des statistiques moyennes, des disparités. Du fait de l’âge : les plus jeunes des seniors (50-54 ans) sont employés à 80 % mais ceux de 60-64 ans, pour un tiers seulement. Du fait de la formation : ne travaillent que 37 % des seniors sans formation, alors que le pourcentage est double pour ceux qui ont fait des études supérieures.

Comme c’était sa finalité, le rapport dresse une liste de solutions, déjà connues, pour améliorer la situation : davantage de formation continue, d’adaptation aux postes de travail, de prévention de l’usure au travail… Il relève tout de même, au détour d’un paragraphe, un travers majeur et déjà identifié il y a plus de vingt ans : les entreprises mettent volontiers leurs salariés de 59 ans en préretraite déguisée, aux frais de Pôle Emploi.

La « bosse » des 59 ans

Le régime du chômage le facilite. D’une part, la dégressivité des allocations cesse à partir de 57 ans. D’autre part, passé 55 ans, les allocations-chômage sont versées sur la durée maximale de 36 mois. Si l’on décompte 36 mois de l’âge de départ en retraite légal de 62 ans, on arrive à cet âge de 59 ans.

Auquel correspond une « bosse » statistique, mise en évidence par le rapport Bellon. Le Medef, qui se déclare prêt à se mobiliser pour l’emploi des seniors, au prix de quelques aides allégeant le coût des salariés les plus âgés, aura déjà fort à faire pour dissuader ses adhérents d’alléger leur masse salariale aux frais de l’assurance chômage.

Des situations inégales selon l’âge et la formation

À l’intérieur des statistiques moyennes, des disparités. Du fait de l’âge : les plus jeunes des seniors (50-54 ans) sont employés à 80 % mais ceux de 60-64 ans, pour un tiers seulement. Du fait de la formation : ne travaillent que 37 % des seniors sans formation, alors que le pourcentage est double pour ceux qui ont fait des études supérieures.

Comme c’était sa finalité, le rapport dresse une liste de solutions, déjà connues, pour améliorer la situation : davantage de formation continue, d’adaptation aux postes de travail, de prévention de l’usure au travail… Il relève tout de même, au détour d’un paragraphe, un travers majeur et déjà identifié il y a plus de vingt ans : les entreprises mettent volontiers leurs salariés de 59 ans en préretraite déguisée, aux frais de Pôle Emploi.

La « bosse » des 59 ans

Le régime du chômage le facilite. D’une part, la dégressivité des allocations cesse à partir de 57 ans. D’autre part, passé 55 ans, les allocations-chômage sont versées sur la durée maximale de 36 mois. Si l’on décompte 36 mois de l’âge de départ en retraite légal de 62 ans, on arrive à cet âge de 59 ans.

Auquel correspond une « bosse » statistique, mise en évidence par le rapport Bellon. Le Medef, qui se déclare prêt à se mobiliser pour l’emploi des seniors, au prix de quelques aides allégeant le coût des salariés les plus âgés, aura déjà fort à faire pour dissuader ses adhérents d’alléger leur masse salariale aux frais de l’assurance chômage.

Source OUEST FRANCE.

Caen. Pour lutter contre la solitude, le concept de résidence seniors…

Ouverte depuis le 22 avril 2019, la résidence pour seniors Les Robes d’Airain, rue Docteur-Tillaux, a été officiellement inaugurée ce lundi 20 janvier 2020.

Autonomes, les résidents y vivent en toute indépendance et bénéficient de nombreux services adaptés.

La résidence pour seniors Les Robes d’Airain compte 114 appartements, répartis sur quatre étages.

Les Robes d’Airain, 101e résidence Domitys

Inaugurée lundi 20 janvier 2020, cette résidence pour seniors a ouvert ses portes le 22 avril 2019. Elle accueille d’ores et déjà 62 résidents, âgés de 60 à 94 ans. Tous sont retraités ou sans activité professionnelle. « Nous souhaitons qu’ils vivent sur le même rythme, c’est pourquoi il n’est pas envisageable de compter des résidents qui seraient absents chaque jour, du matin au soir », signale Fanny Guyomard, directrice de l’établissement.

Une résidence pour seniors et non pas une maison de retraite

Vingt-deux salariés veillent au bien-être des résidents en cuisine, à l’accueil ou encore à l’animation. Parmi eux, aucun représentant du corps médical. « La résidence n’est pas médicalisée, mais nous travaillons en lien avec tous les acteurs de santé du quartier. De plus, les intervenants peuvent venir visiter leurs patients et utiliser les équipements à disposition, comme la salle de sport pour les kinésithérapeutes. »

À noter, l’ouverture d’un pôle de santé face à la résidence, prévue au plus tard en 2022.

Des locaux modernes et fonctionnels

Financée par un consortium d’investisseurs, la résidence Les Robes d’Airain représente un investissement de 11 millions d’euros. Construite en U, elle est composée de deux bâtiments basse consommation, de part et d’autre d’un rez-de-chaussée de 800 m². Un parking de 80 places occupe le sous-sol.

« La résidence est conçue pour être accessible aux personnes à mobilité réduite. » Elle compte 114 appartements, allant du studio de 28 m² au T3 de 63 m², disposant tous d’un balcon, d’une terrasse ou d’une loggia. « Il y a également une dizaine de logements dédiés à des séjours temporaires d’environ une ou deux semaines. Cela permet de faire découvrir le concept. »

Tous les appartements de la résidence disposent d’un balcon, d’une terrasse ou d’une loggia. Ici, le salon d’un logement T3.

Espaces de détente, de convivialité et animations

Les Robes d’Airain disposent de nombreux équipements, tels qu’une piscine, un sauna, une salle de relaxation avec lit hydromassant, une salle de sport, un salon de coiffure, une salle d’esthétique… Mais également d’espaces de convivialité : restaurant, salon, bibliothèque…

« Tout est pensé pour lutter contre la solitude, se réjouit Danièle Évenou, marraine des résidences Domitys. Il y a même un bar ! »

Danièle Évenou, ici en compagnie de Joël Bruneau, est la marraine des résidences Domitys.

Yoga, chorale, gymnastique douce, aquagym, sorties culturelles, activités faisant appel à la mémoire, navettes pour emmener les résidents au marché ou à la messe : plus de 50 animations sont proposées chaque mois.

Montant du loyer : entre 1 000 et 2 000 € par mois, hors options

« Les loyers sont fonction de la superficie de l’appartement, son exposition et sa proximité avec les ascenseurs. Comme dans l’immobilier classique, les résidents signent un bail de location meublé et doivent respecter un préavis avant de quitter la résidence », souligne Hortense Picaud, conseillère coordinatrice.

Les loyers annoncés vont de 1 000 à 2 000 € par mois. Des services optionnels, facturés en sus, sont proposés comme la restauration, le ménage et la blanchisserie ou l’assistance d’urgence et la coordination médicale.

Source OUEST FRANCE.

Sécurité routière : en Haute-Saône, des ateliers pour remettre les seniors à niveau…

À Mailley-et-Chazelot, en Haute-Saône, les conducteurs de plus de 60 ans peuvent bénéficier d’ateliers pour faire le point sur leur conduite.

L’objectif de ces six séances : gagner en vigilance, en attention et en confiance.

Monique Bertrand, 76 ans, participe aux ateliers " seniors, restez mobiles" proposés par la prévention routière. / © P. Arbez

“À Mailley et Chazelot, il n’y a rien, il n’y a pas de commerces, on est à 20 km de Vesoul ! La voiture, pour moi, c’est indispensable”, confie Monique Bertrand. À 76 ans, la grand-mère veut continuer à sillonner la région “pour aller faire les courses, voir les petits-enfants”.  “Mon mari ne conduit plus, alors c’est moi qui prends le volant”. 

Mais comment faire lorsque les années passent, que les réflexes diminuent et que les peurs augmentent ? “Je ne suis pas à l’aise à l’entrée des grandes villes, quand il y a beaucoup de voitures, par exemple. J’évite aussi de conduire sur l’autoroute, ou à la tombée de la nuit”, témoigne Monique.

Pour reprendre confiance en soi et prendre conscience de ses limites, la prévention routière a mis en place des ateliers thématiques. En Haute-Saône, une quinzaine de participants, tous retraités âgés de plus de 60 ans, ont pu en bénéficier pour 20 euros.

La prévention routière a développé un partenariat avec l’Asept, association qui lutte contre la perte d’autonomie et l’isolement des personnes âgées. Pour Cellia Lebeuf, responsable du pôle Bien vieillir de l’association, la conduite est synonyme de liberté.

“Conduire, c’est se déplacer pour faire ses activités, vivre son quotidien. Quand une personne ne s’autorise plus à conduire, on sait que c’est une personne qui va se priver d’une certaine liberté, elle va se priver d’autonomie, s’exclure de contacts.”

Les six séances de deux heures se déclinent en plusieurs thématiques. “On travaille sur le code de la route, on revoit les nouveaux panneaux de signalisation” explique Xavier Gignet, le directeur départemental de la Prévention Routière. Il faut dire qu’en l’espace de quelques années, beaucoup de choses ont changé. “Quand ces personnes ont passé leur permis, il n’y avait pas de ronds-points, de voitures automatiques ou de trottinettes électriques !’. 

Un simulateur quatre roues permet aux conducteurs de plus de 60 ans de tester plusieurs situations à risques et de mesurer leur temps de réaction. / © P. Arbez

Les ateliers permettent également aux seniors de tester leur vision, leurs réflexes, leur audition. L’objectif est de “continuer à conduire le plus longtemps possible en toute sécurité” en prenant conscience de ses limites : temps de réaction parfois plus long, difficulté à vérifier les angles morts, manque de concentration.

Source FR3.

 

Colmar : une femme soupçonnée d’avoir soutiré plus de 360.000 euros à un nonagénaire…

Une femme de 46 ans a été interpellée pour abus de faiblesse à Colmar.

Durant sept ans, elle aurait soutiré plus de 360.000 euros à un homme âgé de 97 ans.

Elle l’a rencontré en 2012.

A l’époque, elle tenait un salon de massage dans la cité de Bartholdi.

Colmar : une femme soupçonnée d'avoir soutiré plus de 360.000 euros à un nonagénaire. Illustration police

Une femme de 46 ans a été  interpellée ce lundi matin par les policiers de la brigade de sûreté urbaine de Colmar, pour abus de faiblesse.

Elles est soupçonnée d’avoir soutiré pendant sept ans, plus de 360.000 euros à homme aujourd’hui âgé de 97 ans. Il y aurait eu plus de 200 virements au profit de la quadragénaire. Elle l’avait rencontré à Colmar en 2012, dans le salon de massage, qu’elle avait ouvert à l’époque.

Le nonagénaire la considérait un peu comme sa fille, des dons de “bon cœur “selon la suspecte

C’est l’établissement bancaire de la victime qui a donné l’alerte en fin d’année dernière , à cause de la fermeture du compte jugée suspecte .

La femme avait sa vie partagée entre l’Île Maurice et Colmar. Elle a été interpellée lors de son retour de l’île Maurice, dont elle est originaire .

Il la considérait un peu comme sa fille, elle a parlé aux enquêteurs de dons de “bon cœur” . Selon les enquêteurs en revanche, elle avait trouvé une vraie poule aux œufs d’or.

Elle a été présentée au parquet de Colmar, ce mardi après-midi.

Elle a été placée sous contrôle judiciaire et sera jugée en mai devant le tribunal correctionnel, a précisé la Procureure de la République de Colmar, Catherine Sorita-Minard.

Le nonagénaire a été placé sous tutelle, dès la découverte des faits.

Source FRANCE BLEU.

Elles ont presque 70 ans et s’affrontent sur le terrain : l’incroyable histoire des “Mamies Foot”…

Elles avaient joué contre l’équipe senior d’Afrique du Sud cet été.

Les mamies foot françaises sont toujours très actives.

Deux d’entre elles habitent à Pont-Aven et ont créé une association pour promouvoir le football féminin et à tout âge.

Marie-France et Edith. Elles ont presque 70 ans et s'affrontent sur le terrain : l'incroyable histoire des "Mamies Foot"

Leur incroyable histoire avait fait le tour du web. En juin dernier, avait lieu en France la Coupe du monde féminine de football. A cette occasion, les célèbres mamies footeuses d’Afrique du Sud avaient demandé à jouer contre une équipe de leur âge dans le pays organisateur. A cette occasion, le groupe Les Senioriales, qui gère 86 résidences seniors en France, décide de sonder ses résidentes pour constituer une équipe de football. Douze femmes répondent à l’appel, elles ont entre 56 et 84 ans. Elles viennent de partout en France, de Montélimar à Saint-Gilles en passant par Lucé.

L'équipe des "Mamies Foot" française

“Un moment inoubliable”

Deux d’entres elles sont originaires de Pont-Aven : Marie-France et Edith, 57 et 69 ans. Elles l’avouent elles-même : “On n’avait jamais tapé dans un ballon de football“. Elles ont un mois et demi pour se refaire une santé et une certaine forme physique. “Pas facile quand on sait qu’au début, je ne pouvais même pas courir 50 mètres“, avoue Marie-France. Les deux femmes ne se découragent pas et s’entraînent du mieux qu’elles peuvent.

Quand vient le moment du match, à Saint-Etienne, les “Mamies Foot” françaises perdent 10-0 mais qu’importe le résultat, les deux bretonnes préfèrent se souvenir de leurs inoubliables collègues sud-africaines. “Les rencontrer, ce fut une vraie leçon de vie. Elles ont vécu l’apartheid, les années SIDA et élèvent elles-même leurs petits-enfants“, racontent les deux femmes, “elles dansent, chantent et ont une pêche d’enfer, c’était tellement inspirant“.

“Un moment inoubliable”

Deux d’entres elles sont originaires de Pont-Aven : Marie-France et Edith, 57 et 69 ans. Elles l’avouent elles-même : “On n’avait jamais tapé dans un ballon de football“. Elles ont un mois et demi pour se refaire une santé et une certaine forme physique. “Pas facile quand on sait qu’au début, je ne pouvais même pas courir 50 mètres“, avoue Marie-France. Les deux femmes ne se découragent pas et s’entraînent du mieux qu’elles peuvent.

Les "Mamies Foot" contre l'équipe de mamies d'Afrique du Sud

Quand vient le moment du match, à Saint-Etienne, les “Mamies Foot” françaises perdent 10-0 mais qu’importe le résultat, les deux bretonnes préfèrent se souvenir de leurs inoubliables collègues sud-africaines. “Les rencontrer, ce fut une vraie leçon de vie. Elles ont vécu l’apartheid, les années SIDA et élèvent elles-même leurs petits-enfants“, racontent les deux femmes, “elles dansent, chantent et ont une pêche d’enfer, c’était tellement inspirant“.

Aujourd’hui, elle aimerait promouvoir son association pour montrer ce qu’une pratique sportive à plus de 50 ans peut apporter, “beaucoup de bien-être et de bonheur“. Avec “Footeuses à tout âge”, elle a fondé une équipe dont l’agenda sportif est déjà bien rempli. Le 22 février prochain, Marie-France devrait revenir à Saint-Etienne. Elle et ses collègues auront l’opportunité d‘animer la mi-temps du match Saint-Etienne – Stade de Reims en Ligue 1. Viendront ensuite des rencontres sportives à Cannes, en Espagne, en Italie. En 2021, les “Mamies Foot” des débuts pourraient s’envoler en Afrique du Sud pour disputer la Coupe du monde de foot des mamies, organisées par leurs premières adversaires.

Source FRANCE BLEU.

 

“Déménager ici a changé ma vie” : un “village des aînés” construit pour les personnes âgées à Andouillé…

Pour permettre aux personnes âgées de rester dans la commune et de retarder leur départ en maison de retraite, la mairie d’Andouillé construit un “village des aînés”.

En tout, vingt-cinq logements sociaux. Ce lotissement mise tout sur l’accessibilité et l’intergénérationnel.

Hélène, 82 ans, a déménagé dans un trois-pièces il y a deux ans.

Repousser le départ en Ehpad, ces maisons de retraite médicalisées pour personnes âgées, c’est le but de la mairie d’Andouillé, au nord de Laval (Mayenne). Elle est en train de construire, avec Méduane Habitat, un “village des aînés” juste à côté du centre-bourg. En tout, d’ici fin 2020, vingt-cinq logements sociaux sortiront de terre. La première phase du chantier est terminée depuis deux ans. Dix logements sont déjà habités par deux couples et huit femmes seules.

Mieux qu’une maison de retraite”

“Il y avait un manque sur notre commune. Les personnes âgées qui habitaient des logements isolés ou difficiles d’accès, avec des marches par exemple, n’avaient pas d’autre choix que l’Ehpad. Notre but est de les garder le plus longtemps possible au sein de la commune, tant qu’elles sont autonomes”, explique le maire Bertrand Lemaître.

Des logements accessibles

Pour Yvonne, 86 ans et son mari Henri, 96 ans, déménager dans ce lotissement a "changé leur vie". - Radio France

A l’intérieur, tout est donc pensé pour faciliter les déplacements : maisons de plein-pied, grandes portes pour permettre l’accès des fauteuils roulants, douche accessible, etc. “Ça nous change la vie !”, sourit Yvonne, 86 ans. Avant de déménager dans ce lotissement il y a deux ans avec son mari Henri, 96 ans, ces agriculteurs à la retraite habitaient dans leur ferme. “C’est mieux ici, on fatiguait là-bas. Ça devenait compliqué vu nos âges pour se déplacer. Ici, on est entourés alors qu’avant on était tout seul, sans voisins. Ici, c’est mieux qu’une maison de retraite, parce qu’on est encore valides !”

Rompre l’isolement

Hélène, 82 ans, dispose d’un trois-pièces : “Je me sens bien ici, et en plus on a tout à côté : la maison de santé, la pharmacie, le Carrefour…” Le lotissement est en effet situé à cinq minutes à pied du centre-bourg.

Des T2 et des T3, avec ou sans garage, sont proposés à la location. - Radio France

Hélène apprécie également la salle commune installée au centre du village. Myriam Février, une salariée de la mairie, y organise toutes les après-midi des animations, jeux de société, jeux de mémoire ou activités manuelles : “Ce sont essentiellement des personnes seules. Les après-midi et soirées d’hiver peuvent paraître longs pour elles. Je suis heureuse de les voir arriver, certaines viennent même avant l’heure. C’est un lieu d’échange et de convivialité.”

Myriam Février assure également un service de portage de repas à domicile pour aider ceux qui le souhaitent, à l’intérieur du “village” ou dans le reste de la commune.

Pour la mairie et le bailleur social, ce projet dans les cartons depuis plusieurs années n’aura du sens que s’il est intergénérationnel. Vingt logements sont réservés aux personnes âgées mais cinq autres seront habités par des familles.

  • Si vous souhaitez louer un logement dans ce “village des aînés”, il est possible de s’inscrire sur liste d’attente, en contactant la mairie d’Andouillé.

Source FRANCE BLEU.

La greffe de rein avec donneurs vivants connaît un recul préoccupant…

Si le nombre de greffes a augmenté en 2019 en France, les greffes de rein avec donneurs vivants connaissent un recul, depuis plusieurs années.

Un phénomène global qui trouve notamment sa source dans les progrès de la médecine.

Les greffes d’organe avec donneur vivant connaissent un recul durable et préoccupant.

Les greffes d’organes sont reparties à la hausse en 2019, mais le nombre de greffes de rein ne s’améliore que faiblement, et le recul des greffes de rein avec donneurs vivants est préoccupant, selon les autorités sanitaires et le milieu associatif, qui soulignent un réel problème de santé publique.

L’association France Transplant s’est déjà inquiétée mi-janvier de la situation, au vu des chiffres des années précédentes, estimant que le nombre de transplantations rénales stagne, loin des objectifs affichés.

Les greffes de rein déjà en baisse en 2018

Après huit années de forte hausse, l’activité de greffe d’organes, tous organes confondus, avait baissé en 2018 (-5 %) avec 5 805 greffes. L’essentiel de cette baisse provenait des greffes de rein, les plus pratiquées, qui marquaient un recul de près de 6 %, avec 3 567 greffes de reins en 2018 contre 3 782 en 2017.

« Ce qui m’inquiète le plus, c’est la baisse des donneurs vivants » qui s’est confirmée en 2019, a dit le Pr Olivier Bastien, directeur du prélèvement à l’Agence de la biomédecine, mardi lors d’une conférence de presse.

Les greffes avec donneurs vivants donnent de meilleurs résultats

Pourtant, « les résultats des greffes avec les reins provenant de donneurs vivants sont meilleurs », souligne le Pr Bastien. Un greffon rénal dure en moyenne quinze ans, pour ceux de donneurs vivants, c’est « plus 10 % ».

L’an dernier, le nombre de greffes de rein (donneurs décédés et vivants) s’est faiblement amélioré en 2019 (3 641 en 2019 contre 3 567 l’année précédente), selon des chiffres rendus publics, mardi 21 janvier. « Un nombre insuffisant », déplore l’association Renaloo, pour qui « la France peut et doit mieux faire ».

Un décrochage international

La part de celles réalisées grâce à des donneurs vivants a diminué, pour la deuxième année consécutive (611 en 2017, 541 en 2018 et 508 en 2019). « De nombreux pays, ont eu ce décrochage », en particulier en Norvège et aux États-Unis à la suite de publications identifiant un risque extrêmement faible à très très long terme d’insuffisance rénale, explique le Pr Bastien.

Un risque qui n’est pas observé en France où les donneurs vivants ont droit à une visite gratuite à vie de suivi médical et de prévention, précise-t-il. Une information très amont des proches, une incitation des équipes et la formation des chirurgiens sont de nature à impulser cette activité, selon lui.

Il y a eu l’an dernier « au moins 5 897 greffes en 2019 (tous organes confondus), soit 92 greffes de plus qu’en 2018 », correspondant à une hausse de 1,6 %, selon l’agence chargée de superviser les prélèvements et les transplantations.

AVC mieux soignés, patients en mort cérébrale moins nombreux

La majorité des greffes repose, tous organes confondus, sur les donneurs en état de mort cérébrale, dont le nombre diminue avec les progrès de la médecine, notamment dans le domaine des AVC. En 2019, ces donneurs étaient 1 729 (contre 1 743 en 2018).

Aux États-Unis, ce nombre a moins reculé en raison de la crise des opioïdes : 14 % des prélèvements sur des personnes en état de mort encéphalique proviennent de décès par opioïdes, a relevé le spécialiste.

Par ailleurs, 459 greffes ont pu être faites grâce à un don de type « Maastricht III » (contre 281 en 2018soit + 63 %). Ce type de prélèvement concerne des donneurs décédés d’un arrêt cardiaque à la suite d’un arrêt programmé des traitements en raison de la gravité de leur état (lésions irréversibles du cerveau, après un accident cardiaque ou une noyade, par exemple).

Objectif 7 000 greffes fin 2021

La France atteindra-t-elle l’objectif du plan greffe 3 (2017-2021) de dépasser les 7 000 greffes, tous organes confondus, fin 2021 ?

« C’est vrai que cela va être difficile », admet le Pr Bastien. Mais il espère l’atteindre ou s’en approcher avec la relance des donneurs vivants et la poursuite du développement des prélèvements Maastricht III.

Pour l’association Renaloo « l’atteinte des objectifs semble désormais improbable » en particulier l’objectif de 1 000 greffes de rein avec donneurs vivants.

La baisse n’était pas liée aux refus de prélèvement d’organes dans la population puisque ces derniers restent stables depuis plusieurs années (30 % à 30,5 %).

Source OUEST FRANCE.

L’eau pétillante est-elle bonne pour la santé ?…

Bien s’hydrater, tout au long de la journée, c’est essentiel.

Et pour changer de l’eau plate, on peut se laisser tenter par de l’eau gazeuse. On se dit que c’est aussi bon que de l’eau normale, après tout…

Mais ce n’est pas tout à fait vrai.

L’eau pétillante est-elle bonne pour la santé ?

Pour nombre d’entre nous, le début d’une nouvelle année est le moment de prendre de nouvelles résolutions en matière de santé, qu’il s’agisse de manger plus de légumes, de consommer moins de sucre ou de boire plus d’eau.

Il est essentiel de s’hydrater pour s’assurer du bon fonctionnement du corps, telles que la régulation de la température, le transport des nutriments et l’élimination des déchets. L’eau agit même comme lubrifiant et amortisseur de chocs pour les articulations.

Mais même si la plupart des gens savent qu’ils devraient boire plus d’eau, cela peut être un peu ennuyeux. Alors, que dire de l’eau gazeuse comme option pour égayer un peu les choses ? Après tout, l’eau gazeuse est aussi bonne que l’eau normale, n’est-ce pas ?

Pas tout à fait.

Fluides gazeux

L’eau pétillante est obtenue en infusant de l’eau avec du dioxyde de carbone. Cela produit de l’acide carbonique avec un pH faiblement acide (soit entre trois et quatre). Cette sensation agréable dans la bouche que vous ressentez après avoir bu une boisson gazeuse est en fait l’activation chimique des récepteurs de la douleur sur votre langue. Elle réagit à cet acide, lui conférant un goût plus prononcé.

Et voici une partie du problème, car l’acide contenu dans les boissons peut nuire à nos dents.

La couche extérieure de nos dents, l’émail, est la substance la plus dure et la plus minéralisée de l’organisme. Il est composé d’un minéral appelé hydroxyapatite qui contient du calcium et du phosphate, tout comme la salive, principalement composée d’eau.

Il y a généralement un équilibre entre les minéraux des dents et ceux de la salive. La bouche et la salive ont normalement (un pH de six à sept), mais lorsque ce pH tombe en dessous de cinq et demi, les molécules de calcium et de phosphate s’échappent des dents et se mélangent à la salive. Cela peut se produire en raison de l’acide carbonique présent dans les boissons gazeuses.

Mauvais pour les dents ?

Cette déminéralisation crée de minuscules pores dans le minéral de la dent. L’émail commence à se dissoudre. Au début, les pores sont microscopiques et peuvent encore être bouchés en y remettant du calcium ou du phosphate, ou en remplaçant le calcium par du fluorure – c’est ainsi que le fluorure dans le dentifrice agit pour protéger les dents. Mais une fois que la quantité de minéraux perdus atteint un certain niveau, les pores ne peuvent plus être bouchés et le tissu dentaire est perdu pour de bon.

L’eau pétillante est-elle bonne pour la santé ?

Si les dents sont fréquemment baignées dans l’acide des boissons gazeuses, plus de minéraux peuvent être dissous que réintégrés. Il y a donc plus de risque d’usure ou d’érosion des dents.

Ainsi, bien que l’eau gazeuse ordinaire soit meilleure pour les dents que les sodas aromatisés (diététiques ou ordinaires) qui ont un pH plus faible, l’eau plate est la meilleure – elle a un pH d’environ sept. Soit dit en passant, le club soda n’est pas seulement gazeux, mais il contient aussi des « minéraux » ajoutés pour la saveur. Ceux-ci peuvent inclure du sodium, donc si vous surveillez votre consommation de sel, vous devez également en tenir compte.

Eau pure

Il convient également de souligner que l’eau gazeuse n’est pas un coupe-faim. Malgré ce que vous pouvez lire en ligne, il n’y a pas de preuves scientifiques solides qui suggèrent que boire de l’eau gazeuse vous fera vous sentir plus rassasié ou réduira votre appétit. Oui, le fait de boire de l’eau gazeuse remplira votre estomac (ce qui vous fera probablement roter aussi !), mais elle ne restera pas dans votre estomac plus longtemps que l’eau plate.

Même lorsque l’eau gazeuse est bue en même temps que les aliments ou les repas, il n’y a pas de différence dans la vitesse à laquelle l’estomac se vide par rapport à l’eau plate. Sur le plan scientifique, il est difficile de mesurer la faim et la plénitude, ce qui signifie que les études qui s’y rapportent sont basées sur les sentiments personnels des gens ou influencées par eux – et naturellement, nous sommes tous très différents.

L’eau pétillante est-elle bonne pour la santé ?

En fait, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, qui fournit des conseils scientifiques indépendants sur la sécurité alimentaire, n’approuve aucune allégation de santé liée aux aliments ou aux boissons qui augmenteraient la satiété.

La quantité idéale d’eau à consommer varie d’un expert à l’autre, mais en général, on suggère que les femmes doivent boire en moyenne 2,7 litres de liquide par jour et les hommes, 3,7 litres. Le nouveau Guide alimentaire canadien suggère de faire de l’eau votre boisson de choix.

En plus de l’eau, cela peut aussi inclure du lait à faible teneur en gras et des boissons sans sucre, ainsi que du thé et du café. L’eau est un choix sain et bon marché pour étancher votre soif à tout moment. Elle n’est pas calorique, est gratuite et ne contient pas de sucres qui peuvent endommager les dents – contrairement à la myriade de boissons sportives, énergétiques et gazeuses qui inondent les rayons des supermarchés.

Bien sûr, si vous échangez des boissons gazeuses sucrées avec de l’eau pétillante, c’est un pas dans la bonne direction. En effet, on estime que les boissons gazeuses contribuent à environ 25 pour cent de l’apport en sucre chez les adultes et qu’elles augmentent l’acidité buccale. La plupart des eaux pétillantes ne contiennent pas de sucre ajouté, bien que certaines en contiennent, alors lisez toujours l’étiquette.

Ainsi, lorsqu’il s’agit d’essayer d’augmenter votre consommation de liquides, l’eau plate est toujours l’option préférée. Mais si un verre d’eau n’est pas vraiment votre truc, l’eau gazeuse peut vous aider à rester hydraté et être une alternative savoureuse à l’eau ordinaire. Soyez simplement conscient de la fréquence à laquelle vous la buvez pour votre santé dentaire.

La version originale de cet article a été publiée dans The Conversation.

Source OUEST FRANCE.

Narbonne. Des drones pour survoler les handicaps…

Concept évasion, est une coopérative audoise, proposant des visites touristiques par drone.

Depuis plus de deux ans, Audrey Jubillar et Aurélien Leroy s’engagent pour rendre le secteur touristique accessible aux personnes à mobilité réduite grâce à la réalité virtuelle.

Frédéric, Audrey et Aurélien présentent leur concept qu’ils développent au sein d’Innoveum à Narbonne.

Pour Audrey et Aurélien l’objectif est simple : l’équité. Permette aux personnes à mobilité réduite de profiter d’une visite touristique comme tout le monde. On est deux randonneurs, et ça nous fendait le cœur de voir qu’il y avait des enfants qui ne pouvaient pas faire comme nous. On s’est rendu compte qu’il y avait un problème. On a voulu apporter un système d’équité, la solution numérique apporte un équilibre de force qui permet à tout le monde de faire la même activité assure Aurélien. En Occitanie, 85 % du territoire se situe en zone de handicap naturel. Face à ce constat, l’idée de faire visiter des sites touristiques à travers un casque de réalité virtuelle, permettait à toutes les personnes en situation de handicap de profiter du paysage. On avait envie de rendre accessible les sites touristiques pour les personnes empêchés, qui représentent 40 % de la population affirme Audrey. Ces animations permettent donc aux bénéficiaires de visiter un lieu, en autonomie, en prenant le contrôle d’un drone professionnel, par simple mouvement de la tête. Les visiteurs peuvent donc découvrir le patrimoine occitan, sans se contraindre à des limites physiques.

En mai prochain, Concept évasion devrait commercialiser un voyage interactif à 360°, projetés dans des visiocasques. Une solution permettant de vivre une expérience sans limites, comme si on y était réellement. On fait des animations sur place avec les drones, seulement on ne peut pas y être tout le temps. Les gens étaient frustrés de ne pas pouvoir revivre l’expérience. On a donc décidé de créer une application permettant au site touristique d’avoir un casque sur place et toute l’année explique Aurélien. C’est un produit construit avec le site touristique, donc totalement personnalisable et autonome ajoute Audrey. Ramener le tourisme dans les terres, apporter une accessibilité tout en dynamisant le marché, mettre l’accent sur l’équité, les objectifs de Concept Evasion sont clairs.

Source LA DEPÊCHE.