Alsace : une association de parents aide au recrutement d’assistants de vie scolaire (AVS)…

Chaque année de nombreux parents d’enfants en situation de handicap se demandent si leur enfant aura un assistant de vie scolaire à la rentrée.

A Brumath, dans le Bas-Rhin, une association de parents a décidé de lancer un appel à candidatures, pour donner un coup de pouce au recrutement.

Qui aidera Eve à la rentrée ? Joëlle Suss cherche dans son réseau des mamans intéressées par le métier d'assistant de vie scolaire (avs) pour la rentrée 2020

Chaque année, c’est le dilemme pour certains parents : leur dossier sera-t-il accepté par la Maison départementale des handicapés (MDPH)? Et si le handicap de leur enfant est reconnu, aura-t-il droit à un assistant de vie scolaire (AVS) ? Chaque étape met parfois plusieurs mois, et le parcours  n’est pas simple pour ces familles.

La présidente de la Fédération des conseils de parents d’élèves du Bas-Rhin (FCPE) de Brumath, Joëlle Suss, a décidé de leur donner un coup de main. Il y a trois ans, elle avait bénévolement aidé au recrutement d’AVS (officiellement appelés désormais AESH, accompagnants des élèves en situation de handicap). Grâce à son réseau de parents d’élèves sur Brumath et ses environs, et via Facebook, elle a aidé à trouver des candidats. Cette année, elle a réactivé son réseau une nouvelle fois, dès qu’elle a su qu’il manquait beaucoup d’AVS dans son secteur.

Joëlle Suss a lancé un appel à candidature le 1er juillet dans ce post Facebook, partagé 54 fois.

Depuis, elle a été contactée par beaucoup de personnes. Elle a aussi fait marcher le bouche-à-oreille, parmi les parents d’élèves qu’elle cotoie. “J’ai un grand réseau de parents, et parfois ça intéresse une maman, qui souhaite retravailler tout en restant disponible pour ses enfants. Ce genre de postes correspond très bien à ces mamans, et ce ne sont pas forcément des personnes qui vont s’inscrire à Pôle Emploi.” Le salaire est de 700 euros à 900 euros maximum, puisque ce sont sont des contrats de 24 à 28 heures par semaine généralement.

Le référents AVS du secteur concerné reçoit finalement les candidatures et organise les entretiens d’embauches pour l’académie de Strasbourg. Le niveau bac est requis, et une formation est prévue. Chaque année, 2000 à 3000 AVS sont recrutés dans les écoles, collèges et lycées du Bas-Rhin. Mais de nombreux enfants doivent finalement être déscolarisés par manque d’AVS ou continuent leur scolarité dans des conditions difficiles, qui peut les mener à l’échec.

Eve a 11 ans, elle passe en 6e en septembre prochain. “Elle est multi-dys“, explique Marion Lasbroas, sa maman : elle cumule dyslexie, dysgraphie, dysorthographie et dyscalculie, un handicap reconnu depuis décembre 2019. “Elle n’a pas pu avoir une AVS en cours d’année, alors que pourtant elle y avait droit. On espère vraiment que pour son passage au collège, elle en aura un. Heureusement, sa maîtresse de CM2 a été très à l’écoute de ses problèmes, elle s’est même formée pour pouvoir comprendre son handicap et l’aider. Grâce à elle, Eve aime apprendre et n’a pas été dégoûtée de l’école, l’année s’est très bien passée.

Marion Lasbroas espère que sa grande fille pourra avoir une AVS à la rentrée

Au quotidien, une page d’exercices de français se passe ainsi : Marion aide sa fille à comprendre et à bien lire les questions. Puis, Eve écrit les réponses. Au bout de quelques lignes, la petite fille tend le crayon à sa maman pour qu’elle continue d’écrire à sa place. Elle lit ensuite chaque question et y répond à l’oral, et Marion écrit les réponses sous sa dictée, en s’assurant bien qu’elle a compris et qu’elle connaît l’orthographe des mots.

Eve parle sans problème de son handicap. Elle est heureuse d’aller au collège et elle espère qu’elle pourra compter sur une AVS pour l’aider. “Parfois j’ai mal aux mains, et même si je fais des étirement ça peut rester pendant 20 minutes“, explique-t-elle. “Quand je regarde les phrases à écrire, on dirait une montagne pour moi, donc c’est assez dur. Et pour la lecture, je dois d’abord lire dans ma tête, avant de lire à voix haute. Mais personne ne connaît ma technique, donc la prof ne comprend pas et passe à un autre élève.”

Une AVS pourrait prendre en note ses réponses et l’aider à se concentrer sur ses apprentissages. Eve est aussi en train d’apprendre à taper sur un clavier d’ordinateur, ce qui pourrait l’aider dans quelques années pour la prise de note. L’aide d’une AVS permet à certains de ces enfants d’accéder à l’autonomie en fin de scolarité.

Pour devenir AVS, sur Brumath ou environ, n’hésitez pas à contacter Joëlle Suss, FCPE : joelle.suss@fcpebrumath.fr. D’autre associations de parents d’élèves se mobilisent aussi pour relayer l’appel à candidature.

Source FR3.

Régression, troubles du sommeil, colères… Les enfants (aussi) ont beaucoup souffert du confinement…

PARENTS Certains enfants ont développé des troubles du langage, du sommeil ou de l’alimentation après le confinement, une période pas simple pour eux.

Régression, troubles du sommeil, colères… Les enfants (aussi) ont beaucoup souffert du confinement

  • Quel va être l’impact de ces deux mois sans amis, sans sortie et sans grands-parents en vase clos sur des enfants en pleine construction ? Il est bien trop tôt pour le savoir.
  • Mais déjà, certains ont développé des troubles variés pendant ou après le confinement, qui inquiètent parfois les parents.
  • Pour assurer une rentrée en toute sérénité, les médecins conseillent aux parents de ne pas sous-estimer ces petits symptômes.

Un bégaiement qui apparaît, le pipi au lit qui revient, une phobie de sortir qui s’installe… Autant de petits signaux que beaucoup de parents ont remarqué pendant ou après le confinement chez leurs enfants. Et auxquels il faut prêter attention.

C’est le message que beaucoup de pédiatres et psychiatres. Car le confinement a rimé avec emmerdements pour bien des parents, et avec troubles du comportement chez certains enfants.

« Même dans nos bras, il demandait les bras ! »

« Au bout de dix nuits blanches et de journées où mon fils était hyperactif, on n’en pouvait plus, raconte Stéphanie*, 35 ans. On essaie d’être patient, mais bon, au bout d’un moment… » Son garçon de 2 ans a commencé à parler au début de confinement. « Dès les premiers jours, il était hyperdemandeur d’apprendre des mots. Il y a eu une surstimulation à notre contact. En temps normal, c’est fatigant, mais en plus en vase clos avec ses parents, au bout de trois semaines, il avait enrichi son vocabulaire d’une centaine de mots et comptait jusqu’à dix. » Sa nervosité s’est également décuplée. Au prix de nuits sans sommeil, de demandes de contact perpétuelles et de régressions…

illustration d'un enfant qui demande un câlin.

« Même dans nos bras, il demandait les bras ! reprend Stéphanie. Et j’avais l’impression de le retrouver à 6 mois, impossible qu’il s’endorme seul. Du coup, je l’endormais dans mes bras, et dès que je le reposais, il se réveillait. C’était du délire total. » En plus de l’épuisement, la culpabilité s’invite. A bout, les parents décident de téléconsulter le 1er mai. Un véritable soulagement. « Notre pédiatre nous a expliqué que les raisons pouvaient être nombreuses : l’âge, à 2 ans, c’est le moment de la séparation, le stress du coronavirus et du confinement, la surstimulation… Il nous a prescrit un sirop homéopathique pour retrouver le sommeil, Quiétude, qui a bien marché. Il nous a rappelés à plus de fermeté : il s’endort dans son lit. Et on prenait notre heure de balade quotidienne, pour qu’il repose son cerveau dans la poussette. »

« Un besoin en santé mentale largement au-delà des patients qui consultent »

Une situation pas rare. Fabienne Kochert, pédiatre, a vu dès le 11 mai, coup d’envoi du déconfinement, arriver dans son cabinet beaucoup d’enfants qui avaient pris du poids ou souffraient de troubles du sommeil. « Les enfants ne sont pas la cible du Covid, mais ils ont souffert du confinement », assure la présidente de l’ Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA). Autre preuve :  une étude britannique de l’université d’Oxford sur 10.000 parents montre que les enfants de 4 à 10 ans présentaient une hausse des difficultés émotionnelles après un mois de confinement. Ce qui n’étonne pas Richard Delorme, chef de service de pédopsychiatrie à l’ hôpital Debré. « Globalement, on suit dans notre département entre 10.000 et 20.000 patients. Avec notre site pedopsydebre, on a vite atteint les 30.000 consultations et le 11 mai, on était à 600.000 visites. On a été surpris par la demande. Qui dénote d’un besoin en santé mentale largement au-delà des patients qui consultent. »

Le médecin précise que les signaux du mal-être sont très divers. « Il ne s’agit pas de troubles psychiatriques au sens strict, mais on note une augmentation des troubles alimentaires, du sommeil, de l’anxiété… Beaucoup de parents ont repéré des symptômes de faible intensité, qu’il ne faut pas ignorer : des enfants qui ont pris 5 kg, qui restaient collés à leurs parents, qui devenaient plus irritables… » Ces signaux s’installent de façon insidieuse. « Un enfant ne se réveille pas en disant qu’il est déprimé », reprend-il. Surtout à un âge où il découvre et apprivoise ses émotions, les parents doivent redoubler de vigilance s’ils constatent un changement dans son attitude.

« Accumulation des facteurs de risque »

Pas évident d’évaluer le rapport bénéfice-risque de ce confinement sur les plus jeunes. Certains paient un lourd tribut, quand l’équilibre alimentaire est chamboulé ou qu’ils sont victimes de violences familiales.

« Le 119 n’a jamais aussi bien marché, malheureusement, souffle Richard Delorme. Cela montre, à mon avis, que les défenseurs de l’enfance ne sont pas assez entendus. On est début juillet et une enquête sur le bien-être des adolescents entre 9 et 14 ans vient seulement d’être lancée, alors que le début de déconfinement est déjà loin et que les enfants vont partir en vacances. »

Or, pour lui, cette période a pu être traumatisante. Plus d’école, plus de copains, plus de grands-parents, plus de sortie… « Une enquête a montré qu’après la crise du Sras, un tiers des enfants interrogés souffrait d’un syndrome de stress post-traumatique. Ce qui est impressionnant, c’est l’accumulation des facteurs de risque. Nous avons des enfants qui aujourd’hui subissent les alertes attentat à l’école, pour certains ont vécu des attentats, un stress quotidien sur l’environnement et là, le confinement. Sans parler de la crise sociale qui va s’accentuer. »

Cet impact sur la santé psychologique, qu’on ne pourra évaluer qu’à long terme, a encouragé les pédiatres à insister pour que l’école rouvre. Même deux semaines. « C’est drôlement important de revoir les amis, de dire au revoir, ça a permis de conclure une situation, assure Richard Delorme. On serait sinon resté sur l’idée d’une crise. Et cela a permis de soulager les parents, qui pour certains étaient au bord du burn-out parental. »

« Sans ce retour à la normalité avant les grandes vacances, on aurait eu plus de complications », renchérit Fabienne Kochert. Qui craint tout de même que ces troubles soient ravivés par la rentrée. « Chez ceux qui avaient des difficultés d’apprentissage, après plusieurs mois loin de l’école, on risque d’avoir de grosses angoisses ». Mais aussi chez les enfants anxieux, d’autant qu’on ne sait pas trop comment va évoluer le Covid à l’automne. « Il y a eu beaucoup d’ordres et de contre-ordres pour la population générale, mais aussi concernant les enfants. Certains ont développé une peur du monde extérieur. »

Comment aider ces enfants perturbés ?

Les grandes vacances devraient permettre d’apaiser angoisses et tensions. Mais si elles perdurent, « il est important de rétablir le dialogue, de les rassurer, d’en parler avec les grands-parents, ce qui permet de décaler les conflits, d’aborder la question de la souffrance, liste Richard Delorme. Et de remettre de la joie et de la spontanéité dans le quotidien. » Mais aussi de se reposer, car « des parents qui vont bien, ce sont des enfants qui vont mieux. Je pense que l’objectif des vacances, c’est que les parents prennent du temps pour eux ». « Et de reprendre le rythme, avoir des journées bien organisées, fixer un cadre ferme, mais bienveillant », conseille Fabienne Kochert.

Deuxième réflexe : « il faut voir pourquoi l’enfant ne va pas bien », insiste-t-elle. Si les parents s’interrogent, deux sites peuvent les aider : mpedia, qui répond à certaines questions concrètes et pedopsydebré, qui propose des fiches et des tests pour évaluer les difficultés de son enfant. Et ne pas hésiter à consulter son pédiatre, son généraliste ou un psy si les troubles persistent. « On a vécu un truc dingue et je serai curieuse de voir comment les enfants s’en remettent, interroge Stéphanie. Ce n’est pas dans la culture française de demander de l’aide, c’est vu comme un échec, alors que c’est juste faire preuve d’intelligence. Beaucoup de parents n’ont pas ce réflexe, alors que c’est important dans cette période. Et même toute la vie. »

* Le prénom a été changé.

Source 20 MINUTES.

Cannabis : Des chercheurs montrent pourquoi les consommateurs ont une tendance au repli sur soi…

Le cannabis ralentirait le processus de transformation du glucose du sang en lactate, véritable carburant des neurones.

Cannabis : Des chercheurs montrent pourquoi les consommateurs ont une tendance au repli sur soi

La consommation de cannabis entraînerait bien chez certains individus une modification du comportement social. Une diminution des interactions avec l’extérieur serait notamment observée. Des scientifiques français et espagnols de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de l’université de Salamanque pensent avoir identifié chez les souris le processus cérébral à l’origine du phénomène.

Leur étude publiée dans Nature ce mercredi met notamment en lumière le rôle de récepteurs présents dans certaines cellules du système nerveux central. Le cannabis aurait provoqué un ralentissement de l’activité de ces cellules, nommées astrocytes, chez des rongeurs.

Une piste pour lutter contre les problèmes comportementaux liés au cannabis

Or, ces dernières ont notamment pour mission de transformer le glucose du sang en lactate, une substance qui alimente les neurones et leur permet de fonctionner. « La baisse de sociabilité parfois associée à la consommation de cannabis est la conséquence d’une altération du métabolisme du glucose dans le cerveau », résume Giovanni Marsicano, coresponsable de l’étude.

Les découvertes des chercheurs pourraient avoir des répercussions au-delà de l’explication du phénomène de repli sur soi. Elles offrent « de nouvelles pistes de recherche pour trouver des solutions thérapeutiques afin de pallier certains des problèmes comportementaux résultant d’une exposition au cannabis », estime le spécialiste bordelais.

Les experts entendent désormais continuer leurs travaux pour identifier les potentiels effets néfastes du cannabis. Ils souhaitent ainsi offrir un maximum d’informations aux professionnels de santé dans le cadre d’une utilisation thérapeutique de cette drogue.

Source 20 MINUTES.

Toulouse : Pourquoi 25 urgentistes du CHU veulent-ils démissionner en bloc ?…

Dans un courrier retentissant, 25 urgentistes du CHU de Toulouse annoncent leur démission parce qu’ils disent ne plus avoir les moyens d’exercer correctement.

Leur responsable assure que de nouvelles dotations vont arriver.

Toulouse : Pourquoi 25 urgentistes du CHU veulent-ils démissionner en bloc ?

  • Jeudi, dans un courrier rendu public par « Libération », 25 urgentistes du CHU de Toulouse ont annoncé pour lundi leur démission en bloc.
  • Ils dénoncent le retrait des moyens supplémentaires mis en place pour traverser la crise du Covid-19 et l’impossibilité dans laquelle ils se trouveraient d’assurer la sécurité de leurs patients.
  • La direction indique de son côté qu’une négociation de longue haleine, interrompue par la crise sanitaire, vient d’aboutir sur l’octroi de nouvelles dotations.

Un grand coup de gueule après un énorme coup de pompe. Au CHU de Toulouse, le répit ménagé par la crise sanitaire a viré à la crise tout court. Dans un courrier dévoilé jeudi dans une chronique de Libération, 25 médecins urgentistes de l’établissement – soit près d’un tiers de l’effectif – annoncent qu’ils démissionneront en bloc lundi prochain. Pas de leurs fonctions administratives, comme le font régulièrement les soignants toulousains. De leur job tout simplement. Ils vont aller voir ailleurs si les standards sont moins surchauffés et les oreilles plus réceptives.

« Nous choisissons de quitter nos fonctions dans une institution où la seule de nos revendications, celle de la sécurité de nos patients, est traitée avec le plus grand des mépris », écrivent les médecins rebelles aux prises avec « un quotidien intenable ». Et dans leur épuisement, ils se font caustiques : « Ah, ils étaient bruyants les applaudissements, tous les soirs à 20 h. Elles étaient larmoyantes, les déclarations comme quoi nous faisions un travail formidable… »

« Travailler dans la peur »

Alors qu’est-ce qui a mis le feu aux poudres ? Les démissionnaires, déjà mobilisés avant le coronavirus, expliquent que, la crise passée, tous les moyens imaginés dans l’urgence pour passer le cap ont été retirés. Exit, les « lignes de garde » supplémentaires, en fait des équipes complètes de six médecins et six infirmiers, exit le précieux dispositif de « véhicules léger de médecine générale » (VLMG) qui permettait à un tandem médecin généraliste/infirmier d’intervenir la nuit à domicile avec une ambulance tout équipée. « La direction du CHU de Toulouse a décidé de suspendre la totalité de ces moyens, nous contraignant à travailler dans la peur, dit le courrier. La peur permanente de ne pouvoir assurer nos missions face aux besoins de la population. »

La direction du CHU et l’agence régionale de Santé (ARS) n’expliquent pas tout à fait la même chose. Elles indiquent que des discussions sur les moyens du Pôle de médecine d’urgence ont effectivement été interrompues par la crise sanitaire. Mais qu’elles ont repris depuis le 4 juin et abouti justement jeudi à des mesures concrètes. La création d’un binôme médical et infirmier notamment et le retour des fameux VLMG « à compter du 15 septembre », après évaluation du dispositif par un groupe de travail.

« Ils ne se battent pas pour de l’argent mais pour leurs patients »

Alors, les choses peuvent-elles encore s’arranger ? Vincent Bounes, le patron des urgences et du Samu 31 l’espère, pointant surtout un problème de timing, entre des négociations de longue haleine, effectivement suspendues pendant des mois, et les moyens de crise. « Je m’attendais à ce que l’équipe soit fatiguée mais j’ai probablement sous-estimé leur épuisement après des mois de travail sans un jour de repos, confie-t-il à 20 Minutes. Des moyens ont effectivement été retirés il y a deux semaines mais après une grosse semaine négociations nous avons obtenu hier [jeudi] des moyens qui vont nous soulager. »

Le responsable assure ne pas mal prendre cet étalage public. « Ce sont des gens adorables, des soignants qui ne se battent pas pour de l’argent, mais pour leurs patients », souligne-t-il. Vincent Bounes remarque aussi au passage que les malades se montrent plus exigeants, moins compréhensifs, maintenant que le pire est passé, contribuant à une grande fatigue générale. Le médecin espère qu’il ne recevra pas ces fameuses lettres de démission. Verdict lundi.

Source 20 MINUTES.

Coronavirus : Les pharmacies autorisées à réaliser des tests sérologiques rapides…

EPIDEMIECes tests permettent de savoir, en quelques minutes, si l’on a fabriqué des anticorps contre le nouveau coronavirus.

Coronavirus : Les pharmacies autorisées à réaliser des tests sérologiques rapides

Les pharmacies sont autorisées depuis samedi à réaliser des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD)  qui permettent de savoir, en quelques minutes, si l’on a fabriqué des anticorps contre le nouveau coronavirus, selon un arrêté publié au Journal officiel.

« A titre exceptionnel (…) les pharmaciens d’officine (…) peuvent réaliser les tests rapides d’orientation diagnostique sur sang capillaire de détection des anticorps dirigés contre le SARS-CoV-2 », indique le texte de l’arrêté, qui est « applicable jusqu’au 30 octobre ».

Une goutte de sang et quelques minutes d’attente

Les tests sérologiques TROD consistent à prélever une goutte de sang en piquant la peau, généralement au bout du doigt, puis à la mettre en contact avec un réactif. Le résultat apparaît en quelques minutes. Ils ne pouvaient jusqu’à présent être réalisés que par un laboratoire d’analyses m

Un test TROD positif signifie que l’on a été exposé au virus et que l’on a développé (ou que l’on est en train de développer) une réponse immunitaire.

Une liste des 51 tests de ce type autorisés a été publiée par le ministère de la Santé. Certains ne détectent que les anticorps IgG (pour immunoglobulines G), qui se forment minimum 14 jours après avoir été en contact avec le virus, tandis que d’autres indiquent aussi la présence d’IgM (immunoglobulines M), produites plus tôt, qui peuvent être détectées une semaine environ après l’infection.

Des résultats à interpréter et confirmer

Un résultat positif doit être confirmé en laboratoire de biologie par une prise de sang et un examen de laboratoire afin de préciser la réalité de la réponse immunitaire et, éventuellement, par un test virologique (RT-PCR) pour vérifier si le virus est toujours présent dans l’organisme et donc, si l’on risque ou pas de contaminer d’autres personnes.

Les pharmaciens réclamaient depuis de longues semaines de pouvoir commercialiser ces tests TROD, alors que les syndicats de médecins biologistes étaient fermement opposés à cette possibilité.

Dans un communiqué daté du 3 juillet, plusieurs organisations de biologistes mettaient ainsi « en garde les autorités et le grand public sur les difficultés d’utilisation et sur la complexité de l’interprétation des résultats de ces tests sérologiques ».

Source 20 MINUTES.

 

 

Coronavirus : « La tentation est grande et compréhensible d’oublier le virus, de profiter de l’été », alertent des médecins…

14 médecins de renom craignent que l’épidémie de Covid-19 ne reparte, et constatent un relâchement dans le respect des gestes barrières.

Coronavirus : « La tentation est grande et compréhensible d'oublier le virus, de profiter de l'été », alertent des médecins

Quatorze médecins de renom ont réclamé samedi « le port du masque obligatoire dans tous les lieux publics clos » pour éviter que l’épidémie de Covid-19 ne reparte, constatant un relâchement dans le respect des gestes barrières.

« Il serait vraiment très regrettable de ne pas utiliser ces moyens efficaces et accessibles » pour freiner l’épidémie « que sont : le port du masque obligatoire dans tous les lieux publics clos, la distanciation physique autant que possible et le lavage des mains », plaident-ils dans une tribune publiée par Le Parisien.

Inconfortable mais utile

Dans ce texte, rédigé par Antoine Pelissolo, professeur en psychiatrie, et Jimmy Mohamed, médecin généraliste et chroniqueur sur Europe 1, ils reconnaissent que le masque « reste inconfortable ». Mais ils soulignent que « contrairement au début de l’année », on sait maintenant qu’il est « une condition importante pour limiter la diffusion du virus » si « tout le monde le porte » et que « nous avons aujourd’hui les stocks nécessaires ».

Parmi les co-signataires figurent les infectiologues Eric Caumes, Karine Lacombe et Anne-Claude Crémieux, ainsi que l’urgentiste Philippe Juvin et le néphrologue Gilbert Deray.

L’été du danger

« Pour nous tous, la tentation est grande et compréhensible de reprendre une vie normale, d’oublier le virus, de profiter de l’été, des plages, des soirées entre amis et de la proximité retrouvée. Malheureusement le virus, lui, ne nous oublie pas », avertissent-ils, alors que les enquêtes menées par Santé publique France auprès des Français montrent un moindre respect des gestes barrières depuis quelques semaines.

Aussi invitent-ils les Français à se ressaisir avant qu’il soit « trop tard pour éviter un nouveau confinement, plus ou moins complet » et disent ne plus vouloir « compter les morts » comme lors de la première vague de l’épidémie.

« La tendance à l’augmentation de la circulation du virus »

A la veille des départs en vacances, le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran ont appelé vendredi les Français à la « vigilance au quotidien » et au port du masque pour « prévenir » une « éventuelle deuxième vague de l’épidémie ».

Et l’agence sanitaire Santé publique France a prévenu vendredi dans son point hebdomadaire qu’on observait une « nouvelle tendance à l’augmentation de la circulation du virus SARS-CoV-2 » en France métropolitaine, même si elle se maintient « à un niveau bas ».

Source 20 MINUTES.

Ségur de la Santé : Derrière les grandes annonces, cinq sujets qui crispent les soignants…

Après sept semaines de discussions, le Ségur de la santé prend fin vendredi 09 juillet et les syndicats ont jusqu’à lundi pour se prononcer sur la proposition d’accord qui prévoit une enveloppe de 7,5 millions pour les hôpitaux publics et privés.

Ségur de la Santé : Derrière les grandes annonces, cinq sujets qui crispent les soignants

Des ouvriers installent les portraits de soignants réalisé par l’artiste JR sur l’Opéra Bastille pour l’opération #ProtegeTonSoignant . — AFP

Cette fois, c’est fini. Enfin, pour le moment. Le Ségur de la santé touche à sa fin ce vendredi 9 juillet. En effet, dans la nuit de mercredi à jeudi, les syndicats et le ministère ont trouvé un accord à 1h du matin, après une négociation marathon de neuf heures. La version définitive de ce protocole a été reçu par les syndicats ce jeudi après-midi. Proposition qu’ils sont censés étudier et faire voter à leur base, s’il y a accord, ce qui n’est pas gagné. Le tout avant lundi soir. Veille de l’intervention d’ Emmanuel Macron, qui devrait ce 14 juillet faire des annonces pour l’hôpital. Si beaucoup se félicitent d’avoir obtenu un montant conséquent pour les paramédicaux, d’autres préviennent que cette avancée risque d’être insuffisante.

Une enveloppe trop limitée

Le projet d’accord propose un montant important : 7,5 milliards d’euros. « Je me félicite de cet effort inédit pour l’hôpital en termes de volume financier », a salué Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France. Une enveloppe qui devrait financer une augmentation salariale de 180 euros mensuels nets pour les professions paramédicales (infirmières, aides-soignantes…), mais également pour les non médicaux (techniciens, brancardiers, etc.) des hôpitaux et des Ehpad publics.

Une avancée, saluée par certains syndicats… mais au goût amer. Depuis des mois, ces derniers exigeaient 300 euros net mensuels supplémentaires. Car les professions sanitaires sont très en deçà de la moyenne de l’OCDE et il s’agit d’un rattrapage d’années sans augmentation, plaident ces soignants. « Bien sûr, ce protocole n’est pas parfait, a reconnu Didier Birig, secrétaire général de FO-Santé auprès de l’AFP. Mais on a été au bout de ce qu’on pouvait faire. Et 7,5 milliards d’euros, ce n’est pas une petite somme : on ne repart pas avec quelques centaines de millions d’euros ».

D’autres ne cachent pas leur déception.

« C’est assez loin de ce qu’on demandait, à savoir un plan d’attractivité fort, tranche Olivier Milleron, cardiologue à Bichat et membre du Collectif inter-hôpitaux (CIH). Deuxième problème : cette revalorisation salariale interviendra en deux temps : d’abord 90 euros en septembre, mais qui ne sera versé qu’en janvier de façon rétroactive (soit 450 euros) et une seconde de 90 euros en mars 2021. Une augmentation progressive, qui repousse un mieux-être tant attendu à 2021… Et agace Patrick Bourdillon, secrétaire fédéral  CGT santé : « Olivier Véran avait promis une revalorisation pour le 1er juillet, puis pour septembre et finalement elle ne sera touchée qu’en janvier. J’espère que la deuxième vague n’aura pas tué tout le monde d’ici là ! »

Les perdants et les gagnants

Dans son communiqué, Force Ouvrière assure que le gouvernement ne voulait faire bénéficier de ce coup de pouce qu’à une partie des équipes soignantes. Mais qu’ils ont obtenu que cette revalorisation touche également les personnels administratifs, ouvriers et techniques. Et le projet écrit a levé un doute : les agents du secteur social ne seront pas concernés. Pour Patrick Bourdillon, il est regrettable d’exclure « une partie de la psychiatrie, de l’aide sociale à l’enfance, les centres de prise en charge des personnes handicapées, soit 35.000 salariés. »

Si une issue semble se dessiner pour le personnel médical et paramédical, les choses semblent en revanche compromises pour les médecins hospitaliers. En effet, aucun projet d’accord n’a été présenté à ce stade, les discussions menées mercredi avec les syndicats de praticiens hospitaliers étant restées bloquées faute d’avancée sur l’enveloppe promise par le gouvernement. La semaine dernière, Olivier Véran avait proposé 600 millions d’euros pour leurs rémunérations, dont 400 millions pour les médecins et 200 pour les internes et étudiants. Les médecins n’ont pas caché leur déception. Et préviennent que beaucoup de praticiens risquent de partir dans le privé…

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Justement, ce qui met le plus en rogne certains syndicalistes, c’est que, depuis le début, cette enveloppe intègre le privé. Ils ont estimé que les paramédicaux du privé toucheraient environ 1,6 milliards. Une enveloppe qui pourrait financer une hausse de rémunération de l’ordre de 160 à 170 euros net. Des réunions devront être menées avec les syndicats dans les établissements concernés pour en fixer les modalités. « Le gouvernement a inclus et refuse d’enlever les salariés du privé lucratif, tempête Patrick Bourdillon. L’hôpital public devait être la cible de ce plan, finalement, le privé qui a les moyens de payer ses actionnaires va profiter des cotisations des citoyens. »

Les effectifs

Le Premier ministre Jean Castex est intervenu par surprise dans ces rencontres mardi et a insisté « pour que les questions d’emploi soient également intégrées à la négociation ». C’est chose faite. En effet, l’accord prévoit 15.000 postes supplémentaires. Une avancée saluée par les syndicats, qui regrettent néanmoins que ces effectifs soient financés sur les 7,5 milliards d’euros proposés par Matignon. Ce qui conduit nécessairement à réduire la somme disponible pour les hausses de rémunérations. Mais si on regarde de plus près, il s’agit en réalité de 7.500 créations de postes et de 7.500 des recrutements de personnels sur des postes qui n’étaient jusque-là pas pourvus. Ce qui semble problématique. « Aujourd’hui à l’hôpital Bichat, il y a 100 postes d’infirmières vacants, budgétés mais personne ne veut venir travailler ici, insiste Olivier Milleron. Le problème n’est pas de créer des postes, mais d’attirer les gens… » Deuxième réserve, de la part du cardiologue : « il paraît difficile de se satisfaire d’un chiffre, ce qui compte, c’est le ratio entre soignants et patients en fonction de l’hôpital. Tous n’ont pas tous les mêmes besoins d’infirmières. Aujourd’hui, les ratios sont les mêmes partout. On demande une discussion avec les équipes de chaque hôpital pour mettre en adéquation les moyens et la charge de travail. »

Des zones d’ombre

Les syndicats et collectifs ne cachent pas leur vigilance face à de grandes annonces non détaillées. « Pendant les négociations, on a eu l’occasion de s’affronter pour avoir un fléchage clair : combien pour les effectifs supplémentaires ? Pour le privé lucratif ?, reprend Patrick Bourdillon. Ils refusent de nous répondre. » Et le document définitif n’entre toujours pas dans les détails, au regret de ce dernier.

Autre question : cette enveloppe de 7,5 milliards chaque année s’ajoute à l’objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam), qui est décidé par le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), discuté en ce moment et voté à l’automne. « Revaloriser les salaires, c’est essentiel, mais il faut augmenter les finances de l’hôpital public de façon pérenne, assure Olivier Milleron. Donc sortir du tout T2A (tarification à l’activité), qui ne permet pas d’adapter les soins aux besoins, et d’un Ondam raboté chaque année. Si on augmente les salaires sans en augmenter le mode de financement est-ce qu’on risque de nous dire qu’il faut augmenter l’activité pour financer ça ? »

Ne pas oublier les autres sujets

« La revalorisation salariale, c’est l’aspect le plus visible de ce Ségur, mais il ne peut pas se limiter à ça, prévient Patrick Chamboredon, président de l’ Ordre des infirmiers, qui n’a pas participé aux négociations. Les attentes sont plus larges de tous les acteurs. Il y avait quatre piliers, le seul qui devait se solder par un accord, c’est celui-ci, mais les autres doivent encore être travaillés. » En effet, il y a beaucoup à faire sur le front de la gouvernance de l’hôpital, de la simplification de l’organisation, de la collaboration entre soignants… D’ailleurs, une consutation citoyenne organisée du 15 mai au 24 juin sur l’hôpital de demain par le Conseil économique, social et environnemental a fait émerger plusieurs consensus notamment sur la gouvernance et de la gestion administrative des hôpitaux (mieux associer le personnel soignant aux décisions et les pré́server des tâches administratives) », détaille un communiqué que le Cese publié ce jeudi.

Reste un angle mort : le gel des fermetures de lits, troisième demande des Collectifs inter-urgences et inter-hôpitaux avec les salaires et les effectifs, sur lequel il n’y a pas de déclaration précise. « Olivier Véran a dit que les grands projets de restructuration étaient arrêtés le temps du Ségur », reprend le cardiologue. Mais quid de l’après ?

 

Covid-19 : Transmission possible de la mère au bébé, selon une étude…

Les chercheurs ont trouvé le virus dans le placenta, le cordon ombilical ou encore dans le lait maternel.

Covid-19 : Transmission possible de la mère au bébé, selon une étude

Les mères positives pour le Covid-19 peuvent transmettre le virus à leurs enfants à naître, d’après de « solides preuves » dévoilées jeudi par des chercheurs, dont les travaux pourraient avoir un impact sur la protection des femmes enceintes pendant la pandémie.

Bien qu’il n’y ait eu que des cas isolés de bébés infectés par le coronavirus, ces résultats montrent le lien le plus fort à ce jour sur la transmission mère-enfant.

Le virus présent dans le placenta et le lait maternel

Les chercheurs ont étudié 31 femmes enceintes hospitalisées infectées et ont trouvé le virus dans un placenta à terme, le cordon ombilical, le vagin d’une femme et dans le lait maternel. Ils ont également identifié des anticorps spécifiques du Covid-19 dans les cordons ombilicaux chez plusieurs femmes ainsi que dans des échantillons de lait.

Claudio Fenizia, de l’Université de Milan et auteur principal de l’étude, a déclaré que les résultats « suggèrent fortement » qu’une transmission in utero est possible. « Compte tenu du nombre de personnes infectées dans le monde, le nombre de femmes susceptibles d’être touchées par ce phénomène pourrait être potentiellement très élevé », a-t-il expliqué.

Aucun des nourrissons nés au cours de la période d’étude n’était positif pour le Covid-19, a souligné le chercheur. « Bien que la transmission in utero semble possible, il est trop tôt pour évaluer clairement le risque et les conséquences potentielles », a-t-il dit.

Une réponse inflammatoire spécifique

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué le mois dernier que les mères infectées par le nouveau coronavirus devraient continuer à allaiter. « Nous savons que les enfants courent un risque relativement faible de Covid-19, mais sont à risque élevé de nombreuses autres maladies et affections que l’allaitement maternel empêche », a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Entre autres découvertes, l’équipe a identifié une réponse inflammatoire spécifique déclenchée par le Covid-19 chez ces femmes dans le plasma sanguin du placenta et du cordon ombilical. Les femmes étudiées étaient toutes dans leur troisième trimestre de grossesse, a précisé le chercheur ajoutant que davantage de recherches sont en cours parmi des femmes positives pour le Covid-19 aux premiers stades de la grossesse. « Notre étude vise à sensibiliser et à inviter la communauté scientifique à considérer la grossesse chez les femmes séropositives comme un sujet urgent à caractériser et décortiquer davantage », a lancé le Pr Fenizia.

« Je crois que la promotion de la prévention est le conseil le plus sûr que nous pourrions éventuellement donner dès maintenant à ces patientes ».

L’étude a été rendue publique lors de la 23e conférence internationale sur le sida organisée cette semaine, pour la première fois en ligne en raison de la pandémie du Covid-19.

Source 20 MINUTES.

Coronavirus : Plus de 4 millions d’habitants de France métropolitaine déjà infectés…

La semaine dernière, le nombre de cas d’infection confirmés (+14 %), le taux de nouveaux cas et le nombre d’actes SOS médecins pour suspicion de Covid-19 étaient en augmentation par rapport à la semaine précédente.

Coronavirus : Plus de 4 millions d'habitants de France métropolitaine déjà infectés

Près de 7 % de la population de France métropolitaine (6,7 % exactement) a été infecté par le SARS-CoV-2 avant mi-avril, soit 4.368.000 personnes, selon l’agence sanitaire Santé publique France (SpF) qui alerte sur l’augmentation de la circulation du virus. En France, – à l’exception de la Mayenne où sont apparus plusieurs clusters, de la Guyane et de Mayotte, toutes deux actuellement très touchées par l’épidémie – on observe une « nouvelle tendance à l’augmentation de la circulation du virus SARS-COV-2 », même si c’est « à un niveau bas », note SpF.

La semaine dernière, le nombre de cas d’infection confirmés (+14 %), le taux de nouveaux cas et le nombre d’actes SOS médecins pour suspicion de Covid-19 étaient en augmentation par rapport à la semaine précédente. En outre, le nombre de reproduction effectif («R effectif », basé sur les tests virologiques positifs) en métropole était supérieur à 1.

Une augmentation qui « reste modérée »

Si en moyenne une personne infectée en infecte moins d’une, l’épidémie régresse, si elle en infecte deux autres (R = 2), l’épidémie se diffuse, si elle en infecte une (R = 1), l’épidémie se maintient, explique Sophie Vaux de SpF. « La semaine dernière, en métropole, ce R était de 1,05, légèrement supérieur à 1, et en hausse par rapport à la semaine précédente ; ce qui va dans le sens d’une tendance à l’augmentation de la circulation du virus », ajoute-t-elle.

De plus, « on a une tendance à l’augmentation des nombres de nouveaux cas confirmés, mais qui reste modérée », ajoute-t-elle. « On ne parle pas d’explosion de cas, mais il y a un frémissement qui appelle à la vigilance ». D’autant que la prévention diminue dans la population et que les vacances d’été sont susceptibles de favoriser les comportements à risque et les regroupements familiaux et amicaux. Parmi les 68 clusters (foyers de Covid-19) en cours d’investigation le 8 juillet, 20 % concernaient la famille élargie (plusieurs foyers familiaux).

« C’est absolument ce qu’on doit éviter »

« On est vraiment à un moment où on a des facteurs susceptibles de favoriser la reprise de l’épidémie et c’est absolument ce qu’on doit éviter », poursuit-elle citant l’exemple de la Mayenne, où il y a eu en quelques semaines une très forte augmentation des cas.

Dans ce département (région pays de la Loire), un dépistage massif est en cours après l’apparition de six clusters dont un qui diffuse dans la population. En revanche, dans les deux autres régions avec R supérieur à 1, Nouvelle-Aquitaine et PACA, il n’y pas d’alerte après analyse, d’après l’agence sanitaire.

Source 20 MINUTES.

 

Coronavirus : Le prix des gels hydroalcooliques et des masques reste encadré…

L’encadrement des prix devait expirer avec la fin de l’état d’urgence sanitaire.

Coronavirus : Le prix des gels hydroalcooliques et des masques reste encadré

Une bonne nouvelle. L’encadrement des prix des gels et solutions hydroalcooliques ainsi que des masques à usage unique, qui devait initialement expirer vendredi soir, 11 juillet,  avec la fin de l’état d’urgence sanitaire, est finalement prolongé jusqu’au 10 janvier 2021, selon un arrêté publié ce samedi au Journal officiel (JO).

Un premier décret, adopté le 2 mai, fixait le prix maximal des masques chirurgicaux non réutilisables à 95 centimes l’unité pour ceux vendus au détail et à 80 centimes s’ils étaient vendus en gros, quels que soient la provenance et le canal de vente.

2,64 euros pour un flacon de 100 ml de gel hydroalcoolique

Valable initialement jusqu’au 23 mai, cette disposition avait été prolongée le 22 mai dernier jusqu’au 10 juillet. En parallèle, un autre décret entré en vigueur début mars encadrait le prix des gels et solutions hydroalcooliques destinés à l’hygiène corporelle, initialement jusqu’au 31 mai avant d’être, là encore, prolongé jusqu’au 10 juillet.

Le nouveau décret publié samedi prolonge encore cet encadrement jusqu’au début de l’année 2021, en conservant le même plafonnement : 2,64 euros pour un flacon de 100 ml et 1,76 euro pour un flacon de 50 ml, ceux de 300 ml restant de leur côté à 4,40 euros. Les masques chirurgicaux restent également au prix maximal fixé par le précédent décret

Source 20 MINUTES.