Meaux : des personnes handicapées condamnées à verser 116 235 euros de dommages et intérêts à Disneyland Paris…

Six personnes âgées de 31 à 65 ans ont été jugées coupables mercredi d’abus de confiance et de complicité d’abus de confiance par le tribunal correctionnel de Meaux.

Elles ont revendu à de très nombreuses reprises des billets accompagnateurs délivrés gratuitement par le parc d’attraction.

Meaux : des personnes handicapées condamnées à verser 116 235 euros de dommages et intérêts à Disneyland Paris. Photo d'illustration

Ces deux couples de personnes handicapées et deux de leurs proches ont transformé leur abonnement à Disneyland Paris en “entreprise de fabrication d’argent liquide”, pour reprendre l’expression du procureur de la République. Six personnes originaires de Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne) et âgées de 31 à 65 ans ont été condamnées mercredi pour abus de confiance et complicité d’abus de confiance par le tribunal correctionnel de Meaux.

Le manège bien rôdé a duré entre 2016 et 2017. Les quatre personnes handicapées adorent Mickey au point d’avoir chacune un “Pass annuel Infinity”. Ce sésame leur permet d’entrer chaque jour dans le célèbre parc d’attraction. Mais, en plus, comme elles sont à mobilité réduite, elles bénéficient gratuitement d’une entrée supplémentaire pour un accompagnateur.

“Ils se sont servis de leur handicap”

C’est ce ticket qui est revendu entre 35 et 50 euros, soit moitié moins environ qu’une entrée plein tarif, plusieurs fois par jours à des acheteurs contactés sur Facebook ou Le Bon Coin. Un premier faux-accompagnateur entre dans le parc avec les couples, puis, après une transaction dans les toilettes, les personnes handicapées récupèrent le billet d’entrée, ressortent, le revendent et répètent l’opération. L’opération est répétée jusqu’à cinq fois par jour, quatre fois par semaine.

Chaque couple a gagné comme ça jusqu’à 1 500 euros par mois. Les comptes sont précis, explique la présidente du tribunal car ils sont tenus dans des carnets retrouvés à leur domicile. L’organisation était “millimétrée”, ajoute le procureur qui lance que “le plus attristant est qu’ils se sont servis de leur handicap”. Il demande un an et demi de prison avec sursi à l’encontre des deux couples.

“Profiter du système n’est pas illégal”

Les prévenus, présents à l’audience, ne répondent pas aux questions du tribunal. Ils exercent leur droit au silence mais écoutent attentivement la partie civile qui estime à 130 000 euros le préjudice pour Disney. La défense répond qu’il ne peut y avoir de manque à gagner sur un billet gratuit. L’avocat reconnaît, quand même, le manque de moral mais “profiter du système n’est pas illégal”, estime-t-il en plaidant la relaxe. Il n’aura pas convaincu le tribunal qui a jugé les six personnes coupables d’abus de confiance et de complicité d’abus de confiance.

Les deux couples sont condamnés à dix mois de prison avec sursis et 1 000 euros d’amende. Ils devront également verser 116 235 € de dommages et intérêts à Disneyland Paris. Les deux complices, eux, s’en tirent avec 2 000 euros d’amende. Tous les six devraient faire appel.

Source FRANCE BLEU.

Nantes : elle interpelle le Président Macron en chanson pour son fils Malone, autiste et épileptique sévère…

Malone, 6 ans et demi, souffre d’autisme et d’épilepsie sévères.

Pour cette nouvelle rentrée scolaire, il est toujours sans solution d’accueil. Sa mère, Lucie Michel, alias l’Originale K, dénonce cette situation en interpellant Emmanuel Macron dans un clip.

Nantes : elle interpelle le Président Macron

Elle avait sorti un premier album intitulé MC Mamans courage, aujourd’hui Lucie Michel sort un clip où elle dénonce “le manque de places, de formations, d’établissements, de classes d’inclusion, de moyens” qui “brise des vies”.

Son fils Malone a 6 ans et demi. Cette rentrée scolaire ne sera encore pas pour lui, le petit garçon n’a aucune structure pour l’accueillir.
“On l’a prié de rester chez lui, le handicap, c’est pas frenchie”, dénonce dans son clip Lucie Michel, L’Originale K de son nom d’artiste.

Malone est allé à l’école deux années en maternelle. “La première année, il y est allé une heure par semaine avec interdiction d’aller dans la cour de récréation, 1h45 la deuxième année et il y allait sur les heures où les autres enfants faisaient la sieste donc il arrivait dans une classe vide qui était dans le noir”, déplore Lucie. 

C’est ce qu’on appelle l’inclusion scolaire des handicapés…” poursuit avec ironie la jeune maman, “pour moi c’est de la maltraitance.

“C’est vrai que c’est un autiste sévère et un épileptique sévère et que ce n’est pas évident, mais comme on n’a pas de solution et que c’est la loi”, insiste Lucie, “ça aurait été bien d’adapter les choses au mieux pour lui mais maintenant c’est fichu..”

Depuis mai 2013, Lucie ne travaille plus afin de se consacrer à l’éducation de Malone, une “activité plus qu’à plein temps”.

Nos journées sont rythmées par l’épilepsie. S’il fait une crise, il tombe par terre, soit il se blesse et on finit à l’hôpital, soit il s’endort et on annule ce qui était prévu.

Chaque semaine, Malone a “45 minutes d’orthophoniste, 45 minutes d’ergothérapeute, mais clairement ça ne sert à rien” précise Lucie, “tous les médecins disent qu’il lui faut du temps complet, 30 heures minimum de prise en charge par semaine. Mais les structures adaptées sont très rares en France pour un enfant autiste et épileptique.”

“Malgré les certificats médicaux, malgré la reconnaissance du handicap à plus de 80%, l’Etat ne finance pas une prise en charge adaptée”. Lucie Michel a d’ailleurs lancé une procédure contre l’Etat pour défaut de prise en charge adaptée, “j’ai tous les papiers qui prouvent que Malone a des droits, il a droit à des soins qu’il n’a pas”.

“Je l’attends Macron”

C’est toute cette situation que Lucie Michel dénonce dans son clip, sous son nom d’artiste L’Originale K, interpellant Emmanuel Macron.

“Si j’ai fait cette chanson-là c’est pour qu’elle aille jusqu’à ses oreilles, qu’il vienne nous voir les Mamans couragel’association créée par Lucie pour toutes celles qui sont confrontées au handicap de leur enfant, “qu’on lui explique que la situation est grave. Juste pour la Loire-Atlantique, il faut un million d’euros par an pour aider les gens actuellement sans solution”.

Source FRANCE TV.

Isère. Un handicapé de 18 ans violé et torturé par 5 jeunes de son âge à Corbelin…

Un handicapé de 18 ans, aurait subi viols et violences de la part du jeune chez qui il logeait à Corbelin et de ses amis. Son calvaire aurait duré un mois.

Isère. Un handicapé de 18 ans violé et torturé par 5 jeunes de son âge à Corbelin

Cinq jeunes, âgés de 17 à 19 ans, sont accusés d’avoir torturé et violé un garçon de leur âge handicapé.

Les faits se seraient produit au domicile de l’un des accusés qui logeait la victime à Corbelin, en Isère.

Ils auraient duré un mois, selon le Dauphiné Libéré qui ont révélé l’affaire.

Les 5 accusés ont été présentés au pôle criminel de Grenoble ce jeudi. Tous reconnaissent les faits tout en les minimisant et en se rejetant les responsabilités selon France Bleu.

Ils sont mis en examen pour viol en réunion et violences habituelles en réunion sur personne vulnérable.

Source FR3.

VIDEO. “Un animal, on en prend plus soin” : l’enquête d'”Envoyé spécial” sur la maltraitance dans certains Ehpad privés…

Nos parents et grands-parents seraient-ils maltraités et mal soignés dans certains Ehpad de grands groupes privés, ces maisons de retraite médicalisées, souvent cotées en Bourse ?

“Envoyé spécial” a enquêté et recueilli des témoignages édifiants de soignants et de familles. Le reportage du 20 septembre 2018 s’ouvre avec le témoignage de Dominique.

VIDEO. "Un animal, on en prend plus soin" : l’enquête d'"Envoyé spécial" sur la maltraitance dans certains Ehpad privés

Patients dénutris, malades errant dans les couloirs sans surveillance, rationnement  (de nourriture, mais aussi de couches ou de matériel de soin)… nous avons tous en tête des images et des témoignages révoltants recueillis dans certains établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Débordé et en colère, le personnel s’était massivement mis en grève en janvier 2018. Derrière les murs de ces maisons de retraite privées, nos parents et grands-parents sont-ils un peu mieux traités ?

“Moi, j’appelle ça de la maltraitance”

“Quand on laisse une personne dans des draps souillés, quand on laisse des couches souillées dans la salle de bain, quand on laisse une nappe où maman a rendu son repas roulée en boule sous la table où elle mangeait… moi, j’appelle ça de la maltraitance, parce que la dignité de la personne est atteinte.” C’est pour rendre sa dignité à sa mère que Dominique témoigne dans ce reportage diffusé par “Envoyé spécial” le 20 septembre 2018. En souvenir de Marguerite, qui y a passé ses derniers mois avant son décès, à 92 ans. De l’extérieur, l’établissement “présentait bien”, mais au quotidien, selon Dominique, la réalité s’est révélée tout autre.

Images glaçantes filmées au téléphone portable

Pourtant, beaucoup de ces maisons de retraite privées (elles seraient près de 2 000 en France) affichent des profits records. Elles appartiennent à de grands groupes : DomusVi, les Opalines, Korian, Orpéa… Les deux derniers, des géants du secteur, ont refusé les demandes de tournage d'”Envoyé spécial”. Alors le magazine a enquêté, aidé par des employés mais aussi des familles de patients. Certaines situations sont inquiétantes : les cris d’une malade gisant à terre sans que personne ne lui vienne en aide, des conditions de travail très difficiles, des familles qui affirment ne pas avoir été prévenues du décès de leur proche… Des manquements dénoncés par des familles qui paient souvent plus de 3 000 euros par mois de frais d’hébergement.

“Irrespect”, manque “d’écoute”

C’était le cas de Marguerite, la mère de Dominique. “Trois mille euros, mais qu’est-ce qui justifie ça ? s’indigne sa fille dans cet extrait. Il y a deux aides-soignantes par étage. Quand on les appelle, elles mettent une heure à venir. Le médecin ? fantôme… Quand on voit ces sommes-là et le quotidien, on se dit qu’il y a un bug, un grand vide sidéral…” Un grand vide, un “irrespect” qui se ressentirait aussi au niveau de “l’écoute” et de la “sensibilité”, déplore-t-elle. Les conditions dans lesquelles, selon elle, sa mère est décédée ont achevé de la révolter. Un week-end de Premier mai, seule à l’hôpital. Sans que sa fille soit prévenue. “Maman est restée deux jours, entrant en agonie certainement, confie-t-elle, et personne n’a été attentif à ça. Personne ne l’a accompagnée. Personne ne m’a prévenue. On ne la laisse pas comme ça sur un lit d’hôpital, comme un animal ! Un animal, on en prend plus soin…”

“Une sous-médicalisation catastrophique”

Quant aux soins, ils semblent parfois dévolus… aux urgentistes. Certains affirment devoir intervenir de plus en plus dans les Ehpad (+ 63% en cinq ans en Seine-Saint-Denis, par exemple) et y faire des découvertes effarantes : personnes âgées déshydratées, fièvres mal soignées (comme ce choc septique suite à une infection urinaire non traitée), dossiers médicaux de trois lignes… “Aujourd’hui, on a des personnes qui décèdent par défaut de soin ou par retard à la prise en charge”, dénonce Christophe Prudhomme, médecin urgentiste. Et pour faire des économies, selon lui, les Ehpad “utilisent le service public de manière substitutive pour ne pas payer d’infirmiers et de médecins”… Sa vision des Ehpad privés ? “[Leur] particularité, c’est une absence de stabilité du personnel, une sous-médicalisation catastrophique, dans un environnement parfois clinquant.”

Découvrez la Vidéo, cliquez ici.

Extrait de “Maisons de retraite : derrière la façade”. Retrouvez en intégtalité l’enquête diffusée dans “Envoyé spécial” le 20 septembre 2018.

Source FRANCE INFO.

Scandale ! Envoyé spécial” sur les EHPAD : le groupe Orpéa a tenté en vain d’interdire la diffusion de l’enquête…

Jusqu’au bout, le groupe Orpéa aura tenté de bloquer la diffusion d’un reportage d’“Envoyé spécial” consacré aux EHPAD, “Maison de retraite : derrière la façade”.

En vain, le tribunal a jugé jeudi dernier qu’il n’y avait pas matière à une telle interdiction. Réaction à chaud de la journaliste Julie Pichot, qui signe une enquête aussi dure et édifiante que nécessaire.

“Envoyé spécial” sur les EHPAD : le groupe Orpéa a tenté en vain d’interdire la diffusion de l’enquête

La journaliste Julie Pichot signe, ce 20 septembre au soir dans Envoyé spécial, une enquête édifiante, “Maison de retraite : derrière la façade”, tournée dans des EHPAD (Etablissements d’hébergement pour personnes âgées) du secteur privé. Craignant sans doute que le film ne porte atteinte à son image, un des deux plus grands groupes de propriétaires et gestionnaires de maisons de retraite, Orpéa, a tenté de bloquer la diffusion du film quelques heures avant qu’il ne soit mis à l’antenne. En vain, le tribunal de grand instance de Nanterre a jugé ce jeudi à 14h00 qu’il n’y avait pas lieu à référé. L’enquête d’Envoyé spécial sera bien diffusée. Réactions à chaud de Julie Pichot.

Vous attendiez-vous à une telle offensive d’Orpéa ? 
Honnêtement, je suis étonnée qu’on en soit arrivé à un référé qui demande l’interdiction du film. Nous recevons de temps en temps des référés, mais en général, les entreprises demandent à diffuser un communiqué avant ou après le film, ou à visionner une séquence pour tenter d’en obtenir le floutage ou de la faire enlever, ou encore d’en modérer les propos. Mais, demander l’interdiction intégrale de la diffusion, c’est assez extrême.

“Cela prouve que la liberté de la presse et d’informer reste un droit fondamental en France”

Etes-vous satisfaite de la décision du tribunal ? 
A la fois satisfaite et très rassurée. On a mené une enquête solide, malgré les pressions. Cela prouve que la liberté de la presse et d’informer reste un droit fondamental en France.

Vous avez débuté votre enquête il y a quatre mois, comment s’est-elle déroulée ?
Les portes se sont assez vite fermées. Nous avions demandé aux groupes Orpéa et Korian des autorisations de tournage dans leurs établissements. Nous étions très ouverts puisque nous avons proposé à Orpéa de tourner dans n’importe lequel de leurs trois cent cinquante-sept structures.
Leur réponse a été négative comme celle d’ailleurs du groupe Korian alors même que nous étions prêts à tourner dans un établissement de leur choix, y compris dans ceux considérés comme « modèles ». J’ai trouvé leur position très regrettable.
Nous nous sommes par ailleurs invités aux assemblées générales des actionnaires des deux groupes [la société de production a acquis des actions de ces sociétés cotées en bourse, ndlr]. Comme le montre le film, nous en avons profité pour interpeller les dirigeants à la fois en tant qu’actionnaires mais aussi bien sûr comme journalistes.

“Un côté lavage de cerveau…”

Vous avez contourné cette interdiction de filmer, en confiant des téléphones à du personnel et à des familles pour tourner en caméra discrète. On sent chez tous la crainte de s’exprimer ouvertement… 
Tous les aides-soignants, médecins et infirmiers que j’ai pu rencontrer avaient effectivement très peur de témoigner. Il en allait déjà de même lors de mon enquête sur l’hôpital public [diffusé en septembre 2017 dans Envoyé spécial, ndlr]. On met une pression monstre sur le personnel des EHPAD. L’encadrement leur répète que « nous sommes là pour montrer le mauvais coté des choses, qu’il ne faut pas écouter ce que dit la presse ». Une aide-soignante a évoqué, je cite ses mots, « un côté lavage de cerveau » pour dissuader le personnel de s’exprimer.
Je pense, pour ma part, le contraire : il y a un intérêt public à réaliser ce sujet. On a essayé d’être justes et équilibrés dans ce qu’on montrait. Il y a certes des séquences et des images dures, mais c’est important de rappeler que cela ne se passe pas ainsi partout, comme on le voit à la fin du film, dans un EHPAD privé associatif de Nancy : un autre modèle organisationnel est possible ; plus de bienveillance à l’égard des résidents aussi.

Et du côté des familles ?  
Leurs réactions m’ont vraiment étonnée. Elles sont tétanisées à l’idée de parler quand leurs proches sont encore dans les EHPAD. Elles craignent des répercussions, voire des représailles sur eux. J’ai cherché des groupes de familles qui se révoltaient un peu et, là encore, je n’en ai pas trouvé beaucoup. En fait, les familles ne sont réellement prêtes à parler que lorsque leur parent est décédé. C’est plus facile pour eux.

Source TELERAMA.

Lille: Elles escaladent une grue pour alerter sur le handicap à l’école…

SOCIETE Deux mamans d’enfants handicapés dénoncent le manque d’assistants de vie scolaire en se perchant sur une grue de 60m…

A Lille, deux femmes sont montées en haut d'une grue pour réclamer une meilleure prise en charge de leurs enfants handicapés dans le milieu scolaire.

  • Deux mères d’enfants handicapés sont montées en haut d’une grue.
  • Elles dénoncent la mauvaise prise en charge de leurs enfants à l’école.
  • Le ministère de l’Education annonce des recrutements d’AVS en hausse.

« C’est notre seule moyen de pression ». Mercredi matin, deux femmes d’une trentaine d’années se sont installées dans la cabine d’une grue sur le chantier du futur siège de la Métropole Européenne de Lille (MEL). Une action coup de poing visant à alerter sur les conditions de prise en charge des enfants handicapés à l’école.

« Cela fait trois mois que cette opération est prévue. Nous avons prévenu mais rien n’a bougé. Alors aujourd’hui, elles ne descendront pas de cette grue avant une prise d’engagement ferme de Sophie Cluzel, la secrétaire d’Etat chargée du Handicap », assure Jean-Luc Duval, président du collectif Citoyen handicap et mari de l’une des deux mamans perchées. « Nous voulons le recrutement en urgence de personnel, des éducateurs spécialisés pour s’occuper des quelque 10.000 enfants handicapés qui attendent un accompagnateur pour être scolarisés », poursuit-il, lui-même papa de jumeaux autistes.

Sa femme n’en est pas à son coup d’essai. En février 2017, elle avait déjà escaladé une grue à Lille. « Depuis, une solution a été trouvée pour nos enfants. C’est notre seul moyen de pression. Aujourd’hui, nous faisons cela pour toutes les autres familles en souffrance », déplore Jean-Luc Duval.

Un emploi « mal payé » et peu « attractif »

Selon le collectif, ce sont plus de mille enfants qui sont concernés dans les Hauts-de-France, pour lesquels il faudrait recruter environ 500 auxiliaires de vie scolaire (AVS). « Mais des AVS ayant bénéficié d’une véritable formation, martèle Anna-Cristina, membre du collectif. Aujourd’hui, la formation de 60h pour devenir AVS n’est pas adaptée, très loin de celle à bac + 3 pour devenir éducateur spécialisé », dénonce-t-elle.

Une formation lacunaire montrée du doigt par le collectif AESH 59/62 : « cette formation aborde timidement les différents handicaps et surtout elle arrive bien souvent plusieurs mois après leurs prises de fonctions », affirme le collectif. « Traditionnellement, il manque des AVS chaque année. Et le fait qu’ils sont mal payés ne rend pas ce métier attractif », renchérit Didier Costenoble, du syndicat enseignant FSU.

« On compte 110.000 accompagnants pour 175.000 enfants pouvant bénéficier d’un accompagnement avec une augmentation de 3.584 équivalents temps plein, se défend-on au ministère de l’Education. Nous espérons trouver une solution pour tout le monde d’ici les vacances de Pâques ».

Source 20 Minutes.

La langue des signes ne la met pas en sourdine…

Rendre l’art et la culture accessible au plus grand nombre. Même aux sourds et malentendants. C’est l’objectif des visites au Fond régional d’art contemporain (Frac) organisées avec un traducteur en langue des signes (LSF).

La langue des signes ne la met pas en sourdine

Découvrir et s’approprier les œuvres, même en situation de handicap auditif, n’est pas un problème au Frac de Franche-Comté. À chaque exposition, le site organise une visite, dans les jours et horaires habituels, avec un traducteur en langue des signes (LSF). Ainsi, dimanche 9 septembre, il était possible de découvrir les deux expositions, « L’envers du Paysage » de l’artiste Loïs Weinberger et « Minimo » d’Olivier Vadrot.

À 15 h passées, c’est le départ dans les pas de Caroline Checcacci, médiatrice culturelle. Elle s’occupe des ateliers proposés au Frac et des autres visites guidées. Elle prévient : « La visite sera également transcrite en langue des signes française, particulièrement adaptée aux sourds et malentendants ». Peut-être pour éviter les questions à venir sur les gestes expressifs de son comparse du jour, Julien Verniers-Grange, interprète et diplômé en LSF.

Une langue bannie de l’éducation à la fin du XIXe  siècle, victime d’un véritable déni. Mais « considérée aujourd’hui comme une langue à part entière, ayant le même degré de complexité qu’une langue orale et capable des mêmes performances », se réjouit l’ancien comédien qui a travaillé des années aux côtés du mime Marcel Marceau.

Un travail en amont

Dans la foulée, il explique aussi vouloir « traduire du sens », d’où un nécessaire travail préalable quand il s’agit de traduire des termes qui touchent la culture en particulier. « J’ai besoin d’informations sur le sujet. Je dois faire des recherches documentaires pour approfondir l’aspect linguistique et ses connaissances. D’où une pré-visite, en amont, avec la guide avec laquelle je vais travailler en collaboration lors de l’interprétation. »

« Garantir l’accès à la culture pour tous, est un impératif pour nous », soutient la médiatrice qui rappelle au passage le label tourisme et handicap obtenu par le Frac de Franche-Comté, pour les quatre familles de handicap : auditif, mental, moteur et visuel.

À l’accueil, plusieurs dispositifs sont donc mis gratuitement à la disposition de la personne en situation de handicap et de son accompagnateur.

À savoir, des fiches en braille, des loupes, des guides « facile à lire » ou « en gros caractères », des tabourets pliables ou encore des dispositifs de réception liés aux boucles magnétiques – pour les gens appareillés ou non, symbolisés sur un guide imprimé par une oreille barrée, blanche sur fond bleu.

Une visite en LSF est prévue au musée Courbet d’Ornans, le samedi 22 septembre à 15 h 30, sur l’exposition Léon Frédéric. Le site en organise une fois pour chaque exposition temporaire et régulièrement pour la permanente.

Source EST REPUBLICAIN.

Handicap : la route de l’emploi…

Le groupe de protection sociale Malakoff Médéric, avec l’opération Sport2Job, challenge les entreprises pour favoriser le recrutement de salariés en situation de handicap.

Handicap : la route de l’emploi

n 2017, le taux de chômage des personnes handicapées atteignait 19 % en France, près de deux fois le taux global (10 %). Depuis 2013, la fondation d’entreprise Malakoff Médéric Handicap a pour mission de faciliter l’accès aux soins et à l’emploi des personnes en situation de handicap. Elle « veut contribuer à lever les obstacles en faisant évoluer les mentalités et les comportements ».

110 recrutements

Le groupe de protection sociale Malakoff Médéric, qui emploie 5843 salariés en France, dont 375 sur les sites de Lyon, Saint-Etienne et Metz, est familier des questions de handicap. « Nous intervenons dans le domaine du handicap depuis très longtemps. Nous avons par exemple toujours été la caisse de retraite des Etablissements et services d’aide par le travail (Esat). Cela a créé un lien très fort avec le monde du handicap », explique Hugues du Jeu, le directeur général délégué du groupe de protection sociale.

Les Esat sont des établissements médico-sociaux qui ont pour objectif l’insertion sociale et professionnelle des adultes handicapés. Malakoff Médéric emploie 6 % de salariés en situation de handicap. C’est l’obligation légale pour toutes les entreprises de plus de 20 salariés. En 2017, le taux d’emploi des personnes handicapées était de 3,6 % dans le secteur privé et de 4,9 % dans les fonctions publiques. « Nous avons une vraie volonté d’inclusion au niveau du groupe », assure Hugues du Jeu.

Un changement de regard sur le handicap

Malakoff Médéric soutient par exemple, depuis 2016, l’opération Sport2Job. Ce jeudi 20 septembre, à Lyon, pour la deuxième fois, un challenge inter-entreprises va réunir pour une journée huit  équipes composées de salariés valides et non valides et de deux chercheurs d’emploi handicapés. Athlétisme, tennis de table et volley-ball sont au programme, version handisport, bien sûr. « Le sport est un prétexte », explique Stéphane Rivière, le président et fondateur de la société Talentéo, basée à Grenoble.

L’entreprise est à l’origine de cette initiative en faveur de l’emploi des personnes handicapées. Elle revendique depuis des résultats très concrets, qui parlent pour elle. Depuis 2014, les challenges organisés à Lyon et à Grenoble ont donné lieu à 110 recrutements de personnes handicapés.

« Les résultats parlent pour nous. L’idée, c’est maintenant d’essaimer dans d’autres villes de la région et du pays », annonce Stéphane Rivière. Mais Sport2Job est aussi pour tout le monde un formidable moyen de modifier les regards portés les uns sur les autres. « Il est très important pour nous de changer le regard des personnes valides sur les personnes en situation de handicap, notamment en matière d’emploi », explique Hugues du Jeu. « Il y a un vrai changement de regard », constate Stéphane Rivière.

Pour le président de Talentéo, le soutien de Malakoff Médéric a été décisif dans l’implantation de l’opération Sport2Job à Lyon. L’événement, organisé ce jeudi à Lyon, aura par exemple pour marraines et parrains Paoline Ekambi, l’ancienne capitaine de l’équipe de France de basket-ball, et Grégory Cuilleron, le chef cuisinier et animateur de télévision.

Source LE REPUBLICAIN LORRAIN.

Dol-de-Bretagne : les travailleurs handicapés passent derrière la caméra…

Ils sont huit, tous passionnés ou du moins intéressés par le cinéma. Ces travailleurs de l’ESAT “La Belle Lande” de Dol-de-Bretagne tournent un court-métrage fantastique avec l’aide de professionnels.

Un film qui sera diffusé lors du festival Court Métrange à Rennes, en octobre.

Tournage à l'ESAT de Dol-de-Bretagne en Ille-et-Vilaine / © France 3 Bretagne - I. Rettig

Olivier travaille dans la restauration, Christophe en sous-traitance, pour Virginie, Jessica, Alexandre ou Pascal, c’est la menuiserie, les espaces verts ou la blanchisserie-couture. Certains sont à l’ESAT (Établissement et Service d’Aide par le Travail) depuis 30 ans, comme Thérèse. D’autres depuis un ou deux ans seulement mais pendant une semaine tous se retrouvent autour d’un même projet : réaliser un court-métrage fantastique.

S’évader grâce au cinéma

Une envie qui est née en 2017 lorsqu’ils ont effectué un reportage sur le festival Court Métrange. Le contact est très bien passé avec Hélène Pravong, la directrice du festival et très vite, l’idée de travailler ensemble a germé. Il a fallu trouver une histoire. C’est la légende du menhir du Champ Dolent à Dol qui a été choisie pour servir de support à un scénario tout à fait contemporain, écrit durant l’été avec l’aide d’un scénariste professionnel.

Grâce à Hélène, le réalisateur Eric Valette (réalisateur de La Proie, Une affaire d’Etat, Le serpent aux milles coupures..) a accepté de participer à l’aventure. Avec lui, deux cadreurs, un régisseur, un preneur de son et une scripte. Une équipe complète qui est là pour réaliser le court-métrage, mais qui doit aussi faire partager son savoir-faire aux huit stagiaires de l’ESAT, leur apprendre les bases du métier, expliquer chaque choix technique.

C’est ainsi qu’Olivier et Christophe se sont retrouvés derrière la caméra. Une première pour Olivier qui n’en avait jamais touché auparavant et qui espère poursuivre l’expérience dans le futur. Christophe, cinéaste amateur à ses heures, est lui ravi d’être là et de pouvoir assouvir sa passion du cinéma de cette manière. Même satisfaction chez Pascal qui demande le moteur avec un grand sourire ou chez Jessica, chargée du clap. Cette semaine restera sans nul doute un excellent souvenir pour tous.

Présentation durant le festival

15 000 euros ont été nécessaires pour réaliser le court-métrage, embaucher l’équipe technique et les trois comédiens professionnels. La Fondation de France, la fondation SNCF, l’ADAPEI 35 et la DRAC ont mis la main au portefeuille pour soutenir financièrement ce projet original qui se veut d’abord une belle aventure humaine.

Cerise sur le gâteau, le court-métrage intitulé “Le menhir du Champ dolent”  (un film de 7 minutes avec trois comédiens professionnels) sera présenté le 13 octobre prochain au cinéma Gaumont de Rennes dans le cadre du festival Court Métrange puis plus tard à Dol et Saint-Malo. Il pourrait figurer au programme d’autres festivals. C’est du moins l’espoir de nos apprentis cinéastes qui ne rêvent que d’une chose : recommencer !

Source FR3.

Le nouveau mode d’emploi de Peter Patfawl pour comprendre l’autisme, destiné cette fois aux enfants…

Après le succès du guide “Comment garder un enfant autiste quelques heures pour aider ses parents” destiné aux adultes, c’est cette fois un kit pour enfants que Peter Patfawl propose.

Des conseils, des dessins, dès l’âge de 5 ans, les enfants auront les clés pour comprendre leur copain autiste.

Le nouveau mode d'emploi de Peter Patfawl pour comprendre l'autisme, destiné cette fois aux enfants

Après le mode d’emploi pour les adultes, un guide pour les enfants.

Le premier manuel “Comment garder un enfant autiste quelques heures“, sorti en février 2018, s’est écoulé à  plus de 11 000 exemplaires.

Ce succès a poussé les parents à demander à Peter Patfawl de refaire la même chose mais cette fois  pour les plus jeunes.
Avec sa compagne, le dessinateur propose aujourd’hui Comment comprendre mon copain autiste“. 

Ce nouveau manuel est accessible aux enfants dès l’âge de 5 ans. Il regorge de conseils et de dessins sur un ton humoristique car chaque enfant côtoie ou côtoiera un jour un enfant autiste dans son entourage ou à l’école. Le jeune lecteur peut ainsi balayer ses peurs. Il apprendra que son attitude positive est primordiale.

L’Education Nationale est en train de s’y intéresser. Ce manuel pourrait devenir un bon outil pour les enseignants qui souhaitent travailler avec les élèves sur la différence.

Sortie du livre prévue le 4 octobre en librairie.

En France, on évalue au minimum à 650 000 le nombre de personnes touchées par l’autisme. 80% des enfants autistes ne sont pas scolarisés. Les familles et les parents sont seuls à prendre en charge leurs enfants avec un sentiment d’isolement et d’épuisement.

Source FR3.