Kevin, atteint d’un handicap mental, tabassé par 5 adolescents à Lommel: “Il a pleuré toute la nuit”…

Indignation en Flandre après qu’une personne handicapée mentale se soit fait tabasser.

C’était mardi après-midi, à Lommel. Kevin, âgé de 29 ans, a l’habitude de venir dans un parc comme bénévole pour ramasser des déchets.

Kevin, handicapé mental, tabassé à Lommel

 

Cette fois, il y a croisé un groupe de jeunes qui l’ont battu avec force. Au moins 5 de ces ados ont été identifiés.

Kevin est sorti de l’hôpital de Louvain après une visite pour faire constater ses blessures par un médecin légiste. Sa mère l’accompagne. Elle raconte comment, alors qu’il ne faisait que ramasser des déchets dans un parc, il s’est fait alpaguer par un groupe d’adolescents. Paula Pinxten, mère de Kevin, explique: “Ils l’ont jeté par terre et l’ont roué de coups, même dans le visage. Il a perdu connaissance. C’est un patient épileptique grave. Il a maintenant une commotion cérébrale. Un de ses yeux ne s’ouvre plus. L’orbite de l’œil est fracturée, sa mâchoire supérieure aussi. Comme son œil est gonflé, son nez est complètement bouché. Certaines dents bougent.”

Après l’agression, Kevin est ramené chez lui par des témoins. Il est alors emmené à l’hôpital. Le jeune homme est brisé physiquement mais aussi mentalement. Il est terriblement anxieux depuis son agression. “Il ne comprend pas, il ne comprend vraiment pas. Il a pleuré toute la nuit. Il a constamment mal à la tête. Les anti-douleurs ne sont pas assez efficaces. Il en a pourtant pris 6 ou 7.”

J’espère qu’ils seront très sévèrement punis

Quelques jeunes gens ont été témoins de l’agression. Ils ont pu rapporter ce qui s’est passé à la police. Cinq adolescents ont pu être interpellés. Pieter Strauven est le porte-parole parquet Hasselt. Il informe: “Les 5 adolescents ont été entendus avant-hier par la police de Lommel. Le principal suspect a été arrêté et présenté ici à Hasselt devant le juge de la jeunesse qui décidera de mesures appropriées. Les 4 autres ont été relâchés.” Paula Pinxten, mère de Kevin, conclut: “J’espère qu’ils seront très sévèrement punis. Et que ça ne pourra plus jamais se reproduire. Que ça n’arrive plus à personne d’autre. Dans quel genre de société allons-nous arriver si ça, ça devient la norme ?”

Le sort de Kevin a touché beaucoup de monde. Des messages de solidarité sont arrivés en nombre à la maison communale de Lommel qui s’est proposée de les collecter et les lui remettre. Plus de 3.000 euros ont été récoltés. Des motards vont passer devant chez lui. Les proches de Kevin, eux, regrettent de ne pas être informés davantage sur le déroulement de l’enquête.

Source RTL BE.

Castres : Il enferme dehors son épouse handicapée pour qu’elle le couche sur l’assurance vie…

“Quand je regardais les émissions sur les femmes battues, je me reconnaissais, mais il ne m’a jamais frappée”, a déclaré devant le tribunal correctionnel de Castres une quinquagénaire clouée à son fauteuil roulant par une maladie.

Le tribunal de Castres

 

Une confession qui démontre que “vouloir faire peur ou rabaisser une victime a des effets non pas physiques, mais dans sa psyché, peut s’inscrire dans le temps et mener à la dépression”, comme le soulignera le représentant du ministère public lors de ses réquisitions à l’encontre d’un homme poursuivi pour des violences sur sa conjointe handicapée.

Des poursuites qui ont eu l’air de surprendre l’intéressé, tout comme la sanction de 4 mois de prison avec sursis probatoire qui lui a été infligée provoquant chez lui une moue et un haussement de sourcils n’ayant pas manqué de faire réagir la présidente du tribunal. “Les faits sont graves”, a-t-elle rappelé à l’individu, qui ne semblait pas avoir pris la mesure de ses actes et donnait l’impression de ne pas s’être débarrassé de sa fixation sur l’assurance vie que sa conjointe a reçue de ses parents.

Et c’est bien là le point de départ de toute cette triste histoire qui s’est déroulée du côté d’Aiguefonde entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2020.

Durant cette période, plusieurs épisodes désagréables se sont succédé, poussant la famille de la victime, de plus en plus renfermée sur elle-même, à saisir les services départementaux de protection des personnes vulnérables afin que ces derniers se penchent sur les origines du mal. L’enquête va révéler une scène totalement consternante.

Sous prétexte qu’elle ne voulait pas lui révéler le nom du bénéficiaire de l’assurance vie, le conjoint de la victime s’est emporté. Parvenant à déplacer son fauteuil roulant malgré la mise en place des freins, il poussera son épouse à l’extérieur du domicile et refermera la porte. “Il a ouvert la porte à quatre ou cinq reprises en demandant qui était bénéficiaire, il voulait l’être.

Ça m’a choquée, il faisait froid et il pleuvait”.. Ajoutez à cela des menaces de s’en prendre à l’intégrité physique de ses parents et des propos humiliants, et vous aurez une idée du calvaire enduré par la victime.

Source LA DEPÊCHE.

Covid-19 : à quoi pourraient ressembler nos vacances d’été ?…

Après une année de confinement, couvre-feu et autres restrictions, il nous est enfin permis d’envisager nos vacances d’été.

Masque sur la plage, voyage en Europe, annulation des billets : à quoi doit-on se préparer ?

Covid-19 : à quoi pourraient ressembler nos vacances d'été ?

 

“On peut commencer à se projeter sur les vacances d’été.” C’est Thierry Breton, le commissaire européen en personne qui le dit. Interrogé par BFMTV ce dimanche, celui-ci a salué l’accélération de la vaccination partout en Europe et parlé du “pass sanitaire” qui sera déployé en Europe, normalement, au mois de juin. Sur CBS, Emmanuel Macron a quant à lui expliqué qu’une levée progressive des restrictions de voyage aurait lieu à partir du mois de mai.

Suffisamment de bonnes raisons pour rêver à quelques jours de repos au soleil pour cet été. Toutefois, autant l’accepter, les vacances complètement “normales”, ce ne sera pas pour tout de suite.

On peut réserver ses vacances, malgré les inconnues

Les incertitudes persistent : le confinement court encore jusqu’au 2 mai en France et le pays, qui a passé la barre des 100 000 morts dus au Covid-19, est submergé par une troisième vague. Pour ceux qui auraient du mal à se projeter d’ici à 3 mois, les professionnels du tourisme ont choisi de s’adapter.

Dans les clubs de vacances et gîtes de France, les offres permettant aux clients d’annuler leurs séjours sans frais, ni justification ont été prolongées.

Du côté d’Airbnb, la plateforme qui permet de réserver un logement à un particulier, les hôtes ont été invités à proposer des conditions flexibles, ce qui permet le remboursement intégral d’une réservation en cas d’annulation.

Souplesse est également le maître-mot pour réserver ses billets de train, puisque l’on peut les échanger ou les rembourser sans frais jusqu’à 3 jours avant le départ. De même chez Air France, qui propose une flexibilité pour les changements de tickets et autres remboursements.

On peut privilégier les destinations européennes

Difficile toutefois de s’imaginer partir à l’autre du bout monde. “On aspire tous à avoir des vacances. Sans doute seront-elles, comme l’année dernière, en Europe, il faut se le dire”, a ainsi déclaré Thierry Breton. Dans ce sens, un “pass sanitaire” doit être déployé au cours du mois de juin dans les pays européens, ce qui devrait permettre de justifier sa situation sanitaire (vacciné, immunisé, détenteur d’un test négatif…)

Certains pays européens ont déjà indiqué leurs conditions pour accueillir les touristes : obligation d’un test PCR négatif, d’une période d’isolement ou les deux. Pour se rendre en Croatie ou en Roumanie, il faut par exemple justifier d’un certificat de vaccination alors que pour un séjour en Espagne, seul un test PCR de moins de 72 heures est demandé. En Grèce, qui ouvre son territoire à partir du 14 mai, les touristes seront accueillis s’ils ont été vaccinés, s’ils ont des anticorps ou un test négatif en leur possession.

On peut profiter, comme en 2020, du territoire français

Des campings en Bretagne, des balades dans les Cévennes et des parasols plantés au bord de la Méditerranée… Cette année encore, les Français pourraient privilégier les séjours à l’intérieur du territoire. En 2020, indique Le Parisien, le Routard avait constaté une hausse de 30 % de ses ventes sur ses guides intérieurs. C’est dire le succès de notre Hexagone.

Cet été encore, les gestes barrières devraient encore être d’actualité : c’est-à-dire masques et distanciation. Si aujourd’hui, le port du masque n’est pas obligatoire sur toutes les plages, il est possible que les préfets actent la décision. Il y a un mois, Jean Castex avait laissé entrevoir le retour de quelques libertés estimant qu’il ne “s’agira sûrement pas de vacances complètement normales”, mais qu’à la différence de l’été 2020, au cours de l’été 2021, “on aura vacciné, et donc on aura retrouvé une partie de notre liberté”. Pour l’heure, près de 12 millions de Français ont reçu une première dose de vaccin anti-covid. L’objectif du gouvernement est d’atteindre d’ici mi-juin les 30 millions.

Le vrai retour à la normale ? Pas pour tout de suite

Il faudra néanmoins attendre encore un peu pour retrouver nos vacances de l’ère “de la vie d’avant”. D’après une étude de l’Institut Pasteur, publiée le 6 avril, un retour complet à la normale ne serait envisageable qu’à l’automne 2021. Et encore, cela “dépendra de la couverture vaccinale atteinte dans les différents groupes d’âge et des caractéristiques de transmission du virus dominant”.

Quant à l’immunité collective ? Il faudrait que 90% de la population adulte soit vaccinée pour l’atteindre, indiquent encore les scientifiques.

Source EST REPUBLICAIN.

The Voice : aveugle et autiste, un candidat éliminé aux portes de la finale a bouleversé la Belgique… Vidéo..

Lou Boland, un jeune homme malvoyant et souffrant d’une forme d’autisme, a été éliminé aux portes de la finale du télécrochet “The Voice” en Belgique cette semaine.

Mais son talent et son parcours ont ému des millions de téléspectateurs.

Lou Boland a interprété un titre de Radiohead en demi-finale de VOICE

Alors que les battles se poursuivent dans The Voice ce samedi 10 avril sur TF1, la version belge du programme est actuellement diffusée sur La Une. Et chez nos voisins, un candidat a ébloui les téléspectateurs avant d’être éliminé aux portes de la finale, cette semaine. Comme le rapporte le média belge DH, Lou Boland avait ému le public dès les auditions à l’aveugle, avec une reprise de Habibi, de Tamino. Le jeune homme de 22 ans, malvoyant et atteint d’autisme, avait intégré l’équipe du DJ Henri PFR.

Le talent a par la suite interprété des reprises de Muse, Gims ou Jacques Dutronc. Mardi, il était sur la scène du concours pour gagner sa place en finale avec un titre de Radiohead, Paranoid Android. Mais l’aventure s’est arrêtée là pour Lou, dont le père a publié un témoignage touchant sur les réseaux sociaux.

Son handicap ne justifiait pas une victoire, selon son père

“Un jeune artiste de 22 ans, aveugle, sans odorat, porteur d’une forme légère d’autisme, ayant des tocs contre lesquels il se bat, avec une faible autonomie en lien avec tout cela, et vivant (pour la première fois) la pression et le stress d’un concours, devait-il gagner The Voice ? La réponse est non”, a estimé le papa du jeune homme sur Facebook. “Au-delà de son incroyable talent, de son don inné pour la musique, de la sympathie qu’il dégage et de son courage au quotidien, ses handicaps ne justifiaient en aucune manière le fait qu’il puisse prendre la place” d’autres candidats selon lui.

Il a ensuite adressé un message à tous les fans de Lou Boland : “Vous avez laissé parler votre cœur pour un artiste imparfait mais vrai, pour un chanteur qui faisait monter les émotions parfois jusqu’aux larmes”.

Source MIDI LIBRE.

« Je me suis cogné partout, c’était horrible » : en fauteuil roulant, il raconte sa venue à La Poste…

Las d’être entravé dans ses déplacements, le Breton Armel Guéguen a affiché sa colère sur la porte vitrée du bureau de poste de Plourin-lès-Morlaix (Finistère), d’où il est difficilement sorti, jeudi 15 avril 2021.

Des aménagements améliorant l’accessibilité sont prévus d’ici la fin de l’année.

En réaction à ses difficultés, Armel Guéguen a placardé un sens interdit sur la porte vitrée du bureau de poste.

 

En fauteuil roulant depuis 2017 à cause d’une maladie génétique héréditaire, Armel Guéguen ne cesse depuis lors de dénoncer les problèmes d’accessibilité rencontrés par les personnes handicapées dans l’espace public. Jeudi 15 avril 2021, il a placardé un sens interdit sur la porte vitrée du bureau de poste de Plourin-lès-Morlaix (Finistère), accompagné du texte « Inaccessible, interdit en fauteuil roulant ».

Le jeune homme explique s’être rendu à l’agence postale un peu plus tôt dans l’après-midi, « en sachant que ça allait être sportif ». Habituellement, le Plourinois privilégie en effet le site de La Boissière, à Morlaix, « le seul accessible sur le secteur ».

« Humilié »

Il indique être entré sans encombre « grâce à quelqu’un m’ayant ouvert les deux portes en bois très lourdes, sas de sécurité oblige », mais les choses se sont corsées à la sortie. « Ça a été horrible. Je n’arrivais pas à ouvrir la porte et à avancer avec mon fauteuil en même temps. » Armel Guéguen dit s’être fait mal « en [se] cognant aux murs et aux battants de porte », et être rentré chez lui « humilié ».

S’il a choisi « d’afficher [sa] colère » sur la façade du bureau de poste, c’est pour « que cesse cette discrimination qui dure depuis plus de 45 ans (N.D.L.R. : la ​première loi sur l’accessibilité des lieux publics aux personnes handicapées remonte à 1975). »

Mise en conformité fin 2021

« La Poste a neuf ans à compter de 2015 pour réaliser l’ensemble des aménagements en termes d’accessibilité intérieure, répond le service communication du groupe. Sur le bureau de poste de Plourin-lès-Morlaix, il est prévu une mise en conformité d’ici fin 2021, une étude technique sera réalisée, avec une attention particulière à porter sur la suppression du SAS. » Et de préciser que « dans le Finistère, 60 % des bureaux de poste ont été mis en conformité et le déploiement se poursuit progressivement jusqu’à 2024 ».

En ce qui concerne l’accessibilité extérieure, « nous travaillons en étroite collaboration avec les bailleurs car la mise en conformité relève de leur responsabilité. C’est le cas du bureau de poste de Plourin-lès-Morlaix, dont la mairie est propriétaire ».

Source OUEST FRANCE.

Fondettes : un week-end de répit pour les parents d’enfants handicapés…

Confinement, vacances, crise sanitaire : les temps sont durs pour les parents, en particulier quand leurs enfants nécessitent des soins particuliers.

A Fondettes, un week-end par mois, quatre enfants seront désormais pris en charge par des professionnels pour laisser les parents souffler.

Les quatre enfants handicapés accueillis par l'association "Autrement dit" découvrent le parc du château de Taillé, à Fondettes.

 

Dans le grand parc du château de Taillé, à Fondettes, au nord de Tours, quatre enfants découvrent les lieux. Leurs parents, encore présents au milieu des accompagnants, se préparent à les laisser pour le week-end.

Un relais pour les parents

Adrian et Peggy, parents de Tao, 5 ans, et Sonny, 7 ans, n’ont pas pu faire garder leurs deux garçons autistes depuis plus de deux ans. “Une nuit ou même juste une matinée tranquille, sans eux, je ne sais même plus ce que c’est”, témoigne leur papa.

Alors quand l’association “Autrement dit” a proposé de prendre en charge quatre enfants handicapés pour accorder deux jours de répits aux parents : Adrian et Peggy n’ont pas hésité. “Je ne sais pas comment les remercier, c’est incroyable ce qu’ils font pour nous”.

A l’origine de cette initiative, Sonia Pareux, présidente de l’association et professionnelle du secteur social. Elle a conscience de pouvoir faire ce petit “truc en plus” que les autres organisations ne peuvent pas se permettre. “Les établissements médicaux sociaux sont fermés le week-end, le confinement empêche les familles d’avoir du relais, notamment chez les grands-parents et enfin, les centres de loisirs sont en fonctionnement restreint…”, témoigne-t-elle.

Balade en forêt, bricolage et jeux

Ces quatre week-ends en plein air, proposés d’avril à juillet, sont donc une opportunité rare pour les parents de faire enfin une pause. Mais surtout, ils partent l’esprit tranquille, sachant leurs enfants entre de bonnes mains.

En effet, pour quatre garçons de 5 à 12 ans présents au château ce mois-ci, il y a six adultes, dont une infirmière. Tous travaillent bénévolement. Au programme : balade en forêt, bricolage et jeux… au rythme des enfants.

Source FRANCE BLEU.

PASS SANITAIRE – Coronavirus : L’application “TousAntiCovid” va certifier tests et vaccination…

PASS SANITAIRE Ce nouveau dispositif numérique sera expérimenté à partir de ce lundi.

L'application française de traçage des malades du Covid-19 TousAntiCovid va intégrer un carnet permettant de prouver le résultat positif ou négatif d'un test de détection du virus, puis certifier l'état vaccinal

L’application française de traçage des malades du Covid-19 TousAntiCovid va intégrer un carnet permettant de prouver le résultat positif ou négatif d’un test de détection du virus, puis certifier l’état vaccinal, a annoncé ce dimanche le gouvernement dans une invitation à la presse.

« TousAntiCovid-Carnet, dont l’expérimentation débute ces prochains jours, vise à stocker sous forme numérique (dans l’application) et de manière sécurisée (une) preuve de test négatif ou positif certifiée et, demain, une attestation certifiée de vaccination », est-il précisé, alors que le dispositif doit être présenté ce lundi.

Pour traverser les frontières

« La France s’engage dès maintenant dans l’expérimentation de la fonctionnalité TousAntiCovid-Carnet lors des vols à destination de la Corse et des Outre-mer », annonce le gouvernement, qui souhaite ensuite étendre le procédé aux déplacements vers les pays de l’Union européenne.

Le projet du « pass sanitaire » est évoqué depuis des mois en France et doit permettre la levée progressive des restrictions de déplacements et l’accès à certains lieux et évènements, mais aucun détail n’avait été donné sur la forme finalement retenue.

Un sésame européen d’ici fin juin

Au niveau européen, l’Union européenne doit mettre en place d’ici fin juin un sésame destiné à faciliter les déplacements des Européens pouvant attester qu’ils ont été vaccinés contre le Covid-19, ou alors qu’ils ont passé un test PCR ou antigénique rapide, ou encore qu’ils sont immunisés après avoir été infectés.

Les ambassadeurs des 27 Etats membres ont fixé mercredi à un an la durée d’application d’un règlement sur le certificat sanitaire préparé par la Commission européenne et désormais négocié avec les eurodéputés.

Même pour les enfants

Le pass sanitaire « ne sera pas déclaratif » et nécessitera par exemple une prise de sang pour assurer de l’immunité acquise, a affirmé ce dimanche le commissaire européen au marché intérieur Thierry Breton, interrogé sur BFMTV. Le document concerna « tout le monde », y compris les enfants, mais restera « volontaire », a-t-il encore assuré.

L’application TousAntiCovid (ex StopCovid) a été téléchargée par près de 14,7 millions de personnes depuis le 2 juin 2020, et a notifié 171.107 personnes d’un risque d’exposition au Covid-19.

Source 20 MINUTES.

Comment aborder le handicap autrement en classe ? A Orléans, un livret a été distribué aux enseignants…

Un livret de 25 pages a été distribué dans les écoles de l’agglo Orléanaise.

Objectif : Aborder le handicap autrement en classe.

Marina et Yanis avec le petit livret dans leurs mains sur un banc.

 

C’est un petit livre tout en couleurs avec Lila et Ben. Deux écoliers qui ont des copains comme tout le monde. Parmi eux des enfants en situation de handicap : en fauteuil, malentendants, autistes ou encore dyslexiques etc.

Du coup Lila et Ben se posent plein de questions. Pourquoi es-tu assis dans un fauteuil ? Pourquoi portes tu toujours un bandana sur la tête ?

Un livret imaginé il y a deux ans par une Orléanaise : Marina Saadani maman de Yanis, un petit garçon de quatre ans polyhandicapé.

L'affiche du livre où l'on retrouve les différents copains de Lila & Ben.

“Je me suis aperçue qu’il n’y avait pas de support regroupant les six grandes familles de handicap pour permettre aux enseignants de réaliser des temps de sensibilisation et d’échanges. J’ai cherché une illustratrice. Il s’agit de Valérie Gibaud. J’avais plein d’idées elle les a parfaitement dessinées,” explique Marina.

Résultat un livret de 25 pages destiné aux enseignants. Il a été distribué dans les écoles élémentaires de l’agglomération Orléanaise et prochainement dans le département du Loiret.

“Tout le monde concerné”

“Tout le monde est concerné par le handicap”, poursuit Marina.

Il n’y a pas que le handicap moteur. A tout moment de la vie on peut malheureusement être victime d’accidents. De troubles visuels, auditifs, ou bien encore de maladies invalidantes.

“Plus vite les enfants seront sensibilisés aux différents handicaps plus vite ils seront ouverts  tolérants et bienveillants envers leurs camarades handicapés. C’est un enrichissement mutuel bénéfique à tous. Le livret aborde le sujet de manière ludique et positive c’est très important”.

Un petit guide réalisé grâce à l’association de Marina, “Des rêves pour Yanis”, mais pas seulement. Huit autres associations Orléanaises ont activement participé. Parmi elles : Handi soutien 45, ACGO (association des chiens guide d’Orléans), ou bien encore Accompagner l’autisme.

L’impression de l’ouvrage a été réalisée à Saran près d’Orléans à l’ESAT Jean Pinaud. Une version sonore est par ailleurs disponible grâce à la bibliothèque sonore du Loiret.

Enfin une grande affiche a été réalisée. “L’objectif, conclut Marina est qu’elle soit mise en évidence dans les salles de classe. Pour que le handicap fasse partie du quotidien des enfants et qu’ils puissent l’aborder en toute sérénité”.

Source FR3.

 

Alençon. Orienté en milieu “ordinaire” de travail malgré son handicap, sa situation pourra être réexaminée…

Le tribunal administratif de Caen a donné raison à un habitant d’Alençon, travailleur handicapé qui avait été orienté en milieu “ordinaire” de travail plutôt qu’en Esat.

Le tribunal administratif de Caen a examiné la situation d'un habitant d'Alençon, handicapé, envoyé en milieu de travail ordinaire

 

Le tribunal administratif de Caen a donné raison, lundi 12 avril 2021, à un habitant d’Alençon, travailleur handicapé qui avait été orienté en milieu « ordinaire » de travail plutôt qu’en Etablissement et service d’aide par le travail (Esat).

La commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de l’Orne a un mois pour réexaminer sa situation.

Le requérant déclarait s’être vu reconnaître la qualité de travailleur handicapé depuis 2015. Il soutenait que son handicap ne lui permettait pas de trouver un emploi en milieu ordinaire de travail, vers lequel la commission des droits l’avait orienté pour une période comprise entre 2017 et 2022.

Nouvel examen de son handicap

Une mise en demeure avait été adressée en septembre 2019, par le greffe du tribunal, à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de l’Orne, qui en avait accusé réception en novembre 2020. Cette dernière n’avait produit aucun mémoire en défense avant la clôture de l’instruction de ce litige.

« Ainsi, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans la requête », ont déduit les juges, selon qui l’administration se devait de produire l’ensemble du dossier de l’intéressé, permettant d’apprécier sa demande d’orientation professionnelle. Ce qu’elle n’a pas fait.

L’homme était ainsi en droit de réclamer « l’annulation de la décision attaquée par laquelle la CDAPH de l’Orne l’a orienté en milieu ordinaire de travail ».

Faute d’avoir pu consulter ce dossier justement, le tribunal n’était pas en capacité de se prononcer sur sa situation actuelle.

Les juges ont ainsi renvoyé le requérant devant la CDAPH de l’Orne pour un nouvel examen de son handicap et une nouvelle évaluation de ses possibilités d’accès à un emploi.

Source L’ORNE HEBDO.

 

Coronavirus : « Ces thromboses post-vaccination sont très différentes des thromboses courantes », explique une spécialiste de la médecine vasculaire. A Savoir !…

Des thromboses ont été répertoriés après le vaccin AstraZeneca et celui de Jannsen, Marie-Antoinette Sevestre-Pietri fait le point sur ce que l’on sait de cette réaction, rare mais grave.

Coronavirus : « Ces thromboses post-vaccination sont très différentes des thromboses courantes », explique une spécialiste de la médecine vasculaire

 

  • Cette semaine, les Etats-Unis ont suspendu la vaccination avec le sérum de Janssen après six cas de thromboses dont une mortelle.
  • Après des semaines de modifications des campagnes vaccinales avec AstraZeneca en Europe, les inquiétudes se multiplient sur ces deux vaccins à adénovirus.
  • Quelles sont les spécificités de ces thromboses ? Peut-on donner un médicament qui limiterait le risque de caillot sanguin ? La présidente de la Société française de médecine vasculaire a répondu aux questions de 20 Minutes.

Après six cas de thromboses, dont un décès sur 7,5 millions de personnes vaccinées, les Etats-Unis ont suspendu cette semaine l’administration du vaccin Jannsen pour une semaine. Après les  doutes et tergiversations autour d’AstraZeneca, les cas de thromboses, ces caillots sanguins qui bouchent une veine, post-vaccination inquiètent.

En France, où le vaccin Jannsen n’est pas encore disponible, sur près de 2,5 millions d’injections, l’Agence du médicament a répertorié 12 cas de ces thromboses atypiques, entraînant quatre décès. Pour tenter de comprendre quel est le lien entre ces deux vaccins et ces thromboses, 20 Minutes a interrogé Marie-Antoinette Sevestre-Pietri, cheffe de service en médecine vasculaire au CHU d’Amiens et présidente de la Société française de médecine vasculaire.

Y a-t-il plus de risque de faire une thrombose avec certains vaccins que d’autres et pourquoi ?

Oui, il y a plus de risque de faire des thromboses particulières avec les vaccins à adénovirus. C’est-à-dire celui d’AstraZeneca, développé avec un adénovirus de chimpanzé et celui Janssen, avec un adénovirus humain. Ces vaccins induisent une très forte réaction inflammatoire. Elle active les plaquettes sanguines (qui permettent d’arrêter un saignement quand on se coupe) dont le nombre va beaucoup baisser. Ce qu’on appelle une thrombopénie. Les plaquettes qui restent, elles s’agrègent, ce qui provoque un caillot sanguin.

Est-ce une réaction nouvelle ou traditionnelle après un vaccin ?

Créer des vaccins avec des adénovirus, c’est relativement nouveau. On a déjà utilisé des adénovirus pour la thérapie génique. Vous injectez un gène modifié pour qu’il fabrique une protéine chez un patient qui ne peut pas la produire. On avait remarqué une inflammation à cause de ces adénovirus, mais pas cet effet-là précis. On n’a jamais eu un vaccin à adénovirus diffusé à grande échelle.

En quoi ces thromboses sont-elles spécifiques ?

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que ces thromboses post-vaccination, spécifiques et très rares, sont très différentes des thromboses courantes. D’abord par leur localisation : cerveau et abdomen alors que les thromboses veineuses courantes sont plutôt visibles sur le mollet, la cuisse et l’embolie pulmonaire sur les poumons. Autre différence : elles concernent des personnes jeunes, au 2/3 des femmes. Enfin, la spécificité de cette réaction, c’est qu’elle est associée à une baisse de plaquettes et qu’il y a des thromboses en chaîne, partout dans le corps.

Ce qui évoque une réaction allergique à l’héparine. L’héparine est un anticoagulant [fluidifiant du sang] naturel issu de la muqueuse de porc. Paradoxalement, quand on donne ce médicament, on peut observer un mécanisme immunoallergique : les anticorps détruisent les plaquettes. C’est rare, mais ça peut être sévère. C’est d’ailleurs pour ça que les Danois ont mesuré les anticorps après la vaccination avec les mêmes kits qui servent après avoir donné de l’héparine.

Ce risque est-il important de faire cette réaction allergique ?

Avec le Covid-19, un patient a 8 % de risque de faire une thrombose veineuse quand il est hospitalisé. En réa, ça monte jusqu’à 20 %. Après la vaccination, on a rapporté, pour le moment, 80 cas de thromboses sur 20 millions d’injections dans le monde. C’est infime. A l’échelle d’une population, c’est très peu, à l’échelle personnelle, c’est autre chose. J’explique à mes patients qu’il faut se faire vacciner car le risque de mourir du Covid-19 est bien plus important que de mourir de ces thromboses. On a vu combien l’opinion change vite. Au début, les gens se méfiaient du vaccin à ARN messager, même les médecins… Aujourd’hui, c’est le triomphe du vaccin ARN.

Comment expliquer que cela touche les jeunes et les femmes ?

Pour le moment, on ne sait pas pourquoi. Peut-être qu’il y a des choses liées aux récepteurs hormonaux. L’immunité qui suréagit chez ces patients jeunes est une hypothèse sérieuse.

Quels signes doivent alerter ?

Après le vaccin AstraZeneca, on a vu dans nos hôpitaux beaucoup de nos internes et étudiants en médecine faire des réactions inflammatoires fortes. C’est normal d’avoir de la fièvre et des courbatures pendant 24h. Au-delà de 48h, si ça persiste, il faut en revanche être vigilant. S’il y a des signes comme d’importants maux de tête ou de ventre, la vision brouillée, une main qui ne marche pas, des troubles de la parole, qui sont les signes d’AVC, il faut s’affoler.

Y a-t-il un traitement préventif possible ?

Beaucoup de collègues nous demandent s’ils doivent donner par prévention un anticoagulant. Non, parce que cet anticoagulant n’aura aucune action sur cette thrombose immunologique. Ce médicament ne protège pas de cette réaction. D’autant qu’il y a un risque d’hémorragie, donc donner un anticoagulant n’est pas une bonne idée.

Et curatif ?

Oui. Comme c’est quelque chose de nouveau, on tâtonne. Mais il y a des possibilités thérapeutiques. La société de médecine vasculaire et de réanimation ont émis des recommandations. Les traitements dépendent du taux de plaquette. Pour les patients les plus graves, on va donner un traitement anticoagulant et surtout des immunoglobulines pour supprimer ces anticorps. Chez les patients qui ont une faible thrombopénie, on va injecter des plaquettes avec des anticoagulants très spéciaux. Mais il y a une grosse mortalité : un tiers des patients en décèdent, selon les données disponibles.

Combien de temps faut-il rester vigilant ? Est-ce qu’il y a un risque lors de la deuxième injection ?

Les cas qui ont été décrits sont intervenus entre une semaine et 18 jours après l’injection. Au-delà d’un mois, cette réaction est très peu probable. On ne sait pas s’il y a un risque à la deuxième injection quand la première s’est bien passée.

Est-ce que le risque est plus élevé pour les patients qui ont déjà des maladies vasculaires ?

Non. Les gens qui font facilement des thromboses, c’est soit une anomalie de la coagulation, soit les circonstances, à savoir l’immobilisation prolongée après une chirurgie, pendant un vol en avion très long… Et bien sûr, l’âge joue. La maladie thromboembolique c’est 1 cas sur 1.000 au niveau national et 1 cas sur 100 pour les plus de 70 ans. Ces patients-là ont beaucoup de risques d’avoir une thrombose sévère avec le Covid-19. Et vraiment très, très peu de risque d’avoir une réaction allergique après le vaccin AstraZeneca. Mais mes patients ont du mal à comprendre cette nuance.