Porspoder. Handicap : l’ancien hôtel Bellevue va accueillir une « maison de répit »…

En visite à Porspoder (Finistère), jeudi 22 juillet 2021, Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, s’est engagée à suivre un projet de maison de répit dans la commune.

Elle prendra place dans l’ancien hôtel Bellevue.

Sophie Cluzel (au premier plan, au centre), avec des enfants et parents concernés par le handicap, ainsi que des élus du territoire, dont Maël de Calan, président du conseil départemental du Finistère (à gauche).

 

Après la rencontre à l’hôtel Le Château de Sable , Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, s’est rendue, jeudi 22 juillet 2021, sur le site de l’ancien hôtel Bellevue, à Porspoder (Finistère), propriété de Bernard Guillerm, à l’origine d’un projet d’installation d’un Carrefour contact sur ce même site.

Bernard Guillerm a annoncé qu’il mettait à la disposition de l’association Le Souffle des Bidourics, dans un premier temps, une maison en centre-bourg de Porspoder et, dans un second temps, une partie de l’ancien hôtel Bellevue qui sera rénové par ses soins.

Un accueil de répit aux familles

L’association, née en 2020, propose un accueil de répit aux familles et des activités aux enfants présentant des troubles du neuro-développement (TND).

Sophie Cluzel a salué l’engagement de cette structure et a échangé sur place avec Maël de Calan, nouveau président du Département du Finistère, afin que l’association puisse trouver toute sa place. Nous allons vous aider à structurer votre projet. Cette mise à disposition est quelque chose de formidable. Nous allons vous accompagner avec l’agence régionale de santé et le Département afin que ce projet soit pérenne », a annoncé Sophie Cluzel.

« Il fallait faire quelque chose »

Gaëlle Bossard, habitante de Porspoder depuis novembre, ayant des enfants concernés par le handicap, a été à l’initiative du projet.Le deuxième confinement a été très difficile pour les parents des enfants atteints de TND, il fallait faire quelque chose.

Gaëlle Bossard a rencontré les élus de la commune en mars pour trouver un lieu pour recevoir ces enfants. La mairie a contacté Bernard Guillerm, qui a tout de suite été d’accord. L’association intégrera définitivement une partie de l’hôtel (une fois rénovée) donnant ainsi des conditions de vie idéales aux enfants souffrant d’un handicap. Ils pourront créer un potager, cuisiner, danser, etc. Le bureau souhaite aussi aider les parents à monter les dossiers MDPH (Maison départementale des personnes handicapées).

Un besoin de bénévoles et de financements

Dans un premier temps, les enfants seront accueillis dans la maison du centre-bourg (pendant les travaux sur l’hôtel), les week-ends et vacances scolaires pour, progressivement, aller vers un accueil avec nuitées sur le site de l’hôtel Bellevue avec une équipe formée aux TND. Il n’existe aucun répit de ce genre dans le département. L’association recherche des bénévoles et des financements.

Le Souffle des Bidourics, contact : Gaëlle Bossard, secrétaire, tél. 06 50 45 11 31 ; Johanna Hmidouchi, présidente, tél. 06 66 97 42 20.

Source OUEST FRANCE.

Nouvelle victoire sur le handicap aux Fitdays de Nages…

Lors de la dernière course des Fitdays MGEN à la Salvetat, Michel Thomas avait pris le départ avec Manon, jeune handicapée physique dans un canoë sous la pluie avec un vent fort et de la houle.

Nouvelle victoire sur le handicap aux Fitdays de Nages.... Manon et Michel Thomas

 

Elle a pris beaucoup d’embruns mais était heureuse. Nathalie du staff FitDays a aidé à sécuriser le parcours de ces 750 m de natation avec Emilien de la base nautique qui suivait avec un canoë à proximité. Michel sortit de l’eau dans les premiers et partit en vélo pour 20 km avec vent fort et pluie battante, rendant la route glissante sur les 25 km du parcours.

Puis, après avoir posé le vélo au parc, il enquilla sur 5 km de course à pied. Manon et les 3 petits vaillants triathlètes de l’ITEP de Brassac enrôlés pour la bonne cause par Michel Thomas, l’attendaient dans les derniers hectomètres du parcours pour passer la ligne tous ensemble. Une belle course et une belle leçon sur cette journée humaine et sportive, avec Axel, Mattéo et Jeyson à ses côtés pour le respect et la tolérance.

Ces trois jeunes ont fait ce 12 juillet 2021 leurs premiers triathlons et gagné leurs premières médailles. La journée s’est terminée sur une victoire en catégorie pour Manon comme en 2019 où elle avait couru en la compagnie de Michel Thomas sur le XS, le S, le M et le longue distance faisant deux premières places et deux secondes places. Michel Thomas remercie l’organisation des FitDays, le staff, les bénévoles et toutes et tous ceux qui ont permis cette aventure humaine et tri athlétique.

Ces jeunes de l’Itep de Brassac qui ont fait leur 1er triathlon pour changer le regard sur le handicap donnent ici une belle leçon d’humanité. Une belle victoire que Michel attribue en toute modestie à son équipe de choc.

Source LA DEPÊCHE.

Lorient. Des objets sauvés au profit de personnes en situation de handicap…

L’association Adaozañ s’est installée rue Florian-Laporte, à Lorient (Morbihan).

Elle donne une seconde vie aux objets et utilise les bénéfices pour aider financièrement des personnes handicapées.

Emmanuel Houssay et Christophe Delvallez entreposent dans leur boutique près d’un mois de dons d’objets.

 

Devant l’atelier Lieu Noir Lieu Jaune, situé 4, rue Florian-Laporte à Lorient (Morbihan), un énorme panda en peluche trône dans un hamac et accueille les visiteurs. Bienvenue dans le local éphémère de la recyclerie Adaozañ, synonyme de « réparer, valoriser, recycler » en breton. Et c’est le credo du trio formé par Bryan Le Niniven, Christophe Delvallez et Emmanuel Houssay que de « donner une deuxième vie à des objets qui peuvent paraître obsolètes ».

« Les gens fixent le prix qu’ils souhaitent »

Des vêtements, de la vaisselle, des BD ou encore un bout de moteur d’avion des années 40. « Tout peut être réutilisé », prône Christophe Delvallez, un des fondateurs de l’association. « Ce n’est pas juste de la revente. On restaure et on met en valeur l’objet avant de le proposer dans la boutique ». Un procédé qui permet d’offrir un emploi à des personnes en situation de handicap. Et surtout, d’utiliser les bénéfices pour les aider financièrement. « Notre fil rouge, c’est de pouvoir acheter une assistance électrique pour le fauteuil roulant manuel de Bryan. Le prix varie entre 2000 et 3 000 € environ », explique-t-il.

Le principe de la boutique : découvrir, farfouiller, choisir les objets qui plaisent et payer. Mais particularité, « ce sont les acheteurs qui fixent le prix qu’ils souhaitent » annonce Christophe Delvallez. Une évidence pour Adaozañ, qui s’inscrit dans une économie solidaire et circulaire. Mais n’y a-t-il pas des risques d’abus avec cette méthode ? « Non, car les gens sont honnêtes. Certains donnent même plus que le montant pour la cause », précise-t-il.

Des ventes thématiques à Larmor-Plage

Si l’association ne fait pas encore de bénéfices grâce à ses ventes, les dons d’objets affluent. « On se déplace chez les gens sur rendez-vous. On est parfois obligés de repousser des programmations car on est très demandés », détaille Emmanuel Houssay. Un succès fort du bouche-à-oreille et des valeurs anti gaspillage que défend Adaozañ. L’association possède également un local à Larmor-Plage, où des ateliers de restauration d’objets seront prochainement instaurés. À la rentrée de septembre, l’objectif est d’y organiser des ventes thématiques autour de la friperie, de l’informatique ou encore du vélo.

Pratique : 4 rue Florian-Laporte à Lorient et ouvert du vendredi au dimanche. Informations et renseignements au 06 22 24 25 26 ou à asso.adaozan@gmail.com

Source OUEST FRANCE.

 

Valognes. Ivre, il frappe sa mère septuagénaire non voyante…

Faits Divers – Justice. Au tribunal judiciaire de Cherbourg, le 29 juillet 2021, un homme a été jugé pour des violences sur une personne vulnérable.

Valognes. Ivre, il frappe sa mère septuagénaire non voyante

 

Un homme, 45 ans, a été jugé en comparution immédiate par le tribunal judiciaire de Cherbourg le 29 juillet 2021 pour des violences sur une personne vulnérable. Le 26 juillet 2021, les gendarmes arrivent et trouvent le prévenu sur la pelouse de la maison de sa mère qui l’héberge.

Elle a 75 ans et est non voyante. Le mis en cause passe ses journées à boire.

Ce soir-là, il a giflé sa mère et elle a eu très peur. Les voisins, après avoir entendu des cris, ont appelé la gendarmerie. Il dort dans la même chambre que son fils de 15 ans car il est séparé de son épouse.

Le fils, qui dort sur un matelas, attend que le père ait terminé de boire et de fumer pour pouvoir s’endormir. Le lendemain, il ne se souvient plus de ce qu’il a fait la veille. Son avocat précise “qu’il ne conteste pas les faits, il assume”. Le procureur indique : “le 30 avril, il vient s’installer chez sa mère à sa sortie de prison et il est ivre tous les soirs”. Il requiert 12 mois de prison ferme dont 5 avec un sursis probatoire.

Le tribunal le condamne à 14 mois ferme dont 9 mois avec sursis probatoire et prononce le maintien en détention.

Source La Manche Libre.

BELGIQUE – Trois jeunes de 20 ans condamnés pour avoir torturé et violé un jeune homme à Estaimpuis…

Le tribunal correctionnel du Hainaut, division de Tournai, a condamné jeudi trois jeunes âgés de 20 ans, reconnus coupables de faits de torture, de coups et d’un viol.

Les victimes sont deux jeunes garçons qui accusent un léger retard mental.

Trois jeunes de 20 ans condamnés pour avoir torturé et violé un jeune homme à Estaimpuis. Photo d'illustration.

 

Le 4 janvier dernier, une des victimes avait été tabassée par trois personnes dans un appartement. Le jeune garçon, suivi par une institution, a été retrouvé inconscient sur la voie publique.

Le 13 janvier, les trois jeunes ont frappé un autre bénéficiaire du même centre, après l’avoir attiré dans un appartement. Ils l’ont roué de coups, menacé de mort avec un couteau, avant de l’obliger à se masturber et boire son sperme. Ils l’ont ensuite violé avec un bâton, au bout duquel était placé un préservatif.

Des faits d’une extrême gravité

Le meneur du groupe a écopé d’une peine de six ans de prison ferme. Le tribunal a retenu sa personnalité, qualifiée de dangereuse, et la facilité du passage à l’acte.

La jeune fille, qui avait attiré les victimes chez elle, écope d’une peine de quatre ans avec sursis.

Le troisième jeune, particulièrement violent, est condamné à une peine de cinq ans, assortie d’un sursis.

Source 7 sur 7.

Handicap – Reims : l’Extra, restaurant inclusif, s’installe au cœur du quartier du Boulingrin…

Ca y est, l’équipe de l’Extra a trouvé son port d’attache. Le restaurant inclusif, qui emploiera à terme huit personnes en situation de handicap, commence son installation au cœur du quartier du Boulingrin de Reims, face aux halles, en lieu et place de l’ancien Palais d’Asie.

L'équipe du futur restaurant inclusif l'Extra célèbre une étape importante du projet : leur installation au sein du quartier du Boulingrin à Reims

 

“Dans ma poche gauche, vous vous rendez compte, j’ai les clés !” La phrase est banale, mais au léger tremblement dans la voix de Gonzague Peugnet, co-fondateur de l’Extra, on se rend compte de toute l’émotion de celui qui porte ce projet de restaurant inclusif depuis plus d’un an et qui voit enfin une grande étape se réaliser. Car c’est désormais officiel : le restaurant inclusif l’Extra qui emploiera et sera en partie géré par des personnes en situation de handicap a trouvé et acheté son fonds de commerce. Il loue désormais un local au cœur du quartier Boulingrin, face aux Halles, en plein centre-ville de Reims, dans ce qui était Le Palais d’Asie.

“On va être dans un quartier prisé, branché, recherché de Reims, et on va porter haut la fragilité, s’enthousiasme Gonzague Peugnet. C’est symbolique !” Et le porteur de projet de renchérir : “C’est un quartier inaccessible, il y a peu d’offres, et quand il y en a, ce n’est pas donné”. Alors l’homme n’en revient toujours pas de pouvoir s’installer là et parle de chance, de hasard, et de beaucoup de travail.

Clémentine, Céline, Yanick et Marie-Liesse, quatre des huit futurs salariés du restaurant l'Extra

 

Autour de lui, dans cette salle de restaurant qui ne demande qu’à être rafraîchie, les visages de quatre des huit futurs salariés, tous en situation de handicap, rayonnent. Ils s’imaginent bien travailler dans cet endroit, au service, pour donner du plaisir aux clients, être au cœur de la société.

“Ça va me permettre de voir du monde, ça me manque beaucoup en ce moment. Et puis c’est important d’avoir un travail !”

Marie-Liesse, future associée et serveuse à l’Extra

Pour Clémentine, qui tient dans ses bras sa fille, un bout de chou d’à peine six mois, les raisons pour lesquelles elle attend ce travail avec impatience sont à la fois pragmatiques et essentielles : “Cela va me permettre d’acheter de nombreuses choses à ma fille, explique-t-elle. J’ai hâte de travailler dans le restaurant”. Pour elle, ce sera un premier emploi.

C’est d’ailleurs tout le sens du mot “inclusion” pour le co-fondateur de l’Extra : “Vous ne pouvez pas imaginer ce que cela représente pour ces personnes : elles vont travailler, avoir un vrai contrat, une vraie fiche de paie, comme vous !”

“Comme nos enfants ou nos petits-enfants rêvent d’aller sur Mars, eux ne rêvent que de travailler.”

 Gonzague Peugnet, co-fondateur de l’Extra

Un projet inclusif jusque dans sa gestion

Mais il va falloir patienter encore un peu avant de pouvoir déjeuner à l’Extra : l’ancienne brasserie et restaurant chinois nécessitent de nombreux travaux de rénovation et de remise aux normes. Mais l’espace est clair, grand, agréable. “J’aimerais vite travailler au restaurant, avec tout le monde, s’exclame Céline, une autre future serveuse. Je trouve que ce restaurant est très, très bien !”

Le restaurant l'Extra s'installera dans ce local situé face aux halles du Boulingrin à Reims.

 

A terme, un cuisinier professionnel et motivé pour participer à cette aventure se tiendra aux côtés de Marie-Liesse, Clémentine, Céline, Yannick, Naomy, Christopher, Vanessa et Léandre. Mais l’association des Amis du RB22, à l’origine du projet, compte aller encore plus loin :  le restaurant sera géré par une SCIC, une société coopérative d’intérêt collectif qui réunira des membres de l’association, des bénévoles, des mécènes, des partenaires mais aussi quatre des salariés en situation de handicap. Ils seront donc associés, entrepreneurs. “On crée l’entrepreneuriat inclusif, poursuit Gonzague Peugnet. On leur a bien expliqué, avec une démarche adaptée, qu’avant d’avoir des salariés, il faut des entrepreneurs et que c’est le rôle qu’ils vont jouer, eux aussi”.

Travailler et prendre sa place au sein de la société pour faire de ce nouveau lieu un lieu où l’on mange bien sûr,  mais aussi un lieu de partage où les ondes positives seront au centre de tout. “Venir à l’Extra demain, ce sera bien sûr pour se régaler mais il y aura aussi cette expérience humaine supplémentaire, imagine le co-fondateur de l’Extra, et on verra  que oui, Céline, comme d’autres, est porteuse de trisomie 21, qu’il y a un handicap, mais qu’elle peut nous apporter beaucoup aussi !”

“Rendre de l’enthousiasme”

Cet enthousiasme contagieux, celui qui est aussi le directeur de l’association a su le transmettre autour de lui. De nombreux partenaires accompagnent et s’investissent dans le projet, que ce soit financièrement ou sous forme de coups de main. Un point capital pour Gonzague Peugnet qui défend une aventure liée au territoire, une entreprise sociale et environnementale. “C’est ça, la forme du projet : on embarque un maximum de monde et on va restituer tout cet enthousiasme auprès des clients demain !”

Le restaurant, désormais, leur appartient… Encore une goutte de champagne pour célébrer cette étape cruciale et dès demain, il faudra se remettre au travail : les anciens meubles quitteront alors le local au profit d’une association. Un projet entreprenarial, social et solidaire, on vous dit.

"Un lieu ordinaire, tenu par des gens extraordinaires", telle est la devise du restaurant inclusif l'Extra qui va s'installer dans le quartier Boulingrin de Reims.

“Un lieu ordinaire, tenu par des gens extraordinaires”, telle est la devise du restaurant inclusif l’Extra qui va s’installer dans le quartier Boulingrin de Reims. © L’Extra
Source FR3.

Niort. La Fédération des malades et handicapés retrouve le sourire…

Depuis la mi-mai et le déconfinement, la Fédération des malades et handicapés de Niort (Deux-Sèvres) retrouve un semblant de vie normale.

Des membres de la Fédération des malades et handicapés sont allés à la Vallée des singes il y a quelques jours.

 

Après des mois à vivre au rythme des confinements et des déconfinements, la Fédération des malades et handicapés a retrouvé un semblant de vie normale. Le 29 juin, les bénévoles et plusieurs membres de l’association se sont, ainsi, offert un bol d’air bienvenu à la Vallée des singes, dans la Vienne. Le 20 juillet, certains sont allés au zoo de Mervent, en Vendée. Le 9 septembre, c’est une croisière sur la Charente qui les attend (départ du parking Niort associations à 8 h 30). Un week-end dans le Pays basque est également programmé les 23 et 24 octobre pour la Fête du piment, à Espelette. Pour rappel, l’association est ouverte tous les mardis de 14 h à 17 h, au 12, rue Joseph-Cugnot à Niort, pour discuter, jouer et préparer des sorties.

Source OUEST FRANCE.

En Seine-et-Marne, des adolescents créent des prothèses de main en 3D pour des enfants handicapés…

Huit jeunes de l’École de la 2e Chance à Meaux (Seine-et-Marne) et à Montereau-Fault-Yonne ont créé un prototype de prothèses articulées imprimées en 3D pour les enfants nés sans doigts.

Grâce à l’association e-Nable, ces prothèses vont être offertes aux enfants atteints d’agénésie de la main.

Après la validation de leur prototype, les élèves attendent désormais leurs premières commandes. PHOTO D'ILLUSTRATION.

 

Depuis avril dernier, huit élèves de l’École de la 2e Chance à Meaux et à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne) travaillent sur la création d’une prothèse articulée imprimée en 3D. Elles sont destinées à des enfants atteints d’agénésie de la main, c’est-à-dire nés sans doigts. Après un premier prototype validé au mois de juin, la production et la distribution gratuite de ces prothèses devraient commencer prochainement, rapporte La Marne.

Pour les épauler dans ce projet, ils ont contacté l’association e-Nable qui met en contact les producteurs de prothèses (les « makers ») avec ceux qui en ont besoin. Grâce au soutien des membres de l’association, les élèves ont eu à disposition des plans et ont pu imprimer les pièces. Ils ont ensuite réalisé le montage du premier prototype, indiquent nos confrères.

Des jeunes sans diplôme

La création de cette prothèse a ainsi permis aux élèves de développer leurs compétences tout en les sensibilisant à la cause du handicap. Une opération réussie donc pour l’École de la 2e Chance qui propose aux jeunes de 16 à 25 ans sans diplôme de s’insérer dans le monde professionnel tout en les invitant à réaliser leurs projets, résume l’hebdomadaire départemental. 74 % d’entre eux trouvent un emploi après leur alternance.

Source OUEST FRANCE.

8 courts-métrages pour sensibiliser les enfants au handicap et aux différences…

Dans un monde égocentré, les différences sont trop souvent rejetées. Alors, certains courts-métrages d’animation tentent d’éveiller les consciences des enfants en abordant le handicap poétiquement.

Dyslexie, cancer, autisme… ces chefs-d’œuvre du petit écran esquissent un nouveau visage à ces dissemblances.

Des films pour sensibiliser aux différences

 

Au sein de ces décors oniriques, les personnages clefs bouleversent les critiques et provoquent le déclic. Aux antipodes d’une société toujours plus méfiante, ces dessins animés immergent les bambins d’ondes positives. Ici, critiques, discriminations et brimades humiliantes sont balayées par le vent de la tolérance. Partons hors des sentiers battus et profitons de ces courts instants de bienveillance.

1 – The present

Puissant, bouleversant, inspirant, amusant… The Present est un gourmand concentré d’émotions. Il est d’ailleurs devenu l’un des courts-métrages sur le handicap le plus connu. Dès qu’on appuie sur le bouton “play”, on pousse les portes de la vie d’un ado accro aux jeux vidéos. Le jeune garçon est un véritable acharné de la manette et passe tout son temps derrière son écran. Il ne met pas un pied dehors et reste cloisonné dans sa bulle.

Un jour, sa maman lui offre un chiot pas comme les autres, amputé d’une patte. D’abord imperturbable, le jeune homme se lie ensuite d’amitié avec cette bête comique. Cette rencontre le fera renaître. Ce court-métrage réalisé par Jacob Frey, élève de l’Institut d’animation de l’École de cinéma de Bade-Wurtemberg, en Allemagne, a reçu pas moins de 50 prix. Plus de six ans après sa sortie initiale, le film continue d’émouvoir et de provoquer un élan de surprise. Un hymne à la vie délicat et saisissant.

2 – Mon petit frère de la lune

Lumineuse et touchante, cette vidéo est surtout une aventure familiale. D’un revers de crayon, ce court-métrage nous embarque dans le quotidien de Noé, un petit garçon autiste. C’est la voix enfantine et candide de sa sœur Coline qui raconte son histoire. Elle énumère les différentes phases de son frère. Un peu rêveur, un brin lunaire, il ne joue pas avec les autres enfants et attise la curiosité des passants.

Sur un fond noir, Noé est encerclé par une lumière jaunâtre, un symbole qui définit les contours de son caractère unique. Mon petit frère de la lune est revenu bardé de prix de la quarantaine de festivals auxquels il a participé. Une ovation pour cette œuvre de courte durée qui dégage une impressionnante sensibilité.

3 – D’un anniversaire à l’autre

L’intolérance au gluten chez l’enfant peut ravager les amitiés et interrompre soudainement les instants gourmands. Ce court-métrage pédagogique met en lumière les secrets de cette maladie à travers Raoul. Avant même qu’on ne lui diagnostique cette forme grave d’allergie, le jeune garçon croquait la vie à pleine dent. Un beau jour, il est invité à l’anniversaire d’un copain et mange des petits biscuits en tout genre sans se soucier de rien.

Mais à chaque fois, le scénario catastrophe se répète : il passe les derniers quarts d’heure aux toilettes. Alors, ses ami.e.s se moquent de lui et Raoul reste prisonnier de ces effets indésirables. Mais peu à peu, ses camarades apprennent à déchiffrer ces drôles de symptômes et comprennent que cette intolérance au gluten est un frein à de multiples plaisirs. Ils changent de regard et voient Raoul comme un héros courageux. De plus, les médecins, eux, lui expliquent que ce n’est pas une fatalité et qu’il peut continuer de profiter, autrement.

4 – Scarlett et le cancer

Ce film est un pêle-mêle de rêve, d’optimisme et de confiance en soi. L’innocence, l’insouciance et la joie de vivre de la petite Scarlett ont été balayées. Atteinte d’une forme de cancer des os, ce bout de femme a dû se faire amputer du mollet. Un destin au goût amer qui l’a démoralisé. Elle admire les filles en tutu qui peuvent danser librement et observe ses camarades sautiller à pieds joints dans la cour de récré, mais Scarlett reste blessée et frustrée.

Dans sa chambre, elle joue les rats d’opéra et persévère pour maîtriser les entrechats. À chaque chute, la guerrière se relève et recommence. On entrevoit le parcours brillant de cette fille qui, malgré sa jambe de fer, parvient à dompter ses gestes. Finalement, on devine que sa maladie l’a endurci et lui a appris à riposter contre les échecs.

5 – Le secret de Maël

Au cœur de paysages teintés de couleurs vives, les oiseaux chantent et le soleil rayonne. Mais une scène vient perturber cette fresque ardente. Paco, un enfant rebelle, traite Maël, un garçon atteint du syndrome d’Angelman, de “limace baveuse”. Mais, tout le temps souriant, le petit homme au handicap, ne réagit pas à cette brimade. C’est sa sœur protectrice qui prend les devants et qui fait preuve de diplomatie.

En douceur, elle explique à Paco que son frère ne peut pas parler, mais qu’il entend très bien et qu’avec certains mouvements maladroits, il veut simplement exprimer sa joie. Grâce à cet apprentissage, Paco ouvre son esprit et déchiffre un trouble dont il ignorait l’existence. Cette histoire tendre lève le voile sur ce syndrome qui perturbe sévèrement le développement neurologique. Une odyssée peu connue qui s’inscrit dans la liste des plus beaux courts-métrages sur le handicap.

6 – Je suis dyslexique

“Je ne suis pas stupide”, c’est le message poignant de ce petit garçon dyslexique qui souffre de troubles de l’apprentissage. Le regard moqueur de ses camarades lui pèse sur le moral. Les lettres se déforment, les pages dansent, les stylos jouent du tambour… Les yeux du petit homme sont brouillés par tous ces codes indéchiffrables. Un jour, il tombe dans un univers entièrement fait de livres. Une allégorie frappante : chaque ouvrage est un nouvel obstacle. Bloqué dans cet environnement hostile, il est confronté à une montagne qu’il n’a d’autre choix que de gravir.

Finalement, atteindre le sommet serait synonyme de réussite dans le système scolaire. Ce court-métrage met alors en lumière les sentiments profonds des personnes dyslexiques. Exit les préjugés, Je suis dyslexique permet de se sentir moins isolé et de croire en son potentiel. Un des courts-métrages sur le handicap qui illustre avec justesse un sujet laissé dans l’ombre.

7 – Cul de bouteille

Le verdict est tombé : Arnaud est profondément myope et doit porter des lunettes aux verres épais. À l’école, tout le monde le rebaptise “Cul de bouteille”, un nom blessant que le petit garçon préfère ignorer. Mais ce que ses comparses ignorent, c’est que derrière cette monture disgracieuse se cache un esprit qui foisonne d’imagination. Arnaud préfère de loin le monde flou et protéiforme de sa myopie, peuplé de monstres, licornes et autres chimères qui apparaissent au fil de sa fertile inventivité. Le poste de radio se transforme en ovni, le parapluie en chauve-souris et les camionnettes en diplodocus. Seul le petit homme pouvait voir ces formes.

Cet univers imaginaire faisait office de refuge, il pouvait ainsi réinventer chaque objet qui l’entourait. Pourtant, cette vision abstraite finit par lui jouer des tours… En vivant ces expériences, il comprend que ses lunettes ne sont pas synonymes de mal-être, au contraire. En définitive, Cul de bouteille met brillamment en oeuvre cette dualité entre rêve et réalité. Cette vidéo se hisse sur les podiums des courts-métrages abordant une forme de handicap minimisée.

8 – La petite casserole d’Anatole

Depuis son plus jeune âge, Anatole traîne à sa jambe une drôle de casserole. Bruyante, encombrante, intrigante… ce petit objet est bien embêtant pour l’épanouissement du jeune homme. L’ustensile n’est autre qu’une métaphore du handicap. Les passant.e.s ne voient que ça et posent des regards insistants sur cette différence. Pourtant, avec cette gêne permanente, il doit redoubler d’efforts pour franchir les obstacles et avancer. Tout ce qu’il voudrait c’est ressembler aux autres bambins et se débarrasser de ce poids.

Pour effacer ses malheurs et soulager son entourage, le petit se cache sous sa casserole et tombe peu à peu dans l’oubli. Mais, une âme charitable vient toquer à sa porte et change sa perception du handicap. Elle aussi vit avec une casserole verte au poignet. En voyant sa semblable accomplir monts et merveilles, Anatole reprend confiance et s’inspire de cette femme. Sa casserole devient sa force.

Ces courts-métrages sur le handicap mettent en relief toutes les facettes de la différence, de la plus visible à la moins perceptible. Les mises en scène ludiques alliées aux discours pédagogiques permettent aux enfants d’aborder des sujets “graves” plus légèrement. Et, en tant que parent, visionner ces histoires permet de revoir des classiques de l’éducation et de garder bien en tête que chaque être est singulier.

Et vous, laquelle de ces pépites animées avez-vous préférée ? Pour partager votre avis, rendez-vous sur notre forum dans la rubrique Parentalité.

Source MA GRANDE TAILLE

Angers : une femme en fauteuil roulant et sous curatelle renforcée aurait été victime d’un viol alors qu’elle se trouvait au CHU…

Une femme de 20 ans en fauteuil roulant et sous curatelle renforcée affirme avoir été victime d’un viol alors qu’elle se trouvait au CHU d’Angers, dans le Maine-et-Loire.

Un homme de 29 ans a été interpellé.

Il nie les faits.

Maine-et-Loire : une femme dit avoir été violée au CHU d’Angers. Illustration. Un palais de justice français.

 

Une femme de 20 ans affirme avoir été victime d’un viol le samedi 10 juillet dernier à Angers, dans le Maine-et-Loire. Le lieu peut apparaître insolite puisque il s’agit du CHU où la victime était alors hospitalisée. Fragile et se déplaçant en fauteuil roulant, cette jeune femme est sous curatelle renforcée comme relate par Le Courrier de l’Ouest. Après avoir été subi une intervention osseuse, la patiente était sortie de sa chambre pour aller fumer une cigarette à l’extérieur. C’est là qu’un homme l’aurait abordée.

Il aurait fait fumer du cannabis à une patiente avant de lui imposer une fellation

L’individu aurait fait fumer du cannabis à la jeune femme avant d’observer des attouchements sur cette dernière. Il lui aurait également imposé une fellation. Si le personnel soignant avait eu le temps de le repérer et de l’identifier, les forces de l’ordre n’avaient pu le retrouver en se rendant sur place. Le suspect a finalement été interpellé deux jours plus tard après avoir été reconnu grâce à un œil au beurre noir. L’homme, âgé de 29 ans, était venu recevoir des soins au CHU suite à une bagarre.

Le suspect donne une fausse identité puis nie les faits

Quand les policiers lui ont demandé de décliner son identité, le jeune homme en a donné une fausse. Il a affirmé avoir demandé un “bisou” à la patiente, en niant cependant la fellation contrainte.  Une instruction pour “viol” a été ouverte, et le mis en cause, jusqu’ici inconnu des services de justice, incarcéré. Mercredi, il a demandé devant la chambre de l’instruction d’Angers d’être remis en liberté. Requête à laquelle le parquet se n’est pas montré favorable.

Source 24 MATINS.