À 22 ans, Paul Martinez, atteint d’autisme, a cuisiné pour le président Emmanuel Macron…

Le Nantais Paul Martinez, 22 ans, a passé deux jours à Paris aux côtés du chef cuisinier de l’Élysée et y a préparé des plats pour le président de la République Emmanuel Macron.

Le jeune cuisinier, atteint d’autisme, raconte son expérience.

À 22 ans, Paul Martinez, atteint d’autisme, a cuisiné pour le président Emmanuel Macron

« Je m’imaginais beaucoup plus de pression mais en vrai, je me suis senti à ma place ! » Quand on le rencontre début octobre, Paul Martinez est encore sur son petit nuage. Le jeune cuisinier de 22 ans, bien dans ses baskets, des étoiles plein les yeux, revient tout juste de son voyage à l’Élysée. Les 13 et 14 septembre derniers, il a eu le privilège de mijoter de bons petits plats, « servis à la cloche tout de même » insiste-t-il, pas peu fier, pour le déjeuner du président de la République Emmanuel Macron et d’une cinquantaine de conseillers.

Tartare d’avocats avec gelée de passion, berlingot de coco à la truffe de Bourgogne…

Pendant deux jours, de 8 h 30 à 15 h, Paul Martinez, passionné de cuisine depuis l’âge de 15 ans, en prend plein la vue et découvre, aux côtés du chef étoilé Fabrice Desvignes, meilleur ouvrier de France et Bocuse d’or 2007, chef des cuisines de l’Élysée – rien que ça – quelques secrets de fabrication bien gardés.

Pas le droit de dévoiler toutes les coulisses. Mais quand même « ils ont une façon étonnante de préparer une purée de patate douce, remarque le Nantais. Moi je les épluche et les plonge dans l’eau. Là-bas, ils les passent au four à 180 degrés pendant une heure trente avant de les peler ! »

Paul Martinez n’a pas le temps de rencontrer le Président, ni de visiter le Palais… À peine celui de profiter de la vue sur les jardins et la tour Eiffel. Le plus important pour lui, c’est le travail derrière les fourneaux. Au menu, tartare d’avocats avec gelée de passion ou encore berlingot de coco à la truffe de Bourgogne et ris d’agneau. Une belle performance pour le jeune homme malgré son handicap qui ne se voit pas, l’autisme.

À 22 ans, Paul Martinez, atteint d’autisme, a cuisiné pour le président Emmanuel Macron

Ce ticket pour Paris, Paul Martinez – alors apprenti en formation à l’Urma (Université régionale des métiers et de l’artisanat) – l’a gagné en 2019. C’était à l’occasion du premier Trophée du partage, concours culinaire qui met en valeur les jeunes en situation de handicap, au salon professionnel Serbotel des métiers de bouche. « Quand j’ai entendu mon nom… Punaise, je me suis dit : Faut pas sous-estimer Paul, hein ! », sourit encore celui qui ne manque pas d’humour.

Du 17 au 20 octobre

« Je sais que je suis capable ! »

L’initiative, portée notamment par Stéphane Marion, restaurateur, et vice-président du GNI, organisation professionnelle de l’hôtellerie et de la restauration, a pour objectif de montrer l’étendue des talents, la motivation de ces jeunes pour réussir dans leur futur emploi et leur capacité à s’intégrer dans les équipes de restauration. Couteaux ergonomiques, tâches bien définies…

Le patron du Saint-Laurent à Petit-Mars (Loire-Atlantique) en est convaincu : « Nos métiers peuvent facilement les accueillir et adapter des postes à leurs spécificités ». « À condition que l’équipe autour soit dans une attitude de respect et de bienveillance », ajoute Jean-Michel Bordron. Depuis quelques mois, le gestionnaire des lycées Perrin et Goussier à Rezé, près de Nantes, prend le professionnel sous son aile au sein de la restauration collective.

À 22 ans, Paul Martinez, atteint d’autisme, a cuisiné pour le président Emmanuel Macron

Et ça dépote : 1 200 repas à servir en une heure trente ! « Merci à tous de me supporter, je sais que ce n’est pas tous les jours facile ! », lance celui qui arrive au lycée à 6 h 30 chaque matin. « Le rencontrer et le voir à l’œuvre a été une belle découverte pour moi », reconnaît Jean-Michel Bordron. « Les mentalités changent et les choses évoluent petit à petit », veut croire de son côté Stéphane Marion qui de l’inclusion, a fait sa priorité.

À 22 ans, Paul Martinez, atteint d’autisme, a cuisiné pour le président Emmanuel Macron

Les rêves de Paul ? Profiter tout simplement de son appart’ et passer le permis de conduire. Côté professionnel, il y a eu un avant et un après le concours : « Je sais que je suis capable ! » Infiniment reconnaissant, il veut continuer d’apprendre, se perfectionner, « voir jusqu’où je peux aller », pour un jour, peut-être, intégrer un restaurant gastronomique, voire ouvrir sa propre affaire.

En attendant, ce mercredi 20 octobre aura lieu la nouvelle édition du Trophée du Partage de Serbotel : pour ce concours, six jeunes en situation de handicap en cours d’apprentissage présenteront un dressage à l’assiette en binôme avec un chef de la région nantaise, l’épreuve dure une heure trente. Six candidats en lice. « Je serai là ! En tant que coach, parrain, ou ce que vous voulez, mais je serai là ! » Paul Martinez ne ratera pour rien au monde le concours qui a changé sa vie.

Source OUEST FRANCE.

 

 

Une journée de bonheur offerte aux personnes en situation de handicap…

Quel beau samedi, début octobre, la dizaine de pensionnaires du CAT Les Olivettes et leurs trois éducateurs ont passé. Basé à Boisset-et-Gaujac, ce foyer pour personnes en situation de handicap mental se donne pour mission de favoriser l’inclusion des handicapés dans la société notamment par le travail.

Les pensionnaires du CAT prennent la pose

L’association Pradel Liens, de son côté, se veut la maison du vivre-ensemble en opposition à l’isolement et l’exclusion.

Une journée de bonheur offerte aux personnes en situation de handicap

Quel beau samedi, début octobre, la dizaine de pensionnaires du CAT Les Olivettes et leurs trois éducateurs ont passé. Basé à Boisset-et-Gaujac, ce foyer pour personnes en situation de handicap mental se donne pour mission de favoriser l’inclusion des handicapés dans la société notamment par le travail. L’association Pradel Liens, de son côté, se veut la maison du vivre-ensemble en opposition à l’isolement et l’exclusion.

Sous l’impulsion de Gérard Marin, adhérent et papa d’une petite Ingrid pensionnaire aux Olivettes, les bénévoles de Pradel Liens décidaient d’offrir à des handicapés une journée de soleil au château du Pradel sous le signe du partage et de la bonne humeur. La matinée commençait par un atelier de danse animé par Samia, coordinatrice de l’association et cinq danseuses des Divines. Handicapés et valides réunis et soudés dans une même chorégraphie était un moment très fort, «  un condensé d’émotion » confiait Samia, très émue de voir les barrières et préjugés tomber par la magie d’un groupe de danseurs qui donnaient l’impression de se connaître depuis toujours.

Des chants et de la danse

D’ailleurs sitôt l’atelier terminé tous se retrouvaient dans la cour du château pour chanter et danser ensemble. Sensibles à cette démarche d’inclusion, plusieurs habitants de la commune s’étaient mobilisés. Le restaurant La Terrasse et l’artisan Fabrice Lespinasse offraient la paella préparée avec talent par Gérard Lain, président du comité des fêtes, Joseph Barba, le maire, touché par cette initiative, venait saluer les bénévoles et adhérer à l’association, et Berenice, la chorégraphe des Divines présentait à tous sa petite Cylaë née à peine un mois plus tôt. L’après-midi était consacrée au tournoi de pétanque où équipes mixtes valides et handicapées rivalisaient de maîtrise pour pointer les boules au plus près du cochonnet. Tous recevaient des mains de Rani, le président, coupes, tasses, casquettes, harmonicas, bracelets et autres trophées gracieusement offerts par des particuliers ou professionnels de la commune, avant de déguster de succulentes crêpes confectionnées par Samia. Autant dire qu’à 17 heures, le moment venu de se séparer, les résidents du CAT ne voulaient plus partir ! « Nous souhaitions mettre en lumière le handicap et changer le regard de la société », explique le président.

Objectif 100 % atteint par Pradel Liens qui prépare déjà de nombreux évènements pour les prochains mois.

Source MIDI LIBRE.

Nantes : une brigade de travailleurs en situation de handicap valorisent les invendus alimentaires…

L’association Handicap Travail Solidarité a lancé un concept inédit en France.

A Nantes, des travailleurs handicapés transforment les invendus alimentaires d’un magasin en jus et biscuits.

Les produits sont préparés et vendus sur place. 

Une brigade de travailleurs handicapés transforme les invendus alimentaires en jus de fruits et légumes

 

La brigade anti gaspi quitte en bus l’ESAT de la Cholière à Orvault. Gilles, Noémie, Aymeric et Ophélie, travailleurs en situation de handicap, rejoignent chaque mercredi les ateliers d’un hypermarché situé à Saint-Herblain, au nord de Nantes.

« Cela prouve que je peux sortir à l’extérieur de l’ESAT et que je peux apprendre à faire autre chose qu’être en atelier », explique Ophélie Raballand, travailleuse en situation de handicap

Encadrée par l’association HTS, Handicap Travail Solidarité, la mission de la brigade est écologique et solidaire : sauver des fruits et légumes trop abimés pour rester en rayon, mais bien trop beaux pour être jetés à la benne. Chaque semaine, cette grande surface donne entre 50 et 100 kilos de produits frais.

Je suis contente d’être ici, j’apprends à couper des légumes. Cela me permet d’apprendre, pour plus tard, quand je vais prendre mon indépendance, mon appartement, un jour.

Ophélie Raballand

Des outils adaptés

Pour tous, il a fallu trouver des outils adaptés et penser différemment certains process de fabrication. Pour la confection des cookies, la pesée est ainsi simplifiée.

« On leur met une marge de tolérance, on n’est pas au gramme près », explique Aziliz Le Talludec, chargée de projet R&D à Handicap Travail Solidarité. « S’ils ont 79 ou 81 grammes, c’est bon pour leur pesée, pour qu’ils ne soient pas stressés. »

La recette des futurs cookies est simple. Du pain de la veille broyé, du beurre, beaucoup de chocolat et une bonne dose d’esprit d’équipe.

« Le fait de se retrouver dans un environnement autre que l’ESAT, dans un milieu ordinaire, les relations humaines se tissent », confirme Noémie Caquineau, directrice du projet SoliFoodWaste.

La suite logique, ce sont des gâteaux tout chauds et des jus de fruits originaux pressés à la demande, vendus à l’espace snacking du magasin, qui se transforme pour quelques heures en un lieu de vente anti-gaspi et solidaire unique en France.

Les invendus alimentaires n’ont pas fait un seul kilomètre

« On réduit le gaspillage alimentaire. On est sur une fabrication très locale, artisanale, de bonne qualité », explique Christophe Jolivet, directeur de l’hypermarché Auchan Saint-Herblain.

« On est sur de l’inclusion de personnes en situation de handicap. Quoi de mieux que travailler devant tout le monde et avec tout le monde. Cette démarche est très positive ».

Trouver sa place dans le monde du travail. Evoluer, progresser, c’est tout l’enjeu de ce genre d’expérience, qui permet à ces salariés de sortir un peu des établissements médicaux sociaux.

« On fait les choses de manière graduelle. Savoir qu’ils peuvent revenir en atelier, c’est aussi important pour eux, pour revoir les collègues. L’atelier est aussi un lieu de repli, pour revenir dans un environnement connu », confirme Gwenaël Madec, responsable production et commercialisation à l’ESAT de la Cholière.

Plus on a de monde à l’extérieur, plus cela a des effets d’entrainement auprès des autres.

L’ADAPEI de Loire-Atlantique accompagne vers l’emploi près de 3 000 personnes en situation de handicap. La loi de 1987 oblige les entreprises de plus de 20 salariés à embaucher au moins 6% de travailleurs handicapés. Mais le taux de chômage de cette population reste démesuré, à plus de 15%.

Source FR3.

Transport et logistique : des opportunités pour les personnes en situation de handicap…

Le secteur du transport a créé 78000 emplois en France depuis 2016. Autant dire qu’il s’agit d’un vivier de recrutement, y compris pour les personnes en situation de handicap.

L’AGEFIPH a en effet développé la Prestation d’Évaluation des Capacités Fonctionnelles pour le rendre plus accessible.

Formation : 3 nouveaux centres Aftral en Ile-de-France - FranceRoutes

 

Comment assurer la sécurité d’emploi des Sécuriser personnes en situation de handicap

Lancée début septembre et financée par l’AGEFIPH, la PECF est inédite dans la région. Expérimentée avec succès en Bretagne, cette prestation sectorielle innovante a pour objectif de sécuriser l’emploi des personnes qui ont un handicap de l’appareil locomoteur. « L’idée c’est d’évaluer précisément les conséquences du handicap sur la formation et l’emploi pour accéder aux métiers du transport et de la logistique. On s’aperçoit qu’il y a un réel besoin de recrutement au niveau de cette branche, c’est un secteur important dans la région.» explique Stéphanie Foulloy de l’AGEFIPH.

La PECF est le fruit d’un partenariat entre l’AGEFIPH, l’AFTRAL – un organisme de formation spécialisé en transport et logistique, le centre de réadaptation fonctionnelle Saint-Lazare, des acteurs de l’emploi, du transport et de la sécurité routière.

En premier lieu, l’orientation vers cette prestation est prescrite par un référent de parcours. Celui-ci identifie les personnes qui souhaitent se reconvertir vers ces métiers ou revalider un permis de conduire suite à un accident qui a engendré un handicap moteur. La plupart du temps, le prescripteur est un acteur du service public de l’emploi (Cap emploi, Pôle emploi, missions locales…). Parfois, il s’agit du médecin du travail. Plus rarement, de centres de réadaptation professionnelle. Un ergothérapeute réalise alors un pré-diagnostic suite auquel il valide la possibilité ou non de suivre cette orientation.

La PECF se déroule sur une demi-journée. Le bénéficiaire est évalué en situation réelle avec un simulateur de conduite adapté, des camions et autocars aménagés. Cette prestation a lieu sur le site de formation de l’AFTRAL. Le référent handicap de l’Aftral, un formateur, une ergothérapeute et un médecin spécialisé en médecine physique et de réadaptation participent à l’évaluation pour un regard croisé, chacun dans son domaine d’expertise.

A l’issue de la prestation, un bilan de capacités fonctionnelles et sectorielles est remis au prescripteur et au bénéficiaire qui peut poursuivre ainsi son parcours vers l’emploi et le présenter aux différents acteurs de la chaine de décision qui interviennent dans ce parcours (médecin agréé de la préfecture, inspecteur de la sécurité routière, centre de formation, employeur et médecin de santé au travail).

Transport et logistique : des secteurs qui recrutent

La prestation doit permettre de s’assurer que le handicap de la personne ne va pas faire obstacle à son entrée en formation et à son déroulé. Elle vise à rendre accessible l’offre de formation de la conduite routière en s’appuyant sur toute la chaîne de professionnels de santé et de sécurité routière.

L’AFTRAL s’est positionnée sur des moyens de compensation, des aménagements de véhicules par exemple, pour pouvoir rendre possibles la formation et la remise à niveau du permis de conduire.

« L’objectif est d’orienter les personnes qui le souhaitent vers les métiers du transport routier de marchandises ou de voyageurs et les métiers de la logistique. Le bénéficiaire peut ensuite soit s’orienter vers une régularisation de son permis poids lourd, s’il est déjà bénéficiaire de ce permis, soit aller dans une formation de droit commun certifiante, diplômante ou qualifiante, en alternance ou en formation continue. »

Située à Monchy-Saint-Éloi, près de Beauvais, la PECF des Hauts-de-France accueille les bénéficiaires de la région mais aussi d’Île de France et du Grand-Est.

Source LE COURRIER PICARD.

Emploi des seniors : une mission d’information souhaite casser les stéréotypes…

La mission d’information relative à l’emploi des seniors, présidée par Valérie Six (UDI et Indépendants) et co-rapportée par Didier Martin (La République en marche) et Stéphane Viry (Les Républicains), a présenté ses préconisations mercredi 15 septembre.

Elle insiste notamment sur la nécessité de « changer les représentations et les stéréotypes associés aux travailleurs expérimentés« .

Emploi des seniors

 

Il s’agit de l’un des constats majeurs de la mission d’information, qui a initié ses travaux en mars dernier, le terme de « senior » est un terme qui s’avère souvent peu valorisant pour ceux qu’il désigne. Subjectif, il renvoie dans certains secteurs à des individus de 55 ans et plus, quand il peut s’appliquer dès 45 ans dans d’autres milieux, et induit l’idée que les salariés concernés auraient passé « un cap de productivité ou d’investissement« , autrement dit une date de péremption professionnelle.

Aussi, les membres de la mission proposent de substituer systématiquement au terme de « senior » celui de « salarié expérimenté » ou de « travailleur expérimenté ».

Le chômage, fléau pour les 55-64 ans

Pour les travailleurs de plus de 55 ans qui perdent leur emploi, la mission constate que l’opportunité de rebondir s’avère un défi particulièrement compliqué. « Les travailleurs expérimentés sont surreprésentés parmi les chômeurs de longue et de très longue durée« , constate-t-elle dans son rapport. Une inactivité subie qui plonge nombre d’entre eux dans la précarité, la Cour des Comptes faisant ainsi état de la proportion croissante de travailleurs dits âgés parmi les bénéficiaires de minimas sociaux, dont le revenu de solidarité active (RSA).

Par ailleurs, la mission note que « même si les travailleurs expérimentés sont davantage en CDI que le reste de la population, le recours au contrat court s’accroit de plus en plus chez cette catégorie de la population, tout comme le recours au temps partiel« .

Pour Valérie Six, qui a présidé la mission, « les allers-retours de politiques publiques, qui ont parfois privilégié les pré-retraites ou le chômage long, n’ont pas facilité l’émergence d’une véritable stratégie en faveur des travailleurs expérimentés« .

Les femmes touchées par la « double peine »

Les membres de la mission ont constaté une surreprésentation des femmes parmi ceux qui ne sont ni en emploi, ni à la retraite. La population féminine est ainsi incarnée par deux de ces personnes sur trois, alors qu’elle ne représente que la moitié de la classe d’âge.

Le rapporteur Didier Martin a ainsi expliqué en quoi la problématique liée à l’emploi des seniors était particulièrement prégnante pour les femmes. « Les carrières hachées des femmes, leur moindre rémunération tout au long de leur carrière, les temps partiels répétés et subis, les pénalisent incontestablement au moment de leur départ en retraite, et elles sont hélas parfois contraintes de reculer ce départ bien au-delà de l’âge de 65 ans« , a constaté le député de Côte-d’Or.

« La situation des femmes en fin de carrière, bien souvent victimes d’une double-discrimination, montre qu’elles pourraient être les principales bénéficiaires de progrès significatifs en vue d’accéder à de meilleurs emplois et à de meilleures retraites« , a aussi déclaré Valérie Six.

Former les seniors et valoriser les échanges intergénérationnels : un dispositif gagnant-gagnant ?

L’une des grandes mesures prônées par la mission réside dans le renforcement de la formation professionnelle. Il s’agit notamment de soutenir les dispositifs de reconversion, mais aussi l’entreprenariat des seniors en recherche d’emploi. Le rapport cite également le recours à l’intérim comme pouvant s’avérer être un tremplin pour revenir à l’emploi.

La mission préconise également de « développer les échanges intergénérationnels », au travers notamment du mentorat et du « tutorat inversé », qui vise à prévenir l’obsolescence des compétences. Le rapport se propose également de réinventer le « contrat de génération », dispositif qui avait été introduit en 2013 sous la présidence de François Hollande avant d’être supprimé en 2017, et qui consistait en une aide financière de l’Etat à hauteur de 4 000 euros annuels pendant trois ans, si une entreprise embauchait en CDI un salarié de moins de 26 ans, tout en conservant un salarié de 57 ans ou plus. Cette aide pouvait être portée à 8000 euros en cas de nouvelle embauche d’un senior. Concernant ce contrat de génération, « beaucoup de personnes auditionnées ont considéré que c’était une bonne idée mais qui avait été mal exécutée« , a indiqué Stéphane Viry, qui a également considéré que les modalités nouvelles d’un tel dispositif devraient être définies « par les partenaires sociaux dans le cadre d’une négociation interprofessionnelle« . Une logique qui se décline d’ailleurs à l’ensemble des mesures proposées par la mission.

Le travailleur expérimenté étant souvent perçu comme plus coûteux et moins productif, le rapport préconise d’activer des dispositifs incitatifs, à la fois pour le travailleur susceptible d’accepter un emploi moins rémunéré à quelques années de la retraite, mais aussi pour l’employeur qui le recruterait. La mission propose notamment la création d’un « index sénior », afin de valoriser les entreprises vertueuses en la matière.

Des pistes dont l’actualité ne se dément pas, au moment où le débat sur la réforme des retraites est relancé. En l’absence de solutions pour favoriser l’emploi des seniors, le recul de l’âge légal pourrait en effet induire le risque d’un basculement dans l’inactivité ou le chômage, de nombre de travailleurs en fin de carrière. « Tous les plans seniors qui ont pu jadis être esquissés par les gouvernements précédaient une réforme des retraites« , a d’ailleurs rappelé Stéphane Viry, avant de conclure : « C’est parce que la France a besoin de se travailleurs expérimentés, que la France aura besoin d’un plan national, fédérateur, ambitieux, concerté avec les partenaires sociaux« .

Source LCP.

Saint-Brieuc. Malgré un handicap au bras, Sarah, 20 ans, trouve un poste dans la restauration…

À Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), Sarah Dornadic, titulaire d’un BEP cuisine, recherchait un poste dans la restauration, mais pas dans la cuisine pure en raison d’un handicap à un bras.

Elle vient de signer un CDD de six mois à La Pôse de Valentine, géré par le restaurateur Gwenaël Lavigne.

Témoignage.

Sarah Dornadic, 20 ans, a trouvé un poste d’employée polyvalente de restauration à La Pôse de Valentine, lancé par Gwenaël Lavigne il y a un an.

 

Un café pour un client, une pâtisserie pour un autre. En ce milieu de matinée, Sarah Dornadic est aux petits soins pour ceux qui font une escale à La Pôse de Valentine, derrière la gare de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Depuis presque deux mois, la Briochine de 20 ans a pris ses marques dans le point de vente de restauration à emporter, ouvert par le chef Gwenaël Lavigne il y a un an.

« Je suis déjà moins timide », mesure la jeune fille, qui vit dans le quartier des Villages. « Je recherchais un travail depuis début 2020 », rembobine-t-elle. Amoureuse de la cuisine depuis toute petite – « je n’ai jamais voulu faire autre chose » –, Sarah Dornadic a obtenu son BEP cuisine en 2018, au lycée hôtelier de La Closerie, à Saint-Quay-Potrieux. Et poursuivi par un apprentissage pour évoluer vers un brevet professionnel cuisine. Mais le scénario s’est compliqué avec un problème au bras, l’empêchant de rester dans la cuisine « pure et dure ».

Un accompagnement intensif

Cependant, la passion reste plus forte que tout. Les colombos de poulet, la cuisine familiale… Sarah Dornadic aime les plats qui lui rappellent le goût de l’enfance. « Je voulais rester dans le milieu de la restauration. Mais c’est difficile de trouver un employeur avec un handicap. »

Elle s’inscrit à Pôle emploi début 2021. Et débute un accompagnement intensif avec la structure. Aides pour le permis de conduire, qu’elle a commencé, contrats possibles, stages… La conseillère de Pôle emploi met Sarah Dornadic dans la boucle des dispositifs qui existent.

« Une fois sur trois, les candidats ne viennent pas »

Mais la crise sanitaire plane toujours et les restaurants restent fermés. « Je n’avais pas pour autant abandonné l’idée de la restauration. J’ai toujours voulu faire quelque chose avec mes mains » , explique la jeune fille.

En juin, une immersion professionnelle positive la conforte dans son projet. En juillet, son profil est proposé à Gwenaël Lavigne, à la tête du restaurant Ô Saveurs. Un CV tombé du ciel pour le restaurateur, qui recherche quelqu’un en urgence. « Après avoir passé l’entretien, la personne qui devait commencer n’est jamais venue. Et elle n’a pas donné d’explication. C’est devenu courant aujourd’hui. Une fois sur trois, les candidats ne viennent pas », se désole le professionnel.

« J’apprends des nouvelles choses »

Préparation des produits pour le snacking et mise en place de la vitrine, familiarisation avec le logiciel de caisse, relationnel avec les clients… Sarah Dornadi est formée par Gwenaël Lavigne et découvre les facettes du métier d’employée polyvalente de restauration. « Ça me plaît ! J’apprends des nouvelles choses. J’apprécie le rapport avec les clients. »

Un contrat initiative emploi (CIE) est signé, fin juillet, pour une durée de six mois. Le CIE permet aux entreprises du secteur marchand d’embaucher des jeunes de moins de 26 ans ou un jeune reconnu travailleur handicapé (jusqu’à 30 ans inclus) dans le cadre du contrat unique d’insertion.

Une expérience formatrice

« C’est du gagnant-gagnant, estime Gwenaël Lavigne. Je guide Sarah et elle acquiert aussi de l’expérience. Je suis très content de son travail. » Cette entrée en matière ne peut être que bénéfique pour la suite. « On peut conseiller son profil à d’autres confrères de l’agglomération… ou elle pourrait rester dans l’entreprise si c’est possible. »

La nouvelle vendeuse polyvalente, qui va bientôt avoir une nouvelle collègue pour la seconde partie de la journée, voit l’avenir d’un bon œil. Aujourd’hui, elle a aussi davantage confiance en elle.

Source OUEST FRANCE.

Quels contrats sont dédiés à l’embauche de travailleurs handicapés ?…

JOB – L’accès à l’emploi reste plus compliqué pour les personnes en situation de handicap que pour le reste de la population.

Quels contrats sont dédiés à l'embauche de travailleurs handicapés ?

 

Quelque 12 millions de Français sont actuellement en situation de handicap, selon les données de l’Agefiph, l’association nationale chargée de soutenir le développement de l’emploi de ce public spécifique. Or, leur insertion professionnelle reste plus compliquée que pour le reste de la population. C’est la raison pour laquelle la reconnaissance en tant que travailleur handicapé permet de prétendre à certains dispositifs d’accompagnement. La nature des programmes dépend toutefois du secteur concerné.

S’insérer dans le milieu ordinaire

Depuis 1987, les entreprises privées d’au moins 20 salariés ont l’obligation de recruter un minimum de 6 % de personnes handicapées. Hélas, trois décennies plus tard, le taux effectif n’atteint que 4 %, selon l’Agefiph. Pour booster les chiffres, l’État alloue tout d’abord des subventions aux employeurs : aide à l’embauche, à l’intégration, à l’apprentissage ou à l’adaptation des situations de travail, auxquelles ont été ajoutés des coups de pouce spéciaux Covid-19.

Au-delà des CDD, CDI, intérim et stages classiques, les travailleurs handicapés sont éligibles au contrat unique d’insertion, décliné en contrat initiative emploi (CUI-CIE) pour les entreprises et en contrat d’accompagnement dans l’emploi (CUI-CAE) pour les associations et établissements publics. Dans ce cadre, un référent est chargé d’assurer un suivi personnalisé, tandis qu’un employé joue le rôle de tuteur. Le contrat peut être conclu pour 6 mois minimum et durer jusqu’à 5 ans pour un salarié en situation de handicap. Des conditions plus souples sont également prévues pour la signature de contrats en alternance (absence de limite d’âge, durée adaptée…).

Des entreprises adaptées

On recense par ailleurs près de 800 entreprises dites « adaptées » qui balaient un panel de plus de 200 métiers, sachant que 42 % de leur activité est réalisée par des prestations de services, selon les données de l’Unea (Union nationale des entreprises adaptées). Si elles fonctionnent comme des sociétés privées classiques, ces structures poursuivent un objectif d’insertion renforcé. En contrepartie d’aides financières, elles s’engagent à embaucher entre 55 % et 100 % de travailleurs handicapés dans leurs effectifs. Elles proposent également un parcours d’accompagnement individualisé qui tient compte des besoins et capacités de chacun. Ce sont alors le plus souvent Pôle emploi, Cap emploi ou encore les missions locales qui leur adressent les travailleurs handicapés. Néanmoins, le recrutement peut se faire en direct, sous certaines conditions d’éligibilité.

Côté contrats, on retrouve les CDI (91 % des effectifs) et CDD classiques mais également, à titre expérimental jusqu’à fin 2022, des « CDD tremplin ». Proposés par plus de 300 entreprises adaptées, ces contrats de 4 à 24 mois visent à former les travailleurs handicapés pour leur permettre de réaliser leur projet professionnel.

L’Ésat, en dernier recours

En cas de handicap particulièrement lourd, la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) peut vous orienter vers un établissement d’aide par le travail, couramment appelé Ésat. Cette structure allie activité professionnelle, soutien médico-social et éducatif et peut parfois disposer d’un foyer d’hébergement. Pour y prétendre, vous devez vous adresser à la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées). En cas d’acceptation, vous signerez un contrat de soutien et d’aide par le travail pour une durée d’un an renouvelable, moyennant une « rémunération garantie » (comprise entre 5,71 euros et 11,35 euros de l’heure).

Source 20 MINUTES.

Montpellier. Handicap : ateliers, animations, webinaire et dîner dans le noir…

Le projet Handicap est porté par six clubs FACE de la région d’Occitanie : au programme, des ateliers, des animations, un webinaire et un dîner dans le noir.

Une personne handicapée dans un emploi chez une fleuriste.

 

Le projet handicap a été créé dans un contexte régional et est co-animé par six clubs FACE de la région Occitanie. Celui-ci a deux objectifs : sensibiliser et accompagner les entreprises pour une meilleure prise en compte et intégration professionnelle des personnes en situation de handicap ; sensibiliser et accompagner les personnes en situation de handicap dans leur posture professionnelle et le recherche d’emploi.

Quels enjeux ?

Un webinaire sur  le maintien dans l’emploi des personnes souffrant  de maladies invalidantes est organisé mardi 14 septembre 2021, de 17h à 18h30. Au menu : de quoi parle-t-on ? Quels enjeux pour les entreprises et les salarié.e.s, problématiques des entreprises et des salariés vivant ces situations. Quelles solutions et acteurs à mobiliser pour accompagner au mieux les salarié.e.s ?

Des visites d’ESAT et d’EA sont programmées le mardi 21 septembre de 10h30 à 13h (10h30-12h : visite ; 12h-13h : déjeuner), puis, mercredi 22 septembre de 10h à 13h (visite et déjeuner » à l’ESAT L’Envol UNAPEI 34. Au programme : échanges avec les acteurs locaux du handicap, valoriser les compétences des personnes en situation de handicap.

Enfin, un dîner dans le noir aura lieu mi-octobre dans le cadre ce projet. Objectif : sensibilisation au handicap visuel et lutter contre les stéréotypes.

Pratique : le webinaire se déroulera en ligne mardi 14 septembre de 17h à 18h. La visite EA APF Entreprises 34 aura lieu le mardi 21 septembre de 10h à 13h, rue du Walhalla, à Montpellier. La visite ESAT l’Envol UNAPEI 34 aura lieu le mercredi 22 septembre de 10h à 13h, 650 avenue Blaise Pascal, à Castelnau-le-Lez.

Source ACTU.FR

Angers. Handicap : Up’Intérim a redonné du travail à 80 personnes en huit mois…

À Angers et Nantes, l’agence d’emploi Up’Intérim accompagne les travailleurs handicapés vers le monde du travail. Un modèle unique qui fait ses preuves.

Anita Jaunet (au centre), directrice générale de Up’Intérim, aux côtés de Laurence Marcellin (à droite), directrice de l’agence d’Angers, et Marina Cesbron (à gauche), chargée de recrutement.

 

Début 2021, cinq entreprises adaptées ligériennes* se sont unies pour créer Up’Interim Pays de la Loire, une agence d’emploi destinée aux travailleurs en situation de handicap. Sa directrice générale, Anita Jaunet, dresse un bilan très positif des huit premiers mois d’activité. Les candidats sont venus en nombre dès le début. On sent qu’il y avait une véritable attente sur le territoire, observe-t-elle, rappelant qu’une telle offre n’existait pas jusqu’à présent.

Chaque mois, les deux agences d’Angers et Nantes reçoivent chacune une trentaine de candidats, dont la moitié sont adressés par Pôle Emploi ou Cap Emploi. Une qualification téléphonique, puis un premier entretien permet de cerner leur projet, leurs compétences, leurs contraintes de poste, afin de trouver le contrat qui leur conviendra. Tous bénéficient d’un accompagnement sur mesure pour réussir leur passage vers le milieu dit ordinaire (versus les entreprises adaptées).

Enedis, Veolia, Europ Assistance…

Côté entreprises, une quinzaine d’employeurs travaillent avec Up’Intérim depuis ses débuts. Parmi eux se trouvent de grands comptes comme Total, Veolia, le Crédit Agricole, Europ Assistance, Auchan ou Enedis, mais aussi des PME et des réseaux de l’économie sociale et solidaire, comme l’Iresa. Bien sûr, l’obligation pour les entreprises de plus de 20 salariés d’employer au moins 6 % de travailleurs reconnus handicapés entre en ligne de mire. Mais on peut aussi être intéressé par l’inclusion au-delà de cette contrainte légale, plaide Anita Jaunet.

Au total, 80 personnes ont déjà retrouvé le chemin de l’emploi grâce à Up’Interim, à raison de 170 heures de travail chacun. Un quart des heures vendues concernent des agents multiservices, 19 % des câbleurs, 13 % des agents logistiques, 12 % des salariés de services supports, 12 % des agents de propreté, 6 % des agents d’espaces verts, 6 % des ouvriers du bâtiment, et 6 % des hôtesses de caisse.

Et ce n’est qu’un début. Car la société coopérative se fixe un objectif de 30 % de sorties positives (CDD, CDI et formations qualifiantes) d’ici la fin de l’année. On y sera, assure la directrice, confiante.

*(Saprena, l’Adapei 44, l’Adapei 49, Qualéa et Ipolaïs)

 

Atteint de handicap, Perceval cherche désespérément un travail : « J’ai envie de me sentir utile »…

Entre Rennes et Nantes, cet ancien animateur périscolaire, victime de dyspraxie et de la maladie de Little, espère redonner du sens à sa vie après un an et demi sans travailler.

Perceval, place Sainte-Anne, à Rennes, ce jeudi 19 août

 

Il n’a pas travaillé depuis février 2020. « Un an et demi sans activité, et avec les confinements successifs, c’est très long », glisse Perceval. Ce jeune homme de 27 ans, atteint d’un handicap moteur et d’un handicap invisible, est lassé par cette inertie et ce sentiment de tourner en rond.

Faire de la maladie une force

En cette mi-août 2021, il a décidé de lancer une bouteille à la mer en publiant un message sur Facebook, dans lequel il indique chercher un travail. Originaire du Finistère, domicilié à Nantes et ayant des attaches à Rennes, il est prêt à s’exiler partout en Bretagne pour décrocher un job.

« J’ai envie de me sentir utile, d’avoir un but dans la vie. Ne pas vivre uniquement avec mon allocation adulte handicapé que je préfère laisser à ceux qui sont plus lourdement handicapés que moi. »

Perceval

Atteint de deux handicaps depuis toujours, il tente de faire de sa maladie une force, pour montrer aux autres qu’il est capable de se surpasser. Mais il doit lutter contre des troubles qui ne facilitent en rien son quotidien.

Gros problèmes d’organisation et de concentration

Déjà, la maladie de Little (ou diplégie spastique), qui paralyse ses deux membres inférieurs. « Je peux marcher un tout petit peu. Mais je dois surtout me déplacer avec mon fauteuil roulant. »

Et la dyspraxie, qui provoque de gros problèmes d’organisation et de concentration. « Je perds du temps dans toutes les tâches que je réalise et je me fatigue très vite. » C’est d’ailleurs ce qui lui coûté son dernier boulot.

« Je travaillais en tant qu’animateur périscolaire et ma responsable m’a indiqué que ma maladie était incompatible avec les enfants. Avec du recul, je la comprends : je suis souvent dans la Lune, et il faut être au taquet, tant mentalement que physiquement, pour gérer des petits. »

Perceval

La dyspraxie, c’est quoi ?

Maladie invisible, la dyspraxie est une perturbation de la capacité à effectuer certains gestes et activités volontaires. Ce trouble des apprentissages résulte d’un dysfonctionnement de la commande cérébrale des mouvements. Deux types de symptômes ont été identifiés :
– Les troubles visuospatiaux : problème d’organisation, de concentration, de repérage dans l’espace…
-Les troubles moteurs : difficulté à coordonner les gestes pour dessiner, écrire, s’habiller, utiliser un instrument…
On estime que 5 à 7% des enfants de 5-11 ans sont concernés par cette maladie.

Regard gêné des autres

Perceval admet que ses collègues ont souvent été là pour pallier ses défaillances. Pourtant, depuis l’obtention de son BAFA (brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur) en 2017 et les quelques expériences qu’il a eues avec les jeunes, il a trouvé chez ces derniers un véritable sens et beaucoup de bien-être.

Et surtout, les enfants ne perçoivent pas son handicap avec l’œil parfois gêné des adultes : « Ils sont cash et authentiques, me posent des questions quand ils voient le fauteuil. Avec eux, je ne ressens pas cette forme de pitié, de peur, que peuvent avoir certains en me regardant. »

Source ACTU RENNES.