Lyon : A table au Katimavik, le café qui réunit grand public et handicap mental…

SOLIDARITE – Créé par l’association L’Arche en 2012, le café-restaurant-épicerie Katimavik, dans le Vieux-Lyon, participe à l’insertion de personnes porteuses de handicap mental, pour changer le regard du grand public.

Lyon : A table au Katimavik, le café qui réunit grand public et handicap mental

 

  • L’association L’Arche a rénové son café associatif Katimavik pour rapprocher ses pensionnaires, handicapés mentaux, et grand public.
  • Le café propose des déjeuners, des tables d’hôtes, des ateliers thématiques pour valoriser les bénévoles et familiariser les clients avec le handicap.
  • Un concept qui se veut chaleureux et convivial, en synergie avec plusieurs autres associations de la région lyonnaise.

Une façade bleu roi, nichée près du funiculaire, dans le Vieux-Lyon : le café associatif Katimavik est discret et intime. Pourtant, à l’intérieur, serveurs et clients s’interpellent, bavardent, rient dans un joyeux raffut. Un café convivial, ordinaire, à une exception près : les serveurs sont atteints de handicap mental.

Katimavik, dont le nom signifie « lieu de rencontre » dans la langue des Inuits, a été créé par L’Arche en 2012. A l’époque, le lieu était sombre et peu engageant. Convaincu de son utilité publique, l’association a mis à profit les derniers mois de fermeture sanitaire pour effectuer des travaux, financés par des dons, et rendre le lieu plus accueillant, à la fois pour les clients et les pensionnaires de L’Arche.

Des partenariats avec des écoles et des associations

Car c’est tout l’enjeu du lieu : réunir grand public et handicapés pour effacer les craintes et préjugés des premiers, valoriser et épanouir les seconds. Bernard Deschaux, président de L’Arche, souhaite ainsi « révéler le don et le talent d’une personne en handicap mental, dans la relation, leur capacité à transformer durablement les gens, pour construire une société plus humaine ».

« Katimavik, c’est avant tout une équipe de bénévoles : une vingtaine, dont une à trois personnes porteuses de handicap, vient chaque jour accueillir les clients, faire le service » explique Céline de Narp, coordinatrice des lieux. Dont Blandine, qui sert les plats avec une fierté et une bonne humeur contagieuses, en annonçant : « C’est très bon ! » Et ça l’est : un partenariat a été noué avec les Apprentis d’Auteuil, à Perrache, pour fournir une entrée et un plat du jour (formules de 13 à 16 euros). « Cela nous permet de nous implanter dans le tissu associatif local, ajoute Céline de Narp. Nous avons également un partenariat avec les Jardins de Lucie, une association qui fait du maraîchage bio dans le sud de Lyon, et de la réinsertion sociale. »

Coffee-shop, ateliers, épicerie

Les périodes de confinement ayant été particulièrement pénibles pour les protégés de l’Arche, le Katimavik nouvelle formule renforce désormais ses activités pour faciliter les échanges, dont une table d’hôtes les lundis et mercredis : « C’est une grande table partagée avec une équipe de l’Arche, autour d’un menu unique, pour passer un moment convivial, chaleureux », poursuit Céline de Narp.

Un coffee-shop est proposé le mercredi après-midi, divers partenariats ont été noués avec les écoles du quartier, les bibliothèques municipales et le musée Gadagne, et la mezzanine accueillera des ateliers réguliers (yoga, peinture, pâtisserie, photo) dans le même esprit de rencontre entre les deux mondes. Enfin, un marché de Noël ouvrira la semaine du 6 décembre : Katimavik est aussi une boutique-épicerie solidaire, histoire de boucler son cercle vertueux.

Source 20 MINUTES.

Handicap : la société au défi de l’inclusion…

Alors que le handicap reste encore le principal motif de discrimination en France, l’inclusion des personnes en situation d’handicap, dans l’éducation ou dans l’emploi, est largement insuffisante.

La société se doit donc d’être à la hauteur de cet enjeu d’égalité et d’accessibilité fondamental. 

Un travailleur handicapé travaille sur la chaîne d'emballage de produits chimiques dans l'atelier F43 de l'entreprise du Pont de Nemours à Wittelsheim en 2009

 

La France compte aujourd’hui 12 millions de personnes en situation d’handicap. 67% d’entre eux déplorent un manque d’accessibilité des lieux publics et déclarent avoir des difficultés à se déplacer seuls. Il est important de savoir qu’environ 80% de ces personnes souffrent d’une incapacité qui ne se repère pas facilement pour quelqu’un de non averti, soit d’un handicap physique léger, de surdité ou de troubles psychiques, … Ces personnes peuvent, par crainte de discrimination, cacher leur situation personnelle.

Cette crainte de discrimination est absolument légitime, dans un contexte où les personnes en situation d’handicap font face à un chômage deux fois plus important que le reste de la population, de par la réticence des entreprises ou de certaines administrations d’adapter leurs unités de travail à ces besoins particuliers. La libération de la parole autour des questions d’inclusion, d’autonomisation et d’acceptation des personnes en situation d’handicap est donc un enjeu sociétal majeur en vue d’améliorer leur représentativité dans l’ensemble des structures productives et sociales.

Quelle égalité dans l’accès à l’éducation ?

Face à cette inégalité d’accès à l’emploi, il apparait légitime de se demander si celle-ci ne prennent pas leurs racines dans le système éducatif. Les personnes en situation de handicap ont-elles plus de difficulté à accéder à une formation ?
Selon le gouvernement, à la rentrée 2018, 408 000 enfants ou adolescents en situation de handicap sont scolarisés : 83% d’entre eux le sont en milieu ordinaire et les 17% restants dans des établissements hospitaliers ou médico-sociaux.

Cependant, la scolarisation des élèves en situation d’handicap a tendance à baisser avec l’âge,  étant donné qu’ils ont encore aujourd’hui beaucoup de difficultés à poursuivre leurs études dans le secondaire, et à fortiori dans les études supérieures. Ils se tournent ainsi plus fréquemment vers les filières professionnelles.

Cette situation s’explique par des parcours scolaires plus difficiles, une faible adaptation des supports éducatifs et des contenus pédagogiques, des limites quant à l’aménagement des examens ou encore l’autocensure…

… et aux services publics ?

Autre préalable à l’insertion dans l’emploi, la question de l’accès aux services publics n’est également pas encore résolue.
L’exemple le plus évident étant celui de l’accessibilité du réseau de transports publics, d’autant que le paradigme de “l’accessibilité universelle” est encore loin d’être atteint.

Bien que les nouvelles infrastructures et services sont pensés au travers de cette problématique de l’accessibilité, il est encore difficile d’adapter des installations plus anciennes, étant que les gestionnaires de réseau sont réticents à procéder à de tels investissements de par leur couts budgétaires importants. Pourtant, de la même manière que le reste de la population, les personnes en situation de handicap ont besoin de solutions de transports pour accéder à l’emploi.

Quelles conséquences pour l’emploi ?

Les personnes en situation de handicap mettent en moyenne 883 jours à trouver un emploi, contre 668 jours pour l’ensemble des français.
Les salaires à l’embauche des personnes en situation d’handicap ont tendance à être plus faibles, notamment en raison d’une autocensure que ces personnes pratiquent en étant moins regardant sur les conditions d’embauche et en acceptant les emplois les moins bien rémunérés.

Des solutions qui existent et qui doivent être étendues

Cependant, certains dispositifs ont été mis en oeuvre pour améliorer l’autonomie et l’intégration des personnes en situation d’handicap dans le marché du travail, du logement et de la sphère sociale en général.

La nouvelle aide à la vie partagée (AVP) doit permettre de favoriser les collocations de personnes en situation de handicap, ou de dépendance liée au grand âge, pour les maintenir dans un habitat individuel. Par ailleurs, du côté des entreprises, la loi oblige les employeurs à penser à l’inclusion des personnes handicapées dans leurs recrutements. Les entreprises de plus de 20 employés sont ainsi tenues de respecter une part de 6% de personnes en situation de handicap dans leurs effectifs.

Le levier financier peut aussi être utilisé sous forme d’aides, notamment pour adapter un poste de travail ou plus largement l’environnement productif, si l’employeur démontre l’existence de coûts spécifiques liés à l’intégration d’une personne en situation de handicap dans son entreprise. Pour fonctionner, ces aides doivent être bien connues par les entreprises, et mobilisables facilement et rapidement.

Afin de mieux comprendre la persistance de ces discriminations et d’aborder les mesures mis en oeuvre pour renforcer l’inclusion des personnes en situation d’handicap dans la société, nous avons le plaisir de recevoir Sophie Cluzel, Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée des Personnes handicapées, Sophie Crabette, Chargée de plaidoyer de la FNATH et  Anne Revillard, Professeure associée en sociologie à Sciences Po, rattachée à l’observatoire sociologique du changement (OSC) et directrice du laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP).

Source FRANCE CULTURE.

Mon handicap invisible m’oblige à devoir justifier de ma maladie….

« J’aimerais tant refaire la queue en caisse pendant des heures, courir, jardiner, rester debout dans les transports en commun… » regrette Mokhtaria.

Comprendre une maladie invisible pour ne plus porter de regard, de critique sur le droit à la priorité.

 

HANDICAP — Quésaco la spondylarthrite? Nom inexistant dans mon imaginaire et vocable, je découvre à mes 33 ans cette maladie invisible et handicapante au quotidien. De quoi s’agit-il? La spondylarthrite appelée dans le jargon médical SPA est une maladie auto-immune et rhumatismale, touchant principalement les articulations sacro-iliaques et s’accompagnant d’inflammations.

Elle se déclenche chez l’adulte jeune (20/30 ans) et touche davantage les hommes que les femmes. Cette définition peut paraître générale, abstraite, voire incompréhensible.

Pour expliciter mes propos, je souhaite parler de ma SPA; car il existe différentes manifestations, différentes douleurs, différents traitements. La SPA est propre à chaque personne.

Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffpost.fr et consulter tous les témoignages que nous avons publiés. Pour savoir comment proposer votre témoignage, suivez ce guide!

La maladie déclarée jeune

Ma SPA est apparue à mes 32 ans, se caractérisant par des douleurs au bas du dos et aux hanches, une raideur aux doigts. Premier signe apparent, une arthrose des hanches dite coxarthrose. À mon jeune âge, ce n’est pas possible me dis-je. Pourtant, c’est bel et bien le cas, car l’arthrose peut se déclarer à tout âge. Par la suite, les semaines s’écoulent avec ces douleurs fluctuantes. Je suis orientée vers la rhumatologie. Oui, la rhumatologie à 32 ans, moi qui pensais que cette spécialité médicale était réservée davantage à nos aînés. Je continue de gérer ces maux; qui s’estomperont au fil du temps. Or, ce n’est pas le cas.

Mon corps a de plus en plus mal, est de plus en plus fatigué. Un matin, je n’arrive plus à me lever. Je consulte, en urgence, une rhumatologue. Je suis, dans la foulée, hospitalisée dans un service de rhumatologie ne posant pas de diagnostic médical. Je consulte d’autres rhumatologues, l’une me prescrivant un traitement pour la fibromyalgie, l’autre effectuant six injections au bas de mon dos. Mon médecin traitant (que je ne remercierai jamais assez pour son professionnalisme, son écoute et sa bienveillance) m’oriente vers la spécialité médecine interne.

Enfin de la lumière au bout du tunnel. Je suis consultée, entendue et comprise par un professeur émérite. Mon mal invisible se caractérise par un déverrouillage matinal du corps, des inflammations et des douleurs au bas du dos, aux hanches, une fatigue et une sensation de lourdeurs aux jambes. Après des examens médicaux, le diagnostic tombe: je suis atteinte d’une spondylarthrite. Une quoi? Une sp… dont je n’arrive pas à prononcer le nom, au début. OK, j’ai cette m… avec tout ce que cela implique.

Maintenant, je dois ou plutôt je vais essayer de vivre, survivre ou revivre avec cette maladie au nom complexe. J’ai une chance de bénéficier de soins de qualité, avec des professionnels de santé tip-top. Mes traitements visent à atténuer les douleurs et ralentir la progression de la maladie.

Aujourd’hui, j’ai 37 ans. Je tente de gérer au mieux ma SPA. Elle et moi cohabitons depuis 5 ans, avec des moments où elle l’emporte sur mon corps et mon esprit et d’autres moments, où je la terrasse. Le verbe peut paraître excessif. Pourtant, c’est bel et bien le cas, car la SPA se vit au quotidien.

Une maladie invisible qui se combat au quotidien

Chaque jour est une douleur invisible, dont l’intensité varie et le moral est mis à épreuve. Je bénéficie d’une reconnaissance MDPH et de la carte mobilité inclusion. Cette carte a pour but de faciliter mes déplacements. Je peux solliciter une place dans les transports en commun ou dans une salle d’attente, éviter la file d’attente dans les établissements recevant du public.

Pourtant, cette carte priorité semble incomprise pour de nombreuses personnes. Je l’utilise principalement en magasin, où est signalée caisse priorité. Drame, qu’ai-je fait en sollicitant cette priorité? Les gens vous scrutent, se permettent des commentaires, réfutent cette priorité. J’ai entendu, de nombreuses fois, ces phrases: ”À son âge, on n’est pas malade”,” La MDPH donne la carte à n’importe qui”, “Celle-là fait semblant pour ne pas faire la queue”.

J’ai, longtemps, été mal à l’aise avec l’utilisation de cette carte. J’ai dû, à plusieurs reprises, justifier cette priorité. Ceci s’explique par les propos inappropriés, désobligeants de certaines personnes que j’ai reçus. Ma maladie, mon handicap leur apparaissent invisibles. Les individus ont une perception du handicap se caractérisant par un élément visible de type fauteuil roulant ou canne. Or, il existe des handicaps non apparents, avec de lourds retentissements.

«J’ai entendu, de nombreuses fois, ces phrases: ‘À son âge, on n’est pas malade’, ‘La MDPH donne la carte à n’importe qui’, ‘Celle-là fait semblant pour ne pas faire la queue’.»

– Mokhtaria M.

À tous ces gens portant un jugement, je souhaite leur dire « Cessez !!!! Je vous remets cette priorité avec toutes les douleurs et les pleurs que cela comporte ». Cette carte ne sert qu’à m’aider dans mon handicap.

J’aimerais tant refaire la queue en caisse et pendant des heures, courir ne serait-ce qu’un kilomètre, jardiner un quart d’heure, rester debout dans les transports en commun, réaliser mes tâches ménagères sans aide quelconque, sauter à la corde à sauter avec mon enfant, porter des courses sans aucune douleur déclenchée…

Cela voudrait dire tout simplement que ma santé est bonne.

Source Huffingtonpost.

Emploi et handicap dans l’Orne : hier cheffe cuisinière, elle s’oriente vers le métier de formatrice…

Reconnue travailleuse handicapée, Vanessa Maillard est actuellement en reconversion professionnelle.

A Alençon (Orne), elle a rejoint un organisme de formation, l’Epnak.

Vanessa Maillard (à droite sur la photo) en compagnie de Marie-Odile Solnon.

 

Elle ne peut désormais plus porter de charges lourdes. Son métier, cuisinière, qu’elle aimait tant, lui est aujourd’hui interdit.

Vanessa Maillard, âgée de 37 ans, est domiciliée à Alençon (Orne) et depuis mars de cette année elle est reconnue travailleuse handicapée.

« J’ai une prothèse dans le dos, qui remonte au niveau des cervicales. Il faut maintenant que je trouve un autre métier à exercer. »

Vanessa Maillard

Une recherche accompagnée d’une nouvelle étiquette : handicap.

« Je viens tout juste de débuter ma formation avec l’Epnak, structure qui accompagne les personnes en situation de handicap, comme moi, dans leurs parcours d’inclusion sociale et professionnelle. J’avais envie de me diriger vers l’enseignement ou la formation. »

Vanessa Maillard

Vanessa Maillard a passé une journée immersive, le 18 novembre, au sein de l’organisme de formation Retravailler dans l’Ouest, auprès de Marie-Odile Solnon, formatrice. Elle a ainsi pu découvrir le métier de conseillère d’insertion professionnelle.

« J’ai moi-même la reconnaissance de travailleur handicapé », explique Marie-Odile Solnon. « Je suis donc la référente handicap ici même, depuis un mois. »

C’est tout naturellement qu’elle a accueilli Vanessa, en l’encourageant dans ses démarches.

« Ce n’est pas un parcours facile », reconnaît l’ancienne cheffe de cuisine.

« Il faut vraiment réaliser un travail sur soi et faire le deuil du métier exercé jusque-là. »

Vanessa Maillard
Elle avoue que l’accompagnement d’Epnak est un réel soutien.

« J’ai pu travailler sur mes qualités, mes savoir-faire et être et on a mis en avant d’autres atouts. »

Vanessa Maillard

Elle ne sait pas encore si ce statut de travailleur handicapé sera un frein à l’embauche « car je n’ai pas encore postulé » ou si, au contraire, des patrons seront bienveillants. « J’avance pas à pas ».

Source ACTU.FR

Référent Handicap : une application pour booster ses compétences….

L’application Référent Handicap propose des histoires sous forme de fiction ou témoignage pour développer vos connaissances en faveur de l’insertion professionnelle, du maintien en emploi et la formation continue des personnes en situation de handicap.

Pour vous aider à renforcer vos savoirs et compétences, vous êtes partie prenante dans les récits…

L’application s’adresse aux managers, chargés de recrutement, référents handicap ; chargés de mission handicap, chargés d’insertion, référents diversité, référents RSA, cadre RH,

Bonne lecture !

L’application Référent Handicap est le fruit de la collaboration entre Handicap.fr et l’Université Paris-Est-Créteil (division Formations diplômantes et qualifiantes « Référent handicap, secteur privé, fonctions publiques, secteur associatif »).

Source APPLE.

A Margon, job-dating pour les personnes en situation de handicap…

À l’occasion de la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées, le CBE du Perche nogentais a organisé une nouvelle édition de Handi’Perche à Margon.

Le CBE, avec de nombreux partenaires, a organisé un job dating dans le cadre de la Semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées.

 

Réunir les entreprises et les personnes handicapées, tel est le but de la rencontre Handi’Perche mise en place par le Comité de Bassin d’Emploi (CBE) de Nogent-le-Rotrou. Organisé « sous forme de visio suite à la crise sanitaire en 2020, cette année, nous avons eu l’idée de faire un job dating » souligne Annabel Chalier, directrice du CBE. Accompagnée par de nombreux partenaires.

Quinze entreprises présentes

Contactées, « quinze entreprises du secteur ont répondu à notre invitation pour se rendre une matinée à la salle polyvalente de Margon ». .

Des sociétés de secteurs différents. Venues avec des postes à pourvoir et ainsi les proposer. Comme Eurowipes. Spécialisés dans la fabrication de lingettes et en plein essor, « nous sommes venus ici tout d’abord pour nous faire connaître » note Jean-Maxime Hatton, en charge du recrutement.

Mais pas que, « actuellement, nous recrutons. Des postes pour la production et nous recherchons également des contrôleurs de gestion et de qualité ».

Prise de contacts

Lors de ce job dating, « j’ai pu rencontrer sept ou huit personnes. Des profils intéressants qui connaissent peu le monde de l’industrie. Les Temps modernes de Charlie Chaplin, c’est fini » lance-t-il.

Cette prise de contacts « a permis de faire découvrir notre société et notre milieu professionnel ». Et « nous envisageons – pour les personnes intéressées – une visite d’Eurowipes pour qu’ils puissent voir l’intérieur de notre entreprise ».

Pour Jean-Maxime, « ce cheminement est parfait. Aujourd’hui, on se rencontre dans un contexte extérieur à l’entreprise et ensuite, ceux qui veulent peuvent poursuivre la démarche et venir chez nous ».

Source ACTU.

Emploi des personnes handicapées : les entreprises limousines font mieux que la moyenne nationale…

C’est en ce moment la 25ème semaine européenne Emploi-Handicap, destinée à favoriser l’emploi personnes handicapées.

Il y a encore beaucoup à faire, a expliqué ce jeudi matin Christelle Peyre, Déléguée Régionale adjointe à l’Agefiph Nouvelle-Aquitaine.

Elle était l’invitée de France Bleu Limousin.

Christelle Peyre, déléguée Régionale adjointe à l'Agefiph Nouvelle-Aquitaine

 

C’est en ce moment la 25ème semaine européenne Emploi-Handicap, destinée à favoriser le recrutement des personnes handicapées. Il y a encore beaucoup à faire, a expliqué ce jeudi matin Christelle Peyre, Déléguée Régionale adjointe à l’Agefiph Nouvelle-Aquitaine. L’Agefiph, c’est l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées.

Le Limousin plutôt bon élève

Invitée de France Bleu Limousin, Christelle Peyre a effectivement confirmé « qu’on constate aujourd’hui une durée plus longue de chômage pour les personnes en situations de handicap, mais les choses progressent« , a-t-elle précisé « notamment en Limousin, désormais en Corrèze neuf entreprises de plus de vingt salariés sur dix emploient au moins une personne en situation de handicap, et c’est 86% des entreprises en Haute-Vienne, et c’est mieux que la moyenne nationale« , a-t-elle dit.

Pourquoi est-ce malgré tout toujours plus difficile d’être recruté lorsqu’on est en situation de handicap ?  « Tout d’abord certaines entreprises ont simplement peur de mal faire », explique Christelle Peyre, « elles ne savent pas comment aborder le sujet avec des candidats, comment poser les bonnes questions et on est là pour les accompagner« , a-t-elle martelé. « Les entreprises ne sont pas seules, et pas seulement au recrutement mais aussi sur la durée », car le handicap peut apparaître aussi au fil d’une carrière. « Une personne sur deux sera concernée par le handicap durant sa vie professionnelle » a conclu la Déléguée Régionale adjointe à l’Agefiph Nouvelle-Aquitaine.

Source FRANCE BLEU.

Deux-Sèvres : handicap et Département, un rapprochement vers l’insertion professionnelle…

Dans le cadre de l’opération DuoDay, des personnes en situation de handicap ont découvert les métiers du Département et ont commencé à choisir ou encore valider leur orientation.

Deux-Sèvres : handicap et Département, un rapprochement vers l'insertion professionnelle

L’amélioration des infrastructures, considérées comme peu accessibles, et la mise aux normes des espaces publics sont le cheval de bataille des personnes en situation de handicap.(©Département des Deux-Sèvres)

A l’occasion de la Semaine européenne pour l’emploi des personnes en situation de handicap, le Conseil du départemental des Deux-Sèvres a invité plusieurs personnes en situation d’handicap à venir découvrir les différents métiers du Département.

Vers une meilleur insertion professionnelle ?

En 2020, la France comptait près de 12 millions de personnes en situation de handicap. Parmi elles, 18 % était au chômage, soit le double de la moyenne nationale.

Un chiffre encore largement en dessous de l’objectif de 6 % défini par la loi « handicap » de 2005.

Au-delà de l’insertion professionnelle, d’autres problématiques comme l’accessibilité des lieux publics posent aussi question et freine cette insertion dans la vie active.

67 % de ces personnes déclarent le manque d’accessibilité des lieux publics et avoir des difficultés à se déplacer.

Mais ces contraintes ne doivent plus être un frein à la recherche d’un emploi. C’est pour cette raison que le Département des Deux-Sèvres a souhaité participer à l’opération DuoDay.

Cet événement a permis aux personnes en situation de handicap de mieux connaître les métiers au sein du Conseil, et surtout, de mieux se familiariser avec le monde du travail.

Les Deux-Sèvres montrent la voie

» Le Département des Deux-Sèvres s’inscrit aux côtés des personnes en situation de handicap tout au long de leur parcours de vie et les accompagne dans leur projet de vie », souligne Nathalie Vinatier, conseillère départementale en charge du handicap, jeudi 18 novembre 2021, à la Maison du Département à Niort.

Six personnes ont été accueillies pour cette édition 2021 dont Gohar Hovhannisian qui découvre aux côtés d’Alexandre Arnault, agent de la collectivité, le métier de technicien de restauration.

Quelques chiffres sur le handicap en Deux-Sèvres (2021) :

– Le Département consacre 54 millions d’euros aux personnes en situation de handicap (hébergement, aide à la vie à domicile, aides à l’accompagnement à la vie sociale, aides médico-sociales, transport scolaire adapté, accès à la pratique sportive, etc.)

– 366 450 euros de travaux de mise aux normes pour les personnes en situation de handicap dans les collèges, bâtiments administratifs et logements sociaux.

– 4 accompagnements spécifiques d’agents en situation de handicap.

– taux d’emploi direct dans la collectivité des personnes en situation de handicap 6,76 % (6 % fixé par la loi du 11 février 2005).

– 321 enfants en situation de handicap transportés entre leur domicile et leur établissement scolaire.

– 4 000 reconnaissances de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) notifiées chaque année par la MDPH.

« Toutes ces missions tendent vers un même objectif : apporter une réponse au plus près des besoins de la personne en situation de handicap, dans chaque situation de sa vie, là où la vie sociale et professionnelle se joue « , précise Nathalie Vinatier.

Sur le territoire, près de 18 000 personnes ont obtenu la reconnaissance de travailleur handicapé (RQTH) issue de la Maison départementale des personnes handicapées. Environ 4000 RQTH sont recensés chaque année.

Dans la collectivité départementale, par exemple, 102 agents sont en situation de handicap d’après Sylvie Renaudin, conseillère départementale en charge de l’autonomie.

L’objectif est donc de leur permettre de s’adapter aux postes et de faciliter leur accès pour pouvoir s’insérer dans une société qui doit dorénavant devenir plus inclusive.

Le gouvernement souhaite notamment mettre l’accent sur la formation en doublant le nombre d’apprentis en situation de handicap pour obtenir des résultats concrets.

Source ACTU.

L’accueil du handicap en entreprise par l’exemple…

Pour la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées, Cap emploi et Pôle emploi ont invité Éric Laviolette, malvoyant, à témoigner.

Guillaume Dudoigt (à gauche) et Éric Laviolette qui présente son parcours.

 

Dans le cadre de la 25e édition de la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées, Guillaume Dudoigt (Cap emploi) et Alice Camus (Pôle emploi) étaient les organisateurs d’une matinée de rencontre, vendredi 19 novembre à Civray. Ils avaient réuni des demandeurs d’emploi handicapés et les personnes qui les accompagnent dans une table ronde.

L’idée était de faire la promotion de l’apprentissage en alternance ce qui permet d’acquérir une expérience et une formation. Ces atouts seront par la suite un tremplin pour l’emploi.
« Me confronter à la réalité pour ne plus dépendre des autres » Plutôt que de prêcher la bonne parole, les organisateurs se sont appuyés sur l’exemple d’Éric Laviolette, malvoyant, venu présenté son parcours, sa démarche de reconstruction et sa réussite. Éric est actuellement en BTS en alternance à la résidence autonomie des Coudrais à Civray comme assistant de direction et prouve ainsi que l’insertion c’est possible.

Il explique son parcours sans minimiser les obstacles, les doutes, les phases de deuil et d’acceptation qui bouleversent le quotidien et l’équilibre familial. En 2015, Éric est victime d’un grave accident qui lui laisse un handicap visuel très important. « Lorsque je suis enfin en capacité d’envisager un avenir, dit-il, il me faut accepter les limites, me confronter à la réalité pour ne plus dépendre des autres. »
Sa mobilité devient alors problématique, lui qui habite un village de campagne doit déménager à Civray. Il est accepté dans des stages en collectivité territoriale, en entreprise.

« Est-ce que je vais donner une bonne image dans l’entreprise, est ce que je vais assurer un travail correct et suffisant ? » Ses employeurs sont unanimes, le handicap n’enlève pas les compétences. Ces aménagements mènent à la réflexion et les autres employés peuvent en bénéficier. À 50 ans il décroche donc cette formation en alternance en deux ans, il fait passer le message à l’assistance « l’âge et la maturité peuvent être une force à la disposition de l’employeur. »

« J’ai eu la chance ou la malchance de rencontrer Guillaume Dudoigt », plaisante-t-il pour souligner l’importance de l’accompagnement et l’intervention de nombreux organismes qui lèvent un à un tous les obstacles.

Source LA NOUVELLE REPUBLIQUE.

Handicap : dans l’Eure, un premier concours de cuisine inclusif !…

Chefs, apprentis et travailleurs handicapés se sont unis pour remporter les prix de « l’H’apprenti cuistot » organisé par le CFAIE (Centre de formation des apprentis interconsulaire de l’Eure) à Val-de-Reuil.

Chefs, apprentis et personnes en situation de handicap ont conçu en commun un menu pour le jury de l’H’apprenti cuistot » organisé par le CFAIE (Centre de formation des apprentis interconsulaire de l’Eure) à Val-de-Reuil. FRED.D / #PRESSE30

 

La journée du lundi 22 novembre au CFAIE (Centre de formation des apprentis interconsulaire de l’Eure) à Val-de-Reuil ne pourra se résumer que par deux mots : « sourire et lien ». Alors que le métier de la restauration est sous tension face à leurs besoins de main-d’œuvre et que les personnes en situation de handicap ne trouvent pas facilement des emplois ou n’osent pas pousser les portes alors qu’elles ont la capacité, l’organisme de formation s’est associé à l’AKTO, opérateur de compétences et l’association CAP EMPLOI 27 qui accompagne des personnes et des employeurs sur la question du handicap pour organiser les 1ère Gourman’hand’ise, un concours de cuisine inclusif.

Dans les deux cuisines du centre de formation, huit brigades se sont retrouvées tôt le matin. Composée par un chef d’un restaurant local, d’un apprenti en brevet professionnel et d’une personne en situation de handicap sélectionnée par les missions locales, l’équipe a dû, en deux heures, réaliser un menu composé d’une goujonnette de poulet sauce curry et sa mousseline de carotte et d’une tarte normande. Un concours pour apprendre à travailler ensemble, communiquer et partager une passion.

Après quelques de minutes pour repérer les lieux, toutes et tous se sont attelés à la tâche toujours avec bienveillance. Vers 13 heures, huit juges choisis parmi les partenaires ont goûté tous les plats avec des présentations différentes et quelques ajouts gustatifs comme de la truffe, fruits ou fleurs comestibles pour décerner le prix de la créativité, le prix gastronomique et le prix esthétique. Des choix difficiles tant la qualité fut au rendez-vous.

Poser un cadre rassurant

Mais au-delà de ces prix « symboliques », pour les organisateurs, c’est le retour d’expérience le plus important : « connaître vos besoins pour recruter des travailleurs handicapés ». C’est aussi la prise de conscience des deux parties. Pour Benjamin Revel, chef et gérant de La Musardière à Giverny, « cela me parle complètement ce côté inclusif et formation. L’idée de ce concours est très sympa. Il permet de voir comment faire dans la cuisine, alors que nous venons d’embaucher un premier apprenti, Mathis porteur de trisomie pour la salle.

Ici, il a fallu mettre la personne en confiance, car ça chauffe, ça brûle, il y a du bruit. Cela peut être déstabilisant. Il faut poser d’abord un cadre rassurant, poser des questions, vraiment faire sentir que la personne est intégrée. Et puis, ça fonctionne, car je suis persuadé qu’importe sa situation, on peut faire presque tous les métiers. C’est une histoire de motivation et le manager doit s’adapter ». À 21 ans, Kevin Duval est apprenti à La Chaîne d’Or aux Andelys.

En 2e année de brevet professionnel, « c’est mon premier concours et c’était magnifique. Il restera gravé dans ma mémoire et inscrit sur mon CV. Dans ce trio, avec ma patronne et Zoé, on a tous eu notre rôle à jouer. Plus tard, je veux ouvrir ma propre entreprise et devenir chef. Il est clair que je trouverais toujours une place pour les personnes en situation de handicap ». Avec son handicap dit psychique, Chloé Cauchois est détentrice d’un CAP Cuisine obtenu au lycée Jean-Baptiste d’Écretot à Louviers. Elle a accepté de venir, « car je suis à la recherche d’un emploi. C’est dur pour moi alors que j’ai la formation. On m’a proposé ce concours et franchement, je suis tombée sur une équipe très gentille.

Mon handicap n’est pas géant, mais pour certaines personnes excluant. Cette journée restaure une confiance en moi. J’espère qu’elle va permettre aux professionnels de comprendre la situation des travailleurs handicapés. J’y ai pris du plaisir et de la motivation pour poursuivre ce métier ». La journée s’est terminée bien entendu par une remise de diplômes et de lots, mais surtout « pour montrer que cette action est une démonstration que tous les liens sont possibles », a conclu le chef Benjamin Revel.

Source LE PARISIEN.