AUTISME – TROUBLES MENTAUX – Ein Gedi structure pédagogique pour des jeunes porteurs de handicap…

Ein Gedi est une école laïque pour des jeunes porteurs d’un handicap mental, déficients intellectuels et porteurs de troubles autistiques.

Ein Gedi structure pédagogique pour des jeunes porteurs de handicap. La vie en bleu, le mag de France Bleu Gironde

 

Des jeunes” extra-ordinaires”, c’est ainsi que Henriette Neny qualifie les élèves de l’école Ein Gedi, qu’elle créa avec Matthieu son mari en 2016.  Tous deux parents d’un enfant trisomique, ils ont décidé de fonder cet établissement où sont accueillis des jeunes entre 10 et 20 ans.

Outils pédagogiques

Le projet pédagogique de cette année est double, et s’articule autour du thème de l’écologie.

Les élèves suivent aussi le Vendée Globe, à partir d’outils pédagogiques comme une planisphère et des maquettes de bateaux qu’ils y positionnent en fonction de leur avancée, avec une attention particulière portée au skipper talençais Arnaud Boissières. Parallèlement, un travail est mené à partir du ” Tour du monde en 80 jours” de Jules Verne. Cela permet de réfléchir autour du vocabulaire de la mer et de la navigation, en y apportant une sensibilité environnementale.

Eco responsable

L’ambition de Ein Gedi est de devenir la première école éco-responsable en France.

Cette prise conscience de la fragilité de notre planète a conduit à une réflexion et à un travail sur le tri des déchets, avec également un compost dans le jardin de l’école.

Préparatifs

Un événement est en préparation pour janvier 2021, avec toutes les incertitudes que cela comporte. Un professeur d’arts plastiques intervient dans l’école et les élèves fabriquent des déguisements avec des matériaux de récupération. Les parents sont associés aux activités.

En juin 2021, il est prévu un défilé dans un restaurant parisien!

Fonctionnement et recrutement

L’école compte 9 élèves, qui ne viennent pas tous tous les jours. Deux professeurs assurent l’enseignement général le matin( français, maths, histoire, géographie…)avec le soutien d’une éducatrice spécialisée. L’après- midi est, selon les jours, consacré au tennis, aux arts plastiques, au théâtre….

L’école a toujours des besoins matériels et humains car elle ne vit que de dons, et recherche deux bénévoles pour une journée par semaine.

L’inscription coûte 50 euros, pour une scolarisation de 6 mois.

Source FRANCE BLEU.

 

Handisport – Gironde. Cadillac : La prof met ses élèves en fauteuil roulant pour les sensibiliser au handicap…

Au collège A.France de Cadillac (Gironde), les collégiens pratiquent le handisport pour être sensibiliser à la pratique d’une activité sportive en situation d’handicap.

 

Au collège Anatole France de Cadillac (Gironde), la prof de sport a décidé de programmer l'handisport ce trimestre pour sensibiliser ses élèves au handicap. (©Le Républicain)

Pas de bousculade, à l’entrée du gymnase des Baries à Cadillac (Gironde) en cette fin du mois de novembre 2020. Les élèves du collège Anatole France franchissent la porte, certains sur leurs deux pieds et d’autres en fauteuil roulant car une moitié de l’effectif est handicapée.

Une volonté de leur professeure d’éducation physique, Anne Asseraf-Godrie, qui tente là une expérience particulièrement enrichissante : un trimestre pour pratiquer le handisport.

Le handisport, c’est quoi ?

Avec une prothèse, un fauteuil roulant ou un membre amputé, le sport reste accessible aux personnes invalides. Sous le terme handisport, on retrouve tout simplement l’activité sportive dont les règles ont été modifiées pour qu’il puisse être accessible aux personnes handicapées. Qu’il soit moteur ou sensoriel. Par ailleurs, concernant l’handicap mental, on parle de sport adapté.

Un cycle de sept semaines

« Sans l’aide du club de handball de Monségur qui nous a prêté 10 fauteuils roulants, ce projet n’aurait pas vu le jour »

Anne Asseraf-GodrieProfesseure de sport au collège Anatole France à Cadillac (Gironde)

Mais, concrètement, tout le mérite revient à l’enseignante qui a mis « sur pied » (et « sur roues ») un cycle de sept semaines de sports variés dans les conditions d’un handicap.

Jusqu’aux vacances de Noël, les ados vont se glisser dans l’esprit d’un invalide, apprendre à contrôler leurs mouvements face à l’autre, gérer des situations paradoxales.
Auparavant, ils se sont renseignés sur Internet et c’est en tout état de cause qu’ils se sont jetés dans l’aventure.

Des cours différents

Au collège Anatole France de Cadillac (Gironde), la prof de sport a décidé de programmer l'handisport ce trimestre pour sensibiliser ses élèves au handicap.

L’étude n’empêche pas la variété et les élèves des classes de 5e, 4e et 3e s’initient à tour de rôle à plusieurs handisports dans le gymnase de Cadillac. Ils pratiquent l’expression corporelle, l’ultimate (qui s’apparente au frisbee), le badminton, le handball, le volley. Chaque séquence se traduit par l’affrontement de deux équipes rivales de 10 joueurs debout et 10 assis. Pas facile, d’attraper la balle en stabilisant son fauteuil ! Pas facile, non plus, de la lancer correctement en respectant son adversaire défavorisé ! Et que dire de la course « à l’aveugle » ? De la réalisation d’un parcours athlétique ? L’introduction de fauteuils est aussi cause de situations particulières : Anne doit passer du temps à les nettoyer, changer éventuellement une roue crevée, etc… Sans se départir de son calme qui se répercute sur ses élèves, ravis de cette expérience.

Une session dont les collégiens se souviendront, et dont tout le mérite revient à une professeure qui n’as pas peur d’innover.

Source LE REPUBLICAIN.

Le travail des accompagnants scolaires fait le bonheur des jeunes en situation de handicap…

Fabien a 10 ans.

Handicapé moteur depuis son plus jeune âge, il peut compter sur le soutien de Mylènne Bertrand, son accompagnante scolaire.

Fabien Tilly doit sa progression à son agent de vie scolaire, qui a su canaliser son attention et son trop-plein d’énergie.

Dix-sept enfants en situation de handicap sont inscrits dans l’ensemble des écoles de la commune, dont sept aux Villes-Moisan. Ils sont accompagnés par cinq accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Ces AESH, même s’ils souhaitent rester dans l’ombre, se considèrent comme les « oubliés » de la crise sanitaire.

Audrey Le Roux, mère de Fabien Tilly, 10 ans, en CM2 à l’école des Villes-Moisan, témoigne de l’efficacité des AESH et rappelle ô combien leur travail aux côtés de ces jeunes est précieux. « Fabien est accompagné par Mylènne Bertand depuis trois ans. Sans elle, il aurait du mal à suivre une scolarité normale. Elle sait le recadrer lorsque, parfois, il relâche son attention ».

« Tous mes progrès, c’est grâce à Mylènne »

À six mois, le jeune Ploufraganais est diagnostiqué d’une infirmité motricité cérébrale. Un handicap qui n’effraie pas le principal intéressé. « Fabien déborde d’énergie, souligne sa mère. Ses trois sœurs ne lui font pas de cadeaux mais de son côté, il a du répondant. Cet éveil, c’est le résultat d’un travail de groupe avec son AESH et ses camarades de classe. Il est bien intégré et apprécié de tous les élèves ».

Et ce petit a un caractère bien trempé. « Tous mes progrès, c’est grâce à Mylènne. Elle m’encourage ». Lui veut devenir historien et s’intéresse « à tous les événements du passé ». « J’ai même suivi les épisodes sur la vie du Général De Gaulle », lâche fièrement Fabien. Rien n’échappe à celui qui aurait aimé faire du foot pour les mal marchant, à Ploumagoar. « Cela n’a pas pu se faire à cause d’un manque de joueurs ». Reste que Fabien, a pu se tester avec les activités proposées par le Comité départemental handisport le 28 octobre. « J’ai pu faire plusieurs activités dans la journée. J’ai apprécié cette animation, avec la pratique du tir à l’arc, de la boccia et du basket ».

Source LE TELEGRAMME.

 

Enfants handicapés : le parcours du combattant pour les parents en Mayenne…

A l’occasion de la semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées, France Bleu Mayenne traite plus globalement la question du handicap et de sa prises en charge dans notre société.

 

Dans le Nord-Mayenne, une maman et son mari se sont battus pour la scolarité de leur fille de trois ans.

Enfants handicapés (illustration)

C’est la semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées. L’occasion pour France Bleu Mayenne d’évoquer plus largement la question du handicap dans notre société. Ce jeudi, nous évoquons le rôle des parents dont les enfants sont porteurs d’un handicap. Ce n’est évidemment pas facile à vivre pour les papas et les mamans car la société leur met parfois des barrières dans le quotidien de la vie.

En déambulateur

Dans le Nord-Mayenne, Marie-Armelle est maman d’une petite fille de trois ans. Son enfant souffre d’une maladie rare qui touche les muscles : l’amyothrophie spinale. Une maladie héréditaire qui l’oblige à se déplacer avec un déambulateur. Pendant plusieurs mois, la petite fille de Marie-Armelle était scolarisée dans une école à deux pas de son travail. Elle bénéficiait d’une auxiliaire de vie scolaire (AVS). Cependant, il fallait que cette dame soit aussi aux côtés de l’enfant après l’école, pendant le temps périscolaire.

La maman s’est donc naturellement tournée vers la municipalité du village dont nous tairons le nom. “J’ai rencontré le maire le 1er juillet, pour lui demander une solution afin que ma fille puisse aller à la garderie. Il m’a confirmé qu’il ne fallait pas que je m’inquiète. Sauf que tout l’été je n’ai pas eu de nouvelles. A une semaine de la rentrée, on m’a expliqué que cela ne pourrait pas être possible” raconte la maman surprise et même choquée de la réponse du maire de cette commune (que nous n’avons pas réussi à joindre). “Il m’a dit que si on disait oui pour ma petite fille, il faudrait dire oui à tous les autres enfants handicapés“.

Des parents qui n’abdiquent pas

Un peu désarçonnés, Marie-Armelle et son mari attendaient plus de soutien de la part d’une collectivité publique. “On a le droit de refuser. Mais j’aurai aimé que l’on me propose un semblant d’alternatives et qu’au moins on donne l’impression de prendre en considération notre problème” explique la mère de famille. Finalement une solution a été trouvée pour la petite fille : elle est scolarisée dans la commune de Saint-Pierre-des-Nids, avec une prise en charge de l’auxiliaire de vie scolaire . “Ca été réglé en une heure de rendez-vous avec le maire” se réjouit la maman Marie-Armelle.

Source FRANCE BLEU.

École inclusive : Handi’Mallette, une initiative pour sensibiliser les enfants au handicap… Vidéos

Cette association militante a pour but de sensibiliser le plus grand nombre sur la question du handicap, au travers de différents ateliers dans les écoles.

École inclusive : Handi’Mallette, une initiative pour sensibiliser les enfants au handicap

Les handicaps sont encore la cible d’idées reçues. Le saviez-vous ? 97% des personnes atteintes d’un handicap ne sont pas en fauteuils roulants.

Pour sensibiliser au maximum, LADAPT a crée Handi’Mallette, un action pédagogique et labellisée par l’éducation nationale, pour enrichir ses connaissances sur les différents handicaps (moteur, surdité, cécité, mental, cognitif, psychique, cérébro-lésés ou traumatisé crânien, etc…).

Des ateliers encadrés

Ces actions pédagogiques, adaptées aux 3-5 ans et aux 6-16 ans, sont proposées au sein des centres de loisirs mais également en classe par les enseignants. “Suite à cela, un professionnel de santé et un bénévole se rendent dans les classes pendant 3 heures, pour proposer cette action Handi’Mallette aux enfants”, indique Julie Achaume, adjointe de direction de LADAPT. “Tout d’abord, on leur demande ce qu’il pense du handicap, ensuite, ils donnent leurs idées. Au cours de ces échanges, on répond à leurs questions et on présente les différentes familles du handicap. On tient absolument à faire passer des messages clés sur la question de la diversité du handicap, notamment le handicap invisible”, souligne Julie.

“On a des témoignages extraordinaires d’enfants qui ont une vision positive du handicap”

Après les explications, les élèves passent à la mise en situation, toujours encadrés par un professionnel de santé et une personne bénévole. “Il y a des ateliers sur différents thèmes afin de découvrir la diversité des handicaps : atelier sur les troubles de l’apprentissage, écrire son prénom en braille, se déplacer avec des lunettes et une canne blanche ou encore, apprendre la langue des signes.” Des ateliers ludiques qui sensibilisent les enfants. “On a des témoignages extraordinaires d’enfants, qui ont une vision positive du handicap, notamment dans le discours et la réflexion”, indique-t-elle.

À la fin de la journée, les enfants remplissent un questionnaire de satisfaction, ils reçoivent également un prix. “Ils reçoivent un diplôme intitulé “je suis ambassadeur du handicap”, car on les charge d’une mission, celle de porter la bonne parole autour d’eux”, indique Lysette noyer, bénévole et retraitée.

“C’est que du bonheur de faire ça”

Plus encore, les enfants apprennent à être solidaire les uns les autres. Ils comprennent que « le handicap peut être compensé par des aides : un fauteuil, des lunettes, un ordinateur, une aide humaine, un camarade, on insiste sur la notion de solidarité. » Du côté des bénévoles mobilisés pour une journée, cette expérience est également bénéfique. “C’est que du bonheur de faire ça”, conclut Lysette.

Depuis sa création il y a sept ans, Handi’Malette a sensibilisé plus de 15.000 enfants et plus de 200 enseignants et animateurs.

Source AU FEMININ.

 

Les accompagnants d’enfants atteints de handicap dénoncent leurs conditions de travail…

Les AESH, accompagnants d’enfants en situation de handicap, se sont rassemblés samedi 17 octobre, dans l’après-midi à Dijon.

Une cinquantaine de personnes étaient rassemblées place de la Libération à Dijon.

Un rassemblement en signe de protestation contre la précarisation grandissante de leur profession, et pour réclamer plus de reconnaissance.

Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées samedi 17 octobre, place de la Libération, à Dijon. Des accompagnants d’enfants en situation de handicap (AESH) se sont réunis pour dénoncer leurs conditions de travail, et réclamer plus de reconnaissance. Ils étaient accompagnés de représentants syndicaux, de professeurs et de parents d’élèves.

Une précarisation grandissante

Tout commence avec une circulaire éditée au mois de juin 2019 par le ministère de l’Education Nationale, dans le but d’une reconnaissance et valorisation du travail des AESH. Une bonne nouvelle, au premier abord, mais qui a dégénéré au fil des mois. La circulaire promettait une reconnaissance sur le temps de travail des AESH, notamment lors des tâches connexes “qui sont autres que l’accompagnement physique de l’élève, à l’école“, selon Françoise Lyon, professeure des écoles et co-secrétaire de la Fédération FSU.

Le souci c’est que cette reconnaissance n’a pas vraiment eu lieu, ici. Nous avons des AESH qui travaillent en moyenne une heure de plus hebdomadaire et par enfant, pour un même salaire” explique Françoise Lion. Les accompagnants sont contraints de cumuler plusieurs emplois pour boucler les fins de mois difficiles. 

C’est le cas Guy Vial. Il a 60 ans, et s’occupe de quatre enfants. Pas le choix, quand un seul ne suffit pas pour boucler les fins de mois.C’est vraiment difficile, parce qu’il faut adapter les emplois du temps des quatre enfants, et ça donne des puzzles impossibles !” confie-t-il. Guy Vial est AESH depuis 8 ans maintenant, et a rejoint cette profession par conviction. “On court toute la journée entre tous les établissements… Et avec quatre enfants, on a moins de temps à leur consacrer individuellement, et impossible de leur accorder le temps qu’ils méritent” conclut-il.

Un travail de fond impossible

Les AESH accompagnent physiquement à l’école les enfants atteints de handicap, mais ils font également du travail individuel avec eux. C’est-à-dire qu’ils revoient les leçons, refont les exercices ensemble pour favoriser l’assimilation des cours. Mais plus on a d’enfants, moins on a de temps à leur consacrer en tête à tête. 

Une inquiétude que les parents d’enfants atteints de handicap partagent. Marc Thiellet est père d’un garçon de 13 ans, atteint d’une maladie génétique rare, une maladie dont il est aussi atteint. En en tant que personne concernée, il s’inquiète des conditions de travail des AESH. “Nos enfants ne sont pas des sous-élèves. Ils ont le droit à l’éducation au même titre que n’importe qui, et si on veut réussir l’intégration de nos enfants, il faut du personnel formé, compétent et surtout considéré !” s’insurge-t-il.

Pour lui, cette considération passe aussi par une rémunération à hauteur de leur travail. Un travail qu’ils font avec les enfants, mais aussi avec les parents.Tous les parents n’ont pas les mêmes capacités pour épauler leurs enfants. Pour ceux qui ont ces capacités, c’est déjà difficile… Mais pour les parents qui ne les ont pas, ils ont forcément besoin d’aide, et si les AESH ne peuvent pas aller au bout des choses, on ne s’en sortira pas” conclut-il.

Au printemps dernier, les représentants syndicaux ont pu rencontrer Fadila Khattabi, députée de la 3e circonscription de la Côte d’Or.Elle nous a reçus, et écoutés” explique Françoise Lyon. Fadila Khattabi a rédigé une question à l’attention du Parlement, pour le moment restée sans réponse.

Source FRANCE BLEU.

Handicap : dans la Manche, « il manque environ 150 accompagnants scolaires »…

Dans la Manche, comme dans d’autres départements, les Accompagnants d’enfants en situation de handicap (AESH) ne sont pas assez nombreux.

Pour quelles raisons ?

Dans le département de la Manche, il y aurait un manque de 150 AESH en cette rentrée scolaire 2020.

Qu’est-ce qu’un Accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH) ?

Crée dans le cadre de la loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances, l’Accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH) répond aux besoins d’enfant ou d’adolescent qui requièrent une attention soutenue pendant la scolarité, de la primaire au collège. Le but étant de favoriser l’autonomie, sans se substituer à l’enseignant.

Il existe trois types d’AESH. Le premier, à titre mutualisé, permet l’accompagnement de plusieurs élèves, simultanément ou successivement ; à titre individuel, lorsque l’aide mutualisée ne permet pas de répondre aux besoins d’accompagnement de l’élève ; à titre collectif, un accompagnement des élèves orientés en Unités localisés pour l’inclusion scolaire (Ulis) à l’école, au collège, en lycée général et technologique ou professionnel.

Pour être AESH, il est indispensable de suivre une formation de soixante heures, dispensée par l’Éducation nationale. Depuis la rentrée 2019, chaque AESH bénéficie d’un contrat d’une durée de trois ans renouvelable une fois, avec la possibilité d’obtenir, à terme, un contrat à durée indéterminée.

Comment sont attribués les AESH ?

Pour qu’une AESH soit attribuée, il faut d’abord qu’un enfant en soit inscrit à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), qui instruit un dossier pour l’attribution d’un accompagnant. Puis, c’est à la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de décider d’une notification.

« Cette décision se prend à la suite d’un vote. Une équipe pluridisciplinaire se réunit pour ça. L’Éducation nationale a une voix sur 23, explique François Chenal, conseiller technique pour l’école inclusive auprès de la rectrice. Le premier tiers des voix correspond aux conseillers départementaux, le deuxième tiers aux représentants d’associations de parents d’enfants en situation de handicap et le troisième correspond aux différentes instances, Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), Caisse d’allocations familiales (CAF) et des représentants syndicaux. »

La CDAPH fait savoir à la famille la décision. Si une notification d’AESH est envoyée aux parents, c’est à l’Éducation nationale de trouver un accompagnant. Dans le cas contraire, la famille a le droit d’effectuer un recours en cas de désaccord.

Les AESH sont ensuite attribués en fonction du lieu et des besoins de l’enfant. « Des Pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL) ont été mis en place dans tout le département, cette année, pour redonner aux directeurs d’école et aux inspecteurs la responsabilité des accompagnements », explique François Chenal.

Combien d’enfants disposent d’une notification dans la Manche ?

« Dans le département, 2 200 enfants sont en situation de handicap et 1 350 enfants sont accompagnés », ajoute François Chenal. Dans une lettre ouverte, le Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles (SNUIPP) et les Professeurs d’enseignement général de collège (PEGC), affilié à la FSU, soulignent un manque de 150 AESH dans le département.

Pour quelles raisons le département manque-t-il d’AESH ?

François Chenal reconnaît que l’Éducation nationale a « des difficultés de recrutement. Il y a un problème de ressource et de calendrier, car les notifications tombent en fonction des besoins des enfants. Il y a aussi eu un retard dans les formations pour les AESH à cause de la crise sanitaire. »

Mais, selon Sandrine Aubry, trésorière du syndicat FSU, « ce sont plutôt des moyens budgétaires qui posent problème. Nous sommes un département qui se prétend pourtant inclusif à 100 %, mais il n’y a pas de moyens. » Le métier d’AESH est aussi peu reconnu et valorisé. Dépendants de l’Éducation nationale, « les accompagnants ne sont pas fonctionnaire et leur salaire reste faible. Pour un temps partiel, 24 heures par semaine, il est de 750 € net par mois. »

Source OUEST FRANCE.

 

Charente : Nathan, trois ans et demi, souffrant d’épilepsie est privé de cantine… Vidéo.

Malgré une décision de justice, le maire du village refuse d’accueillir le garçon à la cantine scolaire.

Le personnel s’est mis en grève.

Pas de cantine scolaire à l'école primaire de Chassors cette semaine

«Nous souhaitons nous occuper de vos enfants dans un rapport de confiance, avec les moyens en notre possession et à la hauteur d’une petite commune rurale ; mais pas sous la menace de procédures.» Voilà le message qui est affiché depuis la semaine dernière à l’entrée de l’école primaire de Chassors, petit village près de Jarnac. La procédure, c’est celle que Stéphanie Verguin, maman de Nathan, a intenté devant le tribunal administratif. Nathan souffre d’épilepsie et c’est sur ce motif que le maire de la commune lui avait signifié qu’il ne pouvait accueillir le jeune garçon à la cantine scolaire. “Pas de discrimination”, se défend-il, “nous n’avons jamais pensé qu’à la sécurité de l’enfant”. Mais après la décision de justice, les personnels ont estimé ne pas avoir les compétences requises pour s’occuper de Nathan.

“Moi, ce qui me pose problème, c’est que mon personnel refuse de pratiquer l’acte médical. Faire les premiers soins, il n’y a pas de soucis mais pas l’acte médical. C’est bien pour ça qu’ils sont en grève aujourd’hui.”

Patrick Lafarge, Maire de Chassors

“Ce n’est pas moi qui ferme la cantine.”

Une situation qui est forcément très mal vécue par Stéphanie, la maman de Nathan. Dans un premier temps, la mairie lui aurait déjà refusé l’accès à la cantine à la rentrée car elle était sans emploi et ne résidait pas sur la commune. Mais désormais c’est l’épilepsie de son fils qui pose problème.

“La Protection Maternelle Infantile s’était engagée à venir montrer les gestes de posture aux employés. Le maire a refusé. les cantinières sont remontées contre moi, mais ce n’est pas moi qui ferme la cantine. Les parents d’élèves ont eu une circulaire dans le cahier de correspondance. Maintenant on essaye de se battre pour que la cantine rouvre ses portes pour tout le monde aussi bien que pour mon enfant.”

Stéphanie Verguin, Maman de Nathan

Incompréhension des parents d’élève

Une incompréhension qui est partagée par certains parents d’élève même, si tous, ne souhaitent pas s’exprimer ouvertement sur le sujet. Pourtant, ce sont bien tous les enfants de Chassors qui sont aujourd’hui privés de cantine. Selon l’avocat de Stéphanie Verguin, le tribunal administratif n’a pourtant qu’appliquer les textes règlementaires.

“Le code de l’éducation nationale prévoit que l’inscription à la cantine d’une école primaire, lorsque le service existe, doit être ouverte à tous les enfants. Le juge des référés n’a fait que rappeler ce que dit le texte et considéré que la décision du maire était entachée d’irrégularités”

Christophe Gris, Avocat

Pour tenter de dénouer l’affaire, le maire va proposer dès mercredi prochain une formation aux premiers secours à tous ses agents qui sont au contact des enfants.

Source FR3.

Dans la Manche, 80 élèves handicapés attendent toujours leur accompagnant…

Un mois après la rentrée, il manque encore des AESH, les Accompagnants d’élèves en situation de handicap, dans les écoles de la Manche.

Une situation mal vécue par les familles.

La Manche compte près de 800 accompagnants AESH.

Dans la Manche, 1330 élèves en situation de handicap bénéficient cette année d’une aide par un AESH (autrefois appelé AVS). Or depuis la rentrée, près de 80 d’entre eux n’ont pas l’accompagnement spécifique auxquels ils ont droit, alors que leur dossier est à jour et qu’ils se sont vus attribuer un nombre d’heures d’aides.

Nous étudions des possibilités pour que ça puisse évoluer favorablement dans les jours prochains” assure François Chenal, conseiller technique sur l’école inclusive au rectorat à Caen.

J’ai l’impression qu’on le laisse sur le bord de la route

Des familles se retrouvent désemparées et en colère. C’est le cas de Sophie Fourmond, de Baudre, à côté de Saint-Lô. Son fils de 8 ans, Lucas est en CE2. Il a un handicap moteur et un retard dans les apprentissages. Il bénéficie depuis deux ans d’une AESH, une aide mutualisée à mi-temps. Mais cette année, personne !

De plus en plus d’élèves aidés

Pour l’inspection académique de la Manche, la situation est “assez similaire aux années précédentes” car le nombre d’élèves aidés augmente plus vite que les moyens accordées au département. “Nous avons tous les ans une augmentation du nombre de notifications d’accompagnement pour des élèves en situation de handicap. C’est une hausse significative de  près de 10% cette année“.

Elle reconnait des difficultés de gestion, de recrutement, des difficultés géographiques aussi au regard de l’étendue du département pour limiter les déplacements des AESH et “placer la bonne personne au bon endroit, en fonction de ses formations“.

Nous devons nous adapter en permanence. C’est un travail cousu main, que nous faisons habituellement en juin, juillet mais que la crise sanitaire ne nous a pas permis de faire de manière optimale, explique François Chenal.

Source FRANCE BLEU.

Handicap : vers une école enfin inclusive ?

Huit mille postes d’accompagnants ont été créés à la rentrée.

Quatre mille autres seraient programmés l’année prochaine.

Près de 385 000 élèves en situation de handicap sont scolarisés en France.

Environ 385 000 élèves en situation de handicap sont aujourd’hui scolarisés en France. Rien de plus normal, estiment les Français. Quoique… Selon un sondage de l’institut Harris Interactive, 80 % considèrent que la scolarisation « en milieu ordinaire » est une bonne solution pour les élèves en fauteuil roulant ou à mobilité réduite, 72 % l’approuvent pour les élèves présentant des troubles « dys ». Mais seuls 50 % y sont favorables pour les élèves atteints de trisomie 21 ou de déficience intellectuelle. Aucun enfant » ne sera « sans solution de scolarisation » à la rentrée 2020, avait promis Emmanuel Macron, en février, lors de la Conférence nationale sur le handicap. Il avait alors annoncé la création de 11 500 postes d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH)  d’ici à 2022 ». L’objectif sera sans doute atteint avec un an d’avance. 8 000 postes ont été créés dès cette rentrée, le double de ce qui avait été budgété.  C’est considérable »,a insisté le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, fin août. Selon le quotidien économique Les Échos, la création de 4 000 autres postes serait également programmée dans le projet de loi de finances 2021.

Bonne nouvelle ? « Oui, si elle se confirme, réagit Emmanuel Guichard, de l’association Trisomie 21 France, membre du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH). Mais c’est surtout une refonte en profondeur de la formation des enseignants que nous appelons. Il n’y a pas d’élève standard, mais des élèves divers. Certains peuvent être non-francophones, d’autres en situation de handicap. Il faut briser ce plafond de verre. »

Source OUEST FRANCE.