HANDICAP : Le PIAL des collèges de Dijon demande à être renforcé…

Le collège Les Lentillères est depuis le 1er septembre dernier l’établissement pilote du PIAL «des collèges de Dijon».

HANDICAP : Le PIAL des collèges de Dijon demande à être renforcé

 

La nouvelle entité englobe sept établissements publics locaux d’enseignement, dont 6 collèges à Dijon – Les Lentillères, Le Parc, André Malraux, Henri Dunant, Gaston Roupnel, Marcelle Pardé – et le collège Boris Vian de Talant.

61 élèves accompagnés, 43 AESH

61 élèves sont accompagnés de manière individuelle ou mutualisée , répartis sur les différents établissements. Le PIAL assure la gestion de 43 AESH, dont 34 effectuant un service complet sur un établissement unique, 3 AESH devant exercer un service partagé sur deux établissements maximum. 6 AESH dites «collectives» exercent au sein de dispositifs de type ULIS.

Vendredi 26 novembre 2021, dans la continuité du comité national de suivi de l’école inclusive qui s’est tenu lundi 22 novembre au ministère de l’Éducation nationale, la rectrice de l’académie de Dijon Nathalie Albert-Moretti s’est rendue au collège Les Lentillères aux côtés de Pascale Coq, DASEN de Côte-d’Or, pour rencontrer les AESH de l’établissement et échanger sur la question de l’accompagnement des élèves en situation de handicap.

Le Pôle présenté en est donc à ses débuts. Sur les 765 heures correspondant aux besoins d’accompagnement, les moyens sont actuellement de 707 heures. Malgré le recrutement de 4 AESH en début d’année scolaire, la balance reste négative.

L’école inclusive dans la proximité

Ayant insisté sur la pertinence de ces Pôles dans le cadre de l’école inclusive «pour assurer une scolarisation de qualité à tous les élèves», de même que Pascale Coq a assuré que ces entités sont formées selon «une cohérence territoriale» en Côte-d’Or, la rectrice de l’académie de Dijon a défendu une structure qui ne demande qu’à être développée et renforcée par les échanges et réunions de travail entre les différents acteurs du dispositif.

Laurence Bourse, principale du collège Les Lentillères et copilote du PIAL, a en quelque sorte corroboré ces propos en affirmant qu’un tel Pôle ne peut être développé et géré que dans la proximité.

Au sein du PIAL «des collèges de Dijon», les AESH reconnaissent un cadre d’exercice de qualité, tout en demandant que soit davantage considérés leurs emplois du temps et leurs accompagnements, dépassant les heures effectives en comptant l’investissement entourant l’accompagnement concret de l’élève.
Renforcer les liens entre les élèves en difficulté, leurs AESH et les enseignants est une des pistes d’amélioration du suivi des élèves.

Source INFOS DIJON.

Manche : encore trop d’enfants en situation de handicap sans accompagnement à l’école…

À la veille d’un conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN), la FSU alerte sur la question de l’accompagnement à l’école des enfants en situation de handicap.

La FSU alerte sur le manque d'AESH dans les écoles.

 

Le compte n’y est visiblement pas, et la question de l’accompagnement à l’école des enfants en situation de handicap est récurrente dans la Manche.

À la veille d’un conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN), la FSU vient d’adresser aux membres de cette instance et au préfet un courrier « pour les alerter sur cette situation honteuse ».

De la « maltraitance »

« Le CDEN étant un lieu majeur de prise de décision pour la scolarité des enfants, il nous semble indispensable que chaque membre intervienne de tout son poids afin que la maltraitance des élèves en situation de handicap, de leurs camarades de classe, de leurs familles et de leurs enseignants cesse enfin », écrivent Martine Quesnel et Jérôme Dutron, co-secrétaires départementaux du syndicat.

« Nous savons que plusieurs dizaines d’élèves de la Manche n’ont pas du tout d’accompagnement alors même qu’une notification de la Maison départementale l’autonomie (MDA) le stipule. »

Le syndicat dénonce l’attitude des services de l’Éducation nationale qui « réétudieraient le temps d’accompagnement » des enfants en attribuant « une poignée d’heures ! »

« Un manque de transparence »

Selon le syndicat, la situation s’est fortement dégradée depuis la création des pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL) avec la mise en place de temps partagé pour pallier le manque d’AESH.

On déshabille Pierre pour habiller Paul. L’aide accordée à chaque enfant est mécaniquement en baisse. Et confine au saupoudrage.

Dans un département qui s’affiche 100 % inclusif, cette situation détonne. La FSU réclame un travail sérieux sur le sujet et des recrutements.

« Combien d’élèves sont sans encadrement malgré leur notification MDA ? À plusieurs reprises, nous avons questionné l’inspectrice d’Académie pour connaître ces chiffres. À chaque fois, elle nous a annoncé son ignorance en la matière, ce qui est, pour nous, surprenant et inacceptable. Nous ne pouvons tolérer un tel manque de transparence. »

Source 20 MINUTES.

 

Le député mayennais Yannick Favennec plaide pour un vrai statut de fonctionnaire pour les AESH…

Lors d’une séance à l’Assemblée Nationale, le député centriste de la Mayenne, Yannick Favennec, a demandé au ministre de l’Education Nationale d’améliorer les conditions salariales et le statut des AESH, les accompagnants d’élèves en situation de handicap.

Le député de la Mayenne Yannick FAVENNEC

 

Ce sont des femmes et des hommes qui assurent une mission utile, importante, déterminante au sein des écoles. Les AESH, les accompagnants d’élèves en situation de handicap, sont malheureusement les parents pauvres de l’Education Nationale. Leur salaire est en moyenne de 800 euros par mois, ce qui signifie que certains d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté.

« Les AESH aiment leur métier mais certains envisagent de démissionner »

Lors d’une séance à l’Assemblée Nationale, le député centriste de la Mayenne, Yannick Favennec, a interpellé le ministre de l’Education Nationale sur les conditions de travail, le salaire et le statut des AESH « maillons essentiels du vivre ensemble au sein d’une établissement scolaire, qui souffrent d’une manque de reconnaissance et de mauvaises conditions de travail », assure le parlementaire qui plaide en faveur d’« un réel statut de fonctionnaire ». 

Source FRANCE BLEU.

Sensibiliser à tous les types de handicap…

La Ville de Metz, en partenariat avec l’Education Nationale, organise, à l’occasion de la journée internationale des personnes handicapées le 3 décembre, une Semaine de sensibilisation au handicap dans ses écoles élémentaires ainsi qu’à l’Hôtel de Ville. 

Sensibiliser à tous les types de handicap

 

Du lundi 29 novembre au vendredi 3 décembre, la Semaine de sensibilisation au handicap vise à sensibiliser les enfants des écoles élémentaires messines à tous les types de handicap (mental, auditif, visuel, moteur …). Elle répond aux attentes du Programme d’enseignement moral et civique dans son axe pour le respect d’autrui : accepter et respecter les diversités et différences, lutter contre les préjugés, les stéréotypes et veiller à l’intégrité de la personne.

Exposition d’oeuvres d’écoliers à l’Hôtel de Ville de Metz

Jusqu’ici réservée aux élèves du CE2 au CM2, l’ouverture aux CP et CE1 est une nouveauté de cette édition 2021. Les classes des écoles élémentaires ont ainsi été invitées à détourner des oeuvres d’art pour transmettre un message qui attire l’attention, autour du champ lexical du handicap (voir encadré). Les productions artistiques, planes ou en relief, seront exposées sous le Péristyle de l’Hôtel de Ville tout au long de cette semaine de sensibilisation, du 29 novembre au 3 décembre.

Ateliers de sensibilisation dans les classes

Animés par les enseignants sur la base du volontariat, des ateliers de sensibilisation dans les classes sont programmés à l’aide d’un kit pédagogique remis dans les écoles par la Ville de Metz. Composés d’un guide d’accompagnement pour préparer les interventions, et de petit matériel pour l’animation (textes en braille, images, lunettes occultantes, casques anti-bruit…), ces kits sont le support d’une démarche pédagogique visant à sensibiliser chaque élève au handicap, à la lutte contre les préjugés et les stéréotypes, pour favoriser l’école inclusive.

Le champ lexical lié au handicap

Accessibilité / incapacité / discrimination / invalidité / autisme / désavantage / fauteuil / difficulté / valide / handisport / rééducation / visuel / paralympique / infirmité / intégration / inclusion / maladie / sensoriel / surdité / / atout / chance / scolarisation / / autonomie / dépendance / épreuve / exclusion / réadaptation / santé / traumatisme / trisomie / trouble / atteinte / polyhandicap / athlète / emploi / invalide / jeux paralympiques / malentendant / mobilité / prothèse / égalité / malvoyant / obstacle / atrophie / déformation / inconvénient / insertion / limitation / malformation / mutilation / sourd / stigmatisation /

 

Source METZ.FR

Son livre sur le handicap à l’école…

Maurice Marqués, habitant de Mauzé-sur-le-Mignon, vient d’écrire un livre consacré à la prise en charge du handicap en milieu scolaire.

Son livre sur le handicap à l’école... Maurice Marqués.

 

Originaire de Béziers, il a commencé sa carrière au centre de Chizé comme électronicien pour les biologistes en 1969, après ses études de docteur ès  sciences, avant de devenir chef de projet chez Philips.

Il en avait tiré son premier livre, Évaluation des projets industriels, suivi d’un autre consacré aux sujets de société, Thérapie de choc pour une société injuste.
Son dernier essai, Le handicap à l’école, vient du constat de l’auteur que, dans les écoles, les intervenants extérieurs viennent, en plus des enseignants, pour détecter les enfants en difficulté de handicap intellectuel ou autre et voir comment les aider.

Des demandes sont faites entre enseignants et parents à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), des équipes pluridisciplinaires sont chargées d’évaluer les besoins. En 2017, il y avait près de 390.000 enfants en France qui souffraient de surdité, de troubles visuels, de handicaps moteurs et de différentes déficiences, indique Maurice Marqués.

Il destine son livre, édité chez « Connaissances et savoirs », aux parents concernés en détaillant les différents organismes, associations, professionnels, financements pour les soins, maisons d’accueil et foyers d’hébergement. L’écrivain y rassemble les informations et conseils utiles afin de mieux comprendre ce qu’est le handicap en milieu scolaire. Il souhaite aider à mieux appréhender la prise en charge des élèves handicapés et aider les familles face aux difficultés rencontrées.

Renseignements : m.a.marques@wanadoo.fr

Source LA NOUVELLE REPUBLIQUE.

De l’école à l’université, le difficile parcours des jeunes en situation de handicap…

Malgré quelques avancées, l’accès à la formation est encore loin des objectifs fixés par la loi de 2005 qui pose notamment le principe du droit à l’éducation pour tous les jeunes. 

De l’école à l’université, le difficile parcours des jeunes en situation de handicap...

 

« Saut d’obstacles », « parcours du combattant »… Presque dix-sept ans après la promulgation de la loi du 11 février 2005 (pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées), qui édicte notamment le droit à la scolarisation pour tout jeune en situation de handicap, le système éducatif français est encore loin de l’idéal d’inclusion qu’elle est censée garantir. Au regard des chiffres, il y a pourtant de quoi être optimiste. D’après le ministère de l’éducation nationale, trois fois plus d’élèves handicapés ont été scolarisés dans des « classes ordinaires » des premier et second degrés en 2020, comparativement à 2005. Une tendance encore plus marquée dans l’enseignement supérieur où ils étaient cinq fois plus nombreux qu’il y a quinze ans.

Mais, comme souvent, ces chiffres cachent une réalité plus complexe. Au cours de cette période, le périmètre des élèves à besoins éducatifs particuliers a en effet évolué. Certains troubles cognitifs tels que les « dys » (dyslexie, dysphasie, dyspraxie…) ou les hauts potentiels intellectuels (HPI), qui n’étaient pas comptabilisés avant la loi, le sont désormais. « D’où une augmentation mécanique des statistiques », souligne Serge Ebersold, professeur de sociologie et titulaire de la chaire Accessibilité au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM).

Il existe néanmoins des avancées. Les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), qui permettent notamment d’obtenir la reconnaissance du handicap, assurent, par exemple, un meilleur maillage territorial, et les établissements scolaires sont globalement plus accessibles, mais l’aide humaine reste insuffisante. « Beaucoup trop de jeunes se retrouvent encore chaque année sans AESH [accompagnant des élèves en situation de handicap] », dénonce Sabrina Alloun, présidente de l’association Info Droit Handicap.

C’est sur l’adaptation des supports et des contenus pédagogiques ou l’aménagement des examens qu’il reste le plus à faire. « On est encore très loin du compte », déplore Etienne Petitmengin, président de la commission « autonomie et citoyenneté des personnes âgées et handicapées » de l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux (Uniopss). Surtout dans l’enseignement supérieur : « Là, c’est le royaume de la débrouille, révèle Pierre Mignonat, président de la Fédé 100% Handinamique. Chaque étudiant doit aller voir son prof et lui dire les adaptations dont il a besoin. »

Manque de temps et de formation

Car si dans certaines universités le pôle handicap assure son rôle de coordination, dans la plupart, il fonctionne au minimum. Quant aux enseignants, « beaucoup n’acceptent pas de modifier leurs manières de faire », regrette Pierre Mignonat. Une réticence qui s’explique par un manque de temps et de formation. D’après le ministère de l’éducation nationale, 23 % des enseignants intervenant auprès d’élèves à besoins éducatifs particuliers n’ont pas été formés.

« C’est un taux particulièrement élevé quand on considère la palette des compétences nécessaires à l’accueil et à l’inclusion d’un élève en situation de handicap dans une classe », soulignent les parlementaires dans un rapport de juillet 2019. Et quand cette formation existe, le plus souvent, elle est inadaptée. Alors même que, à en croire Nicolas Eglin, président de la Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap (Fnaseph), « tout enseignant, de la maternelle au supérieur, sera confronté, à un moment ou à un autre de sa carrière, à des élèves ou étudiants à besoins particuliers ».

Rien d’étonnant alors à ce que les jeunes en situation de handicap hésitent à poursuivre après le bac. « Il y a beaucoup d’autocensure », admet Pierre Mignonat. Nombre de ceux qui se lancent décrochent dès la première année de licence, et très peu s’aventurent en master et doctorat. Finalement, la moitié des personnes handicapées sont sans diplôme ou ne sont titulaires que du brevet des collèges, contre un quart de la population générale. Un manque de qualification qui complique d’autant leur entrée dans l’emploi.

Source LE MONDE.

Des étudiants handicapés racontent les discriminations à l’université : « Je passe plus de temps à me battre pour mes droits »…

Sous le hashtag #NousEtudiantEsHandiEs, de nombreux étudiants handicapés racontent sur Twitter les difficultés qu’ils affrontent lors de leurs études.

Franceinfo a recueilli leurs témoignages.

Sur Twitter, des étudiants témoignent des discriminations qu'ils subissent à l'université en raison de leur handicap. (ANDERSEN ROSS PHOTOGRAPHY INC / DIGITAL VISION / GETTY IMAGES)

 

« J’ai été maltraité, humilié et harcelé pendant ma prépa. Par les profs et les élèves », raconte Artémis sur Twitter. Depuis plusieurs jours, à la suite d’une enquête de Mediapart sur les violences subies par une étudiante handicapée à l’université Paris-Descartes, de nombreuses personnes handicapées témoignent sur le réseau social de leur vécu lors de leurs études. Avec le hashtag #NousEtudiantEsHandiEs, elles dénoncent un système peu adapté à leurs diverses situations.

« L’accessibilité à la fac est absolument atroce », dénonce Helios. Dans un bâtiment où il est censé y avoir trois ascenseurs, un seul fonctionne. » Par conséquent, cet étudiant de 19 ans en première année d’études de langues étrangères à Strasbourg ne peut pas accéder à tous les étages, « pour aller voir les responsables », ni même le service de la scolarité pour sa carte d’étudiant. Helios, autiste, présente aussi des troubles dys (qui induisent des troubles de l’apprentissage) et souffre de douleurs chroniques permanentes. « Et quand c’est adapté, c’est fait de façon excluante. Dans l’amphithéâtre, les étudiants handicapés en fauteuil sont placés dans un rang séparé, donc on n’est pas en contact avec les autres », déplore-t-il.

Des salles de cours « inaccessibles en fauteuil »

Dans son université du sud de la France, Lucas*, étudiant en troisième année de droit, se bat également sans cesse pour accéder aux locaux de sa fac. « Depuis la rentrée en septembre, mes cours ont eu lieu à deux reprises dans une salle non accessible par l’ascenseur. Pourtant, je ne suis pas nouveau, l’administration sait que je suis en fauteuil », pointe cet étudiant de 30 ans. Depuis l’âge de 6 mois, Lucas est atteint du syndrome de Little, qui provoque une infirmité motrice cérébrale et des troubles associés, comme la dyspraxie (trouble du développement moteur), et des difficultés à se concentrer. « Je leur ai écrit pour leur dire que je n’ai pas pu assister au cours, mais c’était toujours pareil la semaine d’après », déplore-t-il.

A la question de l’accessibilité du bâtiment, s’ajoute celle du mobilier des salles de classes et amphithéâtres. Roxanne, 20 ans, qui souffre notamment d’une dyspraxie majeure, déplore l’inadaptation de la lumière et du bruit aux personnes autistes ou épileptiques.

« Quand j’étais en BTS informatique à Reims, il y avait des néons avec une lumière blanche extrêmement forte qui faisait du bruit. C’est très usant pour les personnes épileptiques. Ils pourraient mettre une lumière plus chaude ou réglable. »

Roxanne

à franceinfo

« Pour les personnes ayant des troubles de l’attention, les cours en amphithéâtre ne sont pas toujours faciles : 200 personnes qui grattent, tapent, les strapontins qui bougent, quand on n’arrive pas à filtrer le moindre son, au bout de 4 heures on est juste effondré », illustre-t-elle.

« L’impression d’être déconsidéré en permanence »

Les étudiants interrogés par franceinfo doivent également négocier en permanence l’organisation de leur scolarité. « J’ai besoin d’un preneur de notes, que quelqu’un puisse assister aux cours et me les transmettre ensuite car je suis très souvent épuisé », reprend Helios. En général, les universités demandent à d’autres élèves d’exercer cette fonction, mais la mise en place n’est pas toujours faite dans les temps, quand elle ne se révèle pas impossible. « Il faudrait me trouver quelqu’un de disponible dans la promotion pour chaque cours magistral et chaque travail dirigé. »

« On est mi-octobre et je n’ai toujours pas de preneur de notes. Donc je n’ai toujours pas accès à une grande partie des cours. »

Helios

à franceinfo

Lucas a mis énormément de temps aussi à avoir un preneur de notes. « J’ai dû me battre, je suis allé voir le délégué du Défenseur des droits dans ma région, me déplacer dans une autre ville… C’était un vrai cheval de bataille, tout le monde se renvoyait la balle. Et puis à l’université, les référents au handicap sont vacataires, changent tout le temps… Il n’y a aucune politique stable sur le handicap », déplore l’étudiant. « Je passe plus de temps à me battre pour mes droits qu’à étudier, regrette-t-il, j’ai l’impression d’être déconsidéré en permanence. »

« Le problème n’est pas la volonté individuelle des personnes, c’est le système qui empêche toute avancée. »

Lucas

à franceinfo

Les emplois du temps et la charge de travail sont également inadaptés, selon ces étudiants. « Mes professeurs me demandent de lire 3 à 4 livres par matière, mais quand on fatigue très vite comme moi, il est compliqué d’accumuler autant de savoir en si peu de temps », déplore Eden, étudiant de 25 ans en histoire de l’art. Il y a un an et demi, les médecins lui ont diagnostiqué le syndrome d’Ehlers-Danlos, qui engendre « beaucoup de douleurs, de fatigue chronique, des troubles de l’attention et des difficultés à écrire », explique-t-il.

« Pour les examens, j’ai besoin d’un tiers-temps, mais parfois les contrôles s’enchaînent sans me donner cette possibilité. »

Eden

à franceinfo

« J’ai une capacité de concentration inférieure aux personnes valides, j’aurais besoin de pouvoir me reposer après deux heures de travail, mais ce n’est pas possible, poursuit Lucas. Je n’arrive pas à faire les choses dans une extrême vitesse, je me sens très très mal pendant ces examens et mes résultats sont en dents de scie. »

« Le pire sentiment c’est de savoir qu’on a les connaissances, mais qu’on est pas capable de le démontrer lors des examens car leur organisation est inadaptée. On se sent dépossédé de ses capacités. »

Lucas

à franceinfo

Un système qui « met les étudiants handicapés à l’écart »

Face à ces discriminations, certains étudiants se voient contraints d’abandonner leurs études. « J’ai abandonné cette année, car à force de me battre, ma santé ne suit plus. Il y a eu une accumulation de choses matérielles, morales », dépeint Roxanne, qui a également reçu des remarques transphobes.

« Je n’ai eu aucun contact cette année avec des étudiants. L’année dernière, il y a même eu un début de harcèlement avec les élèves. On se moquait de ma manière de parler, de ma manière de fonctionner. »

Roxanne

à franceinfo

Pour lutter contre ce « système validiste », qui met « sciemment les étudiants handicapés à l’écart », Lucas aimerait créer une association d’étudiants handicapés. « J’ai déjà demandé à des gens s’ils voulaient me rejoindre. Mais le problème c’est que le bureau des associations se trouve dans un endroit auquel je n’ai pas accès avec mon fauteuil, glisse-t-il. Mais je ne me résigne pas. La lutte contre le validisme est un combat politique. »

* Le prénom a été changé à la demande de l’intéressé

Source FRANCE INFO.

Saumur. Handicap : le partenariat entre l’IME et l’école du Clos Coutard fait classe…

Sept élèves en situation de handicap de l’IME de Chantemerle sont inclus à l’école du Clos Coutard depuis sept ans.

D’autres initiatives de la part de la Ville entendent favoriser l’inclusion des élèves handicapés.

En 2015, l’école du Clos Coutard accueillait pour la première fois à Saumur une classe avec des enfants de l’Institut médico-éducatif de Chantemerle.

 

À l’occasion du renouvellement de la convention pour la scolarisation d’enfants de l’IME Chantemerle à l’école du Clos Coutard, la Ville de Saumur, l’ADAPEI 49 et les services de l’Éducation nationale se sont félicités ce lundi 11 octobre 2021 de la volonté d’inclusion des élèves souffrant de handicap dans le milieu scolaire classique. À Clos Coutard, sept élèves de 6 à 11 ans de l’IME (Institut médico-éducatif) font partis des 250 enfants scolarisés depuis six ans.

S’ils sont suivis par un professeur et deux personnels éducatifs dédiés au sein d’une classe particulière, ils partagent les projets culturels de l’établissement, notamment autour de la musique, avec les autres enfants. C’est du sur-mesure en termes d’accompagnement : on est vigilant à ce que cette inclusion soit profitable au développement de l’élève. Il y a des passerelles et des allers-retours possibles entre l’IME et l’école​, précise Christian Javelle, directeur de l’IME Chantemerle.

Bientôt une classe pour les autistes

Pour répondre au besoin d’accompagnement scolaire et thérapeutique d’élèves en situation de handicap, il faut un parcours particulier. Cette inclusion repose au quotidien sur des enseignants et éducateurs mais il faut un partenariat pérenne pour le développer. Ce qui se décante à Saumur, ce serait bien de le développer davantage à l’échelon départemental​, complète Marie Hélène Chautard, présidente de l’Adapei 49.

Saumur compte aujourd’hui 48 élèves repartis dans quatre classes Ulis (trois dans le public, une dans le privé) et devrait ouvrir à la rentrée 2022 une classe dédiée pour sept enfants souffrant d’autisme, certainement à l’école des Récollets (la 5e en Maine-et-Loire). Une deuxième classe externalisée avec cinq élèves de l’IME vient d’ouvrir au sein de l’école privée Saint-André à Saumur.

Du plus jeune aux plus vieux

La Ville est volontariste sur les problématiques liées au handicap dans sa globalité​, assure Astrid Lelièvre, première adjointe de Saumur en citant l’accueil d’enfants souffrant de handicap en crèche, au centre de loisirs mais aussi de personnes âgées dans la future maison de retraite de la Sagesse avec des logements réservés pour les travailleurs de l’Esat. Un accord de principe a aussi été trouvé pour que les élèves soient accompagnés par les mêmes personnes dans la tranche périscolaire, notamment sur la pause méridienne. Cette prise en charge a évidemment un coût pour la collectivité mais changer le regard de la société sur ces enfants qui sont dits différents ​n’a pas de prix pour Astrid Lelièvre.

Source OUEST FRANCE.

Je suis dyslexique : un film d’animation bouleversant. De nombreuses fois primé…

Le film d’animation que vous allez découvrir s’inspire d’un fait vécu.

Je suis dyslexique : un film d’animation bouleversant…

 

Il a été de nombreuses fois primé. Il raconte le combat d’un enfant dyslexique, un combat permanent contre les mots, les livres, les préjugés, les moqueries et le système éducatif. Un combat qui le fait se sentir seul et désemparé face à cette difficulté qu’il imagine comme une montagne à gravir.

« Je ne suis pas stupide » est son cri du coeur.

Bouleversant.

Source ANIMATION LAND.

Accompagnement d’élèves en situation de handicap : « Des problèmes de recrutement » dans le Calvados…

Face aux voix qui s’élèvent ici et là pour déplorer le manque d’effectifs d’accompagnants d’élèves en situation de handicap, la direction académique du Calvados fait le point et évoque un problème de recrutement.

Un accompagnant d'élèves en situation de handicap (AESH) auprès d'une élève (photo d’illustration).

 

Pour les élèves en situation de handicap du Calvados, bénéficier de l’accompagnement d’un AESH n’est pas toujours chose aisée, à en croire le témoignage de plusieurs parents. Et ce malgré une notification de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

La rédaction de Caen a interrogé Françoise Lay, secrétaire générale de la direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) du Calvados, à ce sujet.

Françoise Lay, quelle est la situation dans le département pour les élèves en situation de handicap ?

Ils sont 4 414 dans le Calvados, scolarisés de la maternelle à la terminale, dont 2 234 qui ont fait l’objet d’une notification de la part de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Ces notifications précisent les besoins en termes d’accompagnement humain et matériel.

Pour permettre la scolarisation de ces jeunes, nous avons recruté 1 206 accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Ces AESH sont répartis dans des pôles inclusifs d’accompagnement localisés (Pial).

Ces structures, basées sur le principe de la mutualisation, permettent un accompagnement au plus près des élèves et autorisent davantage de réactivité et de souplesse. C’est une expérimentation que nous menons depuis deux années maintenant.

Plusieurs témoignages évoquent des problèmes de moyens qui empêcheraient de mettre en œuvre efficacement cet accompagnement. Qu’en est-il ?

Je pense que les moyens affectés à l’organisation des Pial sont conformes aux besoins recensés. J’ajoute qu’un plus des effectifs que je vous ai cités, nous consacrons une enveloppe annuelle de 200 000 € pour l’acquisition de mobilier, de matériel informatique et bureautique. Et je précise également que nous traitons, chaque semaine depuis la rentrée, une trentaine de nouvelles situations d’élèves en situation de handicap.

Dans ce cas, pourquoi certains élèves ne bénéficient-ils pas du nombre d’heures prévu par les notifications de la MDPH ?

Il faut reconnaître que nous rencontrons une problématique de recrutement dans certaines zones, essentiellement des zones rurales. Nous manquons de candidats.

Le principe des Pial implique une mobilité de la part des AESH qui doivent intervenir parfois sur plusieurs établissements. Cela peut peut-être décourager certaines personnes. Mais je le répète, cette organisation est conçue pour coller au plus près des besoins des élèves.

Source OUEST FRANCE.