TRES IMPORTANT ! Covid-19 : le calendrier de vaccination pour obtenir son passe sanitaire à temps…

Le passe sanitaire va être étendu le 9 août prochain, et concernera de plus en plus de personnes d’ici fin septembre. Voici les dates à retenir pour ne pas rester bloqué sur un quai de gare ou devant une grille d’école.

Cette infographie se base sur le délai minimum à respecter entre deux injections des vaccins de Pfizer et Moderna, soit 21 jours, ajouté au temps nécessaire pour que la vaccination soit considérée comme complète. (ELLEN LOZON / FRANCEINFO)

 

Le temps presse pour programmer sa première injection, notamment pour les personnes qui devront être vaccinées ou présenter un pass sanitaire pour travailler.

La vaccination contre le Covid-19 va, progressivement, ouvrir de plus en plus de portes. La nouvelle loi sanitaire du gouvernement, qui doit entrer en vigueur le 9 août, doit étendre la liste des lieux où le pass sanitaire sera demandé aux visiteurs comme aux employés. Avoir reçu un vaccin va devenir obligatoire pour certaines professions, dont les soignants. Et à la rentrée, seuls les collégiens et lycéens vaccinés pourront assister aux cours en présentiel si un de leurs camarades est testé positif.

Pour de nombreux Français, c’est donc le moment de planifier leurs rendez-vous de vaccination ou ceux de leurs enfants. Ou, s’ils l’ont déjà fait, de se demander s’ils obtiendront le sésame à temps. Pour vous y retrouver dans ce calendrier parfois complexe, franceinfo a préparé une infographie regroupant toutes ces échéances.

A quelle date, au plus tard, commencer sa vaccination avant les nouvelles restrictions ? (ELLEN LOZON / FRANCEINFO)

Cette infographie se base sur le délai minimum à respecter entre deux injections des vaccins de Pfizer et Moderna, soit 21 jours, ajouté au temps nécessaire pour que la vaccination soit considérée comme complète, qui est en France de sept jours après la dernière dose. Elle donne la date limite pour être vacciné à temps, mais rien n’empêche de le faire plus tôt. Ou plus tard, mais dans ce cas, les restrictions s’appliqueront à vous dans l’intervalle.

Par ailleurs, le délai entre deux doses n’est pas le même pour le vaccin d’AstraZeneca (entre 63 et 84 jours). Le vaccin de Janssen, lui, ne demande qu’une dose et la vaccination est complète quatre semaines après l’injection. Et tous les Français n’ont pas besoin de deux doses : une seule suffit pour ceux qui ont été testés positifs au Covid-19 dans les six derniers mois, et certaines pathologies nécessitent d’en recevoir trois.

Enfin, la loi dont découlent la plupart de ces restrictions peut encore évoluer, car le Conseil constitutionnel doit encore l’examiner. Il rendra sa décision le 5 août, et peut formuler des réserves, voire censurer certains passages du texte. En attendant sa sentence, détaillons les différentes échéances avant lesquelles vous pourriez vouloir vous faire vacciner.

Si la vaccination devient obligatoire pour vous

Le projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire, qui doit encore être examiné par le Conseil constitutionnel et promulgué, crée une obligation de vaccination pour certaines professions à partir du 15 septembre. Pour être vacciné à temps, il faut donc recevoir sa première dose au plus tard le 18 août et la seconde au plus tard le 8 septembre.

Sans vaccination, ces professionnels ne pourront plus travailler et ne toucheront plus de salaire, à moins de poser des jours de congés. Le texte prévoit cependant une souplesse pour les personnes ayant reçu leur première dose avant le 15 septembre. Elles peuvent continuer à travailler jusqu’au 15 octobre, mais devront disposer d’un résultat de test négatif. Ces professionnels devront par ailleurs présenter un pass sanitaire à partir du 9 août. Cette obligation concerne les personnels des hôpitaux, cliniques, Ehpad et autres lieux de soins et établissements médico-sociaux, ainsi que les sapeurs-pompiers (la liste intégrale figure à l’article 12 du texte)

Si vous devez être en possession du pass sanitaire pour travailler

D’autres professions ne seront pas soumises à l’obligation vaccinale, mais devront présenter un pass sanitaire. L’obligation pour elles s’appliquera le 30 août. Pour être vacciné à temps, il faut donc recevoir sa première dose au plus tard le 2 août et la seconde au plus tard le 23 août.

Les personnes concernées sont celles qui travaillent dans les lieux auxquels le pass sanitaire va être étendu : les transports interrégionaux, les foires, salons et séminaires, les restaurants et bars, les activités de loisirs et certains centres commerciaux, sur décision des préfets.

Elles risquent, dès le premier jour sans pass, une suspension sans salaire, si elles ne peuvent pas poser de congés ou être transférées sur un poste où il n’est pas nécessaire. Si la situation dure plus de trois jours, leur employeur devra les convoquer pour trouver une solution.

La vaccination n’est pas leur seule option : il est possible d’obtenir le pass sanitaire avec un certificat d’une contamination au Covid-19 de moins de six mois, ou un résultat de test négatif de moins de 48 heures. Une alternative qui se compliquera à l’automne, car Emmanuel Macron compte rendre les tests payants s’ils sont pratiqués sans ordonnance.

Si vous voulez le pass sanitaire dès qu’il sera étendu

Aujourd’hui demandé à l’entrée de certains lieux de culture, de loisirs ou de sports, le pass sanitaire va s’étendre aux restaurants et bars, à certains centres commerciaux (sur décision du préfet), aux foires, salons et séminaires, aux transports interrégionaux et aux lieux de soins, à part en cas d’urgence. Ces mesures s’appliqueront à partir du 9 août, a annoncé le gouvernement. Pour avoir un schéma vaccinal complet avant leur entrée en vigueur, il est déjà trop tard : il aurait fallu recevoir sa première dose au plus tard le 12 juillet et la seconde au plus tard le 2 août.

Il existe cependant des alternatives : obtenir le pass en réalisant un test de dépistage (du moment qu’il est négatif) ou en présentant un certificat de rétablissement du Covid-19.

Le pass sanitaire est également nécessaire pour la plupart des voyages à l’étranger. Attention : la plupart des pays considèrent qu’une vaccination est complète 14 jours après la dernière injection, et non sept comme la France.

Si vous avez entre 12 et 17 ans et que vous voulez le pass sanitaire dès qu’il vous sera demandé

Le pass sanitaire n’est pas encore demandé aux personnes mineures. Il sera exigé aux Français âgés de 12 à 17 ans à partir du 30 septembre. Pour être vacciné avant que cette obligation entre en vigueur, il faut donc recevoir sa première dose au plus tard le 2 septembre et la seconde au plus tard le 23 septembre.

Comme pour les adultes, la vaccination n’est pour les mineurs qu’un des moyens d’obtenir le pass sanitaire. C’est également possible avec un certificat de rétablissement du Covid-19 ou un résultat négatif de test de dépistage datant de moins de 48 heures. Emmanuel Macron a annoncé que les tests sans ordonnance deviendraient payants “à l’automne”.

Si vous êtes collégien ou lycéen et que vous voulez éviter les cours à distance

Le nouveau protocole sanitaire de l’Education nationale instaure une nouvelle règle quand un élève est testé positif. Au lycée et au collège, à partir de la 5e, les élèves vaccinés pourront continuer de suivre les cours dans leur établissement. Leurs camarades non vaccinés, en revanche, devront s’isoler pendant sept jours et suivront les cours à distance. La règle s’appliquera à la rentrée, dès le 2 septembre. Pour être certain de ne pas être concerné, il faut donc recevoir sa première dose au plus tard le 5 août et la seconde au plus tard le 26 août.

Source FRANCE INFO.

 

 

À Rennes, ce centre de loisirs offre un été « comme les autres » aux ados handicapés…

Difficile pour les jeunes en situation de handicap de passer des vacances comme les autres. À Rennes (Ille-et-Vilaine), une association s’occupe d’animer leur été avec des activités en tout genre.

Un bonheur pour les ados et les parents, qui peuvent aussi souffler.

Accompagnés par les éducateurs, les jeunes vont à la mer, à la piscine, faire du sport et peignent, comme les autres.

 

C’est un havre de paix pour ces adolescents rennais en situation de handicap. Dans une maison pourtant sans prétention de la rue Albert Thomas de Rennes, au sud de la gare, ces jeunes de 13 à 18 ans sont comme au paradis. « On accueille tout le monde peu importe le handicap. On veut leur proposer de bonnes activités, comme pour tous les autres ados », explique Mathilde Querboüet, responsable du centre Loisirs Pluriel Ados. Au cours de l’été, une vingtaine de jeunes viendront régulièrement passer du bon temps.

« Ici, c’est comme ma deuxième maison »

Le programme est souvent chargé au centre. « Dès que nous n’avons pas d’activités sur place, on part automatiquement en sortie. On va au restaurant, au zoo, au cirque, au cinéma, liste Mathilde Querboüet. On veut que les ados aient accès aux mêmes endroits que les autres. »

Aujourd’hui, c’est peinture. Il faut repeindre la façade blanche et triste du local pour en faire une fresque colorée et joyeuse, visible dans tout le quartier. Tout le monde s’y met. En parallèle, Léa, qui intervient au centre cet été, offre aux ados des massages pour un moment de détente entre deux coups de pinceaux.

À Rennes, ce centre de loisirs offre un été « comme les autres » aux ados handicapés

« J’aime bien les activités, surtout le cinéma pour voir des dessins animés. J’ai bien aimé aussi aller à la mer, » raconte Ilê, 18 ans, atteint d’autisme. Pour Fleur, 18 ans également, aller au centre de loisirs la comble de joie : « J’aime bien tout, retrouver les jeunes, faire des activités, les sorties. Je suis toujours contente de venir ici parce que je m’amuse bien. Au lycée, c’est plus compliqué, j’ai moins d’amis. Ici, c’est comme ma deuxième maison. »

Un moment de répit pour les familles

Ces moments font aussi du bien aux familles. Le quotidien avec un enfant souffrant de handicap demande beaucoup de temps et d’énergie. « Ils ont chacun des difficultés différentes. Ils ont plus ou moins besoin d’attention. En moyenne, il y a un encadrant pour deux ados. » Les parents en profitent aussi pour prendre du temps pour eux. « Une famille n’avait jamais pu aller au restaurant depuis dix ans avant de connaître le centre de loisirs. Aller chez le coiffeur, faire les boutiques, ce n’est pas possible autrement pour eux », explique la gérante.

La demande est forte pour cet été. « Au total, j’ai une cinquantaine de demandes. On pourrait ouvrir un autre centre à Rennes si on avait les financements », déplore Mathilde Querboüet. En attendant de pouvoir accueillir tout le monde, le centre de loisirs continuera une partie de l’été d’entendre les rires des ados.

Source OUEST FRANCE.

Rennes. Il veut dépasser son handicap pour devenir clown…

Mattéo Duval souffre de malformations physiques depuis qu’il est enfant. Plus jeune, il a subi plusieurs opérations lourdes.

Il souhaite enfin à 17 ans profiter de sa passion sans encombre : jouer la comédie.

Mattéo veut surmonter son handicap pour rejoindre une académie prestigieuse.

Mattéo, 17 ans, est très positif. Plus tard, c’est sûr, il vivra de sa passion malgré son handicap.

 

Jouer la comédie, c’est sa passion. À 17 ans, Mattéo Duval a vu de nombreux obstacles se dresser devant lui, sans jamais renoncer. « J’ai subi beaucoup d’opérations jusqu’à mes 6 ans. Ça a forgé ma personnalité. C’est un vrai besoin physique de faire du théâtre. » Depuis tout petit, il aime le spectacle et la scène. Alors ce n’est pas son handicap qui le fera changer de voie. Le jeune Rennais souffre de malformations physiques, sans que les médecins n’aient pu lui en dire davantage. « Quand on me voit, on se souvient de moi. C’est aussi une chance pour me démarquer », argumente-t-il, philosophe.

Des arts du cirque au théâtre

Mattéo se plonge très tôt dans les arts du cirque. À 5 ans, il apprend ses premiers numéros. Puis viendra le théâtre au moment de son entrée au collège. « J’ai bien accroché mais j’ai dû arrêter après deux opérations lourdes. C’est au lycée que je me suis rendu compte que ça me manquait vraiment. » Il suit des cours dans son établissement et entre au conservatoire de théâtre de Rennes. C’est décidé, plus tard, il sera comédien.

Mattéo a commencé les arts du cirque à l’âge de 5 ans. Ouest-France

Ou plus précisément clown. « J’ai découvert la figure du clown sur le tard. Ce personnage est très différent de l’image qu’on lui colle. Il mélange des bases de théâtre, de jeu avec un peu de rires. C’est un juste milieu entre l’humour et le théâtre. » Il s’essaye parallèlement au stand up, prévoit des cours de chant et de danse. « Je vois tout ça comme un puzzle avec plusieurs compétences à acquérir. » Le jeune comédien ne laisse pas de place à l’improvisation.

« J’ai eu du mal à me dire : je peux le faire ! »

L’apprenti artiste a appris à s’arranger avec son handicap. « Ça a pu me démotiver par moments. Je me suis dit : est-ce que je suis légitime ? Quel sera le regard des gens ? En jouant, je me rends compte que ça ne change rien. Je ne peux pas courir par exemple mais je peux faire des choses différentes. Je fais avec ce que j’ai et ça me suffit amplement. »

Une positivité qui paye : « Avant le confinement, j’ai rencontré un jeune humoriste. On a discuté après son spectacle. Il m’a donné des conseils. Il m’a dit que je pourrais faire sa première partie pour son retour à Rennes. » Dans quelques années, il ambitionne d’entrer dans la seule école publique d’arts du cirque de France, l’académie Fratellini. « C’est un rêve, car c’est très sélectif, reconnaît-il. Mais aujourd’hui, je me contente de profiter à fond. »

Source OUEST FRANCE.

 

Éducation : le calendrier scolaire et les dates des vacances de l’année 2021-2022…

Calendrier scolaire de 2021-2022. Il vous permet bien sûr de connaître la zone dans laquelle se situe votre académie mais surtout de repérer les dates de vacances.

Calendrier scolaire 2021 - 2022

Il est toujours bon de l’avoir sous la main car il est utile d’anticiper les dates des vacances scolaires, pour pouvoir planifier ses congés. Voici donc le calendrier officiel des vacances scolaires.

Ce calendrier, établi par le ministère de l’Éducation nationale, comprend toutes les périodes de congés des élèves. Mais ces dates diffèrent pour les vacances d’hiver et de printemps selon votre académie.

Il faut donc avant tout s’assurer de la zone (A, B ou C) dans laquelle se situe votre académie. Celle de Rennes est dans la zone B.

  • La zone A comprend les académies de Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Limoges, Lyon et Poitiers.
  • La zone B, les académies d’Aix-Marseille, Amiens, Caen, Lille, Nancy-Metz, Nantes, Nice, Orléans-Tours, Reims, Rennes, Rouen et Strasbourg.
  • La zone C, les académies de Créteil, Montpellier, Paris, Toulouse et Versailles.
  • À ces trois zones, il faut ajouter les académies de Corse, de Guadeloupe, de Guyane, de Martinique, de Mayotte et de La Réunion, ainsi que pour Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon.Dans le calendrier qui suit, les vacances débutent après la classe du premier jour indiqué (certains élèves ont cours le samedi matin) et se terminent avec une reprise des cours le matin du dernier jour indiqué.
  • Dates des vacances scolaires 2021 - 2022
  • Source FR3.

Rentrée 2021 : Quelles mesures sont prévues pour la scolarité des enfants handicapés ?…

EDUCATION – Le nombre d’accompagnants d’enfants en situation de handicap a beaucoup augmenté sous cette mandature, mais des soucis demeurent sur le terrain.

Rentrée 2021 : Quelles mesures sont prévues pour la scolarité des enfants handicapés ?

 

  • Autour de Jean Castex, une dizaine de ministres, mais aussi des représentants d’associations, se sont réunis ce lundi pour le 5e comité interministériel du handicap (CIH) de cette mandature.
  • L’occasion d’aborder les conditions de la rentrée scolaire pour les enfants concernés.
  • Le gouvernement se félicite d’avancées sur les recrutements d’accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) et sur la formation des enseignants dans ce domaine, mais les associations en demandent davantage.

« Va-t-il trouver sa place à l’école ? », « Sera-t-il aidé au quotidien ? »… Telles sont les questions que se posent les parents d’élèves en situation de handicap à chaque rentrée. La scolarisation de ces enfants a été abordée ce lundi, une dizaine de ministres s’étant réunis à Matignon autour de Jean Castex, pour le 5e comité interministériel du  handicap (CIH) de cette mandature.

En septembre, plus de 400.000 élèves en situation de handicap seront scolarisés. Et ils disposeront de 125.500 accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), puisque 4.000 supplémentaires seront recrutés. Un chiffre dont se félicite le ministère de l’Education, soulignant que leur nombre a augmenté de 35 % entre 2017 et 2021. Mais selon Nicolas Eglin, président de la Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap (Fnaseph), cette hausse des AESH ne se perçoit pas toujours sur le terrain : « Les notifications des maisons départementales des personnes handicapées [courriers qui spécifient le nombre d’heures d’accompagnement auxquelles l’élève à droit] ne sont pas toujours respectées. Car les AESH sont parfois en arrêt maladie et de nouvelles demandes d’accompagnement d’élèves tombent tout au long de l’année ».

Le nombre d’heures d’accompagnement encore trop variable

Même son de cloche chez Arnaud de Broca, président du Collectif HandicapS, qui représente 49 associations : « On peut saluer l’effort inédit, mais la scolarisation reste encore un leurre pour des enfants handicapés à chaque rentrée », souligne-t-il. « Certains feront encore leur rentrée en décalé, faute d’accompagnant », anticipe aussi Jean-Louis Garcia, président de la fédération APAJH (Association pour adultes et jeunes handicapés). Pour Caroline Boudet, mère de Louise, porteuse de trisomie 21*, le compte n’y est pas non plus : « Nous aimerions réellement comprendre pourquoi le nombre d’heures d’aide humaine pour les élèves avec un même handicap peut différer énormément entre départements – ce que tous les parents concernés savent très bien ».

Et si les AESH ont changé de statut – ils sont passés de contrats aidés à des CDD de trois ans renouvelables une fois et transformables en CDI –, seulement 5 % sont pour l’heure en CDI. Leur rémunération est toujours peu attractive, ce qui ne permet pas toujours de les fidéliser. Quant aux Pial (Pôle inclusif d’accompagnement localisé), qui organisent le travail des AESH pour les répartir en fonction des besoins et des emplois du temps des élèves concernés, ils vont encore être développés. Mais ne font pas l’unanimité. « Leur fonctionnement est très disparate. Nous plaidons pour qu’ils soient à taille humaine et qu’ils ne gèrent qu’une trentaine d’AESH », indique Nicolas Eglin.

Un effort de formation qui reste à confirmer

Pour le gouvernement, le mois de septembre devrait signer une autre amélioration : à partir de la rentrée, « tous les nouveaux enseignants seront systématiquement formés à l’école inclusive (soit un module de 25 heures) », a rappelé Jean-Michel Blanquer. Par ailleurs, une formation de 60 heures est prévue pour tous les nouveaux AESH, et les enseignants déjà en poste pourront, comme chaque année, être formés à cette thématique. Selon le ministère, le nombre de stages de formation continue sur la scolarisation des élèves handicapés a d’ailleurs été multiplié par deux et demi depuis 2017.

Un effort qui est tout de même à tempérer, selon Caroline Boudet : « Les mentalités n’évoluent pas aussi vite que les discours officiels. En ce qui concerne notre fille, par exemple, qui est seulement en grande section de maternelle, on a déjà pu ressentir une forte pression pour l’orienter en milieu spécialisé, alors même que nous envisageons un dispositif de scolarisation en Ulis ». Nicolas Eglin reste également prudent : « Certaines formations dispensées aux AESH ne sont pas toujours de qualité. Et il va falloir être vigilant sur le contenu de la formation proposée par les Inspé (Institut national supérieur du professorat et de l’éducation) aux nouveaux enseignants. Quant à la formation continue, il faudrait imposer un minimum d’heures consacrées à l’école inclusive et non attendre que ce soit l’enseignant qui en fasse la demande ». Car cette rentrée encore des enseignants se retrouveront devant des élèves en situation de handicap, sans savoir comment les accompagner au mieux.

Source 20 MINUTES.

Vous soupçonnez votre enfant d’être surdoué ? Il est peut-être juste “chiant”…!

Turbulent, parfois mauvais en cours… Et si mon enfant était surdoué ? Possible, mais il est aussi peut-être juste… chiant.

Pour le neuropsychologue Gabriel Rafi, spécialiste de la douance chez les enfants et les adolescents, ce sont parfois les parents qui ont un problème…

Interview.  

Et si mon enfant était surdoué ? Possible, mais il est aussi peut-être juste... chiant.

 

Les surdoués suscitent de nombreux fantasmes. Gabriel Rafi est neuropsychologue, spécialiste des enfants et adolescents. Il reçoit dans ses deux cabinets (parisien et dubaïote) des enfants en souffrance. Soit parce qu’ils sont surdoués et qu’ils ont du mal à s’adapter, soit parce qu’ils ne le sont pas, et souffrent d’attentes démesurées de la part de leurs parents. L’occasion de faire le point sur cette neuroatypicité.

Petits génies, atypiques, turbulents… On entend beaucoup de fantasmes au sujet des enfants surdoués. Est-ce qu’on peut enfin se mettre d’accord sur une définition ?  

On ne devient pas haut potentiel (HP), on naît haut potentiel. Lorsque l’enfant présente des capacités atypiques, nettement supérieures à la moyenne dans plusieurs domaines, et qu’il a un QI au-delà de 130, alors il est surdoué. En France, on parle aussi de douance, de précocité intellectuelle, ou d’enfants zèbres. C’est à peu près la même chose. Il existe aujourd’hui un effet de mode, mais j’observe une profonde méconnaissance et de nombreuses fausses croyances sur le sujet.

Mon enfant est nul en cours, est-il un surdoué qui s’ignore ? 

Beaucoup de parents et d’enseignants pensent que parce qu’un enfant HP doit être bon partout, obtenir 20 à tous les examens, qu’il doit réaliser de grandes études. Il doit aussi être capable de s’adapter à tout le monde. C’est totalement faux ! La plupart des HP ont autour de 10 ou 11 de moyenne. Ils se disent qu’en ayant le minimum, on les laissera tranquilles. Ou alors, beaucoup sont en échec scolaire parce qu’ils ne respectent pas les règles.

D’après votre définition de la précocité, certains parents seraient tentés de croire à la douance de leur progéniture… 

Les attentes des parents sont extrêmement élevées envers les enfants, qui, de ce fait, disjonctent complètement lorsqu’ils ne peuvent plus y répondre. Un enfant de 5 ans qui n’a pas envie de rester à table 1h n’est pas surdoué, il a juste 5 ans ! Ou alors, il ne respecte pas le cadre imposé par les parents et défie l’autorité parentale. Il est, dans ce cas, juste chiant ! Ou il présente des besoins spécifiques. Alors, c’est l’adulte qui ne parvient pas à imposer correctement un modèle éducatif avec son enfant.

Quels sont les indices qui peuvent alerter sur l’atypicité de mon enfant ? 

Il existe de nombreux indices : des intérêts spécifiques, comme les dinosaures, les étoiles ou la vie des présidents ; une appétence pour la lecture ; une soif de stimulation intellectuelle, sous peine d’avoir l’impression de perdre son temps ; de très bonnes capacités de mémoire et de raisonnement. Le plus souvent, on voit également un bon niveau verbal et une très bonne vitesse d’exécution pour trouver le bon raisonnement.

Et sur le plan émotionnel ? 

L’enfant présente, la plupart du temps, une forte anxiété généralisée, notamment dans le domaine de la performance. Et ça peut lui poser problème. Il aura des comportements extrêmement expressifs ou extravertis, et provoquera l’adulte pour le tester. Ou, à l’inverse, il sera extrêmement inhibé. Cette anxiété restera à l’intérieur et il adoptera un comportement plutôt immature.

A partir de quel âge peut-on observer ces signes ? 

Très tôt, à partir de 3 ou 4 ans. Mais le diagnostic s’établit plus facilement à partir de 4 ans, car l’enfant est scolarisé. On peut observer ses interactions avec d’autres adultes et enfants de son âge, et s’il respecte ou non un cadre imposé par la maîtresse.

On a tendance à dire que ce sont des enfants hypersensibles. Est-ce le cas ? 

Sur le plan psychologique, les enfants surdoués ont une tendance à la dévalorisation et au manque de confiance en eux. Ajoutée à leur hypersensibilité, la moindre petite remarque est très violente. C’est comme si on allumait tous les projecteurs d’un stade sur quelque chose qui n’allait pas. Pour eux, c’est très violent et très dur à vivre.

Aux parents qui veulent que leur enfant devienne haut potentiel, vous leur dites quoi ? 

Qu’ils ont un problème ! Être haut potentiel n’est pas un cadeau, mais plutôt un handicap. J’ose le dire. Surtout lorsque l’enfant ou l’ado est encore à l’école. Il faut avoir en tête l’image d’un saumon qui remonte, à contre-courant, la scolarité. Vouloir ça pour un enfant, c’est clairement être à côté de la plaque.

Et si les parents n’en démordent pas : Chouchou est un petit génie ? 

Ce que l’on doit retenir, c’est que le seul moyen d’identifier un enfant à haut potentiel est de lui faire passer le test. Il confirmera ses capacités, indépendamment des attentes ou des observations des parents.

Source L’INDEPENDANT.

Sommeil : Près d’un tiers des enfants et ados ont du mal à dormir depuis le premier confinement…

PSY Une étude de Santé Publique France a été menée entre juin et septembre 2020 sur près de 4.000 mineurs.

Sommeil : Près d'un tiers des enfants et ados ont du mal à dormir depuis le premier confinement

 

Près d’un tiers des enfants et des adolescents ont eu plus de difficultés pour s’endormir après le premier confinement instauré au printemps 2020 pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, selon une étude publiée jeudi.

Moins détendus et moins joyeux

30 % des 13-18 ans et 27,2 % des 9-12 ans interrogés évoquent une augmentation de ces difficultés dans l’enquête publiée par Santé publique France, qui porte sur la santé mentale des enfants et des adolescents lors du premier confinement lié au Covid-19 en France.

L’étude a été menée entre le 9 juin et le 14 septembre 2020 auprès de 3.900 enfants et adolescents âgés de 9 à 18 ans et de leurs parents, avec deux questionnaires distincts sur leur vécu lors du confinement (un pour les jeunes, un pour les parents).

Les 13-18 ans « semblaient présenter une santé mentale plus impactée par rapport aux plus jeunes » : en plus des difficultés d’endormissement, 12,5 % des ados faisaient plus de cauchemars, 18,3 % avaient plus de réveils nocturnes et 27 % se disaient plus fatigués le matin, tandis que 25,1 % déclaraient trop manger plus souvent.

Ces proportions sont respectivement de 9,5 %, 11,4 %, 10,5 % et 12,5 % chez les enfants de 9 à 12 ans.

Chez cette catégorie plus jeune, ils étaient en revanche nombreux à se sentir beaucoup moins détendus (29,1 %) et moins joyeux (26,4 %).

Les filles plus impactées que les garçons

L’enquête met aussi en évidence des symptômes psychologiques plus sévères, même s’ils restent plus rares : augmentation de la tristesse (7 % des ados et 2,2 % des enfants), nervosité (13,1 % et 5,2 %) ou peur importante (5,2 % et 4,6 %).

L’étude montre aussi que « les filles semblaient présenter une santé mentale plus impactée que les garçons » : elles étaient par exemple près de trois fois plus concernées par l’augmentation des cauchemars et deux fois plus par le fait de trop manger.

Les enfants et adolescents les plus touchés par ces symptômes de détresse psychologique étaient généralement ceux « exposés à des conditions de vie plus difficiles » : ils étaient davantage confinés en zone urbaine, dans un logement sans jardin ou balcon, dans un logement sur-occupé, où ils ne pouvaient pas d’isoler, ou sans connexion Internet.

Ils vivaient aussi plus souvent dans des familles monoparentales, avec des parents à faible niveau d’études, nés à l’étranger et connaissant des difficultés financières.

« Un manque d’activités, une augmentation du temps passé sur les réseaux sociaux et les écrans, un sentiment d’être dépassé par rapport au travail scolaire, l’infection à la Covid-19 d’un proche et l’hospitalisation à la suite du Covid-19 étaient également liés à la détresse », décrit l’auteure de l’étude.

Un soutien social et l’exercice d’activités pendant le confinement étaient au contraire associés à un score plus élevé de résilience.

Source 20 MINUTES.

Covid-19. Pour le professeur Rémi Salomon, « il faudra vacciner les enfants »…

Rémi Salomon, président de la commission médicale de l’AP-HP, estime que la France entre dans une période d’incertitude vis-à-vis de l’épidémie de Covid-19.

Entre l’allègement des restrictions et la progression de la vaccination, la circulation virale va dépendre des comportements.

Il estime qu’il faudrait vacciner les enfants, car ils transmettent le virus.

Des doses de vaccin Pfizer-BioNTech. Ce vaccin a été testé avec succès sur des adolescents de 12 à 15 ans.

 

Rémi Salomon, président de la commission médicale de l’AP-HP, était ce matin l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV. Une interview sans masque, car les deux hommes étaient vaccinés, et dans une grande pièce aérée. Le médecin est revenu sur la situation de l’épidémie de Covid-19, et ne partage pas le point de vue de Jean Castex, qui a déclaré le 10 mai que la France était en train de sortir durablement de la crise sanitaire.

Pour Rémi Salomon, le pays entre plutôt dans une période d’incertitude, de risque même, de trois à quatre mois. Le relâchement des restrictions, dont Rémi Salomon indique se réjouir, va en effet entraîner une circulation plus importante du virus.

La clé va être d’une part dans la progression de la vaccination et d’autre part dans le comportement des Français. Pour Rémi Salomon, Avec 13 % de Français complètement vaccinés, cela progresse bien, mais en attendant d’avoir une couverture vaccinale plus large, les relâchements des mesures comportent le risque de faire augmenter le taux d’incidence.

Rémi Salomon estime que si on vaccine beaucoup et que les Français sont raisonnables, on peut passer l’été sans quatrième vague.

Au sujet de la vaccination, Rémi Salomon estime qu’il faudra vacciner aussi les enfants. Le médecin rappelle que ces derniers n’ont que très rarement des formes graves du Covid-19 mais par contre ils transmettent la maladie.

Cette transmission augmente avec l’âge, et est plus forte notamment au collège.

Pour Rémi Salomon, il ne s’agit pas de vacciner les enfants pour les protéger eux, mais pour protéger les autres, une vaccination altruiste.

Interrogé sur la sécurité des vaccins, Rémi Salomon (qui est pédiatre) a indiqué qu’ils peuvent avoir un petit peu plus de fièvre, mais ce n’est pas grave et il n’y a pas de différences avec les adultes.

Aux États-Unis, la vaccination des 12-17 ans a commencé, et des essais sont en cours sur les moins de 12 ans.

La réouverture des terrasses bénéfique

La réouverture des terrasses prévues le 19 mai sera finalement bénéfique, a espéré le médecin, car on se contamine très peu à l’extérieur.

Je fais une suggestion, c’est qu’à partir du soir on rende piétonnes les rues où il y a beaucoup de cafés, a proposé le Pr Salomon, afin de pouvoir mettre une certaine distance entre les tables. Il a également recommandé de conserver le masque même en extérieur et de le tomber seulement pour boire ou manger.

Compte tenu de ce que je vous ai dit, le couvre-feu à 21 h n’est pas un problème si on est dehors, a-t-il indiqué, souhaitant même le voir passer à 23 h dès que possible – c’est prévu à partir du 9 juin – pour inciter les gens à être dehors au maximum.

Enfin, le pass sanitaire permettra de sécuriser un peu quand les foules se retrouveront, a estimé le président de la commission médicale de l’AP-HP, qui juge assez logique de le rendre obligatoire lors des rassemblements importants.

Source OUEST FRANCE.

 

Une journée de voile à Arcachon pour des enfants de l’IME de Pessac-Alouette…

Depuis 15 ans les moniteurs du Cercle de voile d’Arcachon, épaulés par des bénévoles, accueillent régulièrement des personnes souffrant de handicaps divers, psychiques ou physiques.

Une pratique sportive en forme de thérapie.

Cercle de voile d'Arcachon - Facebook

 

Ce lundi six adolescents de l’institut médico-éducatif (IME) de Pessac-Alouette ont pu monter à bord de catamarans du Cercle de voile d’Arcachon. Un enfant et un encadrant par bateau, les ados bien calés au milieu de l’embarcation, aucun risque de chavirage : bonheur garanti pour cette sortie sur le Bassin d’Arcachon.

Le club a été labellisé handivoile en 2006 grâce à l’achat de bateaux adaptés : deux trimarans adaptés aux handicaps les plus lourds, ainsi que plusieurs catamarans « Hobie-cat ». Le CVA dispose aussi d’un bac à voile, permettant l’accès de personnes en fauteuil.

A la fin de la séance l’IME de Pessac-Alouette a décidé de poursuivre l’aventure avec 6 séances supplémentaires.  Le Cercle de voile d’Arcachon propose des stages handivoile ou voile adaptée tout au long de l’année.

Source FRANCE BLEU.

Haute-Vienne : la famille d’une élève dyslexique dans l’incompréhension…

Une mère de famille de Haute-Vienne, dont la fille de 15 ans bénéficie d’aménagements durant l’année scolaire justifiés par son handicap, ne comprend pas pourquoi ils lui sont en partie retirés pour le brevet des collèges.

Une situation déstabilisante, qui est loin d’être unique.

Les 28 et 29 juin 2021, 7675 collégiens du Limousin vont passer le brevet des collèges

 

Quand Delphine a reçu la notification du rectorat, ça a été la douche froide. Sa fille est scolarisée en classe ULIS, (Unité localisée pour l’inclusion scolaire) au collège Maurice Genevoix de Couzeix. Elle profite donc d’un enseignement adapté à son handicap, la dyslexie.

Une scolarité adaptée

Tout au long de l’année, la collégienne bénéficie d’aides particulières, comme la présence d’un AESH, commun aux élèves qui ont les mêmes besoins. Cet AESH (accompagnant des élèves en situations de handicap) lit les consignes des exercices, prend les cours en note. Sa présence est également indispensable pendant les DS, les devoirs surveillés en classe.

Car les élèves “dys” ont besoin de temps, ont parfois du mal à écrire et se fatiguent rapidement à cause de l’effort de concentration que leur demandent les cours.

Pour ne pas pénaliser les élèves handicapés lors des examens, le code de l’éducation (articles D. 351-27 à D. 351-32) prévoit un certain nombre d’aménagements.

La fille de Delphine va ainsi bénéficier de temps supplémentaire, utile pour se relire, c’est ce que l’on appelle le tiers temps. La dictée sera également adaptée, et les énoncés des épreuves seront écrits en gros.

Incompréhension

Mais ce que Delphine a du mal à comprendre, c’est que la présence du lecteur-scripteur a été refusée par le médecin scolaire. Alors que le handicap de sa fille a été jugé comme “sévère”, puisqu’il lui a permis d’intégrer une classe ULIS.

“Ma fille a toujours travaillé avec cette aide, et on lui refuse le jour du brevet”, s’insurge Delphine, “je ne m’explique pas pour quelle raison elle n’y a pas droit, d’autant que cette décision n’est accompagnée d’aucune motivation écrite.”

“Ma fille a consenti beaucoup de sacrifices, aujourd’hui, elle est découragée”

Delphine, mère d’une collégienne dyslexique

Une décision qui a découragé sa fille. “Elle se lève tous les jours à 6H50 et rentre le soir à 18H20 car le collège est loin de chez nous. Elle a quitté toutes ses amies pour bénéficier du meilleur enseignement pour elle, c’est beaucoup de sacrifices, et aujourd’hui, elle se demande si elle va passer son brevet, car ce sera très dur pour elle sans cette aide, ” déplore la mère de famille.

Par ailleurs, Delphine a appris que certains élèves avaient obtenu cet aménagement, elle a donc encore plus de mal, sans explication, à comprendre pourquoi il a été refusé à sa fille.

Après le choc de l’annonce, Delphine a repris son bâton de pèlerin, afin de trouver une solution. Elle a sollicité le médiateur de l’Education nationale “il nous a dit ne rien pouvoir pour nous“. Elle a donc représenté un dossier pour un recours, en espérant que cette fois, ça passe. “Nous aurons peut-être une réponse positive, mais pour le moment, nous sommes dans l’incertitude, et le brevet, c’est à la fin du mois de juin.”

Pas un cas isolé

L’injustice ressentie par Delphine n’est pas un cas isolé. Dans le même collège, une autre élève également scolarisée en ULIS, en raison de sa dyspraxie, des difficultés de coordination motrice, s’est vue refuser la présence d’une aide pour lire les énoncés et l’aider à les comprendre. Elle bénéficie pourtant de ce soutien depuis le CE1, et il figure dans son PPS, le projet personnalisé de scolarisation, mis en place en raison de son handicap.

“Ca provoque une véritable anxiété chez ma fille”, indique son père, “ça la stresse pour le brevet“. D’autant que les solutions qui s’offrent à lui pour tenter d’y remédier prennent du temps “on peut saisir le défenseur des droits, le médiateur de l’éducation nationale ou le tribunal administratif”, explique-t-il, sauf que le brevet commence le 28 juin.

Incohérence…

Dans un rapport de l’IGAENR, l’inspection générale de l’administration et de l’education nationale et de la recherche de 2017, l’absence de cohérence entre les mesures accordées pendant la scolarité et les aménagements décidés pour l’examen sont soulignées “La continuité entre les mesures d’aménagements prises pendant la scolarité de l’élève et celles qui sont décidées lors de l’examen constitue une difficulté majeure du système d’AE (aménagement examen). Le médiateur de l’Education Nationale est saisi chaque année par des parents d’élèves qui apprennent que les aménagements obtenus pendant la scolarité ne seront pas appliqués lors de l’examen.”

“La réglementation dans ce domaine n’impose aucune continuité entre les deux types de dispositifs” : comme le rappelle le médiateur de l’éducation nationale. “Le choix a été fait de ne pas lier l’attribution d’AE aux mesures prononcées lors de la scolarité. C’est un facteur de complexité du système mis en place et de désillusion pour les familles mais aussi et surtout un facteur d’échec et donc d’incompréhension des familles”.

… et désillusion

Et cette incompréhension, la FFDys, la fédération française des dys, la constate cette année encore. “On peut ainsi s’étonner du nombre important de jeunes qui se voient refuser des aménagements aux examens alors qu’ils ont bénéficié d’adaptations sur le temps scolaire tout au long de l’année“. La fédération souligne le stress que cette situation provoque chez les jeunes concernés et dans leur famille, avant de rappeler “Elle ne correspond pas à l’esprit de loi de 2005, à celle de 2013 sur la refondation de l’école qui prônent la non-discrimination et l’égalité des chances dans une école inclusive”.

La FFDys s’insurge également face à ce que vivent les élèves de Couzeix et leur famille et rappelle que ce n’est pas la première fois “en 2019 déjà, c’était le cas. Nous avons dû nous battre auprès des familles et l’affaire est remontée jusqu’à la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées”, se souvient Nathalie Groh, de la FFDys. “Elles ont eu gain de cause, quatre jours seulement avant le brevet.”

Source FR3.