Trop de gares impraticables pour les fauteuils roulants en Alsace ?…

Peut-on encore habiter en campagne et prendre le train quand on est en fauteuil roulant ?

Une habitante d’ERSTEIN (Bas-Rhin), travaillant quelques jours par semaine à Strasbourg, pose la question.

Elle ne peut pas monter dans les trains dans sa gare, faute d’assistance de la SNCF.

Trop de gares impraticables pour les fauteuils roulants en Alsace ?

“J’ai découvert qu’il n’y avait pas d’assistance pour les personnes à mobilité réduite dans aucune des gares entre Sélestat et Strasbourg”, lance, quelque peu désabusée, Elise Muths. Cette habitante d’Erstein, installée depuis quelques mois dans la commune du Bas-Rhin, est en fauteuil roulant depuis plusieurs semaines, en raison d’une maladie rare atteignant ses muscles et ses articulations. Elle qui travaille plusieurs jours par semaine à Strasbourg est dans une situation difficile : elle ne peut pas monter dans les trains en gare d’Erstein.

La gare accessible… mais pas tous les trains

Sollicitée, la SNCF assure que la gare d’Erstein est accessible aux personnes à mobilité réduite (PMR). “Oui, la gare est accessible en fauteuil”, confirme Elise Muths, “mais le problème c’est vraiment de réussir à entrer dans e train”.

Or, le service d’assistance aux PMR, réservable 48h à l’avance, n’est pas disponible dans la gare d’Erstein. Ni d’ailleurs, dans les gares entre Sélestat et Strasbourg. Un énorme problème pour la jeune femme, qui doit pourtant s’y rendre pour y travailler, plusieurs jours par semaine.

Elise Muths, illustratrice et graphiste habitant à Erstein, ne peut pas aller travailler à Strasbourg sans assistance de la SNCF. - Radio France

Choisir entre vivre en ville… et rester chez soi ?

C’est une question qu’Elise Muths refuse de se poser. Après avoir vécu à Strasbourg, elle a fait le choix, avec son mari, de s’installer à Erstein, une gare bien desservie par le train. La jeune graphiste s’interroge sur la possibilité de concilier sa nécessité de déplacement et ses contraintes, sans devoir passer par la case télétravail.

Sollicitée, la SNCF lui a promis des réponses rapides. La mairie d’Erstein, également, a promis de se pencher sur la question. “Je ne suis pas la seule à être en fauteuil, ce serait bien d’avoir des solutions”, ajoute Elise Muths. “Je me dis, mince, on est en 2019. Si on veut prendre le train en fauteuil roulant c’est presque décourageant de faire autant de démarches. J’ai envoyé des lettres, lancé des appels. C’est fatigant”, conclut-elle.

Source FRANCE BLEU.

Participez à l’enquête sur “l’accessibilité pour tous” de l’Association des paralysés de France… A vos claviers !

En partenariat avec l’IFOP, l’Association des paralysés de France lance une grande consultation dans toute la France pour recueillir le ressenti de toute la population sur l’accessibilité en matière de déplacement, de logement, d’accès aux commerces, aux loisirs, etc.

Participez à l'enquête sur "l'accessibilité pour tous" de l'Association des paralysés de France

L’association des paralysées de France (APF) a besoin de vous. Il ne s’agit pas de donner de l’argent, mais de donner votre avis. L’APF réalise une enquête sur “l’accessibilité dans la ville” en partenariat avec l’IFOP.

Tout le monde peut participer, et donner son avis sur l’accessibilité dans les transports en commun, dans la rue, chez les commerçants, dans les administrations. L’association a besoin d’au moins 300 réponses par métropole pour que son enquête soit utilisable.

Vous pouvez aussi répondre pour votre commune de résidence même si ce n’est pas une métropole. Les résultats de cette enquête seront publiés au début de l’année 2020, en vue des élections municipales.

Source FRANCE BLEU.

Finistère : “Les chiens guides d’aveugles, ce sont nos yeux, notre vie. Respectez nos chiens !”…

Un chien guide d’aveugle et son maître ont a nouveau été refusés dans un restaurant à Martigues, alors que la loi interdit ce type de traitement.

Dans le Finistère, l’association des chiens guides d’aveugles fait de la prévention pour éviter ces situations, mais il y a encore beaucoup de travail.

Marie-Noëlle Gonidec, déficiente visuelle, avec son chien guide.

On se rappelle de cette vidéo où l’on peut voir un chien guide retiré à son maître malvoyant au beau milieu d’un monoprix, à Marseille. C’était en octobre 2018. Nouvel épisode, ce vendredi 20 septembre 2019, cette fois-ci dans un restaurant de Martigues. Un non-voyant et sa chienne guide ont été obligés de quitter un restaurant.

Ce sont des incidents malheureusement fréquents pour les personnes mal-voyantes ou aveugles, alors que la loi est très claire : il est interdit de refuser un chien guide ou un chien d’assistance. Mais cette situation pèse, témoigne l’Association des chiens guide d’aveugle du Finistère.

Élisabeth, membre de l’association, a vécu un incident dans une supérette de Quimper, avec sa chienne Datcha….

Les chiens guides d’aveugles, ce sont nos yeux, notre vie, respectez nos chiens“, demande Élisabeth, fatiguée de constamment devoir se justifier sur la présence de son chien.

Chauffeurs de taxis de Quimper

Marie-Noëlle Gonidec est déficiente visuelle depuis sa naissance. Elle a obtenu son premier chien guide, Stella, en 2003. Ça a été une véritable délivrance pour elle. Stella l’a aidée à retrouver de l’autonomie dans ses déplacements, et à créer du lien social. Mais la présidente de l’association des chiens guides d’aveugles du Finistère avoue avoir fait face à plusieurs freins. Elle évoque notamment des chauffeurs de taxis de Quimper qui ne voulaient pas la prendre avec son chien guide, à cause de l’odeur, ou des poils.

L’association fait de la prévention auprès des restaurateurs, des taxis. Elle avait d’ailleurs fait une action de sensibilisation dans le Monoprix de Brest, suite à l’incident de Marseille.

Source FRANCE BLEU.

Blois : la Maison bleue, un lieu unique pour anticiper la perte d’autonomie due à l’âge ou au handicap…

Depuis 2013, la Maison bleue à Blois propose des solutions techniques pour adapter son logement à une perte d’autonomie.

Son équipe sera présente à la Pyramide à Romorantin pour des ateliers avec le simulateur de vieillesse le mardi 8 octobre pour le lancement de la Semaine bleue.

La Maison bleue propose 200 solutions pour faire face à la perte d'autonomie / © Marine Rondonnier -France 3 CVDL

De l’extérieur c’est une maison comme une autre, avenue Maunoury à Blois, avec des encadrements de fenêtres bleus.

A l’intérieur, ce sont plus de 200 solutions techniques qui sont proposées pour faire face à une perte d’autonomie liée à un accident de la vie, au vieillissement ou à un handicap.

La Maison bleue, avenue Maunoury à Blois / © Marine Rondonnier-France 3 CVDL

200 solutions techniques et un accompagnement personnalisé

Dans la Maison bleue chaque pièce est équipée de solutions techniques pour tous les budgets. Du placard qui se met à hauteur avec une télécommande, au petit objet qui permet facilement d’ouvrir un bocal, chemin lumineux, oreiller ergonomique, siège de douche relevable, prises électriques à éjection facile, vaisselle adaptée… L’idée de l’équipe de la Maison bleue est de proposer des solutions quel que soit le handicap ou la difficulté.

Plus qu’un logement témoin, c’est surtout un lieu où les personnes en perte d’autonomie et leurs aidants peuvent trouver des conseils auprès de l’ergothérapeute et de la directrice de la structure. “Nous sommes là pour les aider à choisir ce qui est le mieux pour eux selon leur budget. Nous les orientons pour les aides financières”, explique Emilie Vandendriessche, l’ergothérapeute de la Maison bleue.

Une liste d’artisans sensibilisés à l’adaptation de l’habitat à la perte d’autonomie est proposée par l’équipe de la Maison bleue.

En 2040, 41 % de la population du Loir-et-Cher aura plus de 60 ans.

Dans le Loir-et-Cher, l’enjeu du vieillissement de la population est essentiel. En 2040, 41 % de la population aura plus de 60 ans.
La plupart des personnes âgées veulent bien vivre leur avancée en âge et rester vivre à domicile.

Quelques chiffres édifiants dans le Loir et cher :

  • 30% de la population a plus de 60 ans,
  • 12% ont plus de 75 ans,
  • 9 seniors sur 10 résident à domicile et souhaitent y rester le plus longtemps possible.
  • Plus d’une sur deux vit seule en majorité dans des logements individuels.
  • Dans le Loir-et-Cher une grande majorité de seniors est propriétaire.
  • 83 % des ménages de plus de 65 ans sont propriétaires ( 80% dans la région et 75 % en France métropolitaine)

La Maison bleue créée par le Conseil départemental du Loir-et-Cher en 2013

Les dépenses consacrées à l’autonomie dans le Loir et Cher représentent 54,6% du budget départemental des solidarités soit 47,3 millions pour les politiques en faveur des personnes en situation de handicap et 58,2% pour les personnes âgées.Le Conseil départemental du Loir-et-Cher a décidé de créer cette maison unique dans la région Centre-Val de Loire afin de limiter le nombre de chutes et de permettre aux personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie de rester le plus longtemps possible à domicile. Par ailleurs, les solutions techniques proposées permettent de soulager les aidants.

La Maison bleue :

32.4 avenue Maunoury 41000 Blois
Tél. 02 45 50 55 25
Jours et heures d’ouverture : visites guidées du lundi au vendredi sans rendez-vous de 13 h 30 à 17 h 30 
Pour les groupes, sur rendez-vous de 9 h à 12 h 30

Source FR3.

Toulouse : Ils risquent la prison et une forte amende, des handicapés mettent en scène « l’enterrement » de leurs droits…

Des militants handicapés, convoqués en justice pour avoir pénétré sur les pistes de l’aéroport Toulouse-Blagnac, ont célébré symboliquement l’enterrement de leurs droits.

Odile Maurin, présidente de Handi-social et activiste de la mobilité.

Le 24 mars 2020, ils seront jugés devant le tribunal correctionnel de Toulouse pour l’ensemble de leur oeuvre. 14 militants « activistes » de l’association Handi-Social qui milite pour le droit à l’accessibilité des personnes handicapées sont convoqués ce jour-là pour avoir, entre autres, bloqué un TGV, ou encore pénétré avec une facilité déconcertante sur les pistes de l’aéroport Toulouse-Blagnac le 14 décembre 2018. « Nous encourons jusqu’à cinq ans de prison et 18.000 euros d’amende uniquement pour avoir voulu défendre nos droits », assure Kevin Fermine, jeune étudiant en fauteuil qui a participé à l’épisode de l’aéroport.

Alors, ce mercredi, qui est aussi le jour de la Freedom Drive​ à Bruxelles, une journée européenne pour l’accessibilité, les « prévenus » toulousains ont organisé, avec leur cercueil en carton et des boulets en plastique aux poignets et chevilles, « l’enterrement de [leurs] droits » devant la station de métro Capitole.

Le cercueil où gisent les droits des personnes handicapées imaginé par les militants toulousains d'Handi-Social.

« Ces actions ont été menées contre la loi Elan, qui divise par cinq la construction de logements adaptés », rappelle Odile Maurin, la présidente de Handi-Social, elle aussi en fauteuil. « On peut bien me mettre en prison, j’ai passé dix ans enfermée chez moi avant de militer », ajoute-t-elle.

Source 20 MINUTES.

 

Bouches-du-Rhône: un restaurateur refuse à un non-voyant et son chien guide l’accès à sa brasserie…

A Martigues, un non-voyant et sa chienne guide d’aveugle ainsi que leur accompagnant ont été obligés de quitter le restaurant “AU BUREAU”.

Bouches-du-Rhône: un restaurateur refuse à un non-voyant et son chien guide l'accès à sa brasserie. Un chien-guide est promené par un éducateur (illustration)

Handicap : une fête pour remercier les donateurs qui ont permis à Marvin d’acheter une voiture adaptée …

Marvin et sa famille organisent une fête ce dimanche 22 septembre à Requeil (Sarthe) pour remercier les centaines de donateurs, sans qui le jeune homme, atteint de myopathie, n’aurait pu s’acheter un véhicule adapté.

Coût de la voiture : 84 000 euros.

Handicap : une fête pour remercier les donateurs qui ont permis à Marvin d'acheter une voiture adaptée

Pendant deux ans, Marvin, sa famille et ses amis ont organisé des collectes de fonds pour lui acheter un véhicule adapté. Tous s’étaient fédérés autour de l’association “Pour l’indépendance de Marvin”, présidée par sa mère, Séverine. Marvin, 23 ans, est atteint de myopathie. Une maladie neuromusculaire qui affaiblit ses muscles et l’oblige à se déplacer en fauteuil roulant. A la suite de l’achat, “c’était obligé qu’on organise une fête pour remercier les personnes qui ont donné”, explique sa mère. En tout, 190 personnes sont conviées, ce dimanche, à Requeil (Sarthe) pour célébrer l’autonomie de Marvin, acquise grâce à elles.

Le jeune homme a passé son permis il y a trois ans, à Niort, dans un véhicule adapté à son handicap. Il fallait cinquante heures de conduite minimum et il n’a pas fait plus. Depuis, il avait hâte de conduire son propre bolide.

Une voiture adaptée à 84 000 euros

Adapter un véhicule à un fauteuil roulant et à une personne avec des grandes faiblesses musculaires, ça coûte cher. La famille avait fait un devis, il y a deux ans : 110 000 euros tout compris. Le prix est très élevé, car une seule société adapte les véhicules en France pour son handicap et elle est à Bordeaux. Il a fallu faire venir des mécaniciens à Requeil pour faire des essais avec différents fauteuils. Finalement, le prix a été rabaissé à 84 000 euros, car la famille a trouvé un véhicule d’occasion déjà presque adapté à Marvin.

Il dirige avec le joystick à gauche. Son comodo est à droite. - Radio France
Il dirige avec le joystick à gauche. Son comodo est à droite. © Radio France – Clémentine Sabrié

Depuis deux mois,  Marvin conduit son van. Il entre par l’arrière, à l’aide d’une rampe. Il vient clipser son fauteuil au poste de commande pour être sûr qu’il ne bouge pas dans les virages. Près de sa main gauche un joystick. “Je pousse le joystick pour accélérer, je le tire pour freiner et je bascule de chaque côté pour tourner”, montre-t-il. A côté de sa main droite, un boîtier avec des boutons. “J’ai toutes les commandes : le clignotant, le plein phare, les essuie-glaces, le lave-glace, les warnings.” Il peut également transporter trois passager

Un vent de liberté pour lui et sa famille

Il a déjà fait plus de 3.000 kilomètres avec. Très à l’aise au volant de son bolide, il es allé en excursion jusqu’à Nantes et Angers. Il part bientôt en vacances avec ses amis en Bretagne. “Aller où on veut sans avoir à demander à quelqu’un, c’est indescriptible la liberté que ça donne”, sourit-il.  Maintenant, il peut sortir avec ses amis ou aller se balader sans demander à sa mère ou son beau-père de le conduire. Ce véhicule va aussi lui permettre de chercher du travail. “Habiter en pleine campagne, c’est pas évident de  se déplacer quand on n’a pas de moyen de locomotion”, rappelle le jeune homme. Il aimerait travailler dans “tout ce qui est dépannage informatique”. Il a appris en démontant et remontant ordinateurs, smartphones et tablettes.

Ça change tout pour lui, mais pour sa famille aussi. La première fois qu’elle l’a vu partir dans sa voiture, tout seul, sa mère a eu “la boule au ventre”. Puis, Séverine a vu qu’il se débrouillait très bien. “C’est un gros vide, on va dire, au début, puis c’est que du bonheur à la fin, une grosse fierté.” Difficile de voir son fils prendre de prendre de l’indépendance, alors qu’elle s’est occupée de lui, à plein temps, pendant 23 ans.

Sa mère, la cheffe d’orchestre de cette collecte

Marvin sait qu’il doit la réussite des collectes de fonds à sa mère, Séverine, qui a tout organisé. Vente de pots de confiture, de compotes, de jus de pomme, de roses à la Saint-Valentin, de petits objets sur les marchés de Noël, organisation de karaoké, de soirées dansantes. L’association a œuvré sans répit pour lui acheter sa voiture. 

Séverine travaille de nuit, comme préparatrice de commandes. Ces deux dernières années, le jour, elle fabriquait les objets à vendre. “Sur les pots de confiture, on doit pas être loin des 10.000 euros je pense. On a fait presque 2.000 pots. Le jus de pomme, on en a vendu pas loin de 1.000 litres. Les roses ont en a vendu à peu près 2.000 aussi.” Ils ont également récupéré 100 tonnes de papier qu’ils se sont fait racheter. Un travail titanesque qui a porté ses fruits. Les deux cagnottes ont permis de récolter 2.000, puis 500 euros. Le reste vient de la mutuelle, de l’assurance, de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), du fonds de compensation et de la commune de Requeil.

Source FRANCE BLEU.

Ain : un parc accrobranche accessible aux personnes handicapées, une première en France…

Dans l’Ain, en plein cœur du Bugey, sur le plateau d’Hauteville, un parc accrobranche vient d’inaugurer un parcours entièrement adapté aux personnes handicapées.

C’est une première en France.

Paraplégiques, Pascal et Sébastien n'imaginaient pas un jour tester l'accrobranche. C'est une première, pour les deux amis. / © FTV

C’est une première en France. Dans l’Ain, en plein cœur du Bugey, sur le plateau de Hauteville, un parc accrobranche vient d’inaugurer un parcours entièrement adapté aux personnes en situation de handicap. Un loisir à la mode, désormais accessible à tous.

“Allez c’est parti!” pascal et Sebastien prennent un malin plaisir à progresser entre les arbres, perchés à 8 mètres de hauteur.
Paraplégiques, les deux amis n’imaginaient pas un jour tester l’accrobranche. C’est une première, pour eux.

“C’est drôle, très bien sécurisé. Pour les personnes en fauteuil comme moi, c’est vraiment sympa. Je n’aurais franchement jamais pensé y accéder un jour ” raconte Pascal pardon qui pratique le handibranche depuis peu de temps.

Sellettes, bancs de transfert, plateformes élargies, ce parcours a été conçu avec des ergothérapeutes pour s’adapter aux personnes à mobilité réduite et bien sûr même dans l’effort.

Sellettes... bancs de transfert... Plateformes élargies...Ce parcours a été conçu avec des ergothérapeutes pour s'adapter aux personnes à mobilité réduite. Même dans l'effort. / © FTV

“C’est bien pensé, c’est très bien pensé et bien conçu” Sebastien Pérez, lui aussi handicapé et en fauteuil, est rassuré et prend un grand plaisir à pratiquer une activité qu’il n’imaginait pas exercer un jour.

Sur ce parcours handibranche, Rémi Justet, gérant du Parc Aventure du Bugey, accompagne les visiteurs pas à pas, et doit redoubler de vigilance.

“le risque, c’est comme en accrobanche classique c’est de tomber et de se retrouver dans des positions pas franchement confortables. Du coup on fait en sorte que les personnes se déplacent correctement et trouvent de bons appuis et bien sûr on donne des astuces aussi”

C’est sûr, Pascal et Sébastien reviendront en famille dans ce parc aventure, qui propose aussi des parcours pour les valides.

Source FR3.

Vannes : une aire de jeux inclusive va voir le jour quartier Tohannic…

Une aire de jeux inclusive va voir le jour à Vannes. Ce sera la première en Bretagne.

Elle permet aux enfants en fauteuil, déficients visuels ou auditifs de jouer avec des enfants valides.

La presque totalité des jeux est accessible aux enfants en situation de handicap

C’est la 24 ème aire de jeux de la ville de Vannes. Elle sera opérationnelle fin novembre. l’investissement est de 500. 000 euros. “C’est un projet innovant, dit Chrystel Delattre, conseillère municipale déléguée au handicap et à l’accessibilité, à la ville de Vannes. C’est le synonyme du bien vivre ensemble et de la tolérance”. 

Il y aura 30 jeux et 50 activités ludiques installés dans l'aire de jeux inclusive du quartier Tohannic à Vannes - Aucun(e)

L’aire de jeux inclusive sera accessible aux enfants valides et aux enfants présentant différents types de handicaps. Les enfants en fauteuil roulant. Ceux qui souffrent de déficience visuelle ou auditive. C’est la société Proludic, basée en Indre et Loire qui a conçue l’aire de jeux.  Les jeux encouragent l’éveil avec parcours sensoriel pour le toucher, l’audition ou les odeurs. 

“Trop peu d’installations de ce type en France”

Il y a trop peu d’installations de ce type en France sur le domaine public, reconnait Jean-Marie Freyling, de la société Proludic. En Espagne, où il est plus courant d’en trouver, des parents font parfois des dizaines de kilomètres pour que leur enfant puisse jouer, comme tous les autres enfants. 

Source FRANCE BLEU.

Handicap, vieillissement… à Reims, bientôt une solution pour pallier les pannes d’ascenseur ?…

A la suite de la panne d’ascenseur en juillet dernier qui avait contraint David Totaro à dormir dans sa voiture, le collectif Plus sans ascenseur est venu présenter un dispositif expérimental qui permettrait de pallier ces déconvenues.

Explications.

Le système de diable électrique monte escalier permet de grimper les escaliers qui ne sont pas pourvus de rampes d'accès. / © Florence Morel / France 3 Champagne-Ardenne

“Je ne les ai jamais montés aussi facilement.” David Totaro affiche un grand sourire. Grâce à un système de diable électrique monte-escalier, il peut enfin gravir sans effort les marches qui le mènent à l’ancien appartement de sa mère, dans le quartier des Châtillons, à Reims. Si la séance d’essai ce vendredi 6 septembre est improvisée, elle a convaincu le Rémois en fauteuil roulant. “Au début, ça surprend un peu, mais une fois qu’on a pris le pas, c’est super”, décrit-il, conquis.

Une nuit dans la voiture à cause d’une panne d’ascenseur

L’appareil a été mis au point par le collectif Plus sans ascenseur et la société Axsol, spécialisée dans le matériel pour personnes à mobilité réduite. Le dispositif permet de répondre à une problématique que les personnes du quartier ne connaissent que trop bien : les pannes d’ascenseur. En juillet dernier, David Totaro avait dû passer la nuit dans sa voiture devant l’immeuble de sa mère, elle aussi en fauteuil, à cause d’un nouvel incident. Ce jour-là, il est allé lui acheter des médicaments et au retour, l’ascenseur était en panne.

Je suis resté dans ma voiture au cas où il lui arriverait quelque chose. Je suis obligé de vivre avec ma mère pour m’occuper d’elle à plein temps, mais sans ascenseur, impossible pour moi de remonter seul.
David Totaro, en situation de handicap.

Contraint maintes fois de dévaler l’escalier sur les fesses faute de rampe d’accès, David Totaro a dû attendre le lendemain pour revoir sa mère. Finalement, depuis mardi 3 septembre, cette dernière a accepté un nouveau logement aux Epinettes, à l’autre bout de la ville. “Ce n’est pas l’idéal. Elle ne connaît personne et les toilettes et la cabine de douche ne sont pas adaptées. Sans compter qu’il n’y a aucun commerce à proximité”, regrette-t-il. L’ascenseur défectueux, lui, est en réparation depuis mercredi 4 septembre pour deux mois, désamiantage et élargissement de la cage compris.

Un système d’appoint

Pour l’heure, rien ne dit que le monte-escalier nouvelle génération sera adopté par les bailleurs sociaux rémois. Testé en région parisienne auprès d’Emmaüs habitat, il est en phase d’expérimentation depuis début juillet seulement. L’objectif est qu’à chaque nouvelle panne, un employé formé pour manier l’appareil vienne aider les personnes à mobilité réduite à gravir les escaliers. Sans pour autant remplacer les dépanneurs. “En France, on a l’un des plus vieux parcs d’ascenseur d’Europe, constate Fouad Ben Ahmed, porte-parole du collectif. Ce système est supplétif, il est censé être provisoire.”

Coût de l’opération : 38 euros par heure d’intervention pour le bailleur, qui comprend la prise en charge du matériel et la formation de l’employé qui aide à gravir les marches. Ces frais pourraient être financés par l’exonération de taxe sur le foncier et le bâti dont il bénéficie dans les zones urbaines sensibles.

Dans la cité des sacres, ce monte-escalier automatique serait “plus que bienvenu”, selon l’association des entrepreneurs du Grand Reims. Son président Hafid El Haoussine milite pour sa mise en place de manière pérenne.“Les pannes d’ascenseur influent sur le quotidien de beaucoup de locataires, et pas seulement ceux en situation de handicap. Les personnes âgées, les femmes enceintes qui reviennent des courses…”, énumère-t-il. Il pointe également du doigt le cas d’une personne enfermée chez elle durant plus d’une semaine au huitième étage. “C’est une peine de prison”, lâche-t-il, écoeuré. Et le problème ne risque pas de s’arranger avec le temps : à Reims, Plurial Novilia estime que 25% de ses locataires ont plus de 65 ans. Une tranche d’âge qui pourraient passer à 37% à l’horizon 2028.

Les pannes d’ascenseur, une plaie nationale

Le collectif “Plus sans ascenseur” a été créé en 2016 à Bobigny par des locataires excédés par les pannes d’ascenseur à répétition. Il estime que l’ascenseur est le premier moyen de transport en France, avec près de 100 millions de trajets par jour.

Source FRANCE 3.