SOS Médecins réclame des hausses de tarifs et menace d’une grève nationale…

L’association des médecins libéraux souhaite revaloriser les visites avec un tarif minimal de 57,60 euros, hors majorations.

SOS Médecins demande une revalorisation du tarif des visites à domicile bloqué depuis 35 ans.

 

L’association de médecins libéraux SOS Médecins a décidé d’appeler ses adhérents à une journée «d’arrêt total de l’activité», dont la date sera révélée au dernier moment, afin d’obtenir une augmentation du tarif des visites à domicile. «Nous souhaitons absolument faire revaloriser la visite», bloquée depuis plusieurs années à 35 euros, a déclaré le Dr Jean-Christophe Masseron, président de SOS Médecins France, lors d’une conférence de presse.

L’association est très remontée contre le dernier accord signé fin juillet par les syndicats de médecins libéraux et l’Assurance maladie, qui étend la «visite longue» (70 euros) mais seulement au profit des médecins traitants qui se déplacent chez leurs propres patients. «Ça exclut totalement notre activité», déplore Jean-Christophe Masseron, qui revendique un tarif minimal de 57,60 euros (hors majorations de soir et de week-end), sur le modèle de la visite urgente en Ehpad créée au début de l’épidémie de Covid-19 et supprimée depuis.

Un préavis très court

Pour obtenir gain de cause, l’assemblée générale de SOS Médecins «a décidé de déclencher un mouvement d’action et appelle à une journée nationale de mobilisation avec un arrêt total de l’activité sur l’ensemble du territoire», a-t-il annoncé, en ajoutant que cette grève «pourrait être renouvelable». La date n’a pas été précisée, mais «il y aura un préavis très court», a-t-il prévenu, expliquant vouloir éviter que «le mouvement soit tué dans l’œuf» par des réquisitions précoces.

Des «actions locales» sont en outre envisagées, à l’initiative des 63 associations SOS Médecins présentes en métropole et en outre-mer. Ce qui pourrait se traduire par un «arrêt des visites institutionnelles» dans les Ehpad, en garde à vue, à la demande du Samu ou encore pour les certificats de décès. Au niveau national, SOS Médecins se réserve également «la possibilité de suspendre les remontées de données à Santé publique France», en particulier dans le cadre du suivi de l’épidémie de Covid-19. Créée en 1966, l’association regroupe à ce jour 1.300 médecins généralistes, qui effectuent environ 3 millions de visites à domicile chaque année.

Source LE FIGARO.

Un homme muet depuis quinze ans peut à nouveau s’exprimer grâce à un implant cérébral…

L’exploit consiste à décoder les mots que le patient s’imagine prononcer à haute voix.

 

Ce mercredi 14 juillet, une équipe de recherche californienne a annoncé avoir développé puis testé avec succès un implant cérébral expérimental qui permet de traduire des signaux cérébraux en mots sur un écran d’ordinateur, rapporte The Wall Street Journal.

L’exploit, décrit dans un article du New England Journal of Medicine, marque une étape dans la technologie qui pourrait un jour aider les individus à parler grâce à la pensée. Pour le moment, il est surtout une immense lueur d’espoir pour toutes les personnes qui perdent la parole chaque année, des suites d’un accident ou d’une maladie.

Pour tester cette neuroprothèse vocale, les scientifiques de l’Université de San Francisco ont fait appel à un homme d’une trentaine d’années ayant perdu la parole à la suite d’une paralysie causée par un accident vasculaire cérébral survenu quinze ans auparavant. Le patient, qui communiquait jusque-là grâce à un pointeur et un écran, a accepté de se faire greffer un réseau d’électrodes sur la surface externe du cerveau.

Une machine qui lit dans les pensées

Durant quatre-vingt-une semaines et au cours de cinquante sessions, les chercheurs ont enregistré l’activité cérébrale de ce patient pendant qu’il observait des mots affichés sur un écran et qu’il s’imaginait les prononcer à voix haute. Ils ont pu identifier avec précision le mot que l’homme prononçait 47% du temps. Puis, lorsqu’ils ont ajouté un algorithme de prédiction des mots –semblable à celui de suggestion automatique des programmes d’e-mail ou de traitement de texte–, la précision a atteint 76%.

«À notre connaissance, il s’agit de la première expérience réussie de décodage direct de mots complets à partir de l’activité cérébrale d’une personne incapable de parler», affirme Dr Eddie Chang, neurochirurgien à l’Université de San Francisco. L’étude a non seulement prouvé que la zone du cerveau responsable de la parole continue de fonctionner des années après la perte de la capacité de parler, mais elle a également démontré que les ordinateurs peuvent être capables de décoder des mots complets à partir de l’activité cérébrale, et pas seulement des lettres, souligne Amy Orsborn, professeure adjointe en bio-ingénierie de l’Université de Washington.

Toutefois, la Dr Orsborn rappelle qu’en raison du taux d’erreur assez élevé, du vocabulaire limité de l’appareil ainsi que du fait qu’il mette beaucoup de temps à reconnaître les mots imaginés, cette technologie n’en est encore qu’à ses balbutiements.

Ni le patient ni sa famille n’ont pour l’instant commenté cette expérience, l’Université de Californie ayant précisé que l’homme préférait rester anonyme. La neuroprothèse vocale qu’il a utilisée n’étant qu’un appareil expérimental, il poursuit évidemment l’étude avec les scientifiques, dont le but est de parvenir à décoder davantage de mots. «Il se sent très épanoui, a confié le Dr Moses, un scientifique de l’université. Il contribue à la recherche à sa manière et en retire beaucoup de joie.»

Source SLATE.

On a demandé aux personnels paramédicaux ce qu’ils pensaient de la vaccination…

Jusqu’ici, on ne leur avait pas vraiment posé la question. C’est dorénavant chose faite.

 

Tribune après tribune, interview après interview, les prises de parole sur la vaccination des personnels soignants contre le Covid-19 tendent à être monopolisées par les médecins, ce qui a pour effet d’invisibiliser les professions paramédicales (infirmiers, kinésithérapeutes, aides-soignants, orthophonistes, diététiciens, etc.)

Alors que les paramédicaux hospitaliers de l’AP-HP ne sont complètement vaccinés qu’à 51% (contre 70% du personnel médical), cette catégorie de soignants, qu’ils soient salariés ou libéraux, est constamment pointée du doigt par les médecins avec souvent un certain paternalisme voire une sorte de mépris. Pour autant, les paramédicaux vaccinés contre le Covid, favorables à la vaccination, voire à l’obligation vaccinale chez les soignants, sont légion. Subissant souvent l’image erronée de n’être que les simples exécutants des décisions des médecins, ils pâtissent aujourd’hui d’un stigmate supplémentaire lié au refus vaccinal de leur confrères et consœurs. Quels sont leurs motivations et quel regard portent-ils sur leurs collègues réfractaires?

Un acte civique

Le 5 mars 2021, le ministère de la Santé enjoint les professionnels de santé à recevoir leur injection. Dans la lettre qu’il leur adresse, Olivier Véran souligne que la vaccination leur est ouverte depuis le mois précédent mais que «près de 40% des personnels des EHPAD et 30% des personnels des établissements de santé sont vaccinés. C’est un chiffre encourageant mais qui ne progresse que trop peu. […] Si vous n’êtes pas encore vaccinés, faites-le rapidement. Il en va de notre responsabilité collective. »

Si ce rappel à l’ordre passe mal, nombre des professionnels concernés estiment que la vaccination est indispensable à la protection de leurs proches et de leurs patients. Pierre-Henri, infirmier dans un CHU, explique les raisons qui l’ont conduit à passer à l’acte. «Ça a été une évidence.» Comme beaucoup, il a reçu la crise sanitaire de plein fouet et connaît les ravages de la maladie. «L’objectif est bien sûr de me protéger mais aussi de protéger les autres et notamment mes proches, mes parents ainsi que la grand-mère de ma femme», explique t-il. Guida, orthophoniste, n’y a pas non plus réfléchi à deux fois: «J’attendais avec impatience de pouvoir le faire, que ce soit pour me protéger ou pour protéger mes patients, dont certains sont sous chimiothérapie et donc immunodéprimés. Le vaccin est la seule manière de lutter efficacement contre la diffusion du virus.»

Naïs, kinésithérapeute, explique comme nombre de ses collègues: «Non seulement certains de mes patients ne sont jamais revenus, mais de nouveaux sont arrivés avec des séquelles de leur hospitalisation en réanimation ou un Covid long. C’est un vrai facteur incitatif.» «C’est un acte civique, ajoute Pierre-Henri. Toute la société doit œuvrer afin d’éviter une nouvelle vague et l’engorgement des hôpitaux qui s’ensuit.»

Claire, kinésithérapeute, estime que la vaccination est «une obligation morale [pour les soignants]. Il me paraîtrait hypocrite de vouloir soigner tout en reniant les fondements scientifiques qui amèneraient à mettre en danger mes patients. Ce serait prendre le risque d’être responsable de l’hospitalisation voire du décès de l’un d’eux. Cette idée m’est insupportable.» Elle relève, a posteriori, un effet très désirable du vaccin: «Après ma première dose et la nuit un peu délirante qui l’a suivie, le retour au réel s’est fait avec une prise de conscience forte: maintenant je suis sûre que je ne vais pas mourir. L’épée de Damoclès a disparu. Quel soulagement! Je me suis sentie légère et très heureuse.»

Une prophylaxie qui a fait ses preuves

Ceux qui interrogent l’efficacité et l’innocuité des vaccins anti-Covid sont peu nombreux, même si Claire concède: «En février, j’avais un peu peur d’éventuels effets indésirables, mais je savais que de toute façon j’allais me faire vacciner parce que c’est la seule solution.»

Clément, infirmier en psychiatrie, explique avoir été rassuré par les médecins qu’il suit sur Twitter: «J’ai acquis une grande confiance en eux depuis le début de la pandémie. Ils avaient non seulement une démarche scientifique mais ils n’hésitaient pas à se montrer critiques envers le gouvernement.»

«La prophylaxie contre la rougeole, la rubéole, la fièvre jaune ou l’hépatite sont des preuves à l’appui de l’efficacité vaccinale.»

Naïs, kinésithérapeute

Il en va de même à propos des vacccins, estime l’infirmier. «Je suis convaincu de leur bien-fondé au vu des données scientifiques partagées, même si elles doivent être questionnées régulièrement et expliquées avec pédagogie. C’est ce qu’ont fait ces médecins et leur transparence m’a largement encouragé.»

Naïs ajoute: «Lors des études de santé, nous étudions toutes les étapes du processus de recherche qui mène à la création des médicaments afin d’obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM). Les critères sont très précis et rigoureusement appliqués et contrôlés. J’ai donc confiance dans les vaccins. Le principe d’action de l’ARNm me fait espérer que l’on trouvera d’autres sérums ainsi que des traitements.» Elle ajoute: «La prophylaxie contre la rougeole, la rubéole, la fièvre jaune ou l’hépatite sont des preuves à l’appui de l’efficacité vaccinale.»

L’obligation vaccinale envisagée par le gouvernement

En juillet 2021, le nombre des personnels vaccinés ne suffit toujours pas à l’exécutif, qui pense à inscrire dans la loi l’obligation vaccinale pour les soignants, voire l’étendre aux 24-59 ans.

Les professionnels de santé ne trouvent rien à redire à cette éventuelle imposition les concernant et se prononcent même en sa faveur à la quasi-unanimité. «J’entends qu’en santé publique, il est parfois compliqué d’émettre des obligations ou des interdictions totales et qu’il faut composer avec beaucoup de variables et faire au moins pire, concède Clément. Mais la vaccination contre l’hépatite B est déjà obligatoire pour les futurs soignants dès lors qu’ils commencent leurs études. Alors au vu de la situation épidémique, je suis en faveur de la vaccination obligatoire pour les professionnels de santé.»

Pierre-Henri abonde: «Au même titre qu’il est obligatoire d’être vacciné contre l’hépatite B, nous nous devons de tout faire pour protéger nos patients. Nous le faisons en appliquant rigoureusement les gestes barrières, mais le vaccin est une arme supplémentaire qui apporte une protection réelle et sûre. Nous avons un devoir d’exemplarité. On n’accepte pas que les forces de l’ordre transgressent la loi, alors comment accepter que des soignants puissent ne pas tout faire pour protéger la santé des autres?» Aïda, kinésithérapeute, va dans le même sens: «La vaccination fait partie des obligations déontologiques et éthiques. Les soignants ne doivent pas nuire à la santé de leurs patients. Or les mesures barrières ne sont pas une garantie à 100% contre le risque.»

Pour autant, la profession se sent exclue de la concertation à ce sujet.

Julien, infirmier en pneumologie et parmi les premiers vaccinés, exprime pour sa part des réserves à cause de l’injonction des médecins: «Cela donne l’impression d’un retour du paternalisme médical, du genre “Nous, nous savons ce qui est bien pour vous et sinon, c’est la punition”. C’est stigmatisant. Cela nous fait passer du statut de “héros” à “assassins”.»

Il craint aussi la division: «Le principal problème de l’obligation vaccinale tient au risque de clivage qu’elle pourrait créer entre les personnels paramédicaux. Dans mon équipe, ce sont des infirmières très compétentes et absolument pas antivax qui sont aujourd’hui réticentes à la vaccination. Il faut aussi combattre l’idée que si le personnel soignant n’est pas vacciné, il met obligatoirement le patient en danger. Nous portons en permanence un masque, nous appliquons l’hygiène des mains de façon scrupuleuse. Nous sommes déjà en sous-effectif chronique: qui viendra les remplacer?»

Une incompréhension du refus vaccinal

Reste que, face au refus vaccinal de leur confrères et consœurs, beaucoup expriment leur incompréhension: «J’ai parfois du mal à le comprendre, car nous avons tous reçu un enseignement scientifique nous donnant les moyens de comprendre les mécanismes biologiques de la vaccination et les fondements d’esprit critique pour vérifier les informations, explique Claire. Toutefois, je l’explique par un sentiment naturel: la peur de l’inconnu. Voilà un an et demi que nous sommes face à un ennemi invisible dont nous ignorions tout. Aujourd’hui, nous en savons un peu plus, mais pas encore suffisamment. La peur s’exprime par la colère et peut faire perdre toute rationalité de raisonnement.»

D’autres déplorent un engouement pour les pratiques de soins non conventionnelles, qu’ils estiment être une porte ouverte à la défiance vaccinale: «La réticence s’explique par une augmentation de conceptions pseudoscientifiques», pense Guida. Naïs corrobore: «On trouve aisément des docteurs, pharmaciens, infirmiers, sages-femmes qui prônent l’utilisation des “fake med” comme l’homéopathie, l’ostéopathie ou la naturopathie, qui sont pourtant inefficaces pour prévoir et traiter les pathologies. Depuis des décennies, certains de mes confrères se foutent des données de la littérature scientifique. Ça ne m’étonne pas qu’ils soient réticents au vaccin…»

«Certains soignants utilisent le vaccin pour lutter contre le gouvernement. Mais l’exécutif fera quand même des réformes contre nous.»

Guillaume, kinésithérapeute en libéral

De son côté, Clément considère qu’il n’y a que très peu de véritables antivax au sein de professionnels de santé paramédicaux, mais il constate: «Outre ces anti-vaccins purs et durs qui ne sont qu’une minorité bruyante, il y a beaucoup d’infirmières qui sont très versées dans des médecines douces ou des alternatives qui frôlent parfois le charlatanisme. Qui plus est, dans une optique de bien-être et non de thérapie.

Ça les rend plus méfiantes envers les médicaments. Cela peut sembler paradoxal pour des gens qui en donnent tout les jours, mais c’est ce que j’ai pu remarquer.» Il note d’autres freins qui relèvent plus de la pratique et de l’organisation: «Je pense qu’il y a une grande part de soignants qui sont prêts à se faire vacciner, mais qui sont surchargés de boulot, qui repoussent sans cesse leurs vacances ou qui les passent à la maison, et qui connaissent la durée des effets secondaires des vaccins sur des organismes déjà fatigués. Que ce soit au boulot ou pendant les jours de repos, cette perspective n’est pas très plaisante, surtout dans des services où les arrêts de travail sont souvent peu ou pas remplacés.»

Sophie, directrice d’établissements médico-sociaux, déplore que malgré la mise en place de tous les moyens pouvant faciliter ou encourager la vaccination, seuls 65% des salariés soient aujourd’hui vaccinés. Si elle relève une certaine crainte des effets indésirables, elle constate aussi que le refus vaccinal peut être une forme d’action politique de la part des paramédicaux échaudés par le gestion de la crise sanitaire: «Certains souhaitent clairement affirmer une résistance à l’égard du gouvernement.» Elle rappelle l’épisode du vaccin AstraZeneca qui selon elle «a fait beaucoup de mal».

Avant sa suspension et la modification de son AMM, le vaccin britannique avait été injecté à des soignants de moins de 55 ans qui avaient été longuement laissés dans le flou concernant leur seconde dose. Guillaume, kinésithérapeute en libéral, abonde en ce sens: «ll y a aussi des soignants qui sont contre le gouvernement et qui utilisent le vaccin comme moyen de lutte. Je pense que c’est une mauvaise vision car cela n’empêche pas le gouvernement de faire des réformes contre les soignants.»

Source SLATE.

Un garçon de 2 ans a pu se nourrir normalement pour la première fois grâce à une chirurgie utilisant des aimants…

Des médecins canadiens ont ainsi soigné Henryk Deneen, né avec une anomalie congénitale de l’œsophage.

 

Henryk Deneen, un petit garçon de 2 ans, peut désormais manger normalement après que des chirurgiens ont utilisé pour la première fois des aimants pour réparer une portion de son œsophage, qui relie la bouche à l’estomac. Né à 33 semaines de grossesse et donc prématuré, l’enfant souffrait d’une maladie connue sous le nom d’atrésie de l’œsophage. Au lieu d’avoir la forme d’un tube complet, l’œsophage est en deux parties déconnectées, il devient donc impossible d’ingérer et de digérer de la nourriture, précise Newsweek.

Henryk Deneen souffrait d’une forme particulièrement sévère de cette anomalie congénitale. Une portion importante de son œsophage n’était pas formée à sa naissance. Le petit garçon a donc passé les premiers mois de sa vie dans l’unité de soins intensifs néonatals, a déclaré la Montreal Children’s Hospital Foundation.

Laisser les aimants s’attirer pour rassembler les tissus

Pour essayer de fermer l’espace entre les deux parties du tube digestif du petit Henryk, les chirurgiens de l’hôpital pour enfants de Montréal ont utilisé des aimants afin de ramener l’estomac vers l’œsophage. «L’idée est que, si vous avez un écart trop grand, vous mettez des aimants à chaque extrémité et vous les laissez s’attirer et étirer les tissus, jusqu’à ce qu’ils se rejoignent et rassemblent les deux parties», a déclaré le Dr Sherif Emil, directeur de la chirurgie pédiatrique à l’hôpital de Montréal.

Les médecins canadiens ont travaillé en collaboration avec des chirurgiens italiens, qui avaient conçu un stent (endoprothèse), que l’équipe de Montréal voulait utiliser pour venir en aide à Henryk. Ils ont eu besoin de leurs indications pour récréer le stent, dont l’utilisation n’était pas approuvée au Canada.

L’opération a duré douze heures, a écrit sa mère, Joy Deneen, dans un message pour la Montreal Children’s Hospital Foundation. L’enfant a ensuite été intubé et sédaté pendant plusieurs jours. Après deux semaines, les médecins ont constaté que la procédure fonctionnait comme ils l’espéraient. «Le jour où [les aimants] se sont finalement rapprochés, c’était vraiment le jour le plus beau et le plus émouvant de ma vie, je ne l’oublierai jamais, a raconté Joy Deneen. C’est un miracle pour moi… On n’était pas sûr qu’il puisse manger normalement un jour. Le fait qu’il ait 2 ans et qu’il ait pu manger un morceau de gâteau d’anniversaire, c’était vraiment incroyable.»

«Après deux longs mois de convalescence, on a finalement pu rentrer à la maison, a ajouté la mère dans son message en hommage au personnel de l’hôpital. Son infirmière de longue date était avec nous pour ce dernier jour plein d’émotions. Nous nous étions tellement attachés à ces personnes merveilleuses. Ils n’ont pas seulement pris soin d’Henryk, ils nous ont aussi traités avec une profonde empathie, et nous ont énormément soutenus. Après de longs adieux, on a finalement ramené notre bébé chez nous.»

Source SLATE.

 

Comment fonctionne le don d’organes ?…

Le 22 juin était la journée nationale du don d’organes.

À cause de la crise sanitaire, le nombre de greffes a baissé de 25%.

Comment fonctionne le don d'organes ?

 

«Aujourd’hui 70.000 personnes vivent avec un greffon en France», rappelle Emmanuelle Cortot-Boucher, directrice générale de l’Agence de la biomédecine. À l’occasion de la journée nationale du don d’organes, le 22 juin, elle a invité chacun «à en parler avec ses proches, pour faire connaître sa position sans gravité particulière et de manière claire. Le faire, c’est aider ses proches et leur éviter d’avoir à se le demander après la mort».

Que dit la loi ?

Le don d’organes est strictement encadré par la loi. Depuis la loi Cavaillet de 1976, chacun est «présumé donneur». Un principe rappelé et renouvelé par la loi de 2016. Aucune démarche n’est nécessaire pour donner un organe à sa mort. Les médecins considèreront l’opportunité d’un prélèvement en fonction de l’état de santé du défunt.

Pour s’y opposer, en revanche, il faut s’inscrire sur le registre national des refus, ou laisser un témoignage écrit ou oral aux proches qui devront le relater aux médecins. Néanmoins, plus de 80% des Français se déclarent favorables au don d’organes.

Qui peut donner un organe ?

Le don d’organes de son vivant représente 9% du total des greffes. Il concerne principalement le rein, mais aussi le lobe du foie. Le prélèvement ne peut bénéficier qu’à un malade proche, qu’il appartienne au cercle familial ou qu’il ait «un lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans avec le donneur». Ce dernier doit pouvoir subir l’opération sans risques, ne pas être porteur de certaines maladies transmissibles, et avoir exprimé son consentement, révocable à tout moment, devant un magistrat.

«Il faut lever les fausses idées autour du don d’organes, explique Emmanuelle Cortot-Boucher. Par exemple, une idée reste ancrée : on ne peut pas donner ses organes au-delà d’un certain âge. C’est faux. En 2019, une personne de 96 ans a donné son foie. Les plus de 65 ans représentent une part importante des donneurs. L’important n’est pas l’âge, mais la qualité des organes. Autre idée fausse : le corps ne serait pas restitué. C’est faux, après l’acte chirurgical le corps est restitué à la famille».

Pourquoi donner un organe ?

Le don d’organes représente toujours une nécessité de santé publique «car la greffe, dans un certain nombre de situations, est la seule issue par manque d’alternative thérapeutique». Au 1er janvier 2021 un peu plus de 10.000 patients étaient inscrits sur la liste nationale d’attente, avec un besoin important pour la greffe rénale. Or, le Covid a fait chuter de 25% le nombre de greffes, passant de 5900 en 2019 à 4400 en 2020.

Trois facteurs en sont les causes, note Emmanuelle Cortot-Boucher : «Le risque pour les receveurs d’être fragilisés par le traitement qui suit une opération ; l’annulation de nombre d’opérations ; et l’infection de patients par le Covid». Malgré la crise sanitaire, les opérations de greffes urgentes «n’ont jamais été interrompues», se félicite la directrice générale de l’Agence de la biomédecine.

Source LE FIGARO.

Coronavirus : Le statut de « mort pour le service de la République » créé en hommage aux soignants décédés…

HOMMAGE Il concernera les agents publics décédés « dans des circonstances exceptionnelles ».

Coronavirus : Le statut de « mort pour le service de la République » créé en hommage aux soignants décédés

 

Les agents publics décédés « dans des circonstances exceptionnelles », tels que les soignants pendant la pandémie de Covid-19, se verront bientôt, honorés par un statut spécial, « Mort pour le service de la République », a annoncé Emmanuel Macron ce vendredi.

« Je souhaite que nous donnions à notre reconnaissance un ancrage solide dans la loi, que l’on accorde aux agents publics décédés dans des circonstances exceptionnelles au service du bien commun un statut spécifique, celui de mort pour le service de la République, qui permette à leurs fils, leurs filles de devenir des pupilles de la République » et bénéficier ainsi d’un « soutien matériel et moral pour les aider à se relever », a détaillé le président de la République dans une vidéo postée sur Twitter.

Ce statut concernera par exemple ceux qui « en pleine pandémie (de Covid-19) prennent soin de la vie des autres », a expliqué le chef de l’Etat, pour lequel sa création est « un acte de justice, de fraternité ».

Sont également concernées les « situations récurrentes de décès en service dans des circonstances échappant aux dispositions normales du droit du travail (décès lors d’opérations de sauvetage ou de secours, accidents à l’entraînement pour les militaires…) », précise l’Elysée.

Un amendement prévu la semaine prochaine

« La République doit beaucoup à ceux qui la servent et plus encore à ceux qui ont donné leur vie pour elle. Les enfants des soignants décédés pendant la pandémie seront pupilles de la République, comme le proposaient François Jolivet et les députés LREM il y a un an », a expliqué dans un tweet Christophe Castaner, le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale.

Les députés LREM avaient alors fait voter une résolution en ce sens. Elle va être traduite dans un amendement dans la proposition de loi sur le modèle de sécurité civile et le volontariat des sapeurs-pompiers au menu de l’Assemblée nationale la semaine prochaine, selon des sources parlementaires.

La mention « Mort pour le service de la République » complètera la mention « Mort pour la France », dédiée essentiellement aux décès des militaires morts au combat, et la mention « Mort pour le service de la Nation », conçue pour reconnaître l’engagement des personnels assurant des missions de sécurité et « victimes d’une agression reconnue comme étant une agression contre la France, contre la Nation toute entière », rappelle l’Elysée.

Source 20 MINUTES.

Suicides, épuisement moral, surmenage : le gouvernement se penche sur la détresse des internes en médecine…

Face à leur détresse et à la mort de cinq de leurs camarades depuis le début de l’année, le ministre de la Santé, Olivier Véran les rencontrera une heure ce mardi avec tous les autres étudiants de santé.

Souvent en première ligne, les internes déplorent des conditions de travail «inacceptables» et «dangereuses» pour leur santé.

 

Ils s’appelaient Valentin, Tristan, Quentin, Florian… Tous étaient internes et se sont donné la mort depuis le début de l’année 2021, épuisés par leur condition de travail. «Un interne, ce sont des journées sans fin, deux gardes de 24 heures par semaine et une pression de dingue car on a la vie des gens entre nos mains», témoigne Quitterie*, interne en pédiatrie à Lille.

Depuis cinq ans, elle arpente jour et nuit les couloirs blanchâtres du CHU lillois, voguant tous les six mois entre les services de réanimation, les urgences et la pédiatrie générale. Si elle a «tenu bon», c’est grâce à ses amis et sa famille mais plusieurs fois, elle a «hésité à tout arrêter». «Je ne dormais plus, j’étais en permanence épuisée, je n’avais plus le goût de rien».

Comme elle, sur 30.000 internes en France, ils sont plus de 66 % à présenter des signes anxieux, 28% des symptômes de dépression, 26% des idées suicidaires, selon l’étude de l’Intersyndicale nationale des Internes (INSI) de 2017. «Un chiffre encore plus élevé avec l’arrivée de la pandémie», complète auprès du Figaro Gaëtan Casanova, président du syndicat et interne en anesthésie-réanimation à Paris.

Une situation face à laquelle la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a réagi dans la journée constatant que «ces situations de mal-être perdurent et que la parole peine à se libérer». Pour lutter contre cette omerta, elle appelle tous les directeurs d’ARS, les directeurs d’université de prendre des mesures adéquates quitte à «suspendre un terrain de stage où des actes de maltraitances ont été observées».

Le ministre de la Santé tiendra de son côté une réunion de concertation avec l’ensemble des étudiants de santé ce mardi 18 mai à 20 heures. Olivier Véran devra répondre à une horde d’étudiants déjà épuisés, fragilisés par la crise. «On ne veut pas d’un coup de com’, il y a de vraies questions, de vrais problèmes qui sont le reflet d’un hôpital à bout de souffle», défend Gaëtan Casanova.

Épuisement physique et moral

«Je suis toujours fatiguée, souffle Angélique*, interne en réanimation à Nice. Je travaille plus de dix heures par jour, parfois sans pause déjeuner.» L’étudiante de 26 ans a choisi cette spécialité par passion, mais elle ne «s’attendait pas à ce que ce soit si difficile». Journées de travail sans fin, gardes de 24 heures, stress permanent…

Depuis presque six ans, elle «n’arrête pas». Les semaines s’enchaînent, les nuits s’écourtent et ses vacances s’annulent. Elle se souvient de cette semaine du mois de février durant laquelle elle a dépassé les 80 heures de présence à l’hôpital. «J’ai enchaîné les blocs, les intubations, les soins, les comptes-rendus, égrène-t-elle. J’arrivais à l’hôpital, il faisait nuit, je repartais, il faisait nuit». Un épuisement qui se ressent non seulement dans ces services de soins intensifs, boudés ces dernières semaines en raison de la pandémie, mais aussi dans les autres étages des hôpitaux.

D’après une étude de l’INSI datant de 2020, les internes sont très loin d’effectuer les 48 heures hebdomadaires réglementaires mais dépassent les 58 heures, voire 90 heures pour certaines spécialités comme les chirurgiens. «Il faut que cette limite soit respectée, demande Gaëtan Casanova, c’est une nécessité» car «au-delà on est dangereux pour soi-même et pour les patients». Ces dernières sont souvent bafouées car «il y a du travail, du personnel absent et on n’a pas le choix».

Une pression ressentie par la majorité des internes, venue des chefs de service qui n’hésitent pas à solliciter leurs étudiants. 90% d’entre eux subissent un harcèlement moral, selon le syndicat. «Tous les jours je suis stressé, j’ai peur de mal faire, de faire une faute», se répète Théophile, interne en chirurgie. Tous les jours, le jeune Lyonnais côtoie la mort, l’angoisse, les pleurs, les annonces tragiques aux familles … Et doit y faire face seul.

Des jeunes seuls et désemparés

«On n’a pas le temps de nous écouter, de discuter de ce que l’on vit, il faut avancer», déplore l’interne en chirurgie. Face à de nombreuses responsabilités, les étudiants en médecine sont souvent appelés à prendre des décisions tout seul. «En garde, un chef reste parfois disponible mais pas toujours. J’ai déjà passé des nuits entières en étant le seul médecin présent», relate-t-il en notant qu’il est encore en formation et «ne pas tout savoir». Des supérieurs parfois insensibles aux craintes des plus jeunes qui débutent, regrette de son côté Gaëtan Casanova. «Ils répètent que c’était pire avant mais c’est faux. Si le nombre d’heures était lui plus important, la charge était moindre.»

Le président du syndicat national demande un meilleur suivi des internes et des chefs de service pour «un management plus humain». Finie la culture médicale où il est normal de se laisser faire et accepter de telles conditions de vie, «il faut que cela cesse». Et chacun peut apporter sa pierre à l’édifice, espère Gaëtan Casanova. «Moins d’administratif et plus de soin» est une de ses principales requêtes. «On n’est pas contre travailler beaucoup, c’est un métier qu’on fait avec passion mais on a besoin d’être avec nos patients, de les soigner, pas d’avoir les mains dans des dossiers.»

Les internes ne sont pas les seuls à critiquer la part prise par l’administratif sur les soins. «Le malaise n’est pas propre aux jeunes, il est global dans la profession», soutient le Conseil national de l’Ordre des médecins dans son étude sur la santé des jeunes soignants. Un mal-être d’autant plus étrillé avec la pandémie qui a bouleversé l’organisation de tous les services hospitaliers, des infirmiers aux médecins en passant par internes les rendant plus vulnérables. L’INSI a donc lancé une enquête nationale pour établir avec précision les conséquences du Covid-19 sur le moral de ces étudiants. Les premiers résultats devraient être communiqués dans deux-trois semaines.

*Leurs prénoms ont été modifiés à leur demande

Source LE FIGARO.


Opération sous hypnose à l’hôpital du Mans : “J’avais confiance dans sa voix”, témoigne une patiente…

Manon, 28 ans, est la dernière à avoir été opérée sous hypnose à l’hôpital du Mans, mardi 11mai.

Une possibilité proposée par le centre depuis 2014.

Depuis 2014, le Centre Hospitalier du Mans propose des opérations sous hypnose aux patients qui le souhaitent.

 

Je voulais que ce soit le moins médicalisé possible, donc sans anesthésie générale, j’avais eu connaissance des opérations sous hypnose, c’est donc ce que j’ai choisi“. Mardi 11 mai, Manon s’est fait retirer la moitié gauche de la thyroïde au Centre hospitalier du Mans, dernière opération sous hypnose réalisée dans l’établissement qui effectue une intervention de ce type chaque mois. A chaque fois, le procédé est strict : de préférence, la demande doit être faite par le patient qui doit montrer une réelle motivation, avant un accord du corps médical qui s’assure de l’informer des effets de sa décision, tout en vérifiant si son état de santé n’est pas contre-indiqué. L’hypnose ne remplace pas l’anesthésie, puisqu’une anesthésie locale est réalisée en plus de l’injection de sédatifs.

Les préparatifs servent aussi à mieux connaître le patient, à cibler ses attentes, ses lieux de confort, pour permettre de l’emmener le moment venu dans un état de transe hypnotique le plus rapidement possible. “J’ai discuté avec l’infirmière-anesthésiste, on a convenu de certaines scènes à utiliser“, poursuit Manon, “pour moi c’était un champ de blé avec des coquelicots, mon lit et mon oreiller“. La jeune femme a toutefois eu quelques doutes avant de rentrer au bloc opératoire : “C’était une première donc je n’étais pas sûre de me détacher suffisamment de l’opération et j’avais peur de faire échouer l’hypnose“.

L’hypnose, une opération en duo

Mais le moment venu “tout s’est très bien passé“, raconte Manon, qui estime avoir été bien aidée par le personnel médical et notamment par Amandine Decron, infirmière anesthésiste chargée de murmurer à son oreille tout au long de l’opération. “Je lui ai parlé des coquelicots rouges, de la légèreté, de l’air frais, du vent, de la sensation des épis de blé sous ses doigts…“, détaille-t-elle.

Mais ce voyage intérieur ne suffit pas à totalement faire abstraction de la réalité explique Manon : “J’ai ressenti deux fois la douleur, il se passe quand même des choses sur ma gorge ! Mais on avait établi un code, dans ce genre de cas, un froncement de sourcil et à chaque fois, elle me faisait revenir vers mes champs de blé. Et j’avais confiance dans sa voix, dans ce qu’elle me disait et ce qu’elle me proposait“.

Une diminution de la douleur et de l’anxiété

Au total, ils sont une dizaine au sein de l’équipe d’anesthésistes à pouvoir pratiquer l’hypnose au bloc opératoire. “Souvent les patients arrivent en état de stress avant une opération, une sorte de transe négative“, ajoute Amandine Decron, “notre travail va donc être de tout faire pour la transformer en transe positive, à travers des sensations agréables, calmes, confortables, comme le bleu de la mer, les vagues, ou le sable chaud sous les pieds nus“.

Le procédé présente plusieurs avantages, d’après Fallys Razermera, anesthésiste-réanimateur à l’hôpital du Mans, “pour le patient, il y a une diminution de l’anxiété, de sa douleur. Et pour le soignant, il y a une satisfaction personnelle à voir le patient plus satisfait de sa prise en charge”.

Manon se dit de son côté “très satisfaite”, expliquant avoir été “au top dès la sortie du bloc opératoire. Je suis arrivée à 7h30 le matin à l’hôpital et à 14h30 j’étais chez moi. A refaire s’il y a besoin”. 

Source FRANCE BLEU.

Covid long : 60% des patients hospitalisés ont encore des symptômes 6 mois après…

Une étude menée en France par l’Inserm montre une très forte prévalence de la persistance des symptômes.

60% des patients hospitalisés pour Covid présenteraient des symptômes six mois plus tard, et un tiers de ceux qui travaillaient n'ont pas repris le chemin du bureau.

 

Ils sont longtemps restés sous les radars de la surveillance épidémiologique, voire considérés comme des malades imaginaires. Mais les médecins ont fini par se rendre à l’évidence face à ce que les patients ont eux-mêmes nommé «Covid long». Oui, un phénomène de symptômes persistants ou réapparaissant de façon sporadique de longs mois après l’infection existe bel et bien. Reste à mieux le comprendre, et tout d’abord à savoir combien de patients sont concernés.

Parmi les nombreuses équipes se penchant sur le sujet, des chercheurs de l’Inserm/AP-HP/Université de Paris publient aujourd’hui une étude basée sur une cohorte constituée très tôt lors de l’épidémie, dès les tout premiers patients hospitalisés pour Covid en France. Ils ont suivi les patients au long terme, avec des visites de contrôle 3 et 6 mois après leur infection initiale. Leurs résultats, publiés ce lundi dans Clinical Microbiology and Infection , sont basés sur 1137 patients suivis dans 63 centres. Tous avaient été hospitalisés (en soins intensifs ou non) pour un Covid-19 confirmé virologiquement.

À chaque visite, dix symptômes étaient systématiquement recherchés: fatigue, difficulté respiratoire, douleurs articulaires, douleurs musculaires, maux de tête, rhinorhée, toux, irritation de la gorge, perte de goût et d’odorat. Et les résultats sont impressionnants: selon les auteurs, 60% des patients suivis jusqu’à 6 mois présentaient encore au moins un symptôme (essentiellement fatigue, difficulté respiratoire, douleurs articulaires et douleurs musculaires), et un quart des patients suivis en présentaient 3 ou plus. Un tiers de ceux qui avaient un travail avant le Covid n’y sont pas retournés six mois après.

Enfin, les auteurs n’observent pas véritablement d’amélioration au fil du temps: si 655 patients présentaient des symptômes trois mois après la phase aiguë de la maladie, ils étaient encore 639 à six mois. «Nous allons poursuivre le suivi des patients inclus dans French Covid jusqu’à 18 mois après l’infection, en proposant également des tests évaluant les fonctions neuro-cognitives », souligne dans un communiqué Jade Ghosn, coordinatrice de la cohorte et professeur au sein du service des maladies infectieuses et tropicales de l’Hôpital Bichat Claude-Bernard AP-HP.

Parmi les patients présentant au moins 3 symptômes prolongés, les auteurs notent un lien avec le fait d’être une femme, ainsi qu’avec la gravité de la maladie lors de l’hospitalisation. «Cela suggère un rôle intrinsèque du virus lui-même», notent les auteurs, alors que les patients ont normalement éliminé le virus à cette date, du moins là où sa présence est détectable. L’âge et un état de santé dégradé avant la phase aiguë de Covid, n’étaient en revanche pas liés au risque de développer une forme longue de la maladie.

Reste que ces données souffrent d’un biais important: parmi 2500 patients enrôlés, encore vivants six mois après la maladie aiguë et ayant accepté de participer à l’étude, seuls 1137 sont bien venus au rendez-vous des six mois. Les autres n’ont-ils pas éprouvé le besoin de venir car leur état de santé s’était amélioré, ont-ils été suivis ailleurs ?

« Beaucoup d’études évaluent la prévalence du Covid long, et chaque étude a des résultats différents »

Dr Viet-Thi Tran, épidémiologiste (Hôtel-Dieu, AP-HP)

La fiabilité du décompte des patients souffrant de Covid long est l’un des écueils auxquels se heurte encore la recherche: «Beaucoup d’études évaluent la prévalence du Covid long, et chaque étude a des résultats différents», a ainsi noté la semaine dernière lors d’un séminaire en ligne le Dr Viet-Thi Tran, épidémiologiste (Hôtel-Dieu, AP-HP) et co-investigateur de la cohorte Compare qui regroupe des patients atteints de maladies chroniques.

«Ça va de 90 à 50% pour les études à l’hôpital, de 40 à 10% dans les études en ville… Tout cela est lié au pays, au contexte, au moment où on a évalué les choses par rapport à la dynamique de l’épidémie et par rapport au temps depuis le début des symptômes chez les patients» mais aussi, a souligné l’épidémiologiste, à la définition même de Covid long. Chacun définit la liste des symptômes dont la présence signe une forme longue.

Et si l’anosmie est très spécifique au Covid car présente dans bien peu de maladies, d’autres, comme les maux de tête ou la fatigue, sont bien plus difficile à rattacher avec certitude avec un éventuel Covid long.

Source LE FIGARO.

Rennes. Handiaccès 35 facilite l’accès aux soins aux personnes en situation de handicap… Comment bénéficier de ce service ?…

L’accès aux soins des personnes en situation de handicap complexe reste souvent difficile. Encore plus pendant cette période de crise sanitaire.

D’où la mise en place du dispositif handiaccès 35, qui facilite la prise de rendez-vous et le parcours de soins.

Au pôle Saint-Hélier, l’accès aux soins dentaires des personnes en situation de handicap est facilité par du personnel qualifié et des infrastructures adaptées.

 

Pour le commun des mortels, prendre un rendez-vous pour des soins dentaires, ophtalmologiques, gynécologiques ou autres peut déjà relever du parcours du combattant. Mais pour les personnes en situation de handicap physiques et/ou neurologiques ou psychiatriques, ça peut carrément devenir très compliqué, comme l’explique le docteur Aurélie Duruflé, spécialisé en médecine physique et de réadaptation au pôle Saint-Hélier de Rennes.

Jusqu’à 2 à 3 fois plus de temps qu’une consultation classique

Il y a une complexité car il faut tenir compte du handicap sensoriel, moteur ou psychique. Ce sont des consultations qu’il faut donc préparer en amont et qui demandent une organisation d’accueil. Par exemple, certains patients peuvent nécessiter une sédation consciente avant le soin. ​Moralité, ça ne s’improvise pas et surtout, il faut que les médecins acceptent de gérer certaines contraintes. Une consultation pour une personne aux handicaps lourds peut demander deux à trois fois plus de temps qu’une consultation classique.

Coordonner et faciliter

Elle évoque l’exemple de personnes atteintes de troubles autistiques. Nous avions une jeune fille dont nous avons dû faire la consultation dans la voiture de son père qui était sur le parking car elle était terrorisée à l’idée d’aller dans un lieu qu’elle ne connaissait pas. ​Ou l’exemple d’une personne atteinte de paralysie cérébrale et qui avait besoin d’une consultation gynécologique dont elle avait été privée pendant des années. Lors de la prise de rendez-vous, on s’est aussi aperçu qu’elle nécessitait une consultation dentaire. L’avantage, c’est que l’on pouvait les réaliser toutes les deux dans nos locaux. ​Des exemples parmi d’autres.

D’où la création en juillet 2019, avec le soutien de l’Agence régionale de santé de Bretagne, du dispositif Handiaccès 35. Son but est vraiment de coordonner et faciliter le parcours de soins et aussi de faire de la prévention ​précise le Dr Benoît Nicolas, président de la commission médicale d’établissement du pôle Saint-Hélier. Une infirmière coordinatrice est chargée de préparer le parcours de soins, d’évaluer les besoins, et surtout de planifier la ou les consultations au pôle Saint-Hélier ou vers des établissements de santé partenaire à travers le département d’Ille-et-Vilaine. Nous pouvons aussi proposer un accompagnement infirmier si besoin pendant les soins.

Le Dr Nicolas Benoit et le Dr Céline Duruflé dans le cabinet d’ophtalmologie adapté aux personnes en situation de handicap au pôle Saint-Hélier. | OUEST-FRANCE

« On s’adapte au patient »

Rien n’est laissé au hasard et les salles de consultations ont aussi été adaptées aux handicaps et au passage de fauteuils motorisés. Par exemple, dans notre cabinet d’ophtalmologie, les appareils sont mobiles. Ce sont eux qui s’adaptent aux patients et pas l’inverse. ​Des aménagements et des astuces qui font toute la différence.

Après la consultation, nous mettons aussi en place des réunions pluridisciplinaires pour orienter le suivi médical éventuel à mettre en place ​ajoute le Dr Aurélie Duruflé. Sont aussi intégrés dans le processus les aidants et les familles des patients.

Un dispositif en expérimentation depuis deux ans et qui devrait l’être encore durant une année avec de nouvelles idées possibles. Dont une unité mobile de soins.

Comment bénéficier de ce service ? C’est simple, il y a un numéro unique à contacter : le 02 99 29 53 07.

Source OUEST FRANCE.