Une mallette pédagogique sur le handicap pour les professionnels du droit …

Éric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, ministre de la Justice et Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, ont annoncé le 22 juillet 2021 la diffusion aux professionnels du droit de la mallette pédagogique sur le handicap.

Une mallette pédagogique sur le handicap pour les professionnels du droit

 

Le secteur associatif et notamment Droit Pluriel est le suivant dressent le constat que les personnes en situation de handicap, qui représentent 12 millions de personnes en France, se détournent des lieux de justice et renoncent à faire valoir leurs droits. Les difficultés d’accessibilité matérielle ne sauraient à elles seules justifier cette situation. Le manque d’informations sur le handicap et l’insuffisance des connaissances spécifiques en droit sont aussi des raisons largement évoquées par le public et les professionnels.

Aussi, l’association Droit Pluriel, accompagnée par le Défenseur des Droits, a initié une démarche depuis plus de trois ans dans laquelle les professionnels du droit (magistrats, avocats, greffiers, commissaires de justice, conciliateurs de justice, acteurs de l’accès au droit) ont co-construit les outils pédagogiques de la mallette pédagogique « Justice et handicap ».

L’objectif est de sensibiliser les professionnels du droit, les former et leur donner les bons instruments pour garantir l’accès au droit pour tous.

Pour Eric Dupond-Moretti, « nous ne pouvons pas tolérer que, dans notre pays, il soit plus difficile pour une personne handicapée d’avoir accès à la justice, pourtant gardienne des libertés individuelles. Cette mallette est un précieux outil à destination de tous les professionnels du droit vers une justice plus inclusive ».

La mallette pédagogique comprend un manuel de formation permettant de prendre la mesure du facteur handicap dans les relations entre professionnels du droit et le public, de comprendre et s’adapter aux situations de handicap et de se familiariser au cadre légal ; un guide pratique, livret dynamique rassemblant l’essentiel des connaissances du manuel ; trois courts-métrages, films de sensibilisation mettant en image la rencontre entre professionnels de la justice et personnes en situation de handicap, permettant d’acquérir les bonnes pratiques.

« Cette mallette pédagogique nous rappelle qu’une justice équitable et efficace est une justice qui est au service de tous les citoyens et ne laisse personne au bord du chemin. L’accessibilité de la justice vient renforcer le pouvoir d’agir des personnes en situation de handicap, mais contribuera aussi plus largement à simplifier la vie de tous les justiciables » conclut Sophie Cluzel.

LA MALLETTE «JUSTICE ET HANDICAP»

UN MANUEL DE FORMATION
Cet ouvrage propose un socle de connaissances destiné à l’ensemble des professionnels. Il se compose de quatre parties : une approche historique, une
description des situations de handicap, l’essentiel à savoir pour adopter un comportement inclusif et une introduction au droit de la compensation. Chaque partie peut être abordée de manière autonome.
Il a été rédigé par Kim-Khanh Pham, doctorant en droit public à l’Université Paris II Panthéon-Assas spécialiste des questions d’inclusion des personnes en situation de handicap et Anne-Sarah Kertudo, juriste et directrice de l’association Droit Pluriel.
Il a été enrichi grâce aux contributions des professionnels du droit partenaires et d’experts de l’accessibilité.

UN GUIDE PRATIQUE
Ce fascicule est un concentré de l’essentiel à savoir en matière de handicap.
Il a été rédigé par l’équipe de Droit Pluriel, qui a consulté en amont de nombreuses associations du secteur du handicap. Dans un format simple et pédagogique, il présente les grandes lois relatives à l’accessibilité, propose une typologie de toutes les situations de handicap et précise les conditions d’un accueil et d’un traitement inclusif.

TROIS COURTS-MÉTRAGES
Ces trois courts-métrages, inspirés des témoignages parvenant à Droit Pluriel, mettent en scène la rencontre entre professionnels du droit et personnes en
situation de handicap.
Loin de culpabiliser, ils visent à faire comprendre de manière pédagogique les clés d’un comportement inclusif.
RETROUVEZ LA MALLETTE PÉDAGOGIQUE EN SCANNANT CE QR CODE :

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Source LE MONDE DU DROIT.

Valognes. Ivre, il frappe sa mère septuagénaire non voyante…

Faits Divers – Justice. Au tribunal judiciaire de Cherbourg, le 29 juillet 2021, un homme a été jugé pour des violences sur une personne vulnérable.

Valognes. Ivre, il frappe sa mère septuagénaire non voyante

 

Un homme, 45 ans, a été jugé en comparution immédiate par le tribunal judiciaire de Cherbourg le 29 juillet 2021 pour des violences sur une personne vulnérable. Le 26 juillet 2021, les gendarmes arrivent et trouvent le prévenu sur la pelouse de la maison de sa mère qui l’héberge.

Elle a 75 ans et est non voyante. Le mis en cause passe ses journées à boire.

Ce soir-là, il a giflé sa mère et elle a eu très peur. Les voisins, après avoir entendu des cris, ont appelé la gendarmerie. Il dort dans la même chambre que son fils de 15 ans car il est séparé de son épouse.

Le fils, qui dort sur un matelas, attend que le père ait terminé de boire et de fumer pour pouvoir s’endormir. Le lendemain, il ne se souvient plus de ce qu’il a fait la veille. Son avocat précise “qu’il ne conteste pas les faits, il assume”. Le procureur indique : “le 30 avril, il vient s’installer chez sa mère à sa sortie de prison et il est ivre tous les soirs”. Il requiert 12 mois de prison ferme dont 5 avec un sursis probatoire.

Le tribunal le condamne à 14 mois ferme dont 9 mois avec sursis probatoire et prononce le maintien en détention.

Source La Manche Libre.

BELGIQUE – Trois jeunes de 20 ans condamnés pour avoir torturé et violé un jeune homme à Estaimpuis…

Le tribunal correctionnel du Hainaut, division de Tournai, a condamné jeudi trois jeunes âgés de 20 ans, reconnus coupables de faits de torture, de coups et d’un viol.

Les victimes sont deux jeunes garçons qui accusent un léger retard mental.

Trois jeunes de 20 ans condamnés pour avoir torturé et violé un jeune homme à Estaimpuis. Photo d'illustration.

 

Le 4 janvier dernier, une des victimes avait été tabassée par trois personnes dans un appartement. Le jeune garçon, suivi par une institution, a été retrouvé inconscient sur la voie publique.

Le 13 janvier, les trois jeunes ont frappé un autre bénéficiaire du même centre, après l’avoir attiré dans un appartement. Ils l’ont roué de coups, menacé de mort avec un couteau, avant de l’obliger à se masturber et boire son sperme. Ils l’ont ensuite violé avec un bâton, au bout duquel était placé un préservatif.

Des faits d’une extrême gravité

Le meneur du groupe a écopé d’une peine de six ans de prison ferme. Le tribunal a retenu sa personnalité, qualifiée de dangereuse, et la facilité du passage à l’acte.

La jeune fille, qui avait attiré les victimes chez elle, écope d’une peine de quatre ans avec sursis.

Le troisième jeune, particulièrement violent, est condamné à une peine de cinq ans, assortie d’un sursis.

Source 7 sur 7.

Dammarie-les-Lys : arrestation des trois mineurs qui ont tabassé gratuitement un handicapé mental en octobre…

Trois mineurs ont été déférés le 17 juin au parquet mineurs de Melun, accusés d’avoir roué de coups un homme de 24 ans souffrant d’un lourd handicap mental en octobre dernier à Dammarie-les-Lys.

Une agression gratuite selon les premiers éléments de l’enquête.

Dammarie-les-Lys : arrestation des trois mineurs qui ont tabassé gratuitement un handicapé mental en octobre. Illustration. LP/Olivier Boitet.

 

Cette soirée du 11 octobre dernier s’annonçait festive et sous le signe de la bonne humeur. Dans une maison de la rue du Maréchal de Lattre de Tassigny à Dammarie-les-Lys, une soirée d’anniversaire est organisée. Elle va tourner au cauchemar pour le frère de celle qui était célébrée ce soir-là. Alors qu’il se trouvait dehors pour, semble-t-il, attendre sa sœur qui s’était éclipsée, cet homme de 24 ans ; atteint d’un lourd handicap mental, a été tabassé par plusieurs inconnus qui passaient par là.

L’agression filmée et diffusée sur les réseaux sociaux

« Apparemment, ils ont agi gratuitement », confie un policier. Etranglement, coups de poing, coups de pied, les agresseurs, qui étaient au nombre de trois, n’épargnent pas leur victime innocente, qui a dû être hospitalisée. Résultat : six jours d’incapacité totale de travail (ITT). Ils ne se sont pas contentés de frapper. Ils ont aussi filmé la scène pour la diffuser par la suite sur les réseaux sociaux.

Les policiers du commissariat d’agglomération de Melun Val de Seine ont multiplié les investigations pour tenter d’identifier et de retrouver les agresseurs. D’autant que la victime n’a pas pu être entendue du fait de son handicap. Leurs efforts ont fini par payer. Mercredi matin, ils ont procédé à l’interpellation de leurs trois suspects, trois mineurs âgés entre 16 et 17 ans domiciliés à Dammarie-les-Lys. Placés en garde à vue pour violences volontaires en réunion sur personne vulnérable, ils ont juste reconnu leur présence sur les lieux mais ils ont largement minimisé les faits selon un proche du dossier. Ils ont été déférés ce jeudi au parquet mineurs du tribunal judiciaire de Melun.

Source LE PARISIEN.

Un Belfortain – Ramzi Ouechtati – écope de dix ans de prison pour le viol d’une personne lourdement handicapée en 2019…

Mardi à Vesoul, au terme de deux jours de procès, Ramzi Ouechtati a écopé de dix ans d’emprisonnement pour le viol d’une sexagénaire lourdement handicapée, en août 2019 à Belfort.

Un Belfortain écope de dix ans de prison pour le viol d’une personne lourdement handicapée en 2019

 

Lundi, dès l’ouverture de son procès devant la cour d’assises de Haute-Saône et du Territoire de Belfort, Ramzi Ouechtati a reconnu les faits, a plaidé le coup de folie et a présenté ses excuses à la victime, représentée par Me Darey. Un changement de comportement net pour celui qui avait d’abord contesté les faits en garde à vue.

Mais cette attitude nouvelle n’a pas incité les jurés à la clémence pour autant. Mardi, après un délibéré de plus de deux heures, il a été condamné à dix ans de réclusion criminelle, conformément aux réquisitions du parquet.

Une victime handicapée à 80 %

Le Belfortain de 40 ans était jugé pour viol sur une personne vulnérable, en l’occurrence une sexagénaire handicapée à 80 %. En août 2019, alors qu’il était sorti de prison depuis quelques jours à peine, l’accusé s’était rendu à Belfort au domicile d’un collègue de travail. Pendant que ce dernier prenait une douche, il avait sympathisé avec une voisine, laquelle lui avait offert un café. C’est à ce moment-là qu’il lui avait imposé une fellation d’une extrême violence, avant de menacer de la tuer et de prendre la fuite.

Ramzi Ouechtati, qui compte une vingtaine de condamnations à son casier judiciaire, sera aussi prochainement jugé par la cour d’assises de Besançon pour une autre affaire de viol.

Source EST REPUBLICAIN.

Doubs – Charquemont : deux mineurs tentent de voler le coffre-fort d’une personne handicapée…

Deux mineurs ont été déférés devant le tribunal de Besançon ce samedi 22 mai, pour vol en réunion à Charquemont, dans le Doubs.

Ils sont soupçonnés d’avoir frappé une personne handicapée pour lui voler son coffre-fort.

Un troisième homme, majeur, les attendait dans un véhicule.

La victime, bien que blessée, est saine et sauve et a pu récupérer son coffre-fort.

 

Trois hommes, dont deux mineurs, sont suspectés d’avoir attaqué à son domicile un homme en fauteuil roulant, ce jeudi 20 mai, à Charquemont dans le Doubs pour lui voler son coffre-fort. Tous sont originaires de Besançon.

Les voisins ont donné l’alerte

Vers 20h, armés d’un gourdin et d’une matraque, les deux plus jeunes de la bande auraient pénétré dans sa maison avant de frapper et faire tomber la personne en situation de handicap, âgée d’au moins 70 ans selon la gendarmerie. Alertés par les cris, les voisins aperçoivent alors l’un des voleurs présumés sortir avec le coffre fort sous le bras, l’appréhendent et contactent les forces de l’ordre. Âgé de 15 ans, il est arrêté dans la foulée par la brigade de Maîche puis placé en garde à vue.

Le lendemain, son complice, 17 ans, se rend de lui-même à la gendarmerie de Maîche pour se dénoncer. Les deux adolescents ont été déférés samedi devant le parquet de Besançon et devraient être mis en examen par un juge pour enfants.

La victime va bien et a récupéré son coffre-fort

Le troisième larron a, lui, été cueilli samedi par la brigade de recherches de Montbéliard à son domicile, puis placé en garde à vue. Il est suspecté d’avoir conduit les deux mineurs au domicile de la personne handicapée, puis d’avoir attendu dans son véhicule qu’ils reviennent. Âgé de 29 ans, il est passé devant le procureur de la République de Montbéliard ce dimanche et sera jugé en comparution immédiate mardi devant le tribunal de Montbéliard. Il est en détention provisoire.

La victime, bien que blessée à la tête est saine et sauve et a pu récupérer son coffre-fort, qui contenait toutes ses économies.

Source FRANCE BLEU.

 

Doubs – Handicapé en fauteuil frappé et dépouillé : 18 mois de prison pour le chauffeur…

Kevin Lemoine reconnaît avoir véhiculé deux adolescents depuis Besançon vers Charquemont mais il nie avoir été au courant des projets des mineurs pour s’attaquer à un handicapé.

Le tribunal de Montbéliard n’a pas été convaincu par sa ligne de défense.

Handicapé en fauteuil frappé et dépouillé : 18 mois de prison pour le chauffeur

 

Difficile d’échapper à son passé… Difficile de clamer son innocence quand son casier judiciaire affiche « 24 condamnations dont 14 en lien avec des faits de même nature », attaque Stéphanie Rival, la procureur. Elle fait remarquer que Kevin Lemoine est en état de récidive et qu’il encourt, à cet égard, 10 ans de prison.

« Vous avez vu mon casier. Jamais je ne serais allé faire un casse avec des p’tits jeunes comme ça. Si j’avais su ce qu’ils projetaient, j’aurais fait demi-tour direct », relance ce Bisontin de 29 ans. Il explique avoir été sollicité pour les conduire à Charquemont et que le billet de 200 € promis pour dédommager du voyage l’a convaincu. Une fois arrivé dans le Haut-Doubs, le chauffeur a stoppé sa voiture et ses passagers sont sortis… visages cagoulés. La suite ? C’est une irruption dans l’habitation d’un handicapé de 56 ans pour le violenter et lui voler son coffre-fort. La réaction de voisins a permis de récupérer le coffre. Le chauffeur et l’un des mineurs sont repartis vers Besançon tandis que l’autre se carapatait chez sa petite amie domiciliée dans le bourg.

La procureur : « Un profil inquiétant »

Face aux dénégations du prévenu (renvoyé ce mardi devant le tribunal de Montbéliard pour y être jugé en comparution immédiate), la procureur oppose les dépositions des deux mineurs qui n’ont pas pu se concerter et qui se rejoignent en désignant le bientôt trentenaire comme étant celui qui a expliqué la marche à suivre.

« Ils avaient prévu leur plan. Ils n’avaient pas besoin de moi », se défend Lemoine, sorti de prison en février 2020. La procureur insiste. Elle parle de « profil inquiétant […] Pour moi, il est dangereux. C’est lui qui a boosté les jeunes ». Face aux 2 ans de prison requis, Me Barré, l’avocat de la défense, estime que ça ne colle pas. Que son client n’a plus failli depuis 2017 et qu’il faudrait « être stupide pour agir de la sorte. N’y a-t-il pas place au doute ? » suggère-t-il. Le tribunal a retenu la culpabilité du Bisontin et l’a condamné à 18 mois de prison ferme, avec maintien en détention.

Source EST REPUBLICAIN.

Perpignan : elle porte plainte contre des proches, ils auraient transmis le virus à sa mère décédée du covid-19…

Une habitante de Perpignan a porté plainte pour homicide involontaire contre des proches de sa mère.

Elle leur reproche de lui avoir transmis le Covid-19 alors qu’ils se savaient cas contact.

Âgée de 80 ans, la mère, Bernadette, est décédée en novembre dernier à l’hôpital de Nevers.

Fabienne Condamin a déposé plainte pour "homicide involontaire par imprudence" après la mort de sa maman, décédée du covid-19 - 20 mai 2021

 

Fabienne Condamin, une habitante de Perpignan, nous montre avec émotion le carnet que tenait sa maman Bernadette. C’est dans ce carnet qu’elle a inscrit en novembre dernier les premiers symptômes de sa maladie, le Covid-19. C’est dans ce carnet aussi qu’elle a noté la visite d’un couple de proches venu la voir alors qu’ils attendaient le résultat de leur test covid et qu’ils se savaient cas contacts : “Le soir, après leur visite, ma mère m’appelle, témoigne Fabienne, elle me signale que l’homme du couple était essoufflé et qu’il toussait mais sans plus. Le lendemain, elle m’appelle de nouveau inquiète et en colère. Elle hurlait dans le téléphone. Elle vient de m’annoncer qu’ils avaient le covid, m’a t-elle dit, qu’ils s’étaient fait tester avant de venir mais qu’ils n’avaient pas encore les résultats et qu’ils ont quand même pris la décision de venir nous voir.”

Une semaine plus tard, la mère de Fabienne et son époux sont testés positifs au Covid-19. Mais l’état de santé de Bernadette va rapidement se décliner. Elle est âgée de 80 ans et est cardiaque.

“En quittant cette unité de réanimation, je savais très bien que ça allait être fini”

Fabienne Condamin, fille de Bernadette

Après plusieurs appels avec le médecin, Bernadette est finalement hospitalisée à l’hôpital de Nevers, où elle réside. Elle est placée en réanimation puis dans un coma artificiel. Les médecins appellent Fabienne, il faut qu’elle vienne voir sa mère une dernière fois : ” Vers 19h30, j’ai eu le coup de fil où l’on me dit écoutez elle ne passera pas la nuit, si vous voulez la voir c’est maintenant. Je me suis retrouvée dans ce service de réanimation, c’est assez surnaturel, il faisait nuit déjà, la lumière était très jaune. Il y avait des machines partout, ça sentait l’eau de javel, très fort. Après j’ai été habillée avec la tenue sanitaire qui s’impose et j’ai passé un long moment avec elle pour lui dire au revoir. Et en quittant cette unité de réanimation, je savais très bien que ça allait être fini. Et le médecin m’a appelé dans la nuit en me disant que c’était terminé, qu’elle était partie.

L’irresponsabilité pointée du doigt

Après l’enterrement et le deuil Fabienne Condamin et ses deux enfants ont porté plainte pour “homicide involontaire par imprudence” : “Nous on considère que dans ce cas précis, nous dit l’avocat de Fabienne, maître Philippe Capsié, quelqu’un qui se sait cas contact, quelqu’un qui fait la démarche de se tester, qui présente les premiers symptômes de covid-19 et qui, dans un contexte de confinement va, malgré tout, rendre visite à des personnes âgées. Nous on considère qu’à ce moment-là il commet une faute d’imprudence et il est particulièrement négligeant et donc on considère que ces fautes d’imprudence et de négligence sont bien à l’origine du décès qui va survenir quelques jours plus tard. Voilà le sens juridique.”

Prise de conscience collective

Avec cette plainte Fabienne n’est pas en quête d’une condamnation ni d’un dédommagement : “Nous le message que l’on veut faire passer, c’est plus jamais ça. Aujourd’hui il faut que les gens prennent conscience de ça, et aujourd’hui c’est ce message là que l’on veut faire passer avec mes enfants. On souhaiterait que cette mort absurde puisse servir à quelque chose. C’est une plainte contre l’irresponsabilité pour qu’il y ait une prise de conscience collective.”

Pour l’instant, aucune suite n’a été donnée à la plainte de Fabienne, mais elle espère que le procureur de la République à Nevers va ouvrir une enquête.

Source FR3.

 

Coronavirus : à 19 ans, elle meurt en 3 jours malgré ses appels répétés au Samu…

Une plainte pour “non-assistance à personne en danger” et “homicide involontaire” a été déposée par la famille de la victime.

Une source proche du dossier a confié au Parisien qu’il “y a eu un appel au secours, mais qu’elle n’a pas été secourue”.

Coronavirus : à 19 ans, elle meurt en 3 jours malgré ses appels répétés au Samu

 

C’est une nouvelle affaire qui vient égratigner la réputation du Samu. Une jeune femme de 19 ans est morte foudroyée par le coronavirus en seulement trois jours malgré ses trois appels au Samu. Comme le révèle Le Parisien, la jeune femme vivant à Évry-Courcouronnes, dans l’Essonne, souffrait de comorbidités et d’une bronchite et a succombé à des “lésions pulmonaires” et un “manque d’oxygène” selon les résultats de son autopsie. Elle avait pourtant contacté le Samu à trois reprises les vendredi, samedi et dimanche précédant son décès ce week-end du 1er mai. Il ne se déplacera finalement que le dimanche 2 mai à trois heures du matin, trop tard pour la sauver.

“Donnez lui du Doliprane”

Selon une source interrogée par Le Parisien, lors de son premier appel le vendredi 30 avril, le Samu a conseillé à la famille de la jeune femme de “lui donner du Doliprane, car elle avait selon eux “le début des symptômes” du coronavirus. Elle avait alors du mal à respirer. Le même appel aurait eu lieu le lendemain, avant que son état n’empire le dimanche . La jeune femme “atteint alors les 40 de fièvre“, “vomit du sang” et a du mal à rester debout. Ses proches contactent alors le Samu une troisième fois pour leur demander de l’aide aux alentours de 21 heures selon Le Parisien. Ils seraient alors tombés sur un troisième opérateur différent qui leur conseille à nouveau de lui donner du Doliprane. Un médicament qui n’aura aucun effet sur son état puisque la jeune femme décèdera dans la nuit du dimanche 2 mai au lundi 3 mai. Le Samu ne se déplacera finalement que dans la nuit du dimanche à 3 heures du matin.

“Au cours des échanges, une régulation médicale a été assurée pour évaluer l’état de santé de cette jeune femme, qui confirme qu’une ambulance a été dépêchée à son domicile pour des ‘soins d’urgence'”, répond de son côté le Samu au Parisien. Après ce décès, une enquête interne va être diligentée. Face à ce décès qui aurait selon la famille de la victime pu être évité, une plainte a été déposée pour “non-assistance à personne en danger” et “homicide volontaire” au commissarait d’Evry-Couronnes.

“Un manque de moyens ?”

“Il y a un appel au secours, mais elle n’a pas été secourue. Elle n’aurait peut-être pas survécu, mais le maximum n’a pas été fait. Ça peut arriver à n’importe qui. Est-ce dû à un manque de moyens ? La peur d’intervenir sur du Covid ? C’est impardonnable. On peut être fatigué, en avoir marre d’intervenir, mais on ne peut pas être au Samu et faire son métier à moitié”, dénonce une source proche du dossier. Une enquête a été confiée à la sûreté urbaine Évry-Corbeil pour “recherche des causes de la mort” de la jeune femme de 19 ans.

Depuis le début de l’épidémie de coronavirus, plusieurs plaintes ont été déposées en France contre le Samu pour “délaissement”, “non-assistance” voire “homicide involontaire”, mettant en cause sa gestion des malades du Covid-19.

Sources

“Donnez-lui du Doliprane” : une jeune femme de 19 ans décède du Covid après plusieurs appels au Samu, Le Parisien, 20 mai 2021.

https://www.leparisien.fr/essonne-91/donnez-lui-du-doliprane-en-essonne-une-jeune-de-19-ans-decede-du-covid-apres-plusieurs-appels-au-samu-20-05-2021-QN6VG4GFHRGU7LHNBL4ZLKJGAM.php.

Source MEDISITE.

DOUBS – Des mineurs frappent et dépouillent un handicapé en fauteuil…!

Un homme de 56 ans en fauteuil roulant a été violemment agressé par deux mineurs, jeudi 20 mai à Charquemont.

Les deux garçons âgés de 15 et 17 ans l’ont frappé à l’aide d’un gourdin avant de s’emparer de son coffre-fort.

Ils ont été interpellés peu de temps après les faits.

Des mineurs frappent et dépouillent un handicapé en fauteuil

 

Ce sont des faits particulièrement graves et lâches qui ont été commis à Charquemont, jeudi dernier. Des faits qui ont abouti à l’hospitalisation d’un homme en fauteuil roulant et à l’interpellation de ses deux agresseurs âgés seulement de 15 et 17 ans. Un troisième homme, majeur, a également été interpellé. Il les a conduits au domicile de la victime et les attendait dans son véhicule.

Deux mineurs armés d’un gourdin

Les faits se sont déroulés jeudi en fin de journée. Deux mineurs ont effectué des repérages et ont choisi de cibler un homme de 56 ans en fauteuil roulant. Pour parvenir à le dépouiller, ils ont choisi de s’armer d’un gourdin trouvé en forêt. Aux alentours de 20 h, ils se sont présentés au domicile de la victime et ont fait irruption dans le logement. Le plus jeune, âgé de 15 ans, lui a asséné un violent coup sur la tête. Le quinquagénaire est tombé de son fauteuil en hurlant, sous la violence du choc.

Les deux jeunes ce sont ensuite emparés du coffre-fort et ont tenté de prendre la fuite. Fort heureusement, les voisins, alertés par les cris de la victime, ont pu se rendre devant le logement et ont appréhendé le plus jeune, avec son butin dans les mains. Le plus âgé est parvenu à prendre la fuite avant d’être interpellé par les gendarmes quelques minutes plus tard, avec son chauffeur.

Les trois suspects présentés à un juge

Selon les premiers éléments, l’un des jeunes connaissait la victime. Il savait pour ce coffre contenant des liquidités et a choisi de le cibler, avec ses amis. Les deux jeunes ont été auditionnés par les forces de l’ordre et ont été déférés devant un juge pour enfants à Besançon, compétent en la matière, en vue d’une comparution devant le tribunal. Leur complice, majeur, a été présenté à un magistrat au parquet de Montbéliard ce dimanche.

La victime a été examinée par un médecin. Il lui a prescrit une interruption temporaire de travail (ITT) inférieure à 8 jours pour la blessure au niveau de sa tête. Son coffre et l’ensemble de ses biens lui ont été rendus.

Source EST REPUBLICAIN.