Handicap, vieillissement… à Reims, bientôt une solution pour pallier les pannes d’ascenseur ?…

A la suite de la panne d’ascenseur en juillet dernier qui avait contraint David Totaro à dormir dans sa voiture, le collectif Plus sans ascenseur est venu présenter un dispositif expérimental qui permettrait de pallier ces déconvenues.

Explications.

Le système de diable électrique monte escalier permet de grimper les escaliers qui ne sont pas pourvus de rampes d'accès. / © Florence Morel / France 3 Champagne-Ardenne

“Je ne les ai jamais montés aussi facilement.” David Totaro affiche un grand sourire. Grâce à un système de diable électrique monte-escalier, il peut enfin gravir sans effort les marches qui le mènent à l’ancien appartement de sa mère, dans le quartier des Châtillons, à Reims. Si la séance d’essai ce vendredi 6 septembre est improvisée, elle a convaincu le Rémois en fauteuil roulant. “Au début, ça surprend un peu, mais une fois qu’on a pris le pas, c’est super”, décrit-il, conquis.

Une nuit dans la voiture à cause d’une panne d’ascenseur

L’appareil a été mis au point par le collectif Plus sans ascenseur et la société Axsol, spécialisée dans le matériel pour personnes à mobilité réduite. Le dispositif permet de répondre à une problématique que les personnes du quartier ne connaissent que trop bien : les pannes d’ascenseur. En juillet dernier, David Totaro avait dû passer la nuit dans sa voiture devant l’immeuble de sa mère, elle aussi en fauteuil, à cause d’un nouvel incident. Ce jour-là, il est allé lui acheter des médicaments et au retour, l’ascenseur était en panne.

Je suis resté dans ma voiture au cas où il lui arriverait quelque chose. Je suis obligé de vivre avec ma mère pour m’occuper d’elle à plein temps, mais sans ascenseur, impossible pour moi de remonter seul.
David Totaro, en situation de handicap.

Contraint maintes fois de dévaler l’escalier sur les fesses faute de rampe d’accès, David Totaro a dû attendre le lendemain pour revoir sa mère. Finalement, depuis mardi 3 septembre, cette dernière a accepté un nouveau logement aux Epinettes, à l’autre bout de la ville. “Ce n’est pas l’idéal. Elle ne connaît personne et les toilettes et la cabine de douche ne sont pas adaptées. Sans compter qu’il n’y a aucun commerce à proximité”, regrette-t-il. L’ascenseur défectueux, lui, est en réparation depuis mercredi 4 septembre pour deux mois, désamiantage et élargissement de la cage compris.

Un système d’appoint

Pour l’heure, rien ne dit que le monte-escalier nouvelle génération sera adopté par les bailleurs sociaux rémois. Testé en région parisienne auprès d’Emmaüs habitat, il est en phase d’expérimentation depuis début juillet seulement. L’objectif est qu’à chaque nouvelle panne, un employé formé pour manier l’appareil vienne aider les personnes à mobilité réduite à gravir les escaliers. Sans pour autant remplacer les dépanneurs. “En France, on a l’un des plus vieux parcs d’ascenseur d’Europe, constate Fouad Ben Ahmed, porte-parole du collectif. Ce système est supplétif, il est censé être provisoire.”

Coût de l’opération : 38 euros par heure d’intervention pour le bailleur, qui comprend la prise en charge du matériel et la formation de l’employé qui aide à gravir les marches. Ces frais pourraient être financés par l’exonération de taxe sur le foncier et le bâti dont il bénéficie dans les zones urbaines sensibles.

Dans la cité des sacres, ce monte-escalier automatique serait “plus que bienvenu”, selon l’association des entrepreneurs du Grand Reims. Son président Hafid El Haoussine milite pour sa mise en place de manière pérenne.“Les pannes d’ascenseur influent sur le quotidien de beaucoup de locataires, et pas seulement ceux en situation de handicap. Les personnes âgées, les femmes enceintes qui reviennent des courses…”, énumère-t-il. Il pointe également du doigt le cas d’une personne enfermée chez elle durant plus d’une semaine au huitième étage. “C’est une peine de prison”, lâche-t-il, écoeuré. Et le problème ne risque pas de s’arranger avec le temps : à Reims, Plurial Novilia estime que 25% de ses locataires ont plus de 65 ans. Une tranche d’âge qui pourraient passer à 37% à l’horizon 2028.

Les pannes d’ascenseur, une plaie nationale

Le collectif “Plus sans ascenseur” a été créé en 2016 à Bobigny par des locataires excédés par les pannes d’ascenseur à répétition. Il estime que l’ascenseur est le premier moyen de transport en France, avec près de 100 millions de trajets par jour.

Source FRANCE 3.

Malgré le handicap, Sylvie et Jean ont une vie de couple presque comme les autres…

Dans son livre Ma Chérie et moi, Jean Chédotal raconte notamment sa vie de couple avec Sylvie Gilloury.

Dans un établissement médico-social du Croisic (Loire-Atlantique), ils partagent une chambre commune, depuis plusieurs années.

Une étape importante. Car le droit à une vie affective et sexuelle pour les personnes en situation de handicap est parfois un combat.

Malgré le handicap, Sylvie et Jean ont une vie de couple presque comme les autres

Jean Chédotal a du mal à s’exprimer, mais Sylvie Gilloury comprend tout. Les deux sont ensemble depuis des années. Ils se sont rencontrés ici, à l’établissement médico-social du Croisic. C’était en 2002, Sylvie était dans la chambre en face de celle de Jean.

« Avant, je n’avais pas confiance en moi pour sortir dans la rue, je sortais toujours accompagnée. Un jour, le personnel ne pouvait pas m’accompagner, donc Jean s’est proposé de m’aider. C’est comme ça qu’on a sympathisé. On a eu un coup de foudre », raconte Sylvie en contemplant son Jean souriant. Lui écrit dans son livre qu’il n’avait jamais osé l’aborder avant.

Une vie de couple presque comme les autres

Jean a une infirmité motrice cérébrale (IMC), Sylvie a « à peu près le même handicap », avec des manifestations différentes. Dans les deux livres qu’il a écrits : Qu’est-ce que tu as à me regarder comme ça ? et Ma Chérie et moi, publiés aux Éditions du Traict, il raconte sa vie au centre médico-social, ses passions et sa relation avec Sylvie.

« Ce sont des choses qui lui tenaient à cœur. Jean, il se fait comprendre comme il peut, résume Sylvie. C’est difficile d’exprimer oralement ce qu’il ressent, quand il écrit on comprend mieux. Même si moi je n’ai pas de problèmes à comprendre. »

Les deux quinquagénaires pratiquent beaucoup d’activités : théâtre, peinture, création d’un journal, etc. « Pas toujours ensemble » précisent-ils. Jean est aussi un pratiquant de boccia, un sport de boule apparenté à la pétanque, et, bien sûr, il aime écrire.

Sylvie et Jean sont partis plusieurs fois tous les deux en vacances, et dans leur chambre, on en trouve des photos souvenirs, comme celle accrochée sur la porte ! Les visages collés, les deux affichent un sourire radieux.

En dehors de leurs activités, ils aiment se balader dans la jolie ville du Croisic, faire des emplettes, et aller à la plage. « Il n’est pas facile d’être, au quotidien, dépendants, dans un fauteuil roulant. C’est dommage que nous ne puissions pas avoir plus d’autonomie dans notre vie de couple. Tout cela ne nous empêche pas de nous aimer très fort, même si nous ne pouvons pas nous embrasser comme un couple valide », écrit Sylvie dans son chapitre réservé dans Ma Chérie et moi. Les regards complices et la façon si naturelle de se comprendre ne trompent pas.

Une chambre commune après une longue démarche

Au Croisic, le couple fait désormais chambre commune. Les familles ont tout de suite été d’accord, ainsi que le personnel et la direction du centre. « Là où cela pourrait poser réflexion, c’est dans l’organisation du service mais dans la demande en tant que telle, il n’y a pas d’objection », explique Hélène, coordinatrice et responsable de l’espace éthique à l’établissement médico-social.

Dans ces procédures, les familles sont associées à la démarche mais leur avis favorable n’est pas exigé car le centre accueille des adultes. La procédure est parfois longue : il y a une consultation du comité éthique national et « cela nécessite que deux places se libèrent en même temps dans le service ».

« Pendant longtemps, on n’avait pas encore notre chambre à nous, on avait la salle de bains commune mais on n’était pas dans la même chambre. » Dans leur chambre, une chaîne hi-fi – Sylvie « aime beaucoup la musique, surtout la chanson française » – une télévision et l’ordinateur sur lequel le couple écrit. Ils ont aussi une salle de bains personnelle. Au mur, quelques photographies du journaliste et présentateur Laurent Delahousse, Sylvie l’aime beaucoup, « il présente bien ». Jean n’est pas jaloux.

Comme tout le monde, le couple connaît quelques disputes mais « Jean n’est pas rancunier ». Les deux se disent « faciles à vivre ». « Comme il n’arrive pas toujours à se faire comprendre, il s’énerve, mais bon, dans l’ensemble on n’a pas de problèmes », sourit Sylvie.

Le droit à une vie affective et sexuelle

Malgré des progrès dans le domaine, le droit à une vie sexuelle et affective pour les personnes en situation de handicap est parfois entravé. Au centre, un autre couple partage une même chambre. Les résidents peuvent s’exprimer lors de groupes de parole collectifs sur le thème vie affective et sexuelle.

« On n’est pas là pour porter un jugement, en revanche on fait de la prévention et de l’accompagnement », explique Hélène. Selon elle, cette question tend à évoluer dans notre société : « On accompagne les familles à considérer la personne comme un adulte. Les mentalités changent. Mais certainement qu’il y a encore peut-être des réticences. »

Les livres de Jean « c’est une façon de revendiquer, oui, de se faire connaître », témoigne Sylvie. Son troisième livre portera sur la sexualité.

Source OUEST FRANCE.

Handicapée, à bord de son fauteuil roulant électrique, une femme se voit refuser l’accès à un bus…

La scène s’est passée le 10 août dernier sur le réseau de transports du pays de Montbéliard.

La femme Virginie Rollet a déposé plainte pour nouvelle discrimination dans sa vie quotidienne.

Handicapée, à bord de son fauteuil roulant électrique, une femme se voit refuser l'accès à un bus. Virginie Rollet a bord de son fauteuil électrique / © Maxime Meuneveaux - France Télévisions

Virgine Rollet prend régulièrement le bus à bord de son fauteuil roulant électrique. Ce jour là, un chauffeur du réseau Evolity du pays de Montbéliard refuse de la laisser embarquer à bord. Au motif qu’elle conduisait selon lui une voiturette. Virginie Rollet aidée de son compagnon a du négocier pendant 20 minutes avec le chauffeur qui a contacté son dépôt et a fini par la laisser monter avec son engin . Ce genre d’incident était déjà arrivé à Virgine Rollet qui est diabétique. Parfois elle attendait le bus suivant qui lui voulait bien la prendre à bord.

Excédée, la femme a porté plainte à la gendarmerie. “Quand j’essuie de grand refus, que je suis rejetée par la société, on ressent un sentiment de honte, et ça fait mal moralement” explique madame Rollet. Son compagnon ajoute : “On se battra pour elle et pour les autres. Tout le monde doit être à égalité”.

La direction de la société de transport Moventis n’était pas au courant de l’incident, ni de la plainte. Elle a promis un rappel au règlement de tous les chauffeurs. Ils sont 150.
Depuis le 23 avril, la nouvelle flotte de bus articulés du réseau Evolity peut en effet prendre en charge sans difficulté toutes les personnes à mobilité réduite dans le pays de Montbéliard.

Source FR3.

Servian : une association donne une seconde vie aux fauteuils roulants…

Chaque année, de nombreux fauteuils roulants en très bon état sont jetés.

À Servian une petite association les rénove pour les mettre à disposition gratuitement des personnes en situation de handicap.

Un processus qui permet d’éviter le « gaspillage médical ».

Servian : une association donne une seconde vie aux fauteuils roulants

Lancée en 2015, l’association « grandir et vieillir ensemble », répare les fauteuils roulants pour les offrir à ceux qui en ont besoin. Une initiative qui permet aux personnes en manque de moyens de bénéficier de dispositifs adaptés.

Un fauteuil coûte aujourd’hui en moyenne 700 euros. Une prise en charge est effectuée par la sécurité sociale tous les 3 ou 5 ans en fonction des revenus et du handicap de l’assuré. Mais pour ceux qui dépassent le plafond aucune aide n’est proposée, c’est le cas de Michel Hénon, hospitalisé à domicile qui a du s’acheter un fauteuil d’occasion sur internet. Mais celui-ci étant beaucoup trop lourd pour sa femme, il s’est tourné vers l’association pour en trouver un autre :

C’est beaucoup moins pénible pour ma femme. Pour des gens comme moi qui sont cloués sur un fauteuil dès que l’on peut sortir c’est merveilleux, explique-t-il.

« Des dizaines de fauteuils partent à la poubelle »

L’autre problème principal de la sécurité sociale c’est que ces fauteuils ne sont jamais recyclés, beaucoup partent à la déchetterie alors qu’ils sont en bon état, s’insurge Cédric Rodriguez, président de l’association :

Ça nous révolte car des dizaines de fauteuils partent à la poubelle, c’est plus haut que tout cela devrait être géré, ce n’est pas à nous de le faire. Il faut travailler, là-dessus, la solution, elle est simple : sensibiliser les vendeurs et les receveurs.

Dans l’atelier les générations se mêlent. Un moyen également de sensibiliser les nouvelles générations au handicap et de les impliquer sur la réfection de ces fauteuils :

Parfois avec 4-5 fauteuils j’en fais un ou deux en bon état, raconte Joël Langin, trésorier et fondateur de l’association.

Jusqu’à présent, l’association a déjà pu récupérer et rénover 400 fauteuils. Mais elle souhaite aller encore plus loin en proposant une loi antigaspillage sur le matériel médical.

Source FR3.

Elle force ses enfants à circuler en chaise roulante pendant 6 ans pour percevoir des allocations…!

Une Allemande est poursuivie pour une fraude sociale abjecte dans laquelle elle a entraîné ses enfants de force, relatent les médias allemands.

Maike B., 49 ans, est accusée d’avoir trompé le gouvernement et ses enfants en faisant croire que ces derniers étaient gravement malades.

La mère sans scrupule a ainsi forcé sa progéniture à se déplacer en chaise roulante durant des années, avec des conséquences catastrophiques pour leur santé et leur développement.

Mais en agissant de la sorte, la fraudeuse est aussi parvenue à encaisser quelque 140.000 euros d’aides sociales pour handicapés.

Maike B. se produisait volontiers dans des talk-shows où elle inspirait la compassion

Les faits de fraude sociale reprochés à la mère de famille s’étendent de 2010 à 2016. Maike B., originaire de Lensahn au nord de l’Allemagne, est tout d’abord parvenue à tromper les médecins pour obtenir des certificats médicaux incorrects. Ses enfants devaient notamment, sur recommandation de leur mère, se rendre à l’école en chaise roulante. Sur base des attestations médicales, elle a perçu des aides familiales destinées aux enfants malades et handicapés. Le montant de la fraude est chiffré à 140.000 euros environ.

Mais la mère sans scrupule n’a pas menti qu’aux professionnels de la santé et aux services sociaux. Elle a inventé à deux de ses propres enfants – Jendrik-Lukas, 10 ans, et Jennifer-Selver, 18 ans – qu’ils souffraient d’une grave forme d’ostéoporose précoce. Elle est allée jusqu’à leur faire manquer une centaine de jours d’école pour étayer la gravité de leur “état”. Cela a valu à son cadet, Jendrik-Lukas, de devoir doubler une année.

À son fils Jeremy, 15 ans, ainsi qu’à son frère Jerome-Hannes, 17 ans, elle a fait croire qu’ils souffraient, de leur côté, de polyarthrite rhumatoïde. Tous deux devraient donc, selon leur mère, passer leur vie en chaise roulante.

Menace de devenir “paraplégiques”

Pour les empêcher que ses mensonges ne soient révélés, elle avait fait croire aux adolescents qu’ils encouraient une paraplégie s’ils ne restaient pas dans leur chaise. À la maison, elle les laissait marcher quelque peu: pas plus de 80 pas par jour. Résultat des courses: ses enfants étaient totalement isolés et souffraient d’une grave faiblesse musculaire. De quoi entretenir dans leur esprit le mythe de la maladie et le spectre de la paraplégie.

Comme si cela n’était pas suffisant, Maike B. a pris plaisir à s’étendre sur la soi-disant malédiction qui s’était abattue sur ses enfants, parlant de leur maladie sur différents plateaux de télévision allemands au cours des dernières années.

La supercherie n’a été mise au jour qu’en 2016 lorsqu’un employé de la sécurité sociale a découvert des irrégularités dans le dossier de la famille et qu’une plainte a été introduite. L’enquête a révélé une effroyable manipulation des enfants et des maladies cousues de fil blanc. Cette semaine, Maike B. a dû répondre de ses actes devant le tribunal. Elle est poursuivie pour maltraitances sur ses enfants et fraude sociale.

La mère, Maike B. et ses enfants “malades”

Témoignages

L’aînée de la famille, Jessica R., a témoigné contre sa mère au procès. Aujourd’hui âgée de 27 ans, elle a expliqué que sa mère avait également voulu la persuader qu’elle souffrait d’une grave forme d’ostéoporose quand elle était plus jeune. Alors âgée de 18 ans, la jeune fille n’avait pas voulu croire sa mère et avait passé des examens médicaux à son insu: le spécialiste avait fermement exclu une quelconque pathologie.

Devant la cour, la jeune femme n’a pas épargné sa mère, avec qui elle a coupé les ponts. “Quand les contrôleurs sociaux venaient à la maison, tous les enfants avaient l’obligation de rester cloués dans leur chaise roulante. Puis ils devaient feindre d’être au plus mal”, a accusé l’aînée de la famille. Au juge qui lui demandait pourquoi les enfants avaient toujours obéi à leur mère, Jessica a expliqué: “Elle leur donnait des jouets en échange et leur disait qu’avec cet argent, ils pourraient continuer de mener une vie agréable”. Croyant leur mère sur leur maladie, ils suivaient aveuglément ses conseils.

La grande soeur a rapidement pris son indépendance et supplié ses frères et soeur de s’installer chez elle mais, de crainte que Jessica ne leur révèle le pot-aux-roses, Maike B. n’a évidemment jamais accepté qu’ils aillent chez elle. Après que les faits eurent été dévoilés, les quatre enfants mineurs d’âge ont été placés en famille d’accueil. Le verdict contre la mère est attendu pour le mois d’octobre.

Source7 sur 7.

Les travaux en gare de Belfort vont faciliter l’accès aux trains pour les personnes handicapées…

Les travaux de la gare de Belfort vont se poursuivre jusqu’en septembre 2020. Ils visent à faciliter l’accès aux quais et aux trains pour les personnes handicapées.

Le trafic ne sera pas impacté.

Les travaux en gare de Belfort vont faciliter l'accès aux trains pour les personnes handicapées

Belfort, France

C’est encore le cas jusqu’à la fin des travaux : pour prendre le train, une personne handicapée doit prévenir le service d’escale en amont de son voyage, pour indiquer quel train elle souhaite prendre. Le jour du départ un agent, l’accompagne pour lui faire traverser le quai sur un petit passage à niveau, puis il faut une rampe pour monter dans le train. Les travaux consistent donc à rehausser les quais et à installer des ascenseurs.

12 entreprises travaillent sur le chantier

L’entreprise Colas est en charge de la rénovation des quais. En un mois, les ouvriers ont presque terminé la pose de la bordure du quai n°1. Les finitions doivent être effectuées d’ici le mois de septembre, le délai est serré : “On a pas le droit à l’erreur, le moindre écart sur les fournitures peut bloquer l’avancement“, explique Yannick Lazarus, chef de secteur de l’entreprise.  Il reconnait également que la circulation des engin de chantier est difficile, l’espace étant exiguë.

Yannick Lazarus espère tenir les délais pour permettre aux voyageurs d'utiliser le quai dès septembre 2019 - Radio France

Cet automne, son entreprise débutera la rénovation du quai n°2, puis le quai n°3 au printemps prochain. Ils disposent à chaque fois de deux mois pour mettre la plate-forme au niveau du train. “En volume d’activité c’est la plus grosse affaire que l’on a récupéré cette année“, reconnaît Yannick Lazarus.

Une meilleure accessibilité pour les malvoyants

Pour les malvoyants, des lignes de guidage existent dans le hall de gare mais elles s’arrêtent en arrivant sur le quai. Christelle Ehret, pilote d’opération de la SNCF Réseau, indique qu’il est prévu d’en apposer dans l’ensemble de la gare. Des dalles podotactiles, reconnaissables quand on pose le pied dessus, permettront de signaler le bord de la plateforme et les numéros de quais seront écrit en braille.

Source FRANCE BLEU.

Des fauteuils roulants réparés par des enfants au centre aéré de Florensac…! 20.000 sont jetés chaque année..!!!

Chaque année, plus de 20.000 fauteuils roulants sont jetés dans des bennes à ordures alors qu’ils sont encore en bon état.

Une association biterroise les rénove depuis trois ans avant d’en faire profiter ceux qui ne peuvent pas s’en acheter.

Elle fait appel aux enfants pour les réparer.

Chaque fauteuil est attentivement vérifé par les jeunes du centre aéré de Florensac dans l'Hérault

Florensac, France

Des milliers de fauteuils roulants sont jetés chaque année en France dans les bennes à ordures faute de recyclage. L’achat de ces appareils coûteux (700 euros environ pour les plus basiques) est pris en charge par l’Assurance maladie pour certains assurés. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Devenus inutiles, ces fauteuils imposants et embarrassants sont jetés alors qu’ils sont pour certains en très bon état et d’autres sont laissés à l’abandon dans les garages ou encore les greniers.

Limiter le gaspillage et préserver les ressources en réutilisant le matériel médical

Depuis trois ans, l’association biterroise Grandir et vieillir ensemble récupère et rénove ces fauteuils avant d’en faire profiter les plus démunis. L’initiative est d’autant plus originale que des jeunes sont mis à contribution. C’est le cas cet été des enfants du centre aéré de Florensac, dans l’Hérault.

“Jeter un fauteuil comme ceux-là, c’est comme si nous mettions à la poubelle des téléphones portables quasiment neufs.” Un enfant

Source FRANCE BLEU.

Handicap : un site référence les lieux accessibles en Corse….

Depuis le début du mois d’août, en Corse, un site recense les lieux accessibles aux personnes à mobilité réduite (PMR).

La plateforme vise à faciliter la vie des PMR, mais aussi à contribuer au développement du tourisme pour personnes handicapées.

Depuis le début du mois d’août un site recense les lieux accessibles aux personnes à mobilité réduite en Corse. / © Kenzo Tribouillard / AFP

C’est en regardant plusieurs reportages sur les difficultés rencontrées par les personnes à mobilité réduite (PMR) en Corse que l’idée germe dans l’esprit de Léo Martelli.

Après quelques recherches, l’absence d’information sur les lieux accessibles aux PMR lui saute aux yeux. « Il y a bien un label, Tourisme et Handicap, qui référence tous les sites accessibles aux personnes handicapées sur le continent. Mais il n’y avait rien pour la Corse », explique-t-il.

« On démarche aussi les commerçants »

Concepteur d’une application mobile, Léo Martelli se lance alors dans la création d’un site. Disponible depuis début août, parallel-tourism.com répertorie déjà les plages, les transports et les festivals.

Le jeune homme ne compte pas s’arrêter là. « On démarche aussi les commerçants. L’idée est de faire payer le référencement, 50 % des bénéfices seront reversés à des associations locales d’aide aux handicapés et les 50 % restants serviront à rémunérer un stagiaire chargé des recherches », détaille Léo Martelli.

Il espère que des associations ou des particuliers le contactent, « afin de répondre au mieux aux besoins via des partenariats », précise-t-il.

Développer le tourisme

En plus de faciliter la vie quotidienne des PMR, cette plateforme compte contribuer au développement du tourisme pour personnes handicapées. « Cela représente une économie non-négligeable. Certes, des choses existent, mais il en manque encore beaucoup », soutient Léo Martelli.

Une question subsiste dans la tête du créateur de parallel-tourism.com. Cette création permettra-t-elle une prise de conscience globale quant à l’accessibilité des lieux publics ?

Une application mobile doit être lancée dans les jours à venir.

Source FR3.

A Cagnes-sur-Mer, un championnat du monde de pétanque… assise. Discipline sportive où les handicapés peuvent se mesurer à égalité avec les valides…!

Cinquante boulistes s’affrontent ce jeudi pour remporter le titre de champion du monde de pétanque assise.

Et ça fait 37 ans que ça dure.

Les parties se jouent en doublettes. / © M.B./FTV

C’est un championnat du monde pas comme les autres. A Cagnes-sur-Mer, un tournoi de pétanque où l’on joue assis se déroule chaque année…

“C’est plus dur que pétanque traditionnelle, mais c’est une question d’adresse aussi, commente en expert Dominique Aquilino, joueur de pétanque de niveau européen et cinq fois vainqueur de cette compétition atypique.”

Que l’on tire ou que l’on pointe, que l’on soit valide ou non, l’accoudoir oblige à changer son geste. Alors, il faut ruser. Janick Semavoine, amputé de la jambe gauche, a trouvé un astuce :

La chaise, j’essaie de l’orienter légèrement vers la gauche pour me libérer le bras

L’un des meilleurs est un Toulousain. Genezio Hoarau a perdu l’usage de ses deux jambes et de son bras gauche en 2006 dans un accident du travail. Bouliste depuis l’âge de 6 ans, il s’est adapté à son handicap.

Dans son fauteuil avec sa seule main droite, il a remporté les deux dernières éditions du mundial. “Je joue contre des valides, j’arrive à me qualifier, je gagne des concours contre des valides.”

Ce championnat atypique existe depuis 37 ans. Depuis que René Garcia, l’organisateur du mondial de pétanque assise, en a eu l’idée un beau jour de 1983.

“J’ai tenu à créer une discipline sportive où les handicapés puissent se mesurer à égalité avec les valides. Le joueur handicapé est habitué à jouer dans son fauteuil, pour le valide c’est plus difficile… Pour éviter l’accoudoir il perd 50 à 60% de ses capacités, ce qui permet d’équilibrer.”

Cette année, la compétition a attiré 50 joueurs.

Un Niçois en fauteuil roulant bloqué chez lui pendant une semaine à cause d’une panne d’ascenseur…!

La dernière fois, il avait passé deux semaines enfermé dans son appartement.

Colère du jeune homme qui se sent délaissé.

Il raconte à France Bleu Azur.

Alrick Trueba, un niçois en fauteuil, a vécu un calvaire

Nice, France

Il est handicapé en fauteuil roulant et pendant sept jours il a été condamné à rester enfermé dans son appartement à cause d’une panne d’ascenseur.

Alrick Trueba a 28 ans, il habite à Nice au deuxième étage d’un logement social qui lui a été attribué par la municipalité. Handicapé depuis la naissance, il se réjouit d’avoir pris son “indépendance du foyer familial”. Mais depuis 7 ans, Alrick se retrouve régulièrement isolé en raison de pannes d’ascenseur à répétition. Cette semaine, il est resté enfermé sept jours avant l’intervention d’un technicien. La précédente panne avait duré près de quinze jours, c’était il y a quelques mois. Une situation invivable :

« Une fois pendant mes études je devais passer un examen à la fac pour valider mon année. J’ai croisé un voisin qui rentrait de son travail de nuit, il a dû me porter à la force des bras sur deux étages pour que je puisse me rendre à la fac” – Alrick Trueba

Incompréhension et colère

Totalement isolé en cas d’incident, l’homme ne comprend pas qu’un logement en étage puisse être attribué à une personne en fauteuil roulant : « On ne prévoit pas les pannes d’ascenseur. Il y a pourtant des lois qui ont été votées depuis 2005 pour faciliter la vie des personnes en situation de handicap et on a toujours des situations aberrantes. » s’agace le jeune homme.

Alrick en appelle aux autorités municipales et nationales pour prendre en compte ces dysfonctionnements. Il rédige actuellement un courrier détaillé à la municipalité de Nice pour obtenir un changement de domicile en rez de chaussée.

Source FRANCE BLEU.