Handicapée, elle est cloîtrée chez elle depuis 9 mois à cause d’un logement inadapté…

Trop grand, son fauteuil roulant ne peut passer la porte d’entrée.

Corinne Duval, Handicapée, elle est cloîtrée chez elle depuis 9 mois à cause d'un logement inadapté.

Voilà bientôt dix mois que Corinne Duval n’est pas sortie de son salon. Cloîtrée dans 20 m², cette retraitée vit un cauchemar depuis qu’elle a perdu l’usage de ses jambes l’été dernier.

Après deux mois d’hospitalisation, elle a regagné son logement de 3 pièces, paralysée, en septembre 2018. Depuis, Corinne Duval ne peut pas en sortir. Le problème majeur est que son fauteuil roulant ne peut pas passer la porte d’entrée. “C’est un peu démoralisant“, confie la retraitée.

Pas de relogement avant plusieurs mois

Après son accident, la locataire a immédiatement prévenu son bailleur social, Eure Habitat. Mais neuf mois plus tard, ce dernier ne lui a toujours rien proposé – même dans les communes avoisinantes. Interrogé par France 3 Normandie, Eure Habitat affirme qu’un appartement “devrait se libérer dans les prochains mois” :

Une étude technique est en cours pour savoir si le logement peut faire l’objet d’une adaptation pour personne en situation de handicap. Si c’est le cas, le logement fera l’objet d’une proposition à Madame Duval, répond Fabien Mancel, directeur du pilotage interne chez Eure Habitat, à France 3 Normandie.

Corinne Duval peut aussi compter sur le soutien de l’association Monnaie Cuivre Collecte : “On doit tout faire pour maintenir ces personnes qui ne veulent pas aller en maison de retraite”, défend Luc Huvé, président de l’association.

Aucune obligation légale

Dans le cas de Corinne Duval, comme dans la majorité des situations, son bailleur n’est pas obligé d’adapter le logement à son handicap. Depuis la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chance, le propiétaire a l’obligation d’adapter le logement à l’âge ou au handicap du locataire dans trois cas : les bâtiments d’habitation collectifs neufs, la construction de maisons individuelles et les bâtiments d’habitation collectifs existants faisant l’objet de travaux de modification ou d’extension et les bâtiments existants où sont créés des logements par changement de destination.

Selon l’INSEE, 1,2 million de personnes rencontrent d’importants problèmes d’accessibilité à leur logement. Les personnes porteuses de handicap et les seniors sont particulièrement concernés.

Source FR3.

Trois Alsaciens utilisent un Segway pour créer un fauteuil roulant tout terrain…

Parce que se déplacer en fauteuil roulant classique relève souvent du défi, trois Alsaciens ont bricolé pendant des années pour customiser un gyropode et créer un fauteuil roulant tout terrain : ils ont même prévu des roues pour la neige et le sable.

Trois Alsaciens, Pascal Grimm (ici), Arnaud Niederst et Franck Koffel, créent ensemble un fauteuil tout terrain pour handicapés à partir d'un gyropode.

Gerstheim, France

Un Segway adapté aux personnes handicapées. Imaginez : un gyropode, cette sorte de plateau avec deux grosses roues, motorisé, qui permet d’avancer sans effort. Un engin prisé des touristes. Trois Alsaciens ont eu l’idée de le transformer en un fauteuil roulant super compact, qui se stabilise tout seul, pour pouvoir se déplacer de façon plus autonome. Un fauteuil roulant tout terrain en somme, que ce soit sur des pavés, des chemins à la montagne ou même sur le sable, ce que les fauteuils roulants classiques ne permettent pas.

Une sorte de handi-gyropode haute couture né dans un petit atelier à Gerstheim. Les créateurs ? Pascal Grimm et Arnaud Niederst, tous deux anciens mécaniciens-ajusteurs, et Franck Koffel, qui était carrossier. Ils se rencontrent en centre de rééducation après avoir perdu l’usage de leurs jambes. Une vidéo sur Youtube d’un segway bricolé les inspirent. “Des Américains amputés après la guerre du Koweït. Ils ont pris un Segay, en posant juste un caisson et on les a vu sauter dessus en utilisant le guidon. On s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire“, raconte Pascal Grimm. Ils trouvent un modèle adapté aux personnes épileptiques en Allemagne et commencent à bricoler dessus.

Les trois amis se retrouvent dans le garage de Pascal à Gerstheim en 2011 pour faire test sur test, “On doit en être à la version 5 ou 6” confie Pascal Grimm. Ils commercialisent aujourd’hui ce modèle : E-ROOL. “Il ne nécessite qu’une main pour piloter. On est en équilibre sur les deux grandes roues, le système gyroscopique calcule tout le temps cet équilibre et c’est lui qui vous permet de passer un pavé, peu importe qu’il fasse un ou trois centimètres.” Ce gyropode est adapté pour divers handicaps : paraplégie, tétraplégie légère, sclérose en plaque avancée, hémiplégie, amputation d’une ou deux jambes.

Un fauteuil commercialisé sans but lucratif

Deux fois plus léger qu’un fauteuil motorisé classique, ce gyropode peut même aller sur du sable ou de la neige grâce à une deuxième set de pneus.  Les trois Alsaciens ont créé une association, Paramove, pour commercialiser sans but lucratif leur gyropode, “On ne l’a pas fait pour gagner de l’argent, pour s’enrichir. On a du temps donc on fait ça pour aider les gens. Un industriel mettrait deux jours à le fabriquer, nous il nous faut quatre à six semaines” explique le plus bricoleur, Pascal Grimm.

Conçu pour durer, cet handi-gyropode alsacien est livré avec tout le nécessaire à entretien dont cette petite caisse à outils. - Radio France

Il faut quand même compter entre 13 et 16 000 euros. “La plupart des fauteuils roulants sont fabriqués par des industriels. Là, ça a vraiment été pensé par des personnes concernées puisque nous sommes nous-mêmes en fauteuil. Aucun fauteuil roulant industriel ne vous proposera un pose guidon pour le retirer ou un support pour mettre une bouteille, nous, on a intégré tout ça et on a conçu nos modèles pour durer” affirme Arnaud Niederst, le président de l’association. Les amis alsaciens ne vendent leurs gyropodes customisés qu’aux personnes qui se déplacent, c’est du sur-mesure.

Des gyropodes sur mesure

Richard est d’ailleurs en séance d’essayage, paraplégique depuis 28 ans, il a fait le déplacement depuis la Drôme : “J’ai une vie de famille, il y a beaucoup d’endroits dans la vie où c’est pas du tout accessible : on veut aller au bord d’un lac, à la plage ou simplement visiter un village médiéval avec des pavés, faire ça en fauteuil roulant, c’est juste impossible. Les petites roues se plantent entre les pavés et on est bloqué. Là, c’est la liberté !” explique-t-il en tournant sur lui même avec son gyropode gris flambant neuf.

Ici Arnaud Niederst (g.), Pascal Grimm (dr.) et leur client du jour, Richard derrière son gyropode sur mesure. - Radio France

Le client se projette : “J’imagine déjà aller chercher le pain parce que j’habite à 600 mètres de la première boulangerie et qu’en fauteuil on se dit que ça ne fait pas très loin mais c’est 600 mètres aller et retour, où est-ce qu’on met le paquetage, etc. J’imagine ça vraiment au quotidien, plus qu’un loisir” détaille Richard qui a obtenu le financement quasi intégral de son E-ROOL par la Maison départementale des personnes handicapées de la Drôme. En finir avec les douleurs au dos et au bras à cause du fauteuil roulant manuel, c’était d’ailleurs l’idée de départ de Pascal Grimm : “Avant, on rentrait de balade parce que Monsieur avait mal, maintenant on rentre parce que Madame en a marre” sourit le Bas-Rhinois.

Une quinzaine d’E-ROOL ont été livrés pour le moment, de la Bretagne jusqu’au nord de l’Allemagne en passant par la maison de la nature à Boult-aux-Bois dans les Ardennes, qui espère ainsi ouvrir ses sorties aux personnes en situation de handicap.

Il est possible de contacter les concepteurs alsaciens sur leur page facebook.

Source FRANCE BLEU.

Toulouse : des fauteuils roulants électriques en libre-service, une première en France…

Filiale de Vinci, Indigo Wheel va tester à Toulouse plusieurs fauteuils roulants électriques à la disposition des usagers de ses parkings en situation de handicap ou souffrant d’une impossibilité de marcher temporaire.

Toulouse : des fauteuils roulants électriques en libre-service, une première en France

Après les voitures électriques en libre service, les vélos, les scooters électriques et les trottinettes (ces dernières pas encore déployées à Toulouse), voici les fauteuils roulants électriques en (quasi) libre-service.

5 fauteuils pour une période de test

Indigo Wheel, filiale de Vinci, qui exploite les parkings de Toulouse, annonce le lancement d’un test national dans la ville rose : le déploiement de 5 fauteuils roulants électriques, à disposition des usagers de ses parkings. Le lancement aura lieu mercredi 5 juin 2019 à Toulouse.

Pour l’occasion, Indigo Wheel s’est associé avec la start-up américaine Whill, qui a mis au point un modèle de fauteuil électrique facile d’usage.

Déployé dans un premier temps dans les parkings du Capitole et Victor Hugo, les fauteuils seront à la disposition des personnes à mobilité réduite, que ce soit des personnes handicapées qui ne possèdent pas de fauteuils électriques et qui peuvent en avoir besoin ponctuellement, ou de personnes temporairement en difficulté pour se déplacer après une fracture ou une opération.

Réserver deux heures avant

Pour bénéficier de ce service, il faudra obligatoirement faire une réservation au moins deux heures à l’avance. Le fauteuil sera alors remis par un employé à l’intérieur du parking.

Plusieurs villes en France ont déjà testé des fauteuils en libre-service, non-électrique comme à La Rochelle ou électrique comme à La Ciotat, avec un système autonome.

C’est la première fois que ce type de service va être proposé dans des parkings publics. A l’issue de cette période de test à Toulouse, Indigo Wheel décidera de l’extension de ce service dans d’autres villes de France.

Source FR3.

Lodève : un fauteuil roulant modernisé pour mieux vivre son handicap…

Et si santé rimait avec nouvelles technologies ? Depuis quatre ans, une société de Soubès près de Lodève, commercialise des fauteuils électriques avec des gyropodes.

Son but : permettre à ses utilisateurs de mieux vivre leur handicap aussi bien physiquement que psychiquement. 

Jean a acheté un Nino, il y a un mois : ce transporteur assis électrique, fabriqué par une société près de Lodève, prétend rajeunir le marché du fauteuil roulant. / © F3 Occitanie

Une allure qui ne passe pas inaperçu, des couleurs vives : le Nino a dépoussiéré le milieu du fauteuil roulant !  A la base du projet, Pierre Bardina, un chef d’entreprise audois paraplégique.

Ce Carcassonnais a créé son entreprise en 2014 et a mis au point un fauteuil roulant révolutionnaire :  un deux roues utilisant un gyropode,

Jean en a acheté un exemplaire il y a un mois et il est déjà conquis par son acquisition.

” C’est petit, c’est compact, ça passe partout, confortable, facile à manoeuvrer”

explique ce flamand revenu au sein de la start up pour effectuer les derniers réglages.

Du design pour une meilleure estime de soi

La société, qui a grandit et s’est installé cette année dans des ateliers de 500 m² près de Lodève, travaille avec une philosophie : faire des engins pour tout le monde et décomplexer la personne en situation de handicap mobile avec des engins au look futuriste.

“Le design a beaucoup d’importance dans ce qu’on fait, il est synonyme de santé. Je suis sur une machine où je me sens bien, je me sens beau, du coup, les gens me regardent autrement, je renvoie une autre image !”

explique l’inventeur de ce transporteur assis électrique. Le Nino a désormais un petit frère, le One, sorte de trottinette électrique pour fauteuil roulant.

500 exemplaires vendus

Les deux modèles se vendent doucement : près de 500 exemplaires depuis 4 ans. Mais Pierre Bardina voit plus loin. Dans un monde où une personne sur six a un problème de mobilité, il a un rêve : créer une machine “pouvant être conduite partout”.

On n’en saura pas plus, juste que des discussions avec Renault et Aéroport de Paris sont en cours. 

Un prototype devrait être prêt d’ici la fin de l’année.

Source FR3.

Côtes-d’Armor. Un maire en fauteuil roulant invite à noter les villes sur leur accessibilité…

Yann Jondot, un maire du Morbihan en fauteuil roulant, veut faire de l’accessibilité un enjeu pour tous les citoyens.

Il était à Plérin (Côtes-d’Armor) ce lundi 20 mai.

Côtes-d’Armor. Un maire en fauteuil roulant invite à noter les villes sur leur accessibilité

Le maire en fauteuil roulant du Morbihan, Yann Jondot, nommé ambassadeur de l’accessibilité par la secrétaire d’État, Sophie Cluzel, continue son tour de Bretagne. Il était ce lundi dans les locaux d’APF France Handicap, à Plérin.

 

Face à une vingtaine de personnes à mobilité réduite, il a présenté les mesures dont il est l’initiateur, comme une sonnette en façade des établissements publics et une rampe d’accès amovible mise à disposition dans toutes les mairies. « Les prémisses des lois accessibilité remontent à 1975. Aujourd’hui la loi de 2015 n’est pas vraiment appliquée », a rappelé Yann Jondot, handicapé depuis 30 ans, à la suite d’un accident de moto. « Ce que je propose est simple. Il a pour but d’effacer notre angoisse de ne pas pouvoir entrer chez un commerçant. »

Yann Jondot invite les « personnes handi » à se montrer, à réclamer et « à cesser d’attendre. Ce que l’on gagne en matière d’accessibilité servira à beaucoup de citoyens. Les villes sans trottoirs, par exemple, redonnent la priorité aux piétons. »

Une autre mesure proposée par l’élu paraplégique, qui a gravi le Kilimandjaro, est d’apposer un autocollant à l’entrée de chaque commune qui signe sa charte. Le code de couleur symbolise le niveau d’accessibilité A : réalisé ; B : en réalisation ; C : en étude.

Source OUEST FRANCE.

GRAVE ! “Des accusations fantaisistes” : une femme “gilet jaune” accusée de s’être servi de son fauteuil roulant comme d’une “arme”…!

La présidente de l’association Handi-social, Odile Maurin, comparaît devant le tribunal correctionnel de Toulouse pour outrage et violences envers des policiers.

Odile Maurin. "Des accusations fantaisistes" : une femme "gilet jaune" accusée de s'être servi de son fauteuil roulant comme d'une "arme"

Ce n’est pas la première fois qu’Odile Maurin, pasionaria toulousaine des “gilets jaunes” et des handicapés doit répondre de ses actes devant le tribunal correctionnel de Toulouse. En août dernier, avec d’autres activistes en fauteuil roulant, elle avait organisé le blocage d’un convoi de pièces de l’Airbus A380. Jeudi 16 mai, c’est pour des faits qui ont eu lieu lors d’une manifestation de “gilets jaunes” à Toulouse, le samedi 30 mars, que la présidente de l’association Handi-social comparaît devant la justice.

Odile Maurin est notamment accusée d’avoir “volontairement entravé l’arrivée des secours”, une accusation qui fait sourire la militante. “On me reproche, ce qui est assez marrant, d’avoir entravé un véhicule de secours, explique Odile Maurin. Et devinez ce que c’est que ce véhicule de secours ? C’est le canon à eau qui voulait juste arroser des manifestants, qui n’avait aucune intention d’éteindre aucun incendie, donc c’est totalement scandaleux, ce sont des accusations fantaisistes et destinées uniquement à me faire taire.

“Ils considèrent que mon fauteuil est une arme”

Elle est également accusée d’outrages et de violences envers des policiers “avec usage et menace d’une arme par destination”, l’arme étant son fauteuil roulant, avec lequel elle aurait fait tomber deux policiers. Une accusation qu’elle réfute également : “ils considèrent que mon fauteuil est une arme, et le problème, c’est qu’il va falloir qu’ils forment leurs agents à l’utilisation de cette arme, parce que tant que la police s’amusera à utiliser mon joystick – le manipulateur de mon fauteuil – ils me mettront en danger, et se mettront en danger eux aussi.”

L’activiste estime que ce sont les policiers qui, en manipulant son joystick pour la faire fuir, l’ont envoyée tout droit dans un camion. Elle a été légèrement blessée. En revanche, elle reconnaît les insultes adressées à une commissaire de police, insultes qu’elle a retirées de sa page Facebook.

Source FRANCE INFO.

Handicap : près de Lorient, ils ont inventé un fauteuil roulant qui monte les escaliers. Vidéos…

À Ploemeur, près de Lorient, la start-up Kersotin Mobility Solutions a mis au point un système innovant permettant aux fauteuils roulants de gravir les marches d’escalier.

Handicap : près de Lorient, ils ont inventé un fauteuil roulant qui monte les escaliers

Une belle invention, pour toutes les personnes à mobilité réduites pour qui montrer ces escaliers s’apparente à un véritable parcours du combattant. L’accès aux étages de certains bâtiments non équipés d’ascenseur leur étant même parfois impossible.

Au départ, une histoire de valise trop lourde…

C’est un ingénieur d’origine lorientaise, mais vivant à Paris, qui est à l’origine du projet. « Il m’arrive très fréquemment de prendre le métro avec une valise assez lourde, explique-t-il, et le métro à Paris comme chacun sait n’est pas facilement accessible. Je me suis dit, il faut que je trouve une solution parce que je ne suis pas le seul à galérer. Durant l’été 2016, dans mon garage, je me suis mis au travail… » . Et c’est ainsi qu’est née l’idée de roues crantées escamotables capables « d’accrocher » les marches.

Problème, cette roue mesure 50 cm de diamètre. Bien trop grande pour une valise. Par contre, pour les fauteuils des personnes à mobilité réduite…

Dès le mois de septembre 2016, Hervé Le Saux entre en contact avec Lorient Métropole à qui il présente son projet. Des liens sont noués avec l’école d’ingénieur de Vannes (ICAM) chargée de l’étude de faisabilité. L’UBS de Lorient participera également au projet pour la partie mécanique.

Handicap : près de Lorient, ils ont inventé un fauteuil roulant qui monte les escaliers

Deux mois plus tard, Kersotin Mobility Solution voit le jour, et après deux années de recherches et de perfectionnements, après avoir également obtenu tous les agréments, la petite entreprise vient de mettre sur le marché deux modèles de son fauteuil (manuel ou motorisé).

Source FRANCE BLEU.

Un étudiant handicapé poursuit la SNCF pour discrimination devant la Cour d’appel de Toulouse…

La Cour d’appel de Toulouse examinait ce mercredi la plainte pour discrimination contre la SNCF de Kévin Fermine, un étudiant toulousain en fauteuil roulant.

En première instance, il avait été débouté et condamné à rembourser les frais de justice de la SNCF.

Kevin Fermine a tenu une conférence de presse devant la Cour d'appel de Toulouse, en compagnie de son conseil, Me Nakache / © France 3 Occitanie

L’étudiant toulousain Kévin Fermine, handicapé en fauteuil roulant, aimerait bien avoir accès aux toilettes lorsqu’il voyage en train.

Ce qui n’est pas pour lui possible.

Se considérant discriminé, il avait donc poursuivi la SNCF en justice au mois de juin dernier.

Mais Kevin Fermine avait été débouté et condamné à payer les frais de justice de l’entreprise ferroviaire.

Le tribunal de grande instance avait en effet estimé que la loi Handicap fixant l’échéance de mise aux normes d’accueil des personnes handicapées en 2024, la SNCF n’était pas (encore…) coupable.

Pour l’avocat de Kévin Fermine, “cela revient à interdire les voyageurs en fauteuil roulant des trains».

Me Pascal Nakache estime que  l’entreprise ferroviaire a une responsabilité contractuelle dans la vente de ses billets aux voyageurs.

“Il est inadmissible qu’une personne qui paie n’ait pas accès au bar ou au WC. La SNCF doit garantir l’ensemble des prestations à tous dans des conditions normales”, a-t-il plaidé. ”

“Il est insuportable que les obligations de mise en accessibilité, qui sont prévues par d’inombrables textes sur le plan internatioinal comme sur le plan national, soit systématiquement reportées à coups de prorogations sine die”, a ajouté l’avocat.

Il a demandé des dommages et intérêts pour son client “puisque la SNCF ne lui permet pas de voyager dans des conditions de dignité”.

La Cour a mis son arrêt en délibéré au 13 juin.

Source FR3.

Marseille – Vidéo : des collégiens se mettent dans la peau des personnes handicapées…

Depuis des années, Paul Eric Laurès organise des ateliers mettant des jeunes valides en situation de handicap.

Une expérience riche qui permet de changer de regard sur les personnes touchées par le handicap.

Paul Eric-Laurès témoigne de son expérience auprès des collégiens / © Photo Léon Cornet

Paul Eric Laurès, ancien journaliste, a eu un accident de la route en 1993. Il a perdu ses deux jambes. 

Depuis, il milite au sein de l’association “Différent… comme tout le monde”, qui oeuvre pour la sensibilisation du handicap auprès des jeunes.

Et il anime des ateliers avec d’autres bénévoles, afin de permettre de changer de regard sur le monde du handicap. Ce jeudi, il a donné rendez-vous à des collégiens aixois de cinquième (dont une ULIS), dans le grand hall du Conseil régional.

L’association propose des activités vivantes permettant aux enfants de prendre conscience de leurs cinq sens. Et des difficultés rencontrées par les personnes handicapées lorsqu’elles en perdent un ou plusieurs. 

Ca évite les moqueries, ça permet de comprendre. Ca fait moins peur… Qu’est-ce qui fait peur ? C’est ce qu’on ne sait pas, c’est l’inconnu.

explique Eric Paul Laurès. “Du coup, les jeunes ils savent, et ils ont moins peur. Ils ont l’appréhension de la vie réelle, du quotidien d’une personne en situation de handicap”.

Un exemple d’atelier : les yeux bandés, les jeunes doivent deviner les objets qu’ils touchent. Ou bien jouer à des jeux de société.

Autre activité : les collégiens doivent tenter de suivre un parcours tortueux en fauteuil roulant, sans sortir du tracé défini par les pleaux.

Là, ce sont des champions handisport de biathlon qui proposent des tirs de carabine en repérant la cible par des sons.

Le handicap, il ne faut pas le combattre, mais savoir vivre avec…

Tel est le message principal lancé par Paul Eric Laurès et ses collègues de “Différent… comme tout le monde”.

Les séances ont porté leurs fruits. Pour la plupart des élèves, les tests “sont durs”, mais le résultat est positif. Pour la plupart, il s’agit “d’une belle expérience”.

Source FR3.

VIDEO – Un Gilet Jaune en fauteuil roulant aspergé en plein visage de gaz lacrymogène par un policier à Toulouse…!!!

La scène s’est déroulée samedi 2 mars à la fin de la 16e mobilisation des Gilets Jaunes à Toulouse.

Un Gilet Jaune en fauteuil roulant aspergé en plein visage de gaz lacrymogène : visage brûlé.

Après la vidéo d’un couple de passants matraqué par des CRS lors de la manif des Gilets jaunes à Toulouse ce sont d’autres images qui provoquent l‘indignation sur les réseaux sociaux. 

Lacrymogène en plein visage

Les faits se déroulent samedi 2 mars en fin de manifestation à Toulouse, peu après 18 heures, rue d’Aubuisson. Une personne en fauteuil roulant, habillée d’un gilet jaune, échange avec un membre des forces de l’ordre. L’homme handicapé semble vouloir récupérer une paire de lunettes de protection et un masque. Le policier refuse. Le Gilet Jaune insiste et n’obtient pour seule réponse qu’un jet de gaz lacrymogène en plein visage.

Visage brûlé

Le policier lui a arraché ses lunettes et son masque sans aucune raison, explique un témoin sur place. Ce monsieur n’était pas agressif et cherchait juste à récupérer son matériel. Les “street médic” sont intervenus pour le soigner tellement il avait le visage brûlé par la lacrymogène, précise-t-il.

Un acte dénoncé par par Jean-François Mignard de la Ligue des droits de l’Homme de Midi-Pyrénées.

Source FR3