Impact du confinement : Vortex, société leader du transport de personnes handicapées en Occitanie, en liquidation…

Fin avril, la société Vortex a été mise en liquidation.

Cette entreprise, spécialisée dans le transport de personnes handicapées, employait 300 salariés dans la région et véhiculait des dizaines de personnes chaque jour.

Tous se posent des questions sur leur avenir.

L'entreprise Vortex, installée à Saint-Jean de Védas (Hérault), oeuvre à transporter des élèves handicapés scolarisés dans toute la région Occitanie, de Montpellier à Toulouse ou encore Perpignan. / © FTV/France 3 Occitanie

Le 29 avril dernier, le tribunal de commerce de Montpellier annonce la liquidation de la société Vortex dont le siège social est basé à Saint-Jean-de-Védas (Hérault).

Vortex, c’est le leader français du transport de personnes handicapées, notamment vers les établissements scolaires. Jusqu’à 2 500 salariés répartis un peu partout en France, et notamment à Toulouse, Montpellier et Perpignan.

Mais l’histoire, commencée en 1999 à Evry dans l’Essonne, a peu à peu connu des soubresauts.

Vortex, c’était du dumping social. La grande majorité des salariés gagnaient entre 200 et 500 euros. C’étaient souvent des retraités qui avaient là un complément de salaire. Ils étaient assez malléables.

témoigne William Pascucci, de la CFDT Transports.

En décembre 2016, des salariés avaient manifesté devant le siège social de Saint-Jean-de-Védas : ils contestaient l’amputation selon eux du nombre d’heures de travail effectuées sur leur bulletin de salaire.

En décembre 2016, les salariés de Vortex avaient manifesté devant le siège à Saint-Jean de Védas (Hérault) contre des décomptes horaires de travail faussés selon eux et qui ne comptabilisaient pas toutes leurs heures de travail. / © FTV/France 3 Occitanie

Contentieux aux Prud’hommes et impact du confinement

Mais les temps changent. Confrontée à de nombreux contentieux devant les Prud’hommes et à des ruptures de contrats de la part de donneurs d’ordre comme les conseils départementaux, Vortex voit sa situation financière se détériorer.

Placée en redressement judiciaire en février dernier, la société subit de plein fouet la période de confinement imposée face à l’épidémie de coronavirus. Avec la fermeture des établissements scolaires, les transports d’élèves handicapés s’arrêtent. Les choses s’accélèrent et la liquidation judiciaire est prononcée.

Que vont devenir les personnes handicapées transportées ?

Outre plusieurs centaines de salariés qui se retrouvent au chômage, la disparition de Vortex a d’autres conséquences :

Que vont devenir les centaines de personnes handicapées qui étaient transportées par Vortex ?, s’interroge William Pascucci.
J’ai posé la question à Jean-Luc Gibelin, vice-président aux transports de la Région Occitanie. Il paraît qu’une société est prête à reprendre les activités de Vortex au niveau local mais je n’en sais pas plus.

Contactée par nos soins, la direction de Vortex n’a pas pour l’instant donné suite. Avec le déconfinement qui approche, la question du transport des personnes handicapées pourrait se poser de manière plus insistante.

Source FR3.

ENTRETIEN. Frédéric Lopez suit des personnes handicapées dans « Comme les autres » sur France 2…. ce soir 5 Avril !

Absent de l’antenne depuis 2018, l’animateur revient, mardi 5 mai à 21 h 05, sur la chaîne publique, dans « Comme les autres ».

Une expérience forte.

Frédéric Lopez et Michaël Jeremiasz, au centre, entourés de personnes en situation de handicap, prêts à partir en Corse pour vivre une semaine forte en émotions à découvrir dans « Comme les autres », sur France 2.

En 2016, Frédéric Lopez rencontre Michaël Jeremiasz, champion de tennis en fauteuil. Le sportif lui demande d’être le parrain de son association, Comme les autres, qui propose un accompagnement social aux personnes en situation de handicap. De leur rencontre est née cette émission sur France 2 mêlant valides et invalides. Entretien.

Comment avez-vous rencontré Michaël Jeremiasz ?

Je l’ai invité dans mon émission Mille et Une Vies et, honnêtement, ce n’est pas possible de pas l’aimer. Pour lui, il n’y a pas de question gênante ou idiote, c’est le meilleur ambassadeur des personnes handicapées. Il m’a demandé d’être le parrain de son association et, plus tard, m’a proposé de participer à l’un des séjours qu’il organise.

Dans quel état d’esprit étiez-vous avant de partir ?

Je voulais être comme les autres et ne rien savoir de ce qui allait se passer. Je savais juste que je faisais partie des cinq personnes valides qui accompagneraient les cinq handicapés. J’avais des appréhensions qui sont universelles, car, pour plein de raisons, le handicap ne met pas tout le monde à l’aise. Personnellement, j’avais toujours rencontré des super-héros, des gens qui font en sorte que vous n’ayez jamais pitié. Là, j’allais être avec des personnes venant tout juste de subir un accident. J’avais peur de les voir souffrir et d’être renvoyé à ma propre impuissance.

Comment cela s’est-il passé ?

Les participants reprennent confiance en eux en participant à des sports à sensations fortes et ils peuvent poser toutes les questions qu’ils veulent. J’ai appris beaucoup de choses. Pendant le séjour, Céline, une jeune femme, a confié que, quand elle entre dans un café, elle a l’impression de déranger. Je n’avais jamais réalisé ça. C’est fascinant de voir, d’un côté, les valides qui sont gênés parce qu’ils ont peur de dire une bêtise et, de l’autre, les personnes en fauteuil qui ont l’impression de déranger… Le film sert à ça : faire voler en éclats toutes ces gênes et ces quiproquos.

Comment s’est passé le tournage ?

Même s’il y avait des caméras, il était très important pour Michaël que les gens participent au même voyage que les autres. Il n’y a pas eu de concessions et c’est ce qui donne son authenticité au documentaire. On aurait pu faire quelque chose de mélo, de triste. Moi, je trouve ça léger et profond.

Que retenez-vous de cette expérience ?

Je rêverais de vivre dans un monde comme celui-là où l’on peut se parler sans se blesser, dans lequel il n’y a pas de tabou. Je retiens aussi ce que réalise Michaël en une semaine. Maëlys, l’une des participantes qui avait peur de tout au début de l’aventure, termine le séjour en disant : « Je n’ai plus honte de rien ». Ça m’a énormément ému…

Comme les autres, à 21 heures, sur France 2.

Source OUEST FRANCE.

“Je suis “confiné” depuis 19 ans dans mon fauteuil” : Témoignages de personnes en situation de handicap près de Toulouse… Vidéos.

Ils se prénomment Claire, Timothé et Christophe. Ces trois habitants de Haute-Garonne sont des personnes en situation de handicap.

Ils nous racontent comment ils vivent cette période de confinement.

Une période où se mélangent difficultés, incertitudes, entraide et nouvelles expériences.

“Je suis “confiné” depuis 19 ans dans mon fauteuil” : Témoignages de personnes en situation de handicap près de Toulouse. Image d'illustration / © AFP

Claire Richard, 38 ans, handicapée moteur, Toulouse (Haute-Garonne)

Pour Claire Richard, le début du confinement a été dur à vivre “Maintenant cela va bien”, assure la Toulousaine de 38 ans. “Je me rends compte que je suis très bien équipée au niveau de mon ordinateur et bien logée. C’était difficile car tout le monde disait tout et son contraire et c’était dur de trouver les bonnes informations. »

Elle a ainsi contacté la plateforme de l’Etat dédiée au coronavirus sans qu’elle puisse être véritablement aidée. Conséquence : sans renseignements fiables, sa kinésithérapeute n’est pas intervenue durant plus d’un mois : “Si la kiné ne vient pas, je me raidis”, décrit Claire Richard. “Je peux donc faire moins de chose et j’ai plus de douleurs”.

L’Etat a mis aussi longtemps à équiper les aides à domicile. Une situation loin d’être rassurante pour cette handicapée moteur. “J’avais l’impression que tout ce que j’avais mis en place pour mon bien comme le kiné, les aides à domicile, c’était comme du secondaire. Alors que, si les auxiliaires ne viennent pas, je ne peux pas m’habiller. Je ne peux manger que des conserves où il n’y a pas de viande. Heureusement que mes auxiliaires de vie ont pu finalement venir tous les jours ou tous les deux jours.” Des amis handicapés de Claire Richard n’ont pas eu cette “chance”.

La situation était devenue tellement compliquée qu’il lui a été demandé de rentrer chez ses parents. Inimaginable pour elle : “J’ai 38 ans. Rentrer chez eux, cela voulait dire passer deux trois mois chez mes parents qui ont 70 ans. C’était aussi les mettre en danger (à cause du coronavirus). Puis, j’habite à 300 kilomètres. Enfin, si je rentrais chez mes parents, je me mettais en arrêt maladie.” Une perspective qui pouvait mettre en difficulté l’association Univers Montagne Esprit Nature (association permettant la découverte de la montagne entre personnes valides et handicapées) pour qui Claire Richard travaille en tant qu’assistante administrative.

Ces longues semaines enfermées pèsent beaucoup à Claire Richard qui a l’habitude de beaucoup bouger. “Je me lève habituellement dès 6 heures du matin et je passe ma journée dehors. Ma vie est planifiée”. Alors pour le déconfinement, elle ne souhaite pas se projeter : “Je ne veux pas avoir beaucoup d’espoir parce que d’après moi, ils ne savent pas comment faire. Je n’y crois pas. Je n’y crois plus. J’aimerais retourner voir mes amis, ma famille. Les rencontres humaines me manquent. Mais ce qui est bien avec la situation actuelle, c’est qu’internet m’a permis de garder le lien, d’assister à des conférences et des entretiens en direct. Cela m’a fait me sentir véritablement à égalité avec les autres.

Visionnez le témoignage complet en vidéo de Claire Richard :

Timothé Griseri, 19 ans, handicapé moteur, Fonsorbes (Haute-Garonne)

Timothé assure avoir “la chance d’être en famille” chez lui à Fonsorbes (Haute-Garonne) mais le jeune handicapé moteur de 19 ans reconnaît que le confinement “commence à être compliqué “. Avant le 17 mars, il avait le droit, trois fois par semaine, a des séances de kiné. Avec le confinement, le cabinet a fermé et Timothé et ses proches n’ont trouvé personne d’autre pour venir s’occuper de lui. Cette situation, Timothé affirme ne pas si mal la vivre. “Je suis confiné, si l’on peut dire, depuis 19 ans dans mon fauteuil“. Ce qui l’inquiète le plus c’est de savoir s’il pourra reprendre son activité au sein de la structure qui l’accueillait pour son service civique, et qui doit normalement se terminer au mois de mai.

Car Timothé n’a pas de cours en ligne. Il n’est plus inscrit dans aucun établissement.
Ce service civique, où il réalise des montages vidéos afin de sensibiliser sur la question du handicap dans les écoles, est une façon pour lui de se prouver qu’il  “peut y arriver mais aussi aux personnes qui étaient avec moi dans l’institution et qui me disaient que malheureusement : « tu finiras ta vie dans un foyer. »

Le confinement est venu stopper cet élan mais le jeune homme ne “perd pas ni espoir ni le moral.” Timothé Griser fait preuve d’un optimisme à toute épreuve.

Pour s’occuper, il est très actif sur les réseaux sociaux. Le jeune Fonsorbais gère son blog et sa page Facebook pour véhiculer une autre représentation de la question du handicap. “La différence fait encore peur. Je veux essayer de faire changer le regard sur les personnes en situation de handicap. Certains croient qu’avec un handicap, on ne peut rien faire. Ils pensent aussi que c’est contagieux. Ils se trompent : à travers ce Blog, je souhaite montrer qu’un désavantage peut être transformé en force et que l’on peut faire plein de choses malgré un handicap.

En cette période de confinement, cela lui a permis de “garder le lien avec l’extérieur“. “Ce confinement, c’est une vraie thérapie pour moi. Le lien réel me manque énormément mais nous avons quand même la chance d’avoir internet et les réseaux sociaux.”

Visionnez le témoignage complet en vidéo de Timothé Griseri :

Christophe Kapfer, 48 ans, atteint d’une sclérose en plaques, Cugnaux (Haute-Garonne)

Ce confinement, Christophe Kapfer le vit, chez lui à Cugnaux (Haute-Garonne), presque comme un avantage. “Le quotidien s’est mis au ralenti et tout se fait un peu à mon niveau”, explique ce développeur informatique de 48 ans atteint d’une sclérose en plaques. “C’est comme si je vivais le confinement en général. Les difficultés que je rencontre, l’ensemble des personnes le rencontre actuellement.” Les contraintes pour sortir de chez soi, les difficultés pour faire ses achats, les relations sociales à distance. La nécessité pour tous de devoir s’adapter.

Beaucoup d’entre eux ont ainsi découvert les drives pour réaliser leurs courses. Son kiné, obligé de fermer en raison du coronavirus, s’est lui-même rendu compte qu’il pouvait venir faire des séances à domicile.

De l’intérêt et de la solidarité sont également apparus : “Les gens viennent vers moi pour me proposer leur aide”, raconte Christophe Kapfer. “Je reconnais que cela m’arrange beaucoup. Ce n’est pas le cas habituellement.” L’une de ses voisines lui fait ainsi une partie de ses courses. D’autres, spontanément, lui ont proposé leur aide au moindre besoin.

Côté télétravail, Christophe Kapfer était déjà paré. Il travaillait déjà trois jours par semaine chez lui. La fin du déconfinement apparaît à l’horizon mais Christophe Kapfer sait que, en tant que personne à risque, ses possibilités de sortir vont être repoussées. Le Toulousain a une certitude. Confinement ou non, il continuera à rester en relation avec ces nouveaux contacts nés de la crise du coronavirus.

Visionnez le témoignage complet en vidéo de Christophe Kapfer :

Nancy. La prison épinglée par la justice pour le traitement d’un détenu en fauteuil roulant…

Un détenu âgé de 49 ans, souffrant d’une maladie génétique dégénérative, a vu sa demande de remise en liberté refusée.

Condamné à 16 ans de prison pour braquage et incarcéré à Nancy (Meurthe-et-Moselle), il a obtenu le droit d’être transféré en unité médicale car son état de santé nécessite l’aide d’un auxiliaire de vie.

Nancy. La prison épinglée par la justice pour le traitement d’un détenu en fauteuil roulant

Tandis qu’il purge une peine de 16 ans à la prison de Nancy pour le braquage d’une bijoutière, un détenu de 49 ans a demandé sa remise en liberté. Il souffre d’une maladie génétique neuromusculaire dégénérative qui l’aurait paralysé et ne peut être déplacé qu’en fauteuil roulant.

Le tribunal administratif de Nancy a rejeté cette semaine sa demande mais il a accepté le transfert de ce détenu vers une unité médicale afin qu’il puisse bénéficier de l’aide d’un auxiliaire de vie, rapporte L’Est Républicain.

Une « carence » de l’établissement pénitentiaire

Jusqu’à la fin du mois de mars, c’était son codétenu qui l’aidait à se coucher, à faire sa toilette ou encore à manger. Mais depuis la libération de ce dernier, le détenu malade doit se débrouiller seul. Face à cette situation ainsi qu’au risque d’infection au Covid-19, son avocat a saisi le tribunal administratif en urgence.

Le tribunal administratif a estimé que la demande de remise en liberté était de la compétence d’un juge d’application des peines. Il a toutefois épinglé la prison de Nancy dans son délibéré. « Le centre pénitentiaire a commis une carence portant une atteinte grave et manifestement illégale au droit […] de ne pas recevoir des traitements inhumains ou dégradants », a estimé le tribunal. Le détenu pourrait, comme l’a suggéré le juge, être placé à l’Unité hospitalière sécurisée interrégionale (UHSI) à l’hôpital Brabois de Nancy.

Source OUEST FRANCE.

Coronavirus : les associations de défense des personnes handicapées dénoncent une situation d’urgence… On craint des drames !

Les associations représentant les personnes handicapées estiment être les oubliées de la pandémie de coronavirus.

Absentéisme des aidants, manque de matériel de protection, elles dénoncent des situations d’urgence pour les plus fragiles et la frilosité des autorités.

Témoignages dans l’Hérault.

Les associations demandent aux autorités de porter assistance aux personnes les plus dépendantes, très isolées depuis le confinement

Les associations de défense des personnes handicapées multiplient  les alertes ces derniers jours, craignant des cas d’isolement extrême  après plus de trois semaines de confinement. Deux inquiétudes majeures.

Avec la crise du coronavirus, des personnes dépendantes se retrouvent privées de l’aide nécessaire de leurs soignants et auxiliaires de vie. Ces associations pointent également la pénurie de matériel de  protection, qui met en péril les plus fragiles.

“Une personne dépendante, si elle n’a pas ses assistants, est plus qu’en danger”.

Thierry  Descroix, 52 ans, tétraplégique, vit à Montpellier et il a bien failli  se retrouver dans cette situation. Une auxiliaire de vie en arrêt maladie. Une autre bloquée par le confinement en dehors de Montpellier.

Sur la partie des soins les plus lourds le matin, il n’y avait plus personne. On a eu de la chance car on a pu se retourner vers un intervenant qui a pu se dépatouiller quelques jours pour me permettre de rester à domicile. Sinon je n’avais pas d’autre solution que me tourner vers l’hospitalisation“.

“Les hôpitaux sont déjà surchargés, ils n’ont  sûrement pas besoin d’une personne tétraplégique, qui a besoin d’une assistance régulière et soutenue. Donc ça aurait été une catastrophe. Il faut savoir qu’une personne dépendante, si elle n’a pas ses assistants, elle est plus qu’en danger.”

Pénurie de matériel

L’autre crainte est liée à la pénurie de matériel de protection qui accroît le risque de contamination. Gabrielle Henry l’a vécu. Atteinte de BPCO (bronchopneumopathie  chronique obstructive), cette élue du conseil départemental de l’Hérault vit en fauteuil. “La vie sous confinement n’est pas simple“, confie-t-elle.

Ses soignants se passent plus. Elle a trouvé une solution pour la livraison des courses, mais regrette l’usage tardif des masques. “Mon aide soignant a été un cas suspect. Et donc moi aussi. Si on ne donne pas de matériel à ceux qui prennent en charge et à ceux qui ont une maladie chronique comme moi, ça pose un problème de santé publique“.

Urgence absolue

L’APF Occitanie, l’association des paralysés de France, demande du matériel pour  protéger les soignants et les auxiliaires de vie : 10.000 surblouses imperméables et 5.000 masques FFP2. Elle interpelle aussi les conseils départementaux.

Vous avez des personnes qui se retrouvent seules, sans aucune assistance, s’alarme Noëlle Mary-Llopis, responsable régionale de l’APF. C’est l’urgence absolue. Seuls les conseils départementaux connaissent ces personnes, parce qu’ils assurent le paiement de la PCH, Prestation de compensation du handicap. Donc il faudrait qu’ils contactent toutes les personnes pour leur demander si elles ont besoin d’aide. Pour faire leurs courses, faire à manger, pour se laver… Pour ces personnes là qui sont vraiment très seules, on craint des drames“.

Une cellule de veille handicap

L’APF demande plus de coordination de la part des autorités et prend l’exemple de cette initiative dans la Loire : une cellule de veille handicap ouverte depuis le 23 mars, où sept écoutants se relaient 7 jours sur 7 de 8h à 21h pour accompagner les enfants et adultes en situation de handicap pendant le confinement.

Source FRANCE BLEU.

Clermont-Ferrand : les candidats aux municipales font leurs courses en fauteuil roulant…

A la veille des élections municipales, l’association des Paralysés de France du Puy-de-Dôme et de l’Allier invite les candidats à découvrir le quotidien des personnes en fauteuil roulant.

Les candidats dans des fauteuils roulants.

10% de la population mondiale est en situation de handicap. En France, 2% vit en fauteuil roulant. Le handicap est l’affaire de tous car on estime qu’un français sur deux sera porteur d’un handicap au cours de sa vie, sans parler du handicap lié au vieillissement.

Les actions du quotidien peuvent être compliquées en fauteuil.  - Radio France

En ville ou à la campagne, faire ses courses en fauteuil roulants relève encore du parcours du combattant. Pour faire prendre conscience des difficultés d’accessibilité, l’APF France handicap du Puy-de-Dôme et de l’Allier invite les candidats aux municipales à un parcours de vie en fauteuil roulant dans la ville mais aussi dans les bourgs.

Dans l'idéal, les rampes d'accès doivent être inférieures à 5%. - Radio France

Trois autres parcours de vie sont prévus ce mardi 10 mars à Riom à 14h parking de la libération, mercredi 11 mars à Moulins à 15h devant la mairie et jeudi 12 mars au Mont-Dore à 14h devant l’hôtel de ville.

Source FRANCE BLEUE.

 

Cognac : pour défendre les handicapés, la police dresse 53 PV pour stationnements gênants…

La police nationale et municipale se mobilise pour les droits des handicapés. Depuis le début de l’année, les agents ont verbalisé 53 fois des automobilistes mal garés.

Cognac : pour défendre les handicapés, la police dresse 53 PV pour stationnements gênants

Les automobilistes cognaçais respectent-ils les droits des handicapés ? Visiblement, ils s’en soucient peu, si l’on en croit la police..

Depuis le début de l’année, 53 PV ont été dressés pour du stationnement gênant, révèle le commissariat. Les agents de la police municipale et nationale sont particulièrement vigilants en ce moment.

Bientôt la fourrière ?

17 verbalisations ont été enregistrées en deux mois pour stationnement sur des places pour handicapés. Concernant le stationnement gênant (sur les trottoirs), on arrive à 34 PV en janvier et février. Ces infractions sont punies d’une amende de 135 euros.

Enfin, deux stationnements sur des passages protégés (les passages piétons, notamment) ont été relevés. Ces faits sont passibles d’une amende de 35 euros.

La police veut donc faire passer un message : le respect du code de la route n’est pas une option. Et les fonctionnaires pourraient se montrer moins cléments : si les infractions continuent, le recours à la fourrière pour enlever les véhicules en stationnement gênant est envisagé. Voilà les Cognaçais prévenus.

Source SUD OUEST.

Près de Dieppe, la CPAM refuse de financer la motorisation du fauteuil de son fils handicapé…

Sandrine Cappe est la mère de Deacon, enfant polyhandicapé de 13 ans.

Elle a sollicité l’aide de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) pour motoriser le fauteuil de son enfant.

Une demande qui lui a été refusée sans raison claire.

Près de Dieppe, la CPAM refuse de financer la motorisation du fauteuil de son fils handicapé - Deacon entouré de sa famille / © DR

Je suis écœurée“. Sandrine Cappe ne revient toujours pas du refus de la CPAM de motoriser le fauteuil de Deacon, polyhandicapé. L’adolescent de 13 ans, atteint d’un encéphalite depuis l’âge de 6 ans, pèse 41 kg. Son fauteuil en pèse 60. “C’est extrêmement lourd, 100 kg,  commente Sandrine, notamment lorsqu’il faut le transporter dans notre camion.”

La solution idéale : un petit moteur installé sur le fauteuil, qui permettrait de soulager l’aidante… à 4 180 euros, pris en charge à moitié par la Sécurité sociale. Pour cela, la famille prend rendez-vous avec un ergothérapeute qui doit remplir un formulaire. “Nous avons eu un rendez-vous au bout d’un an“, tient à préciser Sandrine.

Votre demande ne peut pas être acceptée

Début janvier, la mauvaise nouvelle tombe. La famille reçoit un appel de l’appareilleur qui lui indique que Deacon “ne répondrait pas aux critères“. Lesquels ? À la CPAM, les informations qu’on donne à Sandrine ne sont pas plus claires.

Après examen de votre dossier, votre demande ne peut pas être acceptée“, indique simplement le courrier de refus, qu’on lui donne lorsqu’elle se présente sur place, mais qu’elle n’a par ailleurs jamais reçu. “On n’a eu aucune explication, et personne ne sait me dire pourquoi mon dossier a été refusé“, se désole Sandrine.

Face à ce “parcours du combattant“, comme elle aime à le marteler, la mère de famille formule un recours. Une procédure de plus. “Ils m’ont dit que si je n’ai pas de réponse au bout de deux mois, ce serait de nouveau considéré comme un refus“, s’offusque Sandrine qui se sent laissée à l’abandon par l’organisme de santé. “J’ai pleuré lorsque j’ai reçu ce courrier.

Contactée par nos soins, la Caisse primaire d’assurance maladie de Rouen-Elbeuf-Dieppe assure suivre “de près” ce dossier. Celui-ci sera “présenté en réunion le 5 mars avec les partenaires internes de l’Assurance maladie” afin d'”apporter une réponse” à Sandrine Cappe.

Une cagnotte pour aider Sandrine et son fils

La réponse de la CPAM devrait être connue lors d’un prochain conseil de santé. “Quelle que soit leur réponse, je me procurerai ce moteur“, assure Sandrine. Car ce dispositif, ce n’est pas un luxe, ni une lubie. “Je commence à avoir mal au dos et je fais des sciatiques, à force de pousser le fauteuil. Et Deacon va continuer de grandir et de grossir !

Face à la médiatisation de son histoire, certains ont poussé la famille à créer une cagnotte en ligne. Sandrine y était hostile au départ : “Les gens sont beaucoup sollicités par les cagnottes. Ce n’est pas facile de toujours demander de l’argent“.

La mère de Deacon veut croire à la résolution de son problème. “J’ai espoir que mon recours aboutisse“, conclut-elle.

Source FR3.

Rochefort : une locataire expulsée à cause de son handicap…!

Une propriétaire a exigé que sa locataire handicapée « dégage » de la résidence, au prétexte qu’elle abîmait le hall d’entrée avec son fauteuil roulant.

Rochefort : une locataire expulsée à cause de son handicap

Comme chaque année, Evelyne (1) avait pris une location à Rochefort pour ses trois semaines de cure début février. Mais ce séjour lui a réservé une très mauvaise surprise. Parce qu’elle est en fauteuil électrique roulant, sa propriétaire l’a d’abord accusée « d’abîmer le hall d’entrée » de l’immeuble. Avant de carrément lui demander de plier bagage. C’était pourtant la deuxième année qu’elle occupait l’appartement de la Résidence Colbert et l’an passé, il n’y avait eu aucun problème.

La bailleuresse prétend que la résidence « n’est pas faite » pour les fauteuils. Pourtant, selon Evelyne, « l’immeuble est équipé d’une rampe d’accès et d’un ascenseur aux normes ». L’agence immobilière confirme que le bâtiment « est parfaitement accessible aux personnes handicapées ». Malgré tout, la propriétaire insiste. Evelyne a beau montrer que son fauteuil ne dégrade pas le hall, rien n’y fait. « On était dans l’incompréhension totale de cette réaction », confie la locataire.

La propriétaire a même refusé que le couple déménage dans un appartement de la même résidence, en disant qu’elle devait « dégager ». Relogés par l’agence, Evelyne et son mari ont donc atterri dans un autre immeuble. « On s’est retrouvé à décamper un samedi soir en urgence », raconte Evelyne, abasourdie. Sous le choc, elle et son mari ont rencontré le défenseur des droits, avant d’aller porter plainte pour discrimination au handicap.

Pour cette habitante des Sables-d’Olonne, l’expulsion a été une expérience traumatisante :

« La propriétaire a eu des mots très durs. Pour elle, je n’étais pas réellement handicapée car je peux parfois marcher avec des cannes »

Evelyne est atteinte, depuis plusieurs années, d’une maladie auto-immune qui l’empêche en partie de marcher et lui provoque des douleurs violentes. De ce fait, elle est reconnue invalide à plus de 80 %.

Dans la loi, refuser à une personne en perte d’autonomie un lieu ou un service est passible de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

(1) Le prénom a été changé

Source SUD OUEST.

Véhicules inadaptés, conducteurs maltraitants : des usagers handicapés dénoncent le service Mobibus à Toulouse…

Des personnes en situation de handicap lourd dénoncent le service de transports de Tisséo Mobibus.

Rampe d’accès inadaptée, service de réservation défaillant et conducteurs maltraitants.

Selon eux, la qualité des voyages s’est fortement dégradée.

Les véhicules de transports sont parfois inadaptés pour les fauteuils roulant électriques. Illustration / © Sébastien MORELLI

Les usagers en situation de handicap qui utilisent quotidiennement le service de transport Mobibus de Tisséo sont excédés. Depuis plusieurs années, ils se plaignent de la mauvaise qualité du service assuré par Transdev pour le compte de Tisséo. Selon les associations APF France handicap, AFMTéléthon et le Collectif Inter Associatif Handicaps 31, la qualité des prestations s’est gravement dégradée avec, notamment, la mise en place d’un nouveau système informatique de réservation.

Dysfonctionnements à répétition

Sonia Lavenir, de APF France handicap, a recueilli plusieurs témoignages d’usagers : “Certains véhicules n’ont pas de rampe d’accès adaptée, du coup, la pente est raide et le fauteuil peut se retourner à la montée. Et une fois à l’intérieur, il est courant que l’usager en fauteuil se retrouve à voyager contorsionné avec la tête qui touche le plafond ! Sans parler des conducteurs désagréables, parfois maltraitants et qui conduisent trop vite.”

“On a l’impression d’être un colis”

Sonia Lavenir poursuit : “Le nouveau logiciel Pass qui permet des réservations en ligne n’est pas fiable. C’est compliqué de modifier une réservation et souvent les chauffeurs sont en retard. Pire encore, on m’a déjà oubliée ! Ajoutez à ça que l’assistance téléphonique en ligne ne répond pas toujours !”

Un taux de satisfaction de 15.2/20

Selon une enquête menée à l’automne 2019 auprès de 800 personnes, les usagers donnent une note de 15.2 sur 20 pour le service Mobibus. Un taux de satisfaction en légère baisse car l’an passé, la note était 15.8/20.  Jean-Michel Lattes, le président de Tisséo complète : “94% des personnes interrogées mettent au moins 10/20 au service Mobibus. Nous sommes très attentifs aux retours de ces usagers. Concernant, le logiciel Pass, on est conscient des dysfonctionnements, le prestataire est en train de faire les développements nécessaires pour que la centrale de réservations soit plus opérationnelle.”

Des véhicules homologués

Jean-Michel Lattes l’assure : “Tisséo et l’ensemble des sous-traitants qui assurent les trajets Mobibus sont tous équipés de véhicules homologués pour transporter des personnes en situation de handicap. Nous avons une flotte d’une centaine de véhicules. Si un usager constate un problème, qu’il nous le signale immédiatement.”

 

Aucune plainte pour maltraitance enregistrée

“Si des usagers ont été victimes de maltraitance de la part des conducteurs, il faut qu’ils nous en informent immédiatement. A ce jour, nous n’avons pas été informés d’un cas précis.” poursuit Jean-Michel Lattes. “Nous allons être attentifs à la formation des conducteurs, que se soit dans la manipulation ou dans le contact humain.”

Un geste commercial demandé par les associations

Selon Tisséo, les équipes de l’assistance téléphonique seront renforcées et mieux formées. Les associations à l’origine de la grogne, réclament une remise commerciale de 30% minimum sur les factures d’octobre pour dédommagement. “Nous y sommes favorables” a assuré Jean-Michel Lattes. L’échelonnement sur 6 mois du paiement des factures de novembre à janvier a également été acté.

Un transport porte à porte avec Mobibus est facturé 3.12 euros (1.50 euros pour le transport et 1.62 euros pour l’assistance). Un déplacement coûte 26 euros (25 euros sont pris en charge par Tisséo, 1 euro par l’usager bénéficiaire).