Castanet-Tolosan. Badminton : un plus vers le handicap…

Le club de badminton, affilié à la FFB, a organisé une journée ouverte à l’IME de Venerque.

Éducateurs, enfants de l’IME, dirigeant du club et de la ligue

 

Cet établissement accueille enfants et des adolescents présentant des déficiences intellectuelles légères à moyennes et/ou des troubles du spectre autistique. Sous la surveillance de leurs éducateurs, Floriane Pech, Eudes Rubin et Daniel Robert, ils étaient une dizaine à suivre les conseils avisés de Karine Dio.

Cette éducatrice de la section est spécialisée dans le sport, une passion qu’elle pratique aussi au TOAC en tant que joueuse de Nationale. Cette expérience, qui a eu le soutien de la ligue et du comité 31 Occitanie avec la présence d’un dirigeant Marcel Maurel, sera reconduite lors de prochaines vacances.

Avec cette organisation, le nouveau bureau composé par Mélanie Samain (présidente), Florence Blanc (secrétaire) et Jérôme Vitiourine (trésorier) veut aller plus loin dans ce domaine. La création d’un Handi-Bad est effective. Après Blagnac, Castanet sera le 2e club du Département (affilié Handisport) a proposé cette activité dont le seul objectif est l’accès au sport. Tous les jeudis de 17 h à 18 h, Karine est présente au gymnase Jean-Jaurés pour accueillir les futurs joueurs intéressés.

Le nouveau bureau a pris le relais en 2020 après l’arrêt suite à la pandémie. « Nous sommes l’équipe covid », plaisantent ces bénévoles dont leur souci est de faire vivre ce sport dans la commune. La demande est très importante. « On a refusé des adhérents faute d’heures de créneaux.

La mairie a été très à l’écoute mais les structures actuelles ne permettent pas une disponibilité d’heures plus importante », regrette la présidente. Avec 110 adhérents dont 35 jeunes de 7 à 17 ans, le club est saturé dans toutes les catégories (simples, doubles, mixtes). Une section mini-bab et poussins débutants a été créée, le rendez-vous est le mardi de 17 h à 18 h.

Le planning est complet avec l’organisation de cinq tournois, un chiffre record.

Pour de plus amples renseignements, s’adresser à la MJC ou lors des créneaux horaires.
Source LA DEPÊCHE.

Moto et handicap : 3mytech imagine le transport des personnes handicapées…

  • moto handicap eicma2022

 

 

Tours : ils plongent malgré le handicap…

Les clubs de plongée handisub tourangeaux se retrouvent une fois par mois pour « mettre à l’eau » des handicapés et échanger leurs expériences.

Le rendez-vous de novembre avait lieu à la piscine Bozon de Tours. Gilles, paraplégique attend sa mise à l’eau.

 

J’étais plongeur niveau 1 avant mon accident. Je suis venu pour retourner en apesanteur sous l’eau, profiter de cette sensation, témoigne Gilles, de Saint-Pierre-des-Corps, quinquagénaire paraplégique, qui attend au bord de la piscine tandis qu’un jeune handicapé, tout sourire, vient de terminer son baptême de plongée.

Avec six autres personnes aux handicaps divers, ils participaient, dimanche 14 novembre, à l’activité handisub organisée une fois par mois par le Comité départemental de la Fédération française d’études et de sports sous-marins (FFESSM).
« On rigole avec eux » Cette fois-ci c’était à la piscine Bozon de Tours d’accueillir cette activité bénévole. « Tous les clubs de plongée participent. Avec ceux de Saint-Cyr et de Chambray c’est l’occasion pour les encadrants de mutualiser nos expériences, nous sommes confrontés à divers cas de handicap, et d’échanger avec des personnes en situation de handicap, paraplégiques, hémiplégiques, aveugles ou ayant des problèmes cognitifs.

La joie qu’ils témoignent lorsqu’ils sortent de l’eau est notre plus belle récompense. On rigole avec eux, on n’est pas dans le pathos », explique Patrick Quesme, vice-président de Tours nage avec palmes, club de plongée de Tours basé à la piscine Bozon, la plus profonde de département.

Pour l’instant ses 3,5 mètres de profondeur ne sont pas accessibles puisque le plafond de la piscine est en réparation. L’accès total devrait être possible à la fin du mois. « Dans l’eau, malgré tout le matériel et grâce à la bienveillance des moniteurs, on se sent libres. On en oublierait presque notre handicap », témoigne un autre participant encadré par le médecin fédéral Christophe Geniès, moniteur handicap EH2, qui compte parmi les quatorze encadrants ce jour-là.

« Si d’autres handicapés veulent se mettre à l’eau, ils peuvent nous contacter. Le prochain rendez-vous, en décembre, sera à la piscine de Saint-Cyr », encourage-t-il.

Contact : handisub.ffessm37@gmail.com

Source LA NOUVELLE REPUBLIQUE.

Michaël Jeremiasz : « Avoir des athlètes en situation de handicap en entreprise banalise la présence de collaborateurs handicapés »…

Quadruple médaillé aux Jeux paralympiques en tennis fauteuil, Michaël Jeremiasz explique pour franceinfo: sport l’importance de l’emploi pour les sportifs de haut niveau en situation de handicap.

Michaël Jeremiasz au palais de l'Elysée lors de la cérémonie en l'honneur des médaillés olympiques et paralympiques des Jeux de Tokyo 2021, le 13 septembre 2021. (ARNAUD JOURNOIS / MAXPPP)

 

À l’occasion de la semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées du 15 au 21 novembre, Michaël Jeremiasz, membre de la commission des athlètes Paris 2024 et médaillé à quatre reprises aux Jeux paralympiques (2004, 2008, 2012), analyse pour franceinfo: sport l’évolution de la situation pour les sportifs de haut niveau en situation de handicap. Selon lui, les choses changent, avec des entreprises davantage conscientes du potentiel de ces champions et de ce qu’ils ou elles peuvent apporter au sein de leur structure. Mais le travail de reconnaissance reste long.

Franceinfo: sport : Est-ce aujourd’hui plus facile de concilier son travail et son activité de sportif de haut niveau quand on est en situation de handicap par rapport à vos années d’activité (2001-2016) ?

Michaël Jeremiasz : Il y a une vingtaine d’années, la question du double projet était confidentielle. Peu d’athlètes se posaient la question de ce qu’ils allaient faire après leur carrière sportive, à leur reconversion professionnelle. C’est ce qui a mené à beaucoup de situations dramatiques, avec des athlètes en situation de grande précarité.

Depuis 10 ans, cette question est davantage prise en compte. La plupart des sportifs olympiques et paralympiques ne vivent pas de leur sport, donc c’est devenu une nécessité. C’est toujours compliqué de concilier les deux, surtout parce que si l’on veut être les meilleurs, il faudrait pouvoir pratiquer uniquement notre sport. Aujourd’hui vous avez des sports amateurs, pourtant présents aux JO et aux Paralympiques, où l’on est obligés de se lever plus tôt le matin, d’aller s’entraîner entre midi et deux, et le soir après une journée de boulot. C’est évidemment compliqué et certains explosent en plein vol. Maintenant il y a plus d’argent investi dans le sport, et cela permet aux athlètes de pouvoir aborder plus facilement leur carrière sportive.

Michaël Jeremiasz et Stéphane Houdet sur le podium des Jeux paralympiques de Beijing, le 15 septembre 2008, après leur victoire en finale du tournoi de doubles de tennis fauteuil. (FREDERIC J. BROWN / AFP)

Il y a un enjeu d’accompagnement qui est également central…

Absolument, c’est tout l’enjeu pour les athlètes qui finissent leur carrière. Le fait d’avoir un diplôme n’est pas essentiel. Si je prends mon cas personnel, j’ai fait mes études avant d’être joueur de tennis, puis un peu pendant. Mais les plus grandes compétences que l’on peut acquérir quand on est sportif, c’est toute la richesse de notre parcours pendant une quinzaine d’années au haut niveau. L’enjeu est d’avoir des bilans de compétence affinés pour les sportifs de haut niveau. On n’a pas juste couru vite, sauté haut ou tapé fort dans une balle jaune, c’est bien plus complexe et multiple.

« Les athlètes capables de rendre intelligibles ce qu’ils ont expérimenté pendant 15 ou 20 ans, c’est un vrai atout pour une boîte »

On a l’impression que les entreprises prennent davantage conscience de tout cela, que beaucoup sont plus volontaristes pour s’attacher les services de sportifs de haut niveau, y compris en situation de handicap…

Depuis longtemps les entreprises sont conscientes de ce potentiel, et maintenant cela s’est complètement démocratisé. Avec Paris 2024, il y a une accélération sur l’envie de travailler avec des athlètes sur l’image, sur l’exploitation de ses compétences, la capacité à rebondir, à gérer le stress, à travailler en équipe, à affronter l’adversité, le leadership, la performance… Quand les athlètes sont capables de rendre intelligibles ce qu’ils ont expérimenté pendant 15 ou 20 ans, c’est un vrai atout pour une boîte.

Ce qui est réalisé au niveau sportif pour les athlètes handisport a-t-il des répercussions pour les personnes en situation de handicap, à travers notamment une meilleure visibilité ?

C’est très difficile à mesurer. Ce qui est sûr c’est que de plus en plus d’athlètes paralympiques sont demandés pour faire des conférences, sont sponsorisés… Cela ne suffit pas à financer la saison d’un athlète de haut niveau, mais c’est une aide qui n’existait pas il y a encore quelque temps. Il y a aussi des aides personnalisées avec l’Agence nationale du sport (ANS). On a plus d’outils que jamais pour être performant. Et en entreprises, avoir des athlètes en situation de handicap qui viennent travailler, qui font bien le job, cela va donner des idées aux recruteurs pour qu’il y en ait d’autres, qui ne soient pas forcément sportifs de haut niveau. C’est une façon de banaliser la présence de collaborateurs handicapés dans l’entreprise.

Vous avez créé avec votre épouse et votre frère l’association Comme les Autres il y a 10 ans, qui a pour objectif d’aider les personnes handicapées à se reconstruire. Pourquoi le sport est-il l’un des principaux moteurs de cette reconstruction ?

Quand on a créé l’association, on s’est dit qu’on avait identifié les outils qui permettent de rebondir après un accident de la vie. L’idée, c’était de les mettre à disposition des personnes qui ont vécu ces accidents. Et le sport est un formidable outil, notamment dans un enjeu d’autonomie. C’est l’une des premières choses que l’on fait en centre de rééducation, il intervient tout de suite pour pouvoir se déplacer. Et en termes de confiance en soi, d’image de soi, d’indépendance, de création de lien social, le sport apporte tout cela.

Ensuite, une fois qu’on a commencé ce travail d’accompagnement, l’idée est de ré-accéder à la citoyenneté pleine et entière et l’un des outils est le travail. Il nous donne une autonomie dans nos choix personnels et diffuse un grand sentiment d’utilité. Depuis 10 ans, c’est l’un de nos axes principaux, on a accompagné plus de 800 personnes. On veut encore accélerer la transition vers un retour à l’emploi ou un accès à l’emploi. C’est déterminant pour maintenir un équilibre psychologique.

Vous êtes également membre de la commission des athlètes pour Paris 2024. Quel est votre rôle et comment fonctionne-t-elle ?

La commission est mixte, entre hommes et femmes mais aussi entre sportifs valides et handicapés. On se réunit et on se fait challenger par les équipes de Paris 2024 sur tous les sujets qui concernent le parcours athlètes. On peut parler d’accessibilité, de nourriture, de literie, d’événements sportifs, de médias, de sécurité… Tout ce qui concerne les athlètes. La commission a juste vocation à s’assurer que les Jeux soient organisés avec rigueur et engagement. Après, on sait très bien que l’organisme payeur est le CIO et que c’est d’abord les Jeux olympiques et ensuite les Jeux paralympiques. À part peut-être Londres en 2012, aucun pays n’a réussi à les mettre sur un même pied d’égalité.

Comment expliquez-vous cela ?

C’est toujours pareil : la visibilité. Il faut en parler, montrer le parasport toute l’année, parler du handicap avec la juste approche, ne pas être dans le misérabilisme ou dans le concept de super-héros. Il faut arriver à une banalisation de la différence en en parlant normalement, comme les autres. C’est un gros enjeu, pas que médiatique mais aussi au niveau du législateur et dans la vie de tous les jours.

Source FRANCE INFO.

La danse et le handicap se rencontrent avec l’association Hand to hand…

Depuis 2006, Sandrine Darracq fait valser les préjugés et rassemble tous les danseurs autour de sa passion, même en fauteuil !

Rencontre avec la fondatrice et présidente de l’association Hand to Hand à Mérignac en Gironde.

L'association Hand to hand à Mérignac en Gironde fait danser les valides et les handicapés

 

Danseuse et passionnée, Sandrine Darracq a décidé de partager son amour pour la danse avec le plus grand nombre. Ainsi, elle fonde l’association Hand to hand en 2006. L’objectif de cette association :  réunir personnes en situation de handicap et personnes valides autour du plaisir partagé de la danse à 2. Après une formation auprès d’un professeur de danse lui-même handicapé, elle se lance donc dans cette aventure qui met l’humain au coeur de tout.

« Tout le monde peut danser « 

Avec l’association Hand to hand, tout le monde peut danser. Valides et personnes handicapées (en fauteuil mais pas seulement) se retrouvent pour apprendre à danser en couple. Rock, tango, salsa mais aussi danse sportive… le programme est complet. « Nos cours s’adressent à tout le monde que l’on soit danseur ou pas » souligne Sandrine Darracq.

Parmi les prochains défis de l’association, Sandrine Darracq et les membres de Hand to hand se préparent pour un challenge de danse inclusive réunissant des danseurs de la France entière le 8 mai 2022. La fondatrice de l’association ne manque pas d’idées. Avec son équipe, elle a lancé des cours de Zumba assis et des séances pour enfants en fauteuil le mercredi avec toujours comme mot d’ordre le partage.

« Si vous avez envie de partager des moments intenses de bonheur, de joie et de pratique de danse, venez nous rejoindre « 

Informations pratiques

Association Hand to Hand

7 avenue Albert 1ier – résidence Bourranville Apt3 – 33700 Mérignac

Mail : dansehandi@gmail.com

Source FRANCE BLEU.

Auch. Le ciel à portée du handicap…

Le club d’ULM d’Auch crée une section handisport, pour permettre à de futurs adhérents d’apprendre à piloter, avec ou sans handicap.

Une première dans le Gers.

Le club d’ULM albatros veut offrir la possibilité de découvrir le Gers vu du ciel aux personnes en situation de handicap.  DDM

Le club d’ULM albatros veut offrir la possibilité de découvrir le Gers vu du ciel aux personnes en situation de handicap.

Voilà longtemps que Michel Raget, le vice président du club d’ULM Albatros, avait le projet en tête : créer une section handivol à Auch, et permettre aux personnes handicapées de prendre les airs.

« On a créé la structure il y a un an, nous sommes le premier club ULM en Occitanie affilié à la Fédération Française Handisport se réjouit Michel Raget. Mais pour le moment, tant que nous n’avons pas l’appareil, il n’y a pas encore de vols. » L’objectif de la nouvelle section est d’offrir la possibilité à des personnes en situation de handicap de découvrir le vol libre. « Pour cela, il a fallu trouver un appareil bien particulier, qui ne nécessite pas de lever les personnes pour les placer dans les sièges. »

« Pour nous, c’est normal »

Car Michel Raget veut aller plus loin que le simple baptême de l’air. La fédération d’ULM est bien particulière : lors des compétitions, tous les pilotes, handicapés ou non, participent de la même façon, avec les mêmes règles. « Pour nous, c’est normal, mais cela nous amène à pousser les adhérents en situation de handicap, celles qui le désirent, à passer leur brevet de pilotage. Et même de devenir eux-mêmes commandants de bord. » Le projet ne s’étend au handicap mental, pour des questions de sécurité évidentes.

Michel Raget travaille à l’achat d’un paramoteur adapté. « On a trouvé le bon modèle en Allemagne, un Xcitor. C’est un paramoteur, qui comporte un chariot adapté, motorisé, et suspendu à une grande voile. »

Financements

À bord, toute l’instrumentation habituelle de ce type d’appareil, avec parachute de secours, et GPS, au cas où le pilote devrait être récupéré hors aéroport. « Et en plus, il est silencieux, très économe en carburant. » Pour financer les 47 000 € de cet engin, Michel Raget a une solution. « Le système D, s’amuse le président de la section.

Le club va participer, mais également la fédération, et nous avons adressé des demandes au conseil départemental et régional. Des sociétés vont peut-être nous soutenir. Et on va mettre en place une cagnotte en ligne sur Leetchi. » Deux pilotes du club sont formés à la pratique handisport pour assurer des vols de découverte. Sans publicité, ni annonce, le club reçoit déjà des demandes d’adhésions : onze personnes l’ont déjà contacté, « On veut aussi proposer des baptêmes gratuits.

Le comité départemental handisport nous transmettra les demandes. » Ces vols concerneront les jeunes et adultes de tout le département, ou même des gens de passage. « La vue d’en haut est magnifique, insiste Michel Raget, et nous n’avons pas le droit de leur en priver. »

Source LA DEPÊCHE.

Montpellier : à l’aéroclub, pilotage et handicap deviennent compatibles…

Doté d’un ULM conçu spécialement pour accueillir des personnes en situation de handicap, l’aéroclub de Montpellier rend accessible le pilotage. 

Le coût d’un appareil comme celui-ci est d’environ 120 000 €.

Le coût d’un appareil comme celui-ci est d’environ 120 000 €.

Permettre à tout le monde, sans distinction, de côtoyer les nuages. L’Aéroclub de Montpellier en a fait l’un de ses engagements. En 2018, le club a accueilli un ULM un peu spécial. Avec ses ailes surélevées et un grand cockpit, l’appareil peut accueillir des personnes en situation de handicap « en faculté d’accéder, de façon autonome à un aéronef », indique Pierre Sartre, président du club.

Quelques modifications

Un ULM classique possède un palonnier. Il s’agit de deux pédales permettant au pilote de diriger un avion. Il a donc fallu trouver une solution pour permettre aux personnes n’ayant plus l’usage de leurs jambes d’utiliser cet outil essentiel. Un malonnier a donc été créé. Contraction du mot « manche » et du mot « palonnier », cette commande a le même but sauf qu’on la manipule avec les mains.

Une formation de pilote

L’acquisition de cet ULM a plusieurs buts. D’abord, il permet aux personnes en situation de handicap d’effectuer des baptêmes de l’air mais aussi de s’initier au pilotage. Surtout, la section handivol de l’aéroclub de Montpellier propose une formation permettant de devenir pilote d’ULM.

Depuis la création d’Handivol, deux personnes ont été brevetées. Aujourd’hui, deux autres sont en formation. Pour obtenir le précieux sésame permettant de voler seul, il faut passer par des dizaines d’heures d’initiations.

En totale autonomie

Comme le but est de piloter en totale autonomie, l’aéronef a été équipé, derrière les deux sièges, d’une cabine permettant de stocker deux fauteuils roulants. De ce fait, tout est pensé pour permettre à la personne d’être complètement libre et de voler seule.

Le coût des cours au sein de la section Handivol défie toute concurrence. 100 € la séance dont 70 € remboursés tous les trimestres. « Grâce à plusieurs dons et événements, nous arrivons à rembourser les pilotes pour, qu’au final, la séance revienne à 30 € », explique le président. Alors, partant pour s’envoler ?

Source MIDI LIBRE.

Handicap mental : la thérapie par le trampoline…

La pratique du trampoline peut être bénéfique pour les personnes en situation de handicap mental. Au club de Ronchin, on y croit depuis longtemps.

Handicap mental : la thérapie par le trampoline...

 

Après quelques foulées sur la piste de tumbling, histoire de réveiller les corps, puis un rapide échauffement, le petit groupe d’acrobates se sépare en deux, mesures sanitaires obligent. Une partie sur le « trampo fosse » (au ras du sol pour l’apprentissage du salto avant), une autre sur les grands trampolines où déjà les chandelles s’enchaînent. Les athlètes qui évoluent aujourd’hui sur l’agrès sont porteurs de trisomie 21, atteints d’autisme, de troubles cognitifs ou encore de déficience intellectuelle. Ils ont entre 20 et 30 ans et résident dans les foyers de vie de l’association « Les Papillons Blancs » de Lille, avec lesquels le Ronchin Trampoline a noué des liens forts.

« Nous travaillons la motricité, la coordination, l’équilibre mais aussi le déséquilibre car à un moment donné ils basculent en arrière, décrypte Nathalie Groenweghe, coach du club. La confiance en soi et la confiance en l’autre aussi, il en faut pour se jeter en arrière. »

Perchés à 1,20 m au-dessus du sol, ses élèves font en tout cas preuve d’une aisance surprenante. Dans son débardeur rouge floqué High School Musical qu’il arbore fièrement, Jean-Louis, porteur de trisomie 21, lance sa première figure : un « debout-assis-debout » parfaitement réalisé.

Sur le trampoline d’à côté, Yanis essaie, lui, de soigner sa position assise, les mains bien à plat sur la toile. « Du fait de sa maladie, il a une raideur musculaire. Le trampoline l’aide à se détendre, note Aline Memon, aide médico-psychologique. Pour d’autres comme Youssra, il améliore la concentration, elle est plus apaisée après. Cela leur permet aussi de ressentir des émotions, de nouvelles sensations comme l’apesanteur. »

« Ils apprennent à se surpasser »

Bénédicte Bigotte, éducatrice

C’est ce que les Britanniques appellent la thérapie du rebond. Si Ronchin est l’un des rares clubs en France à proposer l’activité Handitramp (depuis une dizaine d’années), outre-Manche, la pratique s’est développée dès les années 1970. Elle est aujourd’hui l’une des activités phares pour développer la motricité et améliorer l’équilibre des enfants porteurs de handicaps. Plus qu’une autre activité sportive, le rebond aide ainsi à établir une connexion esprit-corps.

« Je suis bluffée quand je les vois, avoue Bénédicte Bigotte, éducatrice. Par exemple Emmanuelle arrive aujourd’hui à sauter les deux pieds en même temps. Ça lui apporte plus d’équilibre dans la vie de tous les jours. À première vue, le trampoline semble être inaccessible pour eux. Mais ils apprennent à se surpasser et ils y arrivent ! » Parfait pour booster la confiance.

Source L’EQUIPE.

TARN – Lautrec. L’office de tourisme décroche le label « Tourisme et Handicap »…

L’office de tourisme peut désormais accueillir et satisfaire tous les publics non-voyants, malentendants, etc. 

Le label présenté par Lucie et Véronique et l’appareil  boucle magnétique. Photo DDM GC

 

Soucieux d’accueillir au mieux tous les visiteurs, l’Office de Tourisme Intercommunal du Lautrécois-Pays d’Agout, vient d’obtenir le logo distinctif « Tourisme et Handicap ». La CCLPA possède deux bureaux d’informations mais seul le bureau principal situé à Lautrec* a reçu le label qui récompense les efforts faits pour que chacun puisse profiter et partager les informations touristiques du territoire.

Cette nouvelle compétence concerne trois types de déficiences : mentale, auditive et visuelle. Pour ce faire Lucie la référente qui a œuvré pour obtenir cette distinction, nous explique les changements « j’ai dû entièrement repenser la signalétique sur les présentoirs. Par exemple la documentation triée par catégories et par secteurs géographiques a été écrite en grands caractères et traduite en pictogrammes. L’affichage des produits en vente également. Un comptoir d’accueil pour les fauteuils roulant a été aménagé avec un plan du village simplifié et imprimé en grand format en version « Facile à Lire et à Comprendre ».

Les plans et documents de visite sont traduits en braille et peuvent être prêtés sur demande. Les malentendants, qu’ils soient appareillés ou non, auront une boucle magnétique adaptée pour recevoir plus facilement les informations souhaitées. Enfin, un support vocal a été créé afin de rendre la visite de Lautrec accessible aux déficients visuels ». Sur le site internet de l’Office (www.lautrectourisme.com) une page dédiée rassemble toutes ces informations, et ce afin que les visiteurs puissent préparer leur visite en amont s’ils le souhaitent.

Le bureau annexe situé à Saint Paul Cap de Joux n’a pas le label « Tourisme et Handicap ».

* jardin de la mairie rue du Mercadial – 81440 Lautrec – Tél. : 05 63 97 94 41 ; Ouverture jours et horaires d’octobre à avril : mardi au samedi 9 h – 12 h 30 et 14 h – 17 h 30. – Email : lautrectourisme81@gmail.com

Centres de loisirs et colonies cherchent animateurs désespérément…

Une enquête menée par l’organisation professionnelle Hexopée et dévoilée par « La Croix » montre que les trois quarts des acteurs de l’éducation populaire peinent à recruter des animateurs.

Les collectivités territoriales sont elles aussi concernées, au point de devoir parfois fermer certains centres de loisirs.

Centres de loisirs et colonies cherchent animateurs désespérément

 

À l’heure où débutent les vacances de la Toussaint, nombre de structures d’accueil de loisirs et colonies sont confrontées à une pénurie de candidats titulaires du Bafa, le brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur. « Plusieurs de nos centres de loisirs ont été contraints de réduire de 10 % le nombre de places offertes aux familles », déplore ainsi Jean-Daniel Lemercier, directeur de la fédération Familles rurales d’Ille-et-Vilaine.

Son témoignage concorde avec l’enquête menée auprès d’environ 1 200 structures associatives par l’organisation professionnelle Hexopée, dont La Croix dévoile ici les principaux enseignements : 82 % des acteurs de l’éducation populaire rencontrent des difficultés de recrutement. Parmi eux, 75 % disent avoir du mal à recruter dans le domaine précis de l’animation. Dans ce secteur, qui emploie plus de la moitié des animateurs, 10 % des emplois restent non pourvus. Un taux qui grimpe jusqu’à 41 % dans les petites structures où le travail à temps partiel, souvent subi, est le plus développé.

Effet Covid et raisons structurelles

« En cause, notamment, un effet Covid », reprend Jean-Daniel Lemercier. « Beaucoup de formations au Bafa ont été annulées depuis le début 2020. Or la plupart des titulaires de ce brevet travaillent quelques années comme animateurs, dans des centres de loisirs ou en colos, puis passent à autre chose. Il y existe donc un fort besoin de renouvellement. »

Mais les raisons sont également structurelles. Il y a le coût de la formation, environ 800 ou 900 €. Un facteur sur lequel entend jouer le gouvernement avec l’annonce dans La Croix par la secrétaire d’État à la jeunesse et à l’engagement Sarah El Haïry d’une aide de 200 € qui sera attribuée en 2022 à 20 000 jeunes. Beaucoup de communes ou de départements proposent aussi une aide à la formation, moyennant parfois un engagement bénévole au profit de la collectivité.

« La question de la rémunération et des perspectives d’évolution est également centrale », relève David Cluzeau, le directeur général d’Hexopée. Cet élément d’explication est cité par 24 % des sondés, juste après les horaires proposés (34 %).

Ces deux facteurs se conjuguent souvent. « On demande à nos animateurs de se mobiliser près de 50 heures par semaine, avec de grandes responsabilités (jusqu’à 8 enfants de maternelle et 12 à partir de l’élémentaire), pour une rémunération qui démarre à 35 € la journée, relève Laetita Vigourt, directrice du centre socioculturel Léo Lagrange, à Roye (Somme). Quand bien même notre commune finance une formation au Bafa pour 9 personnes, en échange d’heures de bénévolat, beaucoup de jeunes préfèrent se tourner vers des petits jobs moins chronophages et mieux rémunérés… », constate-t-elle.

Un casse-tête pour les communes rurales

Les structures associatives, qui selon Hexopée embauchent un peu plus de la moitié des animateurs, ne sont pas les seules à être confrontées à cette pénurie. Les collectivités, elle aussi, sont parfois obligées de réduire la voilure, voire de fermer des centres de loisirs. « Dans nos territoires, les titulaires du Bafa sont peu nombreux, déplore Michel Fournier, président de l’Association des maires ruraux de France. Or beaucoup de communes ont besoin de leur service en même temps, notamment le mercredi. »

Les petites communes sont de fait souvent les plus touchées par ce manque d’animateurs, abonde Delphine Labails, maire PS de Périgueux (Dordogne) et présidente de la commission éducation à l’Association des maires de France. « La législation prévoit la possibilité d’employer sur des missions d’animation 20 % de non-titulaires. En ville, on fait souvent appel à certains employés communaux. Une possibilité que, souvent, n’ont pas les villages », décrypte-t-elle.

Le gouvernement soumettra prochainement aux acteurs du secteur l’idée d’un abaissement de 17 à 16 ans de l’âge pour passer le Bafa et, donc, exercer les fonctions d’animateur, auprès d’un public parfois à peine plus jeune. « Ce ne serait pas absurde », réagit Delphine Labails. « Le service civique montre que certains jeunes sont assez matures pour s’engager dès l’âge de 16 ans. »

D’autant que cet engagement ouvre aussi parfois des perspectives professionnelles. « Le Bafa constitue aussi une porte d’entrée vers la branche de l’animation, puisque certains choisissent d’en faire durablement leur métier », rappelle David Cluzeau. « Il est urgent de contrer sa baisse d’attractivité. À défaut, c’est toute la branche qui est en danger », met en garde le directeur général d’Hexopée.

Source LA CROIX.