« Je ne m’étais pas baignée depuis deux ans » : à Plougasnou, la plage se veut accessible à tous…

La mairie de Plougasnou (Finistère) a proposé une journée Plage pour tous, à Primel, le samedi 31 juillet 2021.

Des personnes en situation de handicap ont pu nager, faire du paddle, utiliser leur fauteuil pour se balader sur le sable…

Le tout grâce au matériel de l’entreprise Miaggo.

Franck et Catherine, en train d’essayer un propulseur électrique qui permet de nager et d’évoluer dans l’eau facilement.

 

« Ça faisait deux ans que je ne m’étais pas baignée ni promenée sur le sable » s’exclame Catherine. Cette Plougasniste sort tout juste de l’eau et s’apprête à y retourner, ce samedi 31 juillet 2021. Elle vient de tester le paddle pour la première fois.

« C’est stable, je suis agréablement surprise. C’est d’ailleurs ça qui m’a donné envie de venir. » Sur le sable de Primel, à Plougasnou (Finistère), la plage se veut accessible à tous. La mairie a dit oui à la proposition de l’entreprise Miaggo, créée par Véronique Follet en mars 2021 à L’Hôpital-Camfrout et qui fournit le matériel adapté.

Du matériel adapté pour plus de liberté

Paddle, fauteuil à chenilles pour circuler sur le sable humide comme mou, vélo-pousseur : tout est en libre-service et à tester spécifiquement pour des personnes en situation de handicap.

Une partie du matériel mis à disposition par Miaggo : un paddle, un propulseur électrique et un fauteuil à chenilles, pour que la nage et la plage soient accessibles à tous, à Primel. | OUEST-FRANCE
Une partie du matériel mis à disposition par Miaggo : un paddle, un propulseur électrique et un fauteuil à chenilles, pour que la nage et la plage soient accessibles à tous, à Primel. | OUEST-FRANCE

Catherine est résolument prête pour aller faire trempette. En combinaison, elle enfile son gilet et part à l’assaut d’un propulseur électrique. « Il est équipé de manettes qui permettent de réguler la vitesse. On peut même plonger avec jusqu’à deux mètres. Dès qu’on a une main lâchée, l’appareil s’arrête », expose Véronique Follet. Pas de quoi impressionner Catherine, bien au contraire.

« En fauteuil, c’est impossible de rouler sur du sable mou »

Après avoir dompté quelques vagues, elle remonte la plage, tractée grâce à un « Tiralo » tout terrain. « C’était le pied, vraiment ! » Une vraie bouffée d’air frais, pour celle qui contemple tous les jours la mer sans pouvoir descendre sur la plage. « Quand on est en fauteuil, même électrique, c’est impossible de rouler sur du sable mou. Et on risque de l’abîmer… Là, c’était l’occasion de se baigner, de profiter. Ça donne un coup de fouet et ça vide la tête. »

L’expérience, très positive, devrait être reconduite dans la commune, le 22 septembre 2021. Mais cette fois-ci, Miaggo propose une exploration côté terre. « On va apporter une trottinette trois roues, avec siège. Elle permet d’aller se promener en forêt, par exemple », sourit Véronique Follet. Car hors des bourgs, les campagnes ne sont pas non plus accessibles aux roues des fauteuils.

À côté de ces animations, la société permet de louer ce matériel spécifique le reste du temps. De quoi s’évader plus régulièrement.

Contact : www.miaggo.fr

Source OUEST FRANCE.

Pays basque : l’accès aux plages pour les personnes handicapées se développe lentement mais sûrement. 8 Plages à ce jour…

Au pays basque, huit plages sont labellisées Handi-plage. L’accès au sable et les joies de la baignade ne doivent pas être réservés aux valides.

A Anglet, petit à petit, l’accès s’améliore.

L'association Handiplage recense et labellise les sites accessibles

 

Au pays basque, huit plages sont labellisées handi-plage. Elles sont recensées par l’association handiplage créée il y a 23 ans. De plus en plus de sites sont accessibles même si l’amélioration se fait lentement.

A Anglet par exemple, il y a 4 km et demie de plage mais c’est un littoral très dangereux, alors, il n’y a qu’à la petite chambre d’amour ( ex plage du VFF) que cet accès peut être aménagé. Depuis quelques années, il y a un tiralo et un secouriste saisonnier dédié à son maniement. Jean Cayez, 19 ans, occupe cette fonction depuis deux ans.

Des aménagements simples en apparence mais qui révolutionnent les accès

“C’est un job d’été où on a le sentiment de servir à quelque chose et ça, c’est très, très agréable, commente Jean qui confie apprécier les relations qui se nouent avec les personnes et les familles. Jean est présent 25 heures par semaine du mercredi au dimanche avec des horaires qui varient selon les marées.

À Anglet, cette année, des places de parking handicapées supplémentaires ont été créées, une rampe en béton et une pergola ont été construites sur la plage . Pour Joëlle Turcat est adjointe au maire en charge du handicap, Ce n’est pas anodin du tout parce que jusqu’à maintenant, les personnes en fauteuil étaient obligées rester sur la promenade à cause du sable sauf que la promenade, ce n’est pas vraiment la plage.”

Jean Cayez, handiplagiste, Ramon Espi, président de l'association handiplage et Joëlle Turcat, adjointe au maire d'Anglet en charge du handicap

 

L’association Handi plage milite à présent aussi pour que d’autres handicaps soient pris en charge : non-voyants, malvoyants, handicapés moteurs ou sensoriels.  “Il faut des adaptations pour tout le monde, explique Ramon Espi, son président. Notre travail à nous, c’est de sensibiliser les mairies et les convaincre d’installer des équipements.” 

8 plages labellisées Handi-Plage

Huit plages sont labellisées au Pays Basque :

  • Plage de la digue du Port à Saint Jean de Luz
  • Plage de Soccoa à Ciboure
  • Plage de la Petite Chambre d’Amour à Anglet ( ex-plage du VFF)
  • Plage des deux jumeaux à Hendaye
  • La Grande Plage à Hendaye
  • Plage de la Milady à Biarritz
  • Plage de l’Uhabia à Bidart
  • Lac de Saint Pée sur Nivelle

La plage d'une petite chambre d'amour est la seule labellisée handiplage à Anglet

Source FRANCE BLEU.

Nouvelle victoire sur le handicap aux Fitdays de Nages…

Lors de la dernière course des Fitdays MGEN à la Salvetat, Michel Thomas avait pris le départ avec Manon, jeune handicapée physique dans un canoë sous la pluie avec un vent fort et de la houle.

Nouvelle victoire sur le handicap aux Fitdays de Nages.... Manon et Michel Thomas

 

Elle a pris beaucoup d’embruns mais était heureuse. Nathalie du staff FitDays a aidé à sécuriser le parcours de ces 750 m de natation avec Emilien de la base nautique qui suivait avec un canoë à proximité. Michel sortit de l’eau dans les premiers et partit en vélo pour 20 km avec vent fort et pluie battante, rendant la route glissante sur les 25 km du parcours.

Puis, après avoir posé le vélo au parc, il enquilla sur 5 km de course à pied. Manon et les 3 petits vaillants triathlètes de l’ITEP de Brassac enrôlés pour la bonne cause par Michel Thomas, l’attendaient dans les derniers hectomètres du parcours pour passer la ligne tous ensemble. Une belle course et une belle leçon sur cette journée humaine et sportive, avec Axel, Mattéo et Jeyson à ses côtés pour le respect et la tolérance.

Ces trois jeunes ont fait ce 12 juillet 2021 leurs premiers triathlons et gagné leurs premières médailles. La journée s’est terminée sur une victoire en catégorie pour Manon comme en 2019 où elle avait couru en la compagnie de Michel Thomas sur le XS, le S, le M et le longue distance faisant deux premières places et deux secondes places. Michel Thomas remercie l’organisation des FitDays, le staff, les bénévoles et toutes et tous ceux qui ont permis cette aventure humaine et tri athlétique.

Ces jeunes de l’Itep de Brassac qui ont fait leur 1er triathlon pour changer le regard sur le handicap donnent ici une belle leçon d’humanité. Une belle victoire que Michel attribue en toute modestie à son équipe de choc.

Source LA DEPÊCHE.

Niort. La Fédération des malades et handicapés retrouve le sourire…

Depuis la mi-mai et le déconfinement, la Fédération des malades et handicapés de Niort (Deux-Sèvres) retrouve un semblant de vie normale.

Des membres de la Fédération des malades et handicapés sont allés à la Vallée des singes il y a quelques jours.

 

Après des mois à vivre au rythme des confinements et des déconfinements, la Fédération des malades et handicapés a retrouvé un semblant de vie normale. Le 29 juin, les bénévoles et plusieurs membres de l’association se sont, ainsi, offert un bol d’air bienvenu à la Vallée des singes, dans la Vienne. Le 20 juillet, certains sont allés au zoo de Mervent, en Vendée. Le 9 septembre, c’est une croisière sur la Charente qui les attend (départ du parking Niort associations à 8 h 30). Un week-end dans le Pays basque est également programmé les 23 et 24 octobre pour la Fête du piment, à Espelette. Pour rappel, l’association est ouverte tous les mardis de 14 h à 17 h, au 12, rue Joseph-Cugnot à Niort, pour discuter, jouer et préparer des sorties.

Source OUEST FRANCE.

Angers : une femme en fauteuil roulant et sous curatelle renforcée aurait été victime d’un viol alors qu’elle se trouvait au CHU…

Une femme de 20 ans en fauteuil roulant et sous curatelle renforcée affirme avoir été victime d’un viol alors qu’elle se trouvait au CHU d’Angers, dans le Maine-et-Loire.

Un homme de 29 ans a été interpellé.

Il nie les faits.

Maine-et-Loire : une femme dit avoir été violée au CHU d’Angers. Illustration. Un palais de justice français.

 

Une femme de 20 ans affirme avoir été victime d’un viol le samedi 10 juillet dernier à Angers, dans le Maine-et-Loire. Le lieu peut apparaître insolite puisque il s’agit du CHU où la victime était alors hospitalisée. Fragile et se déplaçant en fauteuil roulant, cette jeune femme est sous curatelle renforcée comme relate par Le Courrier de l’Ouest. Après avoir été subi une intervention osseuse, la patiente était sortie de sa chambre pour aller fumer une cigarette à l’extérieur. C’est là qu’un homme l’aurait abordée.

Il aurait fait fumer du cannabis à une patiente avant de lui imposer une fellation

L’individu aurait fait fumer du cannabis à la jeune femme avant d’observer des attouchements sur cette dernière. Il lui aurait également imposé une fellation. Si le personnel soignant avait eu le temps de le repérer et de l’identifier, les forces de l’ordre n’avaient pu le retrouver en se rendant sur place. Le suspect a finalement été interpellé deux jours plus tard après avoir été reconnu grâce à un œil au beurre noir. L’homme, âgé de 29 ans, était venu recevoir des soins au CHU suite à une bagarre.

Le suspect donne une fausse identité puis nie les faits

Quand les policiers lui ont demandé de décliner son identité, le jeune homme en a donné une fausse. Il a affirmé avoir demandé un “bisou” à la patiente, en niant cependant la fellation contrainte.  Une instruction pour “viol” a été ouverte, et le mis en cause, jusqu’ici inconnu des services de justice, incarcéré. Mercredi, il a demandé devant la chambre de l’instruction d’Angers d’être remis en liberté. Requête à laquelle le parquet se n’est pas montré favorable.

Source 24 MATINS.

 

Coulommiers. Un accueil « musique et handicap » au conservatoire…

Le conservatoire de musique de Coulommiers ouvre un accueil musique et handicap dès la rentrée de septembre.

Au programme, des ateliers adaptés, animés par un enseignant spécifiquement formé..

 

Le conservatoire de musique de Coulommiers élargit son offre pédagogique pour rendre accessible la pratique musicale à tous les publics. L’établissement vient, en effet, d’obtenir le soutien la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France pour mettre en place un accueil « musique et handicap » dès la prochaine rentrée scolaire.

« L’ouverture de cet accueil concrétise notre volonté de donner à chacun les moyens de s’épanouir, de s’exprimer, de partager et d’aller à la rencontre des autres par la pratique artistique, commente la maire, Laurence Picard. La force de la culture, c’est de nous rassembler. Elle y parvient quand elle est accessible à tous. »

Une pédagogie adaptée

Parcours personnalisés souples et évolutifs, ateliers : ce nouveau dispositif facilitera donc l’accès des enfants et des adolescents en situation de handicap, à la pratique musicale, grâce à l’aménagement de l’enseignement. adapté, animés par un enseignant spécifiquement formé.

« Sur les bases d’une pédagogie musicale et dans le cadre d’une démarche de transmission bienveillante et positive, cette nouvelle offre proposera un apprentissage ludique, une approche sensorielle et une découverte progressive de la musique », explique-t-on à la mairie.

Inscriptions et renseignements auprès du conservatoire de musique de Coulommiers au 01 64 75 18 51 ou ecoledemusique@coulommiers.fr. Les inscriptions seront ouvertes dès le lundi 23 août.
Source LE PAYS BRIARD.

Handicap : le réseau des Pep veut rendre les colonies de vacances accessibles à tous les enfants…

Depuis 2019, les PEP établissent un projet d’accueil adapté avec les familles qui souhaitent inscrire leur enfant handicapé en colonie de vacances, en s’appuyant sur les pôles ressources handicap.

Handicap : le réseau des Pep veut rendre les colonies de vacances accessibles à tous les enfants

 

Les enfants en situation de handicap partent peu en colonie de vacances. L’été 2019, ils ne représentaient que 0,39% des enfants de 6 à 17 ans accueillis en séjours avec hébergement, alors que 2,14% des enfants dans cette tranche d’âge sont bénéficiaires de l’Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) (voir encadré ci-dessous).

 Projet d’accueil adapté

Conscientes du besoin pressant d’accueillir ces enfants en séjour ordinaire, Les PEP, qui accueillent environ 16 000 enfants chaque été, ont mis en place depuis 2019 le dispositif « accompagnement handicap PEP attitude ». Quand un parent souhaite inscrire son enfant handicapé en colonie de vacances, un référent PEP contacte les équipes du séjour pour bâtir, avec les familles et les personnes qui accompagnent le jeune, un projet d’accueil adapté à ses centres d’intérêts, ses envies et ses besoins.

« Il s’agit de faire le lien entre la familles et l’association qui organise le séjour. L’objectif est que chaque enfant ait les mêmes droits et possibilités, puisse aller dans des séjours qui l’intéressent, et ne soit pas cantonné aux séjours adaptés, réservés aux enfants en situation de handicap », explique Laurence Planès Cary, cheffe de projet politiques éducatives de vacances, culture et sports. Ce projet d’accueil peut par exemple conduire à renforcer l’équipe sur place ou à adapter certaines activités pour que l’enfant à besoins spécifiques ne soit pas isolé, et profite avec les autres enfants de la richesse du séjour.

Tirer parti des pôles d’appui et de ressources handicap

Le dispositif repose sur l’expertise du réseau des PEP qui gère 80% des pôles d’appui et de ressources handicap aujourd’hui installés dans les départements. « Il s’agit de lieux de ressources, d’orientation, et d’échanges. La question des vacances y est relayée. Ce sont des appuis précieux », indique la cheffe de projet. Car l’une des principales difficultés est de faire savoir aux familles d’enfants en situation de handicap les possibilités qui s’offrent à elles. C’est ainsi que « très peu d’enfants handicapés ont bénéficié des séjours « vacances apprenantes » de 2020, alors que l’accueil de ces enfants faisait partie des critères d’éligibilité des aides de l’Etat, constate Laurence Planès Cary. Ce qui manque encore, c’est la bonne circulation de l’information. » Pourtant, les familles ne paient pas plus cher le séjour de leur enfant s’il bénéficie de cet accompagnement handicap. « Il leur suffit de faire une demande en ligne », ajoute la cheffe de projet.

Du temps et de la disponibilité

Pour l’instant, toutes les demandes ont pu être traitées. Reste à savoir si les familles d’enfants avec des handicaps lourds ne se sont pas auto-censurées. « Il est certain que l’établissement des projets d’accueil nécessite beaucoup de temps et de disponibilité de la part du réseau. Il faut rencontrer les familles, construire le séjour avec les enfants », admet Laurence Planès Cary. A ce jour, le pôle d’experts interne, très engagé sur le dispositif, parvient à gérer toutes les demandes. Mais l’accompagnement handicap n’a que deux années de recul, dont une en pleine pandémie de Covid. « Il faudra sans doute y consacrer davantage de moyens humains avec sa montée en charge », prédit la cheffe de projet.

Focus

Les enfants en situation de handicap, encore trop peu concernés par les colonies de vacances

D’après les dernières données de la Direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA) 1,088 millions d’enfants de 6 à 17 ans ont effectué un séjour de vacances durant l’été 2019, dernière année « normale », avant l’irruption du Covid qui a fait chuter de 60% les départs en colonie de vacances en 2020. Parmi ceux ci, 4 285 seulement étaient déclarés en situation de handicap, soit 0,39% des enfants accueillis en séjours avec hébergement de plus ou moins cinq jours. Or les enfants bénéficiaires de l’Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) représentent 2,14 % des 6-17 ans, d’après le rapport de la Mission nationale « accueils de loisirs et handicap » de 2018. C’est dire si les enfants en situation de handicap partent peu en colonie de vacances.

 

Source LA GAZETTE DES COMMUNES.

À Perpignan, une école de pilotage donne des ailes aux personnes en situation de handicap…

C’est une première dans notre département : l’aéro-club Perpignan Hélico Avion innove en proposant aux personnes en situation de handicap de prendre les commandes d’un ULM, un avion ultra léger spécialement adapté pour leur permettre de piloter ! 

Jean-Claude, paraplégique et Pierre son instructeur s'apprêtent à décoller

Jean-Claude, paraplégique et Pierre son instructeur s’apprêtent à décoller 

 

C’est une initiative qui ouvre de nouveaux horizons à de nombreuses personnes handicapées du département. “Perpignan Hélico” (PH), une école de pilotage basée à l’aéroport de Perpignan, lance une formation de vol accessible aux personnes en situation de handicap grâce à un ULM spécialement adapté. L’initiative est soutenue notamment par le Comité Départemental HandiSport.

Piloter uniquement manuellement, c’est possible

Cet avion ultra-léger, équipé pour être piloté sans l’aide des pieds, permet ainsi aux paraplégiques de découvrir des sensations jusque-là inaccessibles, voire de poursuivre toute la formation en vue d’obtenir une licence de pilote ULM.

Pascal Colonna est le président de l’association Perpignan Helico : “Nous avons été très tôt sensibilisés par le monde des handicapés et par leurs besoins et leurs demandes. Du coup, on s’est orienté sur la mise en place d’un “malonier” sur l’appareil. C’est un équipement assez simple d’installation, et qui permet d’éviter aux apprentis d’utiliser leurs jambes dans le cadre d’une phase de pilotage. Quand on n’a plus l’usage et la capacité de ses pieds, on trouve un autre moyen détourné. C’est ce qui fait d’ailleurs que la plupart des handicapés en partie basse arrivent également à conduire une voiture. Ils ont aussi une forme de malonier orienté voiture. Nous, on l’a simplement adapté à la partie aéronautique. ” 

Jean Louis Tarius est le président du comité handisport des Pyrénées-Orientales. Il a activement collaboré avec l’association Perpignan Helico pour ouvrir cette formation de pilotage adaptée aux personnes handicapées.

“Nous essayons de diversifier les activités accessibles aux personnes en situation de handicap. C’est vrai qu’elles sont limitées en fonction de leur pathologie. Mais les handicapés peuvent faire du sport, ils peuvent aller loin dans le sport. C’est à la fois un facteur pour pouvoir acquérir un peu plus d’autonomie mais aussi être bien dans sa vie malgré le handicap. Le handicap, on ne l’accepte jamais, mais il faut apprendre à vivre avec ! “

Si vous êtes intéressé(e) par ces leçons de pilotage adaptées aux handicapés, appelez le 06 16 37 14 98 ou bien un courriel à l’adresse perpignan.helico@gmail.com

Source FRANCE BLEU.

La Handibox, un kit pour rendre les spectacles culturels accessibles à tous…

Comptoir d’accueil, fauteuils roulants, micros, guide… La ville de Brest propose aux organisateurs tous les éléments pour favoriser l’accessibilité de leurs événements.

Présentation au Fourneau du nouveau concet Handibox qui facilite l'accès aux manifestations culturelles extérieures pour les personnes en situation de handicap.

 

[LAURÉAT DU PRIX COUP DE COEUR DU JURY] Depuis 2012, la ville de Brest (Finistère, 142 748 habitants) organise sa politique culturelle autour du thème : « La culture, partageons-la ». Mais en réalité, les activités culturelles n’étaient pas vraiment accessibles à tous et en tous lieux. Des ateliers de réflexion ont donc été créés, en 2016, avec les acteurs culturels de la ville et des associations liées au handicap, auxquels ont été associées quatre personnes handicapées, pour déterminer les freins qui empêchaient cet accès à la culture pour tous et surtout trouver comment y remédier.

Est alors née l’idée de la Handibox, une «boîte à outils» comportant le matériel et différents conseils utiles aux organisateurs d’événements culturels et artistiques : tente et comptoir d’accueil, rampes d’accès mobiles, sièges cannes adaptés, fauteuils roulants, boucles auditives à induction magnétique pour les malentendants, casques, micros, tablettes, gamelles pour chiens guides d’aveugles et chiens d’assistance, pictogrammes… Un guide fournit aux organisateurs des points de repère et des idées applicables dès la conception, et des fiches les aident à élaborer une communication compréhensible par toutes et tous. Hébergée par les services municipaux qui en assurent la maintenance, la Handibox est prêtée gracieusement aux associations ou collectivités voisines sur réservation, par modules : PMR, audio, numérique et structure d’accueil.

ET AUJOURD’HUI ?

Au départ un peu lourde à manipuler, la Handibox a été progressivement allégée ; une seule personne peut désormais la déplacer dans une voiture individuelle. « Le fait que cette boîte à outils ait été rendue assez légère et portable est une belle réussite », se félicite Réza Salami, adjoint au maire en charge de la politique culturelle et de la valorisation du patrimoine matériel et immatériel de la ville de Brest.
Évaluer précisément son succès est toutefois difficile. Entre juillet 2019 et février 2020, elle avait été réservée vingt semaines et dix semaines étaient programmées au premier semestre 2020, en particulier pour les fêtes nautiques Brest 2020, mais la crise du coronavirus a conduit à suspendre les manifestations culturelles.

Ce dispositif, pensé pour l’ensemble des handicaps, y compris cognitifs ou invisibles, a été conçu pour être pérenne et il pourrait à l’avenir être dupliqué.

« Nous sommes pionniers pour avoir commencé à rendre véritablement accessible la culture à toutes et à tous, poursuit Réza Salami. Car, si la ville n’est pas accessible à tout le monde, c’est elle qui est handicapée… Mais d’autres freins demeurent : chacun, hélas, ne vit pas à côté d’une librairie ou d’une salle de spectacles… ».

« Cet outil à la fois innovant et simple à utiliser reflète notre volonté politique de favoriser la participation des personnes en situation de handicap à la vie de leur commune », estime aussi Mathilde Maillard, adjointe en charge des personnes en situation de handicap.

Brest met sa Handibox à disposition des collectivités qui souhaiteraient s’en inspirer (culture-animationpatrimoines@mairie-brest.fr).

Focus

Une méthode de travail autour du handicap

Des personnes en situation de handicap ont été associées à tous les stades du projet.
Afin de faciliter la participation de tous, les réunions de travail se tenaient dans des salles accessibles aux personnes à mobilité réduite, équipées de boucles à induction magnétique et en présence d’interprètes de langue des signes française (LSF).
La commune a également fait appel à des fournisseurs spécialisés dans l’adaptation aux handicaps et dans le matériel de transport, ainsi qu’à des artistes designers, une graphiste et des imprimeurs.

Focus

Au sujet du projet :

  • LANCEMENT : mars 2019 / PUBLIC : personnes en situation de handicap, organisateurs d’événements culturels
  • PARTENAIRES : ville de Brest (mission handicap, services culture-animation et patrimoine), réseau des médiathèques, musée des Beaux-Arts, une quinzaine d’associations
    nationales ou locales (handicap, culture), quatre personnes en situation de handicap…
  • BUDGET : 68 830 euros (dont Fondation de France : 12 000 euros, ministère de la Culture-Drac de Bretagne : 5 000 euros, conseil départemental du Finistère : 15 000 euros,
    ville de Brest : 36 830 euros)
  • CONTACT : veronique.abalea@maririe-brest.fr

Source GAZETTE DES COMMUNES.

À Rennes, ce centre de loisirs offre un été « comme les autres » aux ados handicapés…

Difficile pour les jeunes en situation de handicap de passer des vacances comme les autres. À Rennes (Ille-et-Vilaine), une association s’occupe d’animer leur été avec des activités en tout genre.

Un bonheur pour les ados et les parents, qui peuvent aussi souffler.

Accompagnés par les éducateurs, les jeunes vont à la mer, à la piscine, faire du sport et peignent, comme les autres.

 

C’est un havre de paix pour ces adolescents rennais en situation de handicap. Dans une maison pourtant sans prétention de la rue Albert Thomas de Rennes, au sud de la gare, ces jeunes de 13 à 18 ans sont comme au paradis. « On accueille tout le monde peu importe le handicap. On veut leur proposer de bonnes activités, comme pour tous les autres ados », explique Mathilde Querboüet, responsable du centre Loisirs Pluriel Ados. Au cours de l’été, une vingtaine de jeunes viendront régulièrement passer du bon temps.

« Ici, c’est comme ma deuxième maison »

Le programme est souvent chargé au centre. « Dès que nous n’avons pas d’activités sur place, on part automatiquement en sortie. On va au restaurant, au zoo, au cirque, au cinéma, liste Mathilde Querboüet. On veut que les ados aient accès aux mêmes endroits que les autres. »

Aujourd’hui, c’est peinture. Il faut repeindre la façade blanche et triste du local pour en faire une fresque colorée et joyeuse, visible dans tout le quartier. Tout le monde s’y met. En parallèle, Léa, qui intervient au centre cet été, offre aux ados des massages pour un moment de détente entre deux coups de pinceaux.

À Rennes, ce centre de loisirs offre un été « comme les autres » aux ados handicapés

« J’aime bien les activités, surtout le cinéma pour voir des dessins animés. J’ai bien aimé aussi aller à la mer, » raconte Ilê, 18 ans, atteint d’autisme. Pour Fleur, 18 ans également, aller au centre de loisirs la comble de joie : « J’aime bien tout, retrouver les jeunes, faire des activités, les sorties. Je suis toujours contente de venir ici parce que je m’amuse bien. Au lycée, c’est plus compliqué, j’ai moins d’amis. Ici, c’est comme ma deuxième maison. »

Un moment de répit pour les familles

Ces moments font aussi du bien aux familles. Le quotidien avec un enfant souffrant de handicap demande beaucoup de temps et d’énergie. « Ils ont chacun des difficultés différentes. Ils ont plus ou moins besoin d’attention. En moyenne, il y a un encadrant pour deux ados. » Les parents en profitent aussi pour prendre du temps pour eux. « Une famille n’avait jamais pu aller au restaurant depuis dix ans avant de connaître le centre de loisirs. Aller chez le coiffeur, faire les boutiques, ce n’est pas possible autrement pour eux », explique la gérante.

La demande est forte pour cet été. « Au total, j’ai une cinquantaine de demandes. On pourrait ouvrir un autre centre à Rennes si on avait les financements », déplore Mathilde Querboüet. En attendant de pouvoir accueillir tout le monde, le centre de loisirs continuera une partie de l’été d’entendre les rires des ados.

Source OUEST FRANCE.