Handisport – Gironde. Cadillac : La prof met ses élèves en fauteuil roulant pour les sensibiliser au handicap…

Au collège A.France de Cadillac (Gironde), les collégiens pratiquent le handisport pour être sensibiliser à la pratique d’une activité sportive en situation d’handicap.

 

Au collège Anatole France de Cadillac (Gironde), la prof de sport a décidé de programmer l'handisport ce trimestre pour sensibiliser ses élèves au handicap. (©Le Républicain)

Pas de bousculade, à l’entrée du gymnase des Baries à Cadillac (Gironde) en cette fin du mois de novembre 2020. Les élèves du collège Anatole France franchissent la porte, certains sur leurs deux pieds et d’autres en fauteuil roulant car une moitié de l’effectif est handicapée.

Une volonté de leur professeure d’éducation physique, Anne Asseraf-Godrie, qui tente là une expérience particulièrement enrichissante : un trimestre pour pratiquer le handisport.

Le handisport, c’est quoi ?

Avec une prothèse, un fauteuil roulant ou un membre amputé, le sport reste accessible aux personnes invalides. Sous le terme handisport, on retrouve tout simplement l’activité sportive dont les règles ont été modifiées pour qu’il puisse être accessible aux personnes handicapées. Qu’il soit moteur ou sensoriel. Par ailleurs, concernant l’handicap mental, on parle de sport adapté.

Un cycle de sept semaines

« Sans l’aide du club de handball de Monségur qui nous a prêté 10 fauteuils roulants, ce projet n’aurait pas vu le jour »

Anne Asseraf-GodrieProfesseure de sport au collège Anatole France à Cadillac (Gironde)

Mais, concrètement, tout le mérite revient à l’enseignante qui a mis « sur pied » (et « sur roues ») un cycle de sept semaines de sports variés dans les conditions d’un handicap.

Jusqu’aux vacances de Noël, les ados vont se glisser dans l’esprit d’un invalide, apprendre à contrôler leurs mouvements face à l’autre, gérer des situations paradoxales.
Auparavant, ils se sont renseignés sur Internet et c’est en tout état de cause qu’ils se sont jetés dans l’aventure.

Des cours différents

Au collège Anatole France de Cadillac (Gironde), la prof de sport a décidé de programmer l'handisport ce trimestre pour sensibiliser ses élèves au handicap.

L’étude n’empêche pas la variété et les élèves des classes de 5e, 4e et 3e s’initient à tour de rôle à plusieurs handisports dans le gymnase de Cadillac. Ils pratiquent l’expression corporelle, l’ultimate (qui s’apparente au frisbee), le badminton, le handball, le volley. Chaque séquence se traduit par l’affrontement de deux équipes rivales de 10 joueurs debout et 10 assis. Pas facile, d’attraper la balle en stabilisant son fauteuil ! Pas facile, non plus, de la lancer correctement en respectant son adversaire défavorisé ! Et que dire de la course « à l’aveugle » ? De la réalisation d’un parcours athlétique ? L’introduction de fauteuils est aussi cause de situations particulières : Anne doit passer du temps à les nettoyer, changer éventuellement une roue crevée, etc… Sans se départir de son calme qui se répercute sur ses élèves, ravis de cette expérience.

Une session dont les collégiens se souviendront, et dont tout le mérite revient à une professeure qui n’as pas peur d’innover.

Source LE REPUBLICAIN.

Handicap – Conçue et déployée à Brest, la Handibox lauréate d’un prix territorial 2020…

La Handibox, concept innovant en France pour faciliter, à Brest, l’accès à la culture des personnes en situation de handicap, a été distinguée par les Prix Territoriaux 2020.

La Handibox (ici lors de sa présentation fin 2019), conçue et déployée à Brest, est lauréate des Prix Territoriaux 2020

 

La Handibox, concept innovant en France pour faciliter, dans le territoire de Brest, l’accès à la culture des personnes en situation de handicap, a récemment décroché le Prix coup de cœur des Prix Territoriaux 2020, organisés par La Gazette des communes et la GMF.

Lever les freins

Le Ville de Brest rappelle qu’avec sa Handibox, lancée début 2019, elle a «souhaité lever les freins pratiques et techniques liés à l’accueil des personnes en situation de handicap dans les événements culturels et artistiques. »

Le dispositif comprend le matériel nécessaire pour faciliter l’accueil et la participation des personnes en situation de handicap aux différentes manifestations culturelles et artistiques, notamment celles en extérieur comme les festivals.

Un atelier de travail participatif

Et la Ville de revenir sur la genèse du projet : «La Handibox a été conçue par un atelier de travail intitulé Accès à la culture des personnes en situation de handicap dans le cadre du réseau La culture, partageons-la, que nous avons mis en place et et que nous animons depuis 2012 dans le territoire brestois. Cet atelier spécifique a été créé en 2016. Il est constitué d’actrices et d’acteurs du monde culturel de la ville d’une part, et, d’autre part et à parité, de personnes en situation de handicap, d’associations qui les fédèrent et de services œuvrant dans le champ du handicap. Le rôle de cet atelier est de concevoir des actions permettant de faire évoluer l’accès à la culture des personnes en situation de handicap.»

Tout le matériel nécessaire

Des matériels spécifiques, permettant de faciliter l’accès aux événements culturels et à leurs contenus, ont été choisis sur les recommandations des participantes de l’atelier relevant du champ du handicap. «Il s’agit d’un ensemble de matériel et d’un fond documentaire permettant une mise en œuvre facilitée de l’accueil de personnes en situation de handicap, des méthodes et contacts pour y parvenir.

Très concrètement, la Handibox contient : un stand d’accueil, deux roll-up Handibox, deux boucles auditives d’accueil, deux fauteuils roulants, huit sièges cannes, deux bornes sonores, deux rampes d’accès mobiles, un chargeur pour fauteuil roulant électrique, une tablette pour bornes sonores, deux gamelles pour chiens d’assistance, des gilets “LSF” et “PMR” pour faciliter l’identification des personnes ressources, un émetteur fixe boucle auditive mobile, dix casques auditifs, dix “tours de cou” pour boucle auditive mobile, dix récepteurs individuels pour boucle auditive mobile, un micro-cravate, un émetteur mobile de poche boucle auditive, un récepteur fixe boucle auditive mobile, deux dictaphones numériques stéréo MP3 avec connecteur USB pour la mise en ligne vocale des programmations, des tutoriels pour l’utilisation des matériels, un fond documentaire (guide-repère pour l’accueil des personnes en situation de handicap, fiches communication à destination de ces publics).

Source Côté BREST.

 

TaKaHut ou l’échange de logements adapté aux personnes handicapées…

VACANCES La plateforme d’échange de logements TaKaHut, créée par un Nantais en 2019, permet aux personnes à mobilité réduite de séjourner dans des hébergements accessibles et adaptés à leurs besoins.

 

TaKaHut ou l'échange de logements adapté aux personnes handicapées

Partir en vacances quand on porte un handicap moteur? Pas évident, au vu du peu d’hébergements qui peuvent se prévaloir du label Tourisme & Handicap. La plateforme d’échanges de logements TaKaHut, lancée en 2019, propose d’y remédier. Elle permet aux personnes handicapées moteur – elles sont près de 850.000 en France selon l’Insee – de troquer leur logement contre un autre équipé.

« Les vacances, c’est ce qu’on attend tous pour pouvoir souffler. C’est important de ne pas y renoncer quand on a un handicap », confie Emilie Cordier, handicapée moteur de 38 ans et utilisatrice du site. La tour Eiffel, le Louvre… C’est grâce à TaKaHut qu’Emilie a pu découvrir ces lieux incontournables de la capitale avec ses enfants. Pendant ce temps, Nicolas, tétraplégique, a pu profiter de son logement près de Nantes. « Je me sentais indépendante », sourit-elle, songeant à cette semaine. Entre fauteuil de douche et absence de marches, tout l’appartement était adapté.

« C’est rassurant pour partir »

Par le passé, cette mère de famille avait connu quelques déceptions dans des gîtes censés être accessibles. «Une fois, le four était trop haut et je me suis brûlée, grince-t-elle. J’ai fini par écourter mes vacances. » Avec TaKaHut, pas de mauvaise surprise. «C’est rassurant pour partir », insiste-t-elle. Le site est gratuit et ne nécessite pas de verser un acompte. Un vrai bonus pour ceux qui disposent de petits revenus.

Le seul bémol, et il est important, reste le nombre de logements répertoriés : une trentaine à ce jour. «La difficulté est de faire matcher les profils», reconnaît le créateur de la plateforme. Une seule solution pour aider le site à grandir : s’inscrire !

LE PARTENAIRE VACANCES – HANDICAP – INFO  Cliquez ici.

Source 20 MINUTES.

Coronavirus : « Même pendant la crise sanitaire, le sport santé est un enjeu de société », estime un médecin…

Un institut lillois qui promeut la santé par le sport avait dénoncé la fermeture des salles de sports pour les patients bénéficiant d’une prescription médicale.

Coronavirus : « Même pendant la crise sanitaire, le sport santé est un enjeu de société », estime un médecin

  • L’activité sportive pour les personnes bénéficiant d’une prescription médicale peut continuer dans les salles de sport, malgré les restrictions liées au Covid-19.
  • Pour l’Institut de recherche du bien-être de la médecine et du sport santé, continuer de pratiquer un sport pour ces patients, est une question de santé publique.
  • « Des experts montrent que les prescriptions de pratiques sportives pourraient faire économiser 4 milliards à l’assurance maladie », assure un médecin.

Et si le coronavirus faisait progresser les programmes de santé par le sport ? L’Institut de recherche du bien-être de la médecine et du sport santé (IRBMS), à Villeneuve d’Ascq, dans le Nord, milite en ce sens. Car depuis la décision de fermer les salles de sport, en septembre, elle a obtenu le droit de continuer à pratiquer une activité sportive pour les personnes bénéficiant d’une prescription médicale. Et ce, malgré les restrictions sanitaires liées à l’épidémie de Covid-19.

Dès le 25 septembre, plusieurs arrêtés préfectoraux avaient été pris après l’annonce du passage de la métropole lilloise en zone d’alerte renforcée. Parmi ces mesures, la fermeture des salles de sport pour tous les publics, y compris ceux qui pratiquaient une activité physique à but thérapeutique.

Machine arrière du ministère

Le ministère avait finalement fait machine arrière, une semaine plus tard, après une alerte des professionnels de l’activité physique et du collectif France Sport Santé.

« Les personnes en situation de handicap qui auraient besoin de pratiquer une activité physique régulière, ainsi que celles disposant d’une prescription médicale d’activité physique adaptée (APA) souvent intégrées dans des parcours de soins, font désormais partie des publics prioritaires qui peuvent continuer d’exercer leur pratique dans les équipements couverts » a fini par admettre le ministère.

Un soulagement pour le Dr Patrick Bacquaert, médecin chef de l’IRBMS Hauts-de-France. « Il était inimaginable que ces personnes, qui souvent souffrent de diabète ou d’obésité, ne puissent pas poursuivre leur thérapie basée sur la pratique du sport. Car ce sont aussi des sujets à risques face au Covid-19 quel que soit l’âge. Suspendre ce traitement aurait eu des effets délétères sur leur santé. »

« Un certificat médical ne suffit pas »

Inutile, néanmoins, de tenter d’obtenir un certificat médical pour pouvoir reprendre une activité physique, en ce moment. Ça ne marche pas. « Un simple certificat en prévention d’un risque médical ne suffit pas, précise Patrick Bacquaert. Il est question de prescriptions répondant au “sport santé sur ordonnance” pour des infections de longue durée. » L’excès d’embonpoint, dû au confinement, n’est donc pas un motif valable.

Car Patrick Bacquaert estime que « c’est une question de santé publique et un enjeu de société ». « Des études d’experts montrent que ces prescriptions de pratiques sportives pourraient faire économiser 4 milliards à l’assurance maladie », assure-t-il. Or les structures disponibles sont encore trop confidentielles, la salle de sport devant disposer d’une personne diplômée pour suivre un protocole précis.

Combien de personnes bénéficient de ce programme dans les Hauts-de-France ? Contactée, l’Agence régionale de santé n’a pas donné suite. « Il n’y a guère de volonté politique, regrette Patrick Bacquaert. C’est pourquoi il y a une méconnaissance du public et des professionnels de santé, alors que la région est la plus touchée par l’obésité et les risques cardio-vasculaires. »

DOCUMENTAIRE L’œil du Tigre : Laurence, non–voyante au combat !… À découvrir lundi 09 novembre à 22h45 sur FR3.

Tourné en Mayenne, ce documentaire de Raphaël Pfeiffer dresse le portrait émouvant de Laurence Dubois, championne d’art martial non-voyante, et surtout femme rayonnante.

À découvrir lundi 09 novembre à 22h45.

Laurence Dubois, championne de Viet Vo Dao et héroïne de "L'oeil du Tigre"

L’histoire de Laurence est faite d’épreuves : née avec un glaucome et des yeux très fragiles, elle a su très vite qu’elle ne les garderait pas toute sa vie. À 17 ans, elle perd son premier œil.
L’usage du deuxième diminue progressivement durant les quinze années qui suivent, et à 33 ans elle perd complètement la vue, c’était il y a vingt ans.

Douée d’une forte personnalité, extravertie et aimant faire la fête, Laurence est depuis toujours fan de sports de combat, des disciplines qu’on lui avait interdites à cause de sa fragilité oculaire.
Devenue non-voyante, elle va se consacrer à un art martial Vietnamien, le Vovinam Viet Vo Dao.

Le documentaire qui lui est consacré, “L’œil du Tigre” est sorti en salles en 2019. Raphaël Pfeiffer voulait porter l’histoire de son personnage sur grand écran, et tourner sur la durée.

J’ai vite compris que Laurence était un personnage plus riche, plus intéressant que ce que l’on peut imaginer au premier abord.” raconte Raphaël Pfeiffer. “Le sport était un peu secondaire, il y avait chez elle quelque chose de fascinant, notamment dans son rapport à sa famille. Cela touchait à des thèmes qui dépassaient le quotidien d’une personne en situation de handicap. Il fallait creuser, il fallait rester, filmer.”

Laurence vit avec son mari Philippe et ses enfants à Châtillon-sous-Colmont entre Mayenne et Ernée. Leur vie n’est pas facile.
Ils ont une toute petite ferme, une dizaine de vaches, dont ils vendent le lait. Philippe n’a jamais un week-end. Quand ils partent en vacances, ils vont dans un camping à trente minutes de la ferme, pour qu’il puisse quand même aller traire ses vaches et retrouver sa famille le soir.

“Ce n’est ni un film sur le handicap, ni un film sur le sport” insiste Raphaël Pfeiffer “c’est un film sur une femme exceptionnelle, qui a eu une vie très difficile, qui a traversé beaucoup d’épreuves et qui, parce qu’elle est rayonnante, est une source d’inspiration permanente.”

Les séquences au dojo avec les entraînements et les compétitions, les scènes de vie familiale et de vie de la ferme alternent dans “L’oeil du tigre” pour nous faire partager le quotidien de Laurence et des siens, sans s’alourdir pour autant.

C’est un film sur la bonté : la présence de Laurence rend les autres meilleurs

Raphaêl Pfeiffer, réalisateur de ‘L’oeil du Tigre”

C’était important pour moi de faire un film sur des personnes de situation sociale modeste sans rentrer dans des problèmes d’argent” indique le réalisateur, qui poursuit : “C’est aussi un film sur la bonté : la présence de Laurence rend les autres meilleurs. C’est ce qu’elle fait ressortir chez son mari, qui, deux à trois fois par semaine, l’accompagne à son entraînement, passe une heure et demie à la regarder, puis la ramène. Je n’ai pas l’impression qu’il voit ça comme un devoir.

Reste que le sport, qu’elle a commencé sur le tard prend une place prépondérante dans la vie de Laurence Dubois. “Elle fait quelque chose qu’elle n’aurait pas pu faire avant, elle y obtient une reconnaissance qui lui permet de surmonter des moments plus durs. Parce qu’il lui arrive d’avoir des moments de tristesse liés à son handicap, même si elle vit globalement bien avec.”

Laurence Dubois lors d'une compétition de Viet Vo Dao

Et en ne renonçant à rien : son investissement dans le Viet Vo Dao ne s’est pas fait au détriment de sa vie de famille ou de sa vie sociale, comme le remarque très justement le sociologue Frédéric Reichhardt dans cet entretien.

Si Laurence Dubois a d’abord suscité la curiosité dans les dojos, elle est aujourd’hui une porte-parole des questions liées au handicap au sein des instances de son sport, et un exemple pour beaucoup au-delà : en France, on compte 3,1 millions de personnes déficientes visuelles dont 210 000 malvoyants profonds et 70 000 aveugles.

Source FR3.

 

Handi Kart – Karting: un stage pour les personnes en situation de handicap…

C’est une première en Calédonie : un stage de conduite réservé aux personnes en situation de handicap.

Objectifs : leur donner des notions de sécurité routière, leur apprendre les trajectoires et le freinage.

Premiers stagiaires sur la piste : Nicolas Brignone et Pierre Fairbank.

handikart

Sur le tracé de Nakutakoin, les deux champions handisports calédoniens se sont essayés au karting, au volant de bolides aux moteurs de 26 CV. Ces derniers, qui peuvent atteindre 100 km/h ont été spécialement aménagés par l’association Handikart NC, avec notamment les commandes au volant.

Un projet ambitieux

L’association Handikart NC a mis en place un projet réservé aux personnes en situation de handicap. Toute la matinée a été consacrée aux cours de maîtrise, à la conduite et ses difficultés. Exercices d’évitement, de freinage, d’accélération… mais aussi de trajectoire, tout est à apprendre. Au total, la formation se déroule en trois modules de 40 heures. Le but : pouvoir anticiper les dangers de la route. 

“L’objectif c’est de leur faire découvrir le kart et aussi de leur donner les notions de sécurité routière, comme tout ce qui est freinage. 90% des gens sur la route ne savent pas freiner. Au niveau des handicapés, cette formation est une première. Là on voit qu’ils maîtrisent plutôt bien”

Jean-Yves Coulon, formateur option karting

Adrénaline et émotions garanties

Premières impressions à chaud de Pierre Fairbank. “On essaye d’écouter les consignes, c’est tout nouveau. C’est génial c’est une formation, c’est bénéfique pour apprendre à conduire et de nous permettre de vivre ça donc au niveau émotionnel et sensations, j’ai bouffé autant de jus qu’un marathon” lance l’athlète, sur un ton amusé.

Handikart brignone et fairbank

De son côté, Nicolas Brignone s’est déjà adapté comme un champion ; lui qui a déjà essayé le karting en Australie et en Nouvelle-Zélande. “Moi j’adore, j’ai toujours été très sport mécanique depuis mon enfance et on ne dirait pas mais le karting ça reste quand même très physique et au niveau des sensations, c’est vraiment au top… au niveau des sensations de vitesse, de freinage… Ouvrir le karting aux personnes en situation de handicap, c’est toujours bien d’avoir une nouvelle discipline où justement on peut s’épanouir. Je pense que ça peut apporter beaucoup et ça va nous apprendre beaucoup” confie-t-il, avant de repartir pour un tour de piste.

L’adrénaline est au rendez-vous pour ces deux grands sportifs habitués aux compétitions. “Ça va beaucoup plus vite, mais en forçant un peu moins” lance Pierre Fairbank. L’objectif est d’ouvrir, au plus grand nombre, la possibilité de suivre ce genre de formation dans le but d’améliorer la sécurité routière. Au-delà du plaisir de piloter un karting, la notion de sensibilisation à la conduite est de plus en plus importante.

Source FRANCE INFO.

 

 

ENTRETIEN. Pierre Tarance, joueur du RC Vannes : « Je me suis approprié mon handicap »…

Le 10 octobre 2010, le joueur du RC Vannes Pierre Tarance a été plaqué au sol par un Fidjien lors d’un match de rugby contre Limoges.

Vertèbres cervicales brisées, il est tétraplégique depuis dix ans. Il se confie à Ouest-France.

Pierre et les deux femmes de sa vie, Margaux et Marie.

Le 10 octobre 2010, le joueur du RC Vannes (Morbihan) Pierre Tarance a été plaqué au sol par un Fidjien lors d’un match de rugby contre Limoges. Vertèbres cervicales brisées, il est tétraplégique depuis dix ans.

Aujourd’hui, que retenez-vous de ce 10 octobre 2010 ?

Je me souviens de tout. Des odeurs, des bruits, des paroles qui ont été prononcées. J’ai entendu : dites-lui de se relever, il fait du cinéma ! J’ai cru que j’allais mourir. Mon protège-dents m’empêchait de respirer. Les médecins ont dans un premier temps décompressé la moelle épinière. Puis je suis parti en ambulance vers l’hôpital de Pontchailloux à Rennes. L’hélicoptère était pris sur une autre intervention. J’avais mal, j’avais soif. C’était très long. Je ne me souviens pas si quelqu’un m’a dit quelque chose sur mon état. J’étais comme une planche. Je savais que j’étais mal. Dix jours après, je débarquais au centre de rééducation de Kerpape. J’ai croisé Marie dès le premier jour.

Et ensuite comment s’est passée votre reconstruction ?

Je prenais comme ça venait. Je suivais le mouvement. Avec le personnel soignant, dont Marie qui était kinésithérapeute, nous fixions des objectifs toutes les semaines. Parfois, je les atteignais en deux jours. On rigolait bien ensemble mais j’étais là pour travailler.

Comment êtes-vous devenu joueur professionnel de rugby ?

Je viens d’un petit village des Landes, qui s’appelle Pouillon. On avait le choix entre, le rugby, le basket, le tennis et la natation. J’ai choisi le rugby, j’avais 5 ans. J’ai joué mon premier match le 14 octobre 1988. Mon père jouait aussi au club et ma mère y était bénévole. Je suis arrivé à Vannes en 2007. J’étais en couple, je construisais moi-même ma maison. Au départ, je ne faisais que ça. Ensuite, j’ai travaillé chez Gédimat, à mi-temps, puis au chantier Multiplast à Vannes. Je faisais de l’assemblage. On finissait le bateau du patron à quai. On commençait de bonne heure le matin car il faisait chaud cette année-là. Je regardais les levers du soleil. Il y avait une excellente ambiance. Ça me plaisait. Je serais bien resté. J’avais un contrat jusqu’au 31 décembre 2010. Je me suis arrêté avant…

Dix ans après cet accident, quel bilan tirez-vous de votre vie ?

En dix ans, j’ai fait pas mal de choses. J’ai refait ma vie avec Marie, j’ai voyagé plus que je ne l’avais fait les 27 premières années. Nous avons par exemple été en voyage de noces en Polynésie. Nous sommes allés à la coupe du monde de rugby en Nouvelle-Zélande, puis au Japon en 2019. Nous sommes allés au Canada, en Jamaïque, à Miami, à Punta Cana. J’ai une petite fille formidable désormais, Margaux, qui vient d’avoir deux ans. Je me suis approprié mon handicap, je l’ai digéré.

Est-ce qu’avec l’évolution de la science, vous espérez remarcher un jour ?

Non. J’en ai tellement bavé pendant 20 mois que je ne suis pas prêt de recommencer. Je préfère mettre mon énergie à vivre comme je suis aujourd’hui. Je ne veux pas quitter encore ma maison. Ça n’est pas dans mon état d’esprit. Me refaire opérer. Non, vraiment.

Qu’est-ce que vous faites aujourd’hui, que vous n’auriez pas imaginé ?

À Kerpape, j’avais dit à tout le monde, que je ne me marierais jamais en fauteuil. Avec Marie, on s’est marié en 2016. Je cherche toujours des adaptations dans ma vie. Je voulais par exemple tondre la pelouse dans mon jardin. J’ai mis un an à trouver une solution mais j’y suis arrivé. C’est désormais moi qui m’occupe de la tonte. Je mets deux jours, mais j’y arrive. Je ne me suis jamais mis d’interdits, ni de barrières. Avoir un enfant, je n’y pensais même pas. Désormais, Margaux me met face à mon handicap, à mes difficultés. Je vois tout ce que je ne peux pas faire. Elle, elle s’en fiche. Le fauteuil fait bip-bip, ça l’a fait rigoler.

Qu’est-ce que cet accident vous a appris sur vous et sur les autres ?

J’ai appris à me connaître. Je connais mon corps par cœur. J’ai appris à prendre soin de moi. De ne plus aller au-delà de la douleur comme je le faisais quand je jouais au rugby. J’ai aussi appris la patience. Je suis reparti de zéro. Il faut avoir le courage de le faire, trouver des projets, continuer à vivre. Sur les autres, pas grand-chose. Le tri se fait vite entre les vrais amis et les connaissances. Une chose est sûre, cet accident m’a apporté de sacrées emmerdes. Mais je m’adapte. Tous les ans, avec Marie, nous allons témoigner à l’école des aides-soignantes. Je leur sors ma règle des 4 A, comme Accepter pour avancer, Adapter, Aménager et Anticiper.

Qu’est ce qui vous agace actuellement ?

L’administration. À Pôle emploi, j’étais en face d’une conseillère un jour, elle m’a demandé si j’avais mon permis moto (soupirs). Je reçois des offres automatiques pour être chauffeur de bus. Ça me rend dingue. Par exemple, ma carte d’invalidité était valable trois ans. Si je ne pensais pas moi-même faire les démarches de renouvellement, personne ne me prévenait et je me retrouvais sans carte. Rien n’est fait pour nous simplifier la vie.

Qu’est ce qui vous manque le plus ?

Un travail. J’ai fait une formation d’analyste vidéo, mais personne n’a fait appel à moi, notamment dans le rugby. Je suis actuellement une formation à distance pour devenir architecte d’intérieur, mais je ne sais pas encore si j’aurai les ressources techniques pour aller au bout. J’ai choisi ce créneau car j’étais menuisier de formation. J’aime bien le bâtiment et j’ai toujours aimé le dessin. En 2007, j’avais pris des cours de peinture à Vannes. J’ai même un atelier dans ma maison. J’ai essayé de repeindre après mon accident, ça m’évitait de penser à mes douleurs. Mais je ne suis pas assez autonome. Il fallait tout me préparer, alors j’ai laissé tomber. J’aimerais trouver un boulot, rencontrer des gens, partir de chez moi le matin et rentrer le soir. Avoir des choses à raconter.

Source OUEST FRANCE.

Morbihan. Le Mobile dream, « un outil de libération » pour les handicapés…

Le Mobile dream, engin à propulsion électrique tout terrain, permet aux personnes en situation de handicap d’accéder à la pleine nature.

Édouard Braine, tétraplégique, vante les mérites de l’appareil qu’il utilise depuis douze ans à Larmor-Plage (Morbihan).

Le nouveau modèle de Mobile dream, équipé d’un « joystick » a été inauguré, mardi 6 octobre 2020, à Larmor-Plage.

C’est une espèce de voiturette, à propulsion électrique, équipée d’un fauteuil et d’un guidon. Le Mobile dream est un engin tout terrain permettant aux personnes en situation de handicap d’accéder à la pleine nature. Encore plus depuis mardi 6 octobre 2020, date de l’inauguration du nouveau modèle, équipé d’un joystick. Édouard Braine, habitant de Larmor-Plage (Morbihan), tétraplégique qui utilise la machine depuis douze ans, est ravi : « C’est un outil de libération pour moi ! »

Une aventure française

L’ancien diplomate, septuagénaire, vante les mérites du Mobile dream, « robuste et tricolore ». En effet, de son invention à sa conception, l’engin est une aventure française. « Deux ingénieurs sortis de nulle part l’ont imaginé dans leur garage, près de Grenoble, au mitan des années 2000 », raconte Édouard Braine. Désormais, il est conçu en Vendée, par la société Lazelec. Et, depuis Larmor-Plage, c’est Alleza Medical Santé (AMS) qui s’occupe de sa distribution en Bretagne.

Entre 16 000 € et 25 000 €

La machine coûte cher, entre 16 000 € et 25 000 €. Mais elle est homologuée et remboursée par la Sécurité sociale, à hauteur de 4 000 € environ. Ensuite, les intéressés peuvent bénéficier de l’aide de leur mutuelle, de leur assurance, du conseil départemental, voire d’associations, comme les Petits bouchons. « Ainsi, certains ne déboursent pas un centime, assure Cédric Le Gallo, responsable d’AMS. D’autres paient parfois jusqu’à 25 % de la somme. »

Trois engins

Dans le Morbihan, « un peu moins de dix personnes en situation de handicap utilisent un Mobile dream », indique Cédric Le Gallo. Un usage relativement confidentiel que cherche à étendre Édouard Braine. L’association Santiago accessible, qu’il préside, met à disposition trois engins, grâce au mécénat et à la société Lazelec, aux habitants de Larmor-Plage et aux patients du centre de rééducation fonctionnelle de Kerpape, à Ploemeur (Morbihan).

Source OUEST FRANCE.

Tour de Corse historique : le handicap enfin dans la course… Vidéo.

Cette année à l’occasion du Tour de Corse Historique, neuf personnes en situation de handicap ont pris place sur le siège de copilote, grâce au travail et au dévouement de deux associations.

Un rêve pour les participants, un symbole fort pour l’acceptation du handicap.

Charles, jeune de 23 ans victime de handicap, au moment de prendre part à sa première spéciale

Grégory Chiesi, casquette du Sporting enfoncée sur la tête et masque sur le visage, traverse le parc fermé de la place Saint-Nicolas, à Bastia. Au milieu des bolides rutilants et des bruits de moteur.

Un petit signe, un encouragement à chaque voiture qui se dirige vers le lieu de la prochaine spéciale.

Grégory est sur un petit nuage. Son regard pétille encore des émotions qu’il a vécu la veille, sur les spéciales autour de Porto-Vecchio.

“D’habitude, j’étais sur le bord de la route, je regardais passer toutes ces voitures. Et là j’étais dedans ! C’était un rêve pour moi”.

Grégory à fini, lors des deux spéciales, autour de la cinquantième place, et il n’en est pas peu fier. A raison.

Grégory est, désormais, pourra dire qu'il a participé à un tour de Corse

De l’autre côté du miroir

Le jeune homme est l’une des neuf personnes en situation de handicap qui prend part à ce Tour de Corse historique.

Durant une journée, ils embarquent au côté de pilotes chevronnés, et endossent le rôle très important de copilote. Avant de passer le relais à un de leurs camarades.

Mais pas question de retourner dans le public. La compétition, on y prend goût. Alors Grégory aujourd’hui, rejoindra l’équipe qui assiste le pilote, et sera en charge des pleins, de vérifier la pression des pneus, ou des petites réparations.

Ce matin-là, c'est Charles qui prend le départ sur le siège de copilote

Faire du handicap une force

Un peu plus loin, Benoît Cousin monte dans sa BMW 2000 Touring TII. Il est pilote sur ce tour de Corse historique 2020, mais il est également président de l’association Handi Rally Passion.

Et il n’est pas peu fier de voir Grégory, Charles et les autres prendre part à la compétition :

“C’est plus qu’une fierté… Plus que le pilote ou le président d’association, c’est le papa qui parle. Le papa d’un enfant handicapé qui est monté un jour dans une voiture de course avec son père et qui l’a bouleversé”.

Benoît Cousin, président de Handi Rally Passion

Benoît, à l’évocation de ce moment qui a initié le projet, a encore les larmes aux yeux. “Si lui, un enfant qui communique en langage des signes, peut être copilote et s’éclater, alors pourquoi ne pas le proposer à d’autres ?”

“On a tout intérêt à s’enrichir des différences des uns et des autres.”

Benoît Cousin

Depuis ce jour, Benoît Cousin lance un défi ambitieux. Convaincre ses compagnons de course, qu’il croise sur les lignes de départ de rallye en rallye, de prendre un copilote en situation de handicap.

“Que ce soit du handicap physique, moteur, mental, des troubles du comportement, ou des non-voyants.. Et depuis maintenant douze ans, on leur donne l’occasion de prouver que le handicap n’est pas une infériorité, mais une différence.”

Aller plus loin : (re)voir le partage de cette journée unique.

Une expérience unique

Véronique Cuvillier-Lugarini, présidente de ” L’Eveil-Adapei de la Haute-Corse “, regarde tout cela avec beaucoup de fierté.

Son association est la partenaire de Handi Rally Passion en Corse sur ce Tour de Corse historique, et pour elle, c’est l’aboutissement d’un long travail.

“C’est le fruit du travail de tous les bénévoles qui récoltent des fonds, chaque année, pour offrir à nos jeunes une distraction. L’année dernière c’était un grand spectacle de magie, et cette année, c’est le rallye ! C’est une expérience unique pour eux, et une belle reconnaissance.”

Et à voir le visage réjoui de nos neuf copilotes d’un jour, la magie de l’année dernière ne s’est pas encore dissipée…

 

Territoire de Belfort : des ateliers de détente pour les aidants familiaux et leurs proches malades…

Du yoga, de la cuisine ou encore du théâtre.

Autant d’activités stimulantes et de détente proposées par la plateforme de répit des aidants du Territoire de Belfort pour sortir le couple aidant/aidé de son quotidien médical.

Le dispositif s’adresse désormais aussi aux malades de moins de 65 ans.

Territoire de Belfort : des ateliers de détente pour les aidants familiaux et leurs proches malades

Un nouveau dispositif vient de voir le jour à la plateforme de répit des aidants du Territoire de Belfort. Cette structure existe depuis plus d’un an et permet, le temps de quelques heures, de soulager les aidants familiaux qui sont au chevet, quasiment 24h sur 24, 7 jours sur 7, de leurs proches malades. Depuis le 1er octobre 2020, ce dispositif a pour but de soutenir et accompagner les proches aidants de personnes présentant une maladie neuro-évolutive de type Parkinson, sclérose en plaques, maladie d’Alzheimer, ou les personnes présentant un handicap physique (post AVC par exemple) de moins de 65 ans.

L’objectif principal de la halte répit “malades jeunes” est de permettre au couple aidant/aidé de sortir de son quotidien, en proposant tous les jeudis après-midis, des activités stimulantes et de détente, comme le dessin, le yoga, le théâtre ou encore la cuisine ..

“J’ai ma vie d’aidante, mais je veux garder ma vie de femme à côté” – Françoise, aidante familiale

L’intérêt majeur de ces ateliers est d’offrir une totale déconnexion aux aidants familiaux. Depuis 3 ans, Françoise s’occupe de son mari Patrick, victime d’un double AVC à 55 ans. Et son quotidien est usant “Quand on est aidant, comme on est tout le temps ensemble, ça devient très lourd, et moi après je suis angoissé, j’ai donc besoin de souffler, d’avoir une vie sociale extérieure, j’ai ma vie d’aidante de mon époux, mais j’ai aussi ma vie de femme à côté, et ça, je ne veux pas me l’enlever”.

Un répit pour les malades, pour les aidants, et les deux en même temps

D’où l’intérêt de ces ateliers de détente pour les aidés mais aussi pour les aidants explique Anne-Laure Letondoz-Bertrand qui propose des séances d’art thérapie “On peut même imaginer des activités pour les couples aidant-aidé où l’aidant va être à une autre place en l’accompagnant pour écrire un poème parce qu’il n’a plus l’usage de sa main pour écrire”. Lucy Thierry, aide médico-psychologique sur la plateforme renchérit “encore récemment, la personne aidée était avec moi, en sécurité donc, et son aidante a pu profiter pleinement de sa séance de yoga, donc c’est ça, pendant quelques heures, on redevient acteur de sa vie”.

Plus difficile pour les malades jeunes

Catherine Basse, neuropsychologue et coordinatrice de la plateforme de répit des aidants du Territoire de Belfort se réjouit de la mise en place de ces activités pour les malades de moins de 65 ans mais reconnaît que franchir le pas peut être difficile “Déjà il faut qu’ils acceptent le fait d’être malade à cet âge-là, et se montrer aux autres en tant que malade. Certains sont encore dans la vie professionnelle, pour les aidés comme les aidants, donc c’est dur de se dire, je suis aidante  de mon conjoint ou de mon épouse qui est malade aussi jeune”.

De son côté, Françoise ne se pose pas ce dilemme. Elle veut participer à ces ateliers avec son mari. Pour son bien et le sien “S’il se sent bien, je me sens bien aussi, et donc je serai vraiment bien pour l’accompagner”. Et Françoise et Patrick ont choisi leur atelier. Ce sera la cuisine pour retrouver le plaisir de concocter, à deux, le poulet à la cancoillotte, leur plat préféré.

La halte répit pour les malades jeunes est en place tous les jeudis après-midi à la maison de quartier des Forges de Belfort. Plus de renseignements au 0 805  290 745 ou sur Plateforme-repit@pompidou-belfort.com.

Source FRANCE BLEU.