Angers : Théo Moreau, sélectionné pour le championnat du monde d’Ironman “Ma surdité me permet de rester dans ma bulle”…!

Son handicap l’a poussé à aller toujours plus loin.

Théo est sourd depuis ses deux mois, suite à une méningite. Ses études lui ont demandé beaucoup d’efforts.

Aujourd’hui, il met son énergie dans sa passion : les courses extrêmes.

Il ira aux championnats du Monde Ironman en 2021.

Théo Moreau a découvert la course à pied il y a seulement six ans, il aime aussi la natation et le vélo.

“La surdité, c’est dur à vivre” dit son père qui, lorsqu’il appelle son fils en vidéo, peine parfois à se faire comprendre. Même si Théo lit sur les lèvres.

Mais Serge est tellement fier de son garçon. Il est un peu son agent aujourd’hui et il le soutient tant qu’il peut. Alors, quand Théo a voulu participer à un Ironman, une course de l’extrême, il l’a suivi.

Pourtant, ce défi semblait bien présomptueux. Théo n’a découvert la course à pied qu’en 2014 en participant à une épreuve, à Chemillé, dans le Maine-et-Loire. Ça lui a plu. Vraiment.

Une volonté hors du commun

Né à Angers il y a 26 ans, Théo a survécu à une méningite lorsqu’il avait deux mois. Il en a gardé une surdité profonde et sans doute une volonté hors du commun.

Ça lui a servi pour son parcours. “J’ai beaucoup travaillé pour mes études, explique-t-il sur son site internet, avec mon handicap, cela me demandait plus d’heures de travail, c’est peut-être là que j’ai appris que la persévérance payait.”

Quant au sport, il a essayé d’abord le judo puis s’est mis au foot. “Il en faisait à Champtocé-sur-Loire, raconte son père. Mais il n’entendait pas les coups de sifflet de l’arbitre ni les consignes de ses coéquipiers.” Gênant.

Théo aurait pu se mettre aux échecs. Mais échec n’est pas dans son vocabulaire. Alors, Théo s’est tourné vers le sport individuel. La course. La course extrême.

Ironman, le but

Licencié à l’ASPTT Angers, il participe à ses premières compétitions. Les résultats arrivent vite, ils sont prometteurs. 2018, les premiers podiums. Théo termine 5 ème en course en ligne et 5 ème en contre la montre lors des championnats de France handisport .

Mais il veut aller encore plus loin et rêve de la course mythique des fondus de l’extrême, l’Ironman. Une compétition de triathlon très longue distance qui exige un bon niveau dans les trois disciplines, natation, vélo et course à pied.

“C’est la diversité de ce sport qui m’a plu, explique Théo, le dépassement de soi.”

Pour cela, il s’est adjoint les services et le soutien de “Méch”, Antoine Méchin, un triathlète licencié aux Sables d’Olonne, champion du monde Ironman des 25/29 ans en 2018 , aujourd’hui devenu coureur professionnel et entraîneur de quelques jeunes motivés. En septembre 2019, Théo prend le départ de l’Ironman 70.3 (moitié de la distance d’un Ironman) de Cascais au Portugal. Il termine 56ème au général sur 3 000 participants. Et dire qu’il y allait juste pour tenter de finir la course !

On ne se refait pas. Théo a quand même une petite (grande) déception, il a raté de peu une qualification pour le championnat du monde des 25/29 ans. Ce ne sera que partie remise.

Le 6 septembre dernier, lendemain de ses 26 ans,  Théo est au départ de l’Ironman 70.3 des Sables d’Olonne et termine 4ème des 25/29  ans. Qualifié pour le championnat du monde Ironman 2021 à St George (Utah USA) !

Antoine, son entraîneur, lui a concocté un programme pour se mettre à niveau, le défi est ambitieux.

Théo Moreau à l'arrivée de la course Iroman des Sables d'Olonne en septembre 2020.

“C’est un gamin assez rigoureux, dit-il de Théo, et ce qu’il fait, il le fait avec beaucoup d’envie et de volonté. On travaille à distance, je lui donne toutes les séances qu’il doit faire chaque jour dans chacune des disciplines.”

“S’il termine dans les 40 premiers, ce sera vraiment bien !”

Pour cet Ironman 70.3, Théo devra enchaîner 1,9 km de natation, 90 km de vélo et 21 kms de course à pied ! Il s’entraîne donc 15 à 20 heures par semaine.

“Le niveau de sa catégorie d’âge est très élevé, confirme Antoine Méchin. S’il termine dans les 40 premiers de sa catégorie, ce sera vraiment bien !”

Théo avoue que son premier plaisir c’est de prendre le départ d’une course dans cette période d’annulations du fait du contexte sanitaire. “J’essaie de faire les séances d’entraînement dans des endroits que je ne connais pas, poursuit-il, pour les visiter en même temps, surtout en vélo. 150 kilomètres, tu vas assez loin !”

“Ma surdité me permet de rester dans ma bulle”

Quant à sa surdité, Théo a réussi à en tirer une force. “Elle me permet de rester dans ma bulle, raconte-t-il, de rester concentré longtemps. Mais d’un autre côté,  je n’entends pas l’ambiance qu’il y a sur la course. Je regarde les gestes des spectateurs pour ressentir l’ambiance et trouver d’autres sources de motivation, de coups de boost.”

Pendant qu’il court, nage ou pédale, Théo dit ne penser à rien sauf à l’effort qu’il fournit. Il se focalise sur chacune des disciplines.

“Je ne pense pas qu’il va aller aux USA pour faire de la figuration” dit son père.

Faire de la figuation, ce n’est effectivement pas ça qui fait courir Théo.

Source FR3.

Mon handicap ne m’a jamais stoppé, ce sont les autres qui vous stoppent, paroles d’un coach niçois… Vidéo.

Olivier James, 48 ans, est éducateur sportif diplômé d’Etat pour les valides, alors qu’il a été victime à sa naissance d’une paralysie cérébrale.

Le Niçois se bat pour faire connaître ces lésions qui touchent le cerveau du fœtus ou du nourrisson.

Olivier James, dans sa salle de sports.

Connaissez-vous STEPtember ? C’est une initiative née en 2010 en Australie, arrivée en France en 2019. STEPtember, c’est un mot qui vient de “step”, un pas en anglais, et le mois de septembre.

Marchez, nagez, faites du vélo, roulez en fauteuil ou encore tournez sur vous-même, pour faire 10 000 pas par jour pendant 28 jours. Et peu importe si vous réussissez à atteindre cet objectif ou non, l’essentiel est de participer au mouvement, pour faire connaître la paralysie cérébrale et nous aider à collecter des fonds pour améliorer la vie des personnes atteintes.

STEPtember

Objectif : mieux faire connaître la paralysie cérébrale, ces lésions irréversibles qui apparaissent  dans le cerveau chez le foetus ou à la naissance pour différentes raisons comme un problème d’oxygénation autour de l’accouchement. Il s’agit de la déficience motrice la plus courante chez l’enfant. Elle touche 17 millions de personnes dans le monde, et 125 000 en France, elle touche chaque jour quatre nouveaux-nés, soit une naissance toutes les six heures.

Olivier James, 48 ans, est père de deux enfants. La paralysie cérébrale, il connaît, il a été privé d’oxygène à sa naissance. Il est ainsi devenu le premier éducateur sportif diplômé d’Etat pour les valides, étant handicapé. C’est ce Niçois qui porte STEPtember en France.

Source FR3.

REPORTAGE. Quand le handicap se dissout dans l’eau !…

À la plage de Kerhillio, à Erdeven (Morbihan), le week-end Handi-Glisse fut chargé en émotions et en rencontres entre personnes en situation de handicap et valides.

Une course de stand-up paddle était aussi organisée sur cette même plage.

Marin s’apprête à partir surfer avec Norman, Pascal et son père.

Pour les organisateurs du Handi-Glisse, – événement, à Erdeven (Morbihan), qui permet aux personnes en situation de handicap, d’accéder aux pratiques nautiques de glisse – « les conditions ont été au top pour le surf et le paddle le samedi après-midi, et le dimanche, pas trop mal, avec des vagues plus petites ». Les pratiquants valides étaient également accueillis.

Chez les participants, l’ambiance a été appréciée. Marin Edy, 17 ans, paralysé des jambes, est venu en famille. Il a pu surfer avec Norman Lainé, de l’école de surf, Dune de surf, qui participait à l’événement, avec du matériel adapté. « Les planches sont plus larges que les planches classiques, ça permet une meilleure stabilité », explique le moniteur.

Le jeune homme a pu surfer en même temps que son père, avec l’assistance de Pascal, membre de l’association Vagdespoir, de Guidel. « On est là pour les aider, et non les assister. Ils sont largement capables de se débrouiller, on est surtout là pour assurer leur sécurité. On est une vingtaine de valides présents pour l’association sur l’événement », détaille Pascal.

On n’a pas à affronter les regards parfois oppressants

« On apprécie pouvoir pratiquer, en toute sécurité, sur du matériel adapté et, surtout, dans un contexte de bienveillance par rapport au monde du handicap. Là, les gens sont au courant, on n’a pas à affronter les regards parfois oppressants, commente Laurent Edy, le père de Marin, qui a aussi réussi à prendre quelques vagues debout avec les deux ou trois conseils de Norman Lainé. On s’est régalé tous les deux. On a passé un super-moment… C’est génial ».

Toujours en surf mais cette fois avec l’aide de Jean, de Vagdespoir, Bénédicte Tardy, d’Auray, est venue surfer sur les conseils de sa kiné. « Je la vois, deux fois par semaine, pour aider à délier mes muscles. J’ai la maladie de Charcot. C’est une maladie neurodégénérative. Elle m’a conseillé de venir et effectivement, je me suis éclatée ! C’est la première fois que je surfe. J’ai réussi à prendre plusieurs vagues, allongée ! »

Sur la plage, une équipe s’est emparée du paddle géant et s’apprête à prendre la mer. Côté buvette, l’aide des Amis de Johanna a été très appréciée.

L’épreuve Waterman Challenge

Samedi 19 septembre 2020, une course de stand up paddle, l’Erdeven Waterman Challenge, avait également lieu à Kerhillio. L’épreuve a été remportée par Sandrine Berthe, du Sud Ouest, en 1 heure 50 pour la catégorie femme solo. Chez les hommes, en solo : 1er Mathieu Jolivet en 1 heure 30, 2e Boris Jinvresse en 1 heure 35, et 3e Pierre Le fort en 1 heure 38. Tous trois sont du Finistère.

Source OUEST FRANCE.

 

« Tout le monde est handicapé », explique l’alpiniste malvoyant David Labarre…!

Vice-champion paralympique de Cécifoot devenu alpiniste, le Haut-Garonnais David Labarre raconte sa trajectoire parfois cabossée dans un livre, « L’aventure à perte de vue ».

« Tout le monde est handicapé », explique l’alpiniste malvoyant David Labarre

  • Malvoyant de naissance, David Labarre a surmonté une enfance compliquée pour s’épanouir dans le sport de haut niveau, Cécifoot puis alpinisme.
  • Le Commingeois de 32 ans, amoureux de ses Pyrénées, a également escaladé le Mont-Blanc, en attendant des sommets africains, sud-américains et népalais.
  • Son premier livre, réalisé avec le journaliste et écrivain Jean-Pierre Alaux, sort ce jeudi.

Quand on l’appelle, mercredi en fin de matinée, David Labarre évoque avec enthousiasme les 30 km en solo qu’il s’est enquillé la veille entre Aspet (Haute-Garonne) et Saint-Lary (Ariège), dans ces chères Pyrénées. L’aventurier malvoyant de 32 ans a fait cette balade en moyenne montagne pour le plaisir, mais aussi pour tester un GPS en cours de mise au point.

Mais notre coup de fil concerne avant tout L’aventure à perte de vue, le livre sur son incroyable parcours, rédigé avec le journaliste et écrivain Jean-Pierre Alaux, qui sort ce jeudi (éd. Elytis). Au fil des pages, le lecteur découvre comment un ado atteint d’une déficience visuelle irréversible, orphelin de mère et en échec scolaire, est devenu alpiniste et conférencier, après avoir été vice-champion paralympique à Londres en 2012 avec l’équipe de France de Cécifoot.

Pourquoi sortir un livre sur sa vie à 32 ans ?

Il s’est passé tellement de choses… J’avais besoin de les raconter. Si ça peut aider des gens, tant mieux. Mais en premier lieu, il s’agit vraiment de partager mon expérience. Toutes les difficultés que j’ai connues, surtout le décès de ma mère [en 2003, alors que David Labarre a 14 ans], c’est ce qui me permet d’avancer aujourd’hui. Plus je monte, plus je me rapproche d’elle.

Souhaitez-vous adresser un message aux malvoyants, ou plus généralement aux personnes souffrant d’un handicap ?

Je pense que tout le monde a un problème dans sa vie, tout le monde est handicapé. Ce livre est vraiment pour tout le monde, pour les passionnés de montagne, de foot aussi…

Vous confiez également avoir souffert de harcèlement scolaire lorsque vous aviez rejoint votre père, qui habitait sur l’île de Saint-Martin, avec votre mère et votre sœur…

Après ça, je n’ai jamais aimé l’école. J’avais 4 ou 5 ans. Lorsque je partais à l’école, je pleurais. J’étais un peu martyrisé. Nous ne sommes restés que six mois, car ma mère a vu que ce n’était plus possible.

Avez-vous le sentiment d’avoir déjà vécu plusieurs vies ?

Je crois qu’on a tous plusieurs vies. J’ai eu une vie de sportif de haut niveau qui m’a bien servi, car ç’a a été une planche de salut. Cela m’a remis dans le droit chemin, car je suis un peu parti en « live » après le décès de ma mère. Et plus tard, j’ai encore changé de parcours, avec l’alpinisme.

Dans le livre, vous expliquez que même si une opération était possible, vous préféreriez garder votre handicap…

Quelqu’un qui a les yeux bleus ne va pas vouloir changer pour avoir les yeux marron. Cela fait partie de lui. Mon problème de vue fait partie de moi. J’ai grandi comme ça. Aujourd’hui, le handicap ne m’empêche pas de faire des trucs extraordinaires. J’ai longtemps eu un complexe : j’ai arrêté l’école en 5e et je me retrouvais devant des chefs d’entreprise pour donner des conférences. Au final, le naturel plaît énormément. C’est une belle revanche sur la vie. Mais il faut toujours se dire que du jour ou lendemain, tout peut être remis en cause.

Avez-vous des regrets ?

Ce qui est fait est fait. On ne peut pas revenir dessus. Il faut transformer les choses négatives en positif et essayer de ne pas refaire les mêmes erreurs. Je suis sans arrêt sur le dos de ma fille de 11 ans, qui est entrée en 6e, pour qu’elle bosse. Tous les enfants ne vont pas avoir la chance que j’ai eue, d’arrêter l’école très tôt et de pouvoir malgré tout trouver sa voie et faire quelque chose de sympa. Dans la vie, il faut de la volonté, mais aussi une grande partie de chance, des rencontres avec des gens que tu vas aider et qui vont ensuite t’aider.

Vous avez escaladé le pic d’Aneto et le Mont-Blanc, points culminants des Pyrénées et des Alpes. Et maintenant ?

Quand j’ai commencé, J’avais annoncé quatre sommets et il y en trois qui sont faits, car je compte le Toubkal (4.167 m) au Maroc, qui est financé et va se faire [programmée en mars dernier, l’expédition a été reportée à cause du coronavirus]. Il faut assumer ce qu’on dit. Normalement, je vais faire la Haute route pyrénéenne (HRP, traversée de la chaîne par les lignes de crête) en juin prochain et l’Aconcagua (en Argentine, point culminant du continent américain avec 6.962 m) en 2020 ou 2021. Puis il y aura plus tard un 8.000 mètres au Népal. Réussir cette ascension, c’est entrer dans la cour des grands.

Source 20 MINUTES.

Méditerranée : Amputé des deux bras, il parcourt 180 km à la nage pour la bonne cause…

Le « dauphin corse » Thierry Corbalan a rallié Calvi à Mandelieu-La Napoule en une semaine.

Thierry Corbalan, accueilli par son épouse sur la plage de Mandelieu-La Napoule, le dimanche 20 septembre 2020 — F. Menassé / WildCorsica

C’est un périple de 180 km qu’il vient de boucler à la nage entre la Corse et le continent. Et le nouvel exploit de Thierry Corbalan, parti lundi de Calvi et arrivé ce dimanche peu après-midi à Mandelieu-La Napoule (Alpes-Maritimes), est d’autant plus impressionnant que ce « dauphin corse », comme il est surnommé, est amputé des deux bras.

« C’est une traversée qui, pour moi, a une très grande valeur symbolique car je vais rejoindre la ville où j’ai perdu mes deux bras », expliquait-il au départ. C’est dans cette commune, à côté de Cannes, en 1988, que cet homme de 61 ans a été électrisé par une ligne haute tension. C’est aussi là que Daniel Dulta, celui qui lui a sauvé la vie il y a trente-deux ans, l’a accueilli après ces sept jours de traversée à la monopalme, pour passer un message.

« Le handicap n’empêche pas de vivre des expériences extraordinaires »

« Comme pour chacun de ses défis, l’objectif de Thierry Corbalan est de communiquer sur l’association Le Dauphin Corse qui vient en aide aux personnes atteintes de maladie ou handicap et de démontrer que le handicap n’empêche pas de vivre des expériences extraordinaires », explique son équipe.

Pendant toute cette odyssée, le sexagénaire a nagé entre dix et douze heures par jour. Une équipe de sept personnes était également mobilisée pour la gestion de la sécurité et l’organisation à bord du catamaran, où Thierry Corbalan pouvait se reposer.

Source 20 MINUTES.

Manche : 10 ans après la traversée de Philippe Croizon, quatre jeunes handisportifs réussissent un exploit avec lui… Vidéos…

Elisa, Paul, Théo et Selman se sont lancés ce jeudi matin dans un défi : nager du Cap Blanc-Nez au Cap Gris-Nez, aller-retour.

Manche : 10 ans après la traversée de Philippe Croizon, quatre jeunes handisportifs réussissent un exploit avec lui

Il est revenu pour un nouvel exploit, mais pas en solitaire. Le sportif Philippe Croizon, amputé des quatre membres, s’est lancé un défi avec quatre jeunes handisportifs de son académie : nager en relais du Cap Gris-Nez au Cap Blanc-Nez, soit une distance de 30 km, en aller et retour.

Un défi de plus, près de dix ans après sa traversée de la Manche, le 18 septembre 2010. Cette fois, il était accompagné de quatre jeunes de 14 à 16 ans qui vont se relayer toutes les 30 minutes, avec une “escale” à Wissant, à mi-chemin.

“Ça change de la piscine”

Malgré nos handicaps, ça change rien et on va quand même le faire, c’est ça le message qu’on veut délivrer“, expliquait ce matin la première à s’élancer, Elisa. “Ça change de la piscine, les vagues et tout. On est libres, dans l’eau ici, et ça c’est trop bien.”

Pourtant, la mer, “plus calme que les jours où on s’est entraînés“, est quelque peu agitée depuis quelques jours : mardi, on relevait jusqu’à 126 km/h au Cap Gris-Nez, du jamais vu au mois d’août en douze ans.

La jeune fille est arrivée trois heures plus tard au Cap Gris-Nez, où les attendait la ministre déléguée chargée de l’Autonomie Brigitte Bourguignon.

Là bas où on nage, y a deux mètres. Y a des creux de deux mètres, on disparaît dans les vagues“, a expliqué le sportif après la première moitié du parcours. “On a un peu de mal à suivre parce qu’on n’est pas habitués, ils ont jamais nagé en mer, c’est la première fois qu’ils nagent en mer ! Rendez-vous compte ! Ce sont des nageurs de sprint donc ce qu’ils sont en train de faire là, c’est un vrai record. Je suis fier d’être avec eux !

Les quatre jeunes ont eu de grosses difficultés à revenir, du Cap Gris-Nez au Cran d’Escalles. La faute à des courants contraires, qui ne les ont pourtant pas empêchés de réussir leur défi en parvenant à destination peu avant 19H.

Source FR3.

TÉMOIGNAGE. Le Retour à la vie d’Alexis, amputé à 12 ans…

Amputé de la jambe gauche après avoir été renversé par une “chauffarde” le 4 août 2017, le Sérentais Alexis Bellanger raconte, dans un livre coécrit avec sa mère, Réjane, le long chemin pour relever la tête.

Le Morbihannais Alexis Bellanger, entouré de ses parents Réjane et Gaëtan.

Alexis Bellanger a eu 15 ans en août. Le bel âge. Ce jeune Sérentais n’a rien des adolescents de son âge. Son optimisme est contagieux. C’est avec ce surprenant aplomb qu’il a coécrit avec sa mère, Réjane, Retour à la vie. Ce livre raconte le tournant pris par sa vie le 4 août 2017. Ce jour-là, une chauffarde le percute avant de s’enfuir. Alexis est alors amputé de sa jambe gauche. Ce qui suit après est l’histoire d’un long combat pour se relever, au propre comme au figuré. « On veut ce qu’il y a de mieux pour son enfant, et surtout pas ça. Ce n’est pas facile à accepter. Il y a eu des jours plus compliqués, glisse Réjane. Je voyais tout en noir. Peut-être que je n’imaginais pas la vie d’après. »

« Il a une telle force »

Écrire l’a aidée à prendre du recul. À voir tout le chemin parcouru depuis le drame. « On réalise à quel point Alexis a progressé. Il a une telle force ! » Son fils ne voit pas ce livre comme une thérapie. Il ne l’a pas fait pour ça. « C’est surtout pour aider d’autres personnes. Si je peux remonter le moral ou donner confiance à d’autres, tant mieux, explique-t-il. À Kerpape, il y a pire que moi. Ce n’est qu’une amputation. »

Haussement de sourcil général. Même ses parents semblent encore s’étonner « de ce moral d’acier ». Alexis n’a jamais flanché depuis l’accident. « C’est une locomotive qui avance. À nous de prendre le train avec lui, confie son père, Gaëtan. Il nous embarque. » Et rien ne peut l’arrêter dans sa course. « J’ai voulu tout donner pour être comme avant, explique l’adolescent. Le plus possible. »

Le sport, une aide précieuse

Après ces quelques mois au Centre de rééducation et de réadaptation de Kerpape, à Plœmeur, l’adolescent est retourné au collège. Presque illico et avec enthousiasme. Pour retrouver les copains, les profs et sans doute le quotidien. Lui qui faisait des étincelles en école de cyclisme a mis les bouchées doubles pour remonter sur un vélo. Avec l’aide de son père, président du club de Josselin. « Le sport a été très important dans ma rééducation. J’ai fait des stages handisports dès ma sortie de Kerpape. » Avec un large sourire, son père se souvient avoir repris le vélo pour l’accompagner. « J’avais du mal à le suivre au début ! »

L’idée du livre est venue bien après, au moment du procès. On leur demande d’écrire tout ce qui a changé depuis le drame. Le cahier est remis au tribunal. « Notre avocate nous a dit que ça valait le coup de le publier, que c’était touchant. » Mère et fils travaillent alors un an dessus avec l’aide d’Anne Mars. « On y raconte le quotidien, l’accident, mais aussi toutes les belles rencontres. »

Un livre intime

Ce sont les moments clefs de leur histoire. « Ce n’est pas évident à faire. C’est une partie de notre intimité que l’on dévoile », reconnaît Réjane. Mais c’est aussi une façon de répondre à tous les « ça va ? ». « Parfois, on ne sait pas quoi dire. On a donc fait rentrer les gens dans notre vie. » Alexis acquiesce. Il partage des regards complices avec ses parents.

En plus du cyclisme, il a repris la natation au Cercle des nageurs de Vannes, section handisports. « Je fais aussi des compétitions. » Console de jeux, potes, cours… Sa vie est celle d’un adolescent comme les autres. Il a tout fait pour. « J’ai accepté ce qui s’est passé et je fais avec. Il faut rester fort et positif dans toutes les situations. »

Retour à la vie, d’Alexis et Réjane Bellanger avec Anne Mars, chez City Éditions. Prix : 17,50 €, 254 pages. Disponible en librairie.

Source OUEST FRANCE.

Morbihan. Yannaël va relier l’île de Groix à Larmor-Plage en kayak adapté…

Depuis une semaine, les nageurs terminent les derniers réglages pour permettre à Yannaël, en situation de handicap, de rallier Groix à Larmor-Plage (Morbihan) en kayak.

Dimanche 30 août 2020, aux environs de 8 h, il débutera sa folle traversée.

Une partie de l’équipe de la grande traversée en entraînement sur la plage de Thoulars, autour de Yannaël.

Yannaël a des rêves et une très forte envie de les réaliser, dont celui de relier l’Ile de Groix à Larmor-Plage (Morbihan) en kayak. Dimanche 30 août 2020, aux environs de 8 h, il débutera sa folle traversée reliant Port Lay (Groix) à la plage de Port-Maria, installé dans un kayak adapté à son handicap moteur lourd et tiré par huit nageurs qui se relayeront.

« Ce parcours de 10 km environ sera une grande première, explique le père de Yannaël. L’horaire d’arrivée est estimé aux environs de 11 h 30, mais tout dépendra de la résistance, de la force et du courage des nageurs comme de Yannaël, car c’est aussi une grosse épreuve pour lui. »

Améliorer le quotidien

L’association Le Monde de Yannaël a pour objectif de favoriser l’accès aux innovations technologiques et médicales aux enfants en situation de handicap afin d’améliorer leur quotidien. Ainsi, en effectuant la traversée entre Groix et Larmor-Plage, Yannaël participe à sensibiliser sur la nécessité de favoriser l’accessibilité et l’inclusion des personnes en situation de handicap.

Un défi pour l’accessibilité

Cette folle traversée a reçu le soutien de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM). Deux nageurs participeront à la traversée et un bateau accompagnera cet événement. « Nous tenons à remercier Jean-Claude Rouillard, directeur du CFI de la SNSM à Kernevel, et Pierre Martinès, délégué Départemental de la SNSM pour leur implication dans l’organisation logistique. De même, Benoit Suply, médecin de la délégation départementale SNSM 56, grâce à son analyse, aura permis de préparer au mieux ce rendez-vous. »

Ce défi n’est que le premier. L’association Le Monde de Yannaël compte bien renouveler un exploit différent chaque année pour délivrer son message sur l’accessibilité et l’inclusion des personnes en situation de handicap.

Un bras robotisé

Enfin, une bonne nouvelle pour Yannaël puisque son rêve d’un bras robotisé est en passe de devenir réalité, grâce notamment au soutien de l’association Santiago accessibilité et au dynamisme de La Cave de Bellevue avec son opération de vente de masques. Cette dernière lance d’ailleurs sa nouvelle collection de masques pour la rentrée et recherche des couturières bénévoles pour soutenir son action.

Source OUEST FRANCE.

 

Haute-Savoie : grand vent dans les voiles sur le lac d’Annecy… malgré le handicap… Vidéo….

La secrétaire d’état en charge des personnes handicapées Sophie Cluzel est en visite pour quelques jours dans le département, sur le thème du handisport.

Sur les bords du lac d’Annecy, on a pas attendu : voilà des années que les clubs ont adapté leurs activités au handicap, comme ici à Sévrier.

Voile, plongée, ski nautique ou canoë...sur le lac d'Annecy, des activités adaptées aux pratiquants handicapés

Depuis la rive, à les voir ainsi voguer, rien n’indique que l’équipage à bord est un peu “différent”. D’ailleurs, ils ne le sont pas. Ils ont le même regard vers l’horizon, et la tête qui guette les voiles…comme Raphaël, le capitaine, qui tient pour la première fois ce mardi 18 août, la barre sur le lac d’Annecy.

Atteint de sclérose en plaque, en fauteuil roulant, il a appris à naviguer à bord d’un catamaran, “pas si simple à diriger, quand il tressaute sur les vagues au moindre coup de vent”.

Comme Raphaël, ils sont près de 70 pratiquants en situation de handicap, chaque semaine, à venir au club “Cercle de Voile de Sevrier” : Céline qui les accompagne à bord aujourd’hui aime “les voir sourire dans le vent, profiter des sensations de glisse et de liberté, oublier leur fauteuil, ou leur douleur”.

Les moniteurs handisport ont une formation spécifique. Le matériel a été conçu spécialement. Plateforme renforcée pour supporter le poids des fauteuils, barre rehaussée, poulies pour hisser les voiles, plusieurs bateaux sont équipés et adaptés.

Source FR3.

Allier : un stage de wakeboard pour des personnes à mobilité réduite…

En cette fin août, un étang situé en plein bocage bourbonnais dans l’Allier est privatisé pour un stage de wakeboard à destination de personnes à mobilité réduite.

Le Natural Wake Park de Paray-sous-Briailles s’est spécialisé dans l’adaptation de la pratique aux personnes handicapées.

A Paray-sous-Briailles dans l'Allier, le Natural Wake Park propose des stages de wakeboard à des personnes en situation de handicap.

Qui a dit que dans l’Allier, les étangs ne servaient qu’à pêcher ? A Paray-sous-Briailles, le Bourbonnais devient très fun, on est presque en Californie. Un téléski nautique a transformé le plan d’eau en un spot de wakeboard, un dérivé du snowboard mais sur l’eau. En cette fin août, des personnes à mobilité réduite ont investi les lieux. Thomas Vergnet, wakeboarder de l’Hérault, affirme : « On est souvent contraints avec les fauteuils roulants parce qu’il y a un trottoir qui est trop haut, parce qu’il y a des cailloux ou du sable et c’est souvent difficile. Là, cette sensation de glisse sur l’eau c’est la liberté de pouvoir se promener sur l’eau ».

Des sensations garanties

Assis au ras de l’eau, vitesse et sensations fortes sont garanties, avec un matériel adapté pour la pratique handisport. Une assise en fibre de carbone est fixée sur une planche de wakeboard classique et des sangles et des harnais pour maintenir les jambes et le haut du corps. En fauteuil depuis un accident de kite surf, Bastien a découvert le wakeboard en 2006. Il l’a importé dans l’Allier, avant de devenir un ambassadeur de la discipline. Bastien Perret, fondateur associé du Natural Wake Park, indique : « Ca fait maintenant plus de 15 ans que je parcours le monde et la France pour promouvoir ce sport, qui m’a vraiment intéressé dès le départ et me procure énormément de plaisir. Pouvoir partager cela avec des copains valides ou non valides c’est vraiment le plus intéressant ».

Une structure de référence

Après les deux heures de glisse quotidiennes, on n’oublie pas la récupération, et les moments de partage. Devenu l’une des structures de référence pour la pratique handisport, le Natural Wake Park accueille des stagiaires venus de loin, de Bretagne, et même de Suède cette semaine. Stéphane Drecourt, rider lyonnais, explique : « Depuis que j’ai fait les stages ici, je me suis équipé. Je vais dans d’autres parcs. Je peux aller rider n’importe où avec des copains. C’est grâce à l’association que je le dois ». Avec quelques virages, la glisse permet de s’évader et d’oublier les contraintes.

Source FR3.