Pénuries de médicaments : pas de solution « unique et simpliste », selon les fabricants…

Des médecins hospitaliers ont signé une tribune dans Le Journal du Dimanche pour dénoncer les pénuries de médicaments.

Mais pour les entreprises du médicament, qui ont réagi ce lundi, « il n’y a pas une solution unique et simpliste ».

« La difficulté, c’est qu’il s’agit de phénomènes multi-factoriels », ont-ils aussi indiqué.

Pénuries de médicaments : pas de solution « unique et simpliste », selon les fabricants . Illustration médicaments.

Les pénuries de médicaments sont des phénomènes « pour lesquels il n’y a pas une solution unique et simpliste », ont réagi lundi les entreprises du médicament, au lendemain de la tribune d’une vingtaine de médecins et professeurs hospitaliers dénonçant ces pénuries.

Dimanche, les signataires d’une tribune publiée dans le Journal du Dimanche s’inquiétaient que 868 « signalements de tensions ou de ruptures d’approvisionnement » ont été relevés en 2018 dans les hôpitaux, soit « vingt fois plus qu’en 2008 ».

« La croissance très importante de la demande mondiale »

« La difficulté, c’est qu’il s’agit de phénomènes multi-factoriels, pour lesquels il n’y a pas une solution unique et simpliste à mettre en œuvre », a souligné auprès de l’AFP Philippe Lamoureux, directeur général du Leem, l’organisation professionnelle des entreprises du médicament.

Il cite notamment « la croissance très importante de la demande mondiale », mais aussi « parfois un manque d’union au niveau européen » qui peut empêcher de compenser un manque dans un pays par les stocks d’un autre, et un « phénomène d’exportation parallèle lié aux différences de prix entre la France et nos voisins européens ».

En guise de solution, les signataires de la tribune ont proposé trois grandes mesures : imposer aux laboratoires pharmaceutiques titulaires de l’autorisation de mise sur le marché « la constitution et la gestion de stocks » de médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM), rapatrier en Europe « la production des principes actifs » et créer un « établissement pharmaceutique à but non lucratif, si possible européen ».

Les médicaments dont les conditions de rentabilité sont fragiles touchés

Philippe Lamoureux a jugé le premier point « intéressant », mais pointé qu’il était « matériellement impossible de considérer que cette obligation doit s’appliquer à tous les MITM », qui représentent selon lui environ 40 % de la pharmacopée. Il préconise de s’accorder sur une « liste de médicaments d’intérêt sanitaire et stratégique », sur lesquels porterait l’obligation de renforcement des stocks.

En outre, les pénuries touchent souvent des médicaments dont les conditions de rentabilité sont fragiles, poursuit-il, en avertissant qu’il faudra « probablement s’interroger sur le juste prix ».

Concernant la relocalisation d’activité en Europe, cela « ne peut être qu’une stratégie européenne » et que cela risque d’être « compliqué pour des raisons de compétitivité économique européenne par rapport aux compétiteurs », Inde et Chine, estime-t-il, plaidant pour la mise en place de plusieurs « outils », par exemple fiscaux, pour améliorer cette compétitivité.

Quant à la dernière proposition, il a jugé qu’il s’agissait plutôt « d’une mauvaise réponse à une bonne question », n’étant « pas sûr » qu’un opérateur public soit « mieux disant » qu’un opérateur privé pour s’approvisionner en matières premières.

Source OUEST FRANCE.

Une start-up française crée un vélo électrique… sans batterie….!!!!

Le marché du vélo électrique est en plein boom. Bientôt se posera le problème du recyclage des batteries.

Une start-up française a trouvé la parade : elle a inventé le vélo électrique sans batterie !

Une start-up française crée un vélo électrique... sans batterie

À la place des batteries, il y a ce qu’on appelle un super-condensateur. C’est un système de stockage d’énergie qui n’a pas besoin d’être rechargé puisqu’il fonctionne un peu comme une dynamo. Il emmagasine l’énergie quand vous pédalez, et quand vous freinez, il la restitue pour faire avancer votre bicyclette. Un vélo qui, en plus, n’a ni chaîne ni système de traction mécanique.

En clair, vous pédalez toujours au même rythme, que vous soyez sur le plat, en côte ou en descente. Et le fait de tourner les pédales ne vous fait pas avancer mais alimente votre super-condensateur qui fournit de l’énergie au moteur, qui fait tourner les roues du vélo. Vous gérez la vitesse à l’aide d’une petite gâchette située sur le guidon, comme sur les trottinettes électriques.

Par rapport à une batterie classique, ces super-condensateurs ont la particularité de se recycler. Ils sont faits de carbone et d’aluminium, sans lithium, sans métaux rares et ont une durée de vie bien plus longue : 10 à 15 ans, selon les inventeurs.

Source RTL.

Stationnement et bugs en série : des personnes handicapées verbalisées injustement dans toute la France…

Depuis le 1er janvier 2018, le contrôle du stationnement est à la charge des mairies qui sont autorisées à déléguer la surveillance à des entreprises privées.

Ce qui donne lieu à des bugs à répétition et des sanctions erronées.
Les personnes handicapées sont particulièrement lésées.
Explications.
Stationnement et bugs en série : des personnes handicapées verbalisées injustement dans toute la France. Image d'illustration.

Ô regrettées pervenches. Depuis le 1er janvier 2018, la loi “de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles” (Maptam) autorise les municipalités à céder le contrôle du stationnement par le biais d’une délégation de service public. Dans de nombreuses villes, des entreprises privées ont donc pour mission de sanctionner le mauvais stationnement et de distribuer les nouveaux PV : les “forfaits de post-stationnement” (FPS). Le problème, c’est que tout ne se passe pas comme prévu et que les bugs s’enchaînent. De nombreux automobilistes sont verbalisés sans raison alors qu’ils étaient en règle au moment du contrôle. C’est particulièrement le cas des personnes handicapées qui, pourtant, avaient sur leur pare-brise un document justifiant de leur handicap et de leur autorisation à stationner gratuitement.

Défaillance généralisée

Depuis 2014, les personnes disposant d’une carte européenne de stationnement peuvent en effet stationner gratuitement à n’importe quel emplacement autorisé. Et depuis le 1er janvier 2017, un autre document destiné aux personnes handicapées ou à mobilité réduite donne le même droit : la carte mobilité inclusion stationnement (CMI-S). À terme, elle est censée remplacer le premier titre, jugé trop facilement falsifiable. Mais pour le moment, ces deux documents – à condition d’être présentés de façon visible sur le tableau de bord ou le pare-brise – les dispensent de mettre quelques pièces dans l’horodateur et donc, logiquement, de recevoir une amende.

Pourtant de nombreux titulaires de ces cartes ont tout de même été verbalisés. “Nous recevons un nombre impressionnant de signalements de ce type, rapporte Nicolas Mérille, membre du conseil national de l’Association des paralysés de France (APF). Et ça ne concerne pas que Paris, loin de là.” Il n’est toutefois pas en mesure de nous donner un chiffre précis.

Selon lui, ce phénomène s’explique par deux raisons liées au nouveau système de stationnement. D’abord, par le recours aux “voitures à lecture automatique de plaques d’immatriculation” par certains prestataires. Leur rôle : scanner les plaques d’immatriculation d’une zone définie et les comparer au fichier des véhicules qui se sont acquittés du montant du FPS. Les agents ont ensuite à sanctionner les propriétaires des véhicules absents de la liste. C’est sans compter sur un détail majeur. Les titulaires de cartes destinées aux personnes handicapées y sont absents, même en étant en règle. Leur document étant enregistré sous leur nom et non rattaché à la plaque de leur véhicule. “On nous assure qu’un agent vérifie, sur le terrain, le travail de la machine, qu’il scrute les pare-brise et qu’il s’assure que chaque amende est justifiée. Il y a une défaillance quelque part pour que tant de personnes soient pénalisées injustement.”, explique-t-il.

Manque de formation

L’autre raison est à trouver dans la formation de ces agents, d’après Nicolas Mérille. “On nous témoigne parfois de scènes cocasses où des agents ne reconnaissent pas la nouvelle carte (CMI) et la considèrent comme fausse. Dans le doute, ils verbalisent donc le titulaire de la carte qui est pourtant bien handicapé.”

Pour les personnes sanctionnées, il faut donc tenter de contester la contravention via le site consacré, à l’origine, au paiement du PV. Avec leur réclamation, ils doivent alors joindre la copie de leur carte justifiant de leur handicap, mais aussi leur carte grise, le certificat d’immatriculation, l’accusé d’enregistrement dans le système d’immatriculation des véhicules… Bref, des démarches fastidieuses alors qu’ils sont censés en être préservés. “Lorsque ces cartes de stationnement ont été mises en circulation, elles devaient faciliter la vie des personnes handicapées. Pourtant, aujourd’hui, on nous la complexifie.” D’autant que, face aux réclamations, certaines communes demandent aux automobilistes en situation de handicap de s’enregistrer dans chaque mairie qu’ils traversent pour ne pas se trouver pénalisés. “C’est une demande insensée, on nous ajoute une contrainte supplémentaire”, dénonce Nicolas Mérille.

Face à ces situations ubuesques, l’association a décidé de saisir le ministère de l’Intérieur pour obtenir “les clarifications nécessaires pour que la gratuité des places pour les personnes en situation de handicap continue à être la règle appliquée sans démarches supplémentaires que l’obtention de ladite carte de stationnement”. Un courrier envoyé fin janvier qui reste sans réponse. Depuis, les bugs continuent de se multiplier. Et les personnes handicapées ne peuvent que subir ces dysfonctionnements.

Source MARIANNE.

Balma. Sport adapté : 1 600 licenciés en Haute-Garonne…

La 2e édition de ses olympiades devait se tenir à la fin du mois de juin à Saint-Gaudens, mais le comité départemental de Sport Adapté a préféré reporter la compétition face à un épisode caniculaire qui aurait pu mettre les athlètes en danger.

BALMA - Sport adapté : 1 600 licenciés en Haute-Garonne

Plus de 600 sportifs, pour 28 disciplines, étaient inscrits à ce tournoi dont la date du report n’a pas encore été communiquée.

La fédération française de Sport Adapté, dont le comité de Haute-Garonne siège à Balma, coordonne «la pratique des activités physiques et sportives des personnes en situation de handicap mental, intellectuel et-ou psychique». «Il y a 1 600 licenciés en Haute-Garonne pour plus de 30 disciplines sportives», précise Régis Farre, président du comité départemental. Il ajoute : «Il y a le secteur compétitif, pour lequel nous avons cinq sportifs de haut niveau en Haute-Garonne : deux nageurs du club de Saint-Gaudens et trois footballeurs de la région toulousaine. Mais la majorité des licenciés a une pratique loisir».

Encore faut-il pouvoir disposer d’équipements adaptés aux personnes handicapées, notamment dans les petites communes qui ont parfois du mal à faire face financièrement aux investissements adéquats. Or, selon Régis Farre, on est sur la bonne voie. «Beaucoup d’efforts ont été faits, parce que la loi l’a imposé, et la plupart des communes sont en règle aujourd’hui. L’État a participé à la mise aux normes avec la Dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR)».

Place aux jeunes

Près de 80 associations sportives et 40 établissements médico-sociaux contribuent au développement du sport adapté dans le département. Lui-même éducateur depuis 33 ans, Régis Farre constate une évolution du rapport de la population au handicap, par exemple pour la trisomie, «qui n’est plus traitée comme il y a 30 ans, car les personnes touchées sont aujourd’hui scolarisées», observe-t-il. En 2021, à l’issue de son 4e mandat de président, soit 15 années d’exercice, Régis Farre espère pouvoir passer la main «et laisser la place aux jeunes», toujours dans le même objectif : «Rendre le sport accessible à tous, toujours pour le bien-être et la santé», rappelle-t-il.

Source LA DEPECHE.

Les travaux en gare de Belfort vont faciliter l’accès aux trains pour les personnes handicapées…

Les travaux de la gare de Belfort vont se poursuivre jusqu’en septembre 2020. Ils visent à faciliter l’accès aux quais et aux trains pour les personnes handicapées.

Le trafic ne sera pas impacté.

Les travaux en gare de Belfort vont faciliter l'accès aux trains pour les personnes handicapées

Belfort, France

C’est encore le cas jusqu’à la fin des travaux : pour prendre le train, une personne handicapée doit prévenir le service d’escale en amont de son voyage, pour indiquer quel train elle souhaite prendre. Le jour du départ un agent, l’accompagne pour lui faire traverser le quai sur un petit passage à niveau, puis il faut une rampe pour monter dans le train. Les travaux consistent donc à rehausser les quais et à installer des ascenseurs.

12 entreprises travaillent sur le chantier

L’entreprise Colas est en charge de la rénovation des quais. En un mois, les ouvriers ont presque terminé la pose de la bordure du quai n°1. Les finitions doivent être effectuées d’ici le mois de septembre, le délai est serré : “On a pas le droit à l’erreur, le moindre écart sur les fournitures peut bloquer l’avancement“, explique Yannick Lazarus, chef de secteur de l’entreprise.  Il reconnait également que la circulation des engin de chantier est difficile, l’espace étant exiguë.

Yannick Lazarus espère tenir les délais pour permettre aux voyageurs d'utiliser le quai dès septembre 2019 - Radio France

Cet automne, son entreprise débutera la rénovation du quai n°2, puis le quai n°3 au printemps prochain. Ils disposent à chaque fois de deux mois pour mettre la plate-forme au niveau du train. “En volume d’activité c’est la plus grosse affaire que l’on a récupéré cette année“, reconnaît Yannick Lazarus.

Une meilleure accessibilité pour les malvoyants

Pour les malvoyants, des lignes de guidage existent dans le hall de gare mais elles s’arrêtent en arrivant sur le quai. Christelle Ehret, pilote d’opération de la SNCF Réseau, indique qu’il est prévu d’en apposer dans l’ensemble de la gare. Des dalles podotactiles, reconnaissables quand on pose le pied dessus, permettront de signaler le bord de la plateforme et les numéros de quais seront écrit en braille.

Source FRANCE BLEU.

Les Grangettes | Handicap Apach’Evasion : voile et handicap font bon ménage…

Spécialisée dans les activités en montagne, été comme hiver, l’association propose également des sorties en voile, sur le lac de Saint-Point, à l’attention des personnes en situation de handicap.

Apach’Evasion : voile et handicap font bon ménage

C’est une activité qui a été lancée l’an dernier par Apach’Evasion. « Vu le succès, on a décidé de la proposer à nouveau cet été et de la pérenniser à l’avenir », explique Caroline Dèque, secrétaire de l’association et pilote de voile. Comme plusieurs bénévoles de l’association, elle a suivi une formation spécifique pour conduire des personnes en situation de handicap sur les embarcations.

Ça rigole, ça chante, ça applaudit…

Deux à trois fois par semaine, ils prennent en charge quatre à six participants qui s’installent sur des bateaux spécifiques appartenant à Apach’Evasion : deux Windkart et un Hansa. « La personne peut prendre place en toute sécurité. Même si elle est en fauteuil roulant, on peut la conduire jusqu’au bord de l’eau », poursuit Caroline Dèque, « là, un à deux pilotes se chargent de guider le bateau. »

Et c’est parti pour un tour du lac de Saint-Point, cheveux au vent. « Quel que soit le handicap, le ressenti dû à la vitesse, au vent, est très apprécié. Après, chacun va s’exprimer de façon différente : en rigolant, en chantant, en applaudissant ou en restant silencieux, tout simplement. »

Issus de la section Sport Partagé du collège Malraux de Pontarlier, Audrey et Corentin ont été formés ce printemps. Ils ont la charge ce jour-ci des résidents de La Maison du Bois Joli, de Morez. « C’est plus simple que les fauteuils ski », sourit Corentin. Sauf lorsque le vent n’est pas de la partie… Là, pas le choix, il faut ramer.

Source EST REPUBLICAIN.

Des fauteuils roulants réparés par des enfants au centre aéré de Florensac…! 20.000 sont jetés chaque année..!!!

Chaque année, plus de 20.000 fauteuils roulants sont jetés dans des bennes à ordures alors qu’ils sont encore en bon état.

Une association biterroise les rénove depuis trois ans avant d’en faire profiter ceux qui ne peuvent pas s’en acheter.

Elle fait appel aux enfants pour les réparer.

Chaque fauteuil est attentivement vérifé par les jeunes du centre aéré de Florensac dans l'Hérault

Florensac, France

Des milliers de fauteuils roulants sont jetés chaque année en France dans les bennes à ordures faute de recyclage. L’achat de ces appareils coûteux (700 euros environ pour les plus basiques) est pris en charge par l’Assurance maladie pour certains assurés. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Devenus inutiles, ces fauteuils imposants et embarrassants sont jetés alors qu’ils sont pour certains en très bon état et d’autres sont laissés à l’abandon dans les garages ou encore les greniers.

Limiter le gaspillage et préserver les ressources en réutilisant le matériel médical

Depuis trois ans, l’association biterroise Grandir et vieillir ensemble récupère et rénove ces fauteuils avant d’en faire profiter les plus démunis. L’initiative est d’autant plus originale que des jeunes sont mis à contribution. C’est le cas cet été des enfants du centre aéré de Florensac, dans l’Hérault.

“Jeter un fauteuil comme ceux-là, c’est comme si nous mettions à la poubelle des téléphones portables quasiment neufs.” Un enfant

Source FRANCE BLEU.

Mort subite du nourrisson : bientôt un test de dépistage ?…

Des médecins strasbourgeois espèrent généraliser un test sanguin permettant de détecter des nouveau-nés exposés au risque de mort subite.

Un syndrome qui conduit au décès de 400 à 500 bébés chaque année en France.

Mort subite du nourrisson : bientôt un test de dépistage ?

Un test qui permettrait de dépister les bébés à risque de mort subite représenterait un immense soulagement pour tous les jeunes parents.

La mort subite du nourrisson est la première cause de mortalité en France pour les bébés âgés entre un mois et un an. Chaque année, entre 400 et 500 bébés décèdent de façon brutale et inattendue au cours de leur sommeil sans qu’aucun examen ne permette d’identifier la cause de cette mort.

Une triste réalité qui va peut-être changer grâce au travail de chercheurs strasbourgeois.

En effet, des médecins du CHRU de Strasbourg ont mis en lumière les liens entre hyperactivité vagale (ralentissement cardiaque brutal) et malaises répétés selon une étude publiée mi-juillet par la Public Library of Science. Ces travaux pourraient ouvrir la voie au dépistage d’une partie “non négligeable” des bébés à risque de mort subite.

“On pourra proposer des traitements”

“C’est la première étude qui apporte une preuve biologique, aussi bien chez des adultes que chez des enfants qui font des malaises à répétition, qu’il y a chez certains une hyperactivité vagale et qu’on pourra leur proposer des traitements”, explique le Dr Charlie De Melo, réanimateur-pédiatre .

Après des recherches menées sur des lapins, cette étude s’est fondée sur des prélèvements effectués sur des adultes et des enfants sujets aux syncopes, comparés avec ceux de sujets en bonne santé.

Elle montre le lien entre la surexpression de récepteurs muscariniques, une enzyme censée réguler ces récepteurs, et les syncopes.

“Il y a des récepteurs localisés au niveau cardiaque et parfois, le mécanisme qui contrebalance le système de stress (l’accélération de la fréquence cardiaque, l’augmentation de la tension) est excessif, le cœur ralentit trop et le cerveau est moins perfusé”, résume le Dr De Melo.

Un adulte perdra connaissance pendant quelques secondes, sera en sueur, mais récupèrera spontanément, tandis que “chez certains nouveau-nés qui ont des surexpressions muscariniques pathologiques, cela peut aller jusqu’à l’arrêt cardiaque complet”, ajoute-t-il.

Dépistage à 3 jours de vie

Jusqu’à présent, on était un peu perdu devant ces malaises car on était seulement sur des signes cliniques, mais là, en faisant une prise de sang, on peut mesurer l’importance de la surexpression et comment l’enzyme agit”, complète le cardiopédiatre Angelo Livolsi.

Une fois des taux anormaux de récepteurs et de l’enzyme identifiés, le patient peut être traité avec “un anti-muscarinique de synthèse”, déjà prescrit à Strasbourg par le Dr Livolsi, qui suit des familles aux antécédents d’hyperactivité vagale.

Les médecins strasbourgeois poursuivent leurs recherches en effectuant des prélèvements, avec l’accord des parents, sur des bébés de moins d’un an hospitalisés pour des malaises graves, afin d’établir des valeurs de référence pour les nouveau-nés et les prématurés.

A terme, ils aimeraient proposer le test sanguin qu’ils ont élaboré “à large échelle, en même temps que les autres dépistages néonataux”, effectués à l’âge de trois jours.

Détecter les bébés avant les malaises graves

“L’idée serait de détecter ces patients avant qu’ils fassent des malaises graves et de les traiter pendant leur première année de vie, c’est-à-dire la période de risque maximale”, explique le Dr De Melo.

Le nombre de cas de mort subite du nourrisson a baissé de 75% en France après 1994, lorsque les autorités sanitaires ont préconisé de faire dormir les bébés sur le dos et non plus sur le ventre ou sur le côté, mais “stagne depuis les années 2000”, explique le Dr Karine Levieux, coordonnateur scientifique de l’Observatoire des Morts Inattendues du Nourrisson, installé à Nantes.

Plusieurs mesures existent pour diminuer le risque de mort subite du nourrisson :

  • coucher le bébé sur le dos dans une turbulette dans un lit à barreaux, sur un matelas ferme
  • éviter les cales-bébés, les peluches, les tours-de lit etc.
  • chauffer modérément la chambre (18 ou 19°C) et l’aérer matin et soir.
  • éviter de coucher le bébé dans le lit d’un adulte
  • ne pas fumer au domicile même en l’absence du bébé
  • respecter le rythme du sommeil et de repas du bébé
  • en cas de pleurs importants ou de refus de s’alimenter, consulter un pédiatre.

“Coucher les enfants sur le ventre était le premier facteur de risque”, indique-t-elle, tout en soulignant que la mort inattendue du nourrisson est “probablement d’origine multifactorielle”.

Si les bébés à petit poids et les prématurés sont particulièrement exposés, elle cite parmi les facteurs de “stress extérieur” augmentant les risques l’exposition au tabagisme passif, un matelas mou ou une pièce surchauffée.

Source FRANCE INFO.

“Abandonnés” sur l’aire de Nivelles: un chauffeur Flixbus oublie une mère handicapée et ses enfants…

Le voyage en Flixbus d’une mère de famille, qui souffre d’un handicap physique, et de ses deux enfants a tourné au calvaire lorsque le chauffeur est reparti sans eux après une pause déjeuner à Nivelles.

La femme a livré le récit de ce trajet pour Le Parisien.

“Abandonnés” sur l’aire de Nivelles: un chauffeur Flixbus oublie une mère handicapée et ses enfants

Une halte à Nivelles s’est transformée en véritable galère pour cette famille parisienne. Comme elle le raconte au quotidien Le Parisien, Ayse, accompagnée de ses deux jumeaux de 13 ans, sont partis mercredi dernier à bord d’un Flixbus d’Orly pour aller à Nimègue, aux Pays-Bas, où sa sœur habite. Neuf heures de trajet sont au programme. Au bout de quatre, à 12h30, le bus s’arrête sur l’aire de Nivelles. Les passagers sont “obligés” de descendre, s’étonne Ayse, qui a l’habitude de rester à bord des cars pour déjeuner.

“Une ou deux minutes de retard”

C’est effectivement plus pratique pour cette femme de 47 ans, handicapée physique après avoir subi il y a trois ans une entorse de la cheville “qui n’a jamais guéri”. Depuis, elle ne travaille plus et se déplace en béquilles. Sauf pendant ce voyage, car “faire de la marche n’était pas prévu”. Avant de quitter le car, Ayse demande au chauffeur le temps de la pause: “40 minutes” rétorque-t-il.

35 minutes plus tard, Ayse commence à regagner le parking. Par précaution, elle autorise ses deux enfants à aller plus vite qu’elle afin de s’assurer qu’il n’y aura pas de mésaventure. Malheureusement, le bus n’est plus là quand les jumeaux arrivent. “On avait à tout casser une ou deux minutes de retard”, regrette-t-elle.

Le début de la galère pour la mère de famille. Elle réserve un taxi pour rejoindre la gare de Nivelles, puis emprunte un premier train vers Bruxelles, puis un second vers Boxmeer, où sa sœur viendra récupérer toute la petite famille. Avant cela, la femme habitant aux Pays-Bas est allée à Nimègue pour récupérer les bagages des Français restés dans le bus… mais aussi pour avoir des explications.

Pas de “faute” selon Flixbus

Selon elle, le chauffeur était “pleinement conscient” que des passagers manquaient à l’appel en repartant de l’aire de Nivelles. “Je lui ai demandé où était ma sœur, il a répondu : ‘Je ne suis pas une nounou et je ne suis pas responsable’. Il n’en avait rien à fiche et il a dit que ce n’était pas ses affaires”, raconte-t-elle à Le Parisien.

Ayse attend de Flixbus des “excuses”. “Je leur demande de prendre en considération qu’ils transportent des humains, pas du bétail. Et qu’on ne soit pas considéré comme des chiens abandonnés”, s’emporte-t-elle. La Parisienne réclame également un remboursement de son itinéraire bis.

Contactée par le média, la compagnie concède que l’incident est “regrettable” mais n’envisage pas de remboursement car aucune “faute” n’a été constatée. Le bus “s’est arrêté exactement 46 minutes”, sur l’aire, soit “de 12h30 à 13h16″, selon le relevé du capteur GPS. “Dix ou vingt minutes de retard, j’aurais pu comprendre et j’aurais dit que c’était de ma faute”, souffle Ayse, qui affirme avoir “essayé d’expliquer” son handicap au chauffeur. Ses difficultés à se déplacer sont forcément visibles, précise-t-elle.

Sans avoir eu gain de cause, la famille s’apprête à reprendre un Flixbus pour le trajet retour ce mercredi soir, à son grand regret: “Mes enfants ne veulent plus prendre le bus mais je n’ai pas le choix, car je ne peux pas conduire”. En espérant que les trois personnes ne tombent pas sur le même chauffeur…

Source 7 sur 7.

Des séances d’initiation au sauvetage sportif pour les jeunes en situation de handicap…

L’association de sauvetage et d’éducation à la sécurité du Cotentin (Ases) vient d’être agréée pour initier des jeunes non-valides au sauvetage sportif.

Il est encore rare de voir des clubs sportifs proposer des activités mixtes entre valides et personnes en situation de handicap.

Des séances d'initiation au sauvetage sportif pour les jeunes en situation de handicap. Né en Australie, le sauvetage sportif s'inspire des missions de sauvetage de manière ludique.

Tourlaville, Cherbourg-en-Cotentin, France

Cela faisait un certain temps que le club de sauvetage du Cotentin cherchait à rendre ses activités plus inclusives, quand les membres sont tombés sur une initiative australienne. “Starfish Nipper” permet à des jeunes en situation de handicap de découvrir le sauvetage sportif : une manière ludique de s’initier au sauvetage. Pour le trésorier de l’association, David Pichon, il s’agissait de faire connaître son sport mais aussi le milieu marin “à des jeunes qui n’ont pas forcément l’habitude d’y évoluer.” L’Ases Cotentin vient d’obtenir l’agrément, c’est le premier club en France à proposer cette mixité.

A l’occasion de la première séance vendredi à Collignon, la météo en a rebuté plus d’un. Mais une douzaine de jeunes membres ont bravé le vent et les nuages pour participer aux activités. Richard, 24 ans, est autiste. surtout grand amateur d’activités sportives. “On a surfé, on a nagé, on a appris à sauver quelqu’un en retournant la planche… C’est cette sensation sportive qui me plaît”, confie-t-il en sortant de l’eau, avant d’ajouter : “mélanger neurotypiques [les personnes qui ne sont pas autistes, ndlr] et personnes handicapées, ça permet aussi de créer plus de lien et de solidarité“.

Pour continuer sur sa lancée et attirer du monde, le club compte organiser très vite de nouvelles séances.

Source FRANCE BLEU.