Vous ne rêvez pas !… Les masques commandés par la France en Chine seront livrés en totalité d’ici la fin juin…

Un « pont aérien » a été mis en place pour acheminer les commandes, a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

 

Les masques commandés par la France en Chine seront livrés d’ici la fin juin. Jean-Yves Le Drian
Les masques commandés par la France en Chine seront livrés par toute une série de vols d’ici la fin juin, a déclaré lundi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. « Le pont aérien que nous avons mis en place se déroule et les masques commandés arriveront [par] toute une série de vols qui vont s’échelonner d’ici la fin du mois de juin », a-t-il dit sur BFMTV.

La France poursuit ses efforts pour s’approvisionner en masques, un bien désormais convoité par l’ensemble de la planète, et ses commandes auprès de fabricants en Chine atteignent désormais près de deux milliards d’exemplaires, a assuré samedi le ministre de la Santé Olivier Véran.

La compétition pour l’achat de masques est de plus en plus impitoyable. Des Américains ont surenchéri sur des acheteurs français sur le tarmac d’un aéroport chinois, des Tchèques ont saisi des cartons à destination d’autres pays…

« Aujourd’hui la Chine est l’atelier du monde pour les masques et le rôle de la diplomatie française c’est d’être le porte-parole, l’acteur sur le terrain des commandes qu’organise le ministère de la Santé », a relevé Jean-Yves Le Drian.

« Je suis d’une certaine manière le courtier d’Olivier Véran. Je fais en sorte qu’on identifie les entreprises chinoises sur leur honorabilité, sur la qualité de la prestation, sur la sécurité de l’approvisionnement et toutes nos équipes […] sont mobilisées pour que les masques arrivent bien », a-t-il expliqué.

« Cette pandémie doit permettre un sursaut »

Jean-Yves Le Drian espère que des leçons seront tirées de la crise au plan international et que le monde « ne repartira pas comme avant ».

« Cette pandémie doit permettre un sursaut, doit permettre de revisiter, de refonder la relation que les Etats ont entre eux face à de nouveaux dangers, de nouvelles menaces, de nouveaux enjeux, de nouveaux défis que sont les biens publics mondiaux, au cœur desquels il y a la santé et le climat », a-t-il dit.

« Ce qu’il faut éviter c’est qu’après la crise on considère que nous avons vécu une parenthèse, on soit victime d’amnésie et que tout reparte comme avant », a-t-il insisté.

Source LE PARISIEN.

Coronavirus : le virus peut vivre jusqu’à une semaine sur les masques, révèle une étude…! Des Conseils..

Une étude menée par des chercheurs de Hong-Kong et récemment dévoilée révèle que le coronavirus peut rester plusieurs jours sur les masques de protection que des milliers de personnes appliquent sur leur bouche et leur nez justement pour s’en protéger.

Coronavirus : le virus peut vivre jusqu’à une semaine sur les masques, révèle une étude

Les masques chirurgicaux sont-ils vraiment efficaces pour se protéger contre le coronavirus ? Oui, mais à condition de bien les utiliser. Une étude menée par des chercheurs de l’Université HKU de Hong Kong vient en effet de révéler que le Covid-19 pouvait vivre jusqu’à sept jours consécutifs sur la surface extérieure des masques faciaux et jusqu’à quatre jour sur le surface intérieure. Publié le 2 avril dans la revue scientifique The Lancet et repéré par CNews, leur rapport conclut ensuite sur la nécessité de les changer souvent et d’appliquer les bons gestes lors de la manipulation de ces précieux carrés de papier.

1. Masques chirurgicaux : le conseil des chercheurs

Tous les deux à l’initiative de cette étude, Leo Poon Lit-man, le chef du département des sciences et techniques de laboratoires de santé de HKY et Malik Peiris, virologue en santé publique et clinique, l’assurent : “Il est vraiment très important, lorsque vous portez un masque chirurgical, de ne pas toucher sa surface extérieure avec les mains”. Sans quoi, “vous pouvez contaminer vos mains et si vous touchez ensuite vos yeux, vous pouvez transmettre le virus à votre organisme”.

En France, l’exécutif qui était jusqu’alors resté très prudent quant à la généralisation du port du masque sur le territoire, a fait savoir en fin de semaine dernière qu’il “encourageait” le “grand public” à “porter des masques alternatifs” aux masques chirurgicaux dont l’ensemble du personnel soignant manque cruellement.

Les bureaux du Premier ministre ont cependant tenu à souligner que “l’usage de masque alternatif ne doit pas induire un sentiment de fausse sécurité”, et “ne remplace en aucun cas les mesures de distanciation sociale, les mesures de confinement et le respect des gestes barrières”.

Le point sur les bons gestes à adopter lorsque l’on porte un masque alternatif.

2. Masque artisanal : comment bien le porter pour se protéger du coronavirus

Depuis la volte-face du gouvernement sur le port du masque, et alors que les soignants du pays en manquent depuis des semaines, de nombreux tutos ont été publiés sur la toile pour expliquer comment fabriquer soi-même son masque facial en tissu. Et depuis quelques jours, d’autres tutos ont été mis en ligne, cette fois-ci pour expliquer comment bien le porter et rendre son utilisation optimale.

Ainsi, il est recommandé de bien se laver les mains avant de le manipuler pour sortir. Une fois rentré chez soi, il faut également le retirer aussitôt et à nouveau, bien se laver les mains. Les masques artisanaux en tissu sont bien entendu réutilisables mais pour que leur protection contre le virus soit optimale, il convient là encore de respecter certaines mesures d’hygiène. Découvrez lesquelles.

3. Masque artisanal en tissu : comment bien le nettoyer pour le réutiliser ?

Un masque facial en tissu peut tout à fait être réutilisé. Toutefois, il faut veiller à bien le laver après chaque utilisation. Un lavage à la main ne suffit pas, il est nécessaire de “le laver en machine à 60° puis de bien le sécher”, insiste le docteur Jonathan Favre après de nos collègues de BFM. Celui-ci propose également une alternative quelque peu surprenante : le passage “au four à 70°C”. Et contrairement à une idée reçue, lors du lavage en machine, “il ne faut pas mettre d’alcool ou de javel, qui pourraient abîmer le tissu et donc ses capacités de filtration”.

Source PLANET.

 

Coronavirus : une nouvelle commande de masques pour la Bourgogne-Franche-Comté “confisquée” par l’Etat…!

Pour la deuxième fois en une semaine, une nouvelle commande de masques, arrivée dimanche à l’aéroport de Bâle-Mulhouse et à destination de la Région, a été “confisquée” par l’Etat, selon la présidente du Conseil régional, Marie-Guite Dufay.

Elle exige “une répartition plus solidaire”.

Un avion livrant une commande de masques en France (photo d'illustration)

“Ce sont des avions RUSSES qui assurent le transport ! La RUSSIE mise aux bans des nations par les occidentaux ! Honte à nous ! ” Rédaction HANDICAP INFO.

 

Deuxième commande confisquée en une semaine. Alors que le jeudi 2 avril, une première commande de masques de protection, faite à l’initiative de la région Bourgogne-Franche-Comté, avait été “retenue par l’Etat” au profit du Grand Est, ce dimanche, c’est une nouvelle cargaison de deux millions de masques, arrivée dans la matinée à l’aéroport de Bâle-Mulhouse, qui a été “intégralement réquisitionnée par l’Etat, sans concertation, ni même information préalable”, indique le Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté dans un communiqué. A en croire le tweet de la préfecture du Haut-Rhin, la commande “réquisitionnée” à nouveau par l’Etat ce dimanche sur l’aéroport de Bâle-Mulhouse, était une nouvelle fois destinée à servir le Grand-Est.

Marie-Guite Dufay va saisir le Ministre de la Santé

“Si la lutte contre l’épidémie de COVID-19 amène logiquement l’Etat à décider de prioriser la livraison de certaines commandes en direction des secteurs les plus en tension”, la présidente PS de la région Bourgogne Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, s’interroge malgré tout sur la manière dont les pouvoirs publics organisent “la protection des habitants” de la Région.

“Soit l’Etat considère que les masques commandés par la région, en complément des dotations de l’Etat, ne sont pas nécessaires à leur protection, soit, avec les masques réquisitionnés, il organise une régulation entre les régions de manière solidaire.” – Marie-Guite Dufay, présidente du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté

Suite à ces deux commandes “confisquées”, la présidente de Région précise vouloir saisir le Ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, afin de “rétablir le dialogue et retrouver une unité dans l’action entre l’État et les Régions, indispensable pour lutter efficacement contre cette épidémie, dans l’intérêt de tous”.

Deux autres commandes attendues

La Région attend encore deux autres commandes de 2,35 millions de masques supplémentaires, réalisées via un autre importateur. La livraison de ces deux nouvelles commandes est prévue pour le vendredi 10 avril. La Région espère qu’elles ne “feront pas l’objet d’une telle confiscation”. Marie-Guite Dufay rappelle que ces masques sont destinés aux Ehpad, aux personnels d’aide à domicile et aux structures d’accueil de personnes handicapées. La distribution est assurée par les départements “compétents dans le secteur médico-social”.

Source FRANCE BLEU.

 

Délégation ministérielle à l’accessibilité : les dernières informations relatives à la situation actuelle et le handicap…

Adaptation des règles de confinement aux personnes handicapées.

Délégation ministérielle à l'accessibilité : les dernières informations relatives à la situation actuelle et le handicap

  • Adaptation de l’obligation d’attestation pour le handicap visuel :
    L’attestation de déplacement dérogatoire n’est pas nécessaire, à titre exceptionnel, pour les personnes aveugles ou malvoyantes, sous condition de présenter une carte d’invalidité ou un document justifiant d’un tel handicap.
    Par ailleurs, si vous êtes accompagné d’un auxiliaire de vie à domicile, ce dernier devra disposer d’une dérogation professionnelle de déplacement.

L’Elysée annonce un assouplissement des règles de confinement pour les personnes vivant avec des troubles du spectre de l’autisme et la mise en ligne prochaine d’un modèle d’attestation spécifique et leurs accompagnants. Attention, cette mesure ne faisant pas l’objet d’une attestation dédiée, ces personnes doivent donc toujours remplir et avoir sur elles l’attestation habituelle dérogatoire de déplacement.

Handicap et Covid 19 : ressources numériques disponibles.

  • Mise en ligne par le Secrétariat d’Etat chargé des Personnes handicapées d’une plateforme rassemblant les initiatives solidaires du territoire et des parcours selon que l’on propose une action solidaire, une personne ayant besoin d’aide ou une personne volontaire pour apporter son aide.
  • Cap’Handéo a créé un espace d’informations numériques relatives au Covid 19 à destination des aides à domicile, des personnes handicapées, des personnes âgées et des proches aidants
  • Une attestation en Facile à lire et à comprendre (FALC) officielle est maintenant disponible pour toutes celles et ceux pour qui la compréhension des écrits constitue un handicap.
  • Le Secrétariat d’Etat chargé des Personnes handicapées met à disposition des conseils et ressources pour accompagner les personnes autistes dans un quotidien confiné
  • Santé publique France met à disposition sur l’ espace accessible de son site internet des informations sur le coronavirus
  • Ciné ma Différence propose des ressources pour aider à gérer la situation actuelle en direction des personnes handicapées et des personnes les plus fragiles
  • Ciné ma Différence offre un accès à la culture pour tout le monde, même en confinement

La DMA vous invite à respecter les gestes barrières afin de vous porter au mieux.

Source DMA.

 

Que faire s’il y a un cas de coronavirus dans mon voisinage ?…

Veillez avant tout à être vigilant, pour vous et pour les autres.

Que faire s’il y a un cas de coronavirus dans mon voisinage ?

1. Coronavirus près de chez vous : appliquez les gestes barrière

 

L’épidémie continue sa progression dans l’Hexagone. Le confinement des Français n’a pas encore montré ses premiers résultats car le nombre de cas d’infections au Covid-19 et le nombre de morts continuent d’augmenter dans le pays. Selon le bilan fourni par Jérôme Salomon lundi 30 mars, ce sont désormais 3 024 personnes qui sont décédées et plus de 40 000 qui ont été infectées. Désormais, de nombreuses personnes connaissent un collègue, un ami, un cousin éloigné qui a contracté le virus, dans des formes plus ou moins graves.

Malgré toutes les précautions qui sont prises depuis plusieurs semaines, d’autres personnes vont être infectées et peut-être dans votre voisinage proche. Comment faire si votre voisin de palier ou de maison est testé positif au Covid-19 ? La première règle à appliquer est, bien sûr, de continuer à respecter les gestes barrière préconisés par le gouvernement depuis bientôt un mois. Plus que jamais, continuez à respecter très scrupuleusement les mesures de confinement et limitez vos sorties au strict minimum. Cela vous permettra d’éviter au maximum une contamination mais surtout de ne pas propager vous-même le virus si vous êtes infecté. Restez donc confiné chez vous au maximum, pendant quatorze jours, la durée moyenne d’incubation du virus. Le plus important, si un cas de coronavirus survient dans votre voisinage, est de ne pas participer vous-même à sa propagation.

Si vous devez vous déplacer, alors veillez à bien respecter la distance d’un mètre avec toute personne que vous pourriez croiser. Si vous avez de la fièvre, une toux, des courbatures, alors ne sortez pas de chez vous. Consultez votre médecin traitant et, en cas de gêne respiratoire importante, appelez le 15, qui vous prendra en charge. Pour vous protéger et protéger les autres, soyez particulièrement vigilant dans les parties communes.

2. Coronavirus près de chez vous : attention dans les parties communes

 

Pour écarter tout danger, encore une fois pour vous mais aussi pour les autres, il y a quelques précautions à prendre dans les parties communes de votre immeuble ou de votre résidence. Elles dépendent toujours de votre domicile et de la configuration des parties communes. Même si vous vivez dans une maison sans proche voisinage, vous devez être prudent. Le coronavirus se transmet essentiellement par contact entre la main d’une personne et des surfaces ou objets contaminés. Il peut s’agir d’une porte, d’une poubelle, de la rampe d’un escalier…

Quand vous sortez et rentrez chez vous, privilégiez au maximum les escaliers à l’ascenseur, afin d’éviter tout contact. Si vous devez vous tenir à la rampe, alors ne vous touchez surtout pas le visage juste après et lavez-vous bien les mains en rentrant chez vous. Si vous avez touché la rampe avant de sortir, utilisez du gel hydroalcoolique. Pour rendre service à la communauté, n’hésitez pas à désinfecter les différents interrupteurs des parties communes, les poignées etc… Mais surtout, en cette période de confinement, pensez à la solidarité. Quels sont les gestes que vous pouvez adopter ?

3.Coronavirus près de chez vous : pensez aussi à la solidarité

 

La peur de la contamination ne doit pas vous faire oublier la solidarité. Si une personne de votre voisinage est testée positive, alors pensez aux personnes les plus fragiles qui pourront encore moins sortir de chez elles, pour ne pas risquer de contamination. Vous pouvez faire des courses et des achats pour votre voisine âgée sans avoir à entrer en contact avec elle. Il vous suffit simplement de bien définir les règles avant toute chose : vous laissez le sac devant chez elle, elle vous laisse l’argent dans une enveloppe ou vous remboursera plus tard… Vous pouvez également passer un coup de téléphone aux personnes seules de votre voisinage, pour qui la situation doit être encore plus difficile. En ces temps compliqué, un peu de solidarité ne fait pas de mal ; au contraire, ça ne vous fera que du bien, à vous comme à votre voisinage.

Source PLANET.

“Voir les gens mourir nous tue aussi” : le témoignage glaçant d’une aide-soignante à Montbéliard…

À Montbéliard, une aide-soignante qui travaille dans une unité Covid-19 à l’hôpital, dispose d’un appartement prêté par un habitant. Agnès Clément aime s’y réfugier : « C’est mon cocon ».

Elle travaille la peur au ventre : « Mais je ne pourrais pas arrêter, j’aurais l’impression d’être un déserteur ».

"Voir les gens mourir nous tue aussi" : le témoignage glaçant d'une aide-soignante à Montbéliard...

Il y a désormais deux mondes. Quand Agnès Clément se couvre de la tête aux pieds de tissu vert ou blanc (combinaison, charlotte, lunettes, masque), elle ressemble à une Martienne. La comparaison n’est pas si saugrenue : « Travailler dans une unité de Covid-19, c’est entrer dans un univers lunaire, silencieux où la mort survient sans crier gare ».

Chaque jour, l’aide-soignante, en temps normal affectée aux consultations externes à l’HNFC de Trévenans (pour un dentiste et un stomatologue), prend le chemin du travail la peur au ventre : « Mais je ne pourrais pas arrêter. Comme un soldat refusant le combat, j’aurais l’impression de déserter. Un de mes frères, militaire, a combattu au Liban. Il m’a dit ”Toi aussi, t’es un soldat”».

“Nous lisons aux gens les dernières lettres”

Il en faut, effectivement, de la force pour affronter au quotidien la grande faucheuse, garder le sourire auprès de patients que l’on sait parfois condamnés à très brève échéance : « Souvent, nous lisons aux gens les dernières lettres d’un fils, d’une mère, d’un frère » , raconte Agnès Clément, la voix brisée par l’émotion et qui fait sienne cette superbe expression d’une infirmière : « Voir les gens mourir nous tue aussi ».

Son deux-pièces, un havre de paix

Étrange univers où la communication est si particulière. « Entre les patients et nous habillé(e) s comme des extraterrestres, il y a une barrière. Tout passe par le regard, les expressions. Quand j’arrive dans une chambre et que je vois des patients en meilleure forme, je reprends du poil de la bête. Ce matin, un Monsieur allait mieux. Je lui ai dit ” Allez musique, on met Radio Nostalgie », relate l’aide-soignante, 26 ans de métier et qui a subi trois opérations du dos. Elle supporte la situation grâce à une équipe très soudée, l’humour (n’est-il pas la politesse du désespoir ?) et la solidarité des habitants.

Depuis deux semaines et demie, la Doubienne est hébergée gratuitement dans un appartement au centre-ville de Montbéliard : « J’ai vu l’annonce de Monsieur Antonio Mendes de Sousa sur Facebook. Je correspondais aux critères. L’appart’ est parfaitement équipé. Je n’avais plus qu’à poser mes valises. Ce deux-pièces, c’est mon cocon. Je m’y réfugie même pour y pleurer. Ce Monsieur m’a rendu un énorme service ».

Une mère de 80 ans à préserver

Jusque-là, la soignante partageait sa vie entre le domicile de sa mère à Grand-Charmont et celui de son ami en Suisse : « Ma maman a 80 ans. Je ne voulais pas lui faire prendre de risque, pour rien au monde. Et je ne pouvais pas aller chez mon ami, les frontières sont fermées. Je lui ai laissé mon chat (sourires) ». Ses proches se font un sang d’encre pour elle mais ils sont également admiratifs : « La solidarité, les messages, les mots, les applaudissements nous boostent. J’espère qu’on ne nous oubliera pas après la crise ». Il est 17 h ce samedi. Dans son deux-pièces, Agnès Clément va se préparer à manger puis s’endormir dans son petit cocon, en musique, les écouteurs sur les oreilles. Demain est un autre jour.

Source EST REPUBLICAIN.

« Il ne suffit pas d’envoyer des exercices pour qu’un élève autiste s’en saisisse »…!

Conseiller technique ASH (adaptation scolaire et scolarisation des élèves handicapés) auprès du recteur d’académie, Julien Roche orchestre le suivi scolaire à distance des quelque 10 000 élèves concernés sur les quatre départements comtois. Interview.

« Il ne suffit pas d’envoyer des exercices pour qu’un élève autiste s’en saisisse »

Dans quelle mesure la difficulté de la continuité pédagogique est-elle accrue s’agissant des quelque 10 000 élèves handicapés qui relèvent de l’adaptation scolaire dans l’académie de Besançon ?

Il y a déjà le statut d’élève qui était pour certains à consolider en permanence dans la relation éducative. Cette relation pédagogique étant mise à mal par la distance, le suivi éducatif est rendu plus complexe. Sans compter les difficultés d’autonomie vis-à-vis de l’outil numérique. Il ne suffit pas d’envoyer des exercices pour qu’un élève autiste puisse s’en saisir ou qu’un élève non-lecteur en situation de handicap puisse accéder aux apprentissages.

Vous venez d’évoquer l’autisme. Y a-t-il des pathologies particulièrement pénalisées par ce confinement ?

La prégnance est plus forte pour tous ceux qui souffrent de troubles psychiques, les élèves débordants du point de vue du comportement pour qui la période de confinement peut être plus difficile encore à vivre. Et tous ceux qui sont des élèves en situation de décrochage scolaire potentiel. Les principaux obstacles étant le manque d’équipements numériques, le manque d’autonomie dans l’utilisation de ces outils, et parfois aussi le manque d’accompagnement familial.

Quels sont les moyens mobilisés et comment le lien est-il maintenu avec ces élèves handicapés ?

Nous avons accentué notre stratégie et notre accompagnement des équipes enseignantes sur deux aspects fondamentaux : savoir ce qu’il se passe derrière l’écran et l’envoi de documents, afin d’accompagner au mieux les familles dans le suivi du travail ; et surtout un maintien du lien avec chaque élève. Avec une mobilisation des équipes sur tous les outils à disposition : le téléphone à raison d’un contact avec chaque famille une à deux fois par semaine. Selon les lieux de l’académie, ce sont les enseignants, enseignants spécialisés, avec l’appui des accompagnants scolaires. L’objectif premier étant que ces élèves soient toujours dans un statut d’élève. Il s’agit de briser l’isolement. Et ce lien qui perdure entre les enseignants et les élèves en situation de handicap est très apprécié des familles.

Une initiative emblématique en la matière ?

Nous avons conduit ces quinze derniers jours une expérimentation avec une équipe d’enseignants pour essayer de reconstruire des lieux collectifs par le biais d’audioconférences. Il s’agissait de donner rendez-vous aux élèves sur trois temps hebdomadaires, en début, milieu et fin de semaine. Le but étant de rompre l’isolement et faire en sorte que les élèves ne soient symboliquement pas exclus d’un processus collectif. On a vu fleurir beaucoup de ressources pédagogiques, il y a des choses formidables… mais le maintien coûte que coûte d’un lien symbolique collectif et, osons le mot, affectif avec des équipes enseignantes, préfigure d’un bon retour à l’école quand le moment sera venu. La préconisation est vraiment de maintenir le lien. Encore plus pour eux que pour d’autres élèves. C’est comme cela que l’on arrivera à construire l’après.

Source EST REPUBLICAIN.

Covid-19 : les personnes hospitalisées sont âgées de 9 à 101 ans …

Comme le souligne l’Agence régionale de santé dans son point quotidien, toutes les classes d’âges sont touchées par le Covid-19 en Bourgogne Franche-Comté.

Covid-19 : les personnes hospitalisées sont âgées de 9 à 101 ans

Selon le point quotidien établi dimanche soir par l’Agence régionale de santé (ARS), le Covid-19 était responsable à ce jour de 1 120 hospitalisations dans notre région, dont 275 admissions en réanimation. On dénombrait précisément 341 décès à l’hôpital et 224 en établissements médico-sociaux alors que 942 patients sont sortis d’hospitalisation.

Le nombre de patients admis à l’hôpital continue d’augmenter mais celui de patients admis en réanimation augmente plus faiblement que les jours précédents , probablement en raison des effets du confinement.

20 % des personnes hospitalisées ont moins de 60 ans

Une étude de la cellule régionale de Santé Publique France est aussi venue préciser l’incidence de la maladie par classe d’âge dans notre région. Au 2 avril, l’âge des personnes hospitalisées s’établit ainsi entre 9 et 101 ans, avec une médiane à 73 ans. 20 % des hospitalisations concernent des personnes âgées de moins de 60 ans et 60 % des personnes de 70 ans et plus.

Un adolescent de 13 ans en réanimation

L’âge des personnes hospitalisées en réanimation varie entre 13 et 97 ans avec une médiane à 68 ans. 75 % des hospitalisations en réanimation touchent des personnes âgées de 60 ans et plus.

Les personnes décédées ont entre 38 et 98 ans (médiane : 82,5 ans). 87 % des décès impliquent des personnes âgées de plus de 70 ans. Et 4 % des personnes décédées ont moins de 60 ans.

Pour autant, les sorties d’hospitalisation concernent tout le monde. 35 % concernent des personnes âgées de 70 ans et plus et 45 % des personnes de moins de 60 ans.

Source EST REPUBLICAIN.

Coronavirus : la ville de Nice accompagne les personnes handicapées pendant le confinement…

Pour faire face à la crise du Covid-19, une plateforme téléphonique et une appli dédiée ont été lancées à Nice pour informer sur la situation sanitaire, aider, et écouter les personnes en situation de handicap ou vulnérables.

La ville de Nice lance un site Internet et une plateforme téléphonique pour les personnes en situation de handicap

Une plateforme téléphonique est opérationnelle, c’est le 04 97 13 56 00. Au bout du fil, des médecins et des professionnels de santé (infirmières, psychologues, etc.) se relaient pour apporter un maximum d’informations sur la situation sanitaire, les consignes de confinement, répondre aux questions.

Pour les personnes sourdes ou malentendantes : une application

L’isolement et le confinement peuvent accentuer la situation de vulnérabilité, alors pour être informé, exprimer un signalement, un besoin : une application est aussi à disposition des personnes sourdes ou malentendantes. Elle propose une visio-interprétation en langue des signes française ou de la transcription instantanée de la parole.

Il suffit de télécharger l’application Elioz sur Smartphone :

Une fois celle-ci téléchargée, rendez-vous sur le site Nice.fr et cliquer sur mise en relation avec un traducteur, il fera le lien avec un téléopérateur de la plateforme téléphonique. Celle-ci est accessible pour les personnes sourdes et malentendantes de 9h à 17h30.   

Par ailleurs, la Mission Handicap se mobilise pour aider les personnes en situation de handicap et leurs familles dans leur quotidien, en les informant selon leurs demandes et besoins. Elle assure également un relais avec les associations. Vous pouvez lui écrire à cette adresse : handicaps@ville-nice.fr 

Les attestations de sorties accessibles aux personnes en situation de handicap ont été transmises aux associations et sont également directement accessibles via Nice.fr.

Source FRANCE BLEU.

Coronavirus : Olivier Véran “ne peut imaginer” qu’un “tri” des malades handicapés puisse exister…

Le ministre réagissait samedi à des inquiétudes exprimées par le milieu associatif et médical, que les personnes handicapées puissent se voir refuser des soins hospitaliers si elles contractaient le Covid-19.

Le ministre de la Santé Olivier Véran lors d'un point-presse à l'Elysée, à Paris, le 24 mars 2020.  | LUDOVIC MARIN / POOL / AFP

Le ministre de la Santé Olivier Véran a souligné, samedi 4 avril, que les personnes atteintes de handicap “doivent bénéficier des mêmes soins que le reste de la population”, refusant même d’“imaginer” un “tri” des patients atteints de coronavirus, lors d’une conférence de presse. “Je ne peux pas imaginer que cette pratique existe”, a insisté le ministre, qui s’exprimait par visioconférence avec la secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées, Sophie Cluzel.

Il réagissait à des inquiétudes exprimées par le milieu associatif et médical, que les personnes handicapées puissent se voir, du fait de leur handicap, refuser des soins hospitaliers si elles contractaient le Covid-19.

“Le handicap ne doit pas être un critère de refus de soins, que l’on parle d’une hospitalisation simple ou d’une réanimation. Je réagis ainsi à une polémique qui s’est faite jour, suite à la publication interne au sein d’une Agence régionale de santé, de documents qui émanaient d’une société française et qui auraient pu laisser penser que la présence d’un handicap psychique ou d’un handicap cognitif puisse constituer un frein à l’admission en réanimation de malades du Covid-19”, a précisé Olivier Véran.

Des “remontées de terrain” inquiétantes

Arnaud de Broca, président du Collectif handicaps, avait fait état vendredi de “remontées de terrain” nourrissant sa “forte inquiétude” que des personnes handicapées puissent se voir refuser des soins si elles contractaient le coronavirus.

Un médecin du Grand Est, qui a requis l’anonymat, avait indiqué de son côté avoir été choqué par l’e-mail d’un hôpital de proximité qui jugeait “nécessaire d’adopter une stratégie de prise en charge proportionnée”, pour “maximiser les chances de survie des résidents pouvant potentiellement passer un cap”, et “accompagner” (sans hospitaliser) “celles ou ceux qui malheureusement ne le passeront pas”.

Source FRANCE INFO.