Un Noël prolongé pour trois enfants porteurs de handicap…

JouéClub, en lien avec deux associations locales, a pu gâter trois enfants handicapés en leur privatisant le magasin le temps d’une soirée.

Un Noël prolongé pour trois enfants porteurs de handicap

 

Depuis que le magasin JouéClub a ouvert ses portes à Saint-Chamond , au sein de Hall in One, en novembre 2018, son responsable, Chris Meza Tchivongo, organise chaque fin d’année une action solidaire en faveur d’enfants porteurs de handicap.

« Chaque année, on se concerte avec mon équipe pour vendre un jouet dont les bénéfices sont reversés à des associations locales, explique Chris Meza Tchivongo. C’est quelque chose qui me tient à cœur, parce que lorsque j’étais enfant, il y a des associations qui m’ont beaucoup aidé. C’est une façon pour moi de rendre la pareille. »

Des petits ours vendus à 10 euros pendant les fêtes

Pendant ces fêtes de fin d’année, des petits ours gris ont été vendus à la clientèle, au prix de 10 euros. Le résultat de cette vente a permis à trois enfants, cette semaine, de venir choisir pour environ 100 euros de jouets chacun.

C’est en lien avec les associations Killian et Né pour combattre que ce projet a pu être mis en place cette année. Leurs représentants respectifs, Olivier Cressens et Sylvain et Emmanuelle Thomas, étaient présents pour faire le lien avec les enfants qu’ils soutiennent. C’était la première fois que les deux associations collaboraient sur une même action.

À 19 heures pétantes, le magasin a donc fermé ses portes au public mais a laissé Alessio, Souleym et Sloan déambuler au milieu des Playmobil, déguisements, jeux de société, etc., afin qu’ils puissent, accompagnés de leurs parents, faire leurs emplettes. « C’est votre moment, le magasin est ouvert juste pour vous, profitez-en, a lancé Chris aux enfants. Le temps d’une soirée, oubliez la maladie, le handicap. »

En plus de ça, l’association Killian a remis aux trois enfants des petites surprises supplémentaires et Né pour combattre, un bon cadeau à valoir sur l’année dans le magasin.

Source LE PROGRES.

Handicap à l’école : Michèle Victory a déposé une proposition de loi contre la précarité des accompagnants…

La proposition de loi de Michèle Victory (PS), députée de l’Ardèche, visant à lutter contre la précarité des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) et des assistants d’éducation (AED), a été examinée jeudi 20 janvier en séance publique par l’Assemblée Nationale.

Handicap à l'école : Michèle Victory a déposé une proposition de loi contre la précarité des accompagnants

 

« La majorité LREM avait, en commission des affaires culturelles et de l’éducation, supprimé de nombreuses dispositions de ma proposition de loi et ainsi appauvri les débats », estime la parlementaire, qui avait déposé deux amendements pour remodifier la proposition de loi. Ils ont été rejetés par la majorité présidentielle.

« Je déplore la réécriture de mon texte qui prévoit désormais d’octroyer la possibilité au pouvoir réglementaire d’accorder un CDI après trois ans pour les AESH et six ans pour les AED, ce qui est très en deçà de mes propositions et revendications », indique Michèle Victory. Le texte doit encore être examiné par le Sénat.

Source LE DAUPHINE LIBERE.

« Presque », un film d’Alexandre Jollien et Bernard Campan. Briser le tabou sur le Handicap. Bande annonce…

Louis, un croque-mort, et Igor, une personne handicapée, se rencontrent lors d’un accident de la route.

Par un concours de circonstances, ils décident d’effectuer un road trio dans un corbillard, partant de Lausanne pour aller jusque dans le sud de la France.

"Presque", un film de et avec Alexandre Jollien et Bernard Campan. [Pan-européenne, JMH Productions, France 3 Cinéma, Apollo Films, ABS - RTS Radio Télévision Suisse]

Le synopsis

Une comédie dramatique

Célibataire endurci, Louis est directeur d’une société de pompes funèbres à Lausanne. À 58 ans, il se consacre entièrement à son métier et ne peut se résoudre à prendre sa retraite. Igor a lui 40 ans, un esprit vif dans un corps handicapé. Infirme moteur cérébral, il livre des légumes biologiques sur son tricycle pour payer son loyer et passe le reste de son temps dans les livres, à l’écart du monde, avec ses compagnons de route, Socrate, Nietzsche et Spinoza. Par un hasard qui n’appartient qu’à la vie, les chemins de Louis et d’Igor se croisent. Sur un coup de tête, Louis décide d’emmener Igor avec lui. Ils partent tous deux en corbillard conduire la dépouille d’une vieille dame, Madeleine, au pied des Cévennes. A travers ce périple égrainé de rencontres, Louis et Igor vont s’épauler pour conquérir pas à pas un art de vivre, une liberté quant au regard de l’autre, nous délivrant ainsi une leçon ultime: aimer la vie telle qu’elle se donne et se départir de soi.

Source RTS.CH

Seine-Saint-Denis : l’adjoint au maire de Saint-Denis en charge du handicap mis en examen pour viols sur mineures…!

L’élu est accusé par deux adolescentes de les avoir violées entre la fin 2020 et 2021.

L’une d’entre elle avait moins de 15 ans au moment des faits dénoncés.

La mairie de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 19 octobre 2016. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

 

L’adjoint au maire de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) en charge du handicap, Adbelmajid Bouhenna, a été mis en examen samedi 22 janvier pour « viols sur mineures » et placé sous contrôle judiciaire, a appris France Bleu Paris auprès du parquet de Bobigny.

L’élu est accusé par deux adolescentes de les avoir violées entre la fin 2020 et 2021. L’une d’entre elle avait moins de 15 ans au moment des faits dénoncés. Le parquet indique par ailleurs que l’élu a des fonctions dans plusieurs associations de la ville et connaissaient les victimes.

Dans un communiqué, le maire PS de Saint-Denis, Mathieu Hanotin indique ne pas « remettre en cause le principe de la présomption d’innocence » mais « décide de lui retirer immédiatement l’ensemble de ses délégations d’adjoint », « compte tenu de l’extrême gravité des faits reprochés et de la sérénité nécessaire pour conduire les affaires de la municipalité ».

Source FRANCE INFO.

Pass vaccinal : voici tout ce qui va changer dès lundi. Quel contrôle ? Quelles sanctions ?….

Le Conseil constitutionnel a validé vendredi la plupart des dispositions du texte de loi instaurant le pass vaccinal.

Le dispositif entrera donc bien en vigueur lundi et remplacera l’actuel pass sanitaire.

On vous explique tout ce qui va changer.

Pass vaccinal : voici tout ce qui va changer dès lundi

 

La dernière étape a été validée. Le Conseil constitutionnel, saisi par les oppositions qui ont dénoncé une atteinte aux libertés fondamentales, a donné son feu vert vendredi à la plupart des dispositions du projet de loi instaurant le pass vaccinal pour remplacer le pass sanitaire.

Le texte, adopté définitivement dimanche par le Parlement, va être promulgué et le dispositif entrera en vigueur dès ce lundi 24 janvier, a confirmé le Premier ministre Jean Castex. Le chef du gouvernement avait annoncé cette date d’instauration jeudi soir, soulignant que le pass vaccinal devrait permettre de « lever la plupart des restrictions prises » pour lutter contre la vague épidémique liée au variant Omicron du Covid-19. Mais comment va fonctionner concrètement ce pass vaccinal ? On vous explique tout.

Le test négatif ne suffit plus

Dès lundi, un test négatif au Covid (PCR ou antigénique) de moins de 24 heures ne suffira plus pour accéder aux activités de loisirs, aux restaurants et débits de boisson, aux foires, séminaires et salons professionnels et aux transports publics interrégionaux. Il faudra justifier d’un statut vaccinal complet (deux doses de vaccin ainsi qu’une dose de rappel si la dernière injection remonte à plus de sept mois) ou avoir contracté le Covid il y a moins de six mois.

Le pass vaccinal ne s’appliquera qu’aux personnes à partir de 16 ans. Les mineurs de 12 à 15 ans resteront soumis à l’obligation de présenter l’actuel pass sanitaire, gardant donc la possibilité de présenter un test négatif pour accéder aux lieux publics.

Quelles exceptions ?

Le test négatif sera toujours suffisant pour accéder aux hôpitaux, cliniques, Ehpad et maisons de retraite. Dans le cas des transports, une exception au pass vaccinal est également prévue pour « motif impérieux d’ordre familial ou de santé » – un proche mourant par exemple. Il faudra toutefois présenter un test négatif.

L’actuel pass sanitaire pourra en outre être maintenu pour une durée limitée dans certains territoires sur décision du préfet, comme « par exemple en cas de faible vaccination de la population comme en outre-mer », précise le site officiel Vie publique.

Enfin, en vue notamment de l’élection présidentielle, le Conseil constitutionnel a censuré la possibilité pour les organisateurs de meetings politiques de demander un pass sanitaire aux participants. Les organisateurs pourront cependant prendre « toutes mesures de précaution sanitaire utiles, telles que la limitation du nombre de participants, la distribution de masques ou l’aération des salles ».

Un « pass vaccinal transitoire » pour les non-vaccinés

Jean Castex a annoncé par ailleurs jeudi soir des mesures spécifiques pour les non-vaccinés, pour les inciter un peu plus à franchir le pas. Le pass vaccinal leur sera accessible dès la première dose de vaccin d’ici le 15 février, à condition qu’ils fassent leur deuxième injection un mois plus tard. Dans l’intervalle, ils devront présenter un test négatif pour avoir accès aux lieux où le sésame est exigé.

Pass vaccinal : voici tout ce qui va changer dès lundi

Quels contrôles ?

Les restaurateurs ou gérants d’établissements publics, comme les cinémas, pourront procéder à des contrôles d’identité en cas de doute sur le détenteur du pass. La présentation d’un document officiel avec une photographie suffira, comme la carte vitale. Les papiers d’identité ne seront pas obligatoires.

Le Conseil constitutionnel n’a pas retoqué cette mesure, estimant  qu’il ne s’agit pas d’un contrôle de police administrative. « Le refus de la personne de produire » un document officiel comportant sa photo « ne peut avoir pour autre conséquence que l’impossibilité pour elle d’accéder à ce lieu », a-t-il appuyé. Mais le Conseil constitutionnel a émis « une réserve d’interprétation » : la vérification ne pourra se fonder que « sur des critères excluant toute discrimination » entre les personnes.

Quelles sanctions ?

Le fait de ne pas avoir de pass vaccinal n’entraînera pas d’amendes. L’utilisation d’un faux pass reste en revanche punie et les sanctions sont même renforcées par la loi. Utiliser un faux pass ou transmettre son pass à autrui sera désormais puni d’une amende forfaitaire de 1 000 €, contre 135 € actuellement. L’absence de contrôle du pass par l’exploitant de l’établissement recevant du public sera aussi punie dès le premier manquement d’une amende de 1 000 €, alors que le droit ne permettait jusque-là la répression qu’à partir du 3e manquement dans une période de 45 jours.

Enfin, les acheteurs et vendeurs de faux pass risqueront 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende. Tout comme les détenteurs de plusieurs pass.

Les entreprises ne jouant pas le jeu du télétravail pourront aussi être sanctionnées d’une amende administrative allant jusqu’à 500 euros par salarié, dans la limite de 50 000 euros.

Un pass vaccinal jusqu’à quand ?

Le texte adopté au Parlement prévoit une application possible du pass vaccinal jusqu’au 31 juillet. Le Conseil constitutionnel ont indiqué que les mesures concernant le pass « doivent être strictement proportionnées aux risques sanitaires » et « il y est mis fin sans délai lorsqu’elles ne sont plus nécessaires ».

Attention à la désactivation

Pour rappel, depuis le samedi 15 janvier, il faut pouvoir justifier d’une dose de rappel faite dans les sept mois maximum suivant la deuxième injection pour conserver un pass valide. Pour savoir quand effectuer votre dose de rappel et connaître la date de fin de validité de votre pass, vous pouvez vous rendre sur le site de l’Assurance maladie : monrappelvaccincovid.ameli.fr.

Selon les derniers chiffres de ce vendredi, 33,4 millions de Français ont reçu une dose de rappel. 53 764 805 personnes ont reçu au moins une injection (soit 79,7 % de la population totale) et 52 437 130 personnes ont désormais un schéma vaccinal complet (soit 77,8 % de la population totale).

Source LE DAUPHINE LIBERE.

Coronavirus à Marseille : A la Timone, des enfants malades placés à l’isolement dans une unité spécialisée…

Face au nombre important d’enfants de tout âge atteint du coronavirus, les hôpitaux de Marseille s’organisent, et ont ouvert une unité spéciale.

Coronavirus à Marseille : A la Timone, des enfants malades placés à l’isolement dans une unité spécialisée

 

« Salut Rayane ! Repose-toi bien. » Le petit garçon longe aux côtés de sa maman ​les couloirs de l’hôpital de la Timone, à Marseille, et pousse enfin la porte qui le relie au monde extérieur. Pour lui et sa mère, le temps a paru un peu long, enfermés pendant près de six jours dans ces quelques mètres carrés.

Une semaine plus tôt, Rayane, testé positif, avait dû être hospitalisé et placé à l’isolement dans cette unité spéciale dédiée aux enfants atteints du coronavirus et d’autres maladies chroniques, allant du handicap à l’épilepsie. Et pour cause, selon le professeur Brigitte Chabrol, cheffe du service pédiatrie et neuropédiatrie à l’hôpital d’enfants de la Timone, « une infection au Covid-19 chez ces enfants entraînent une décompensation de leurs maladies sous-jacentes. »

Des enfants de 0 à 18 ans

Depuis la mi-décembre, une zone spéciale de l’hôpital, pouvant accueillir six enfants et leurs parents, à l’isolement, a ainsi été aménagée au sixième étage. Au bout du couloir, Alizée cajole sa petite Maëlys, intubée dans un lit à barreau. La maman et son bébé, atteinte d’une maladie génétique, sont arrivés la veille dans cette unité. « Elle avait une forte fièvre, et le paracétamol ne faisait pas effet, raconte Alizée. Le papa a visiblement attrapé le Covid en même temps que sa troisième dose, et on pense qu’il lui a refilé, ainsi qu’à moi. On ne croise personne pourtant. On sort très peu, comme elle est handicapée… »

Afin de limiter les risques de propagation du virus, les parents qui accompagnent leurs enfants sont également placés à l’isolement aux côtés de leur petit, le temps de l’hospitalisation. « Et on désinfecte après chaque sortie », rapporte Vanessa, l’une des infirmières de ce service. Pour prendre en charge les jeunes patients, âgés de 0 à 18 ans, les soignants revêtent une blouse spécifique, qu’ils enlèvent chaque fois qu’ils quittent la chambre. L’ensemble du matériel de soin reste également dans ce petit couloir, afin d’éviter de contaminer le reste du service pédiatrique.

245 enfants en un an

Il faut dire que, depuis maintenant plusieurs mois, la Timone fait face à un flux important de jeunes enfants malades du coronavirus. En 2020, 75 enfants avaient été hospitalisés après avoir été infectés par le Covid-19. Un an plus tard, ils sont 245. Et jusqu’à 14 enfants en même temps ont été pris en charge dans les différentes unités de l’hôpital pédiatrique. « On trouve parmi ces enfants, des nouveau-nés qui n’ont même pas quinze jours de vie, et qui présentent des difficultés pour manger et de la fièvre, liste le professeur Chabrol. On a aussi des enfants de tout âge, porteurs de maladies chroniques. Et enfin des enfants qui ont des complications, porteurs du syndrome dit Pims. »

Cette maladie, appelée également syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique, correspond à une complication du Covid-19 qui survient chez l’enfant quatre à six semaines après l’infection. « Elle se manifeste par une forte fièvre et parfois, une atteinte cardiaque et des douleurs abdominales, précise le professeur Chabrol. Et on est la région la plus touchée après l’Île-de-France. » Alors que la vaccination des enfants patine, la médecin en appelle aux parents. « Il faut arrêter la circulation du virus, estime le professeur Charbol. Donc il faut vacciner enfant comme adulte. Pour l’instant, on n’a eu quasiment aucun Pims chez des enfants vaccinés. »

Source 20 MINUTES.

Personnes âgées : Face à la hausse des cas de maltraitance, des bénévoles à l’écoute « pour soulager » les souffrances…

Au dernier semestre 2021, le 3977, numéro national de lutte contre les maltraitances envers les personnes âgées, a enregistré une hausse de 22 % des signalements.

Mais le sujet rencontre peu d’écho.

Personnes âgées : Face à la hausse des cas de maltraitance, des bénévoles à l’écoute « pour soulager » les souffrances...

 

  • En France, le numéro 3977 permet de signaler des faits de maltraitance commis à l’encontre de personnes âgées et d’adultes en situation de handicap.
  • Après une baisse des signalements enregistrés en 2020 dans un contexte d’épidémie de Covid-19 et de confinement, la plateforme a noté une hausse constante des appels en 2021.
  • Physiques, psychologiques ou financières, ces maltraitances à l’égard des personnes en situation de vulnérabilité nécessitent, selon les acteurs du secteur, une réponse politique d’ampleur.

Autour de la table, les réglisses passent de main en main. Malgré le froid et le regain de l’épidémie de Covid-19, Claude, Renée, Isabelle, Nadine et sept autres bénévoles de l’association Alma Paris ont fait le déplacement pour la première réunion d’équipe de 2022. Anciens médecin, psychologue, juriste ou assistantes sociales, ces membres de l’équipe écoutent et orientent les personnes âgées ou en situation de handicap victimes de maltraitances.

Un accompagnement qui s’est intensifié depuis l’apparition du coronavirus au printemps 2020. Rattachée au niveau départemental à la plateforme d’écoute nationale, le 3977, Alma Paris a géré près de 460 dossiers l’année passée, un chiffre en hausse constante depuis trois ans. La tendance est la même à l’échelle nationale, puisqu’au dernier semestre 2021, les signalements de maltraitance à l’encontre des seniors ont  augmenté de 22 % sur ce numéro dédié.

Des maltraitances « mal connues »

En dépit de ce constat, la question de la maltraitance des personnes âgées est passée sous les radars de l’opinion et des responsables politiques, estiment les acteurs du secteur. « Au début de l’épidémie de Covid-19, les pouvoirs publics ont eu un discours de prévention très fort sur les violences faites aux enfants et aux femmes mais la thématique des violences faites aux personnes âgées a été totalement absente. On sent bien que ça n’est pas perçu comme une priorité depuis le début du quinquennat », analyse Pierre Czernichow, le président de la Fédération 3977. Dans les locaux parisiens d’Alma, Claude Lepresle, qui préside la structure, peine à cacher son « irritation » : « Dès le premier confinement, on est monté au créneau auprès de l’adjoint à la maire de Paris pour dire que ça suffisait et que les vieux aussi, ça existait ! »

« Mal connues », selon Pierre Czernichow, les maltraitances à l’égard de nos aînés peuvent s’exercer de diverses façons. Psychologiques, physiques ou financières, ces violences se déroulent soit dans un cadre institutionnel au sein d’établissements médico-sociaux comme les Ehpad, soit dans le huis clos familial, au domicile des personnes âgées. Elles peuvent être le fait d’un proche mais aussi d’un aidant ou d’un professionnel. Les signalements, eux, émanent parfois de la victime directe mais ce sont majoritairement des tiers – un membre de la famille, un voisin ou un soignant – qui alertent.

« Par moments, on rencontre des impasses »

Les échanges entre les bénévoles d’Alma Paris témoignent de la complexité de ces situations. Répartis en binômes pluridisciplinaires, les membres de l’équipe tiennent des permanences et récupèrent les dossiers ouverts par la plateforme nationale après un premier appel au 3977. « En général, les dossiers sont traités directement par ces binômes. Mais par moments, on rencontre des impasses, on ne sait plus quoi proposer et ça nécessite de réfléchir tous ensemble aux suites à donner », explique Claude.

Au total ce lundi, neuf dossiers sont examinés par le groupe. « J’en ai trois », annonce Dominique, bénévole depuis 2019 à Alma. Une femme, âgée d’une cinquantaine d’années, a sollicité l’association car on lui interdit de rendre visite à son père. Agé de 78 ans, victime d’une rupture d’anévrisme et plongé dans le coma pendant trois semaines, il serait, selon l’appelante « sous l’emprise » de sa belle-fille et de sa nouvelle épouse. « Là, le problème, effectivement, c’est le droit de visite. Elle peut écrire au procureur ou faire appel à un avocat. Mais s’il y a une mise sous tutelle, ça va prendre un an, facile. Peut-être qu’une médiation par un autre membre de la famille pourrait aider ? », interroge Isabelle, juriste de formation.

Des interventions rares

Chargés d’orienter et d’aider les proches inquiets ou les victimes, les bénévoles d’Alma n’ont pas vocation à se substituer aux services sociaux ou à la justice. Mais certaines situations graves nécessitent l’intervention de l’association. « On a eu des nouvelles de Madame C. », lance Claude. « Comme vous le savez, c’est une pharmacienne qui nous a téléphoné pour nous dire qu’une de ses clientes était frappée par son fils, qu’elle avait remarqué des bleus sur ses poignets et sur ses bras », ajoute le président de l’association.

À l’occasion d’une venue dans l’officine, exceptionnellement seule et sans son fils, cette dame âgée s’était confiée à sa pharmacienne. « On lui a dit qu’en tant que professionnelle de santé, elle devait faire un signalement au procureur de la République. On l’a relancé cinq fois, mais elle n’a rien fait. Donc on a pris notre plume pour écrire directement au procureur qui a nommé un médecin pour une expertise avec une demande de mise sous protection », poursuit-il.

« On a fait tout ce qu’on avait à faire ! »

« Nous, on a fait tout ce qu’on avait à faire ! C’est à la justice maintenant de trouver une solution pour que ce fils arrête de taper sur sa mère », s’agace Marie-Françoise, qui a géré le dossier. Problème, le procureur aurait sommé le médecin expert de réaliser une évaluation cognitive de la victime. « C’est un peu rude. Cette dame va peut-être se retrouver sous curatelle alors qu’elle n’a rien demandé et qu’il y a des suspicions de maltraitances ! », s’inquiète Isabelle.

Soumises au secret de l’enquête, les autorités judiciaires ne communiquent pas à l’association les avancées de leurs investigations diligentées après un signalement. « On ne sait pas si le procureur a ouvert une enquête de police en parallèle à l’encontre du fils ? », demande Renée, psychologue à la retraite. « Non », regrette Claude. « C’est frustrant », confie Christiane, la fondatrice et « vétérante » de l’association. Marie-Françoise, directrice d’Ehpad pendant douze ans, elle, s’y est résolue : « Je me dis que si on a déjà pu apporter une écoute, un soutien, soulager les gens qui nous appellent, c’est déjà beaucoup ».

Source 20 MINUTES.

Finistère. Elle lance un SOS pour trouver un logement adapté à sa mère en situation de handicap…

Nina a 20 ans et vit avec sa maman qui est en situation de handicap depuis mai 2021, à Landivisiau (Finistère).

Nina, 20 ans, dans sa maison de Landivisiau, inadaptée pour le handicap de sa maman, Laëtitia.

 

Leur logement n’est plus du tout conforme à leur situation et la jeune femme a lancé une bouteille à la mer pour trouver quelque chose d’adapté, ne voyant pas leur situation évoluer. Sa demande a été partagée des milliers de fois sur les réseaux sociaux.

« Je lance un SOS… », introduit Nina, dans son post Instagram. La jeune fille de 20 ans a vu l’état de sa maman, Laëtitia, se dégrader brutalement, à Landivisiau (Finistère). « En mai 2021, elle a perdu la vue progressivement. Jusqu’ici, elle vivait normalement », raconte la jeune femme.

Hospitalisée, sa mère apprend que ses nerfs optiques sont touchés de manière irréversible. « J’ai senti des fourmillements aux pieds, puis c’est remonté, souligne Laëtitia. Il y a quatre mois encore, je pouvais encore bouger. Mais là, c’est fini. » Aucun diagnostic ne correspond à ses douleurs. « En sortant de l’hôpital, personne ne s’est inquiété de notre situation », balbutie sa fille, Nina.

Coincée au premier étage

Diplômée dans l’accompagnement éducatif et social, elle met sa vie entre parenthèses, pour s’occuper de sa maman. Problème : leur maison ne convient plus. Laëtitia est coincée dans son lit médicalisé au premier étage, là où se trouve la salle de bains. Le rez-de-chaussée « est trop petit ». Et impossible de trouver un kiné localement. « Aucun ne veut se déplacer à domicile… »

La mairie de Landivisiau les a aidées dans leurs démarches, et la Maison départementale des personnes handicapées a reconnu la situation de handicap. Un dossier a été déposé à Finistère Habitat. Selon le bailleur social, une proposition leur a été faite à Landivisiau, ce que la famille dément. « Nous sommes attentifs à ces situations. On n’a pas beaucoup de rotations dans le parc immobilier en ce moment, mais nous allons les recontacter prochainement », souligne Finistère Habitat.

« On a juste besoin d’un endroit où un fauteuil peut passer pour être autonome », complète Laëtitia. « J’espère que les réseaux sociaux feront bouger les choses », ajoute sa fille. Sa bouteille à la mer virtuelle a été partagée plus de 21 000 fois.

Source OUEST FRANCE.

Var : des balises GPS distribuées aux familles d’enfants autistes pour limiter les fugues…

C’est un problème peu connu du grand public : une majorité des enfants autistes font des fugues, de jour comme de nuit.

Pour répondre aux angoisses des parents, deux associations basées dans le Var et une entreprise spécialisée en balises GPS ont créé ‘Aladin ‘.

Un bracelet qui permet de géolocaliser son enfant et d’être alerté lorsqu’il sort du périmètre de sécurité.

Les balises GPS Aladin sont destinées à réduire les risques de fugue des personnes autistes

 

« Quand il était plus jeune, mon fils était très fugueur. Je devais sans cesse garder un œil sur lui dans les magasins et cacher les clefs de la porte la nuit « , nous explique Stéphanie Losilla, présidente de l’association Louis, Jules et Compagnie basée à Solliès-Toucas dans le Var.

« Ils n’ont pas conscience du danger »

Et son fils est loin d’être un cas isolé. Plus de la moitié des enfants autistes sont potentiellement amenés à faire des fugues. « Ils ne le font pas de manière consciente, ils ont une idée qui leur passe par la tête et ils le font, sans avoir conscience du danger« , nous explique-t-elle.

"Les enfants autistes n'ont pas conscience du danger quand ils fuguent" , Stéphanie Losilla présidente de Louis, Jules et Compagnie

C’est ainsi que Cassandra, 7 ans, a quitté son immeuble vers 4h du matin en pyjama, pour aller retrouver sa maman qu’elle croyait morte après un cauchemar.

« C’était un véritable choc« , nous explique sa grand-mère, Valérie Goujon présidente de l’Association Cassandra également impliquée dans le projet.

« Nous l’avons retrouvée après des heures de recherche dans les rues de Saint-Raphaël, en partie nu car elle avait fait pipi dans son pantalon, et ce grâce à la mobilisation des voisins et des pompiers, » se souvient cette maman encore attristée.

Deux ans plus tard, sa maman doit cette fois aller la chercher au commissariat de police après qu’elle ait à nouveau fugué en pleine nuit, et qu’elle ait été prise en charge par un chauffeur de taxi…

Pour ceux qui ne connaissent pas la maladie, c’est difficile à concevoir que des personne autistes, habituellement renfermées dans leur monde puissent s’échapper. « Ils peuvent fuir et être en même temps dans leur bulle« , nous explique Stéphanie Losilla de Louis, Jules et Compagnie.

« Le souci c’est qu’il n’ont pas la reconnaissance de l’espace. Ils n’ont pas non plus le réflexe de demander leur chemin, car ils ont des troubles relationnels et verbaux »

Stéphanie Losilla, présidente de Louis, Jules et Compagnie

Il y a deux ans à Draguignan, un adolescent de 16 ans a été retrouvé à quelques pas de chez lui, prostré sous un arbre depuis 72 heures, et l’été dernier c’est un enfant de 8 ans qui s’est échappé d’un centre aéré à La Garde.

Une balise pour les géolocaliser

Les fugues sont des expériences extrêmement stressantes pour les parents, « d’autant plus que les agents de sécurité ou les pompiers ne sont pas forcément formés pour entendre les enfants autistes. Comme ils sont hypersensibles et angoissés, ils peuvent facilement déclencher des réactions disproportionnées » nous confie une maman qui souhaite rester anonyme.

C’est pour éviter à de nombreux parents de vivre ces situations traumatisantes, que les deux femmes ont décidé de trouver des solutions de prévention. La rencontre avec Stéphane Brackez, concepteur de balises GPS innovantes à Draguignan dans le Var a été pour elles une révélation.

L’ingénieur a développé un produit innovant et particulièrement adapté.

Les deux association varoises Louis, Jule set Compagnie ainsi que l'Association Cassandra en pleine réflexion sur la balise GPS pour enfants autistes

« La balise a été réduite au minimum en terme de poids ( 25gr) et fait la taille d’une pièce de deux euros. Elle doit passer inaperçue pour l’enfant, et ne pas devenir soit un jouet, soit une source de stress supplémentaire.‘ nous explique Stéphane Brackez d‘Innovmobile. La balise GPS est enrobée dans du caoutchouc est placée dans un bracelet à la cheville de l’enfant, afin qu’il l’oublie.

Ainsi, l’enfant est géolocalisable avec une précision de 5 à 10 m, « sauf dans les bâtiments en béton, où la précision est plutôt d’une centaine de mètres » précise-t-il.

L’autre innovation, c’est de pouvoir définir un périmètre de sécurité que l’enfant ne peut pas dépasser sans déclencher une alarme sur le téléphone des parents, une sorte de barrière virtuelle qui se déplace en même temps que le téléphone si la famille est en balade.

500 balises GPS gratuites

Le coût de la balise Aladin a été comprimé : une trentaine d’euros seulement. L’association Louis Jules et Compagnie ainsi que l’Association Cassandra en ont commandé 500 pièces qu’elles financent grâce à des prix qu’elles ont gagné et un partenariat avec le Crédit Agricole de Draguignan.

Aucune subvention publique pour le moment. Une quinzaine sont déjà en test.

Une quarantaine de familles varoises ont ou vont pouvoir bénéficier de ce dispositif gratuitement.

Il suffira juste de payer l’abonnement mensuel d’une dizaine d’euros, car la balise est reliée par satellite. Les associations vont également en fournir à des institutions qui s’occupent d’enfants autistes et une association parisienne très engagée ‘All Inclusive’. Le reste sera fourni aux familles qui en feront la demande auprès des associations après avoir étudié leur dossier.

« Le but projet Aladin c’est vraiment de sauver des vies » s’enthousiasment Stéphanie Lousilla et Valérie Goujon, toutes deux persuadées qu’Aladin est un outil idéal pour soulager les parents, et les encadrants, et éviter bien des drames.

La balise Aladin, du nom du génie qui exauce les voeux, en porte bien en tout cas très son nom.

Source FR3.

 

Spay, au sud du Mans : la belle histoire de Louis, atteint de trisomie, et qui a trouvé une place de serveur dans un restaurant. Voir la Vidéo…

Il s’appelle Louis, a 24 ans et est atteint de trisomie 21.

Il vient d’être embauché pour un apprentissage dans un restaurant à Spay.

Une belle histoire entre un restaurateur et le jeune homme.

Louis, atteint de trisomie 21, est apprenti serveur au restaurant Le Prélandon, à Spay, en Sarthe, France 3

 

Il en rêvait déjà tout petit, son voeu est exaucé.
A 24 ans, Louis atteint de trisomie 21 entame sa première semaine comme apprenti serveur au Prélandon, à Spay, tout proche du Mans.

Sa place, Louis l’a mérité. Après des mois recherches sans succès, sa soeur, désespérée, publie une annonce sur les réseaux sociaux. Elle sera partagée par plus de 5 800 personnes !

Touché, Sebastien Semonin décide de lui donner sa chance.

« Il a fait un stage d’un mois, et en trois semaines, il a avait déjà fait de nets progrès, et ça se ressentait visiblement aussi à la maison, c’est pour ça qu’on a décidé de le prendre », explique Sebastien Semonin, restaurateur  et patron du « Prélandon ».

Un soulagement pour les parents.

« Louis, le premier jour, quand il est revenu, il a dit, j’ai des copains et des copines, se réjouit Pascal Robert, le papa de Louis, après, c’est une façon pour lui de dire que le lien s’est fait avec les personnes ».

Louis, atteint de trisomie 21, est apprenti serveur au restaurant Le Prélandon, à Spay, en Sarthe

Petit à petit : Louis prend ses marques.

« Il est assez à l’aise avec tout le monde mais avec les clients c’est pareil, ils commencent à le connaitre en plus, raconte Emmanuelle Guerrier, l’une des serveuses du restaurant.

Le rythme de travail a été adapté à ses besoins : 3 jours par semaine de 10h à14h. Et toujours accompagné.

« Des fois, quand ça va un peu plus vite, où nous on l’habitude d’aller vite, il faut lui dire un peu ce qu’il faut faire, explique Mélanie Marquis, serveuse, et puis des fois de lui-même, il va voir qu’il faut remettre du pain ou des choses comme ça ».

A termes, l’équipe en est persuadée, Louis sera très vite autonome. Un serveur passionné, pleinement intégré dans le milieu de la restauration.

Source FR3.