En Loire-Atlantique, les personnes à mobilité réduite font les frais d’une nouvelle réglementation du contrôle technique…

Pierre Emeriau, tétraplégique ne peut plus utiliser son véhicule adapté.

Sur sa carte-grise, la mention “handicap”, obligatoire depuis 2019, n’y figure pas.

Le véhicule de Pierre Emeriau, tétraplégique ne peut plus passer le contrôle technique sans modification de la carte grise. Chaque modification doit être présentée au moment du contrôle

Depuis le mois de juin, Pierre Emeriau, 29 ans, devrait techniquement  être à l’arrêt car son véhicule ne passe plus le contrôle technique. Problème, cet habitant de La Regrippière, à 37 kilomètres de Nantes est tétraplégique et le mini van garé devant sa maison est donc, entièrement aménagé pour qu’il puisse le conduire.

D’après un arrêté ministériel de 2013, entré en vigueur l’année suivante, il est nécessaire de préciser qu’il s’agit d’une carrosserie “HANDICAP” sur la carte grise. Mais cela ne posait pas de problème au moment du contrôle technique.

C’est en octobre 2019, avec une évolution de la réglementation européenne en 2018, que cette non-conformité est considéré comme une défaillance majeure, dans quel cas le véhicule est refusé au contrôle technique. C’est le cas de Pierre, dont le véhicule date de 2008.

Parcours administratif

La suite, c’est un nouvel handicap, cette fois-ci administratif. Pierre avait deux mois pour faire la modification de sa carte grise, avant la contre-visite. Or, le délai ayant été dépassé, il a repassé un nouveau contrôle technique le 3 septembre afin de s’assurer de rouler pendant deux mois supplémentaires. Si ces visites continuent de se multiplier, c’est son porte-monnaie qui en prendra un coup.

Prochainement, il devra se rendre à Bordeaux pour faire vérifier le véhicule avec tous les procès-verbaux. “C’est un système très sécurisé et très aménagé. J’ai contacté la Dreal (Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) à Nantes qui ne connaissait pas mon système de fixation. Ils m’ont demandé un dossier vraiment énorme.” 
Si Pierre Emeriau a finalement réussi à fournir un dossier complet comprenant l’ensemble des procès-verbaux d’essais et de tests, de chaque partie transformée du véhicule, de nombreux autres utilisateurs et propriétaires se retrouvent sans solution.

La solution : “c’est poubelle”

Les scénarios varient : le transformateur ayant cessé l’activité, la transformation n’ayant pas de PV, le véhicule acheté d’occasion en provenance de l’étranger… “Pour eux, c’est poubelle” s’énerve Marc Verove, conseiller APF France handicap en Loire-Atlantique. “Nous aussi à l’APF, nous avons deux véhicules qui ne passeront pas le contrôle technique. Et on s’en sert tous les deux jours. Nous allons devoir jeter un véhicule de 50.000 euros. C’est dramatique”. 

Pierre Emeriau, tétraplégique, a vidé l'aménagement de son van et y a installé un siège spécifique pour pouvoir conduire

Difficile d’envisager de se débarrasser de précieux véhicule dont le coût d’achat et d’aménagement est conséquent. “J’en ai eu pour plus de 130.000 euros de transformation” précise Pierre.

L’autre solution serait de trouver un centre de contrôle technique qui prendrait le risque d’accepter le véhicule en l’état. “Mais au niveau des assurances, personne ne va se risquer à cela” répond Marc Verove.

Une mauvaise lecture de la loi

Le conseiller pointe un autre problème. Les centres de contrôle technique n’appliquent pas la même règle. “Certains me parlent de l’adaptation du poste de conduite, or dans la loi de 2013, c’est uniquement le fait qu’il y ait un fauteuil roulant attaché au véhicule et avec une ceinture de sécurité” explique Marc Verove.

“Si une personne conduit avec un système de frein à main et l’accélérateur au volant, ce n’est pas un véhicule handicap, mais des accessoires. Et pourtant, des contrôles techniques me disent qu’ils ne le passeront pas.”

Il ajoute que pour les véhicules entrés en circulation après 2014, les services administratifs en charge ou les entreprises de transformation ont pu elles-mêmes “oublier de faire le changement de carte grise, “mais tout le monde se tourne contre l’utilisateur”. 

“C’est l’autonomie de milliers de personnes qui est menacée”

Pour l’association, cette situation est “inacceptable” et il est nécessaire de modifier la législation actuelle. “C’est l’autonomie de milliers de personnes qui est menacée” écrit-elle dans un communiqué. De son côté, Pierre Emeriau ne veut pas non plus lâcher l’affaire.

Il s’est adressé aux hautes sphères de l’Etat pour sensibiliser sur sa situation. Il a ainsi pu transmettre son message à Damien Abad, député LR de l’Ain, et lui-même en situation de handicap, qui a ainsi attiré l’attention du ministre de l’Intérieur à la fin du mois juillet. À ce jour, aucune réponse de sa part n’a été transmise.

Source FR3.

Orléans : deux cardiologues suspendus de leur activité libérale pour des “pratiques abusives”…

Deux médecins du service de cardiologie du Centre hospitalier régional d’Orléans ont été suspendus administrativement de leur activité libérale le 14 août.

Il leur est reproché d’avoir recouru de façon abusive à une opération potentiellement dangereuse.

Les deux cardiologues opèrent au Centre régional hospitalier d'Orléans. Photo d'illustration

Deux cardiologues, qui opèrent au Centre hospitalier régional d’Orléans, ont été suspendus administrativement de leur activité libérale le 14 août dernier, l’un pour un an, l’autre pour six mois, comme l’a confirmé l’ARS jointe par France 3. Selon nos confrères de France Bleu Orléans, une inspection menée en février au sein de l’hôpital a rendu des conclusions “sévères et sans concession” à l’égard des deux praticiens.

Des opérations non justifiées sur des patients à risque

Les deux médecins sont accusés, selon le rapport que s’est procuré France Bleu, de “recours inapproprié à l’angioplastie coronaire ne se justifiant pas et mettant en danger la santé des patients, absence de concertations médicales et réalisation de gestes inappropriés chez des patients très âgés“.

Il leur est plus précisément reproché d’avoir multiplié sans justification des actes d’angioplastie coronaire, une opération sous anesthésie locale qui permet d’éviter les risques d’infarctus en dilatant des artères du coeur bouchées ou trop resserrées, indique France Bleu. Ces opérations, dont le nombre a explosé en quelques années à Orléans, ont été réalisées sur des patients à risques, âgés, parfois même en soins palliatifs.

Outre la suspension de leur activité libérale, les deux médecins se sont également vu interdire de pratiquer des angioplasties coronaires au sein du CHRO jusqu’à nouvel ordre. Le conseil de l’ordre des médecins du Loiret et la CPAM ont été saisis, et les deux cardiologues ont quant à eux contesté en bloc les conclusions du rapport.

Source FR3.

Un espoir contre le COVID-19 : un candidat-médicament contre la mucoviscidose, développé à Lyon, agit aussi sur le virus…

Alaxia, une start-up lyonnaise, annonce que son candidat-médicament « ALX-009 », actuellement en expérimentation pour les malades atteints de mucoviscidose, démontre également une action in vitro contre le SARS-CoV-2.

Un article scientifique sera soumis d’ici la fin de l’année.

Le traitement serait administré par inhalation.

L’ALX-009, c’est le nom du produit développé par Alaxia, start-up lyonnaise. Il s’agit d’un antimicrobien développé, à l’origine pour les patients atteints de mucoviscidose, qui cible particulièrement les bactéries multi-résistantes aux antibiotiques.

Il est composé de deux molécules : l’hypothiocyanite et la lactoferrine, deux composés antimicrobiens qui sont naturellement générés par les poumons d’une personne saine, mais qu’un malade atteint de mucoviscidose, ne fabrique pas.

Les tests in vitro et ex vivo réalisés par Alaxia ont montré une efficacité de 100% sur plusieurs souches bactériennes résistantes, responsables de l’encombrement des bronches des malades de mucoviscidose.

Des tests préliminaires concluants sur les virus

Alaxia annonce aujourd’hui une coopération avec le laboratoire P3 du Département de Médecine Moléculaire (DMM) de l’Université de Padoue en Italie afin de tester in vitro l’effet virucide de son candidat médicament contre le SARS-CoV-2, le virus responsable de la Covid-19. En 2013, la start-up avait déjà collaboré avec le laboratoire italien et avait démontré une activité virucide claire contre le virus de la grippe A/H1N1.

Selon Luca Cegolon – le médecin épidémiologiste qui a piloté les recherches sur le H1N1 et le SARS-CoV-2 -, « ce composé a un potentiel considérable. Non seulement il est très prometteur pour le traitement des patients atteints de mucoviscidose, mais il a également une activité microbicide à large spectre. En effet, comme l’OSCN (l’hypothiocyanite) est une molécule endogène qui fait partie du système immunitaire humain inné permettant de lutter contre les pathogènes, le risque d’effets secondaires chez l’homme est inévitablement faible. »

Cet été, Alaxia et le laboratoire DMM ont commencé à étudier les effets d’ALX-009 contre le SARS-CoV-2. Des tests supplémentaires in vitro vont être réalisés pour confirmer l’activité virucide de ce candidat-médicament, et un article scientifique sera soumis d’ici la fin de cette année.

L’expérimentation contre la mucoviscidose continue en parallèle

En février 2020, Alaxia a complété une étude clinique de phase 1a (sur des volontaires sains) qui a démontré la totale innocuité du produit. La start-up a commencé à recruter des patients atteints de mucoviscidose et de bronchectasie (maladie pulmonaire) sur plusieurs sites hospitaliers de l’Union Européenne pour finaliser cette étude en phase 1b (qui permet de tester la tolérance du candidat-médicament sur un petit nombre de malades).

« L’effet prometteur sur le SARS-CoV-2 suggère que l’ALX-009 pourrait être un antimicrobien avec des propriétés virucides. Grâce aux données de l’essai clinique de phase 1, nous avons pu déterminer que l’ALX-009 est un candidat-médicament antimicrobien sans danger lorsqu’il est administré par inhalation. Il pourrait être un outil essentiel pour le traitement d’un large éventail d’agents pathogènes potentiellement mortels dans la mucoviscidose », déclare Philippe Bordeau, vice-président en charge de l’innovation et du développement chez Alaxia. « Nous espérons intéresser plus de monde et trouver un ou plusieurs partenaires pour accélérer nos programmes de développement de l’ALX-009. »

Source FR3.

Limoges : des dessins d’enfants projetés sur la Gare des Bénédictins pour remercier les héros de la crise sanitaire… Vidéo…

Les 16, 17 et 18 octobre, le spectacle son et lumière “Merci” sera projeté sur la gare des Bénédictins à Limoges.

Une façon de remercier les héros de la crise sanitaire, notamment à travers le regard d’enfants inspirés.

Un spectacle son et lumière à Limoges, en octobre 2020, pour rendre hommage à ceux qui se sont mobilisés pendant la crise sanitaire.

Pendant trois nuits, les 16,17 et 18 octobre 2020, la gare des Bénédictins sera le théâtre d’un spectacle son et lumière inédit dès 20 heures. Une projection d’une dizaine de minutes animera le coeur de la ville pour dire “Merci” aux héros de la crise sanitaire.

À l’initiative de ce spectacle, la société limougeaude Enluminures qui a également fait appel à un financement participatif pour la première fois. Actuellement, plus de 2000 euros ont été récoltés. Chaque donateur aura son nom projeté sur la gare de Limoges.

Un concours de dessins d’enfants

Les dessins d’enfants seront le clou du spectacle. Une dizaine d’entre eux seront sélectionnés pour la projection durant les trois jours.

Les dates d’envois seront bouclées le 30 septembre prochain. Les plus jeunes ont donc encore le temps de faire parler leur talent à l’adresse de la société Enluminures.

Un “merci” symbolique pour les héros de la crise sanitaire

Agriculteurs, éleveurs, producteurs, routiers, chauffeurs, livreurs, cheminots, magasiniers, caissiers, éboueurs, militaires, policiers, gendarmes, pompiers… Il sera visible depuis l’ensemble des principaux axes de la ville. Le jardin du Champs de Juillet tout proche offrira un point de vue unique. Totalement gratuit, ce son et lumière véhiculera des valeurs positives et fédératives : il sera en outre très grand grâce à l’émotion provoquée par l’imagerie monumentale projetée sur 67 mètres de hauteur“, précisait Thierry Chenavaud, organisateur de l’événement en mai dernier.

La dernière date de projection est fixée au 18 octobre, une journée pas si anodine puisqu’il s’agit de la Saint-Luc, “il s’agit du patron des médecins, des chirurgiens et des artistes. Les premiers soignant les corps tandis que les seconds pansent les âmes, les cœurs et les esprit.” soulignait déjà l’organisateur à la fin du confinement.

Depuis le Champ-de-Juillet, les spectateurs pourront profiter du spectacle gratuitement jusqu’à 23 heures. Le mètre de distanciation devra être respecté et le port du masque sera obligatoire.

Source FR3.

Marseille : le doigt d’une enfant amputé par erreur ?…

Les parents d’une fillette de quatre ans se battent pour faire reconnaître ce qu’ils pensent être une erreur médicale.

Lina a été amputée de deux phalanges de son doigt à l’hôpital de la Timone à Marseille.

Marseille : le doigt de la fillette de quatre ans amputé suite à une erreur médicale.

Sandra et Mohamed vivent un cauchemar depuis le 10 juin. Ce jour-là, ils emmènent leur fille de quatre ans à l’hôpital de la Timone à Marseille. Elle s’est blessée au doigt avec son vélo. Une simple entaille pour eux mais le chirurgien des urgences décide d’opérer la fillette. Suite à des complications, le doigt se nécrose. Finalement, c’est l’amputation de deux phalanges.

Les parents réclament justice

La mère de la petite Lina ne parvient pas à accepter cette situation.

Je normalise la chose, mais arrivée au soir, quand je vois ma fille et que je dois lui masser ses doigts, j’ai les larmes qui coulent, je ne contrôle plus rien.

Sandra Bernon, la maman

Leur avocat porte plainte contre l’Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille. L’administration a refusé de reconnaître sa responsabilité. Or, le professeur, chef de service et spécialiste de la main, avait reconnu au cours d’une réunion qu’il s’agissait bien d’une erreur médicale.

Maître Seroussi et les parents de Lina dénoncent un comportement irresponsable et déloyal de la part de l’APHM

Si cette reconnaissance de responsabilité avait été actée, enregistrée et écrite, nous n’en serions pas là. On aurait simplement saisi les organismes compétents pour faire indemniser l’enfant et clôturer ce dossier. L’erreur est humaine. Cette erreur aurait été admise avec difficulté par mes clients, mais pour autant on aurait été dans le cadre du respect des relations entre un usager des services publics et le service public lui-même.

Maître Seroussi, avocat des parents de la fillette dont le bout de doigt a été amputé suite à une erreur médicale à Marseille.

 

Réponse de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille

Nous avons sollicité l’APHM, voici leur réponse :

Au mois de juin 2020, une petite fille de 4 ans a été prise à charge au sein de l’Hôpital de la Timone pour une plaie à la main. L’examen clinique a révélé qu’une intervention chirurgicale était nécessaire. Cette intervention s’est bien déroulée, mais des complications sont apparues à la suite de son opération. Après la mise en place de plusieurs traitements et devant le manque d’amélioration, l’équipe médicale a été contrainte de procéder à l’amputation d’un doigt atteint de la jeune patiente. L’AP-HM s’associe à la douleur de la famille qui a été reçue à plusieurs reprises par l’équipe médicale. L’équipe a tenu aussi à répondre à toutes les questions des parents et les a associés à toutes ses recherches.

En effet, l’APHM a consulté les plus grands experts français dans ce domaine de la chirurgie de la main afin de comprendre les raisons de cette complication extrêmement rare et à ce jour, aucune explication scientifique n’a pu être obtenue.

En raison du secret médical, aucun élément sur le dossier médical de l’enfant ne sera donné.

Aucune autre demande ni aucune plainte en responsabilité n’a été reçue à ce jour par l’AP-HM. Si les parents décidaient d’engager la responsabilité de l’APHM, il va de soi que toutes les instructions seront données pour que les investigations soient engagées.Hervé Seroussi, avocat de la famille

Source FR3.

 

Manque de personnel dans les Ehpad : “Il est grand temps que nos métiers soient revalorisés”, alerte une directrice… Vidéo.

Alors qu’on assiste à une recrudescence de cas positifs de coronavirus dans les Ehpad, certains établissements déplorent un manque de personnel.

A La Pommeraie en Charente-Maritime, la directrice lance un cri d’alarme pour alerter sur les difficultés de recrutement.

L'Ehpad La Pommeraie à l'heure du déjeûner.

Alors que les Ehpad se préparent à gérer une augmentation des cas de Covid dans les semaines qui viennent, certains établissements tirent déjà la sonnette d’alarme.
C’est le cas à “La Pommeraie” situé à Périgny près de La Rochelle. Dans cette structure qui emploie 50 salariés pour 70 résidents, la pression est permanente.

C’est clairement pas assez, on a besoin d’être plus nombreux pour accompagner 24 heures sur 24 et toute l’année, les 70 résidents.

Clarisse Reydant-Coupey Directrice de l’Ehpad “La Pommeraie”

“On a toujours beaucoup de travail, on fait face à des situations d’urgence parfois de manière quotidienne, on a besoin de personnel, on a besoin aussi d’être rassurés quand on est dans l’équipe, d’être sûr qu’on aura assez de monde le lendemain parce que sinon, on réajuste au coup par coup” se désole Katia Ruffin, infirmière de l’Ehpad.

Un courrier au ministère de la santé

La directrice a décidé d’alerter les autorités.  Avec d’autres directeurs d’établissements, elle a adressé un courrier au Ministère de la Santé, la semaine dernière. Les professionnels font part de leurs inquiétudes concernant la pénurie de personnel et les difficultés de recrutement.
“Habituellement, nous considérons que le taux d’encadrement est trop faible pour accompagner les personnes âgées mais en situation de crise avec le Covid, il est indispensable que nous puissions renforcer les équipes parce que les besoins vont être plus importants, la difficulté que nous rencontrons aujourd’hui, c’est la difficulté de recrutement, même par intérim, on a beaucoup de mal à trouver des professionnels qualifiés. Il y a un désengagement des métiers concernant la personne âgée qui nous inquiète” avertit la directrice de “La Pommeraie”.

Il est grand temps que nos métiers soient revalorisés. Lorsque nous recrutons pour un poste, nous avons peu ou pas de candidatures,et surtout peu de candidatures diplômées. C’est inquiétant.

Clarisse Reydant-Coupey Directrice de l’Ehpad “La Pommeraie”

Trois cas positifs

Alors que cet avertissement est resté sans réponse, l’Ehpad de Périgny se prépare à une possible nouvelle vague avec un assouplissement des mesures sanitaires.
Les nouvelles modalités de confinement ont été aménagées, elles seront beaucoup moins strictes que la première fois. En cas de covid, c’est la personne infectée qui sera isolée et non plus l’établissement en entier. “C’est seulement avec trois cas positifs que nous pratiquerons un isolemment total avec l’arrêt des sorties et les entrées, on isole tout le monde mais sur un temps court”explique la responsable de La Pommeraie. Au-delà de trois cas positifs avérés, l’établissement devra fermer ses portes pendant sept jours.

VIDEO – Ecoutez les témoignages des soignant(e)s

Source FR3.

Covid-19 : mobilité, travail, logement, des chercheurs de GEM ont observé à la loupe les habitants lors du confinement…

Le confinement a-t-il changé les comportements des habitants de la métropole grenobloise ?

C’est-ce qu’ont voulu savoir Corinne Faure et Frédéric Bally, chercheurs à Grenoble Ecole de Management, en interrogeant plus de 1000 personnes lors du confinement.

En voici les résultats.

Ce 22 avril 2020, en plein confinement au coeur de Grenoble, la pelouse des voies de tramway appartient... aux joggers

Cette étude a été menée dans le cadre du Panel de recherche de Grenoble Ecole de Management. De quoi s’agit-il? D’une initiative unique en France, qui existait déjà dans des villes comme Hambourg ou Hong-Kong. A Grenoble, ce Panel de recherche,” dédié à ses habitants“, a été créé au mois de mai 2020. Sa mission? “favoriser l’identification et l’émergence de solutions pour notre territoire”. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il a pu opérer ses tous premiers pas dans un contexte exceptionnel, totalement inédit, avec l’arrivée brutale du Covid-19.

Dans quelle mesure ce virus virulent, et le… confinement allait-il, ou non, bouleverser les comportements, modifier les pratiques d’usage, voire …déclencher certains sentiments? Corinne Faure et Frédéric Bally, les deux chercheurs de Grenoble Ecole de Management, ont interrogé 1014  personnes “représentatives de la population de Grenoble-Alpes Métropole” via de longs questionnaires en ligne, sur la toute dernière semaine du confinement, dans plusieurs domaines de la vie quotidienne.

“Une photographie instantanée à cet instant T du confinement “

Après dépouillement et analyse, ils en publient ce mardi 22 septembre les résultats. Focus sur plusieurs enseignements, dans le domaine des transports d’abord, Semaine européenne de la mobilité  oblige.

“Moins tentés par les transports en commun”

Les personnes interrogées déclaraient  “utiliser avant le confinement, à proportion quasiment égale les modes de transports doux, les transports en commun, ou leurs véhicules personnels pour leurs déplacements quotidiens ou leurs déplacements domicile-travail “.

Une pratique remise en cause par l’assignation à résidence forcément, et la faible amplitude des déplacement autorisés pendant le confinement mais pas seulement . A la question du mode de transport le plus sûr en cette période de crise sanitaire, environ 60% des répondants choisissent la voiture individuelle, un peu moins de 40% les modes de transport doux, et seulement 1% les transports en commun.

La croissance des transports doux se fait donc surtout aux dépens des transports en communCe rejet assez massif des transports en commun dans cette étude doit être interprété avec prudence” précise Corinne Faure, “il s’agit de réactions à chaud, puisque l’étude a été collectée au cours de la dernière semaine de confinement. Les bénéfices des politiques de distanciation sociale et de port obligatoire du masque dans les transports en commun n’étaient pas encore très discutés à ce moment-là”.

“Pas très chauds pour le télétravail”

Quel a été le ressenti des habitants de la métropole sur cette nouvelle situation de travail et sont-ils prêts à poursuivre l’expérience?

La part des actifs en télétravail dans la Métropole grenobloise est passée de 20 à près de 40% pendant le confinement, mais seulement 20% des actifs souhaitent travailler en télétravail dans le futur.

Contrairement à nos attentes, le pourcentage de personnes souhaitant continuer à travailler en télétravail après le confinement n’a pas augmenté suite à l’expérience de télétravail durant le confinement. 20% le souhaitent, 20% le faisaient déjà avant le confinement” s’étonne la chercheuse.

En revanche, 25% pensent que leur employeur leur demandera de faire du télétravail, et 30% pensent que d’autres employés vont demander à passer en télétravail.

Partants pour des horaires de travail décalés, et même le week-end”

Pendant le confinement : 44% des actifs de la Métropole ont pu remplacer leurs déplacements professionnels par des visio-conférences. Environ 1/4 des personnes interrogées pensent qu’au moins une partie de leurs déplacements professionnels sera remplacée par des visio-conférences dans le futur.

Le confinement a entraîné un décalage des horaires habituels de travail (en raison de différents facteurs comme la garde des enfants en parallèle par exemple). 2/3 des actifs sont prêts à envisager des horaires de travail décalés et plus de 40% seraient prêts à travailler le week-end.

“Effectivement, c’est surprenant” analyse la co-auteure de l’étude  “42% des actifs se déclarent prêt à travailler le week-end.  Peut-être pour profiter des avantages des montagnes avoisinantes en semaine sans la foule ?  En tout cas, pour 15%, travailler le week-end se monnaye et ils attendraient une prime en échange. “

“Besoin de rencontrer son médecin, en chair et en os” 

La téléconsultation médicale a eu le vent en poupe pendant le confinement. A vrai dire, il a bien fallu faire contre mauvaise fortune “bon coeur” mais manifestement personne n’a été enchanté du résultat. Le chiffre est sans appel:  plus des 2/3 ne souhaitent pas renouveler l’expérience et préfèrent une consultation en face à face.

28% sont prêts à faire appel à la télé-consultation de temps en temps, 7% seulement le plus souvent possible,

“Une furieuse envie de… déménager”

C’est l’une des conséquences directes du confinement, …l’envie de déménager pour s’éloigner de l’hyper centre urbain tenaille les citadins.   Les habitants de la métropole grenobloise sont  40%  à penser déménager dans les trois ans.  Pour 40%  d’entre, le déclic a eu lieu pendant le confinement.

67% pensent rester dans la Métropole grenobloise, ce qui marque à la fois leur attachement au territoire. Un tiers des actifs et la moitié des étudiants se disent ainsi prêts à considérer à emménager ” au vert ” plus loin de leur lieu de travail si leur part de télétravail augmente dans les années à venir”.

Cette étude reste une photographie d’un instant T de la période de confinement,  les situations et les avis des habitants ont pu évoluer depuis” souligne Corinne Faure qui espère “pouvoir faire un suivi de l’évolution des mentalités sur le sujet” et qui annonce d’autres chantiers .

La prochaine étude sera lancée le 30 septembre. Thème imposé : “Vagues de chaleurs : comment sont-elles vécues par les habitants de la métropole grenobloise ?”…

Si vous avez envie de vous inscrire c’est ICI.   Il faut habiter la métropole et avoir au moins 18 ans.

Source FR3.

Un clip pour les soignants des Ehpad : “Notre métier est dévalorisé, mal payé et peu reconnu”… Découvrez le Clip.

David Ranger, auxiliaire de vie depuis 13 ans dans des Ehpad de la Vienne, a réalisé un clip intitulé “Soignantes bientraitantes”.

Dans cet hymne aux soignants, l’auteur souhaite faire connaître une profession mal payée et dévalorisée.

Image du clip, David avec les résidents d'un Ehpad.

Il est auteur, compositeur et rapeur à ses heures perdues mais dans le quotidien, David Ranger est auxilliaire de vie dans des Ehpad.
Ce Poitevin de 38 ans a réalisé un clip intitulé “Soignantes bientraitantes” qui raconte le quotidien de ce personnel qui prend soin des plus anciens.

“Notre métier est mal reconnu et dévalorisé, j’ai voulu montrer que malgré tout, la plupart des soignants aiment ce qu’ils font, j’ai voulu mettre en avant le soutien psychologique apporté aux personnes âgées, les résidents vivent dans des petites chambres, parfois, ils n’ont pas beaucoup de visites, on leur remonte le moral”assure David Ranger qui souhaite mettre en lumière la bientraitance et le relationnel entre soignants et résidents.

35 soignantes ont participé au clip

Ce métier, David l’exerce depuis 13 ans dans différents Ehpad de la Vienne dont Le Logis du Val de Boivre à Vouneuil-sous-Biard  et Les Jardins de Montplaisir à Ligugé, deux établissements qui ont servi de décor pour le tournage de son clip dans lequel figurent 35 soignantes qui incarnent leur propre rôle.
Et si les Ehpad peinent à recruter du personnel alors que la demande est d’autant plus urgente avec la crise sanitaire, le manque de candidats ne surprend pas l’auteur du clip.
Nous sommes vraiment mal payés, s’insurge David Ranger.

Je gagne le smic, environ 1200 euros net, j’arrive à gagner un peu plus avec une prime de précarité car je travaille en intérim. Mes 13 ans d’ancienneté représente une somme insignifiante d’une vingtaine d’euros, c’est tout. Je fais ce métier parce que j’aime ce que je fais,
David Ranger.

Un métier difficile

“C’est aussi un métier difficile, dans certains Ehpad, il faut travailler vite et il nous arrive négliger le résident faute de temps, de ne pas avoir le temps d’échanger avec eux, de parler alors ça forcément ça décourage car le but de ce métier, c’est d’avoir du temps pour les personnes âgées”, explique David qui a décidé de mettre en musique le malaise de ces soignants, sous la plume de Vida, son nom d’artiste rapeur, il a composé un texte dans lequel il détaille le quotidien de ses collègues. Dans cet extrait de chanson, il rend hommage à la profession.

Elle rentre avec du réconfort, c’est de l’espoir qu’elle apporte pour tous ceux qui sont fragilisés après tant d’années, elle sait les rassurer avec quelques sourires, elles font de leur mieux sans attendre d’applaudissements.

Avec ce clip, David espère toucher le grand public et “d’autres soignants partout en France”.

Vida est nominé aux Trophées SilverEco 2020 dans la catégorie Loisirs/Culture, qui se dérouleront le 10 décembre 2020 au Palais des Festivals de Cannes.

Vous pouvez découvrir le clip qui est sorti en février 2020.

Source FR3.

 

Brive : cinq mois après avoir été touchée par le Covid-19, Patricia Bordas a encore des symptômes… Vidéo.

Le 15 avril dernier, Patricia Bordas apprend qu’elle est touchée par une forme de Covid-19. Cinq mois plus tard, le virus est présent au quotidien, les symptômes n’ont toujours pas disparu.

A 63 ans, l’ancienne sénatrice se livre et appelle à la plus grande prudence.

Brive : cinq mois après avoir été touchée par le Covid-19, Patricia Bordas a encore des symptômes

Depuis le 15 avril dernier, Patricia Bordas vit quotidiennement avec le virus, “ce jour-là, le monde m’est tombé sur la tête”. Encore aujourd’hui, le virus se manifeste de façon aléatoire et provoque chez l’ancienne sénatrice corrézienne, une fatigue très intense et difficilement gérable, “je vie chaque jour avec l’inconnu“.

 

En avril 2020, Patricia Bordas se fait tester pour la première fois, “il s’agissait d’un faux négatif“. Elle est en fait touchée par une forme alternative du virus. Confinée quatre semaines à son domicile au mois d’avril, elle est aujourd’hui encore suivie par son médecin généraliste. Depuis le printemps dernier, Patricia Bordas se sent différente, “j’ai l’impression d’avoir gardé une hypersensibilité“.

Guérir et prévénir

Si Patricia Bordas prend la parole, c’est avant tout pour alerter. Son cas n’est pas unique, elle pense d’ailleurs que ce phénomène est “plus courant qu’on ne le croit mais que les gens n’osent pas en parler“, “personne ne la voit cette maladie, c’est comme une maladie imaginaire“.

Elle a retrouvé le goût et l’odorat, mais la fatigue persiste. Son témoignage fait donc office de prévention. Sur les réseaux sociaux, des personnes atteintes du Covid-19 et aux symptômes persistants postent de nombreux messages introduits par : #ApresJ20 #ApresJ60, etc.

Une longue période de réflexion

Employée administative à la mairie de Cosnac, Patricia Bordas envisage son avenir professionnel autrement, “je pense à prendre ma retraite en janvier 2021“.

Son avenir politique n’est quant à lui pas remis en question pour le moment. Déjà référente LREM de la Corrèze, elle a été nommée présidente de la commission électorale du bureau exécutif de la République en Marche, le 21 septembre dernier.

Source FR3.

Grâce à une association de Perpignan, des animaux redonnent le sourire aux malades d’Alzheimer…

La période de confinement a été particulièrement difficile pour les malades d’Alzheimer qui ont besoin d’interactions et de stimulations sociales régulières.

Le contact des animaux est, pour eux, une façon ludique de renouer des liens.

Les personnes fragilisées par la maladie d'Alzheimer retrouvent confiance au contact des animaux, c'est l'une des activités proposées par la structure d'accueil de jour Le grand platane à Perpignan - 21/09/2020

André Touzla brosse un petit âne et son sourire est radieux: “Je me régale, il est gentil, je me régale et lui aussi“, raconte-t-il, visiblement heureux. A ses côtés, Gisèle Gardel, touchée elle aussi par les troubles cognitifs de la maladie d’Alzheimer, nourrit des poneys et des chèvres. Et son plaisir d’être là est lui aussi bien visible.

Tous deux sont au milieu des animaux de l’association Cœur sauvage à Argelès-sur-mer, à l’initiative du Grand Platane. Cette association accompagne chaque jour une trentaine de malades dans trois structures différentes, à Perpignan, Millas et Argelès-sur-Mer dans les Pyrénées-Orientales.

Après une période d’arrêt lié au confinement, l’association a repris son activité. Cette structure d’accueil thérapeutique de jour, non médicalisée, essaie de rattraper un peu le temps perdu : l’isolement a été particulièrement pénible pour les personnes qui souffrent d’Alzheimer.

Pour aider les malades à renouer des liens, l’association a amené des malades rencontrer des animaux. Ce contact avec la nature présente un grand avantage: les animaux ne sont pas dans le jugement, et c’est très important, tant “la maladie d’Alzheimer est stigmatisante“, comme l’explique Rachel Vukovac, psychologue du Grand Platane.

Le regard de l’autre, le sentiment de honte que peut éprouver la personne malade d’être dans l’échec, peuvent entraîner de la dépression, ou tout simplement de la tristesse et il n’y a pas ça dans les relations avec l’animal.

Rachel Vukovac, psychologue pour le Grand Platane

Retrouvez dans la vidéo ci-dessous le résumé en image de ce beau moment partagé, à l’occasion de la journée mondiale de la maladie d’Alzheimer.

Les animaux de l’association Coeur Sauvage apportent aussi régulièrement du réconfort à d’autres accidentés de la vie, comme des enfants en difficulté.

Source FR3.