Un nouvel outil-clé pour affronter les futures pandémies dévoilé par l’UE…

EPIDEMIE – L’Union Européenne prend les devants et se prépare déjà à de futures pandémies.

Un nouvel outil-clé pour affronter les futures pandémies dévoilé par l'UE

 

Le monde entier connait une crise sanitaire sans précédent depuis l’apparition du coronavirus. Pour ne plus être pris de court, l’UE prend les devants et se prépare déjà à de futures pandémies. C’est pour cela que Bruxelles dévoilera jeudi les contours d’une instance dotée de six milliards d’euros chargée d’armer la confédération à d’éventuelles contagions dans les années à venir. Le projet consulté par l’AFP suscite déjà de vives critiques des eurodéputés dessaisis du dossier.

A quoi ça sert ?

Baptisée HERA (« Health Emergency Response Authority »), la nouvelle structure doit « renforcer la capacité de l’UE à prévenir, détecter et contrer rapidement » les prochaines crises sanitaires, en assurant le développement, l’approvisionnement, le stockage et la distribution des traitements médicaux nécessaires.

Dans son projet d’« Europe de la santé », Bruxelles avait affiché dès novembre 2020 son ambition de créer l’équivalent de la puissante Autorité pour la recherche et développement en biomédical (Barda) aux Etats-Unis, qui dépend du ministère américain de la Santé et dispose de colossaux moyens pour collaborer avec les laboratoires.

Selon le texte qui doit être endossé jeudi par les commissaires, HERA ne sera pas une agence indépendante sur le modèle de l’Agence européenne des médicaments (EMA) ou du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

Elle sera établie « au sein de la Commission, comme ressource partagée pour les Etats membres et l’UE », un format qui permettra de la rendre complètement opérationnelle « dès début 2022 », de fonctionner de façon flexible et de s’appuyer sur les pouvoirs et l’expertise de l’exécutif européen, souligne le document.

La structure devra « renforcer la coordination » entre les Etats membres, en lien avec l’industrie pharmaceutique, afin notamment de résoudre les problèmes de pénuries et de dépendance mis en évidence par la pandémie de Covid-19.

HERA sera pilotée par un conseil réunissant experts de la Commission et représentants des Etats, et le Parlement européen devra se contenter d’un observateur.

Si les Etats, dont la santé est une compétence exclusive, devront donner leur feu vert, le texte ne sera pas débattu ni voté par le Parlement européen. Un camouflet pour les eurodéputés réunis cette semaine à Strasbourg.

Pas tout le monde d’accord

« Les ambitions semblent à la baisse. Cette autorité ne doit pas être une coquille vide, ni un simple comité de réaction à la main de la Commission et des Etats », a regretté Nathalie Colin-Oesterlé (PPE, droite), rapporteure d’un texte sur les pénuries de médicaments.

« On se retrouve avec une proposition dénuée de toute ambition législative, le Parlement s’apprêtant à être exclu de la discussion », même si « on comprend la nécessité d’aller vite et d’être pragmatique », a réagi Véronique Trillet-Lenoir (Renew, libéraux).

Les eurodéputés ont adopté mercredi, contre l’avis de la Commission, une proposition pour élargir les domaines d’intervention du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), par 598 voix pour, 84 contre et 13 abstentions.

Le texte, destiné à être discuté avec la Commission et les Etats, propose d’étendre le mandat de l’agence au-delà des maladies transmissibles pour qu’il couvre également les principales maladies non-transmissibles (maladies cardiovasculaires et respiratoires, cancers, diabètes et maladies mentales).

Présente à Strasbourg, la commissaire à la Santé, Stella Kyriakides, s’était pourtant dite lundi dans l’hémicycle opposée à un tel élargissement.

« Cela fera doublon avec le travail déjà fourni dans les Etats membres (…) et ces nouvelles tâches grèveront les ressources de l’ECDC, contribuant à l’affaiblir (pour ses missions principales) plutôt qu’à le renforcer », avait-elle fait valoir.

Les mesures proposées doivent également permettre à l’ECDC de recueillir davantage de données épidémiologiques auprès des Etats, afin de fournir de meilleures analyses et modélisations pour contrôler les foyers de contagion, a expliqué la rapporteure polonaise Joanna Kopcinska (CRE, droite nationaliste).

Les propositions de révision des mandats de l’ECDC, mais également de l’EMA, « dessinent les contours d’une véritable Union européenne de la santé », s’est félicitée Mme Trillet-Lenoir.

Source 20 MINUTES.

Alzheimer. Posez vos questions, une spécialiste vous apportera une réponse…

À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la maladie d’Alzheimer mardi 21 septembre, Ouest-France vous propose d’interroger le Pr Florence Pasquier, neurologue et responsable du Centre mémoire ressources et recherche du CHU de Lille. Malades, familles…

À vos questions !

225 000 nouveaux cas de maladies d’Alzheimer sont diagnostiqués chaque année.

 

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative. Elle est caractérisée par une destruction progressive et irréversible des cellules du cerveau et une perte des connexions entre les neurones.

En France, 900 000 personnes sont touchées par la maladie. 225 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, soit un nouveau cas toutes les trois minutes. Les femmes sont les plus concernées : elles représentent 60 % des cas contre 40 % pour les hommes.

Au total, entre malades, familles et aidants, on estime entre 2 et 3 millions de personnes le nombre de personnes directement concernées.

À vos questions

Aussi, à l’occasion de la journée mondiale d’Alzheimer mardi prochain, Ouest-France vous propose de poser vos questions au professeur Florence Pasquier, neurologue et responsable du Centre mémoire ressources et recherche du CHU de Lille.

Quels sont les signes qui doivent alerter ? Ce vieillissement neurodégénératif est-il inéluctable ? Les jeunes peuvent-ils développer des formes précoces ? Pourquoi les femmes sont-elles les plus touchées ? Quels sont les traitements existants et les nouvelles pistes actuellement explorées ?

Dans un article publié dans OUEST FRANCE, le mercredi 22 septembre, le Pr Florence Pasquier répondra à vos questions.

POSEZ VOTRE QUESTION, cliquez ici.

Source OUEST FRANCE.

 

 

Mort de Marthe Mercadier : ses touchantes confidences sur la maladie d’Alzheimer…

Décédée ce mercredi 15 septembre, Marthe Mercadier souffrait de la maladie d’Alzheimer depuis quelques années.

Une épreuve sur laquelle elle s’était déjà exprimée à plusieurs reprises.

Marthe Mercadier et sa fille, Véronique, en 2011.

Marthe Mercadier et sa fille, Véronique, en 2011.

Sa famille a annoncé la triste nouvelle. Marthe Mercadier est décédée ce mercredi 15 septembre à l’âge de 92 ans. Figure du théâtre de boulevard, chanteuse et danseuse de cabaret, la comédienne a vécu une vie bien remplie, teintée aussi par la maladie. Atteinte d’Alzheimer depuis plusieurs années, Marthe Mercadier s’était déjà épanchée sur le sujet. En 2015, elle avait déclaré au micro d’Europe 1 qu’il était crucial d’en discuter. « C’est très important, on va en parler tranquillement. On va pas commencer à pleurer […] Peut-être que je ne verrai plus, je ne pourrai plus marcher… Mais c’est important pour les autres », avait déclaré la comédienne après avoir été diagnostiquée en 2013, à la suite d’un choc violent ayant entraîné cette pathologie.

À l’époque, c’est sa fille et attachée de presse, Véronique, qui s’est rendue compte de ses troubles de la mémoire, ainsi que d’autres facteurs. « Il y a eu une période pendant six mois où son caractère a changé, elle était devenue agressive », avait raconté la fille de l’actrice au micro d’Europe 1. « Maman a perdu la mémoire immédiate. C’est-à-dire qu’on fait quelque chose et cinq minutes après elle ne s’en souvient plus. C’est cette mémoire qui disparaît. C’est pour ça qu’elle ne peut plus exercer son métier. »

« Je veux absolument être »

Quelques années auparavant, en 2011, Marthe Mercadier, qui n’avait pas encore été diagnostiquée, s’était confiée à France 2 sur sa façon de voir la vie. « Il faut avoir été très malade, très désespéré comme je l’ai été, et apprécier à quel point c’est formidable de continuer à vivre avec les handicaps », avait-elle déclaré, après être devenue brutalement bègue durant son enfance, puis paralysée à la suite d’une chute lors d’un spectacle de danse acrobatique. Une multitude d’épreuves toujours traversées avec vitalité. Lors de cette même interview, elle avait donné plus de détails sur la meilleure manière, pour elle, de quitter ce monde : « Je veux mourir chez moi, dans mon lit, avec ce qui reste de ma famille […] Je veux absolument être … Je jubilerai jusqu’à 100 ans. »

Source GALA.

La police de Royan dispense des ateliers de prévention routière pour les personnes âgées…

C’est parce qu’ils sont considérés comme “fragiles” sur la route – comme face aux agressions et escroqueries – que la police de Royan s’adresse directement aux retraités dans les résidences seniors pour leur rappeler les bons gestes.

Une piqûre de rappel bienvenue.

Les policiers de la sûreté urbaine de Royan se mobilisent dans les résidences seniors et les maisons de retraite pour faire la prévention sécurité

 

Un atelier “prévention routière” destiné aux personnes âgées. C’est la police de Royan qui est à la manœuvre. Deux officiers sont intervenus, ce jeudi 9 septembre à la résidence séniors Domitys, devant une dizaine de pensionnaires pour rappeler les règles de prudence basiques en voiture. Ils en ont notamment profité pour faire un petit rappel des limitations de vitesse.

Prévention routière et bons conseils contre les vols et arnaques

La vitesse autorisée sur la route qui passe devant la clinique Pasteur et qui s’en va vers Rochefort. Elle est limitée à combien ? 80 ou 90 kilomètres heure ?” A 78 ans, Nicole conduit encore et elle tient à sa liberté. Mais, comme pour tout le monde, elle a besoin de refaire le point sur les règles qui changent. Alors cet atelier lui est bien pratique, “Une piqûre de rappel ça fait toujours du bien“, sourit-elle.

On parle aussi des médicaments au volant, du changement d’adresse sur la carte grise. Mais aussi comment éviter les vols à l’arraché, “Il faut toujours avoir son sac côté mur quand on marche sur le trottoir“, explique le capitaine Sut, responsable de la sûreté urbaine de Royan. Ou encore les bons gestes quand on retire de l’argent au distributeur. Violette note consciencieusement “Quand on fait un retrait avec sa carte bancaire, il faut faire attention. J’ai aussi posé la question du Paypal, je pensais que c’était quelque chose de très sérieux et puis en définitive il faut se méfier.

“Elles ont moins de réflexes sur Internet”

Les arnaques sur Internet font partie des grosses problématiques pour le capitaine Sut et les conseils sont indispensables surtout pour les seniors.Les personnes âgées sont plus vulnérables pour les escroqueries sur Internet puisqu’elles ont découvert Internet tard et du coup elles ont moins de réflexes.

Des ateliers que les policiers comptent multiplier pour sensibiliser au maximum.

Source FRANCE BLEU.

Après des mois d’attente, les séniors ont retrouvé la piste de danse du Nostalgia à Balaruc-les-Bains…

L’épidémie de Covid-19 avait obligé les gérants du Nostalgia, le dancing rétro de Balaruc-les-Bains (Hérault), à fermer.

Une fermeture qui est désormais de l’histoire ancienne.

Les habitués, pour la plupart des séniors, y ont retrouvé leurs habitudes depuis cet été.

Le Nostalgia a retrouvé ses habitués après des mois de fermeture à cause du covid.

 

C’est un rendez-vous qui avait manqué à ses nombreux fidèles. Après des mois et des mois de fermeture, avec l’épidémie de Covid-19, le Nostalgia de Balaruc-les-Bains a rouvert ses portes en juillet. Un soulagement pour les patrons de ce dancing rétro et ses habitués.

À l’entrée, Christine, une retraitée venue de Sète, trépigne d’impatience. C’est la première fois qu’elle revient depuis plus d’un an et demi. “Je n’avais pas eu l’occasion d’y revenir. Cela va me permettre d’oublier la morosité ambiante avec cette épidémie. Avec la danse, on oublie tout! J’espère qu’il y aura des danseurs“, s’interroge la Sétoise, qui est venue pour cette reprise, toute seule. “Ce n’est pas toujours facile d’amener mes amies. Elles n’aiment pas toutes cela”, ajoute-t-elle.

Des copains, ici, on s’en fait. “C’est une grande famille, le Nostalgia”, assure Saida, la gérante. Il n’y a qu’à voir les petits groupes massés autour des tables. Difficile en revanche de prendre des nouvelles des uns et des autres tant la musique est forte. Mais ici, de toute façon, les clients sont là pour danser !

Le DJ enchaîne les morceaux pour le plus grand plaisir des séniors.

“On s’ankylose quand on ne danse pas.”

Ils sont une soixantaine à virevolter. Ils passent du tango, au rock, en passant par la valse. Un rythme effréné, difficile à suivre pour François. “Je suis cassé”, affirme le septuagénaire qui fait son grand retour au dancing. Il n’aura tenu que vingt minutes sur la piste avant d’aller se rafraîchir avec un bon verre d’eau. Au Nostalgia, il n’y a d’ailleurs que des boissons sans alcool, nous souffle un habitué. “C’est bien mieux. Comme cela, il n’y a pas de débordements. De toute façon, nous n’avons pas besoin de cela.” 

Mais un petit remontant, c’est pourtant ce qui pourrait aider Claude qui a dû mal à se lancer. Scotché à sa chaise, l’homme de 85 ans ne se sent pas en grande forme ces derniers temps. Avant de venir, il est même allé chez son médecin pour savoir s’il pouvait aller danser. Mais si le professionnel de santé a donné son aval, Claude reste hésitant. “Je n’ai pas dansé depuis plus d’un an. Quand on ne danse plus, on s’ankylose. Mais d’habitude je ne danse pas trop mal. Il faudrait que je trouve une dame que je connaisse bien pour l’inviter et faire le premier pas”, précise l’homme.

Saida et son fils gèrent le Nostalgia depuis sept ans.

“Il n’a pas d’allure.”

Sa partenaire idéale pourrait bien être Isabelle. Cette Drômoise est venue passer 15 jours de vacances aux thermes de Balaruc-les-Bains. Installée au fond de la salle, elle guette l’entrée des lieux en espérant croiser le regard d’un danseur. “J’essaye de faire mes petits yeux doux, de faire mon plus beau sourire. On verra si cela marche. Je croise les doigts”, précise Isabelle. Mais ça mord rapidement. La voilà partie pour une petite danse de trois minutes. Mais sitôt le titre terminé, elle revient s’asseoir. “Je suis déçue, c’était long. Regardez, il n’a même pas d’allure. Moi j’ai fait des efforts, je m’habille bien pour venir. C’est la moindre des choses”, peste Isabelle, vêtue d’une belle longue robe bleue.

Une robe qui pourrait plaire aux hommes présents qu’ils soient mariés ou non, comme Hervé. À 80 ans, le Sétois n’est pas venu pour danser. “Moi je danse utile, c’est-à-dire les slows pour pécho”, s’amuse-t-il. Et il est loin d’être le seul ici. Que ce soit un flirt le temps d’une danse ou plus, ici tout le monde le sait, ce qui se passe au Nostalgia reste au Nostalgia.

Source 20 MINUTES.

 

Toulouse : Atteints de lésions cérébrales, ils se testent avant de (re)prendre le volant…

CONDUITE – Une association d’aide à la réinsertion professionnelle et sociale toulousaine aide les personnes victimes de lésions cérébrales à évaluer leur capacité à conduite grâce à un simulateur.

Toulouse : Atteints de lésions cérébrales, ils se testent avant de (re)prendre le volant

 

  • Après un AVC ou un traumatisme crânien, il est souvent difficile de reprendre la conduite en raison des séquelles, notamment cognitives.
  • Pour aider les victimes de lésions cérébrales, l’association toulousaine UCRM, qui accompagne les personnes dans leur réinsertion professionnelle et sociale, a investi dans un nouveau dispositif d’évaluation à la reprise du volant.
  • Ce simulateur de conduite, cofinancé par la fondation Vinci autoroutes, permet de tester ses capacités de réaction mais aussi d’améliorer la reprise de la conduite.

« Il faut avoir l’œil un peu partout ». Installé derrière un volant, avec face à lui trois écrans, un jeune Toulousain prend ses marques dans le simulateur de conduite installé au sein du centre de formation de l’association Union Cépière-Robert Monnier, qui accompagne 1.200 personnes par an dans leur projet de réinsertion professionnel sur l’agglomération.

Si cet outil a fait son entrée il y a quelques années dans les écoles de conduite, ici il sert à évaluer depuis janvier les personnes victimes de lésions cérébrales, prises en charge par l’unité spécialisée du centre. « Parmi les personnes que nous recevons, certaines ont eu un accident de la vie, que ce soit un AVC ou un traumatisme crânien. Elles se retrouvent avec des restrictions, notamment celle de ne plus pouvoir conduire ou de ne plus être en capacité de le faire à cause d’un permis invalidé », explique Claude Guillevic qui coordonne la plateforme spécialisée.

Evaluer temps de freinage

Car après un accident vasculaire cérébral, le cadre législatif oblige les patients à passer un contrôle médical réalisé par un médecin agréé pour déterminer s’ils sont aptes à reprendre le volant. Or pour certaines d’entre elles, avoir son permis peut être impératif dans leur projet de retour à l’emploi. « Le simulateur nous aide à évaluer leur réaction, le temps de freinage, leur comportement en situation. Cela permet aussi à des gens de retrouver confiance en eux après dix d’arrêt de conduite ou encore à les habituer à la boîte automatique », souligne Anthony Bacqué, neuropsychologue au sein du centre.

Ce dernier peut ainsi tester leur capacité à anticiper un accident, travailler sur leur temps de réaction et les aider à compenser leur handicap. Ce dispositif peut aussi pousser les personnes cérébro-lésées à prendre conscience qu’ils ne sont plus en capacité de reprendre la route. Pour l’heure, six personnes ont pu se tester sur le simulateur, financé en partie par la fondation Vinci Autoroutes, dont un salarié, formateur à la conduite des hommes en jaune du réseau autoroutier, apporte son expérience sur la prévention des risques.

Source 20 MINUTES.

Quels contrats sont dédiés à l’embauche de travailleurs handicapés ?…

JOB – L’accès à l’emploi reste plus compliqué pour les personnes en situation de handicap que pour le reste de la population.

Quels contrats sont dédiés à l'embauche de travailleurs handicapés ?

 

Quelque 12 millions de Français sont actuellement en situation de handicap, selon les données de l’Agefiph, l’association nationale chargée de soutenir le développement de l’emploi de ce public spécifique. Or, leur insertion professionnelle reste plus compliquée que pour le reste de la population. C’est la raison pour laquelle la reconnaissance en tant que travailleur handicapé permet de prétendre à certains dispositifs d’accompagnement. La nature des programmes dépend toutefois du secteur concerné.

S’insérer dans le milieu ordinaire

Depuis 1987, les entreprises privées d’au moins 20 salariés ont l’obligation de recruter un minimum de 6 % de personnes handicapées. Hélas, trois décennies plus tard, le taux effectif n’atteint que 4 %, selon l’Agefiph. Pour booster les chiffres, l’État alloue tout d’abord des subventions aux employeurs : aide à l’embauche, à l’intégration, à l’apprentissage ou à l’adaptation des situations de travail, auxquelles ont été ajoutés des coups de pouce spéciaux Covid-19.

Au-delà des CDD, CDI, intérim et stages classiques, les travailleurs handicapés sont éligibles au contrat unique d’insertion, décliné en contrat initiative emploi (CUI-CIE) pour les entreprises et en contrat d’accompagnement dans l’emploi (CUI-CAE) pour les associations et établissements publics. Dans ce cadre, un référent est chargé d’assurer un suivi personnalisé, tandis qu’un employé joue le rôle de tuteur. Le contrat peut être conclu pour 6 mois minimum et durer jusqu’à 5 ans pour un salarié en situation de handicap. Des conditions plus souples sont également prévues pour la signature de contrats en alternance (absence de limite d’âge, durée adaptée…).

Des entreprises adaptées

On recense par ailleurs près de 800 entreprises dites « adaptées » qui balaient un panel de plus de 200 métiers, sachant que 42 % de leur activité est réalisée par des prestations de services, selon les données de l’Unea (Union nationale des entreprises adaptées). Si elles fonctionnent comme des sociétés privées classiques, ces structures poursuivent un objectif d’insertion renforcé. En contrepartie d’aides financières, elles s’engagent à embaucher entre 55 % et 100 % de travailleurs handicapés dans leurs effectifs. Elles proposent également un parcours d’accompagnement individualisé qui tient compte des besoins et capacités de chacun. Ce sont alors le plus souvent Pôle emploi, Cap emploi ou encore les missions locales qui leur adressent les travailleurs handicapés. Néanmoins, le recrutement peut se faire en direct, sous certaines conditions d’éligibilité.

Côté contrats, on retrouve les CDI (91 % des effectifs) et CDD classiques mais également, à titre expérimental jusqu’à fin 2022, des « CDD tremplin ». Proposés par plus de 300 entreprises adaptées, ces contrats de 4 à 24 mois visent à former les travailleurs handicapés pour leur permettre de réaliser leur projet professionnel.

L’Ésat, en dernier recours

En cas de handicap particulièrement lourd, la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) peut vous orienter vers un établissement d’aide par le travail, couramment appelé Ésat. Cette structure allie activité professionnelle, soutien médico-social et éducatif et peut parfois disposer d’un foyer d’hébergement. Pour y prétendre, vous devez vous adresser à la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées). En cas d’acceptation, vous signerez un contrat de soutien et d’aide par le travail pour une durée d’un an renouvelable, moyennant une « rémunération garantie » (comprise entre 5,71 euros et 11,35 euros de l’heure).

Source 20 MINUTES.

Qu’est-ce qui pousse certaines personnes handicapées à devenir des militants du handicap ?…

La plupart des personnes handicapées deviennent un jour ou l’autre des militants. Certains en font plus tard une vocation, pour eux-mêmes et pour d’autres comme eux.

Qu’est-ce qui pousse certaines personnes handicapées à devenir des militants du handicap ?

 

D’autres sont inspirés pour s’engager dans un activisme à plus long terme et plus conséquent en faveur du handicap, avec le potentiel de bénéficier à des milliers voire des millions de personnes handicapées.

L’activisme en tant que mode de vie offre des récompenses uniques et précieuses aux activistes engagés. Il nous épuise également, tant sur le plan physique qu’émotionnel. C’est peut-être encore plus vrai pour l’activisme en faveur des personnes handicapées. C’est l’un des moyens les plus courants de construire un sens plus libérateur de soi pour les personnes avec un handicap. Nous pouvons nous retrouver plus autonomes et plus connectés sur certains points essentiels, mais en même temps épuisés, cyniques et aliénés sur d’autres.

Une personne en fauteuil roulant peut faire toutes les « choses nécessaires » pour que les restaurants et les magasins de sa région installent des rampes et des toilettes accessibles. Mais des années de plaidoyer de bonne foi, poli mais persistant, peuvent ne déboucher que sur de vagues promesses, de légers regrets et les changements les plus mineurs. Les coalitions d’organisations professionnelles et populaires de personnes handicapées peuvent se battre pendant des décennies pour développer les soins à domicile et mettre fin à l’institutionnalisation, mais continuer à se heurter à des obstacles politiques et à l’indifférence ou l’incompréhension du public.

Pourtant, il y a des victoires. Les défenseurs individuels obtiennent parfois les services, les avantages ou les aménagements qui leur étaient initialement refusés. Et le militantisme organisé en faveur des personnes handicapées fait évoluer les mentalités et les pratiques au fil du temps. Il arrive que des changements véritablement historiques soient obtenus, comme l’adoption de l’Americans with Disabilities Act.

Les défenseurs et activistes des personnes handicapées qui s’expriment ouvertement sont parfois dépeints et secrètement considérés comme des excentriques obsessionnels ou des mécontents aigris et en colère. Nous ne sommes jamais satisfaits ! Nous pinaillons sur des détails insignifiants ! Nous laissons notre rage l’emporter sur le bon sens ! Peut-être pire encore, notre concentration intense sur des questions apparemment étroites nous rend ennuyeux ! C’est en tout cas ce que dit le récit familier.

En même temps, les défenseurs et les militants forts sont souvent admirés, du moins en théorie. Nous savons que le progrès social est presque toujours le fait de militants, de personnes mécontentes de la situation actuelle et prêtes à se consacrer à des changements dont peu d’autres personnes semblent se soucier. Et un militantisme réussi est presque toujours loué, du moins pendant un certain temps.

Le militantisme des personnes handicapées est également censé être, parmi beaucoup d’autres choses, une communauté. C’est l’un des rares endroits où les personnes handicapées collaborent, communiquent et se rencontrent. Ainsi, même si le but du militantisme pour les personnes handicapées n’est pas de nous faire sentir connectés et soutenus, dans le meilleur des cas, le militantisme peut nous donner une communauté.

Malheureusement, cet objectif est souvent mal défini et insaisissable. Le militantisme n’engendre pas toujours la gentillesse. Et se battre pour les droits et la justice des personnes handicapées ne garantit pas que le combat lui-même sera toujours équitable, inclusif ou stimulant pour ceux qui le mènent.

Un grand nombre de personnes handicapées trouvent dans le militantisme pour les personnes handicapées une communauté durable et une véritable acceptation pour la première fois de leur vie. Mais elles sont tout aussi nombreuses à trouver l’épuisement, la médisance et de surprenantes saveurs de préjugés croisés dans un mouvement dont les objectifs sont censés être à l’opposé de ces choses.

L’activisme des personnes handicapées peut être incroyablement gratifiant. Il peut aussi vous briser le cœur.

Alors pourquoi les personnes handicapées deviennent-elles des militants du handicap ? C’est une question qui mérite d’être explorée.

Raisons pratiques

Beaucoup d’entre nous deviennent d’abord des militants du handicap parce qu’ils y sont obligés :

– Pour résoudre des problèmes personnels urgents.

Pour ceux d’entre nous qui sont nés avec un handicap, cela commence souvent avec nos parents qui sont obligés de se battre pour une éducation égale et intégrée. Plus tard, nous commençons nous-mêmes à nous débattre avec les programmes, les services et les prestations qui sont censés nous aider, mais qui sont souvent trop difficiles à obtenir, puis trop restrictifs pour permettre l’épanouissement personnel et l’autosuffisance.

Finalement, nous faisons l’expérience quotidienne de demander des aménagements et d’insister avec assurance sur les opportunités, parce que si nous ne le faisons pas, nous n’arriverons à rien, peut-être même pas à survivre.

– En réponse à des menaces ou à des opportunités politiques imminentes.

Beaucoup d’entre nous constatent également que se battre pour nos propres services et aménagements ne suffit pas. La communauté des personnes handicapées dans son ensemble est constamment confrontée à des menaces à plus grande échelle qui rendent nécessaire un activisme organisé.

Les coupes budgétaires menacent des soutiens vitaux comme les soins de santé. Il y a un danger constant d’érosion de nos droits par négligence ou par attaque juridique pure et simple. Et il y a aussi des opportunités pour lesquelles il faut se battre. Les bonnes idées et les réformes attendues depuis longtemps deviennent parfois politiquement réalisables, comme l’augmentation du financement des soins à domicile et la mise à jour du SSI. Mais de telles mesures ont toujours besoin d’un soutien total par le biais de l’activisme avant que l’étroite fenêtre de la possibilité politique ne se referme.

La nécessité est le moteur de la défense individuelle des personnes handicapées et de l’activisme organisé en faveur des personnes handicapées. Mais il y a généralement aussi le choix, la passion et d’autres motivations.

Au-delà de la nécessité

D’autres personnes handicapées se lancent dans l’activisme pour les personnes handicapées tout autant, voire plus, grâce à des combinaisons plus complexes d’intérêts, de convictions, de tempéraments et de besoins émotionnels.

– Qu’est-ce qui est venu en premier ?

Certains d’entre nous ont un intérêt préexistant pour l’activisme et la justice sociale, et ne l’appliquent que plus tard à leur expérience du handicap.

Certains d’entre nous peuvent grandir dans un foyer politiquement actif, mais ne font pas tout de suite le lien entre ces valeurs et les questions de handicap. Parfois, c’est parce que le handicap ne se manifeste que plus tard dans la vie, par accident ou par maladie.

Pour d’autres, c’est parce que même avec un handicap à vie, il faut parfois un certain temps pour développer le type de conscience du handicap qui peut façonner la politique ou la vision du monde d’une personne. Dans un cas comme dans l’autre, pour certains militants du handicap, les nouvelles expériences et idées sur le handicap sont influencées par des croyances politiques et sociales déjà existantes.

Pour d’autres, c’est l’inverse. L’activisme des personnes handicapées commence d’abord par le handicap, ce qui conduit ensuite à un intérêt pour une justice sociale plus large.

De nombreux militants handicapés se considéraient comme « apolitiques », jusqu’à ce que les questions liées au handicap requièrent leur attention. Plus tard, l’expérience des erreurs et des victoires de l’activisme des personnes handicapées a contribué à susciter un intérêt pour d’autres domaines de la politique et de l’activisme.

Parallèlement, une meilleure compréhension de l’expérience sociale, culturelle et politique de la discrimination fondée sur le handicap aide certains d’entre nous à mieux comprendre et apprécier d’autres groupes opprimés et d’autres questions de justice sociale.

– Une identité viable

Il n’y a pas tant de modèles facilement reconnaissables d’une vie attrayante en tant que personne handicapée – bien qu’il y ait beaucoup plus d’options directes aujourd’hui qu’il y a seulement 30 ans. En théorie, toute personne handicapée peut opter pour n’importe quelle carrière ou mode de vie qui lui plaît. Mais pour ceux qui cherchent un modèle plus développé à adopter, il existe une poignée de modèles reconnus.

Il y a l’athlétisme handicapé, à travers des institutions comme les Paralympiques. Il y a les entreprises et les professions « col blanc », où certains types de handicaps constituent pour certains une difficulté moins évidente. Ces dernières années, l’internet et les médias sociaux ont fait de l’écriture, du journalisme et d’autres activités créatives une autre option notable pour les personnes handicapées.

L’une des options les plus reconnues pour les personnes handicapées est de devenir un défenseur ou un activiste du handicap. D’une certaine manière, il s’agit de deux identités différentes mais liées. Les défenseurs sont plus impliqués dans la lutte pour leurs propres besoins et objectifs, tandis que les activistes luttent pour un changement plus large des pratiques, des politiques et des lois. Si le fait d’être un militant ou un défenseur des personnes handicapées n’apporte pas toujours des louanges et est loin d’être un moyen sûr de gagner sa vie, il s’agit d’une identité reconnue, définissable et uniquement disponible pour les personnes handicapées.

– La communauté

Le militantisme en faveur des personnes handicapées a tendance à se concentrer sur les possibilités pour les personnes handicapées de créer des liens et d’appartenir à une communauté. Les orientations des personnes handicapées vers d’autres personnes dans le même cas sont souvent confuses et contradictoires.

D’une part, la plupart d’entre nous ne veulent pas être isolés avec seulement d’autres personnes handicapées, dans des salles de classe séparées, des lieux de travail protégés ou des établissements de soins. Dans le même temps, une volonté résolue d’intégration sociale complète, voire d’invisibilité, peut nous priver de liens précieux avec nos pairs et du soutien mutuel d’autres personnes handicapées.

Une autre complication est qu’il n’existe qu’un consensus très fragile sur ce qu’est la « communauté des personnes handicapées », si tant est qu’elle existe. Et beaucoup de personnes qui devraient se sentir accueillies et faire partie d’une communauté de personnes handicapées se sentent au contraire exclues.

Néanmoins, le militantisme en faveur des personnes handicapées offre, dans le meilleur des cas, une véritable communauté. Et les personnes handicapées recherchent toujours cette communauté, à la fois comme un avantage de l’expérience de l’activisme des personnes handicapées et comme quelque chose qui peut nous soutenir dans notre travail.

– L’autonomisation

Tant la défense individuelle que l’activisme de groupe peuvent aider les personnes handicapées – qui peuvent se sentir impuissantes la plupart du temps – à faire l’expérience d’un plus grand degré de pouvoir et d’efficacité. Bien entendu, cela est particulièrement vrai lorsque la défense des intérêts et l’activisme sont couronnés de succès, mais pas uniquement. Il n’y a pas que les victoires qui donnent du pouvoir.

La stratégie, la planification et l’exécution d’événements complexes, la communication avec un large public et la collaboration entre des individus et des groupes divers sont autant d’activités intrinsèquement autonomisantes. Dans une société où le handicap est encore trop souvent associé à un certain degré d’impuissance et de futilité, le travail d’activisme lui-même aide les personnes handicapées à changer leur perception d’elles-mêmes, de leur famille, leurs amis et leurs voisins.

– Une carrière

Pour certaines personnes handicapées, la défense des droits et le militantisme peuvent être un moyen d’accéder à une carrière gratifiante et financièrement stable. C’est l’un des rares domaines où le fait d’être handicapé est presque une condition préalable, et toujours un atout, pas un handicap. Il est difficile d’évaluer l’importance des secteurs de l’activisme en faveur des personnes handicapées et des organisations sans but lucratif en tant qu’employeurs majeurs.

Mais il existe suffisamment d’organisations de personnes handicapées de tailles et de missions diverses pour qu’au moins quelques emplois de ce type soient disponibles dans la plupart des régions des États-Unis. Mais dans de nombreux cas, le salaire et les perspectives d’avenir sont au moins légèrement supérieurs à ceux d’un emploi de débutant dans le commerce de détail, et parfois bien meilleurs.

En même temps, le « carriérisme » dans l’activisme pour les personnes handicapées soulève inévitablement des préoccupations concernant l’authenticité, l’ambition personnelle et les dangers de compromettre une cause pour préserver un emploi, un salaire et une carrière.

Certaines personnes handicapées reculent aussi instinctivement devant toute allusion à « l’utilisation de leur handicap » comme base d’une carrière. Selon un certain point de vue sur le handicap, consacrer ne serait-ce qu’une partie de sa vie aux questions et aux efforts liés au handicap peut sembler stéréotypé et confiné.

Ce sont des considérations valables à garder à l’esprit. Mais les inquiétudes concernant l’opinion des autres ne devraient pas dissuader les personnes handicapées de faire de la défense des personnes handicapées l’œuvre de leur vie. Si c’est là où se trouvent nos ambitions et nos talents, ou là où notre vie nous mène, c’est déjà bien.

Les personnes handicapées s’engagent dans l’activisme en faveur des personnes handicapées parce que c’est nécessaire et, en fin de compte, au moins parfois efficace. Elles restent engagées parce que cela peut être satisfaisant et gratifiant, tant sur le plan matériel qu’émotionnel. En dépit de ses coûts, de ses échecs et de ses limites, le militantisme pour les personnes handicapées continue d’attirer les personnes handicapées, offrant à la fois les changements et la libération dont nous avons besoin, et des expériences enrichissantes en cours de route.

Article traduit de Forbes US – Auteur : Andrew Pulrang

Source FORBES.FR

Enquête – Les Français et la scolarisation des élèves en situation de handicap…

Enquête réalisée en ligne du 17 au 19 août 2021. Échantillon de 1 001 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Enquête Harris Interactive pour Trisomie 21 France.

Après une période de diagnostic d'un an (2021), l'Agglomération Seine-Eure souhaitent trouver des réponses aux problèmes divers vécus par les personnes handicapées, physique comme mental.

Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

Que retenir de cette enquête ?

Une représentation ancrée, une inclusion en qui évolue
  • Spontanément, les Français associent le handicap à un univers de difficultés renforcées, dans une société peu adaptée aux besoins des personnes concernées. Ils évoquent principalement les difficultés liées à l’accessibilité, qu’elle soit physique (accès dans différents établissements, notamment pour les personnes en fauteuil roulant qui dominent les représentations) ou sociale (accès à l’éducation, au monde du travail, etc.). Si on note peu d’évolutions dans cette représentation spontanée qui fait peu de place aux questions liées aux différents handicaps intellectuels, psychiques ou mentaux, le démarrage des Jeux Paralympiques est noté par les Français, donnant un écho légèrement différent à l’univers du handicap.

 

  • Dans l’ensemble, les Français estiment que l’insertion des personnes en situation de handicap pourrait être renforcée, améliorée (facilités d’accès, socialisation, accès à la citoyenneté, etc.), et ce, quel que soit le handicap. Plus particulièrement, ils pointent du doigt la place qui est faite aux personnes atteintes de handicaps intellectuels (33% les considèrent bien intégrées), aux personnes autistes (29%) ou aux personnes présentant des troubles psychiques (27%), perçues comme moins bien intégrées par la société que les personnes atteintes de handicaps physiques ou sensoriels.

 

  • Cette perception des handicaps intellectuels ou psychiques comme le parent pauvre des investissements et de l’intégration existe pour les adultes mais se rejoue également pour la scolarisation des enfants. 27% seulement des Français estiment que les enfants avec des troubles psychiques sont bien insérés à l’école, 30% que c’est le cas pour les enfants avec des déficiences intellectuelles, contre 45% en ce qui concerne les enfants en fauteuil roulant ou à mobilité réduite. Si la question de l’insertion est ainsi loin d’être gagnée pour tous, les handicaps intellectuels ou psychiques apparaissent comme particulièrement en difficulté.

 

  • Si pour la plupart des Français la crise sanitaire aurait joué un rôle plutôt négatif sur l’insertion des enfants en situation de handicap à l’école, dans l’absolu, les tendances seraient plutôt optimistes. Qu’il s’agisse des adultes ou des enfants, depuis la première mesure en 2019, le sentiment que les personnes handicapées sont bien intégrées socialement est en constant progrès, et ce, quel que soit le type de handicap.

 

Une vision du monde qui se confirme, des doutes qui demeurent quant à sa concrétisation
  • De manière très ancrée dans le temps, les Français confirment leur soutien à la présence d’enfants en situation de handicap au sein de classes avec les autres enfants, un soutien qui est majoritaire et ce, quel que soit le type de handicap envisagé. Néanmoins ils sont plus nuancés concernant les élèves en situation de handicap intellectuel comme la trisomie (75%) ou psychiques/psychotiques (Tocs, troubles bipolaires, etc. ; 69%) qu’ils ne le sont concernant les enfants en fauteuil (91%) ou présentant des troubles Dys (dyslexie, hyperactivité, etc ; 83%), qui sont perçus comme plus miscibles au sein des classes.

 

  • Manque de connaissances, d’acculturation, absence de représentations précises sur ces types de handicap ou encore craintes particulières à leur égard, les Français ont tendance à penser qu’il est plus difficile de scolariser un enfant atteint d’un handicap psychique ou intellectuel qu’un enfant atteint d’un trouble physique ou sensoriel. Ils se montrent également plus indécis sur les meilleures solutions pour scolariser ces enfants. S’il parait plutôt évident aux Français qu’il serait préférable d’accueillir les enfants à mobilité réduite (84%) ou souffrant de trouble Dys (73%) dans les établissements ordinaires que dans les établissements spécialisés, près de la moitié des Français considèrent que les enfants atteints de ces types de handicap pourraient être mieux accompagnés dans des établissements spécialisés. On note néanmoins généralement que les personnes ayant dans leur entourage quelqu’un atteint d’un handicap sont plus favorables à ce qu’un enfant atteint du même type de handicap soit scolarisé avec l’ensemble des élèves.

 

  • Ces doutes quant à la scolarisation des enfants trouvent leur écho dans le regard que portent les Français sur l’impact de la présence d’un enfant en situation de handicap dans une classe. Si, dans de nombreux cas, la présence de ces enfants n’apparaît pas comme propre à perturber la classe, plus d’un tiers des Français considère généralement qu’elle rend les choses plus difficiles. A nouveau, hormis sur la question de l’organisation de sorties (qui parait comme plus difficile dans une classe accueillant des élèves en situation de handicap physique ou sensoriel), la gestion de la classe apparaît généralement plus difficile lorsque les enfants présentent un handicap de type intellectuel / psychique. On note néanmoins, et ce, pour tous les types de handicap et pour tous les types d’activité, le sentiment qu’un enfant handicapé rend les choses « plus difficiles » est en baisse, vers une plus grande normalisation de leur présence.

 

  • Toujours en accord avec des valeurs qui vont dans le sens d’une meilleure intégration des enfants handicapés, les Français tiennent à ce que le système scolaire puisse s’adapter à leurs contraintes plutôt que l’inverse. Ils sont ainsi majoritairement convaincus que ces enfants doivent bénéficier de conditions particulières pour leurs examens (62%) pour garantir plus d’équité. Ils sont également attachés à ce que le handicap ne soit pas une détermination supplémentaire pour les enfants, et souhaitent plutôt qu’ils puissent s’orienter vers toutes les filières professionnelles qu’ils souhaitent, et ce quel que soit leur handicap (57%, +4 points).

 

Des efforts perçus, mais une attente toujours forte envers les pouvoirs publics
  • Un peu plus de la moitié des Français reconnait aujourd’hui les efforts qui ont été faits pour l’intégration à l’école des enfants en situation de handicap, qu’il s’agisse de handicaps physiques/sensoriels (56%) ou de handicaps intellectuels/psychiques (51%). Néanmoins cette majorité reste relative et peu affirmée en intensité, ce qui montre à quel point l’attente est encore forte sur ce sujet. Surtout, les Français sont assez largement critiques sur les moyens qui sont alloués aujourd’hui à la question : un peu moins d’un tiers seulement estime que la France investit suffisamment pour permettre un meilleur accueil des enfants en situation de handicap à l’école (et encore moins en ce qui concernent les handicaps intellectuels/psychiques).

 

  • La prise en compte des spécificités des enfants en situation de handicap pendant la crise sanitaire semble avoir également été déceptive pour les Français, dont 35% seulement estiment que l’Etat a bien géré la situation – sans divergence majeure au sein de la population ou entre les parents et non-parents.

 

  • Comme les autres années, il est nettement perçu par les Français que la scolarisation des enfants ne peut se réussir que par la coordination de tous les acteurs en présence, les personnels d’établissement, les parents d’enfants et les associations qui les entourent, et évidemment, l’état, qui donne l’impulsion, le cadre et les moyens de l’inclusion.

Source HARRIS INTERACTIVE.

 

 

 

Montpellier. Handicap : ateliers, animations, webinaire et dîner dans le noir…

Le projet Handicap est porté par six clubs FACE de la région d’Occitanie : au programme, des ateliers, des animations, un webinaire et un dîner dans le noir.

Une personne handicapée dans un emploi chez une fleuriste.

 

Le projet handicap a été créé dans un contexte régional et est co-animé par six clubs FACE de la région Occitanie. Celui-ci a deux objectifs : sensibiliser et accompagner les entreprises pour une meilleure prise en compte et intégration professionnelle des personnes en situation de handicap ; sensibiliser et accompagner les personnes en situation de handicap dans leur posture professionnelle et le recherche d’emploi.

Quels enjeux ?

Un webinaire sur  le maintien dans l’emploi des personnes souffrant  de maladies invalidantes est organisé mardi 14 septembre 2021, de 17h à 18h30. Au menu : de quoi parle-t-on ? Quels enjeux pour les entreprises et les salarié.e.s, problématiques des entreprises et des salariés vivant ces situations. Quelles solutions et acteurs à mobiliser pour accompagner au mieux les salarié.e.s ?

Des visites d’ESAT et d’EA sont programmées le mardi 21 septembre de 10h30 à 13h (10h30-12h : visite ; 12h-13h : déjeuner), puis, mercredi 22 septembre de 10h à 13h (visite et déjeuner » à l’ESAT L’Envol UNAPEI 34. Au programme : échanges avec les acteurs locaux du handicap, valoriser les compétences des personnes en situation de handicap.

Enfin, un dîner dans le noir aura lieu mi-octobre dans le cadre ce projet. Objectif : sensibilisation au handicap visuel et lutter contre les stéréotypes.

Pratique : le webinaire se déroulera en ligne mardi 14 septembre de 17h à 18h. La visite EA APF Entreprises 34 aura lieu le mardi 21 septembre de 10h à 13h, rue du Walhalla, à Montpellier. La visite ESAT l’Envol UNAPEI 34 aura lieu le mercredi 22 septembre de 10h à 13h, 650 avenue Blaise Pascal, à Castelnau-le-Lez.

Source ACTU.FR