Un nouvel outil-clé pour affronter les futures pandémies dévoilé par l’UE…

EPIDEMIE – L’Union Européenne prend les devants et se prépare déjà à de futures pandémies.

Un nouvel outil-clé pour affronter les futures pandémies dévoilé par l'UE

 

Le monde entier connait une crise sanitaire sans précédent depuis l’apparition du coronavirus. Pour ne plus être pris de court, l’UE prend les devants et se prépare déjà à de futures pandémies. C’est pour cela que Bruxelles dévoilera jeudi les contours d’une instance dotée de six milliards d’euros chargée d’armer la confédération à d’éventuelles contagions dans les années à venir. Le projet consulté par l’AFP suscite déjà de vives critiques des eurodéputés dessaisis du dossier.

A quoi ça sert ?

Baptisée HERA (« Health Emergency Response Authority »), la nouvelle structure doit « renforcer la capacité de l’UE à prévenir, détecter et contrer rapidement » les prochaines crises sanitaires, en assurant le développement, l’approvisionnement, le stockage et la distribution des traitements médicaux nécessaires.

Dans son projet d’« Europe de la santé », Bruxelles avait affiché dès novembre 2020 son ambition de créer l’équivalent de la puissante Autorité pour la recherche et développement en biomédical (Barda) aux Etats-Unis, qui dépend du ministère américain de la Santé et dispose de colossaux moyens pour collaborer avec les laboratoires.

Selon le texte qui doit être endossé jeudi par les commissaires, HERA ne sera pas une agence indépendante sur le modèle de l’Agence européenne des médicaments (EMA) ou du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

Elle sera établie « au sein de la Commission, comme ressource partagée pour les Etats membres et l’UE », un format qui permettra de la rendre complètement opérationnelle « dès début 2022 », de fonctionner de façon flexible et de s’appuyer sur les pouvoirs et l’expertise de l’exécutif européen, souligne le document.

La structure devra « renforcer la coordination » entre les Etats membres, en lien avec l’industrie pharmaceutique, afin notamment de résoudre les problèmes de pénuries et de dépendance mis en évidence par la pandémie de Covid-19.

HERA sera pilotée par un conseil réunissant experts de la Commission et représentants des Etats, et le Parlement européen devra se contenter d’un observateur.

Si les Etats, dont la santé est une compétence exclusive, devront donner leur feu vert, le texte ne sera pas débattu ni voté par le Parlement européen. Un camouflet pour les eurodéputés réunis cette semaine à Strasbourg.

Pas tout le monde d’accord

« Les ambitions semblent à la baisse. Cette autorité ne doit pas être une coquille vide, ni un simple comité de réaction à la main de la Commission et des Etats », a regretté Nathalie Colin-Oesterlé (PPE, droite), rapporteure d’un texte sur les pénuries de médicaments.

« On se retrouve avec une proposition dénuée de toute ambition législative, le Parlement s’apprêtant à être exclu de la discussion », même si « on comprend la nécessité d’aller vite et d’être pragmatique », a réagi Véronique Trillet-Lenoir (Renew, libéraux).

Les eurodéputés ont adopté mercredi, contre l’avis de la Commission, une proposition pour élargir les domaines d’intervention du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), par 598 voix pour, 84 contre et 13 abstentions.

Le texte, destiné à être discuté avec la Commission et les Etats, propose d’étendre le mandat de l’agence au-delà des maladies transmissibles pour qu’il couvre également les principales maladies non-transmissibles (maladies cardiovasculaires et respiratoires, cancers, diabètes et maladies mentales).

Présente à Strasbourg, la commissaire à la Santé, Stella Kyriakides, s’était pourtant dite lundi dans l’hémicycle opposée à un tel élargissement.

« Cela fera doublon avec le travail déjà fourni dans les Etats membres (…) et ces nouvelles tâches grèveront les ressources de l’ECDC, contribuant à l’affaiblir (pour ses missions principales) plutôt qu’à le renforcer », avait-elle fait valoir.

Les mesures proposées doivent également permettre à l’ECDC de recueillir davantage de données épidémiologiques auprès des Etats, afin de fournir de meilleures analyses et modélisations pour contrôler les foyers de contagion, a expliqué la rapporteure polonaise Joanna Kopcinska (CRE, droite nationaliste).

Les propositions de révision des mandats de l’ECDC, mais également de l’EMA, « dessinent les contours d’une véritable Union européenne de la santé », s’est félicitée Mme Trillet-Lenoir.

Source 20 MINUTES.

Toulouse : Atteints de lésions cérébrales, ils se testent avant de (re)prendre le volant…

CONDUITE – Une association d’aide à la réinsertion professionnelle et sociale toulousaine aide les personnes victimes de lésions cérébrales à évaluer leur capacité à conduite grâce à un simulateur.

Toulouse : Atteints de lésions cérébrales, ils se testent avant de (re)prendre le volant

 

  • Après un AVC ou un traumatisme crânien, il est souvent difficile de reprendre la conduite en raison des séquelles, notamment cognitives.
  • Pour aider les victimes de lésions cérébrales, l’association toulousaine UCRM, qui accompagne les personnes dans leur réinsertion professionnelle et sociale, a investi dans un nouveau dispositif d’évaluation à la reprise du volant.
  • Ce simulateur de conduite, cofinancé par la fondation Vinci autoroutes, permet de tester ses capacités de réaction mais aussi d’améliorer la reprise de la conduite.

« Il faut avoir l’œil un peu partout ». Installé derrière un volant, avec face à lui trois écrans, un jeune Toulousain prend ses marques dans le simulateur de conduite installé au sein du centre de formation de l’association Union Cépière-Robert Monnier, qui accompagne 1.200 personnes par an dans leur projet de réinsertion professionnel sur l’agglomération.

Si cet outil a fait son entrée il y a quelques années dans les écoles de conduite, ici il sert à évaluer depuis janvier les personnes victimes de lésions cérébrales, prises en charge par l’unité spécialisée du centre. « Parmi les personnes que nous recevons, certaines ont eu un accident de la vie, que ce soit un AVC ou un traumatisme crânien. Elles se retrouvent avec des restrictions, notamment celle de ne plus pouvoir conduire ou de ne plus être en capacité de le faire à cause d’un permis invalidé », explique Claude Guillevic qui coordonne la plateforme spécialisée.

Evaluer temps de freinage

Car après un accident vasculaire cérébral, le cadre législatif oblige les patients à passer un contrôle médical réalisé par un médecin agréé pour déterminer s’ils sont aptes à reprendre le volant. Or pour certaines d’entre elles, avoir son permis peut être impératif dans leur projet de retour à l’emploi. « Le simulateur nous aide à évaluer leur réaction, le temps de freinage, leur comportement en situation. Cela permet aussi à des gens de retrouver confiance en eux après dix d’arrêt de conduite ou encore à les habituer à la boîte automatique », souligne Anthony Bacqué, neuropsychologue au sein du centre.

Ce dernier peut ainsi tester leur capacité à anticiper un accident, travailler sur leur temps de réaction et les aider à compenser leur handicap. Ce dispositif peut aussi pousser les personnes cérébro-lésées à prendre conscience qu’ils ne sont plus en capacité de reprendre la route. Pour l’heure, six personnes ont pu se tester sur le simulateur, financé en partie par la fondation Vinci Autoroutes, dont un salarié, formateur à la conduite des hommes en jaune du réseau autoroutier, apporte son expérience sur la prévention des risques.

Source 20 MINUTES.

Détecter l’autisme chez l’enfant grâce à la vidéo… Voir les Vidéos…

Des chercheurs de l’Université de Genève ont mis au point une intelligence artificielle capable de reconnaître les signes du trouble grâce aux gestes de l’enfant.

La technique utilisée commence par extraire le «squelette» des mouvements pour pouvoir n’analyser qu’eux.

 

Le trouble du spectre autistique touche un enfant sur 54. Il est caractérisé par des difficultés dans les interactions sociales, toutes les fonctions liées à la communication et par la présence de comportements répétitifs et des intérêts restreints. Bien que fréquent, ce trouble reste pourtant difficile à diagnostiquer avant l’âge de 5 ans. Or les enfants affectés éprouvent ensuite des difficultés à suivre un cursus scolaire standard.

«Pourtant, si le diagnostic est posé avant l’âge de 3 ans, il est souvent possible de rattraper ces retards de développement grâce à une intervention comportementale spécifique, ce qui change totalement la trajectoire d’acquisition de compétences de ces enfants et leur permet bien souvent d’intégrer le circuit scolaire public», relève Marie Schaer, professeure au Département de psychiatrie de la Faculté de médecine de l’Université de Genève et dernière auteure d’une l’étude parue dans «Scientific Reports» portant sur une solution de diagnostic précoce.

Des comportements bien spécifiques

L’algorithme analyse en vidéo les mouvements des enfants et identifie si ceux-ci sont caractéristiques du trouble du spectre autistique ou non.

L’algorithme analyse en vidéo les mouvements des enfants et identifie si ceux-ci sont caractéristiques du trouble du spectre autistique ou non.

Une équipe interdisciplinaire de l’UNIGE a en effet mis au point une intelligence artificielle (IA) capable de repérer sur des vidéos ces signes de l’autisme chez l’enfant. Comme «la difficulté à regarder son interlocuteur, à sourire, à pointer des objets du doigt, la manière à s’intéresser à ce qui l’entoure…» précise Nada Kojovic, chercheuse dans l’équipe de Marie Schaer et première auteure de l’étude.

Durant trois ans, les scientifiques, soutenues par le PRN Synapsy (pôle de recherche national dont l’objectif est de comprendre les bases biologiques des troubles psychiatriques), ont développé un algorithme qui vise à classifier des vidéos en se basant uniquement sur les mouvements de l’enfant lorsqu’il interagit avec une autre personne. Pour cela, ils ont d’abord employé une technologie nommée OpenPose, qui extrait les squelettes des personnes en mouvement dans une vidéo et permet l’analyse des gestes et uniquement eux.

Ils ont ensuite développé et testé leur algorithme d’IA sur 68 enfants au développement normal et 68 enfants autistes, tous et toutes de moins de 5 ans. «Nous avons divisé chaque groupe en deux: les 34 premiers de chaque groupe ont «éduqué» notre IA afin qu’elle parvienne à différencier le comportement non verbal des enfants avec ou sans autisme. Les autres ont ensuite permis de tester les compétences de l’algorithme, afin de voir si celui-ci fonctionnait. Nous avons finalement effectué un nouveau contrôle sur 101 autres enfants», explique Thomas Maillart, chercheur à l’Institut des sciences de l’information et membre de la Faculté d’économie et de management (GSEM) et du Centre Universitaire Informatique (CUI) de l’UNIGE.

Cette technologie ne nécessite aucune intervention directe sur l’enfant. «Ici, nous sommes dans une analyse totalement non invasive», souligne Nada Kojovic. L’algorithme ne nécessitant qu’une vidéo, les scientifiques peuvent également l’utiliser pour l’analyse de films pris des années auparavant.

Mise à disposition pour tout

À présent, l’objectif de l’équipe pluridisciplinaire est de mettre cette IA à disposition de tout le monde. «En effet, 10 minutes de vidéos filmées avec son smartphone permettraient une analyse via une application et c’est dans cette direction notamment que nous souhaitons poursuivre nos recherches», conclut Thomas Maillart.

Il s’agit également d’affiner cette IA afin qu’elle différencie mieux les types de symptômes de l’autisme. «Je pense qu’il nous faudra encore deux ou trois ans pour avoir un outil de détection plus solide», estime la professeure Marie Schaer.

Taux de réussite de 80%

L’IA a ainsi passé au crible des vidéos d’enfants en train de jouer librement avec un adulte. Les résultats ont été corrects dans 80% des cas. «Pour un premier dépistage, c’est un excellent résultat, s’enthousiasme Marie Schaer. Car en 10 minutes, nous pouvons obtenir un premier dépistage accessible à n’importe qui. Ceci permettrait aux parents inquiets pour leur jeune enfant d’obtenir une première évaluation automatisée des symptômes de l’autisme». Celle-ci n’est pas parfaite, mais c’est vraiment une première indication qu’il faudra confirmer en consultant un spécialiste par la suite.

Et cela fera gagner un temps précieux car les études montrent en effet qu’il se passe souvent plus d’un an entre les premières inquiétudes des parents et le moment où ils consultent. De plus, cette analyse automatisée de vidéos offre un anonymat complet, les personnes filmées n’étant représentées que par des squelettes modélisés en bâtonnets de couleur. «Cet anonymat est précieux, car il permet non seulement d’échanger des vidéos entre spécialistes pour affiner un diagnostic, mais aussi de les utiliser pour des formations auprès des étudiants», poursuit la chercheuse genevoise.

Source LE MATIN.

Quelles mesures pour protéger une personne qui ne peut plus veiller sur elle-même ?…

ARGENT – Il arrive qu’une personne ne soit plus en état de veiller sur ses propres intérêts. Sur décision d’un juge, il est alors possible de la placer sous une mesure de protection juridique plus ou moins contraignante.

Quelles mesures pour protéger une personne qui ne peut plus veiller sur elle-même

 

Au gré des circonstances de la vie, il arrive qu’une personne ne soit plus en état de veiller sur ses propres intérêts. À la demande de ses proches ou des services sociaux, le juge des contentieux de la protection (qui a remplacé le juge des tutelles lors de la réforme de la Justice en 2020) peut alors décider de la mettre sous la coupe d’une mesure de protection juridique plus ou moins contraignante.

Un époux peut ainsi être autorisé par un juge à effectuer des actes de gestion courante (appelés actes d’administration) au nom de sa moitié lorsque qu’elle n’est pas en mesure d’exprimer sa volonté ou de comprendre ces opérations. C’est ce qu’on appelle une habilitation judiciaire pour représentation du conjoint. Si ce n’est pas possible, notamment en l’absence de mariage, le tribunal pourra donner une habilitation familiale, générale ou limitée à certains actes, à un de ses proches pour une durée déterminée, sans plus intervenir par la suite.

Des contraintes encadrées

À l’inverse, le juge exerce un contrôle important dès lors qu’il s’agit de placer un adulte sous une mesure de protection juridique plus contraignante. C’est tout d’abord le cas pour la sauvegarde de justice, qui consiste à désigner un mandataire spécial pour accomplir des actes précis de représentation ou d’assistance, comme l’utilisation d’un placement bancaire ou la vente d’un bien immobilier.

Un cran au-dessus, la curatelle permet de faire librement ses choix de vie mais impose l’intervention d’un curateur pour les actes qui engagent le patrimoine (appelés actes de disposition), du type vente d’un bien immobilier, donation, emprunt… Néanmoins, le juge peut choisir une formule renforcée dans laquelle c’est le curateur qui percevra les ressources de la personne protégée et réglera ses dépenses sur un compte ouvert au nom de celle-ci.

Enfin, dans le cadre d’une tutelle – le niveau de protection le plus élevé –, tous les actes d’administration sont effectués par le tuteur, tandis que les actes de disposition doivent être autorisés par le juge.

Des droits préservés

Si ces dispositifs restreignent forcément la liberté de la personne vulnérable, la loi garantit dans tous les cas un certain nombre de droits essentiels. Dans le cadre familial, les actes personnels, tels que la reconnaissance d’un enfant et l’exercice de l’autorité parentale, peuvent ainsi être librement réalisés. De même, en vertu d’une loi du 23 mars 2019, tout majeur protégé peut également se marier, se pacser ou divorcer sans besoin d’autorisation. La simple information préalable du curateur ou du tuteur suffit.

Alors que ce public fragile pouvait auparavant être privé du droit de vote, ce n’est en outre plus le cas depuis cette date. Au registre des successions, sachez enfin que même un individu sous curatelle ou tutelle (avec l’autorisation du juge) peut rédiger un testament seul et le révoquer quand il le souhaite.

Source 20 MINUTES.

SOS Médecins réclame des hausses de tarifs et menace d’une grève nationale…

L’association des médecins libéraux souhaite revaloriser les visites avec un tarif minimal de 57,60 euros, hors majorations.

SOS Médecins demande une revalorisation du tarif des visites à domicile bloqué depuis 35 ans.

 

L’association de médecins libéraux SOS Médecins a décidé d’appeler ses adhérents à une journée «d’arrêt total de l’activité», dont la date sera révélée au dernier moment, afin d’obtenir une augmentation du tarif des visites à domicile. «Nous souhaitons absolument faire revaloriser la visite», bloquée depuis plusieurs années à 35 euros, a déclaré le Dr Jean-Christophe Masseron, président de SOS Médecins France, lors d’une conférence de presse.

L’association est très remontée contre le dernier accord signé fin juillet par les syndicats de médecins libéraux et l’Assurance maladie, qui étend la «visite longue» (70 euros) mais seulement au profit des médecins traitants qui se déplacent chez leurs propres patients. «Ça exclut totalement notre activité», déplore Jean-Christophe Masseron, qui revendique un tarif minimal de 57,60 euros (hors majorations de soir et de week-end), sur le modèle de la visite urgente en Ehpad créée au début de l’épidémie de Covid-19 et supprimée depuis.

Un préavis très court

Pour obtenir gain de cause, l’assemblée générale de SOS Médecins «a décidé de déclencher un mouvement d’action et appelle à une journée nationale de mobilisation avec un arrêt total de l’activité sur l’ensemble du territoire», a-t-il annoncé, en ajoutant que cette grève «pourrait être renouvelable». La date n’a pas été précisée, mais «il y aura un préavis très court», a-t-il prévenu, expliquant vouloir éviter que «le mouvement soit tué dans l’œuf» par des réquisitions précoces.

Des «actions locales» sont en outre envisagées, à l’initiative des 63 associations SOS Médecins présentes en métropole et en outre-mer. Ce qui pourrait se traduire par un «arrêt des visites institutionnelles» dans les Ehpad, en garde à vue, à la demande du Samu ou encore pour les certificats de décès. Au niveau national, SOS Médecins se réserve également «la possibilité de suspendre les remontées de données à Santé publique France», en particulier dans le cadre du suivi de l’épidémie de Covid-19. Créée en 1966, l’association regroupe à ce jour 1.300 médecins généralistes, qui effectuent environ 3 millions de visites à domicile chaque année.

Source LE FIGARO.

À Paris, une maison des soignants pour aider les professionnels de santé en souffrance…

Le lieu, qui doit permettre d’accompagner les soignants, a ouvert ses portes le mercredi 1er septembre dans le 16e arrondissement de Paris.

La maison des soignants est ouverte les mardis et mercredis à partir du 1er septembre.

 

Mardi 31 août, à deux pas de l’arc de triomphe, dans le 16e arrondissement de Paris, se tenaient les portes ouvertes de la maison des soignants. Un «îlot de paix» dédié à tous les étudiants et professionnels de santé, avec l’objectif d’améliorer leur mieux-être. C’est l’association Soins aux professionnels de la santé (SPS) qui en est à l’origine.

«Avoir un lieu comme la maison des soignants, c’est leur montrer qu’on les prend en compte, qu’on les accompagne et qu’on leur propose des solutions pour aller mieux et aider leurs pairs», détaille auprès du Figaro Pauline Dubar, porte-parole de l’association. Ce projet est dans les tuyaux depuis la création de l’association en 2015. «La crise a permis d’améliorer nos actions et de récupérer de la légitimité, constate-t-elle. Elle a mis en lumière la souffrance des soignants et permis sa médiatisation.»

Car après plus d’un an de crise sanitaire, l’ouverture d’une maison des soignants alerte sur l’état de la profession. «On ne peut se réjouir de la création de la maison des soignants : c’est l’expression d’un besoin, celui de la souffrance», a regretté Thomas-Olivier Mc Donald, président de l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) d’Ile-de-France, dont les locaux hébergent la maison des soignants, dans son discours d’ouverture.

Avant de s’interroger: «Mais comment en sommes-nous arrivés à une telle détresse ?», conscient que les faiblesses, souffrances et doutes ont été «trop longtemps tus». Un constat partagé par Ludovic Toro, médecin en Seine-Saint-Denis et délégué spécial à la lutte contre la désertification médicale de la région Ile-de-France. «Notre profession est en danger», s’est-il alarmé dans son discours d’ouverture, évoquant «un constat d’échec» de devoir «soigner les soignants». Et de poursuivre : «cette crise sanitaire a été une caricature de comment on traite les soignants : un jour on les applaudit, le lendemain ils sont bons à rien».

«Un intérêt de santé publique»

L’ouverture de cette maison des soignants est donc un «intérêt de santé publique», selon Pauline Dubar, alors que plusieurs fédérations de personnels médicaux évoquent des burn-out de leurs adhérents. «Quelqu’un qui commence à être maltraitant et à déshumaniser le patient tend à être jugé, car on ne connaît pas le mécanisme du burn-out. S’ils sont formés à repérer ces signaux, on peut anticiper, éviter que les patients soient maltraités et on va prendre en charge la personne, faire en sorte qu’elle aille mieux, explique la porte-parole, ancienne infirmière en réanimation. On œuvre pour la qualité des soins au final, tout est connecté.»

Jusqu’à présent, l’association SPS proposait un dispositif d’accompagnement psychologique via son numéro vert et une application mobile. «Je trouve ça intéressant d’avoir un lieu physique où les gens peuvent venir directement, poser des questions et chercher des informations», apprécie Chantal, présidente du syndicat des orthophonistes d’Île-de-France et responsable du personnel dans son hôpital, venue découvrir la maison lors de sa journée portes ouvertes.

Dans les prochaines semaines, les professionnels de santé pourront se rendre à divers ateliers, dont certains étaient présentés ce mardi: pleine conscience, gestion du stress, activité physique, alimentation optimale du cerveau… «Chez les soignants, il y a tellement de facteurs extérieurs sur lesquels ils n’ont pas de pouvoir d’action: des demandes exigeantes, la charge de travail… Quand il y a quelque chose sur lequel on peut avoir un pouvoir d’action, il faut s’en saisir», considère Nathalie, qui présente l’atelier gestion du stress et salue la création de cette maison des soignants, une initiative «indispensable», qu’elle attendait «depuis longtemps».

La maison des soignants est désormais ouverte chaque mardi et mercredi. «En fonction de la demande des soignants», ces horaires pourront être étendus. Mais, «est-ce à une structure privée de mettre ça en place ?» s’interroge Ludovic Toro. Un an après, le Ségur de la santé et la déception qu’il a généré dans la profession sont encore dans toutes les têtes. «Si nous sommes là aujourd’hui, c’est car il y a une carence de l’État», ne cache pas Éric Henry, le président de l’association. Le défi n’est pas moindre, l’association cherche encore des partenaires et des financements pour mener à bien son projet. La région Ile-de-France s’est déjà engagée à contribuer et à les accompagner dans cette recherche.

Source LE FIGARO.

 

Archéologie : De l’amputation à la prothèse, comment nos ancêtres « réparaient » leurs handicapés…

Des découvertes archéologiques confirment que les humains ont recours à l’amputation et aux prothèses depuis (très) longtemps, selon notre partenaire The Conversation.

Archéologie : De l’amputation à la prothèse, comment nos ancêtres « réparaient » leurs handicapés

  • On a même établi que les hommes préhistoriques avaient recours à la trépanation au silex et que 70 % des « patients » y survivaient !
  • L’analyse de ce phénomène a été menée par Valérie Delattre, archéo-anthropologue à l’Institut national de recherches archéologiques préventives et à l’Université Bourgogne Franche-Comté.

Alors même que se déroulent les Jeux paralympiques de Tokyo 2020, la thématique du handicap est, depuis quelques années, un sujet de recherches qui ancre l’ inclusion, l’exclusion, l’appareillage, la compensation et la prise en charge au plus lointain qu’il est possible d’étudier l’être humain. Si les athlètes paralympiques bénéficient des technologies de pointe et des matériaux futuristes, qu’en est-il pour les sociétés du passé ?

La longue histoire des prothèses est intimement liée à celle des hommes : les premiers humains debout ont très tôt su inventer des bâtons de support, des béquilles, des cannes et des appareillages improvisés, pour remplacer un membre absent ou défaillant. Reconnue à Shanidar (Irak) il y a plus de 45.000 ans sur un sujet présentant de lourdes lésions traumatiques, attestée en France vers 4700 ans av. notre ère, l’amputation va se déployer au Moyen-Âge comme en atteste l’archéologie funéraire : elle bénéficiera, au fil des siècles, des techniques chirurgicales qui feront éclore, notamment sur les champs de bataille de la Renaissance, les savoir-faire audacieux du barbier Ambroise Paré, puis ceux des chirurgiens des Invalides, appareillant les nombreux mutilés des guerres de Louis XIV.

Dents et crânes

Le plus simple, à l’évidence, est de remplacer une dent, perdue ou arrachée : si les plus grands orthodontistes, avant les prouesses des dentistes modernes, restent les Étrusques (notamment ceux de Tarquinia) et les Égyptiens, un implant en coquillage, en place dans une mâchoire, a déjà été retrouvé dans une nécropole de 5000 av. notre ère.

Crâne de jeune fille trépanée au silex, Néolithique (3500 av. J.-C.) ; la patiente a survécu ! © Rama / Wikimedia CC BY-SA 3.0

De la même manière, la trépanation est l’un des premiers gestes intrusifs, inventoriée dès la Préhistoire, à travers le monde et dans toutes les cultures, pratiquée par de véritables neurochirurgiens : il s’agissait de percer le crâne pour soulager le cerveau lésé, car comprimé. Le prélèvement de la rondelle osseuse – parfois remplacée – s’est d’abord effectué avec un silex, par grattage ou raclage ou percement. L’issue d’une telle opération de neurochirurgie restait aléatoire, même si près 70 % des patients survivaient. Elle était souvent lourde de séquelles fonctionnelles, entraînant parfois des hémiplégies, des paralysies faciales nécessitant une aide à la personne.

La représentation des sujets appareillés

Les sujets amputés et/ou appareillés n’ont jamais été dissimulés et on les retrouve sur tout type de supports.

Skyphos italiote du IVᵉ siècle avant J.-C (peintre du Primato) représentant un satyre infirme appareillé © H. Lewandowski / RMN (via The Conversation)

L’inventaire est pléthorique et propose, par exemple, une stèle funéraire égyptienne (1000 ans av. notre ère) représentant un sujet atteint de poliomyélite utilisant une béquille en bois pour se déplacer, un skyphos grec (4e s. av. notre ère) et son satyre dont la jambe droite, atrophiée, est enroulée autour d’un bâton, un vase précolombien mochica (-200 à 600 de notre ère) figurant un petit sujet amputé emboîtant sur son moignon une prothèse engainante en céramique ou un petit infirme acrobate sur son pilon de bois dessiné sur une bible du VIIe siècle.

Ainsi l’Occident médiéval va-t-il multiplier les sujets handicapés dont les prothèses sont des coques ou des arceaux en bois, parfois engainants, munis d’un pilon sur lequel le membre amputé est replié sur un textile : à l’image de ceux déployés sur les célèbres Mendiants de Brueghel (vers 1558), ils sont pleinement représentatifs des dispositifs en matériau périssable, longtemps utilisés pour pallier l’amputation tibiale.

Soins, praticiens et prothèses

L’archéologie funéraire confirme la forte présence de ce qu’il est prématuré d’appeler « handicap » au sein de sociétés dont les membres, affectés par des maladies congénitales et des accidents de vie, sont pris en charge et intégrés. C’est à Buthiers (Seine-et-Marne) que la plus ancienne amputation a été recensée en France. Un homme âgé, du néolithique ancien, inhumé en position fœtale a été amputé de son avant-bras gauche, grâce à une intervention chirurgicale, au silex, visant à couper les muscles et les tendons au niveau de l’articulation du coude.

Sépulture du sujet néolithique amputé de Buthiers © Inrap (via The Conversation)

Multiples sont les sujets amputés, mis au jour appareillés ou non, dans leur tombe, après que leur communauté d’appartenance (un clan, un village, une paroisse, une abbaye…) les eut diagnostiqués, amputés, soignés et pris en charge et ce pour toutes les périodes étudiées. Les praticiens, depuis les guérisseurs du Néolithique, incluant Gallien (chirurgien des gladiateurs de Pergame), le français Guy de Chauliac et l’arabo-musulman Albucassis, se révèlent souvent habiles et ingénieux, malgré des techniques et des instruments très disparates !

Sépulture d’un sujet amputé des deux membres inférieurs de la nécropole du haut Moyen-Âge de Serris-les-Ruelles (Seine-et-Marne) © F. Gentili / Inrap (via The Conversation)

De fait, en parallèle à l’étude paléopathologique des interventions, des soins et des techniques, une véritable archéologie des prothèses et appareillages compensatoires se développe. On le sait, les plus anciennes mises au jour in situ, ont été retrouvées sur des momies égyptiennes, tel l’orteil du Caire, articulé et fonctionnel (1069-664 av. notre ère). De façon générale, l’ingéniosité des artisans et des forgerons semble toujours avoir été sollicitée : à Capoue (Italie), au IVe siècle av. notre ère, une prothèse de membre inférieur, composée de plusieurs éléments en bronze reliés les uns aux autres par des clous en métal a même été sculptée en forme de mollet puis décorée de motifs guerriers. Une même créativité et, soulignons-le, une forme de solidarité, semble s’être exercée à Cutry (Meurthe-et-Moselle), où un homme amputé des deux mains a été doté d’une prothèse d’avant-bras droit fabriquée à l’aide d’une petite fourche bifide (à deux extrémités) en fer maintenue par des courroies en cuir, une boucle de ceinture et une boucle de chaussures recyclées.

La vraie rupture avec ces appareillages s’instaure avec l’apparition de nouvelles prothèses dites militaires, proches des armures, qui se développent en parallèle aux progrès chirurgicaux générés par les ravages des champs de bataille et l’invention de l’artillerie lourde : la guerre est la meilleure amie de la prothèse !

La prothèse des riches

Autour des puissants hommes de guerre de la Renaissance, les corps de métier se surpassent pour forger des cuirasses, des armes, coudre des baudriers… Les plus fortunés compensent avec ostentation leur mutilation en se faisant fabriquer des appareillages dits « de riches » en raison de leur coût, de leur splendeur et de leur unicité. Ces nouvelles prothèses sont calquées sur les armures de chevalerie dont elles adoptent la technologie, comme celle retrouvée à Balbronn (Alsace) dans la tombe du chevalier Hans von Mittelhausen décédé en 1564.

Main articulée (et sa reconstitution) datée XVIᵉ siècle du chevalier Hans von Mittelhause (Balbronn) conservée au musée historique de Strasbourg © M. Bertola – Musées de Strasbourg (via The Conversation)

Le tournant décisif est initié par Ambroise Paré (1510-1590) : orthopédiste et chirurgien de formation, il parcourt les champs de bataille et constate les ravages sur le corps humain engendrés par l’introduction de nouvelles armes à feu. Humaniste et ingénieux, il développe des techniques réparatrices, œuvrant aux progrès de la ligature des vaisseaux et en concevant « des moyens artificiels pour ajouter ce qui fait défaut naturellement ou par accident ». Ses prothèses de mains, notamment, réalisées par le serrurier Le Lorrain, amorcent les temps modernes de l’appareillage : les doigts sont indépendants, mobiles et articulés. Paré abandonne le lourd métal, pour privilégier le cuir bouilli, la laine, la peau ou le velours. Sa « jambe des pauvres » est un cuissard en bois peu coûteux offert au plus grand nombre. Il veut que ces appareils servent « non seulement à l’action des parties amputées, mais également à l’embellissement de leur aspect… »

Les Invalides

Après la guerre de Trente Ans (1618-1648) les soldats estropiés grossissent les rangs des mendiants des quartiers insalubres parisiens. Louis XIV crée en 1670 l’hôtel des Invalides pour « ceux qui ont exposé leur vie et prodigué leur sang pour la défense de la monarchie [pour qu’ils] passent le reste de leurs jours dans la tranquillité ». Il peut accueillir 4.000 militaires que l’on appareille et qui devront encore servir l’État en travaillant dans des ateliers de confection de vêtements, de broderie, de calligraphie. Aujourd’hui encore, il accueille les militaires gravement blessés en opérations extérieures et ceux dont la vie a été à jamais figée, par exemple, sur la terrasse d’un café ou au Bataclan dans la soirée d’un funeste 13 novembre

Loin des épidémies dévastatrices, des guerres meurtrières et des dérèglements climatiques qui déstabilisent la nécessaire solidarité des sociétés et ostracisent les vulnérables dépendants, parfois avec cruauté et barbarie, l’histoire des hommes est aussi un long récit de comportements, souvent organisés en solidarité. Conformément au vieil adage « selon que vous êtes puissant ou misérable… », le handicap, et surtout le handicap de manque en ce qu’il suppose des appareillages compensatoires parfois sophistiqués et onéreux, est toujours un marqueur social et économique : atteint de la même manière, le rescapé d’un tremblement de terre à Haïti ne bénéficiera pas de la même technologie de pointe qu’un champion paralympique équipé de lames en carbone !

Cette analyse a été rédigée par Valérie Delattre, archéo-anthropologue à l’Institut national de recherches archéologiques préventives et à l’Université Bourgogne Franche-Comté.

Source 20 MINUTES.

Suède : une famille touchée par une nouvelle forme d’Alzheimer…

Cette forme rare de la maladie est plus agressive. Les premiers symptômes apparaissent au cours de la quarantaine. 

Suède : une famille touchée par une nouvelle forme d’Alzheimer

 

En 1907, le psychiatre allemand Aloïs Alzheimer se penche sur le cas d’une de ses patientes, atteinte de mutisme, de troubles de la mémoire, de désorientation et d’hallucinations. Il découvre l’existence de plaques amyloïdes dans son cerveau, et donne son nom à la pathologie associée. Plus de cent ans après, les connaissances sur la maladie d’Alzheimer sont en évolution constante. Dans Science Translational Medicine, des chercheurs présentent une nouvelle découverte : il existe une forme plus agressive de la maladie. En Suède, plusieurs membres d’une même famille en ont été atteints.

Une origine génétique

Appelée “suppression d’Uppsala APP”, du nom de la ville où elle a été découverte, cette forme de la maladie est associée à des symptômes plus brutaux : les personnes touchées souffrent plus rapidement de démence, généralement autour de 40 ans. Cette rapidité de la pathologie peut être en partie expliquée par la plus grande vitesse à laquelle se forment les plaques amyloïdes. Les différentes analyses menées sur cette famille montrent qu’ils ont une suppression d’un brin dans la chaîne d’acides aminés, liée à la protéine amyloïde. “Imaginez un collier de perles devenu trop court car six perles sont manquantes“, comparent les auteurs de l’étude. Le gène APP des membres de cette famille n’est plus capable de coder correctement les chaînes d’acides aminés, et des dépôts de protéine amyloïde se forment dans le cerveau.

Comment la mutation a-t-elle été découverte ?

Il y a sept ans, deux frères et soeurs de cette famille ont été diagnostiqués d’une maladie d’Alzheimer précoce alors qu’ils étaient âgés de 40 et 43 ans. L’un de leurs cousins s’est fait diagnostiquer de la même pathologie quelque temps plus tard. Les trois membres de cette famille avaient des symptômes graves : ils avaient de grande difficulté à parler et ne parvenaient plus à réaliser des calculs simples. Les médecins de la clinique suédoise ont fait le rapprochement avec le père, qu’ils avaient découvert atteint de la même maladie vingt ans plus tôt. Cela leur a permis d’identifier cette nouvelle forme de la maladie d’Alzheimer. “Il n’y a pas de données suggérant que d’autres familles portent la délétion de l’APP d’Uppsala, bien que d’autres formes de maladie d’Alzheimer familiale aient été identifiées en Suède“, précisent-ils. Si dans ce cas précis, il existe un lien génétique entre les différentes personnes atteintes, pour la population générale, les causes exactes de la maladie demeurent inconnues. 

Source ALLO DOCTEUR.

 

60 Millions de consommateurs alerte sur les traces de pesticides dans certains pains industriels…

Pains de mie, bagels, wraps… Le magazine 60 Millions de consommateurs a signalé le 30 août 2021 une trentaine de pains industriels renfermant des traces de pesticides.

60 Millions de consommateurs alerte sur les traces de pesticides dans certains pains industriels

 

Si les seuils légaux ne sont pas dépassés, leur présence pose question. Éléments de réponse avec Xavier Lefebvre, ingénieur agro-alimentaire qui a participé à cette étude.

La revue 60 Millions de consommateurs a épinglé 28 références de pains industriels, dont des marques très connues comme Harry’s et Jacquet, mais aussi des celles de distributeurs de grandes enseignes (Intermarché, Lidl, Casino), dans une étude indépendante, publiée le 30 août 2021.

Quel est le but de cette étude ?

« Notre objectif était d’analyser la composition des produits et de contrôler la qualité nutritionnelle intrinsèque et détecter la présence ou non de tous contaminants dans des produits quotidiens très consommés », nous explique Xavier Lefebvre, ingénieur agroalimentaire qui a participé à l’étude de 60 Millions de consommateurs.

Des travaux qui ont également été motivés par la pandémie de Covid-19 et notamment le confinement. « La consommation des pains de mie, sandwichs et bagels a fortement progressé avec le confinement. C’est une évolution intéressante de ce marché pour nous. Enfin, c’était également une demande forte de nos lecteurs. »

Comment ça marche ?

Pour cette étude, le magazine édité par l’Institut national de la consommation (INC) a passé au crible une trentaine de produits allant du pain de mie au wrap en passant par les pains à burger ou hot-dog. L’objet de leur recherche : la présence de pesticides et l’apport nutritionnel de ces produits.

Au total pas moins de « 350 molécules » ont été analysées. La composition des produits a également été étudiée pour évaluer la présence ou non d’additifs et la teneur en sel.

Quels résultats ?

Selon 60 Millions de consommateurs, des traces de pesticides ont été retrouvées dans « la grande majorité des références conventionnelles et dans deux pains pour burger bio ». Toutefois, « aucun résidu ne dépasse les limites » autorisées par la loi.

Parmi les résidus de pesticides retrouvés il y a notamment : la cyperméthrine. C’est un herbicide classé irritant et « potentiel perturbateur endocrinien ». La butoxyde de pipéronyle, un synergisant très utilisé dans les cultures céréalières, a également été repérée. « Si son usage, reconnu sans danger, permet de réduire l’utilisation de molécules actives, il n’en reste pas moins une substance indésirable », précise le magazine.

60 Millions de consommateurs alerte sur les traces de pesticides dans certains pains industriels

Une présence de pesticides qui ne surprend cependant pas Xavier Lefebvre. « Près de 80 % des produits analysés ont une trace de pesticides. Nous sommes condamnés à voir des produits avec ces traces. La raison ? Le pain est issu du blé », note le scientifique.

« C’est une culture de masse et majoritaire en Europe qui utilise beaucoup de pesticides de manière rationalisée. Après, on retrouve les pesticides partout et même parfois dans le bio, car quand ils ne sont pas utilisés directement, ils restent longtemps présents dans les sols et mettent du temps à s’évacuer. »

Quel risque pour la santé des consommateurs ?

Si la présence de pesticides est avérée dans la grande majorité des références analysées par 60 Millions de consommateurs, « aucun résidu ne dépasse les limites autorisées », rappelle le magazine. « Sur ce type de produit, il n’y a pas de risques sur la quantité retrouvée », insiste Xavier Lefèvbre.

« Ce qui peut être gênant et potentiellement dangereux, en revanche, c’est l’accumulation sur le long terme car nous avons peu de recul sur certaines molécules. Il y a très peu d’études. On avance un peu à l’aveuglette. »

Quels conseils pour garder le moral ? « Il faut rester mesuré. J’invite les consommateurs à favoriser le bio car il est toujours meilleur en termes de contaminants. Ce n’est pas une garantie absolue pour qu’il n’y en ait pas, mais c’est mieux. »

Quid du Nutri-Score vert ?

Donnée surprenante de l’étude de 60 Millions de consommateurs : sur les 28 produits testés, 25 obtiennent un Nutri-Score A ou B. Comment l’expliquer alors que certains sont très salés et comportent des traces de pesticides ? (Concernant ces traces, étant donné que ces produits respectent les seuils légaux, cela fonctionne.) « Le Nutri-Score donne une indication simplifiée, précise Xavier Lefebvre. Même si les pains sont globalement pauvres en fibre et très salés, ces mauvais points sont fortement contrebalancés par le fait qu’ils sont des produits qui restent très peu sucrés et peu gras. »

Source OUEST FRANCE.

Qu’est-ce qu’un anti-inflammatoire ?…

Comme son nom l’indique, l’anti-inflammatoire lutte… contre l’inflammation. Mais ce médicament est-il adapté à tout le monde ?

Et quel est son mécanisme d’action ?

Qu'est-ce qu'un anti-inflammatoire ?

 

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) font partie de ces médicaments que beaucoup d’entre nous utilisent en auto-médication. Certains d’entre eux sont en effet en vente libre. Pour autant, ils ne sont pas inoffensifs : si certains AINS comme l’ibuprofène ou l’aspirine peuvent être achetés sans ordonnance, d’autres font l’objet d’une prescription médicale en raison notamment de leurs potentiels effets secondaires sévères. Pour les deux catégories, la prudence est de mise.

A la différence des antalgiques comme le paracétamol qui agit sur les récepteurs de la douleur, les AINS permettent de réduire ou de supprimer les symptômes liés à un phénomène inflammatoire. Ils combinent quatre caractéristiques : ces médicaments ont à la fois des propriétés anti-inflammatoires (ils agissent contre la réaction de l’organisme face à une agression ou un dysfonctionnement), antalgiques (contre la douleur) et antipyrétiques (contre la fièvre). Ils permettent enfin de fluidifier le sang.

AINS en deuxième intention

Pour le traitement de la fièvre, du rhume ou des douleurs légère à modérées, chez l’adulte comme chez l’enfant, mieux vaut privilégier le paracétamol. Contrairement aux AINS, il peut être utilisé durant toute la grossesse. Il est toutefois contre-indiqué en cas de maladie grave du foie (il peut avoir un effet toxique en cas de surdosage) et ne fait pas bon ménage avec l’alcool.

Vous l’aurez compris, pour le traitement des petits maux du quotidien, mieux vaut éviter d’utiliser les AINS en première intention. Les contre-indications sont nombreuses.

Ainsi, il n’est pas recommandé d’avoir recours aux AINS :

– pour l’enfant de moins de 15 ans et l’adulte de plus de 65 ans ;
– pour les femmes enceintes à partir du 6e mois de grossesse (voire pendant toute la grossesse pour certains AINS) et pour les femmes qui allaitent ;
– pendant les règles (c’est surtout le cas pour l’aspirine) ;
– en cas d’antécédents connus d’allergie aux AINS ;
– en cas d’ulcère de l’estomac ou du duodénum et de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ;
– en cas de problèmes hémorragiques, d’insuffisance hépatique, de maladie rénale chronique et d’insuffisance cardiaque.

En cas de mésusage des AINS, les effets indésirables sont essentiellement d’ordre digestif (douleurs ou brûlures, voire des ulcères de l’estomac, nausées, diarrhée…), cardiaques (hypertension artérielle, problèmes cardiaques…) ou allergiques (éruptions cutanées, asthme).

Quand les utiliser ?

Pour ce qui est des AINS en vente libre, la prise d’aspirine est indiquée ponctuellement en cas de fièvre ou pour soulager la douleur, et dans le traitement au long cours des maladies cardio-vasculaires grâce à ses effets anticoagulants. L’ibuprofène est efficace pour traiter la « vraie » migraine (et non pas le simple mal de tête), les règles douloureuses, les tendinites, sciatiques et lombalgies, ainsi que certaines formes d’arthrite et d’arthrose.

Les AINS pouvant interagir avec de nombreux médicaments, la plus grande prudence est recommandée si vous êtes déjà sous traitement. N’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien.

Source EST REPUBLICAIN.