Pass vaccinal : voici tout ce qui va changer dès lundi. Quel contrôle ? Quelles sanctions ?….

Le Conseil constitutionnel a validé vendredi la plupart des dispositions du texte de loi instaurant le pass vaccinal.

Le dispositif entrera donc bien en vigueur lundi et remplacera l’actuel pass sanitaire.

On vous explique tout ce qui va changer.

Pass vaccinal : voici tout ce qui va changer dès lundi

 

La dernière étape a été validée. Le Conseil constitutionnel, saisi par les oppositions qui ont dénoncé une atteinte aux libertés fondamentales, a donné son feu vert vendredi à la plupart des dispositions du projet de loi instaurant le pass vaccinal pour remplacer le pass sanitaire.

Le texte, adopté définitivement dimanche par le Parlement, va être promulgué et le dispositif entrera en vigueur dès ce lundi 24 janvier, a confirmé le Premier ministre Jean Castex. Le chef du gouvernement avait annoncé cette date d’instauration jeudi soir, soulignant que le pass vaccinal devrait permettre de « lever la plupart des restrictions prises » pour lutter contre la vague épidémique liée au variant Omicron du Covid-19. Mais comment va fonctionner concrètement ce pass vaccinal ? On vous explique tout.

Le test négatif ne suffit plus

Dès lundi, un test négatif au Covid (PCR ou antigénique) de moins de 24 heures ne suffira plus pour accéder aux activités de loisirs, aux restaurants et débits de boisson, aux foires, séminaires et salons professionnels et aux transports publics interrégionaux. Il faudra justifier d’un statut vaccinal complet (deux doses de vaccin ainsi qu’une dose de rappel si la dernière injection remonte à plus de sept mois) ou avoir contracté le Covid il y a moins de six mois.

Le pass vaccinal ne s’appliquera qu’aux personnes à partir de 16 ans. Les mineurs de 12 à 15 ans resteront soumis à l’obligation de présenter l’actuel pass sanitaire, gardant donc la possibilité de présenter un test négatif pour accéder aux lieux publics.

Quelles exceptions ?

Le test négatif sera toujours suffisant pour accéder aux hôpitaux, cliniques, Ehpad et maisons de retraite. Dans le cas des transports, une exception au pass vaccinal est également prévue pour « motif impérieux d’ordre familial ou de santé » – un proche mourant par exemple. Il faudra toutefois présenter un test négatif.

L’actuel pass sanitaire pourra en outre être maintenu pour une durée limitée dans certains territoires sur décision du préfet, comme « par exemple en cas de faible vaccination de la population comme en outre-mer », précise le site officiel Vie publique.

Enfin, en vue notamment de l’élection présidentielle, le Conseil constitutionnel a censuré la possibilité pour les organisateurs de meetings politiques de demander un pass sanitaire aux participants. Les organisateurs pourront cependant prendre « toutes mesures de précaution sanitaire utiles, telles que la limitation du nombre de participants, la distribution de masques ou l’aération des salles ».

Un « pass vaccinal transitoire » pour les non-vaccinés

Jean Castex a annoncé par ailleurs jeudi soir des mesures spécifiques pour les non-vaccinés, pour les inciter un peu plus à franchir le pas. Le pass vaccinal leur sera accessible dès la première dose de vaccin d’ici le 15 février, à condition qu’ils fassent leur deuxième injection un mois plus tard. Dans l’intervalle, ils devront présenter un test négatif pour avoir accès aux lieux où le sésame est exigé.

Pass vaccinal : voici tout ce qui va changer dès lundi

Quels contrôles ?

Les restaurateurs ou gérants d’établissements publics, comme les cinémas, pourront procéder à des contrôles d’identité en cas de doute sur le détenteur du pass. La présentation d’un document officiel avec une photographie suffira, comme la carte vitale. Les papiers d’identité ne seront pas obligatoires.

Le Conseil constitutionnel n’a pas retoqué cette mesure, estimant  qu’il ne s’agit pas d’un contrôle de police administrative. « Le refus de la personne de produire » un document officiel comportant sa photo « ne peut avoir pour autre conséquence que l’impossibilité pour elle d’accéder à ce lieu », a-t-il appuyé. Mais le Conseil constitutionnel a émis « une réserve d’interprétation » : la vérification ne pourra se fonder que « sur des critères excluant toute discrimination » entre les personnes.

Quelles sanctions ?

Le fait de ne pas avoir de pass vaccinal n’entraînera pas d’amendes. L’utilisation d’un faux pass reste en revanche punie et les sanctions sont même renforcées par la loi. Utiliser un faux pass ou transmettre son pass à autrui sera désormais puni d’une amende forfaitaire de 1 000 €, contre 135 € actuellement. L’absence de contrôle du pass par l’exploitant de l’établissement recevant du public sera aussi punie dès le premier manquement d’une amende de 1 000 €, alors que le droit ne permettait jusque-là la répression qu’à partir du 3e manquement dans une période de 45 jours.

Enfin, les acheteurs et vendeurs de faux pass risqueront 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende. Tout comme les détenteurs de plusieurs pass.

Les entreprises ne jouant pas le jeu du télétravail pourront aussi être sanctionnées d’une amende administrative allant jusqu’à 500 euros par salarié, dans la limite de 50 000 euros.

Un pass vaccinal jusqu’à quand ?

Le texte adopté au Parlement prévoit une application possible du pass vaccinal jusqu’au 31 juillet. Le Conseil constitutionnel ont indiqué que les mesures concernant le pass « doivent être strictement proportionnées aux risques sanitaires » et « il y est mis fin sans délai lorsqu’elles ne sont plus nécessaires ».

Attention à la désactivation

Pour rappel, depuis le samedi 15 janvier, il faut pouvoir justifier d’une dose de rappel faite dans les sept mois maximum suivant la deuxième injection pour conserver un pass valide. Pour savoir quand effectuer votre dose de rappel et connaître la date de fin de validité de votre pass, vous pouvez vous rendre sur le site de l’Assurance maladie : monrappelvaccincovid.ameli.fr.

Selon les derniers chiffres de ce vendredi, 33,4 millions de Français ont reçu une dose de rappel. 53 764 805 personnes ont reçu au moins une injection (soit 79,7 % de la population totale) et 52 437 130 personnes ont désormais un schéma vaccinal complet (soit 77,8 % de la population totale).

Source LE DAUPHINE LIBERE.

Coronavirus à Marseille : A la Timone, des enfants malades placés à l’isolement dans une unité spécialisée…

Face au nombre important d’enfants de tout âge atteint du coronavirus, les hôpitaux de Marseille s’organisent, et ont ouvert une unité spéciale.

Coronavirus à Marseille : A la Timone, des enfants malades placés à l’isolement dans une unité spécialisée

 

« Salut Rayane ! Repose-toi bien. » Le petit garçon longe aux côtés de sa maman ​les couloirs de l’hôpital de la Timone, à Marseille, et pousse enfin la porte qui le relie au monde extérieur. Pour lui et sa mère, le temps a paru un peu long, enfermés pendant près de six jours dans ces quelques mètres carrés.

Une semaine plus tôt, Rayane, testé positif, avait dû être hospitalisé et placé à l’isolement dans cette unité spéciale dédiée aux enfants atteints du coronavirus et d’autres maladies chroniques, allant du handicap à l’épilepsie. Et pour cause, selon le professeur Brigitte Chabrol, cheffe du service pédiatrie et neuropédiatrie à l’hôpital d’enfants de la Timone, « une infection au Covid-19 chez ces enfants entraînent une décompensation de leurs maladies sous-jacentes. »

Des enfants de 0 à 18 ans

Depuis la mi-décembre, une zone spéciale de l’hôpital, pouvant accueillir six enfants et leurs parents, à l’isolement, a ainsi été aménagée au sixième étage. Au bout du couloir, Alizée cajole sa petite Maëlys, intubée dans un lit à barreau. La maman et son bébé, atteinte d’une maladie génétique, sont arrivés la veille dans cette unité. « Elle avait une forte fièvre, et le paracétamol ne faisait pas effet, raconte Alizée. Le papa a visiblement attrapé le Covid en même temps que sa troisième dose, et on pense qu’il lui a refilé, ainsi qu’à moi. On ne croise personne pourtant. On sort très peu, comme elle est handicapée… »

Afin de limiter les risques de propagation du virus, les parents qui accompagnent leurs enfants sont également placés à l’isolement aux côtés de leur petit, le temps de l’hospitalisation. « Et on désinfecte après chaque sortie », rapporte Vanessa, l’une des infirmières de ce service. Pour prendre en charge les jeunes patients, âgés de 0 à 18 ans, les soignants revêtent une blouse spécifique, qu’ils enlèvent chaque fois qu’ils quittent la chambre. L’ensemble du matériel de soin reste également dans ce petit couloir, afin d’éviter de contaminer le reste du service pédiatrique.

245 enfants en un an

Il faut dire que, depuis maintenant plusieurs mois, la Timone fait face à un flux important de jeunes enfants malades du coronavirus. En 2020, 75 enfants avaient été hospitalisés après avoir été infectés par le Covid-19. Un an plus tard, ils sont 245. Et jusqu’à 14 enfants en même temps ont été pris en charge dans les différentes unités de l’hôpital pédiatrique. « On trouve parmi ces enfants, des nouveau-nés qui n’ont même pas quinze jours de vie, et qui présentent des difficultés pour manger et de la fièvre, liste le professeur Chabrol. On a aussi des enfants de tout âge, porteurs de maladies chroniques. Et enfin des enfants qui ont des complications, porteurs du syndrome dit Pims. »

Cette maladie, appelée également syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique, correspond à une complication du Covid-19 qui survient chez l’enfant quatre à six semaines après l’infection. « Elle se manifeste par une forte fièvre et parfois, une atteinte cardiaque et des douleurs abdominales, précise le professeur Chabrol. Et on est la région la plus touchée après l’Île-de-France. » Alors que la vaccination des enfants patine, la médecin en appelle aux parents. « Il faut arrêter la circulation du virus, estime le professeur Charbol. Donc il faut vacciner enfant comme adulte. Pour l’instant, on n’a eu quasiment aucun Pims chez des enfants vaccinés. »

Source 20 MINUTES.

Sclérose en plaques : le lien de causalité avec le virus d’Epstein-Barr encore plus clairement établi. Un vaccin ARN bientôt, contre Epstein-Barr ?…

On savait que le virus Epstein-Barr, responsable de la mononucléose, était impliqué d’une façon ou d’une autre dans le déclenchement de la sclérose en plaques.

Une étude américaine publiée dans « Science » va plus loin et tend à prouver qu’il jouerait en fait un rôle déclencheur déterminant. 

100.000 personnes atteintes de sclérose en plaques en France, 3 femmes pour un homme

 

Et s’il suffisait de trouver le vaccin contre la mononucléose pour éradiquer la sclérose en plaques ? Ça peut paraître fantaisiste, c’est pourtant tout à fait sérieux. On savait que ce virus dit « virus d’Epstein-Barr » était impliqué dans la maladie, mais une étude américaine produite par des chercheurs réputés d’Harvard et qui vient d’être publiée dans la revue « Science » établit clairement son rôle de détonateur dans le déclenchement de la maladie.

Tout en restant prudente, car les mécanismes à l’œuvre n’y sont pas pour autant expliqués, cette étude pourrait faire date et avoir des conséquences majeures dans la lutte contre cette maladie auto-immune qui touche 100 000 personnes en France.

La mononucléose est un facteur de risque

D’une façon générale, on sait que dans beaucoup de maladies auto-immunes, comme c’est le cas de la sclérose en plaques, des virus sont à l’œuvre, et contribuent au déclenchement de la maladie. Ce virus Epstein-Barr, 95% de la population y a été exposée, mais sur la plupart des gens, il est resté inoffensif.

En revanche, on le sait depuis un certain temps, avoir fait une mononucléose et donc exprimé ce virus de façon très symptomatique à la fin de l’adolescence ou au début de l’âge adulte est un facteur de risque.

Chez les malades, on a par ailleurs retrouvé des particules virales dans le cerveau, et un taux d’anticorps dirigés contre Epstein-Barr plus élevé qu’en population générale. On avait donc jusqu’à présent un faisceau de présomptions qui semblaient attester de la contribution du virus au développement de cette maladie. Sur des personnes prédisposées, le virus entrainerait une sorte de dysfonctionnement du système immunitaire.

Des soldats américains suivis par tests sanguins réguliers pendant vingt ans

L’étude américaine va plus loin, et tout en restant encore prudente, tend à prouver que c’est ce virus qui constitue l’allumette, le catalyseur de quelque chose qui couve. Les chercheurs ont disposé, il faut le dire, d’une base de données incroyable : 10 millions de soldats américains régulièrement soumis à des tests sanguins pendant 20 ans.

Le Professeur Patrick Vermersch est neurologue au CHRU de Lille, il est emballé par les résultats : « C’est une équipe très solide qui produit ces conclusions. En fait, jusqu’à présent, on avait des ‘photos’ de la situation. On trouvait de l’Epstein-Barr et on se contentait de ‘photographier’ ce lien », déclare-t-il.

Un lien temporel établi entre l’apparition des anticorps contre le virus et le fait de faire une sclérose en plaques

Il explique que cette étude apporte des connaissances sur la chronologie du développement de la maladie. « Ce qui nous manquait, c’était le lien temporel entre l’apparition des anticorps et le fait de faire une sclérose en plaques. Il fallait une cohorte énorme pour le prouver puisqu’à la base, beaucoup de sujets dans la population ont ces anticorps. »

Cette étude nous donne la chronologie des événements. C’est très important.

Il explique la méthode utilisée. « On a pris des jeunes adultes ‘séronégatifs’, on a vu combien avaient été infectés au cours du temps, étaient donc devenus ‘séropositifs’ à Epstein Barr, et on a vu dans quelle mesure cette ‘séroconversion’ avait conduit à la maladie. De façon très significative, un certain nombre de ces ‘séroconvertis’ ont fait une sclérose en plaques ! « 

Utilisation d’un marqueur neuronal pour « suivre » la douleur

Patrick Vermersch ajoute que l’étude révèle une seconde information capitale. « On a aussi dosé un marqueur neuronal dans le sang, les neurofilaments, qui sont un marqueur spécifique du système nerveux central. Ils prouvent l’existence d’une souffrance au niveau du cerveau. On voit que chez une partie de ceux qui ont eu bien après la sclérose en plaques, le cerveau montre des signes de souffrance juste après l’infection au virus Epstein Barr. »

Ces deux informations, ce sont deux maillons supplémentaires dans la compréhension du lien qu’on connaissait, donc c’est majeur.

Un vaccin ARN bientôt, contre Epstein-Barr ?

Ces deux maillons nouveaux devraient être de nature à convaincre les laboratoires d’investir dans un vaccin contre le virus d’Epstein-Barr. On le cherche depuis des années sans le trouver, mais un tel vaccin administré durant l’enfance pourrait peut être réduire le risque de déclarer une sclérose en plaques par la suite.

Moderna est sur le coup avec son vaccin ARN : un essai clinique vient de démarrer. La recherche prendra évidemment de nombreuses années car il faudra se donner le temps de vérifier dans quelle mesure ce vaccin, s’il voit le jour, protège au cours d’une vie entière de la sclérose en plaques.

Source FRANCE INTER.

Le fondateur des « Nez rouges » pour les enfants malades devant la justice après avoir détourné plus de 240 000 euros…!

Après avoir été accusé de plusieurs escroqueries, Sébastien Buisson, le président fondateur de l’association Les Nez rouges à Limoges, comparaît devant la justice ce vendredi.

Il est jugé pour abus de confiance aggravée et est accusé d’avoir détourné plusieurs centaines de milliers d’euros.

Sébastien Buisson avait créé les Nez rouges en 2013. Lors de son dernier passage devant un tribunal, à Cusset (Allier) en 2021, il avait enfilé la robe noire et plaidé comme avocat… avant d’être démasqué par la présidente. MAXPPP/Radio France/Claire Lise Macé

 

Ce vendredi 14 janvier, le tribunal correctionnel de Limoges, dans la Haute-Vienne, juge Sébastien Buisson pour abus de confiance aggravé. Il est accusé d’avoir détourné plus de 240 000 euros avec l’association « les Nez rouges », qu’il avait fondé et présidait. Sa mère est également poursuivie pour vol et recel d’abus de confiance, révèlent nos confrères du Parisien. L’association avait pour objectif de « distraire les enfants malades » et de réaliser leurs rêves. Rapidement, 38 ambassadeurs en France la rejoignent, l’Etat accorde également des subventions, à hauteur de 8 000 euros en 2017 puis 7 000 en 2018.

l’essentiel Après avoir été accusé de plusieurs escroqueries, Sébastien Buisson, le président fondateur de l’association Les Nez rouges à Limoges, comparaît devant la justice ce vendredi. Il est jugé pour abus de confiance aggravée et est accusé d’avoir détourné plusieurs centaines de milliers d’euros.

Ce vendredi 14 janvier, le tribunal correctionnel de Limoges, dans la Haute-Vienne, juge Sébastien Buisson pour abus de confiance aggravé. Il est accusé d’avoir détourné plus de 240 000 euros avec l’association « les Nez rouges », qu’il avait fondé et présidait. Sa mère est également poursuivie pour vol et recel d’abus de confiance, révèlent nos confrères du Parisien. L’association avait pour objectif de « distraire les enfants malades » et de réaliser leurs rêves. Rapidement, 38 ambassadeurs en France la rejoignent, l’Etat accorde également des subventions, à hauteur de 8 000 euros en 2017 puis 7 000 en 2018.

L’association fondée par Sébastien Buisson finit par engranger 460 000 euros et emploie 14 salariés. À Limoges, les Clowns Doux, une autre association, qui intervient elle aussi auprès des enfants hospitalisés tente d’alerter les pouvoirs publics, notamment le procureur de la République sur une confusion des deux associations sciemment utilisée par Sébastien Buisson pour récolter et détourner des fonds. La direction du CHU de Limoges alerte également en 2014, puis en 2017 c’est au tour de Tracfin, service du ministère de l’Économie, de détecter des opérations financières atypiques ». Le président a en effet retiré 63 800 euros en espèce.

En juin 2018 il est interpellé avec sa conjointe, secrétaire de l’association. Elle reconnaît qu’il s’agit d’une « grosse arnaque ». Lui reconnaît avoir « négligé la comptabilité » mais assure que les 100 000 euros par an générés par « Les nez rouges » permettent de payer les salariés et les frais. Les enquêteurs interrogent les salariés et ambassadeurs, conclusion : rien n’a été fait pour les enfants. Le président est placé en détention en juin 2018. Il ressort finalement de prison avec l’interdiction de quitter le département de la Haute-Vienne. Finalement, il fait de nouveau parler de lui en janvier 2021, lorsqu’il défend des clients devant le tribunal de Cusset. Il est mis en examen pour escroquerie en récidive et exercice illégal de la profession d’avocat, puis est placé en détention.

Source LA DEPÊCHE.

Le masque novateur d’une start-up lyonnaise française fait un carton au CES de Las Vegas…

Un « masque 100% efficace » promettent ses fabricants, à la fois contre les virus et les bactéries mais aussi contre la pollution.

La start-up promet de créer 150 emplois dans la région lyonnaise.

Le co-fondateur des masques Airxôm, Franck Glaizal, répond à des questions tout en portant son masque novateur au CES de Las Vegas le 3 janvier 2022. (JAMES ATOA / MAXPPP)

 

C’était l’attraction du CES de Las Vegas, le salon mondial de l’électronique et des technologies : une start up lyonnaise y a présenté son masque de protection. Il ne laisse passer aucun virus et filtre aussi les bactéries et les particules fines dues à la pollution dans les villes. Conçu pour durer 4 ans, les premiers masques seront livrés en avril au Japon, en Corée et aux Etats-Unis. Ses concepteurs comptent implanter une unité de production à Vaulx-en-Velin, dans la banlieue de Lyon, dans un an et créer 150 emplois.

Vincent Gaston a conçu ce masque durable avec l’école d’ingénieurs de Lyon et un fabricant de lingerie sur une idée de son fils, baroudeur, sensible à la pollution des mégapoles et mort de la mucoviscidose. Les meilleurs labos l’ont testé et certifié.

« D’abord, il est 100% étanche. Et puis après, on a un système de filtration qui s’apparente plus à un appareil de purification de l’air qu’à un simple filtre, puisque on détruit notamment les composés organiques volatils, les virus et les bactéries. C’est donc un masque à la fois contre la pollution et contre les virus et bactéries, détaille Vincent Gaston. Il y a sûrement des masques qui sont efficaces, mais ils n’auront pas les propriétés antipollution du nôtre. »

Un masque d’abord pour les professionnels

Le masque n’est pas destiné au grand public explique de son côté Franck Glaizal, directeur général d’Airxôm, du moins dans un premier temps. « Les gens qui en ont vraiment besoin, ce sont avant tout les gens qui sont victimes de pathologies respiratoires ou les personnes immunodéprimées.

Il s’adresse aussi à tous les gens qui vivent et travaillent dans des milieux à risque : le monde hospitalier, les forces de l’ordre, le SAMU, les pompiers et enfin, tous les gens qui veulent se protéger dans la vie de tous les jours, liste le directeur. Comme le métro tôt le matin, lorsqu’il est bondé ou dans les transports internationaux. C’est dans les avions et dans les aéroports que se passent beaucoup de contaminations. C’est un masque qui protège de tout. »

Deux bémols tout de même de ce masque « 100% efficace » comme le promet son créateur : son poids d’abord, 130 grammes, et son prix : 300 euros, rédhibitoire pour les particuliers. « Je ne suis pas sûr qu’il soit amorti » dit un lyonnais, qui espère que la crise sanitaire se calme. « J’espère qu’on ne va pas rester éternellement avec des masques, même s’il y a de la pollution ou quoi en dehors du virus, abonde une autre habitante. Donc, ce n’est pas quelque chose que j’envisagerais, même si c’est remboursé par la Sécurité sociale. »

Source FRANCE INFO.

Nouvelles règles du passe sanitaire à partir du 15 janvier : toutes les réponses à vos questions…

À compter de cette date, les Français qui n’auront pas reçu leur dose de rappel dans les sept mois suivant leur dernière injection perdront leur passe sanitaire.

Nouvelles règles du passe sanitaire à partir du 15 janvier : toutes les réponses à vos questions

 

Sommaire
  • Combien de personnes vont-elles perdre leur passe sanitaire ?
  • Que faire si l’on a récemment été infecté par le Covid-19 ?
  • À partir de quand le QR Code obtenu après la vaccination devient-il valide ?
  • Si je décide de faire ma première dose aujourd’hui, quand puis-je espérer avoir mon passe sanitaire ?
  • Est-il prévu que les règles changent de nouveau ?

À compter du samedi 15 janvier, toute personne majeure n’ayant pas reçu sa dose de rappel vaccinal contre le Covid-19 dans les sept mois suivant sa dernière injection verra son passe sanitaire désactivé. Une nouvelle règle annoncée fin novembre par le ministre de la Santé Olivier Véran, et déjà en vigueur pour les 65 ans et plus depuis le 15 décembre dernier. Combien de personnes sont-elles concernées ? Que faire si l’on vient d’être infecté par le Covid ? Le Figaro répond à toutes vos questions.

Combien de personnes vont-elles perdre leur passe sanitaire ?

Selon les données de la Direction générale de la santé (DGS) communiquées au Figaro, 560.000 personnes pourraient se voir retirer leur passe sanitaire au 15 janvier, pour n’avoir pas effectué leur rappel vaccinal à temps. En effet, comme le précise la DGS, «au 13 janvier, 15,3 millions de personnes ont déjà reçu leur dose de rappel sur les 15,9 millions» de Français éligibles.

Pour savoir si l’on fait partie de ces quelques centaines de milliers de personnes sur le point d’être privées de passe sanitaire, il est possible de se rendre sur l’application TousAntiCovid. Un message d’alerte sur fond jaune apparaît sur le smartphone des usagers dont le passe arrive à expiration le 15 janvier.

Que faire si l’on a récemment été infecté par le Covid-19 ?

Une infection au Covid-19 équivaut à une injection de vaccin, a rappelé Olivier Véran. Ainsi, les personnes ayant reçu une ou deux doses de vaccin, puis ayant été contaminées, peuvent toujours bénéficier du passe sanitaire. Il suffit pour cela d’entrer dans l’application TousAntiCovid le résultat positif de son test PCR ou antigénique – d’au moins 11 jours et de moins de 6 mois -, qui vaut comme certificat de rétablissement. Ce document est valable reste valable six mois après l’infection. Pour le conserver par la suite, il convient de recevoir sa dose de rappel entre trois mois minimum et sept mois maximum après la contamination. À noter que les personnes infectées par le Covid après leur deuxième dose ne sont donc pas exemptées de troisième dose.

À partir de quand le QR Code obtenu après la vaccination devient-il valide ?

Si vous n’avez pas encore reçu votre troisième dose de vaccin, attention aux délais. En effet, «toutes les personnes qui font leur rappel disposent d’un nouveau QR Code, qui devient valide sept jours après leur injection, qu’il s’agisse d’une deuxième, d’une troisième dose ou plus», précise au Figaro la Direction générale de la santé (DGS). Les personnes ayant dépassé le délai de sept mois après leur dernière injection et qui souhaitaient se faire vacciner cette semaine, juste avant la date butoir du 15 janvier, pourraient donc avoir une mauvaise surprise : elles pourraient voir leur passe être désactivé durant quelques jours, le temps que le délai de sept jours s’écoule.

Pour permettre aux Français d’anticiper, l’Assurance maladie propose un simulateur en ligne, baptisé «Mon rappel vaccin Covid», qui permet de savoir quand recevoir sa dose de rappel et connaître la date de fin de validité de son passe sanitaire. Un service similaire existe sur le site ministériel Mes Conseils Covid.

Si je décide de faire ma première dose aujourd’hui, quand puis-je espérer avoir mon passe sanitaire ?

Début janvier, un an après le début de la campagne de vaccination, plus de 5 millions de Français n’avaient toujours reçu aucune dose de vaccin. Si, parmi eux, certains veulent démarrer aujourd’hui leur parcours vaccinal, il leur faudra attendre quelques semaines avant d’obtenir leur passe sanitaire.

Pour les personnes n’ayant jamais été testées positives au Covid, le précieux sésame est activé une semaine après la deuxième injection. Étant donné que le délai à respecter entre les deux premières doses de vaccin à ARN messager (Pfizer et Moderna) doit être d’au moins trois semaines, un schéma vaccinal initial met dans ce cas au moins un mois à être complété. Quant à ceux ayant été infectés par le Covid il y a moins de six mois et bénéficiant d’un certificat de rétablissement, leur passe sanitaire deviendrait valide une semaine après leur première dose. Dans les deux cas, pour conserver le document, une dose de rappel est nécessaire entre trois et sept mois après la dernière injection

Est-il prévu que les règles changent de nouveau ?

Dès le 15 février prochain, le délai pour effectuer sa dose de rappel sera raccourci. Il passera de sept mois à quatre mois après la dernière injection ou infection. Faute de quoi le passe sanitaire sera désactivé. Sachant qu’un laps de temps minimum de trois mois doit obligatoirement être respecté entre sa dernière dose ou contamination et sa dose de rappel, et que le QR Code n’est activé qu’au bout de sept jours, la fenêtre de tir pour se faire vacciner se limitera en réalité à trois semaines.

Par ailleurs, un projet de loi destiné à transformer le passe sanitaire en passe vaccinal est actuellement en discussions au Parlement. Ce texte, qui obligera les Français à présenter un certificat de vaccination ou de rétablissement pour accéder aux activités du quotidien (cinémas, théâtres, bars, restaurants…), ne devrait pas modifier les règles relatives au schéma vaccinal. Le gouvernement vise une mise en application au plus tard «dans les premiers jours de la semaine du 17 janvier», a indiqué Gabriel Attal sur BFMTV dimanche.

Source LE FIGARO.

Passe sanitaire: 560.000 personnes pourraient voir leur code désactivé ce samedi…!

À compter de samedi, avoir reçu sa dose de rappel dans les temps devient obligatoire pour conserver son passe sanitaire.

Le délai pour recevoir sa dose de rappel sera réduit de sept à quatre mois à partir du 15 février.

Attention aux mauvaises surprises. À compter de ce samedi 15 janvier, les Français majeurs n’ayant pas reçu leur dose de rappel de vaccin anti-Covid dans les temps verront leur passe sanitaire désactivé. Selon les données les plus récentes fournies par la Direction générale de la santé (DGS), 560.000 personnes sont susceptibles d’être concernées.

En effet, comme le précise la DGS, en date du 13 janvier, «15,3 millions de personnes ont déjà reçu leur dose de rappel sur les 15,9 millions de personnes éligibles». Pour rappel, le délai pour recevoir sa dose de rappel est fixé à sept mois. Elle peut être administrée trois mois après la dernière injection d’un vaccin à double dose (Pfizer, Moderna, AstraZeneca). Cette obligation est déjà en vigueur pour les 65 ans et plus depuis le 15 décembre dernier.

Pour les centaines de milliers de personnes récemment infectées par le Covid-19, celles-ci peuvent disposer d’un certificat de rétablissement les exemptant temporairement de dose de rappel. Il est valable pendant six mois après la contamination. Mais, pour conserver le passe sanitaire par la suite, une injection de rappel reste nécessaire entre trois et sept mois après l’infection.

Ce délai de sept mois sera réduit à quatre mois à partir du 15 février prochain. De quoi probablement entraîner une nouvelle vague de désactivations.

Source LE FIGARO.

Covid-19 : naître pendant la pandémie expose-t-il à des retards de développement ?…

Les femmes enceintes sont considérées comme vulnérables face au risque de Covid-19.

Mais les nourrissons exposés in utero au SARS-CoV-2 présentent-ils un sur-risque de troubles du neurodéveloppement par rapport aux bébés non exposés ?

Et comparés aux enfants nés avant la pandémie ?

Covid-19 : naître pendant la pandémie expose-t-il à des retards de développement ?

 

Depuis la pandémie, 200 millions de nouveau-nés ont vu le jour à l’échelle mondiale. Or l’exposition fœtale à des perturbateurs peut altérer le neurodéveloppement des enfants sur le long terme avec un sur-risque de séquelles psychiatriques.

Pour le Covid-19 la question se pose donc : à quel point les enfants nés de mères positives au SARS-CoV-2 pendant la grossesse présentent-ils des troubles neurodéveloppementaux dans leurs 6 premiers mois de vie ? Et dans quelle mesure les enfants nés pendant la pandémie seraient-ils plus exposés comparés à ceux nés avant ?

Pour le savoir, l’équipe du Pr Dani Dumitriu a dans un premier temps suivi – via des questionnaires remplis par les parents – 114 nourrissons exposés in utero à la Covid-19 et 141 épargnés. Tous ont vu le jour à la Columbia University Irving Medical Center (New York, Etats-Unis) depuis le début de la pandémie.

Selon les premiers résultats, « contracter le Covid-19 pendant la grossesse ne semble pas exposer les bébés au moindre trouble du neurodéveloppement ». Et ce quel que soit le stade de la grossesse atteint lors de la contamination ou le degré de sévérité de la maladie.

La pandémie : avant, après

Les résultats des questionnaires des petits nés pendant la pandémie, exposés ou non au coronovirus in utero, ont ensuite été comparés à ceux de 62 petits nés avant la pandémie.

Résultat, « les capacités motrices et le comportement social des petits nés pendant la pandémie étaient diminuées comparées aux petits nés avant la pandémie. »

Autre point, « les scores de motricité et du comportement social les plus bas étaient rapportés chez les enfants dont les mamans étaient dans leur premier trimestre de grossesse au tout début de la pandémie ».

Une donnée en phase avec le lien déjà connu entre stress et isolement de la maman dans son premier trimestre de grossesse et le risque de troubles du neurodéveloppement chez l’enfant.

Conclusion : « le fait de naître pendant la pandémie, plus que d’être exposés au Covid-19 pendant la grossesse, aurait un impact sur le neurodéveloppement des petits. »

Est-ce à dire que d’autres facteurs que le virus en lui-même pourrait influer sur ce paramètre ? Ces points restent à confirmer. Reste que « nos résultats prouvent l’importance du suivi sur le long terme des enfants nés pendant la pandémie de Covid-19 ».

*Columbia University Irving Medical Center, New York, Etats-Unis

Source EST REPUBLICAIN.

Quel est ce syndrome associé au Covid-19 qui touche certains enfants ?…

L’ouverture de la vaccination anti-Covid-19 aux 5-11 ans est en partie motivée par le risque (rare) de survenue d’un syndrome pouvant atteindre les plus jeunes et connu sous le nom de « PIMS ».

Quel est ce syndrome associé au Covid-19 qui touche certains enfants ?

 

Mais de quoi s’agit-il ?

Le syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique, plus communément appelé PIMS, est une affection rare mais potentiellement grave. Dès avril 2020, des pédiatres français signalaient une augmentation anormale de cas ressemblant à la maladie de Kawasaki et de cas de myocardites chez des enfants ayant récemment contracté une infection à SARS-CoV-2.

« Les mécanismes physiopathologiques du PIMS sont mal connus et l’hypothèse d’une réponse immunitaire hyperactive inadaptée, impliquant notamment les cytokines, est décrite dans la littérature », explique la Haute Autorité de Santé (HAS).

Entre le 2 mars 2020 et le 21 novembre 2021, 781 cas de PIMS ont été signalés. Parmi eux, 318 enfants ont été admis en réanimation et 199, en unité de soins critiques. Et un enfant âgé de 9 ans est décédé.

Quels sont les signes ?

Problèmes, les symptômes évocateurs sont peu spécifiques. Ce qui peut conduire à un retard de diagnostic d’autant plus que l’infection à SARS-CoV-2 est souvent peu symptomatique, voire asymptomatique, chez l’enfant.

Le tableau clinique du PIMS associe fièvre (souvent supérieure à 39 °C), altération de l’état général (apathie, asthénie extrême, perte d’appétit, frissons, pâleur, douleurs diffuses) et troubles digestifs (douleurs abdominales, diarrhée, nausées, vomissements).

D’autres signes cliniques peuvent également être présents : pâleur, hypotension, éruptions cutanées, irritabilité, toux, céphalées…

La vaccination comme recours

Le 22 décembre dernier, le ministre de la Santé, Olivier Véran, officialisait l’accès à la vaccination anti-Covid aux enfants âgés de 5 à 11 ans. Selon une récente étude de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), cette vaccination réduirait le risque de syndromes inflammatoires multi-systémiques pédiatriques.

Ce travail a inclus 107 patients de moins de 18 ans souffrant de PIMS. Sur l’ensemble, 33 étaient âgés de plus de 12 ans (31%) et étaient éligibles – à l’époque – à la vaccination :  26 d’entre eux n’étaient pas vaccinés, 7 avaient reçu une dose de vaccin, aucun n’avait reçu deux doses, suggérant que le risque de souffrir de ce syndrome est significativement diminué une fois une première dose reçue. Du moins chez les adolescents.

L’ouverture de la vaccination aux enfants âgés de 5 à 11 ans permettra en outre d’étudier la prévention dans cette tranche d’âge.

Source EST REPUBLICAIN.

L’« eye tracking » pour détecter les symptômes de Parkinson jusqu’à 5 ans à l’avance…

Développée par P3Lab, une startup européenne, cette méthode pourrait aider au diagnostic précoce de nombreuses maladies neurologiques.

L'« eye tracking » pour détecter les symptômes de Parkinson jusqu’à 5 ans à l’avance

 

« L’OMS considère les désordres d’ordre neurologique comme la plus grande menace sur la santé publique », informe Antoine Pouppez, fondateur de la start-up P3Lab. Aujourd’hui, ces troubles concernent 130 millions d’Européens. Cela représente sept millions de nouveaux cas et neuf millions de morts chaque année.

P3Lab a pour mission de propager une solution d’eye tracking appelée NeuroClues. Son but ? Aider à diagnostiquer des maladies neurologiques telles que Parkinson, la sclérose en plaques, les lésions cérébrales traumatiques ou encore Alzheimer. Celles-ci affectent collectivement 3 % des populations européennes et nord-américaines.

Grâce à NeuroClues, les neurologues pourront quantifier instantanément leur examen clinique tout en supprimant le besoin d’examens complémentaires. Une fois déposé au niveau des yeux du patient, ce masque électronique permet de diminuer de plusieurs mois le délai d’obtention d’un diagnostic et de détecter cinq ans à l’avance des symptômes spécifiques tels que le blocage de la marche.

Des diagnostics tardifs

Le diagnostic représente la plus grande problématique des maladies neurologiques. « Cela est dû à la plasticité de notre cerveau, explique Antoine Pouppez. Lorsqu’un de vos neurones meurt, le cerveau arrive à trouver des alternatives et des chemins pour contourner ce neurone et donc maintenir l’activité du cerveau sans avoir d’impact ».

Le problème intervient si la cause de cette dégénérescence est une maladie neurologique. Comme la plasticité du cerveau masque les effets de la maladie, « les gens viennent chez le neurologue trop tard, lorsque la maladie est déjà trop installée, regrette le fondateur. Le challenge est d’arriver à détecter de la façon la plus précoce possible les maladies neurologiques ».

Pour cela, P3Lab se concentre sur les yeux, qui bougent de façon continue. « Nous faisons plus de mouvement d’œil au cours de notre vie que de battement de cœur » illustre Antoine Pouppez. Il s’agit du mouvement le plus rapide du corps humain, « allant jusqu’à 600 degrés par seconde, avec des accélérations de 35.000 degrés par second ». Un mouvement étudié scientifiquement depuis de nombreuses années.

Les yeux comme détecteurs de maladies

« On sait depuis les années 1960 que les mouvements oculaires permettent de façon causale d’établir un lien entre ce que l’on observe sur le mouvement et les atteintes du système neveu central », explique Pierre Daye, autre fondateur de P3Lab. Certaines zones du système nerveux central influencent le contrôle et la coordination du mouvement oculaire. Depuis les années 1960, les chercheurs savent aussi comparer les mouvements oculaires. Ceux effectués par des personnes saines ne sont pas les mêmes que ceux des personnes atteintes Parkinson ou d’autres formes de maladies neurologiques.

L’« eye tracking » ou oculométrie permet de détecter ces maladies très tôt. Cette science visant à étudier le mouvement de l’œil est la base de NeuroClues, l’outil développé par P3Lab.

Accompagner les praticiens

NeuroClues est conçu pour répondre aux besoins des praticiens. Il s’intègre dans la pratique courante des médecins grâce à un logiciel et une solution d’ « eye tracking » portable qui effectue des mesures et des analyses en quelques minutes.

Des capteurs et des processeurs FPGA sont à la base du design des cartes électroniques, des interfaces et des connexions. « En fait, nous avons créé un PC avec un processeur spécifique et des webcams personnalisées avec des capteurs d’image », vulgarise Pierre Daye. Les quatre briques de l’appareil NeuroClues sont les capteurs, les caméras, l’unité logique (FPGA) et l’hardware. Quant au contrôle de l’appareil, P3Lab a développé une application disponible sur Windows, Mac et Androïd.

P3Lab a pour volonté « d’amener cette solution de diagnostic connue dans la recherche, dans la pratique du clinicien pour l’appliquer dans le diagnostic des maladies neurologiques ». Les maladies neurologiques, telles que la commotion, la sclérose en plaques, l’Alzheimer ou encore le syndrome parkinsonien, affectent 3 % de la population pour lesquels « l’eye tracking a une valeur », illustre Antoine Pouppez.

Réduire le temps de diagnostic

Cet outil représente un changement de paradigme dans le diagnostic du syndrome de Parkinson. Il permet de quantifier instantanément l’examen clinique du neurologue, tout en supprimant le besoin d’examens complémentaires. Sa technologie diminue ainsi de plusieurs mois le temps d’attente du patient pour obtenir un diagnostic. Plus précisément, NeuroClues détecte, plusieurs années à l’avance, des symptômes spécifiques comme le blocage de la marche.

Dans le futur, P3Lab voudrait développer un deuxième appareil destiné aux généralistes. Basé sur la même technologie, cet outil servirait à étudier les mouvements oculaires du patient de façon « ultra-simple » pour pouvoir le rediriger rapidement vers un neurologue si nécessaire.

Une certification médicale

En comparaison avec ce qui existe déjà sur le marché, NeuroClues va être certifié comme « medical device ». « Il pourra donc être utilisé dans une pratique courante de médecine sans nécéssiter des documents administratifs de vérification d’éthique » traduit Pierre Daye.

Ce mois-ci P3Lab annonce la réussite de sa levée de fonds de 4,2 millions d’euros menée par Invest. BW, l’américain Graph Ventures, Artwall, des Operator Angels. La Région Wallonne (DGO6 et Novalia) soutient également la start-up. Actuellement, P3Lab construit un réseau de collaborations internationales en Europe et aux États-Unis.