Jusqu’où sommes-nous prêts à accepter les restrictions anti-Covid ?…

Les préférences des populations devraient compter dans la décision publique, en particulier après de longs mois d’efforts consentis.

Jusqu'où sommes-nous prêts à accepter les restrictions anti-Covid ?

 

Fêtes de réveillon en petit comité ou annulées, familles dispersées et isolées, autoconfinement, confinements locaux, partiels ou généralisés, couvre-feu, restrictions de déplacement, fermeture des frontières, incertitudes quant à la réouverture de certains secteurs: la France, comme de nombreux autres pays du monde, a fait face à une série de restrictions pour tenter d’endiguer l’épidémie.

Si chaque type de mesures/restrictions a sa propre efficacité dans le contrôle de la dynamique épidémiologique, ces dernières doivent également être évaluées en fonction de leur acceptabilité par la population.

À l’heure où les décideurs se posent la question de réévaluer les mesures restrictives pour éviter un rebond de l’épidémie, les préférences des populations devraient compter dans la décision publique. En particulier après de longs mois d’efforts consentis, puis la mise en place de nouvelles mesures ces dernières semaines dans de nombreux pays européens.

Des attitudes distinctes

Notre équipe de recherche en économie comportementale a quantifié le degré de résistance ou d’acceptabilité d’une population face aux diverses stratégies de lutte contre l’épidémie de Covid-19. Nos résultats ont donné lieu à la publication d’un article dans la revue scientifique internationale The Lancet Public Health.

Les résultats de l’étude montrent que le port du masque, les limitations de transport et le suivi numérique sont relativement bien acceptés.

En revanche, les fermetures des restaurants et des lieux récréatifs, ainsi que les restrictions excessives des voyages d’agrément le sont beaucoup moins. Les analyses de sous-groupes de population (vulnérabilité clinique, tranches d’âge, sexe) montrent également que l’acceptabilité de certaines stratégies dépend de caractéristiques personnelles.

En particulier, la population jeune diffère assez fortement des autres, en matière de préférences de politiques anti-Covid-19 et de demandes de compensation monétaire, suggérant la nécessité d’un «menu» adapté de politiques anti-Covid-19, basé sur des attitudes distinctes.

Évaluer les préférences de la population

L’étude utilise une méthode de révélation des préférences, le «Discrete Choice Experiment», permettant d’évaluer les préférences de la population sur diverses combinaisons de politiques publiques de contrôle des épidémies de Covid-19.

Entre le 4 et le 16 mai 2020, à la fin du premier confinement en France, notre équipe a réalisé une enquête sur internet portant sur un échantillon représentatif de la population française.

Un des objectifs de l’enquête était d’évaluer l’acceptation des mesures de restriction parmi les principales stratégies anti-Covid discutées par le gouvernement français au début du mois d’avril pour la période suivant le confinement.

Le graphique ci-dessous donne un classement des préférences pour l’ensemble de la population et pour certains sous-groupes, définis en fonction de leur vulnérabilité clinique, de l’âge ou du sexe.

Un mal nécessaire

Les masques, les restrictions dans les transports publics et le traçage numérique (via une application optionnelle pour téléphone portable) ont été jugés acceptables par la population en général, à condition que les restrictions sur chacune de ces dimensions restent raisonnables. Ainsi, le port du masque est bien moins accepté lorsque la mention «partout» lui est associée.

À l’inverse, des semaines supplémentaires de confinement, la fermeture des restaurants et des bars, et une restriction excessive des déplacements pour les loisirs (inférieurs à 100 km) n’ont pas été jugées acceptables.

Dans l’ensemble, ces résultats indiquent que la population française a relativement bien accepté les mesures de restriction qui ont suivi le premier confinement, les vivant certes comme des contraintes, mais également comme un «mal nécessaire», à mettre en perspective avec le risque d’un confinement supplémentaire, une éventualité qui quant à elle a été perçue de manière très négative.

Le rejet pour des semaines supplémentaires de confinement était d’ailleurs plus que proportionnel: plus la durée de confinement additionnel est longue, plus l’intensité avec laquelle elle est rejetée est élevée.

Les personnes vulnérables plus tolérantes

Par rapport à la population générale, les personnes cliniquement vulnérables, c’est-à-dire celles qui déclarent souffrir d’une maladie chronique, ont montré une meilleure tolérance au confinement, une plus grande acceptation du port du masque et ont moins rejeté les fermetures de restaurants et de bars. Cependant, ces différences étaient faibles, indiquant soit une forme d’altruisme de la part des non vulnérables envers les personnes vulnérables, soit une faible singularité des personnes vulnérables dans leurs attitudes face au risque.

Les jeunes (18-24 ans) étaient le groupe le plus dissonant, peut-être parce qu’ils sont moins concernés par les risques sanitaires que les groupes plus âgés (même si le risque médical n’est pas nul pour les jeunes, et reste important pour les aînés avec lesquels ils sont en contact).

Nous avons proposé dans notre enquête, parmi les différents attributs, une compensation financière pour pallier le poids des politiques de restriction. Nos analyses ont montré que les jeunes étaient nettement en faveur de cette proposition, contrairement aux autres segments de la population qui l’ont clairement rejetée. De ce résultat, nous pouvons en déduire que les incitations financières pourraient être un instrument efficace quand elles sont ciblées sur les jeunes, et qu’elles sont susceptibles de pousser les jeunes à mieux accepter les options de politiques anti-Covid contraignantes.

Cette solution reviendrait à appliquer un mécanisme de compensation comme par exemple un transfert à la Pigou, déjà appliqué dans d’autres champs de l’économie publique. Selon Arthur Pigou, économiste anglais du début du XXe siècle, les principes de «l’économie du bien-être» peuvent conduire à taxer –ou indemniser– les individus qui exercent des effets externes négatifs –ou positifs–, de façon à les ramener à des comportements plus optimaux pour la société.

Ainsi, savoir comment les personnes au sein d’une population classent les différentes mesures prophylactiques liées au Covid-19 est une condition indispensable pour concevoir des programmes et des mesures appropriés, un défi que de nombreux pays de l’hémisphère Nord doivent relever chaque jour en attendant qu’un vaccin soit largement disponible.

Notre enquête souligne donc la nécessité de politiques anti-Covid plus proches des sensibilités des personnes. Elle propose des pistes, en particulier à travers l’indemnisation des jeunes, pour permettre une meilleure acceptabilité des politiques de contrôle, tenant compte des préférences des différents segments de population, et pour éviter qu’une partie d’entre eux refuse d’adhérer aux mesures, propageant alors le risque épidémique dans la société tout entière.

Source SLATE.

 

Covid-19: les Français désormais majoritairement favorables au vaccin…

La volonté de se faire vacciner est la plus forte parmi les Français les plus fragiles face au virus….

Covid-19: les Français désormais majoritairement favorables au vaccin

 

La campagne vaccinale gagne du terrain, le consentement à la piqûre aussi. Une majorité de Français (56 %) souhaite désormais se faire protéger contre le Covid-19, selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro et Franceinfo. Une nette progression (+ 14 points) par rapport à la période d’avant-Noël. Entre-temps, les premières vaccinations ont été réalisées en France. Et le gouvernement a accéléré sa stratégie par étapes, critiquée pour ses lenteurs par les oppositions, mais aussi par les Français – 81 % d’entre eux jugent que la vaccination n’est pas menée à bon terme dans le pays.

La montée en puissance d’une «politique de l’offre» explique «vraisemblablement» le retournement de l’opinion publique, selon le président d’Odoxa, Gaël Sliman. «Les doutes se sont estompés à partir du moment où la vaccination s’est concrètement mise en place en France, et où elle a fait ses preuves sur des millions de personnes dans le monde, avance-t-il. Il ne fallait donc pas attendre qu’une majorité de Français soient pour la vaccination pour la mettre en place, au contraire.»

Lutter contre la défiance

Parmi les Français encore rétifs à la piqûre anti-Covid-19, près d’un individu sur quatre (23 %) cite d’ailleurs la multiplication des vaccinations autour d’eux comme la plus forte des incitations. Un besoin de davantage de temps et d’explications est évoqué par la plupart des réfractaires (27 %).

Pour lutter contre la défiance, le premier ministre vante, grâce à la vaccination, une «perspective claire de pouvoir progressivement sortir de cette crise sanitaire», a-t-il insisté le 7 janvier.

La volonté de se faire vacciner est la plus forte parmi les Français les plus fragiles face au virus: les plus de 65 ans (77 %) et les plus de 75 ans (86 %). Parmi les autres catégories de la population, les hommes (66 %) sont plus allants que les femmes (51 %), les habitants des villes (60 %) que ceux des campagnes (47 %), et les cadres (66 %) que les ouvriers (58 %).

Les soutiens de La République en marche restent les plus volontaires (80 %), à l’inverse des sympathisants du Rassemblement national (35 %), alors que Marine Le Pen s’est dite «prête» à se faire vacciner, samedi dernier.

Quant à l’instauration d’un «passeport vaccinal» – qui limiterait aux personnes vaccinées l’accès aux restaurants, cafés et lieux de culture -, proposition avancée par le parti de centre droit UDI, elle est rejetée par une majorité de Français (56 %). Le ministre des Transports s’y est aussi opposé, refusant de «compartimenter la population».

Source LE FIGARO.

VIDEO. Atteint de neurofibromatose, le témoignage poignant de Guilhem…

Guilhem est atteint de neurofibromatose depuis sa naissance.

Brut l’avait rencontré en 2018. 2 ans après, voilà ce qui a changé pour lui.

Handicap : le témoignage touchant de Guilhem, atteint de neurofibromatose -  ladepeche.fr

 

Depuis sa naissance, Guilhem est atteint de neurofibromatose de type 1. Elle se caractérise essentiellement par des tumeurs bénignes. C’est l’une des maladies génétiques les plus fréquentes en France. Brut l’avait rencontré en 2018. “La vidéo a fait aussi, a permis de faire parler de la neurofibromatose, qu’au final beaucoup de gens ne connaissaient pas“, explique-t-il.

“Le plus dur pour moi, c’était vraiment le rejet”

Dans son témoignage, Guilhem souligne la difficulté de supporter le regard des autres. “Le plus dur pour moi tout au cours de ma scolarité et même encore là, comme je l’évoquais dans la première vidéo, des remarques d’adultes, médecins, en plus, qui voilà faisaient tout pour me rejeter, pour me dire : “Ta vie, il vaut mieux que tu la passes enfermé à ne voir personne.”“, relate-t-il. Aujourd’hui, Guilhem a le sentiment qu’il est moins présent.

 

Source FRANCE INFO.

Coronavirus : appel des oncologues à vacciner en priorité les malades du cancer…

Les malades du cancers “sont exposés à un risque majeur de complications graves” en cas de contamination au coronavirus.

Le président d’Unicancer appelle ce mercredi à ce que les patients soient vaccinés en priorité.

Les oncologues appellent les autorités à vacciner en priorité les malades du cancer, "exposés à des complications graves" en cas de contamination au coronavirus

 

Invité de franceinfo ce mercredi matin, le professeur Jean-Yves Blay, président d’Unicancer, appelle à ce que les malades du cancer soient vaccinés en priorité. En cas de contamination au Covid-19, les patients “sont exposés à un risque majeur de complications graves” explique-t-il.

Selon le président de cette organisation qui fédère 18 centres de lutte contre le cancer, plusieurs études montrent les dangers du coronavirus s’il contamine des personnes atteintes de cancer. “Ça s’observe pour les patients qui sont en court traitement, mais ça s’observe également pour des patients qui ont des traitements au long cours” déclare Jean-Yves Blay.

Le professeur pointe également les effets néfastes des confinements qui ont pu perturber le bon déroulement des traitement des malades, voire le diagnostic des cancers. “L’épidémie a entraîné des modifications des prises en charge du fait de délais d’accès pour un certain nombre de patients et ça c’est également un problème” poursuit le président d’Unicancer.

Il critique également les études randomisées réalisées pour autoriser les vaccins anti Covid-19 qui n’ont pas “inclus de patients atteints de cancer, car on considérait qu’ils étaient immunodéprimées“. Une lacune qui rend compliquée l’analyse des performances du vaccin chez les malades du cancer. Ce qui peut faire craindre des effets secondaires importants chez ces patients.  

Deux catégories de malades du cancer

Néanmoins Jean-Yves Blay distingue deux catégories de patients. Ceux qui ont reçu ou sont actuellement traitées par voie orale avec des médicament qui ne suppriment pas l’immunité. “Dans ce cas-là, il n’y a aucune raison de penser que la réponse immunitaire a un vaccin va être différente chez ces patients de ce qu’elle est dans une population qui n’a pas été atteinte d’un cancer ou qui n’est pas traitée”.

En revanche, le professeur appelle à la plus grande vigilance pour les patients qui reçoivent des chimiothérapies ou des immunothérapies. “Très clairement, il faut suivre ces patients, mais ce sont également des patients qui sont à haut risque. Ils sont d’autant plus légitimes pour bénéficier de ces types de vaccin et doivent donc faire l’objet d’un suivi tout à fait particulier“, ajoutant qu’il n’y a pas non plus “de raisons de penser que la vaccination puisse être particulièrement associée à des effets secondaires”.

Le président d’Unicancer appelle donc à vacciner en priorité les malades du cancer, “quel que soit leur âge” précisant que les “études n’ont pas montré que l’âge était un facteur suffisant pour distinguer des patients particulièrement à haut risque“. Il attire également l’attention sur les proches des patients, qui devront également pouvoir bénéficier d’une priorisation dans la campagne de vaccination.

Le professeur Jean-Yves Blay estime que le calendrier déployé par les autorités sanitaires ne prends pas suffisamment en compte ces particularité. Selon la Haute autorité de santé, les malades du cancer sont catalogués dans la troisième phase de déploiement du vaccin et devraient pouvoir le recevoir à partir du printemps 2021.

Source FRANCE BLEU.

Handicap : de nouvelles mesures pour faciliter la vie des personnes handicapées…

Création d’une PCH parentalité, prime de 4 000 € pour l’embauche de travailleurs handicapés prolongée…

 

Handicap : de nouvelles mesures pour faciliter la vie des personnes handicapées

 

La Prestation de compensation du handicap évolue

A compter du 1er janvier 2021, la prestation de compensation du handicap (PCH), qui permet de financer des aides humaines ou matérielles évolue. Les quelque 17 000 parents en situation de handicap bénéficieront d’une PCH « parentalité » qui leur permettra d’accompagner au mieux leur(s) enfant(s) jusqu’à l’âge de 7 ans. Concrètement, ils pourront rémunérer un intervenant, une heure par jour, pour qu’il les aide à s’occuper de leur enfant. Ils auront également droit à une prise en charge de certains équipements – une table à langer à hauteur réglable par exemple – s’ils se déplacent en fauteuil roulant.

Par ailleurs, l’aide à l’alimentation, financée par la PCH, intègrera le temps de la préparation du repas et de la vaisselle. Enfin, les personnes ayant droit à la PCH avant leurs 60 ans pourront désormais continuer à en bénéficier après 75 ans. La loi, actant la mesure, a été adoptée en février dernier par le Parlement. La branche autonomie prendra en charge cet investissement, évalué à 200 millions d’euros par an.

Il est aussi prévu la création d’une PCH à vie dans le courant du premier semestre 2021.

Faciliter la scolarisation

Le déploiement des équipes mobiles départementales, croisant expertise de protection de l’enfance et protection médico-sociale, se poursuivra. Le but est de mieux accompagner et prendre en compte les besoins particuliers des enfants handicapés confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE). Des unités d’enseignement externalisées pour les élèves polyhandicapés ainsi que de nouvelles unités d’enseignement autisme (50 en maternelle et 35 en élémentaire à la rentrée 2021, puis 60 en maternelle et 10 en élémentaire en 2022) seront aussi déployées.

A compter de la rentrée 2021, l’ensemble de nouveaux enseignants recevront une formation d’au moins 25 heures à l’école inclusive.

Prolongation de la prime de 4 000 € maximum pour l’embauche de travailleurs handicapés

L’aide au recrutement de personnes handicapées, mise en œuvre dans le cadre du plan France relance, est prolongée. Les entreprises et associations, quelles que soient leur taille et leurs structures, qui embauchent un travailleur handicapé, en CDI ou en CDD d’au moins trois mois, et rémunéré jusqu’à deux fois le Smic, peuvent bénéficier d’une prime de 4 000 € maximum. Le délai pour réaliser les embauches, fixé initialement au 28 février 2021, court désormais jusqu’au 30 juin 2021.

Prise en charge des demandeurs d’emploi handicapés

Le rapprochement entre Pôle emploi et le réseau Cap emploi va se poursuivre. Après une expérimentation dans 19 sites pilotes en 2020, un accueil unique sera mis en place au sein de 200 agences entre janvier et mars 2021 avant d’être généralisé à l’ensemble du territoire national à partir d’avril 2021. Le but est de permettre une offre d’accompagnement personnalisée pour les demandeurs d’emploi en situation de handicap. Concrètement, les premières étapes du diagnostic du demandeur d’emploi seront réalisées par un conseiller de Pôle emploi. Ce dernier pourra ensuite solliciter l’expertise d’un conseiller de Cap emploi afin d’identifier les besoins d’accompagnement spécifiques. Ils formuleront ensemble une proposition de suivi qui sera réalisée par l’un ou l’autre, qui deviendra le conseiller référent.

Les arbitrages sur le cumul de l’allocation adulte handicapé (AAH) et d’un emploi à temps partiel interviendront au cours du premier semestre 2021.

Enfin, l’enveloppe consacré au dispositif d’emploi accompagné, effectif depuis le 1er janvier 2017, passera de 15 à 30 millions d’euros en 2021, puis à 45 millions d’euros en 2022 dans le but d’atteindre 10 000 personnes accompagnées d’ici 2022.

Favoriser l’accès à l’apprentissage

Pour que les Centres de formation des apprentis (CFA) puissent accueillir tout apprenti, quel que soit son handicap et son âge, ils doivent désormais évaluer au début du contrat les besoins en compensation de l’apprenti avec une grille identique pour toutes les branches professionnelles. La prise en charge s’élève à 4 000 € maximum.

Développer l’habitat inclusif

Le gouvernement va créer une « aide à la vie partagée » (AVP) dans les départements volontaires pour développer l’habitat inclusif, formule alternative aux établissements de type foyers de vie ou Ehpad. Cette aide sera octroyée à tout habitant d’un habitat inclusif dont le bailleur ou l’association partenaire a passé une convention avec le département. Son coût sera assuré par le département et la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

Améliorer l’accès aux soins

A compter du premier semestre 2021, des lieux de soins adaptés aux personnes en situation de handicap sera déployées sur l’ensemble du territoire. La mise en accessibilité téléphonique des hôpitaux et établissements de santé se poursuivra afin de faciliter les prises de rendez-vous et le suivi des consultations.

Améliorer l’accompagnement

Le numéro d’appui unique, le 0 800 360 360, mis en place pendant le confinement, sera pérennisé au-delà de la crise sanitaire.

De nouvelles solutions d’accompagnement seront développées pour éviter la séparation des familles et les départs contraints en Belgique dans les principaux territoires concernés : les Hauts-de-France, l’Ile-de-France et la région Grand Est.

Faciliter la vie des aidants

Le déploiement de plateformes de répit se poursuivra dans le but d’avoir d’ici trois ans une plateforme de répit de référence par département, avec des équipes mobiles d’intervention à domicile.

Améliorer l’accessibilité à la vie citoyenne

10 millions d’euros seront mobilisés pour permettre à l’ensemble des discours des ministres d’être sous-titrés en langue des signes. Une Journée défense et citoyenneté (JDC) en e-learning sera, par ailleurs, développée au profit des jeunes résidant à l’étranger et des jeunes en situation de handicap.

Source DOSSIER FAMILIAL.

 

Vaccination des personnes en situation de handicap : trois questions à la secrétaire d’État Sophie Cluzel, en visite dans l’Yonne ce lundi…

Ce lundi 11 janvier, la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, était en visite dans l’Yonne.

Recueil de consentement, organisation au sein des établissements spécialisés…

Elle fait le point sur la mise en œuvre de la stratégie vaccinale auprès des personnes en situation de handicap, lancée ce jour.

Vaccination des personnes en situation de handicap : trois questions à la secrétaire d'État Sophie Cluzel, en visite dans l'Yonne ce lundi

 

Quel est l’enjeu de l’ouverture de la vaccination aux personnes handicapées accueillies en établissements spécialisés ?

“Les personnes en situation de handicap présentent des vulnérabilités importantes. Elles peuvent également, parfois, avoir plus de difficultés à se protéger, à respecter les gestes barrières et c’est pour cette raison que leur ouvrir la vaccination était une priorité du Gouvernement. Elle s’étend également aux résidents de foyers d’accueil médicalisés et maison d’accueil spécialisée, ainsi qu’au personnel de plus de 50 ans, ou présentant des comorbidités qui les exposent à des formes plus sévères.”

Quels outils sont mis à disposition des soignants, pour aider au recueil de consentement ?

“Nous avons travaillé pour faciliter le recueil de consentement pour les personnes qui sont empêchés dans leur compréhension à l’aide notamment d’une fiche “falc” (facile à lire et à comprendre, ndlr). Je pense que c’est un bel outil pédagogique pour expliquer la vaccination, répondre aux questions et travailler sur l’autodétermination et le choix des personnes qui sont parfois en difficultés de compréhension. […] Il était extrêmement important que la pandémie et le confinement ne nous freinent pas dans le travail d’explication, de pédagogie, et de communication accessibles à tous.”

Dans quelle mesure peut-on garantir le consentement des personnes en situation de handicap ?

“L’objectif est de recueillir un consentement éclairé. Par éclairé, il s’agit de comprendre ce que représente le virus, ce qu’est le vaccin, quels peuvent être les effets secondaires, à quoi sert-il… Si la personne concernée n’est pas en mesure de prendre la décision, l’adhésion de la famille ou du tuteur légal est essentielle. Le personnel soignant est également celui qui connaît le mieux le résident, puisque ce sont eux qui l’accompagne au quotidien, qui sont à son écoute.”

Source L’YONNE REPUBLICAINE.

Une étude révèle l’ampleur des propagations asymptomatiques du Covid-19…

Plus de la moitié des cas de transmission viendraient de porteurs dits «silencieux».

Une étude révèle l'ampleur des propagations asymptomatiques du Covid-19

 

Depuis le début de la crise sanitaire, la question de la transmission du Covid-19 par les porteurs asymptomatiques du virus, aussi appelés porteurs «silencieux», est particulièrement prégnante. Au fil des nouvelles études menées, les équipes de recherche s’accordent de plus en plus sur le fait que les porteurs du Covid-19 qui ne présentent aucun symptôme jouent un rôle majeur dans la transmission du virus. Selon une nouvelle étude publiée dans le journal JAMA Open Network, plus de la moitié des cas de transmission du Covid-19 viendraient de personnes asymptomatiques.

Les experts se sont particulièrement intéressés à la question de la propagation du virus par ce biais. La pandémie est en effet d’autant plus difficile à contenir lorsque les personnes sortent et s’infectent entre elles, sans même savoir au préalable qu’elles étaient porteuses du virus.

Selon Eili Klein, professeur associé du département de médecine d’urgence de l’université Johns Hopkins, un problème de définition autour du terme «asymptomatique» persiste. Par exemple, certaines personnes sont pré-symptomatiques et peuvent faire circuler le virus avant de savoir qu’elles sont atteintes du Covid-19. D’autres peuvent tout simplement ne jamais développer de symptômes (ou en présenter de si légers qu’ils ne sont pas remarqués), mais néanmoins diffuser le virus, explique Eili Klein.

D’après la nouvelle étude, ces deux types de porteurs silencieux jouent un rôle central dans la diffusion du Covid-19. Parmi les propagations du virus à partir de patients asymptomatiques, 35% seraient dues un contact avec un individu pré-symptomatique et 24% à un contact avec une personne qui ne développera jamais aucun symptôme.

Éviter la diffusion du virus par les porteurs silencieux

Ces chiffres prouvent que les efforts de dépistage actuels, qui consistent à vérifier régulièrement la température et à tester majoritairement les individus qui présentent des symptômes, ne sont probablement pas suffisants pour éviter la diffusion du virus par des porteurs silencieux. C’est pourquoi l’équipe de recherche derrière la récente étude appelle à «tester de façon stratégique les personnes qui ne sont pas malades». Cela inclurait toutes les personnes cas contact, ainsi que les individus qui présentent un risque élevé d’exposer leur entourage au virus.

Pour Eili Klein, il est aussi fondamental d’améliorer le traçage des cas contacts des personnes positives au Covid-19. «Je pense qu’il y a suffisamment de cas de personnes asymptomatiques qui transmettent le virus à beaucoup d’individus pour affirmer qu’elles jouent un rôle important dans le processus», explique-t-il. En attendant, continuer à suivre les mesures sanitaires, à porter un masque, à se laver les mains régulièrement et à respecter les distances physiques reste primordial et fondamental pour se protéger contre la propagation, silencieuse ou pas, du Covid-19.

Source SLATE.

 

À 16 ans, elle publie un livre pour clore le chapitre de son cancer…

Manon Tireau avait 2 ans lorsqu’on lui a diagnostiqué un cancer du foie.

Aujourd’hui âgée de 16 ans, la jeune fille, qui vit en Normandie, dans l’Orne, vient de publier sa courte biographie.
Elle s’est lancée dans l’écriture de ce livre fin 2019, pour poursuivre sa vie plus sereinement.
À 16 ans, elle publie un livre pour clore le chapitre de son cancer

Un écrin de tendresse pour panser mes blessures. C’est le titre d’un livre qui paraît aujourd’hui aux éditions Vérone. Un livre écrit par Manon Tireau, une jeune fille de 16 ans scolarisée en première au lycée professionnel agricole d’Alençon, dans l’Orne.

Sans fioritures, avec ses mots à elle, Manon raconte sa vie avant, pendant et après le cancer du foie qui a failli l’emporter lorsqu’elle était enfant.

Un écrit thérapeutique

« J’ai eu besoin de raconter mon histoire afin de me libérer de toutes mes angoisses, confie-t-elle. Mais j’ai aussi voulu montrer à mes proches que je suis capable de faire quelque chose de bien. Et si cela peut donner du courage à d’autres personnes, c’est encore mieux. Mon message, c’est qu’il ne faut jamais cesser de se battre, qu’il faut croire en soi pour réaliser ses rêves. »

Manon voit le jour le 9 décembre 2004 à Laval. C’est un bébé tout ce qu’il y a de plus normal. Puis elle mange moins, vomit souvent.

Au printemps 2006, ses parents consultent une pédiatre et leur médecin traitant qui ne s’alarment ni l’un ni l’autre. En novembre, l’état de Manon s’aggrave. Un autre pédiatre est sollicité, des examens sont réalisés.

Un hépatoblastome

« Allez d’urgence au CHU de Rennes, je leur annonce votre arrivée », lâche le spécialiste aux parents de Manon, après avoir vu son échographie du foie. Trois semaines plus tard, le diagnostic tombe : la petite fille, qui vient de fêter ses 2 ans, a un hépatoblastome, un cancer u foie rare, qui touche les nourrissons et les enfants.

À 16 ans, elle publie un livre pour clore le chapitre de son cancer

De tout cela, la jeune fille n’a pas de souvenirs, « juste l’odeur de l’hôpital ». Pour coucher sur le papier cet épisode douloureux, elle a sollicité sa grand-mère paternelle Marianne Tireau, avec laquelle elle a tissé « des liens formidables », selon les propres mots de cette dernière.

« Elle m’a demandé si j’acceptais de lui raconter son histoire, confie Marianne Tireau. Je lui ai dit que je voulais bien essayer. »

« Cela a été très dur »

« Les quatre premières années de ma vie se résument ainsi, écrit Manon. Radios, échographies, biopsie, pose d’un cathéter, chimiothérapies, gastrostomie, multiples prises de sang, électrocardiogrammes, ablation de la vésicule biliaire et des trois quarts de mon foie, six mois d’hospitalisation, perte de mes cheveux et quatre anesthésies générales… »

« Cela a été très dur, soupire Marianne Tireau. Quand le téléphone sonnait, on se demandait ce qu’on allait nous annoncer. »

Puis, un jour, Manon est déclarée guérie. « Si on a du mal à s’habituer à la souffrance, le retour au bonheur se fait très rapidement », témoigne-t-elle au début du second chapitre intitulé « Retour à la vie ».

À 16 ans, elle publie un livre pour clore le chapitre de son cancer

Vivante mais coupable

Manon entre en maternelle à Saint-Mars-sur-la-Futaie, en Mayenne, prête à croquer la vie, enfin. Mais le ciel familial s’assombrit à nouveau. Ses parents, qui ont repris un hôtel-restaurant un an après sa naissance, sont contraints de déposer le bilan. Et son père la tient pour responsable de cet échec. « Son papa ne l’a pas épargnée », reconnaît Marianne Tireau.

« Vers l’âge de 8 ans, n’en pouvant plus du manque d’affection de mon père et des mots blessants qu’il me disait, j’ai fini par exploser en leur criant : Ça aurait été mieux pour tout le monde si j’étais morte », raconte Manon.

En 2018, ses parents divorcent. « Aussi choquant que ça puisse paraître, j’étais contente, soulagée », poursuit-elle.

« Me surpasser pour réussir »

Écorchée vive, Manon rencontre de grosses difficultés à l’école, mais parvient à décrocher son brevet des collèges. Aujourd’hui, elle rêve de devenir infirmière puéricultrice, comme sa tante Émeline qui « a joué un rôle très important auprès d’elle », souligne Marianne Tireau.

« J’ai hâte de retourner à l’hôpital pour m’occuper des enfants », confie la jeune fille.

À 16 ans, elle publie un livre pour clore le chapitre de son cancer

Avec la publication de son livre, Manon franchit une étape clé qu’elle décrit ainsi : « Me surpasser pour réussir et surprendre est la meilleure thérapie qui soit pour moi, parce que j’ai besoin de reconnaissance pour me sentir bien, revalorisée, m’épanouir. Et si ma biographie est aujourd’hui entre vos mains… Alors, c’est que j’ai réussi ! »

Un nouveau combat

Auprès d’elle, Corinne Ligot, assistante d’éducation à l’internat du lycée, se réjouit : « Elle me racontait des bribes de sa vie, alors je lui ai suggéré d’écrire ce qu’elle me disait. »

Manon s’exécute, puis après avoir tout relu, cherche un éditeur, seule, sans en parler à personne. « Ce livre, c’est encore un combat que Manon remporte », salue Corinne Ligot.

Marianne Tireau aussi se dit « contente pour elle » : « Elle avait besoin de ça pour trouver la paix en elle-même. Maintenant elle va pouvoir aller de l’avant. »

La page du cancer est tournée, mais « j’ai encore la trouille quand même », avoue sa petite-fille. Les blessures affectives, elles, commencent seulement à cicatriser. Mais Manon n’a que 16 ans, elle a la vie devant elle.

Un écrin de tendresse pour panser mes blessures, Manon Tireau, aux Éditions Vérone, 10,50 €. Disponible à la commande auprès de toutes les librairies indépendantes et sur internet (Fnac, Amazon, Decitre, Chapitre, Cultura, Le Furet du Nord).

Source OUEST FRANCE.

 

Covid-19 : la plupart des patients ont encore au moins un symptôme six mois après…!

La fatigue ou la faiblesse musculaire sont les manifestations les plus courantes.

Dans un hôpital de Apple Valley en Californie. L'Etat américaine est particulièrement touché par le virus.

 

Plus des trois quarts des personnes hospitalisées pour Covid-19 souffraient encore d’au moins un symptôme six mois après être tombé malades, selon une étude publiée samedi 9 janvier qui souligne la nécessité de poursuivre la recherche sur les effets persistants du coronavirus.

La fatigue ou la faiblesse musculaire sont les symptômes les plus courants. Troubles du sommeil, anxiété ou dépression ont également été constatés, selon l’étude, parue dans la revue The Lancet, incluant plus d’un millier de patients de la ville chinoise de Wuhan.

La pandémie de Covid-19 s’intensifie presque partout sur la planète, avec de nouveaux records de contaminations en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis. Sur sept jours, 658.100 nouveaux cas ont été enregistrés en moyenne dans le monde toutes les 24 heures, soit 14% de plus que la semaine précédente, selon un bilan de l’AFP. La progression est de 21% aux Etats-Unis/Canada, de 19% sur le continent africain, de 16% en Amérique latine/Caraïbes, de 12% au Moyen-Orient et de 8% en Europe.

Un mort toutes les 15 minutes

La diffusion rapide de nouveaux variants du coronavirus plus contagieux inquiète. D’autant plus que les vaccins, conçus en un temps record, ne sont toujours pas déployés à grande échelle. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a à ce propos appelé vendredi 8 janvier à une plus grande solidarité vaccinale dans la lutte contre le Covid-19 et demandé aux pays riches de cesser de conclure des «accords bilatéraux» avec les laboratoires pharmaceutiques. Au moins un signe encourageant a été relevé : avec des seringues adéquates, il serait possible d’extraire six doses par flacon de Pfizer/BioNTech, contre cinq actuellement, augmentant de cette façon la capacité d’utilisation des vaccins déjà commandés, selon l’Agence européenne des médicaments (EMA).

Depuis l’apparition, il y a plus d’un an, du nouveau coronavirus en Chine, près de deux millions de personnes ont péri sur 87 millions de cas confirmés. Aux Etats-Unis, où l’épidémie s’emballe avec 289.381 contaminations enregistrées en 24 heures et 3676 morts, les hôpitaux de Californie sont submergés par les cadavres. A Los Angeles par exemple, une personne meurt du Covid-19 toutes les quinze minutes.

Source LE FIGARO.

La vaccination contre le Covid, victime de la bureaucratie française…!

Les difficultés de la France à gérer la crise sanitaire ne font que révéler les dysfonctionnements du système de santé français, devenu un monstre de bureaucratie.

La vaccination contre le Covid, victime de la bureaucratie française

On pouvait encore faire preuve de mansuétude pour la pénurie de masques ou de tests au printemps dernier. De nombreux pays y compris le plus riche d’entre eux, les États-Unis d’Amérique, y ont été confrontés. La mondialisation de l’épidémie et la dépendance de la plupart des pays vis-à-vis de la Chine pour l’approvisionnement de fournitures médicales ont créé une pénurie qui fut mondiale. Nos dysfonctionnements n’ont fait, bien entendu, qu’aggraver les choses, pour ne prendre que le seul exemple des tests où l’hospitalo-centrisme des débuts a empêché leur déploiement rapide, lorsque seuls les laboratoires des CHU étaient autorisés à les réaliser.

Les choses sont, cette fois-ci, différentes. On a assisté quasiment en temps réel à la mise au point et à l’autorisation des premiers vaccins. Nous avions largement le temps de nous y préparer. La bureaucratie sanitaire nous en a empêchés. Le système de santé est sans doute aujourd’hui une des meilleures illustrations du phénomène bureaucratique que décrivait Michel Crozier, il y a près de soixante ans! Un système dans lequel la centralisation et la multiplication des règles paralysent son efficacité en dépit de la qualité des professionnels qui y travaillent.

La déroute vaccinale française

Au 1er janvier 2021, 516 personnes avaient été vaccinées en France contre 230.000 en Allemagne, alors que les deux pays ont commencé à vacciner le même jour. Le Royaume-Uni qui a démarré sa campagne le 8 décembre, avait dépassé le cap du million.

On pouvait voir dans un reportage de France 2 du 19 novembre dernier comment nos voisins allemands s’y sont préparés depuis plusieurs mois: aménagement d’espaces publics, commande de congélateurs… Pendant ce temps, la France débattait du collectif de citoyens et élaborait un guide de 45 pages pour recueillir le consentement dans les EHPAD! De belles constructions intellectuelles dans lesquelles la bureaucratie française excelle, loin du pragmatisme de nos voisins.

La France a récusé un peu trop rapidement le modèle des vaccinodromes, pourtant plus adaptés au contexte actuel, prétextant du précédent malheureux de la grippe H1N1, en oubliant que l’échec a surtout été dû au fait que l’épidémie s’est révélée moins grave que prévu. Ce n’est pas le cas du Covid-19, qui risque même de prendre de l’ampleur avec la souche anglaise présente dans l’Hexagone. Il nous faut aujourd’hui aller vite et gagner une course contre la mort. La logistique des premiers vaccins autorisés, notamment celui de Pfizer qui doit être conservé à -80°C, militait également pour le choix d’espaces adaptés et une logistique plus musclée.

“La France a récusé un peu trop rapidement le modèle des vaccinodromes, pourtant plus adaptés au contexte actuel.”

On aurait pu imaginer un système mobilisant à la fois les collectivités locales pour les lieux, le savoir-faire de l’armée française pour l’organisation logistique et le tissu des professionnels de santé pour l’administration des vaccins. À ce sujet, on comprend mal pourquoi les pharmaciens et les infirmiers ont été exclus du dispositif de vaccination. Probablement le souci de ne pas mécontenter les médecins au moment où l’Assurance maladie est en pleine négociation conventionnelle.

Le choix a semble-t-il été délibérément fait, dès le départ, de démarrer avec un plan en deux étapes. Une première jusqu’au printemps avec les vaccins à ARN de Pfizer et Moderna, en prenant appui sur les hôpitaux qui ont été équipés de super-congélateurs, avec un démarrage dans les EHPAD qui ne pouvait être que poussif. Une seconde plus massive avec des vaccins se prêtant davantage à une vaccination en cabinet médical car pouvant se conserver au réfrigérateur, comme celui d’Astra Zeneca, de Johnson&Johnson ou de Sanofi, dont la France espérait probablement qu’il rejoindrait le peloton d’ici là. La campagne française ne pouvait démarrer que mezza voce. Un «rythme de promenade de famille», selon une expression d’Emmanuel Macron lui-même, alors que nous sommes engagés dans un sprint.

Changer de modèle

Sous la pression des critiques et dans une relative improvisation, le gouvernement dit vouloir accélérer les choses en modifiant sa doctrine vaccinale et en ouvrant des centres de vaccination. On aurait pu y penser plus tôt. Il est trop tard aujourd’hui pour envisager des centres sur le modèle allemand. On a donc opté pour des centres de vaccination de taille plus modeste.

Où seront ces centres? Le flou demeure sur leur nombre exact et leur implantation. On a commencé à les ouvrir dans les hôpitaux en les équipant de super-congélateurs. C’est la solution de facilité d’autant que les personnes à vacciner sont sur place. Mais on restera dans un modèle hospitalo-centré et il n’est pas certain que les médecins libéraux y collaboreront spontanément. On voit mal ces centres se déployer à large échelle au moins pour le vaccin Pfizer/BioNtech, compte tenu des contraintes logistiques liées à la conservation à basse température. Pour toutes ces raisons, ne nous attendons pas à des miracles sur le nombre de personnes vaccinées.

Comme pour les tests, les choses finiront par s’améliorer lorsque arriveront les vaccins plus faciles à conserver, en espérant que le prochain problème qui nous attend ne résidera pas dans l’insuffisance des stocks de vaccins. En attendant, on aura perdu beaucoup de temps, et s’il n’y avait que du temps de perdu!

Source SLATE.