Pourquoi le port du masque va être rendu obligatoire dans les lieux publics clos…?

Cette obligation sera effective dès la semaine prochaine, a déclaré jeudi matin, 16 juin, le premier ministre.

Des visiteurs masqués, dans la file d’attente du musée du Louvre, le 6 juillet, à Paris.

Jugés inutiles pour tous il y a quelques mois, les masques seront finalement obligatoires dans «les lieux publics clos» dès «la semaine prochaine», a déclaré jeudi matin le premier ministre Jean Castex. Lieux concernés, sanctions: l’annonce soulève plusieurs questions.

Pourquoi imposer le masque?

«Nous avons des signes que ça repart», a affirmé le président de la République lors de son entretien télévisé mardi. Le virus Sars-CoV-2 circule toujours et les autorités sanitaires mettent en garde contre un relâchement général du respect des gestes barrières. Or ceux-ci restent indispensables, notamment en milieux clos où ont été observés plusieurs épisodes de superpropagation du virus. Une étude menée en Chine a ainsi constaté que sur 318 clusters recensés dans 120 villes, un seul s’était produit en extérieur, suggérant que «le partage d’un espace intérieur est un risque majeur d’infection».

Le partage d’un espace intérieur est un risque majeur d’infection.

D’autre part, on sait désormais que les personnes asymptomatiques peuvent en contaminer d’autres même sans tousser, et que le virus peut probablement se transmettre par aérosols, ces particules que nous émettons en parlant ou en respirant et qui peuvent parcourir des distances plus grandes que le mètre de distanciation sociale recommandé actuellement.

● Quels lieux clos seront concernés?

On ne sait pas précisément ce que le président entend par «lieux publics clos». Ce n’est pas un terme juridique bien défini. «Il va y avoir un travail assez rapide de définition» pour savoir «de quels lieux publics on parle» , a ainsi indiqué Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, sur BFMTV. Jean Castex a précisé, au cours d’un entretien avec des lecteurs du Parisien réalisé mardi, que le port du masque serait obligatoire dans «les commerces et les lieux recevant du public» clos. La loi du 9 juillet organisant la sortie de l’état d’urgence sanitaire permet au premier ministre de réglementer par décret «l’ouverture au public, y compris les conditions d’accès et de présence, d’une ou de plusieurs catégories d’établissements recevant du public ainsi que des lieux de réunion, à l’exception des locaux à usage d’habitation».

Or ces établissements recevant du public (ERP) sont pour le coup listés sur le site service-public.fr, ce qui servira sans doute de base de travail au gouvernement: établissements de santé, préfectures, bibliothèques, commerces et centres commerciaux, salles de sport, lieux de culte, salles de spectacle, hôtels, musées… En revanche, «une entreprise non ouverte au public, mais seulement au personnel, n’est pas un ERP», précise le site de l’administration. Les entreprises «doivent gérer au cas par cas, en fonction des situations», a confirmé le premier ministre. Pour rappel, le non-respect du port de masque est déjà passible d’une contravention de 135 euros dans les transports en commun.

● Quand cette obligation entrera-t-elle en vigueur?

Mardi, le président de la République avait annoncé que cette mesure serait effective à compter du 1er août. Des voix se sont toutefois élevées pour critiquer ce délai. Car si le port du masque permet de ralentir la propagation de l’épidémie, pourquoi attendre? Le préfet de la Mayenne, Jean-Francis Treffel, a pour sa part signé mercredi un arrêté, à effet immédiat, le rendant obligatoire dans les lieux publics clos de six communes du département, dont Laval, alors que le département a dépassé légèrement le seuil d’alerte avec 50,1 nouveaux cas pour 100.000 habitants détectés en sept jours.

«Notre volonté est d’aller le plus rapidement possible», avait assuré Gabriel Attal mercredi. Finalement, le premier ministre a réduit le délai, annonçant ce jeudi devant les sénateurs que la mesure serait effective dès la semaine prochaine. leporte-parole du gouvernement a toutefois rappelé le «travail juridique et technique en cours». Il faut d’une part définir les «lieux publics clos», mais aussi préparer la mise en place de cette décision sur le terrain. Qui pourra sanctionner? À quelle hauteur? L’amende sera-t-elle systématiquement pour le client ou pour le propriétaire des lieux? Pour toutes ces questions, la balle est dans le camp de l’Intérieur, explique-t-on au ministère de la Santé. «Il y a ensuite tout le travail de logistique, a pour sa part expliqué mardi le ministre Olivier Véran. D’où viennent les masques? Comment s’assurer que les Français en disposent? Nous devons pouvoir répondre à ces questions, et cela nécessite donc d’avoir quelques jours.»Quoi qu’il en soit, le gouvernement le répète: ce n’est pas parce que l’obligation n’est pas encore gravée dans le marbre qu’il faut attendre pour adopter le réflexe du masque. Avec les précautions d’usage: se laver les mains avant de le mettre et après l’avoir ôté. Éviter de toucher l’avant du masque et bien s’assurer qu’il couvre le nez, la bouche et le menton.

● Aura-t-on assez de masques?

Olivier Véran a expliqué au début du mois que la consigne était désormais de «décentraliser» les stocks de masques, notamment parce que «la logistique pour les répartir sur le territoire prend trop de temps». Chaque entreprise est appelée à avoir dix semaines de stock pour ses salariés. Le ministère de la Santé assure de son côté toujours recevoir les livraisons de plus de 3 milliards de masques sanitaires commandés fin mars et destinés en priorité aux soignants. Bercy encadre pour sa part la production des masques grand public dans laquelle s’étaient lancées quelque 400 entreprises textiles françaises, avec «22 ou 23 millions» d’invendus actuellement, selon Yves Dubief, président de l’Union des industries textiles.

Source LE FIGARO.

Coronavirus – Mayenne… : le masque sera obligatoire dans les lieux clos « d’ici lundi ou mardi »…

Le virus circule toujours en France.

Dans l’Ouest, le nombre de cas a augmenté en Mayenne, mais aussi dans le Finistère et en Ille-et-Vilaine.

Une jeune femme portant un masque de protection, à Paris, le 2 mai 2020.

Le préfet de la Mayenne a pris ce jeudi un arrêté rendant obligatoire dès à présent le port du masque dans les espaces publics clos de six communes. Cette mesure entrera en vigueur « d’ici lundi ou mardi » dans tout le pays, annonce le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran.

La situation en Mayenne est problématique, a déclaré ce jeudi matin le ministre de la Santé Olivier Véran. Le préfet du département a immédiatement pris un arrêté pour rendre obligatoire le port du masque dans les lieux publics fermés de six communes (Laval et sa périphérie).

En Bretagne, 110 nouveaux cas ont été confirmés entre le vendredi 10 et le mercredi 15 juillet.

En Nouvelle-Aquitaine, la propagation du Covid-19 marque une évolution inquiétante, a déclaré ce jeudi l’Agence régionale de Santé (ARS).

Jean Castex, Premier ministre, a annoncé ce jeudi matin que le port du masque serait rendu obligatoire pour tout le territoire français dès la semaine prochaine dans les espaces publics clos. Et non pas le 1er août comme initialement prévu.

Source OUEST FRANCE.

Coronavirus : pour la première fois, un vaccin va entrer dans la phase finale de son essai clinique…

Un vaccin contre le Covid-19 va entrer, le 27 juillet, dans la dernière phase de son essai clinique.

La société américaine Moderna devient la première au monde à parvenir à cette étape, et va mener cette étude sur 30.000 personnes jusqu’à fin 2022.

La société américaine Moderna devient la première au monde à entrer dans la dernière phase d'essais cliniques pour son vaccin contre le covid (illustration)..

La biotech américaine Moderna a annoncé ce mardi qu’elle entrerait le 27 juillet dans la phase finale de ses essais cliniques pour un vaccin contre le Covid-19, afin de tester l’efficacité de ce dernier dans des conditions réelles. L’étude devrait durer jusqu’au 27 octobre 2022.

30.000 personnes vont participer aux tests

L’annonce est intervenue au moment où étaient publiés les résultats de la première phase de l’essai de Moderna, qui visait à vérifier que le vaccin était sûr et qu’il déclenchait la production d’anticorps. Déterminante, la phase 3 de l’essai fera appel à 30.000 personnes aux Etats-Unis : la moitié d’entre elles recevront une dose de 100 microgrammes, les autres un placebo.

Les chercheurs les suivront ensuite pendant deux ans pour déterminer si elles sont protégées contre une infection par le SARS-CoV-2. Ou, si elles sont malgré tout infectées, si le vaccin peut prévenir la progression vers des symptômes. Même si des symptômes sont constatés, le vaccin peut être considéré comme un succès s’il empêche les cas graves de Covid-19.

L’étude devrait durer jusqu’au 27 octobre 2022, mais des résultats préliminaires devraient être communiqués bien avant cette date. Cette annonce place Moderna dans le peloton de tête de la course mondiale pour un vaccin contre la maladie, qui a infecté plus de 13 millions de personnes dans le monde et fait plus de 570.000 morts.  Attention, des scientifiques avertissent toutefois que les premiers vaccins à arriver sur le marché ne sont pas nécessairement les plus efficaces ou les plus sûrs.

Des résultats déjà “encourageants”

Ce vaccin expérimental a montré qu’il était sûr et déclenchait une réponse immunitaire chez l’ensemble des 45 volontaires sains prenant part aux tests de “phase un”, ont dit mardi des chercheurs dans le New England Journal of Medicine.

D’après les résultats rapportés, les volontaires ayant reçu deux doses du vaccin présentaient de hauts niveaux d’anticorps, plus importants que ceux constatés en moyenne chez des patients ayant guéri du Covid-19. Amesh Adalja, spécialiste des maladies infectieuses à l’université Johns Hopkins, a jugé “encourageant” le fait que les participants aient développé des niveaux élevés d’anticorps.  Mais “il faut vraiment limiter les extrapolations à partir d’un essai clinique de phase 1, parce qu’on veut voir comment cela fonctionne quand une personne est exposée au vrai virus”, a-t-il ajouté.

Source FRANCE BLEU.

Covid-19 : il pourrait être 3 à 6 fois plus infectieux aujourd’hui !…

Saviez-vous que le Covid-19 mute ? Lorsqu’il se développe dans une nouvelle zone du monde peuplée par des humains aux caractéristiques physiologiques et immunitaires légèrement différentes de celles d’où il vient, on dit qu’il mute pour s’adapter à ces nouveaux hôtes.

Selon une nouvelle étude, la variante actuelle du coronavirus serait plus infectieuse que les précédentes. Devons-nous nous inquiéter ?

Covid-19 : il pourrait être 3 à 6 fois plus infectieux aujourd’hui !

Le Sars-CoV-2 aurait muté plusieurs fois, selon les dires du Pr Jean-François Delfraissy, Président du Conseil Scientifique Covid-19. Ce serait d’ailleurs par sa mutation que le coronavirus a pu contaminer la planète entière.

Explications. Tous les organismes vivants ont leur propre patrimoine génétique sur une longue chaine moléculaire nommée ADN. Certains microbes, comme le coronavirus, sont constitués d’un matériel génétique appelée ARN, qui sert de modèle pour leur assemblage. Ce dernier déterminera comment le virus infecte et attaque son hôte.

C’est pour cette raison qu’un individu peut en être porteur sans développer de symptômes alarmants et que le virus peut passer inaperçu. Lorsque le virus se développe dans une nouvelle zone du monde peuplée par des humains aux caractéristiques physiologiques et immunitaires légèrement différentes de celles d’où il vient, on dit qu’il mute. Des mutations légères vont devoir s’opérer afin de permettre au virus de s’adapter à ces nouveaux hôtes.

Dernièrement, une équipe de chercheurs a démontré que la souche virale qui circule actuellement est une version mutée de celle qui a initialement émergé en Chine, et qu’elle dispose d’un pouvoir infectieux plus important et potentiellement plus transmissible. La variation génétique du Covid-19, qui continue de sévir aujourd’hui, infecterait plus facilement les cellules humaines que la souche originale qui a émergé en Chine, selon une nouvelle étude publiée dans la revue Cell. Néanmoins, cette découverte doit encore être confirmée par des preuves scientifiques.

Coronavirus : les malades détiennent plus de particules virales

La découverte provient de chercheurs du Los Alamos National Laboratory (Nouveau-Mexique) et de la Duke University (Caroline du Nord). Ces derniers se sont associés à une équipe de scientifiques de l’Université de Sheffield.

Ces derniers ont analysé les données de 999 patients anglais hospitalisés, atteints par le Covid-19. Selon leurs observations, les malades touchés par la variante actuelle du virus détiendraient plus de particules virales (sans que cela aggrave le pronostic pour autant). En outre, des tests menés en laboratoire suggèrent que la variante actuelle du coronavirus est trois à six fois plus infectieuse que la précédente. Elle est donc davantage susceptible d’infecter les cellules humaines.

Covid-19 : cette variante ne serait pas plus contagieuse pour autant

Ces informations sont à prendre avec prudence. Les chercheurs rappellent que pour le moment, ce n’est encore qu’une probabilité. Si la variante qui circule actuellement semble plus infectieuse, on ne peut pas encore affirmer que le Covid-19 soit plus contagieux pour autant.

L’un des chercheurs ajoutent même que pour le grand public, cette nouvelle ne change pas la donne. “Bien qu’il reste d’importantes études nécessaires pour déterminer si cela influencera le développement de médicaments ou de vaccins de manière significative, nous ne nous attendons pas à ce que le D614G [nom donné à la variante actuelle, ndlr] modifie nos mesures de contrôle ou aggrave les infections individuelles”, conclut Grubaugh.

Source PLANET.

Coronavirus : «La rentrée ne sera pas normale», avertit le président du Conseil scientifique…

Le médecin Jean-François Delfraissy a affirmé jeudi soir que la question de la fermeture des frontières était «sur la table».

Jean-François Delfraissy. Coronavirus : «La rentrée ne sera pas normale», avertit le président du Conseil scientifique

«La rentrée ne sera pas normale», a prévenu jeudi soir le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, alors que la France enregistre une forte hausse des appels à SOS Médecins pour suspicion de Covid-19. «La rentrée va être aussi normale que possible mais pas tout à fait normale. On sera encore dans cette ambiance de Covid», a-t-il déclaré au micro de BFMTV. Selon le médecin, 500 nouveaux cas de coronavirus sont diagnostiqués par jour en France, «probablement la moitié de la réalité», a-t-il assuré, évoquant un manque de tests.

«Les mesures de distanciation sociale et les mesures barrières sont en train de s’évanouir», a également déploré l’expert. Mais les Français «ne voudront pas revivre» un confinement généralisé, a-t-il estimé. «Faisons attention qu’il n’y ait pas un retour du virus dès les mois d’été», a mis en garde le scientifique, tout en affirmant que désormais la France est capable de dépister les «clusters», les isoler et tracer les cas contacts. «Notre avenir est dans nos mains. Nous sommes nos propres médecins. Plus on prendra les mesures de distanciation, plus la rentrée sera normale», a-t-il martelé.

Interrogé sur la possibilité d’une nouvelle fermeture des frontières, l’immunologue a certifié que «la question est sur la table». «Elle se pose», a-t-il ajouté, proposant de dépister les binationaux à leur arrivée ou leur départ du territoire français.

Abordant la problématique de la Mayenne, où plusieurs clusters ont été détectés, Jean-François Delfraissy a dit approuver la stratégie des 300.000 tests prévus dans la zone. Mais, «il faut voir comment elle va être acceptée par la population, car elle ne sera pas obligatoire», a-t-il tempéré.

Source LE FIGARO.

Il traverse l’Europe à vélo pour sensibiliser à la DMLA, une maladie oculaire méconnue…

L’épidémiologiste bordelais Soufiane Ajana s’est lancé dans un tour d’Europe à vélo, le 15 juin.

Son objectif ? Sensibiliser à une maladie oculaire méconnue, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

Une maladie qui touche principalement les seniors.

Soufiane Ajana, épidémiologiste bordelais, sur son vélo devant le lac de Constance en Suisse.

Un tour d’Europe à vélo pour sensibiliser à une maladie oculaire méconnue. Soufiane Ajana, épidémiologiste bordelais, s’est lancé dans l’aventure, le 15 juin. Après avoir soutenu sa thèse en novembre dernier sur la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), il décide d’aller plus loin. Comment ? En traversant le Vieux continent à vélo et en dormant chez l’habitant pour faire passer son message.

La DMLA est une maladie oculaire qui commence par “une tâche noire qui apparaît au centre de la vision, puis s’élargit avec le temps et peut mener jusqu’à la cécité”, explique Soufiane Ajana. “Il n’existe pas vraiment de traitement efficace contre la DMLA, sauf contre sa forme humide mais c’est la moins répandue”. Alors, à défaut de pouvoir la guérir, Soufiane fait le pari de la prévention, puisque plus la maladie est diagnostiquée tôt, plus elle peut être retardée, voire évitée.

Dormir chez l’habitant pour sensibiliser

Le 15 juin, il quitte alors Bordeaux à vélo, direction la Suisse, puis l’Allemagne, où il se trouve actuellement. “Je voulais faire passer le message sur cette maladie. Et ce message, je le transmets à vélo en dormant chez les gens. En 4 semaines, je n’ai dormi que quatre fois dans ma tente. J’arrive toujours à me faire héberger chez l’habitant et j’en profite pour leur parler de mon projet et les sensibiliser à la maladie”, raconte Soufiana Ajana. “J’ai été hébergé par une personne qui avait justement la DMLA, ça a été une expérience très enrichissante”.

“L’objectif de ce tour, c’est vraiment de sensibiliser à la DMLA. C’est de dire aux gens, certes, la génétique joue un rôle important dans l’apparition de cette maladie, mais on peut quand même agir sur les facteurs environnementaux et donc nos modes de vie pour faire baisser le risque”, insiste l’épidémiologiste. En suivant un régime méditerranéen, en arrêtant de fumer et en faisant de l’activité physique, “on peut réduire le risque d’avoir la maladie et retarder son apparition le maximum possible”, poursuit-il.

1.500 kilomètres parcourus

L’épidémiologiste profite par ailleurs de ce voyage pour lever des fonds pour la I.K Foundation. Il s’agit d’une fondation néerlandaise qui a pour objectif de lutter et de guérir la cécité et les déficiences visuelles évitables dans les pays à faibles revenus, principalement en Asie et en Afrique.

Soufiane a déjà parcouru 1.500 kilomètres à vélo. Son tour d’Europe prendra fin dans 4 semaines. Prochaines étapes : l’Autriche, la République-Tchèque et les Pays-Bas, puis la Belgique.

La DMLA touche près d’une personne sur quatre en Europe. Les personnes âgées sont les touchées, selon l’Inserm. “C’est une vrai problématique de santé publique, il est urgent d’agir”, conclut Soufiane Ajana.

Source FRANCE BLEU.

Des centres ophtalmologiques soupçonnés de fraude à l’Assurance maladie…

Des stratégies de facturation «hautement critiquables» ont été constatées dans des centres de santé ophtalmologiques.

La patientèle des ophtalmologues est passée de 400.000 personnes en 2015 à 800.000 en 2019.

Des «anomalies de fonctionnement» et des «abus» s’apparentant à de la fraude ont été constatés dans des centres de santé ophtalmologiques, établissements nés d’un assouplissement législatif de 2018, ont indiqué lundi des sources concordantes, confirmant une information du Parisien.

Selon le Collège national professionnel d’ophtalmologie (CNPO), nouveau nom de l’Académie française d’ophtalmologie, ces «actes peu justifiés» et ces «stratégies de facturations hautement critiquables» ont été relevés par «différentes sources» ces derniers mois.

Contrôles renforcés

«Des contrôles ont été engagés par la Caisse nationale d’assurance maladie, laquelle a aussi identifié ces déviances, alors que l’on assiste à une multiplication rapide du nombre de ces centres», a assuré le CNPO dans un communiqué.

Selon Le Parisien, qui a eu accès à un rapport interne de l’Assurance maladie (Cnam), c’est l’envolée des remboursements réclamés par ces centres de santé d’un genre nouveau, en plein essor depuis 2018, qui aurait fait naître les soupçons. «Pour une patientèle passée de 400.000 personnes en 2015 à 800.000 en 2019 (+100%), le coût des remboursements s’est envolé de 245%», pour atteindre «69 millions d’euros», souligne ce rapport, cité par le quotidien.

Interrogée, l’Assurance maladie n’a pas donné suite lundi aux sollicitations de l’AFP. Selon le Syndicat national des ophtalmologistes de France (Snof), plusieurs «pratiques abusives» seraient à l’origine de cette hausse, comme «la facturation de multiples actes orthoptiques et médicaux» et «des examens complexes systématisés semblant peu pertinents».

«Dérive tarifaire»

«Ces résultats mettent en lumière un phénomène latent et ignoré jusqu’alors des payeurs, à savoir une dérive tarifaire importante (…) portant préjudice à toute la spécialité», insiste dans un communiqué le Snof, hostile à l’essor de ces centres de santé ophtalmologiques. Les centres de santé, dont le développement est favorisé par l’importance des délais pour l’obtention d’un rendez-vous chez un ophtalmologue libéral, sont conventionnés en secteur 1, donc interdits de dépassements d’honoraires. Ils sont accessibles parfois en moins de 24 heures.

Source LE FIGARO.

Covid-19 : près de 10 millions d’enfants risquent de ne jamais retourner à l’école…

L’ONG britannique Save the Children appelle à un moratoire sur la dette des pays pauvres, qui pourrait selon elle permettre de débloquer 14 milliards de dollars pour investir dans l’éducation.

Jusqu'à 1,6 milliard d'élèves ont dû quitter les cours, de l'école à l'universit, en raison de la pandémie de coronavirus.

usqu’à près de 10 millions d’enfants dans le monde pourraient ne jamais retourner à l’école après le confinement en raison des conséquences économiques de la pandémie de nouveau coronavirus, affirme lundi l’ONG britannique Save the Children. Avant la pandémie, 258 millions d’enfants et adolescents se trouvaient déjà en dehors du système éducatif. Depuis, jusqu’à 1,6 milliard d’élèves ont dû quitter les cours (de l’école à l’université) en raison du coronavirus, selon le rapport. «Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, une génération entière d’enfants aura vu son parcours scolaire bouleversé», souligne Save the Children dans son rapport.

L’association, qui appelle gouvernements et donateurs à agir face à cette «urgence éducative mondiale», estime que jusqu’à près de 9,7 millions d’élèves risquent de quitter définitivement les bancs de l’école d’ici à la fin de l’année. Sans cela, les inégalités qui existent déjà «exploseront entre les riches et les pauvres, et entre les garçons et les filles», a déclaré dans un communiqué Inger Ashing, directrice générale de Save the Children. Dans douze pays, principalement en Afrique centrale et de l’Ouest, ainsi qu’au Yémen et en Afghanistan, les enfants sont confrontés à un risque «extrêmement fort» de ne pas retourner à l’école après le confinement, particulièrement les filles.

“Ce serait inadmissible que les ressources dont on a désespérément besoin pour maintenir en vie l’espoir qu’apporte l’éducation soient utilisées pour rembourser des dettes.”

Save the Children

L’association appelle les créanciers commerciaux à suspendre le remboursement de la dette des pays pauvres, mesure qui pourrait selon elle permettre de débloquer 14 milliards de dollars pour investir dans l’éducation. «Ce serait inadmissible que les ressources dont on a désespérément besoin pour maintenir en vie l’espoir qu’apporte l’éducation soient utilisées pour rembourser des dettes», selon la directrice générale de Save the Children.

«Si nous laissons cette crise de l’éducation se développer, l’impact sur les enfants sera durable», a-t-elle poursuivi. «La promesse que le monde a faite de garantir à tous les enfants l’accès à une éducation de qualité d’ici à 2030 sera retardée de plusieurs années», a-t-elle ajouté, citant l’objectif fixé par les Nations Unies. L’association estime à 77 milliards de dollars la chute des dépenses pour l’éducation dans un scénario budgétaire moyen, dans les pays les plus pauvres dans les 18 mois. Dans le pire scénario où les gouvernements attribueraient les ressources de l’éducation à d’autres domaines pour répondre à la pandémie de Covid-19, le chiffre pourrait atteindre 192 milliards de dollars.

Source LE FIGARO.

Régression, troubles du sommeil, colères… Les enfants (aussi) ont beaucoup souffert du confinement…

PARENTS Certains enfants ont développé des troubles du langage, du sommeil ou de l’alimentation après le confinement, une période pas simple pour eux.

Régression, troubles du sommeil, colères… Les enfants (aussi) ont beaucoup souffert du confinement

  • Quel va être l’impact de ces deux mois sans amis, sans sortie et sans grands-parents en vase clos sur des enfants en pleine construction ? Il est bien trop tôt pour le savoir.
  • Mais déjà, certains ont développé des troubles variés pendant ou après le confinement, qui inquiètent parfois les parents.
  • Pour assurer une rentrée en toute sérénité, les médecins conseillent aux parents de ne pas sous-estimer ces petits symptômes.

Un bégaiement qui apparaît, le pipi au lit qui revient, une phobie de sortir qui s’installe… Autant de petits signaux que beaucoup de parents ont remarqué pendant ou après le confinement chez leurs enfants. Et auxquels il faut prêter attention.

C’est le message que beaucoup de pédiatres et psychiatres. Car le confinement a rimé avec emmerdements pour bien des parents, et avec troubles du comportement chez certains enfants.

« Même dans nos bras, il demandait les bras ! »

« Au bout de dix nuits blanches et de journées où mon fils était hyperactif, on n’en pouvait plus, raconte Stéphanie*, 35 ans. On essaie d’être patient, mais bon, au bout d’un moment… » Son garçon de 2 ans a commencé à parler au début de confinement. « Dès les premiers jours, il était hyperdemandeur d’apprendre des mots. Il y a eu une surstimulation à notre contact. En temps normal, c’est fatigant, mais en plus en vase clos avec ses parents, au bout de trois semaines, il avait enrichi son vocabulaire d’une centaine de mots et comptait jusqu’à dix. » Sa nervosité s’est également décuplée. Au prix de nuits sans sommeil, de demandes de contact perpétuelles et de régressions…

illustration d'un enfant qui demande un câlin.

« Même dans nos bras, il demandait les bras ! reprend Stéphanie. Et j’avais l’impression de le retrouver à 6 mois, impossible qu’il s’endorme seul. Du coup, je l’endormais dans mes bras, et dès que je le reposais, il se réveillait. C’était du délire total. » En plus de l’épuisement, la culpabilité s’invite. A bout, les parents décident de téléconsulter le 1er mai. Un véritable soulagement. « Notre pédiatre nous a expliqué que les raisons pouvaient être nombreuses : l’âge, à 2 ans, c’est le moment de la séparation, le stress du coronavirus et du confinement, la surstimulation… Il nous a prescrit un sirop homéopathique pour retrouver le sommeil, Quiétude, qui a bien marché. Il nous a rappelés à plus de fermeté : il s’endort dans son lit. Et on prenait notre heure de balade quotidienne, pour qu’il repose son cerveau dans la poussette. »

« Un besoin en santé mentale largement au-delà des patients qui consultent »

Une situation pas rare. Fabienne Kochert, pédiatre, a vu dès le 11 mai, coup d’envoi du déconfinement, arriver dans son cabinet beaucoup d’enfants qui avaient pris du poids ou souffraient de troubles du sommeil. « Les enfants ne sont pas la cible du Covid, mais ils ont souffert du confinement », assure la présidente de l’ Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA). Autre preuve :  une étude britannique de l’université d’Oxford sur 10.000 parents montre que les enfants de 4 à 10 ans présentaient une hausse des difficultés émotionnelles après un mois de confinement. Ce qui n’étonne pas Richard Delorme, chef de service de pédopsychiatrie à l’ hôpital Debré. « Globalement, on suit dans notre département entre 10.000 et 20.000 patients. Avec notre site pedopsydebre, on a vite atteint les 30.000 consultations et le 11 mai, on était à 600.000 visites. On a été surpris par la demande. Qui dénote d’un besoin en santé mentale largement au-delà des patients qui consultent. »

Le médecin précise que les signaux du mal-être sont très divers. « Il ne s’agit pas de troubles psychiatriques au sens strict, mais on note une augmentation des troubles alimentaires, du sommeil, de l’anxiété… Beaucoup de parents ont repéré des symptômes de faible intensité, qu’il ne faut pas ignorer : des enfants qui ont pris 5 kg, qui restaient collés à leurs parents, qui devenaient plus irritables… » Ces signaux s’installent de façon insidieuse. « Un enfant ne se réveille pas en disant qu’il est déprimé », reprend-il. Surtout à un âge où il découvre et apprivoise ses émotions, les parents doivent redoubler de vigilance s’ils constatent un changement dans son attitude.

« Accumulation des facteurs de risque »

Pas évident d’évaluer le rapport bénéfice-risque de ce confinement sur les plus jeunes. Certains paient un lourd tribut, quand l’équilibre alimentaire est chamboulé ou qu’ils sont victimes de violences familiales.

« Le 119 n’a jamais aussi bien marché, malheureusement, souffle Richard Delorme. Cela montre, à mon avis, que les défenseurs de l’enfance ne sont pas assez entendus. On est début juillet et une enquête sur le bien-être des adolescents entre 9 et 14 ans vient seulement d’être lancée, alors que le début de déconfinement est déjà loin et que les enfants vont partir en vacances. »

Or, pour lui, cette période a pu être traumatisante. Plus d’école, plus de copains, plus de grands-parents, plus de sortie… « Une enquête a montré qu’après la crise du Sras, un tiers des enfants interrogés souffrait d’un syndrome de stress post-traumatique. Ce qui est impressionnant, c’est l’accumulation des facteurs de risque. Nous avons des enfants qui aujourd’hui subissent les alertes attentat à l’école, pour certains ont vécu des attentats, un stress quotidien sur l’environnement et là, le confinement. Sans parler de la crise sociale qui va s’accentuer. »

Cet impact sur la santé psychologique, qu’on ne pourra évaluer qu’à long terme, a encouragé les pédiatres à insister pour que l’école rouvre. Même deux semaines. « C’est drôlement important de revoir les amis, de dire au revoir, ça a permis de conclure une situation, assure Richard Delorme. On serait sinon resté sur l’idée d’une crise. Et cela a permis de soulager les parents, qui pour certains étaient au bord du burn-out parental. »

« Sans ce retour à la normalité avant les grandes vacances, on aurait eu plus de complications », renchérit Fabienne Kochert. Qui craint tout de même que ces troubles soient ravivés par la rentrée. « Chez ceux qui avaient des difficultés d’apprentissage, après plusieurs mois loin de l’école, on risque d’avoir de grosses angoisses ». Mais aussi chez les enfants anxieux, d’autant qu’on ne sait pas trop comment va évoluer le Covid à l’automne. « Il y a eu beaucoup d’ordres et de contre-ordres pour la population générale, mais aussi concernant les enfants. Certains ont développé une peur du monde extérieur. »

Comment aider ces enfants perturbés ?

Les grandes vacances devraient permettre d’apaiser angoisses et tensions. Mais si elles perdurent, « il est important de rétablir le dialogue, de les rassurer, d’en parler avec les grands-parents, ce qui permet de décaler les conflits, d’aborder la question de la souffrance, liste Richard Delorme. Et de remettre de la joie et de la spontanéité dans le quotidien. » Mais aussi de se reposer, car « des parents qui vont bien, ce sont des enfants qui vont mieux. Je pense que l’objectif des vacances, c’est que les parents prennent du temps pour eux ». « Et de reprendre le rythme, avoir des journées bien organisées, fixer un cadre ferme, mais bienveillant », conseille Fabienne Kochert.

Deuxième réflexe : « il faut voir pourquoi l’enfant ne va pas bien », insiste-t-elle. Si les parents s’interrogent, deux sites peuvent les aider : mpedia, qui répond à certaines questions concrètes et pedopsydebré, qui propose des fiches et des tests pour évaluer les difficultés de son enfant. Et ne pas hésiter à consulter son pédiatre, son généraliste ou un psy si les troubles persistent. « On a vécu un truc dingue et je serai curieuse de voir comment les enfants s’en remettent, interroge Stéphanie. Ce n’est pas dans la culture française de demander de l’aide, c’est vu comme un échec, alors que c’est juste faire preuve d’intelligence. Beaucoup de parents n’ont pas ce réflexe, alors que c’est important dans cette période. Et même toute la vie. »

* Le prénom a été changé.

Source 20 MINUTES.

Cannabis : Des chercheurs montrent pourquoi les consommateurs ont une tendance au repli sur soi…

Le cannabis ralentirait le processus de transformation du glucose du sang en lactate, véritable carburant des neurones.

Cannabis : Des chercheurs montrent pourquoi les consommateurs ont une tendance au repli sur soi

La consommation de cannabis entraînerait bien chez certains individus une modification du comportement social. Une diminution des interactions avec l’extérieur serait notamment observée. Des scientifiques français et espagnols de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de l’université de Salamanque pensent avoir identifié chez les souris le processus cérébral à l’origine du phénomène.

Leur étude publiée dans Nature ce mercredi met notamment en lumière le rôle de récepteurs présents dans certaines cellules du système nerveux central. Le cannabis aurait provoqué un ralentissement de l’activité de ces cellules, nommées astrocytes, chez des rongeurs.

Une piste pour lutter contre les problèmes comportementaux liés au cannabis

Or, ces dernières ont notamment pour mission de transformer le glucose du sang en lactate, une substance qui alimente les neurones et leur permet de fonctionner. « La baisse de sociabilité parfois associée à la consommation de cannabis est la conséquence d’une altération du métabolisme du glucose dans le cerveau », résume Giovanni Marsicano, coresponsable de l’étude.

Les découvertes des chercheurs pourraient avoir des répercussions au-delà de l’explication du phénomène de repli sur soi. Elles offrent « de nouvelles pistes de recherche pour trouver des solutions thérapeutiques afin de pallier certains des problèmes comportementaux résultant d’une exposition au cannabis », estime le spécialiste bordelais.

Les experts entendent désormais continuer leurs travaux pour identifier les potentiels effets néfastes du cannabis. Ils souhaitent ainsi offrir un maximum d’informations aux professionnels de santé dans le cadre d’une utilisation thérapeutique de cette drogue.

Source 20 MINUTES.