“Ouais, et alors.” : à Rouen, une mère de famille crée sa marque qui valorise le handicap…

Laetitia Henry, originaire de Rouen, a créé sa marque “Ouais, et alors.” pour honorer tous les handicaps, y compris celui de sa fille Raphaëlle, 4 ans, atteinte de trisomie 21.

Laetitia, 35 ans, et sa fille Raphaëlle, 4 ans et un vrai rayon de soleil, portent les T-shirts de la marque inclusive Ouais, et alors.

Le message s’affiche clairement, tant pour anticiper les regards insistants que pour faire un pied-de-nez à ceux qui les portent. Mais tout en subtilité et gentillesse. « Ouais, et alors. » est le slogan de la marque éponyme créée par Laetitia Henry, originaire de l’agglo de Rouen (Seine-Maritime) et maman de Raphaëlle, enfant atteinte de trisomie 21.

La jeune femme de 35 ans a créé son entreprise de prêt-à-porter en novembre 2020, en hommage à sa fillette de 4 ans, aussi mutine qu’attendrissante, mais aussi « pour valoriser toutes les formes de handicap ».

Laetitia travaille intensément sur son projet depuis un an. Il est né d’une mésaventure, survenue il y a deux ans, alors qu’elle était en vacances en famille.

Une fabrication 100% française

« Nous étions au bord de la piscine avec Raphaëlle, et il y avait un homme qui ne détachait pas son regard d’elle. C’est souvent le cas, quand on a un handicap visible. Avec mon conjoint, on s’est dit que dans ces cas-là, on avait juste envie de répondre ‘Ouais, et alors ?’. Tout est parti de cette remarque sur le ton de la plaisanterie… » Depuis, la mère de famille n’a pas chômé : elle a conçu six modèles de T-shirts – trois unisexes/pour homme, trois pour femme avec revers de manches, et d’autres pour enfant. Le tout fabriqué en France !

La production de T-shirts est assurée par l’atelier Lemahieu (qui fournit notamment Le Slip français) dans les Hauts-de-France, et c’est la SFI, spécialisée dans le flocage textile, à Barentin, qui se charge de l’inscription brodée. Celle-ci se décline en bleu ou blanc, sur un fond bleu marine, mais peut également prendre la simple forme du symbole « différent » (≠). « Il s’agissait vraiment d’interpeller, et parfois de faire se rendre compte aux gens que certains regards ne sont pas adaptés. Le vêtement est vecteur du message, qui ne se veut pas du tout agressif », poursuit Laetitia Henry.

Un combat mené au sein d’une association

Elle espère que cette nouvelle aventure – son « projet de vie » comme elle l’appelle – menée en parallèle de son action dans l’association Trisomie 21 Seine-Maritime Rouen (dont elle est vice-présidente et à travers laquelle elle milite pour l’école inclusive), trouvera un écho auprès des personnes victimes de discrimination, mais aussi de leurs cercles proches. Laetitia a d’ores et déjà prévu de reverser une partie de ses bénéfices à une association qui lutte contre le harcèlement scolaire.

La suite, elle l’envisage avec la création d’une gamme complète, incluant sweats, accessoires, tote bags, et, pourquoi pas, la distribution de sa marque dans des boutiques spécialisées dans les produits français. Pour l’heure, son site de vente en ligne sera lancé d’un jour à l’autre. Ouais, et alors ? Eh bien, on est conquis !

Les T-shirts Ouais, et alors. seront bientôt disponible sur le site officiel de la marque. Ils vont du S au XXL pour les modèles unisexes/pour homme, du XS au XL pour les modèles femme, et du 2 au 14 ans pour enfant. Ils coûtent 39,90 et 34,90 euros.
Source ACTU 76.

Finistère. Les Papillons blancs investissent dans des purificateurs pour lutter contre le Covid…

L’association finistérienne des Papillons blancs vient de se doter de dix purificateurs d’air pour lutter contre la pandémie de coronavirus.

Ainsi, elle entend encore mieux protéger les personnes handicapées mentales qu’elle accompagne.

Jacques Philippe, président des Papillons blancs du Finistère, et Frédéric Gobin, directeur général, soulève le purificateur d’air.

 

L’association finistérienne des Papillons blancs s’est dotée, lundi 21 décembre 2020, de dix unités mobiles de filtration de l’air, conçues par l’entreprise Air in space, domiciliée en région parisienne.

L’association prend en charge environ 1 650 personnes en situation de handicap mental. Trente-cinq établissements ont reçu son agrément et elle emploie quelque 1 000 personnes.

Réagir vite

« La pandémie de Covid-19 demande de réagir extrêmement rapidement, rappelle Jacques Philippe, président de l’association départementale. Nous avons eu trois foyers importants au sein des Papillons blancs, et c’est aussi pour cela que nous avons souhaité aller très vite dans cette démarche. Cet achat nous permet de mieux protéger les personnes vulnérables dont nous avons la charge, alors même que certaines d’entre elles n’ont pas les capacités intellectuelles suffisantes pour appliquer les gestes barrières. Tout en protégeant également le personnel qui en a la charge. »

Bénéficier des mêmes mesures que les hôpitaux

Pour les Papillons blancs, cet investissement revêt aussi un caractère politique, afin de montrer que le secteur médico-social « doit bénéficier des mêmes niveaux d’équipements que les hôpitaux et les Ehpad. Les personnes que nous accompagnons présentent souvent des comorbidités importantes. Donc, cette mesure barrière supplémentaire est, pour nous, très intéressante », précise Jacques Philippe.

Pour quel prix ?

Le prix de vente de cette unité mobile, qui pèse 26 kg, est de 6 500 €. Grâce à un groupement d’achats, les Papillons blancs ont déboursé moins de 4 000 € par pièce.

L’association y a travaillé avec l’Unapei (Union nationale des associations de parents et amis de personnes handicapées mentales), à laquelle elle est affiliée. L’Unapei est en passe de signer un accord-cadre afin, de permettre aux trois cents associations gestionnaires de son réseau de profiter d’un prix négocié.

Quant à sa sécurité et son efficacité, ce purificateur d’air est labellisé avec des normes ISO. Il est aussi validé par l’institution Santé publique France. Son taux de décontamination est particulièrement élevé et monte à 99,9 %.

Dans un espace clos, cette machine nettoie l’air du virus du Covid-19 et aussi des pollens ou tous les autres agents pathogènes. Elle purifie 130 m3 en six minutes.

Elle est dotée d’un booster qui accélère son rythme d’absorption et peut également être mise en action 24 heures sur 24, comme dans les hôpitaux. Ou comme dans la Station spatiale internationale qui l’utilise aussi !

Pourquoi le choix de cette machine

« Nous avons regardé la concurrence. La machine d’Air in space est un peu plus chère que d’autres, mais le moindre coût de la maintenance et le fait que ce produit soit entièrement français nous a intéressés particulièrement », plaide Jacques Philippe.

Répartitions des dix machines

Une au siège social au Relecq-Kerhuon ; une au centre d’action médicosociale précoce à Brest ; une à l’institut médico-éducatif de l’Elorn au Relecq-Kerhuon ; une à l’institut médico-éducatif et au service d’éducation et de soins spécialisés à domicile des Primevères à Concarneau ; une à l’établissement de service et d’aide par le travail d’Armorique à Brest ; une à l’établissement de service et d’aide par le travail de Cornouaille à Concarneau ; deux dans les hébergements du Ponant ; deux dans les hébergements de Cornouaille.

Source OUEST FRANCE.

Handicap : de jeunes atteints de trisomie 21 bientôt salariés d’un restaurant à Albi…

Changer le regard sur le handicap et mieux reconnaître les compétences de chacun.

C’est un des objectifs du restaurant « Le grain de sel » qui ouvrira à Albi le 1er mai prochain.

Un restaurant dont l’équipe sera en partie composée de jeunes gens porteurs de trisomie 21.

Handicap : de jeunes atteints de trisomie 21 bientôt salariés d’un restaurant à Albi

Au menu, des macarons au chocolat et autres douceurs. A la manœuvre, des apprentis cuisiniers venus s’exercer auprès du chef Bruno Besson, du restaurant la Taverne. Car dans quelques mois, un restaurant dont ils seront les salariés va voir le jour à Albi. « Le grain de sel » est un restaurant inclusif, conçu pour permettre à ces jeunes, tous porteurs de la trisomie 21, d’exercer un emploi et d’être payés pour cela.

J’adore la cuisine, je suis heureuse, c’est très important pour moi, explique Lucinda Fages, jeune femme trisomique et future salariée du restaurant. Et elle s’empresse d’ajouter “je me plais ici”.

La maman de Lucinda, acquiesce et sourit derrière son masque. “Lucinda s’épanouit en cuisine. Surtout, Armande Fages tient à saluer cette initiative porteuse de sens pour des jeunes comme sa fille. C’est important de l’amener vers l’autonomie et un milieu ouvert au contact des personnes. Accepter des jeunes comme ça, c’est génial et c’est ce qui manque pour leur avenir car dans le milieu ordinaire, il n’y en a pas beaucoup qui en veulent (des personnes porteuses de trisomie 21)”.

Bérengère Alventosa, la mère d’Antonio, présente elle aussi aux côtés de son fils, espère que de telles initiatives pourront faire changer les mentalités et le regard posé sur ces jeunes handicapés :

“Ca permet aux autres de voir qu’ils peuvent faire beaucoup de choses. Nous on le sait, mais il faut que les autres s’aperçoivent aussi de ce qu’ils peuvent faire naturellement.”

Sur les réseaux sociaux, les futurs salariés du restaurant inclusif albigeois communiquent et cherchent à convaincre.

Une aventure humaine

Et ce n’est pas le chef cuisinier Bruno Bresson qui dira le contraire, bluffé de ce qu’il peut voir ce matin-là. C’est un public que je ne connaissais pas. C’est des gens qui sont capables de travailler dans une cuisine. Le fait d’ouvrir un restaurant, justement, c’est pour permettre à ces jeunes-là de s’exprimer.

C’est tout le propos de ce projet. Offrir une place en milieu ordinaire à ces jeunes et donc reconnaître leurs compétences. Si ils sont considérés comme aptes à travailler, ils sont bien souvent dirigés vers des Etablissements d’Aide par le Travail ou des entreprises adaptées.

Un contrat et un salaire comme tout le monde” 

“Notre but est d’offrir aux personnes porteuses de Trisomie 21 la possibilité de travailler en milieu ordinaire, comme un salarié classique, avec un contrat de travail et une fiche de paie chaque mois”, explique Florence Battisti, membre de l’association Citoyens21 Albi qui porte le projet. Cette orthophoniste travaille avec des personnes atteintes de trisomie 21 depuis 23 ans. Le « Grain de sel » s’est inspiré de restaurants inclusifs créés à Nantes et Mulhouse. De belles réussites, car la restauration qui s’articule autour de tâches simples et régulières est bien adaptée aux personnes trisomiques.

Un rythme adapté

Les salariés handicapés bénéficieront de conditions de travail adaptées, que ce soit en salle ou en cuisine, précise Florence Battisti. « On fera à la carte, en fonction de leurs envies, de leurs possibilités, de leur fatigue. Ce restaurant doit aider à changer le regard des visiteurs sur le handicap.”

“Notre volonté au final est de faire tomber les barrières, de créer du lien social. ”

Florence Battisti, membre de l’association Citoyens21 Albi, porteuse du projet

Le restaurant ouvrira officiellement à la clientèle le 1er mai. En attendant, un financement participatif est lancé pour équiper les futures cuisines de ce projet ambitieux et solidaire.

En images le reportage de Pascale Lagorce et Rémy Carayon

Source FR3.

Isère : Camille Frison, atteinte de trisomie 21, signe un CDI au Buffalo Grill de Bourgoin-Jallieu…

En pleine crise sanitaire, ce n’est pourtant pas la meilleure période pour l’emploi mais cela n’a pas empêché CamilleFrison, atteinte de trisomie 21, de signer un CDI au Buffalo Grill de Bourgoin-Jallieu.

 

Camille Frison accompagnée de Frédéric Murcia au Buffalo Grill de Bourgoin-Jailleu

C’est un pas de plus vers l’indépendance pour Camille Frison. Cette jeune berjalienne de 23 ans vient de signer un CDI de 15 heures au Buffalo Grill de Bourgoin-Jallieu. Sa maman, Sandrine Frison, se félicite de cette nouvelle : “Avec Camille, nous avons beaucoup parlé de son projet de vie et nous savions qu’elle voulait travailler. Alors nous avons visité des structures spécialisées comme les ESAT [ndlr : Établissement et service d’aide par le travail] mais elle voulait vraiment travailler en milieu ordinaire”.

La jeune femme débute sa carrière par des stages au Buffalo Grill. Au fur et à mesure, elle progresse et obtient son CAP en 2017. Attachée à l’équipe, elle poursuit son parcours et décroche une alternance dans ce même restaurant. Malheureusement le Covid met fin à ce contrat.

Cependant, sa maman en est certaine, la cuisine permet à sa fille de progresser en dextérité et en autonomie. Camille rêve d’avoir un appartement et une voiture sans permis pour pouvoir se rendre toute seule au restaurant.

Camille Frison le jour de la signature de son CDI au Buffalo Grill de Bougoin-Jailleu le 30 octobre 2020

Des débuts compliqués

L’attachement de Camille à cette entreprise date d’il y a huit ans. Elle commence par des stages puis une alternance mais les débuts ne sont pas faciles. Les équipes se posent des questions mais Frédéric Murcia, le chef des cuisines du Buffalo Grill prend Camille sous son aile. A force de détermination et d’adaptation, tout le monde fini par travailler main dans la main. “Camille nous a apporté beaucoup de choses individuellement, sa façon de voir les choses, la pédagogie, l’approche des gens. On se rend compte que finalement si on donne un petit peu plus que d’habitude on peut arriver à de jolies choses.”

Un travail épanouissant

Désormais Camille est bien rodée. Elle prépare les salades d’accueil, les desserts et apprend les différentes cuissons de viande : “bleu, à point, saignant”, énumère-t-elle. Bientôt, elle sera même en charge de préparer le repas pour les équipes. Elle dit qu’elle se plaît au Buffalo Grill mais qu’à cause du Covid-19, elle ne peut pas travailler. En effet, elle commence son contrat en chômage partiel mais cela ne l’empêche pas de rester motivée : “Les équipes du Buffalo”, me manquent conclut-elle.

En France, sur 2,7 millions de personnes reconnues handicapées, 938 000 ont un emploi.

Source FRANCE BLEU.

Trisomie 21 : « Nous sommes une famille ordinaire », clame la mère de l’Extraordinaire Marcel…

HANDICAPSur les réseaux sociaux, Carole Deschamps raconte la vie de son fils atteint de trisomie 21.

Trisomie 21 : « Nous sommes une famille ordinaire », clame la mère de l’Extraordinaire Marcel

« Un message à faire passer. » Carole Deschamps est la mère de Marcel, atteint de trisomie 21, et Basile. Sur Facebook et Instagram, elle raconte sa vie de famille et a publié un livre-témoignage, L’Extraordinaire Marcel (éd. Flammarion).

Avant d’avoir vos enfants, étiez-vous déjà instagrameuse ?

Absolument pas ! Au contraire, nous trouvions ridicule le fait de raconter sa vie sur les réseaux. Maintenant que je suis maman, je suis comme tout le monde, j’ai envie de les montrer parce qu’ils sont beaux. Mais nous avons surtout un message à faire passer. Avec ce compte, l’idée est de montrer comment la vie s’organise avec un enfant trisomique, que nous sommes une famille ordinaire.

Une famille ordinaire avec un enfant extraordinaire ?

Exactement. Nous racontons le quotidien de Marcel (à la première personne, car c’est lui que je fais parler), avec tout ce que cela contient de difficile aussi. Nous sommes des parents normaux, parfois épuisés, énervés. Tous les moments ne sont pas roses, je ne vais pas mentir. Je me bats d’ailleurs contre les photos parfaites et les filtres.

Le besoin de partager vos moments avec lui est-il né instantanément ?

Dès la naissance de Marcel, nous nous sommes demandé comment communiquer. Quand j’ai créé la page Facebook, Marcel avait 4 mois. C’était pour le 21 mars, Journée de la trisomie 21, une journée au cours de laquelle on arbore des chaussettes dépareillées pour montrer la différence. L’engouement a été tel qu’on a gardé la page et ouvert le compte Instagram. Il y a cinq ans, nous étions peu nombreux à faire cela, mais, aujourd’hui, il y a des dizaines de comptes comme le nôtre.

Est-ce le signe que le sujet est aujourd’hui abordé plus facilement ? 

Ça évolue petit à petit, mais c’est tout frais. En septembre, la diffusion [sur M6] du téléfilm Apprendre à t’aimer, qui a été visionné des millions de fois, y a aussi contribué. Le fait de mettre des visages sur nos histoires, sur ces enfants, est hyper important. C’est aussi pour cela que j’ai voulu témoigner de notre expérience dans L’Extraordinaire Marcel.

Recevez-vous de nombreux messages ?

Sur Instagram, c’est énorme. J’ai déjà dû supprimer les messages des storys parce qu’on en recevait près de 500 par jour et que je ne pouvais pas gérer ce flux. Ceux qui nous écrivent nous interrogent sur des choses concrètes relatives à la trisomie. D’autres nous remercient, car ce que l’on raconte les rassure. Certains ont des enfants atteints d’autres handicaps et se demandent comment surmonter cela.

Comment va Marcel, aujourd’hui ?

Très bien. Il fête ses 5 ans ce mois-ci et est en grande section de maternelle, avec l’aide d’une AESH [accompagnant d’élèves en situation de handicap] douze heures par semaine. La trisomie 21 est un syndrome bien pris en charge, avec peu d’inconnues. C’est un peu la Rolls-Royce du handicap !

Source FRANCE BLEU.

TEMOIGNAGE : à Reims, Lucile mère d’un enfant atteint de Trisomie 21, “Louis peut avoir un parcours comme tout le monde”…

Le 15 novembre prochain sera la journée nationale de la trisomie 21. A cette occasion, la maman de Louis a souhaité apporter son témoignage, sur le parcours de son petit garçon, et partager ses émotions.

TEMOIGNAGE : à Reims, Lucile mère d'un enfant atteint de Trisomie 21, "Louis peut avoir un parcours comme tout le monde". Louis et ses parents.

A Reims, Louis aura un an, le 24 décembre 2020. Les cadeaux sont déjà prêts. Sa maman, Lucile Garcia espère qu’à ce moment- là, on ne sera plus confiné… Le dernier Noël de Lucile et de Julien, le papa de Louis, a été particulier. “Ce jour-là “, se souvient Lucile, “ j’ai accouché de Louis, par césarienne, en urgence, car le rythme cardiaque du bébé diminuait. J’étais complètement endormie. Du coup, je ne l’ai pas vu naître. C’est le plus traumatisant.” Lucile Garcia est suivi sur Instagram par mille deux cent quarante personnes. Elle a également ouvert une page Facebook qui compte sept cent quatre- vingt abonnés. Elle entend ainsi faire partager sa vie de famille et les évolutions de Louis. Elle confie que : ” Beaucoup ont peur du handicap, mais on peut y arriver. Je veux le montrer aux autres.”

Une grossesse sans problème

Lucile Garcia se souvient qu’on lui avait juste annoncé qu’elle aurait un petit bébé. Etant elle-même petite, elle ne s’était pas inquiétée. “A la polyclinique de Bezannes, j’étais bien suivie, dit-elle. J’avais fait un test avec une prise de sang, et je n’atteignais pas le seuil d’alerte. Lors d’une échographie au premier trimestre de grossesse, on a mesuré la clarté nucale du fœtus. Une clarté nucale, au niveau de la nuque, supérieure à trois millimètres, signale un risque de développer une trisomie 21. Pour moi, le résultat était bon, puisqu’à 1,1 millimètre. Par la suite, les échographies ne montraient rien d’inquiétant. Louis devait naître le 21 janvier, mais c’est donc le 24 décembre qu’il est venu au monde, en urgence. Deux jours après sa naissance, le pédiatre m’a indiqué qu’il y avait une suspicion de trisomie 21, sur le faciès de Louis. Pendant la nuit, qu’il passait en couveuse, il a régurgité des glaires vertes. Les radios ont fait apparaître des trous noirs. La suspicion s’est accrue. Le bébé a été transféré au CHU, puis moi aussi. L’échographie du cœur du bébé ne faisait apparaître aucun problème. Pendant quatre jours, en réanimation, il fallait aspirer les glaires. Il était alimenté par perfusions. Au bout de quatre jours, on a été réuni dans une chambre kangourou. Je pouvais lui donner le biberon. Mais le 2 janvier, la généticienne est venue confirmer que Louis était porteur d’une trisomie 21 “.

Un “accident” de la vie

Lucile n’avait pourtant pas d’appréhension. “On ne suspectait rien. Je n’y croyais pas, et ça ne me faisait pas peur. Mais quand les résultats sont tombés, les larmes ont coulé pendant quinze minutes… Puis, je l’ai regardé, je l’ai pris dans mes bras. J’ai accepté les nouvelles. Les trois premiers jours ont été compliqués pour le papa. C’était moi alors qui lui remontais le moral. Cela a été un choc pour ma famille, où il y avait des cas de différents handicaps, mais pas de trisomie 21. C’était une première pour ma belle-famille.”

Mais finalement, la famille a montré soutien. Passé le choc, la vie et l’amour ont repris le dessus. “Tout le monde a très vite accepté la situation. Ils nous ont apporté des encouragements. Après avoir arrêté la pilule, ça faisait trois ans qu’on espérait un enfant et il n’y avait aucun problème. Les médecins m’ont expliqué qu’il s’agissait d’une trisomie libre, qui n’est pas génétique. C’est un accident de la vie. Je n’aime pas ce terme.”

“Pendant ma grossesse, si les tests avaient été positifs, j’aurais gardé l’enfant. Le papa, lui avait peur. Aujourd’hui, tout ça a solidifié notre couple. Depuis le 17 janvier 2020, Louis est suivi au centre d’action médico- social précoce de Reims. L’établissement accueille les enfants, porteurs de handicaps, de la naissance à six ans. Kinés, médecins, orthophonistes, ophtalmologues, entre autres, accompagnent ces enfants. Louis a des rendez-vous une fois par semaine, ou tous les quinze jours. Certains ont lieu une fois par mois ou tous les six mois selon les spécialités. On avait besoin de cet accompagnement, d’être orientés. On souhaitait que ça commence le plus tôt possible pour que plus tard, Louis soit plus autonome “.

Louis aura un an le 24 décembre prochain.

Louis va à la crèche

Dans la salle d’attente, c’est bref, mais on échange avec les parents. C’est important. D’ailleurs, si je suis présente sur les réseaux sociaux, c’est pour montrer aux autres, qu’on peut y arriver, car beaucoup ont peur du handicap. Pour moi, Louis est avant tout un être humain. C’est notre enfant. La trisomie, c’est ce qu’il porte, pas ce qu’il est. La trisomie fait partie de sa vie, mais ça ne le définit pas. Louis fréquente la crèche municipale Bienfait, à Reims, à mi-temps, pour l’instant. Cela permet son inclusion. Il est avec d’autres enfants. On a été très bien accueilli. Tout le personnel est à l’écoute. Il s’adapte à tous les enfants, quels qu’ils soient, et aux parents également.”

“Louis est déjà très sociable. Dans la famille, il a quatre cousins, bientôt cinq, et c’est le chouchou, car c’est le dernier né. Si je devais donner un conseil à d’autres parents, je dirais qu’il ne faut pas avoir peur d’aller chercher de l’aide, de demander…Un autre enfant ? On en parle. Si on se décide, je ferai une amniocentèse. Pour Louis, il n’y avait pas de raison d’y recourir. Enceinte, j’avais 29 ans et les examens étaient bons. Seulement, les résultats ne sont pas fiables à 100%.”

“Aujourd’hui, je recherche un emploi, et c’est compliqué. Ma spécialité, c’est le recrutement. Alors, je sais ce que recherchent les dirigeants. Annoncer que je serai absente pour accompagner Louis à tous ses rendez-vous, ne simplifie pas les choses. Louis peut avoir un parcours comme tout le monde. Je l’imagine plus tard, autonome, avec un chez soi, un travail. Il aime les plantes. Je le vois bien devenir jardinier ou paysagiste “. Pour l’heure, ses parents songent à son premier anniversaire, dans quelques semaines. Pour cette famille, plus sans doute que pour beaucoup d’autres, le 24 décembre sera toujours un jour particulier.

Depuis janvier 2019, l’Assurance maladie  prend en charge le test ADN libre circulant dans le sang, qui permet de dépister la trisomie 21. En janvier 2020, la Haute Autorité de Santé indiquait que la trisomie 21 concerne une grossesse sur 400.

Source FR3.

 

Hillion. Un projet de danse autour du handicap…

Ce projet de danse pour tous est né d’un échange entre la professeure de danse et l’une de ses élèves, Stéphanie Desbois, qui est maman d’un petit Luis, porteur d’une trisomie 21.

Les danseuses et porteurs du projet entourent le petit Luis, porteur d’une trisomie 21.

« Au contact de son fils, j’ai pu voir que la différence n’était en aucun cas un obstacle dans l’échange », raconte Justine Biard, professeure.

Le projet réside dans le partage par le biais de la danse entre les élèves de cap danse et des personnes en situation de handicap.

La chorégraphie sera le langage de ces rencontres, qui permettront d’identifier des émotions au travers du mouvement. « La danse est en effet une expérience intime à chacun, qui nous fait réfléchir sur le rapport à soi et à l’autre. Elle nous permet d’habiter pleinement son corps et d’expérimenter des sensations… »

Grâce à cette passerelle, les différences s’effaceront et tous les danseurs pourront grandir ensemble.

Ces ateliers se dérouleront dans un climat d’écoute, de confiance, de partage, de conscience et de découverte. Ils pourront réunir des enfants, adolescents, adultes et parents, soucieux de faire tomber les barrières de la différence.

Renseignements, justinebccj061089@gmail.commail.com

Source OUEST FRANCE.

Rennes : Atteint de trisomie 21, Louis découvre l’autonomie dans sa colocation…

Le jeune homme occupe un appartement en habitat inclusif, une offre alternative pour les personnes dépendantes qui se développe un peu partout comme à Rennes.

Rennes : Atteint de trisomie 21, Louis découvre l’autonomie dans sa colocation

  • L’offre d’habitat inclusif se développe un peu partout pour les personnes dépendantes.
  • A Rennes, Louis, atteint de trisomie 21, partage un grand appartement avec deux autres personnes porteuses d’un handicap cognitif.
  • Cette alternative à l’hébergement en institution permet aux personnes handicapées de gagner en autonomie.

Sa passion pour le football est visible sur les murs de sa chambre où sont accrochés des posters de Messi et de Mbappé. A 26 ans, Louis n’est pas peu fier de nous faire découvrir son chez-lui. Cela fait un an que le jeune homme, atteint de trisomie 21, a emménagé dans un grand appartement de 200 m² situé dans le quartier de la Courrouze au sud-ouest de Rennes. Il le partage avec deux autres locataires, porteurs eux aussi d’un handicap cognitif. Ses parents ne sont jamais non plus très loin puisqu’ils disposent d’une chambre indépendante au sein de la colocation.

C’est le bailleur Espacil Habitat qui est derrière ce projet d’habitat inclusif, une offre alternative à l’hébergement en institution qui se développe un peu partout en France. « Cela lui permet d’acquérir de l’autonomie sans être seul », indiquent Dominique et Michel, les parents de Louis. Ces derniers hébergeaient auparavant leur fils chez eux. Mais les années passant, ils ont envisagé de lui trouver une place dans un foyer spécialisé. « Mais ce n’est pas facile de trouver une place », reconnaît le père du jeune homme. « Surtout que Louis n’avait pas forcément envie de quitter la maison », sourit sa maman.

Les tâches quotidiennes partagées entre colocataires

Ayant eu vent de ce projet d’habitat inclusif, ils ont alors sauté sur l’occasion. « Cela nous semblait la solution la plus adaptée pour Louis, indique Dominique. Cela lui permet de vivre une vie presque normale sans que l’on soit très loin ». Travaillant toute la semaine dans un établissement et service d’aide par le travail, Louis partage chaque soir les tâches quotidiennes avec ses colocataires, gagnant ainsi en autonomie. « Il n’est pas encore autonome dans les transports mais cela peut-être une phase de transition avant d’imaginer un jour qu’il s’installe dans son propre logement », estime la maman du jeune homme.

Dans un mois, trois nouvelles personnes porteuses d’un handicap cognitif découvriront elles aussi les joies de la colocation avec un nouvel appartement inclusif qui sera mis en service, toujours par Espacil Habitat, dans le quartier de la Mabilais à Rennes.

Source 20 MINUTES.

Ce soir à la télé. Apprendre à t’aimer, un téléfilm sur la trisomie…

M6 consacre sa soirée à la trisomie 21 avec un film inédit de Stéphanie Pillonca qui montre la perception du handicap dans une famille.

Stéphanie Pillonca sur le tournage avec Ary Abittan qui joue le rôle du père de Sara, porteuse de trisomie 21.

Apprendre à t’aimer c’est l’histoire de Cécile (Julie de Bona) et Franck (Ary Abittan). Trentenaires, métier stable, ils décident d’avoir un enfant.

Cécile mène une grossesse sans complications. Mais, après avoir accouché, le docteur décide de réaliser des examens sur le bébé. Sara est porteuse de trisomie 21, nouvelle qui bouleverse les parents et le reste de la famille.

Ce n’est pas la première fois que Stéphanie Pillonca aborde le sujet du handicap à l’écran : Je marcherai jusqu’à la mer (2016) raconte la vie d’une femme qui accumule des années de rééducation pour dépasser la paralysie et regagner un peu d’autonomie pour vivre pleinement sa vie. Dans Laissez-moi aimer (2019), la documentariste filme des personnes en fauteuil roulant travaillant avec des danseurs professionnels.

Le regard des autres

Avec Apprendre à t’aimer, Stéphanie Pillonca se lance dans la fiction et choisit d’évoquer le handicap à partir du regard des autres. «  Quand on ne connaît pas quelque chose, notre premier réflexe est de le rejeter parce qu’on en a peur  », explique-t-elle.

Sans tomber dans le mélodrame ni dans la victimisation, la réalisatrice montre assez naturellement les réactions qui peuvent se déclencher quand le handicap touche directement les familles. «  Les mamans et papas d’enfants en situation de handicap ont connu l’aridité de la vie. J’ai essayé de refléter leur réalité.  »

Au départ, Franck, ancien champion de judo et entraîneur reconnu, n’ose pas présenter Sara à ses collègues. Il a peur de leur réaction.

Cécile accepte sa fille. Mais elle souffre quand elle voit le comportement méprisant de sa mère, partageant la mentalité d’une époque où les personnes en situation de handicap étaient cachées pour éviter le jugement des autres.

Plus qu’une création artistique, la réalisation est, pour Stéphanie Pillonca, une façon de sensibiliser le public. Critique avec la société qu’elle considère « peu inclusive  », elle « offre de la visibilité aux personnes porteuses de handicap. Car, pour qu’une société vous considère, elle doit vous voir. »

Pour mieux toucher le grand public, elle a « voulu des acteurs très populaires et légitimes dans le monde du cinéma et de la télé. Que M6 s’attelle à un projet comme celui-ci est formidable », s’enorgueillit-elle.

M6, 20 h 50, suivi d’un un plateau présenté par Flavie Flament et de deux documentaires sur le handicap.

Source OUEST FRANCE.

Pour sa nouvelle campagne, Gucci Beauty choisit une mannequin atteinte de trisomie 21 comme égérie…

Pour la première fois de son histoire, Gucci a choisi comme visage de son nouveau mascara « L’Obscur » une mannequin handicapée atteinte de trisomie 21.

Une manière pour la marque de promouvoir la diversité.

Pour sa nouvelle campagne, Gucci Beauty choisit une mannequin atteinte de trisomie 21 comme égérie. Enseigne Gucci. (Photo illustration)

C’est une première pour la marque… et une révolution pour le monde de la Mode. Pour la toute première fois de son histoire, Gucci Beauty a choisi de prendre pour égérie de sa nouvelle campagne une mannequin atteinte de trisomie 21.

Aux côtés du français Jahmal Baptiste, de la mannequin queer Enam Asiama et de Ruoyi Yi, Ellie Goldstein est désormais l’un des nouveaux visages de la campagne Unconventional Beauty de Gucci Beauty pour son mascara L’Obscur.

Ellie- Gucci

Avant cela, la jeune mannequin aux yeux verts, signée au sein d’une agence britannique consacrée aux talents h

Premiers pas dans la mode de luxe

À seulement 18 ans, Ellie Goldstein fait ainsi ses premiers pas dans la mode de Luxe. Une victoire pour la jeune fille tout comme pour la marque qui promettait de promouvoir la diversité et l’inclusivité.

C’est une première pour la marque… et une révolution pour le monde de la Mode. Pour la toute première fois de son histoire, Gucci Beauty a choisi de prendre pour égérie de sa nouvelle campagne une mannequin atteinte de trisomie 21.

Aux côtés du français Jahmal Baptiste, de la mannequin queer Enam Asiama et de Ruoyi Yi, Ellie Goldstein est désormais l’un des nouveaux visages de la campagne Unconventional Beauty de Gucci Beauty pour son mascara L’Obscur.

Premiers pas dans la mode de luxe

À seulement 18 ans, Ellie Goldstein fait ainsi ses premiers pas dans la mode de Luxe. Une victoire pour la jeune fille tout comme pour la marque qui promettait de promouvoir la diversité et l’inclusivité.

Avant cela, la jeune mannequin aux yeux verts, signée au sein d’une agence britannique consacrée aux talents handicapés, avait déjà participé à des campagnes des marques Nike et Superdrug.

Passionnée de danse, de théâtre et de lecture, Ellie Goldstein espère montrer aux femmes atteintes de handicap que tout est possible, même briller sur les podiums des marques de luxe. Un événement jadis impensable dans le monde impitoyable et très “normé” de la haute-couture.

Source OUEST FRANCE.