Près du Havre, 4 ans de prison avec sursis pour l’octogénaire ayant tenté de tuer sa femme malade d’Alzheimer…

Un octogénaire de Gonfreville-l’Orcher, près de Havre, a comparu devant la cour d’assises de Rouen.

A bout, il avait tenté de tuer sa femme, souffrant de la maladie d’Alzheimer.

Décrit comme un “homme bon” par ses proches, il a été condamné à quatre ans de prison avec sursis.

L'avocate de la défense, Célia Lacaisse

 

La fin de trois jours de procès d’assises à Rouen pour Michel, l’aidant qui a tenté de tuer sa femme malade d’Alzheimer près du Havre. L’homme de 83 ans a été condamné à quatre ans de prison assortis d’un sursis en totalité. Il y a quatre ans, en décembre 2016, au bout du rouleau, il lui avait asséné plusieurs coups de couteau à leur domicile de Gonfreville-l’Orcher avant d’essayer de se donner la mort en se taillant les veines. Les deux survivront, sa femme meurt un mois plus tard à l’hôpital non pas de ses blessures mais de la maladie. Le geste de désespoir d’un aidant dans un quotidien de plus en plus compliqué. 

Un époux aimant qui a “pété les plombs”

Le jury a été clément. Durant ce dernier jour de procès, la personnalité de Michel a été évoquée à de nombreuses reprises, par les experts psychiatres, l’avocate générale et l’avocate de la défense. C’est le portrait d’un homme exemplaire qui est dressé.Un homme unanimement bon et doux et qui a consacré sa vie aux autres“, indique l’avocate générale.

Michel est décrit comme un époux aimant, un aidant qui n’en pouvait plus. Un homme probablement dépassé par cette maladie qui ronge celle avec qui il est marié depuis 55 ans. Une femme qui est devenue méconnaissable avec un comportement violent, notamment quand elle le gifle ou le griffe. “Il n’a pas voulu tuer sa femme mais il a voulu tuer cette maladie qui les détruisait“, souligne Me Célia Lacaisse, son avocate, lors de sa plaidoirie. “Michel ne s’est jamais présenté comme la victime, il n’a jamais cherché d’excuses, jamais.

Michel regrette son geste, il le dit, le répète à la barre, mouchoir à la main : “J’ai une pensée pour ma femme, je l’aime toujours.” L’émotion est alors forte sur le banc de la famille. Des enfants, qui l’ont toujours soutenu. Ils sont satisfaits de voir que leur père échappe à la prison.

Source FRANCE BLEU.

Jura. Une soignante accusée de maltraitance par ses collègues à l’Ehpad de Salins…

Une partie du personnel estime que la soignante en question est maltraitante, et dénonce l’immobilisme de la direction et de l’ARS, malgré une enquête interne.

La résidence Artémis fait partie du groupe Colisée.

 

L’an dernier, des salariés de la Résidence Artémis de Salins-les-Bains signalent à leur direction et à l’ARS ce qu’ils jugent être de la maltraitance de résidents de la part d’une aide-soignante. En février 2020, une enquête interne est ouverte à ce sujet. Tous les salariés sont invités à témoigner par écrit de faits de maltraitance qu’ils auraient pu constater dans l’Ehpad.

Humiliations verbales

Ces témoignages, écrits, restent confidentiels. Mais plusieurs salariées affirment y avoir fait part d’incidents survenus entre l’aide-soignante en question et les résidents : des humiliations verbales, surtout. Mais aussi parfois physiques : une résidente poussée dans le dos pour rentrer plus vite dans sa chambre, une autre se voyant enfoncer une cuillère dans la bouche parce qu’elle ne voulait pas manger.

Une inaction qui étonne des salariées

Suite à l’enquête, la salariée, par ailleurs enceinte, est mise en arrêt de travail. Et les salariés n’ont plus de nouvelle de l’affaire. Début 2020, un nouveau directeur, Alexis Gagliardi, prend la tête de l’Ehpad, puis, en mars, le retour de l’aide soignante est annoncé. Certains s’étonnent alors que leurs témoignages n’aient pas donné lieu à des sanctions, et que leur collègue puisse à nouveau travailler au contact des résidents.

Un signalement dès 2018

“La direction nous a simplement répondu de la surveiller, mais ce n’est pas notre rôle. Elle n’a aucune patience, elle n’aime ni les résidents ni son travail, il faut qu’elle fasse autre chose.”

Une aide-soignante interrogée

Trois autres salariées ont également témoigné de comportements inappropriés de leur collègue. D’autant que les premiers signalements ne datent pas de 2020. En avril 2018, déjà, une infirmière fait un courrier à l’ARS de Bourgogne-Franche-Comté. Dans la réponse de l’institution, que Voix du Jura a pu consulter, l’agence régionale de santé lui conseille de se tourner plutôt vers sa direction. Sans résultat.

Main courante

Quelques mois plus tard, la même infirmière dépose une main courante à la gendarmerie. Se disputant avec sa collègue sur le parking de l’établissement, cette dernière l’aurait poussé et fait tomber au sol.
Les témoignages recueillis par Voix du Jura convergent. Ils décrivent une aide-soignante parlant systématiquement mal aux résidents, atteints d’Alzheimer : « Dégagez dans votre chambre, vous puez ! », « si c’est pour faire ça, mieux vaut encore ne rien faire » à une résidente lors d’une activité, « j’en ai rien à foutre ! » hurlé sur une autre. Une dame ne voulant pas manger aurait été secouée sur son fauteuil pour la forcer.

Un comportement qui n’a pas évolué

Et les choses ne se seraient visiblement pas arrangées depuis son retour d’arrêt de travail.

“Fin mars, elle m’a dit qu’une résidente dormait pour ne pas avoir à la faire manger, ce qui était faux.”

Une infirmière

Le directeur actuel de l’établissement, Alexis Gagliardi, dit prendre très au sérieux ces accusations.

“Je n’étais pas directeur au moment de l’enquête. Il y a eu à ce moment-là des choses dites, mais rien de factuel et avéré, avec des faits précis et des dates précises. Il y a un code du travail, on ne peut pas licencier quelqu’un sans ces bases-là.”

Alexis GagliardiDirecteur de l’Ehpad

Il précise aussi que l’ARS a suivi l’enquête, et n’a pas non plus décidé de prendre des mesures. Le directeur liste aussi les actions de son établissement pour lutter contre la maltraitance : formation des équipes à la manière de signaler un cas, charte de la bientraitance rédigée par la neuropsychologue de l’Ehpad, rappelle de ces principes à l’aide soignante mise en cause à son entretien de reprise. Il a également fourni à Voix du Jura les résultats de l’étude de satisfaction 2021 des salariés de son Ehpad. En moyenne, ceux-ci accordent 8 sur 10 aux relations avec leurs collègues.
L’ARS, de son côté, dit avoir été saisi et être en train d’examiner les faits.

Source ACTU.

Etats-Unis : Un variant du Covid-19 se propage dans une maison de retraite malgré 90 % de vaccinés…

CONTAMINATIONS Une étude de la principale agence de santé publique américaine révèle une explosion de cas positifs dans une maison de retraite malgré le vaccin.

Etats-Unis : Un variant du Covid-19 se propage dans une maison de retraite malgré 90 % de vaccinés

 

C’était un scénario redouté. Les cas de Covid-19 ont explosé en mars dans une maison de retraite aux Etats-Unis dont les résidents étaient pourtant vaccinés à plus de 90 %, suite à l’introduction d’un variant par un membre non vacciné du personnel, a révélé une étude de la principale agence de santé publique américaine publiée mercredi.

Le virus s’est ensuite propagé dans cet établissement du Kentucky, contaminant 44 personnes, dont 24 résidents et 20 personnels soignants, dont 18 et 4, respectivement, avaient pourtant reçu deux doses du vaccin Pfizer, dénombre cette étude des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC).

Les limites de la seule stratégie vaccinale

Ces travaux montrent donc les limites de la vaccination comme seule stratégie de lutte contre le Covid-19, notamment contre ses variants. Bien qu’« essentielle », elle doit être accompagnée d’une « attention continue à la prévention des infections et aux pratiques de contrôle », soulignent ses auteurs, qui citent le lavage des mains, le dépistage en continu pour identifier les cas, l’isolation des personnes contaminées et la quarantaine des cas contacts et ce, « indépendamment de la vaccination ». L’étude offre en outre un comparatif édifiant de la vulnérabilité des personnes contaminées, selon qu’elles soient vaccinées ou non.

Parmi les résidents contaminés, par exemple, seul un tiers des vaccinés ont souffert de symptômes, contre 83 % des non-vaccinés. Et seuls 11 % des vaccinés ont dû être hospitalisés quand cela a été le cas de deux tiers des non-vaccinés. Enfin, un seul résident vacciné sur 18 a succombé au virus. Parmi les non-vaccinés, au nombre de 6, deux ont perdu la vie.

« Pour protéger les résidents des maisons de retraite médicalisées, il est impératif que les personnels soignants, ainsi que les résidents, soient vaccinés », soulignent donc les auteurs de l’étude.

Source 20 MINUTES.

Seine-Saint-Denis : des résidents d’Ehpad dépouillés par des auxiliaires de vie. Le préjudice subi s’élève à 80.000€…

Trois salariés travaillant dans une maison de retraite de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et une clinique parisienne viennent d’être condamnés à des peines de prison.

Ils ont été confondus pour des vols de cartes bancaires et chéquiers au préjudice de pensionnaires très âgés.

Des résidents d’Ehpad dépouillés par des auxiliaires de vie

Leur trio était parfaitement organisé. Deux femmes, employées comme auxiliaire de vie et aide-soignante, et un homme, également auxiliaire de vie, viennent d’être confondus pour une série de vols commis dans un Ehpad de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et la clinique des Buttes-Chaumont à Paris (XIXe). Confondues pour une série de vols au préjudice d’une dizaine de retraités, âgés de 74 à 92 ans, en situation de grande faiblesse pour certains d’entre eux, les deux principales autrices ont été condamnées, le 30 avril, à 2 ans de prison, dont un an avec sursis par les juges du tribunal de Bobigny. Leur complice a écopé de 1 an de prison, assorti du sursis. Le préjudice subi s’élève à près de 80000 euros.

L’étude du planning d’une des suspects a permis de constater sa présence au moment des vols. « Les deux principales protagonistes de cette affaire effectuaient des vacations dans différents établissements d’accueil et de soin de retraités, souligne une source judiciaire. Elles ont été interpellées le 27 avril avant de reconnaître, tout ou partie, des faits reprochés. Nous sommes face à deux femmes, particulièrement cupides. » Au cours des perquisitions de leur domicile, les enquêteurs ont saisi 1000 euros en argent liquide ainsi que des chaussures et des vêtements de luxe pour une valeur estimée à 32 000 euros.

Source Le Parisien

Bretagne : « Ça fait du bien au corps et à la tête »… Les mamies veulent taper dans le ballon…

SPORT SANTE L’association Footeuses à tout âge a lancé une cagnotte en ligne pour organiser un stage pour les femmes de 50 ans et plus dans le Finistère cet automne.

L'association Footeuses à tout âge veut rendre accessible la pratique du foot aux femmes seniors. — Association Footeuses à tout âge

L’association Footeuses à tout âge veut rendre accessible la pratique du foot aux femmes seniors.

Association Footeuses à tout âge

  • La belle aventure des « mamies foot » née à l’été 2019 se poursuit grâce à Footeuses à tout âge.
  • L’association veut rendre accessible la pratique du football aux femmes seniors.
  • Une cagnotte en ligne a été lancée pour organiser un stade cet automne à Quimper.

Elle n’avait jamais tapé dans un ballon de sa vie. Entourée de « footeux » dans sa famille, Marie-France Gosselet a franchi le pas à l’âge de 56 ans. C’était le 19 juin 2019 à Saint-Étienne, en pleine Coupe du monde féminine qui se tenait en France. Sélectionnées dans des résidences pour seniors, des mamies françaises avaient chaussé les crampons pour se mesurer à une équipe de grands-mères sud-africaines. Peu importe le résultat, l’aventure des « mamies foot » était née.

Pour que l’élan continue, l’association Footeuses à tout âge a vu le jour dans la foulée. Elle compte aujourd’hui une quinzaine de membres réparties dans toute la France avec un noyau dur en Bretagne. Chaque semaine, ces mamies âgées de 50 ans et plus – mais « qui s’en footent de leur âge » – s’entraînent avec les enfants de clubs de foot des environs.

Les bienfaits du football pour la santé

Présidente de l’association, Marie-France Gosselet tâte ainsi le cuir tous les samedis avec les jeunes de Pleuven (Finistère) ou avec les licenciées de la section féminine de Quimper. Même si la crise sanitaire la contraint pour l’instant dans ses déplacements, elle ne louperait les séances d’entraînement pour rien au monde. « Cela fait du bien de se bouger et de se remettre à l’effort, indique-t-elle. Et quand on est sur le terrain, on ne pense plus qu’à taper dans le ballon. Ça fait du bien à la fois au corps et à la tête ».

Comme Marie-France Gosselet, qui perçoit une pension d’invalidité pour cause de fibromyalgie, beaucoup de ces « mamies foot » ont découvert les bénéfices du football pour la santé après avoir été confrontées à la maladie ou à des coups durs de la vie. « Les cabossées, elles osent », sourit la quinquagénaire. Avec ses collègues footeuses, elle essaie désormais de convertir le plus de femmes possible au ballon rond. « On n’est pas dans l’idée de compétition mais dans quelque chose de très ludique, on s’éclate à jouer avec les enfants », assure-t-elle.

Une cagnotte en ligne pour financer un stage à Quimper

Affiliée à la Fédération sportive et culturelle de France, la Fédération Française de Football n’ayant jamais donné suite à leur demande, l’association Footeuses à tout âge tente ainsi de nouer des partenariats avec des clubs locaux acceptant d’accueillir des mamies afin qu’elles puissent s’entraîner avec les enfants. « Il y en a aujourd’hui huit mais on espère que leur nombre va vite augmenter », souligne sa présidente.

En parallèle, les footeuses planchent également sur l’organisation d’un stage pour initier une vingtaine de femmes âgées de 50 ans et plus aux joies du football. Pour les aider à financer cet événement, prévu cet automne à Quimper, elles ont lancé il y a quelques jours une cagnotte en ligne. « Il faut que l’on rattrape notre retard car aux États-Unis, en Afrique du Sud, en Lituanie ou en Espagne, le football féminin senior est bien plus développé ».

Source 20 MINUTES.

“La Covid a révélé une manière de maltraiter la prise en charge de nos aînés” : un directeur d’EHPAD jette l’éponge…

Directeur général adjoint de la Mutualité française en Normandie, Sylvain Meissonnier supervisait six EHPAD.

Après 30 ans de carrière au contact des personnes âgées, il jette l’éponge.

Il dénonce un système sociétal qui a privé son travail de sens.

Sylvain Meissonnier, directeur général adjoint de la Mutualité française en Normandie a décidé de quitter ses fonctions.

 

Ils sont tous un peu sonnés. Et perdus. Depuis un an, ils traversent tous ensemble la tempête du Covid. “C’est peut-être la pire année de ma carrière“, confie Patricia Becq-Poinsonnet, directrice de l’EHPAD “les jardins d’Elsa” à Ifs, “On a vécu des choses vraiment terribles. Il y a des jours où on se demandait comment on allait pouvoir continuer notre prise en charge. C’était vraiment au jour le jour.” Dans cette tempête, les équipes des EHPAD du groupe ont pu compter sur Sylvain Meissonnier, le directeur général adjoint. “C’était le chef d’orchestre”, raconte Maxime Montagne, médecin coordonnateur. “Il avait un rôle de soutien, d’encouragement. Il nous amenait ce dont on avait besoin quand c’était possible“, explique Patricia, “Il nous a aidé à tenir.” Mais aujourd’hui, le capitaine a décidé de quitter le navire.

Et l’éclaircie tant attendue depuis des mois de s’éloigner encore plus dans l’esprit des personnels. “La réalité, c’est que c’est vous les forces vives“, lance Sylvain Meissonnier à ses collaborateurs abattus, comme pour les consoler, “C’est vous, des directeurs aux aides-soignantes, des personnes qui font le ménage à celles qui sont en cusine, c’est vous qui faites le quotidien de nos aînés. En réalité, des gens comme moi on est là que pour vous dire : vous avez des projets, on va vous soutenir. Mais ce ne sont que des mots. L’action, c’est vous qui la menez. C’est vous qui faites vivre cette qualité d’accompagnement et de respect qu’on doit à nos aînés.

Sylvain Meissonnier a travaillé près de 30 ans auprès des personnes âgées

“Je ne veux plus faire semblant de croire à un système”

Si le directeur général adjoint a foi en ses équipes, la crise de la covid a balayé ses dernières illusions. “On continue à ne pas se poser les bonnes questions sur la prise en charge, l’accompagnement, le respect qu’on doit aux personnes du grand âge“, estime Sylvain Meissonnier, “Le choix que je fais c’est de ne plus être à la manette pour abîmer la relation avec les résidents, les familles et le personnel (…) Je ne veux plus faire semblant de croire à un système auquel je ne crois plus.” Un système au sens large, à l’échelle de toute la société.

“L’objectif, c’est le bien-être des gens à qui on doit le respect, des gens qui nous ont nourris, des gens qui nous élevés”

Sylvain Meissonnier

Pour le capitaine, la boussole est cassée. “Quand on s’occupe d’un public malade, fragilisé par l’âge, on ne peut pas rentrer dans la question de l’accompagnement et de la prise en charge par la donnée économique“, pense celui qui se présente pourtant comme un gestionnaire, “La donnée économique, c’est un résultat. Ça ne peut pas être l’objectif de départ. L’objectif, c’est le bien-être des gens à qui on doit le respect, des gens qui nous ont changés, qui nous ont nourris, qui nous ont élevés, qui ont payé nos études.” Et de citer l’exemple des repas. “Est-ce que c’est respectueux d’imaginer de continuer à faire manger des résidents pour 5€10 par jour ? Nous, à 5€10, on est plutôt cher. La moyenne nationale c’est plutôt 3€50. Est-ce que vous imaginez manger quatre repas par jour pour 3€50 ?

Des sacs poubelle pour habiller le personnel

Les aînés ne sont pas les seules victimes du système que dénonce Sylvain Meissonnier. “Ça fait 25 ans qu’on dit que les personnels des EHPAD sont les oubliés d’un système social“. Le Ségur de la santé apparait selon lui comme un premier pas en avant mais “il a fallu attendre six mois avant qu’il soit décliné dans les établissements privés non lucratifs“. Et le compte n’y est pas. “Les aides-soignantes de nos établissements vont bénéficier d’une revalorisation mais pas celles qui interviennent à domicile. Or, depuis 25 ans, on nous dit qu’il faut développer la prise en charge à domicile. Au bout d’un moment, quand on se lève le matin, on a besoin d’avoir du sens.

La considération financière ne passe pas que par les salaires. Le début de l’épidémie en France a été marqué par le manque d’équipements de protection. “Dans les EHPAD, on habillait les personnels avec des sacs poubelle“, rappelle Sylvain Meissonnier, “C’est juste ça la vraie vie. Combien de temps, en tant que dirigeant, je vais continuer d’accepter qu’on habille des soignants avec des sacs poubelles ?

“Quelqu’un, qui n’a sans doute jamais mis les pieds dans un EHPAD, décide de quelque chose et l’annonce dans un bureau”

Sylvain Meissonnier

Un manque de respect des pouvoirs publics qui, selon lui, va bien au-delà des moyens attribués. “Je n’ai pas envie de continuer à cautionner un système où on apprend le dimanche soir à 2O heures à la télévision que les visites vont reprendre le lendemain. Après vous avez l’ARS qui vous dit : ne vous inquiétez pas, on va vous envoyer une note pour vous expliquer comment organiser ces visites mais vous l’aurez jeudi ou vendredi. Nous sommes en plein milieu d’un désastre de communication où quelqu’un, qui n’a sans doute jamais mis les pieds dans un ehpad, décide de quelque chose et l’annonce dans un bureau.

Hôpital ou prison

Cette envie de jeter l’éponge, Patricia Becq-Poinsonnet, directrice de l’EHPAD “les jardins d’Elsa” à Ifs, reconnait, après un instant d’hésitation, qu’elle lui a traversé l’esprit. Le 17 octobre dernier, un premier cas positif est signalé dans son établissement. Très vite, la spirale infernale s’enclenche. 90 résidents sur 100 sont touchés par le virus. “Notre établissement ressemblait plus à un hôpital qu’à un EHPAD.” Le personnel n’est pas épargné. Le coronavirus frappe aussi les salariés. Et les familles frappent aux portes, angoissées par le sort de leurs parents. “J’avais plus l’impression de tenir une prison qu’un EHPAD. Pour moi, ce n’était pas entendable.

Patricia Becq-Poinsonnet, directrice de l'EHPAD "les jardins d'Elsa" à Ifs

Mais “l’équipe a vraiment tenu le choc“, raconte Patricia Becq-Poinsonnet. Durant cette période où le personnel est sur le pont du lundi au dimanche, le contact avec Sylvain Meissonnier est permanent. “On avait des réunions tous les jours. On pouvait appeler n’importe quand. Il y avait toujours quelqu’un qui nous répondait.” Le directeur fera même venir un glacier devant l’établissement pour réconforter personnels et résidents.

Distribution de glaces à l'EHPAD d'Ifs

Depuis le début de la crise, Sylvain Meissonnier tente, selon ses équipes, de répondre à leurs besoins mais aussi de “créer des liens entre les EHPAD, faire de l’échange d’expérience, créer une entraide et la chapeauter“, indique le médecin coordonateur, alors que les consignes des autorités sanitaires “pouvaient être en contradiction d’une semaine ou d’un jour à l’autre“. Et d’adapter les ordres venus d’en haut à la réalité du terrain. “Il réfléchissait toujours dans l’intérêt des résidents et des familles.

Si la période la plus sombre de cette crise semble être passée dans ces EHPAD, les effets du coronavirus continuent de se faire sentir. “On se rend compte que toutes les nouvelles entrées sont des entrées trop tardives. Ces personnes auraient dû rentrer plus tôt. Mais à cause de la pandémie, pour X raisons, elles n’ont pas pu rentrer dans l’EHPAD et finalement elles arrivent très fatiguées, avec un état très altéré“, raconte Maxime Montagne, “On a énormément de décès dans les jours qui suivent les entrées, une à deux semaines après l’arrivée de ces personnes. Elles ont tenu tout ce qu’elles ont pu au domicile, dans des conditions assez précaires d’isolement.Toutes les conséquences de cette pandémie, tout cet isolement, cette non accessibilité aux soins, on le ressent maintenant.

Maxime Montagne, médecin coordonnateur, au chevet d'un résident

“Bousculer un peu tous ces vieux modèles”

Après trente ans de carrière, Sylvain Meissonnier quittera ses fonctions le 30 juin prochain. “Si on continue malheureusement à donner envie aux passionnés de ne plus être passionné, demain, dans des établissements comme les EHPAD, on ne fera plus que des gestes techniques. Et ça, clairement, ça ne m’intéresse pas du tout“, prévient le futur ex directeur, qui envisage son départ plus comme une parenthèse que comme point final. “Je veux faire le point sur cet engagement de près de 30 ans, chercher à quel endroit je peux être utile pour faire évoluer les choses. Le prochain point de chute devra avoir du sens et permettre de bousculer un peu tous ces vieux modèles.

Source FR3.

Sarthe : quand La Poste livre les repas aux seniors… Vidéo….

Chute du courrier oblige, La Poste se réinvente.

Nouvelle offre, la livraison de repas aux seniors en partenariat avec les restaurateurs et traiteurs locaux.

Sur le secteur de Montval-sur-Loir La Poste dédie trois tournées par semaine à la livraison de repas à domicile pour les seniors.

 

Le “bien vieillir” à la maison est un enjeu majeur. En 2050 une personne sur trois aura plus de 60 ans. La Poste entend bien marquer son territoire dans le domaine du portage à domicile. La stratégie étant de mettre à profit son expérience du contact clientèle et sa logistique au service des seniors.

“le métier originel de la poste c’est la logistique… nos facteurs sont les deuxièmes personnes les plus appréciées de France”.

Rodrigue Guilloret – responsable commercial de la poste

Sur le secteur de Montval-sur-Loir, à 50km au sud du Mans, trois tournées hebdomadaires dédiées aux livraisons de repas aux seniors sont déjà en place. Résultat d’un partenariat entre l’opérateur et le traiteur “Aux saveurs de Bercé”, trois formules de 8 à 10 euros dont près de la moitié peut être prise en charge par l’Allocation personnalisée d’autonomie proposée par le département.

Véronique, postière, s’est immédiatement portée volontaire. Chaque lundi, mercredi et vendredi elle livre les repas pour une douzaine de seniors comme lors de cette séquence tournée chez René, retraité  à Chenu :

C’est également une belle opportunité pour le traiteur “Aux saveurs de Bercé” basé à Montval-sur-Loir. Dès le premier confinement l’entreprise spécialisée dans l’évènementiel s’est tournée vers le service aux particuliers et à domicile. Travailler avec la Poste est un engagement à long terme, pendant ou hors confinement.

“Je me suis dit que cela pouvait être un atout supplémentaire … ce n’est pas une activité qui va s’arrêter, c’est une activité qu’on développe chacun de notre côté en tant que partenaires. Je travaille déjà à une deuxième tournée”.

Magalie Peltier Traiteur “Aux saveurs de Bercé”

Magalie, traiteur, livre ses repas aux seniors en partenariat avec La Poste

Source FR3.

Le combat d’une retraitée pour retirer son compagnon d’un Ehpad…

Monique Bachet, une octogénaire de Messein, tente depuis plusieurs mois de retrouver son compagnon, résident d’un Ehpad meusien.

Dans un contexte marqué par le Covid, la situation s’est enlisée avant qu’une décision de justice ne statue en sa faveur.

Le combat d’une retraitée pour retirer son compagnon d’un Ehpad...

 

« Je ne peux laisser Maurice mourir de chagrin ». Monique Bachet ne sait plus à quel saint se vouer. Cette retraitée de 80 ans, résidant à Messein, tente depuis plusieurs mois de faire sortir son compagnon d’un Ehpad de Gondrecourt-le-Château, en Meuse. L’histoire est assez rocambolesque : Monique et Maurice, 88 ans, se fréquentent depuis 12 ans. Ils vivent ensemble, dansent, partent en vacances. Même lorsque l’homme, souffrant de troubles cognitifs, est placé sous tutelle il y a un peu plus de deux ans, la vie sociale de ce couple qui a retrouvé une vie sentimentale sur le tard reste active.

Mais en septembre, l’aidante souhaite partir en cure à Contrexéville pour se reposer. Son compagnon ne peut pas l’accompagner. À contrecœur, l’octogénaire, fatiguée, accepte le placement de l’homme dans un Ehpad. De retour de cure thermale, elle regrette amèrement son choix : « En le rappelant, je voyais qu’il dépérissait. Je m’en suis voulu ! »

Une lettre au ministre Olivier Véran

Précédemment, une opération de l’octogénaire avait nécessité un séjour temporaire de Maurice dans un établissement toulois, d’où il s’était évadé. Pour la tutelle et certains proches, l’état de santé du couple ne leur permet plus de vivre ensemble. Mais Monique Bachet n’en démord pas. Depuis huit mois, elle relance inlassablement la maison de retraite et l’Udaf (Union départementale des associations familiales) de Meurthe-et-Moselle, chargée de la tutelle, afin de faire avancer plus rapidement les choses. Elle rédige même des missives au préfet et au ministre de la Santé Olivier Véran, lui enjoignant d’agir.

“Je lui parlais des mésanges qui venaient sur notre terrasse. Ça lui faisait du bien”. Monique Bachet

 

En octobre, la Messinoise a droit à une visite, à travers une vitre. Quelques semaines plus tard, elle retourne à Gondrecourt-le-Château en catimini. Elle, derrière une haie, lui à sa fenêtre. Telle une Roxane rendant la pareille à son Cyrano, elle lui glisse des mots doux, par téléphone : « Je lui parlais des mésanges qui venaient sur notre terrasse. Ça lui faisait du bien ».

Ce sera l’un des derniers contacts qu’elle aura avec son « chéri ». Il ne sera plus joignable, faute de recharge pour son téléphone. « Il n’a pas dû comprendre. Maurice a payé pour moi », s’emporte la retraitée, « personne ne me tient au courant, je ne sais pas dans quel état il est », souffle-t-elle dans un sanglot.

« Il n’y a eu aucun frein aux visites », s’est défendu la direction de l’Ehpad, tout en reconnaissant que l’une d’entre elles a été annulée, sans donner de précisions.

Menaces de défenestration

Fin mars, la justice a statué en faveur du couple ; le juge des contentieux de la protection a décidé que Maurice devait revenir chez sa compagne « pour sa santé psychique et cognitive ». Une expertise psychiatrique du résident, jointe au dossier, fait état d’une situation sociale préoccupante : dans son rapport, le médecin note « un détachement affectif » ainsi qu’un « isolement progressif ». Il requiert un retour au domicile de Mme Bachet, en raison « de demandes incessantes de rentrer chez lui » et de « menaces de défenestration ». Depuis le 22 mars, date de l’ordonnance du tribunal, Monique Bachet assure n’avoir aucune nouvelle de l’évolution de la situation, malgré ses démarches administratives.

« Le problème est en train de se régler. S’il n’y avait pas eu le Covid, cela aurait mis trois semaines », a plaidé Emmanuel Thibaut, directeur général de l’Udaf. « Il n’y a eu aucune volonté de séparer les personnes ou de perdre du temps », reprend-il, tout en reconnaissant les difficultés que Mme Bachet a eues à voir son compagnon. Il assure que toutes les conditions nécessaires, notamment les aides à domicile, sont enfin réunies pour le retour de Maurice chez sa compagne, prévu le 10 mai, sans cacher sa crainte de voir la situation se reproduire dans quelques mois.

La retraitée assure qu’elle peut encore s’occuper de son compagnon. Mais a peur qu’il ne soit déjà trop tard : « Je vais récupérer un homme qui a souffert ».

Source EST REPUBLICAIN.

Baisse du taux d’occupation dans les Ehpad : les professionnels inquiets…!

Cette baisse est en partie due aux nombreux protocoles sanitaires qui ont retardé les admissions de nouveaux résidents.

Korian a connu une baisse de 5 points du taux d'occupation de ses établissements depuis le début de la crise.

 

« La situation est inédite » partage Annabelle Vêques, la présidente de la Fédération nationale des associations de directeurs d’établissements et services pour personnes âgées (Fnadepa). Alors que les taux d’occupation étaient toujours très élevés et les listes d’attente prises d’assaut, beaucoup d’Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ne croulent désormais plus sous les demandes. Une évolution qui suscite des inquiétudes.

Le groupe Korian, leader du secteur avec près de 500 établissements en France, a connu depuis le début de la crise sanitaire « une baisse de 5 points du taux d’occupation » de ses établissements, partage le groupe. Selon Korian, cette baisse est due à l’effet combiné de plusieurs facteurs, liés à la pandémie. En premier lieu, les protocoles sanitaires, nombreux et très contraignants.

« Quand il y a des cas de Covid, les protocoles de l’ARS et du ministère de la santé n’autorisent pas l’arrivée de nouveaux résidents » explique la direction. Des mesures sanitaires compréhensibles, mais qui grippent le bon fonctionnement des Ehpad. Pour Annabelle Vêques ces protocoles – «plus de 50 depuis le début de la pandémie» – ont retardé de nombreuses admissions : « les gens se sont dit qu’ils allaient différer, attendre que la crise passe, ils ne voulaient pas voir leur proche que tous les 15 jours ». Même si des dérogations sont accordées pour les « situations urgentes », les admissions ont été ainsi presque gelées lors du premier confinement.

Pour la directrice de la Fnadepa, cette situation est préoccupante, car si la santé des résidents est bien sur la priorité des directeurs d’établissements, ces derniers ne peuvent pour autant évacuer la question économique. «Le modèle économique des Ehpad est viable seulement si le taux d’occupation est très élevé», explique-t-elle.

Ces inquiétudes ne sont toutefois pas partagées par tous les directeurs d’établissement : « Il y a de forte disparité selon les régions » précise la direction de Korian. Pour la directrice de la Fnadepa, « il faudrait une enquête nationale de l’État pour y voir un peu plus clair » et mieux cerner l’ampleur de ces transformations.

Que laissent augurer les campagnes de vaccination ? « Avec le vaccin cela repart, mais on n’a pas retrouvé les niveaux d’avant crise » déclare le service presse de Korian. Malgré tout, la présidente de la Fnadepa reste confiante : « les résidents sont maintenant primo-vaccinés à 99%, les personnes dans nos maisons de retraite seront donc les lieux les plus sécuritaires de France. La collectivité qui était auparavant un risque crée désormais une bulle sanitaire ».

Des informations qui devraient rassurer les personnes dépendantes et leurs familles et ce d’autant plus qu’une défiance grandissante envers ces établissements s’est développée avec la crise. Une dizaine d’Ehpad fait en effet l’objet de plaintes, ces établissements sont accusés d’avoir délaissé les résidents pendant la crise sanitaire. Des scandales de plus en plus nombreux et qui n’aident pas à redorer l’image déjà négative des Ehpad.

Cette réputation pousse même certaines personnes à trouver d’autres solutions. « Avec mes frères et sœurs nous envisagions l’an dernier de placer notre mère en Ehpad » raconte Louise*, la soixantaine et dont la mère – dépendante depuis peu – souffre de plusieurs pathologies.

Malgré « de vives pressions exercées par le corps médical » Louise et sa famille ont finalement opté pour une solution alternative à l’Ehpad : le maintien à domicile avec hébergement d’un étudiant et « le recours à tous les moyens d’assistance financièrement accessibles » comme l’aide à domicile, la douche à l’italienne, etc. Ces alternatives auraient connu un grand succès à la faveur de la crise sanitaire comme l’affirme Aurélie Besançon, directrice marketing de Ouihelp, une agence d’aide à domicile qui compte une vingtaine d’antennes en France : « Nous avons dû recruter davantage pour faire face à la demande».

La jeune directrice constate chez les «aidants», les proches des personnes dépendantes, une «peur de l’Ehpad». «Au-delà du moral de leur proche, les gens s’inquiètent désormais pour leur santé» explique la directrice. À l’avenir, le recours à l’aide à domicile pour les personnes au seuil de la dépendance sera peut-être plus systématique.

*Le prénom a été modifié

Source LE FIGARO.

Covid-19 : l’incompréhension d’un résident, isolé dans son Ehpad après un déjeuner chez son fils…

La crise sanitaire continue à être une épreuve pour les aînés hébergés en Ehpad.

Malgré les protocoles transmis aux familles des résidents de Rion, des Ombelles et de Foug, certains y perdent leur latin.

A ses dépends et bien que vacciné, Sam Vergne s’est vu placé à l’isolement à son retour d’un repas de famille.

Covid-19 : l’incompréhension d’un résident, isolé dans son Ehpad après un déjeuner chez son fils

 

« Je ne critique pas l’Ehpad, ce sont des amours. » Sam Vergne, en pleine possession de ses moyens à 93 printemps moins quelques semaines, n’a rien contre l’établissement de Foug où il est hébergé depuis novembre 2018. Seulement, son déjeuner dominical pris chez son fils à Domgermain lui a laissé comme un goût amer en bouche. A son retour, le vaillant nonagénaire s’est en effet vu consigner dans sa chambre, sans interaction possible avec les autres résidents et ce, « durant sept jours », lui a-t-on annoncé.

« Il m’a assuré qu’on ne l’avait pas prévenu à l’avance », détaille au téléphone l’un de ses trois fils, installé à Nice. « S’il avait su ce qui l’attendait, jamais il se serait sorti ! » Inquiet pour ce père « catastrophé » par la situation – et habituellement peu enclin à appeler à l’aide -, l’homme a voulu mettre en lumière une affaire ni claire pour l’intéressé, ni pour sa famille.

Un rescapé du virus

Car Sam Vergne a déjà contracté la Covid-19 en novembre 2020. Le virus l’a atteint au point de passer un mois aux urgences, mais ne l’a pas terrassé. « Il a même développé les anticorps », relève au passage son fils. Un premier médecin lui a conseillé d’attendre six mois après guérison pour se faire vacciner. Un second a annoncé trois mois. Moralité, Sam Vergne a reçu une première injection de Pzifer à l’Ehpad. Il pensait qu’une seule piqûre suffirait vu qu’il avait été déjà malade. Que nenni. Une seconde lui a été administrée ce jeudi 22 avril.

Pensant que les sorties étaient autorisées, le policier retraité s’en est donc allé déjeuner chez cet autre fils installé dans le Toulois… Et patatras, la nouvelle est tombée, alourdie, ce lundi, par l’annonce du décès d’un beau-frère. « Il ne pourra pas aller à l’enterrement », déplore le fils niçois qui craint aujourd’hui de voir son paternel sombrer. « C’est un homme de contact. Pour lui, c’est la punition. » Contacté, l’intéressé dit effectivement « ne rien comprendre » et affirme cash : « je suis catastrophé. Je ne sais pas si les gens peuvent se mettre à ma place. »

Joint ce lundi, le directeur de l’Ehpad, Hervé Pierrot, se veut rassurant. Le confinement de ce résident « très actif » sera levé mercredi soir. Soit à l’issue de la semaine réglementaire qui assure l’efficacité du vaccin. Le responsable est également formel : il pourra assister aux funérailles de son beau-frère. Pour cela, Sam Vergne devra se conformer à un test antigénique et portera un masque FFP2 le jour J. A son retour à l’Ehpad, point de mise à l’écart : le nonagénaire retrouvera sa liberté comme avant. Pour l’heure, si les contacts restent prohibés avec les autres pensionnaires, le retraité peut s’aérer sur un balcon. Et si l’ancien policier a prévu d’avancer dans l’écriture de ses mémoires, il doit surtout s’armer de patience.

Source EST REPUBLICAIN.