Valognes. Ivre, il frappe sa mère septuagénaire non voyante…

Faits Divers – Justice. Au tribunal judiciaire de Cherbourg, le 29 juillet 2021, un homme a été jugé pour des violences sur une personne vulnérable.

Valognes. Ivre, il frappe sa mère septuagénaire non voyante

 

Un homme, 45 ans, a été jugé en comparution immédiate par le tribunal judiciaire de Cherbourg le 29 juillet 2021 pour des violences sur une personne vulnérable. Le 26 juillet 2021, les gendarmes arrivent et trouvent le prévenu sur la pelouse de la maison de sa mère qui l’héberge.

Elle a 75 ans et est non voyante. Le mis en cause passe ses journées à boire.

Ce soir-là, il a giflé sa mère et elle a eu très peur. Les voisins, après avoir entendu des cris, ont appelé la gendarmerie. Il dort dans la même chambre que son fils de 15 ans car il est séparé de son épouse.

Le fils, qui dort sur un matelas, attend que le père ait terminé de boire et de fumer pour pouvoir s’endormir. Le lendemain, il ne se souvient plus de ce qu’il a fait la veille. Son avocat précise “qu’il ne conteste pas les faits, il assume”. Le procureur indique : “le 30 avril, il vient s’installer chez sa mère à sa sortie de prison et il est ivre tous les soirs”. Il requiert 12 mois de prison ferme dont 5 avec un sursis probatoire.

Le tribunal le condamne à 14 mois ferme dont 9 mois avec sursis probatoire et prononce le maintien en détention.

Source La Manche Libre.

Retraite complémentaire : sous-revalorisation des pensions, combien allez-vous perdre ?…

Pour limiter la chute des réserves financières en deçà du seuil critique, les partenaires sociaux gestionnaires de l’Agirc-Arrco ont pris une lourde décision, ce jeudi 22 juillet.

Les revalorisations des pensions seront freinées durant deux ans !

Retraite complémentaire : sous-revalorisation des pensions, combien allez-vous perdre ?

 

Mauvaise nouvelle pour les retraités ! Pour la troisième et dernière fois depuis le 21 juin, les partenaires sociaux gestionnaires de l’Agirc-Arrco se sont réunis ce jeudi 22 juillet afin de trouver une solution pour redresser la trajectoire financière du régime de retraite complémentaire des salariés du privé. Un texte prévoyant une dérogation temporaire a été proposé. Il devrait permettre au conseil d’administration de l’Agirc-Arrco de sous-indexer les pensions complémentaires jusqu’à 0,5 point (au lieu de 0,2 actuellement) en dessous de l’inflation. Cela reviendrait donc à une revalorisation de 0,9% en novembre prochain, au lieu de 1,4%.

Retraite complémentaire : une sous-revalorisation durant deux ans !

La revalorisation de novembre n’est pas la seule concernée. Celle de novembre 2022 devrait aussi être sous-indexée. “Ce changement nous permet de maintenir la trajectoire financière du régime”, explique Olivier Bogillot, du Medef. L’ensemble du patronat, la CFTC et la CFDT a d’ores et déjà approuvé ce principe.”En passant de 0,2 à 0,5 point cela permet au conseil d’administration de pouvoir arbitrer en fonction de la situation économique. Ainsi si la croissance repart et que la trajectoire des réserves évolue positivement on pourrait très bien imaginer une sous-revalorisation plutôt de 0,3 ou 0,4 point et à l’inverse mieux revaloriser les pensions l’année prochaine si le retour de la croissance se confirme”, détaille Frédéric Sève de la CFDT à Capital.

Quelle sera l’incidence sur le montant de votre pension ? “On nous parle avec cette sous-revalorisation d’un manque à gagner de 2 à 3 euros par mois soit près de 35 euros par an, ce qui, pour les petites retraites, peut compter. Cela fait maintenant plus de dix ans que les retraités perdent du pouvoir d’achat”, alerte Michel Beaugas de Force ouvrière, fortement opposé à cette mesure, dont la décision finale sera prise en octobre.

Source PLANET.

 

Auto : faut-il arrêter de conduire à un certain âge ?…

Conduire demande un certain nombre de capacités motrices et physiques, susceptibles de s’affaiblir en vieillissant. Faut-il arrêter de prendre le volant passé un certain âge ?

Anne Lavaud, déléguée générale de l’association Prévention Routière, nous éclaire sur le sujet. 

Auto : faut-il arrêter de conduire à un certain âge ?

 

Devient-il dangereux de conduire passé un certain âge ?  Une chose est sûre : conduire est un exercice qui demande beaucoup d’attention, ainsi que plusieurs capacités motrices et physiques. Il faut donc s’assurer que toutes les conditions sont réunies avant de prendre la route, afin de circuler en toute sécurité. Anne Lavaud est déléguée générale de l’association Prévention Routière, organisation reconnue d’utilité publique qui intervient sur l’ensemble du territoire français. Pour Planet, la spécialiste de la sécurité routière nous indique les précautions à prendre pour conduire quand on prend de l’âge.

1. Conduire avec l’âge : quelles sont les principales difficultés ?

Planet. Quelles sont les difficultés que l’on peut rencontrer à conduire avec l’âge ?

Anne Lavaud. “Avec l’âge, on a une altération progressive de nos fonctions cognitives, et ça, ça commence très tôt. Quand on vieillit, l’ouïe qui peut être altérée, on perd la vue, une certaine souplesse pour tourner la tête, pour se mouvoir, ce qui fait que l’on peut éventuellement avoir des difficultés pour conduire. Naturellement on compense ce genre de choses : l’ouïe et la vue se soignent, quel que soit son âge. Pour les seniors, c’est la même chose. En vieillissant, on adopte des habitudes de conduite : certaines personnes qui sentent qu’elles ont des difficultés à conduire de nuit vont éviter de dîner chez des amis le soir, elles iront plutôt déjeuner le dimanche en plein jour. La personne préfère faire ses déplacements dans de meilleures conditions en conduisant de jour. Il y a progressivement une adaptation de la mobilité des personnes seniors, mais on parle de personnes vraiment plus âgées, entre 75 et 85 ans. Attention :  on n’attend pas d’être senior pour commencer à avoir des problèmes de santé. Les seniors, à partir du moment où ils n’ont plus d’activité professionnelle, vont commencer à adapter leur mobilité en fonction de leur activité”.

De ce fait, y-a-t-il un âge pour arrêter de prendre le volant ?

2. Conduire avec l’âge : comment savoir quand il faut arrêter ?

Planet. Y-a-t-il un âge pour arrêter de conduire ?

Anne Lavaud. “Il n’y a pas d’âge pour arrêter de conduire. Il peut y avoir une clairvoyance qui peut pousser certaines personnes à arrêter de conduire, ou l’évolution inégale entre la santé des uns et des autres. Ce n’est pas un âge, c’est plutôt un état qui va faire qu’on va prendre conscience qu’il faut changer sa mobilité. Il est très important de s’auto-évaluer et de prendre conscience de sa capacité à conduire ou non”.

Attention toutefois : avant d’arrêter de conduire, certaines précautions doivent être prises…

3. Conduire avec l’âge : attention à ne pas perdre sa mobilité

Planet. Quels sont les précautions à prendre quand on arrête de conduire ?

Anne Lavaud. Quand on commence à prendre de l’âge, il faut être à l’écoute de son entourage : enfants, médecin traitant, tous ceux qui pourront vous donner des signaux d’alerte par rapport à votre conduite automobile. Il ne faut pas que l’arrêt de la conduite entraîne un arrêt de la mobilité. Si on coupe quelqu’un de toute fonction de mobilité cela veut dire que la personne ne peut plus rester chez elle et qu’il faut trouver une autre manière d’accompagner les dernières années de sa vie. La diminution de la mobilité accélère un état d’anxiété, d’angoisse et de dépression chez les personnes âgées. Si on veut faire prendre conscience à quelqu’un qu’il faut arrêter, il faut lui proposer des alternatives, lui donner des solutions pour conserver une mobilité qui permettra de continuer à se projeter dans sa vie et dans son environnement naturel.

Source PLANET.

 

Côte-d’Or : un coffret multisensoriel pour les personnes âgées, le nouveau projet des “Doigts qui rêvent”…

La maison d’édition basée à Talant et spécialisée dans les livres tactiles destinées aux enfants déficients visuel, veut cette fois s’adresser aux personnes âgées en situation de handicap.

Elle prévoit de créer des coffrets multi-sensoriels “évocateurs de souvenirs”.

Explications.

Un livre tactile réalisé par Les Doigts qui rêvent, la maison d'édition spécialisée basée à Talant.

 

Un nouveau projet pour la maison d’édition talantaise, Les Doigts qui rêvent ! Spécialisée dans les livres tactiles destinés aux enfants déficients visuel ou aveugles, veut cette fois s’adresser aux personnes âgées en situation de handicap. “L’idée c’est de proposer des coffrets multi-sensoriels” explique Sophie Blain, la directrice de, Les Doigs qui rêvent, “dans ces coffrets on va trouver des textes courts, chacun aura une illustration tactile à découvrir avec les mains. Il y aura aussi un objet en lien avec le texte et des objets à sentir, mais aussi une musique ou une chanson.”

Un travail mené lors d’ateliers dans les EPHAD de Talant et Chaumont

“Cela va dépendre du travail obtenu lors des ateliers menés au sein des EHPAD Robert Grandjean à Talant et de l’EHPAD Osier Pourpre à Chaumont,en octobre prochain”, poursuit la directrice de la maison d’édition.

Un projet né d’un constat fait sur le terrain après de nombreux ateliers menés en partenariat avec ces EHPAD et de jeunes publics. “On s’est rendu compte que des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer qui rentraient davantage en interaction avec un livre tactile.” L’objectif c’est donc de déterminer avec les prochains ateliers, les textes en lien avec ces publics là, et de “fabriquer des livres plus légers avec des planches tactiles par exemple pour ces personnes âgées pour qu’elles puissent les manipuler facilement”.

Un appel au financement

Mais pour mener ces ateliers et la fabrication de ces coffrets, la maison d’édition a besoin de financements. Elle a donc lancé un appel aux dons sur la plateforme Ulule. L’objectif c’est d’obtenir 11.000 euros d’ici quelques semaines. Un premier palier a été atteint, avec la somme de 4.500 euros, nécessaires pour la tenue des premiers ateliers. Avec en ligne de mire, le printemps 2022 pour tenir en main les premiers prototypes.

Pour en savoir plus sur le financement participatif, c’est ici.

Source FRANCE BLEU.

Un jeune ergothérapeute rend aînés et personnes en situation de handicap heureux, le temps d’une journée…

Mardi 29 Juin 2021, sur la plage de Sainte-Anne, en face de la base nautique, s’est déroulée une journée pour promouvoir l’activité physique et aquatique, pour les personnes âgées et celles en situation de handicap.

Une initiative d’un ergothérapeute, en collaboration avec la commune.

Aquasensation

 

Les pieds dans l’eau, sourire aux lèvres, des personnes âgées ou en situation de handicap ont bénéficié d’une journée à la plage, rythmée par 7 activités physiques et aquatiques différentes, dont du kayak, de l’aquabike, ou encore du pédalo. De quoi mettre du baume au cœur à ces personnes qui n’étaient pas sorties depuis plus d’un an, en raison de la pandémie de Covid-19.

Le projet “Aquasensation” était l’occasion, pour l’ergothérapeute Damien Bernard et son associé Alexis Waloszek, professeur d’activité physique adaptée, de mettre en avant l’importance du sport, pour ces personnes… d’autant plus dans l’eau.

Selon une étude de l’INSEE qui date de 2020, 12% de la population guadeloupéenne sont concernés par le handicap, qu’il soit reconnu ou simplement ressenti.

La loi de 2005 sur l’accessibilité oblige les installations ouvertes au public (IOP) et les établissements recevant du public (ERP) à permettre à tous d’accéder à leurs services. Mais, à ce jour, aucune plage de l’archipel n’est aménagée et adapté pour permettre l’accessibilité à tous.

Même si les plages ne peuvent pas être rendues accessibles par des aménagements lourds, la mise en place d’une rampe solide et fixe pourrait être une solution. De quoi rendre ces sites accessibles, sans les dénaturer.
C’est tout l’enjeu des communes, notamment celle de Sainte-Anne, partenaire du projet “Aquasensation”.

Damien Bernard voudrait pérenniser le projet, organiser plusieurs sessions et en faire profiter le maximum de personnes, malgré les difficultés rencontrées.

Les sports d’eau sont un excellent remède, pour le public visé, soit des personnes en difficultés, sur le plan physique ou psychique. L’eau permet d’apaiser les douleurs articulaires, de lutter contre la dépression, de créer des liens sociaux ; c’est aussi un pilier culturel en Guadeloupe.

Cette journée a rendu heureux les 120 participants, tous résidents d’EHPAD.

Aquasensation
Aquasensation
 
Aquasensation

 

Maintien chez soi, trottoirs et transports adaptés : un rapport de 80 pistes pour améliorer la vie des seniors…

Un rapport remis au gouvernement préconise 80 mesures pour aider les seniors à mieux vieillir, sans forcément passer par les maisons de retraite.

Parmi les pistes, des aides au maintien à domicile repensées et facilitées, des transports adaptés, ou davantage de bancs publics.

Le rapport préconise notamment des transports adaptés et davantage de bancs publics.

 

Des aides préventives pour adapter son logement avant de perdre son autonomie, des financements pour des “résidences seniors” à loyer modéré, un tissu urbain et des transports aménagés pour les personnes âgées : un rapport remis ce mercredi au gouvernement propose 80 mesures pour accompagner le vieillissement, sans forcément recourir aux Ehpad.

Permettre au plus grand nombre de “vieillir chez soi” implique “un logement adapté à ses fragilités présentes ou futures”, mais également un urbanisme et des transports permettant que “la vie à domicile ne se transforme pas en assignation à résidence”, résume auprès de l’AFP l’auteur de ce rapport, Luc Broussy, spécialiste de la “silver économie”, l’économie liée aux seniors.

Repenser et simplifier l’accès aux aides pour rester chez soi

Pour permettre aux seniors de rester vivre “chez eux”, Luc Broussy plaide pour un guichet unique d’aide aux travaux d’adaptation des logements, qui s’inspirerait du dispositif “Ma Prime Renov” pour les rénovations écologiques. Par ailleurs, pour lui, il faut “entièrement repenser” ces aides financières, actuellement accordées uniquement si la personne a déjà perdu beaucoup de son autonomie. Il faut plutôt privilégier la prévention, fait valoir le spécialiste, et entamer des travaux “en amont”, notamment pour éviter les chutes, qui provoquent chaque année des milliers d’accidents mortels.

Construire des résidences seniors accessibles aux personnes modestes

Vieillir “chez soi” peut aussi parfois passer par un “autre chez soi”, comme par exemple une résidence autonomie. Pour les développer et les rendre accessibles aux seniors modestes, il faut aider les organismes HLM à en construire, via des prêts bonifiés, mais également simplifier certaines règles d’urbanisme qui imposent, de manière “absurde”, que ces bâtiments soient dotés d’un parking ou d’un local à vélos.

Des transports, trottoirs et passages piétons adaptés

Le rapport insiste aussi sur la nécessité de faciliter la mobilité des seniors, ce qui passe par des trottoirs et passages-piétons mieux conçus, davantage de toilettes et de bancs publics, mais aussi des transports plus accueillants – les conducteurs de bus devraient ainsi être systématiquement formés à la fragilité des clients âgés, afin d’éviter par exemple les freinages trop brusques.

Le nombre de 75-84 ans va augmenter de 50% d’ici dix ans

Ces propositions arrivent alors que la question du vieillissement est souvent considérée dans le débat public sous le seul angle du très grand âge, des Ehpad et des services d’aide à domicile. Pour Luc Brousssy, cette question nécessite une “révolution culturelle” pour répondre aux besoins des 75-84 ans. Cette génération des baby-boomers est composée de “citoyens actifs” qui sont encore autonomes, mais “vont commencer à subir les premières fragilités”.

Le nombre de personnes dans cette tranche d’âge va augmenter de quasiment 50% d’ici la fin de la décennie, a souligné l’auteur, qui remet son travail ce mercredi matin aux ministres chargées de l’Autonomie, du Logement et de la Cohésion des territoires, Brigitte Bourguignon, Emmanuelle Wargon et Jacqueline Gourault.

Ces propositions arrivent également alors que le projet de loi “grand âge”, très attendu, n’a cessé d’être reporté en raison de la pandémie de coronavirus.

Source FRANCE BLEU.

“Un partage d’expériences” : la colocation entre jeunes et séniors fait des adeptes à Orléans…

Faire vivre sous le même toit un jeune chez un sénior, c’est le concept de la cohabitation intergénérationnelle.

Un dispositif solidaire qui se développe dans la métropole orléanaise. 21 logements proposent déjà une offre, dont neuf dans la ville d’Orléans.

Dans la métropole d'Orléans, 21 logements proposent une cohabitation intergénérationnelle

 

La première édition de la semaine nationale de la cohabitation intergénérationnelle s’achève ce vendredi. Organisée par COHABILIS, réseau de la colocation intergénérationnelle et de l’habitat partagé, l’initiative a pour but de valoriser le dispositif développé depuis 2014.

Dans la métropole d’Orléans, 21 logements proposent une offre de cohabitation intergénérationnelle. Neuf d’entre eux sont situés à Orléans, six à Olivet, deux à Saint-Denis-en-Val.

Le principe de ce mode de cohabitation est simple : toute personne de plus de 60 ans, propriétaire ou locataire, se propose d’héberger un ou plusieurs jeunes entre 18 et 30 ans, en échange d’une indemnité et/ou d’un engagement de présence régulier au domicile. Le dispositif, géré par la Maison de l’Habitat, permet aux uns de rompre la solitude, et aux autres d’avoir accès à un logement à moindre coût.

Cette semaine nationale a une résonance particulière cette année où la précarité des jeunes et l’isolement des séniors ont été exacerbés par la crise sanitaire.

Marie-Thérèse et Claire, colocataires à Olivet

Marie-Thérèse, 85 ans, héberge des jeunes depuis trois ans. Veuve, elle s’est retrouvée seule dans sa grande maison d’Olivet, où elle vit depuis 25 ans. Depuis septembre dernier, elle héberge Claire, bordelaise de 19 ans venue à Orléans pour ses études.

Avant de signer leur contrat de cohabitation, les deux femmes se sont rencontrées plusieurs fois, pendant l’été. Pour s’assurer que les profils de séniors et de jeunes soient compatibles, la Maison de l’Habitat fait  remplir un dossier, où chacun liste ses envies, notamment le genre de la personne avec qui il ou elle souhaite habiter. “Certaines années, c’était un peu plus difficile, au niveau des caractères”, conçoit l’octogénaire. “Mais il faut s’adapter.”

Pour Claire, la cohabitation avec une personne âgée est devenue une évidence. “Je n’avais pas envie de vivre seule, et je ne voulais pas non plus être avec quelqu’un de mon âge parce que j’avais besoin de calme.” Malgré un écart générationnel important, la jeune femme n’était pas inquiète. “Je m’entend bien avec les personnes âgées en général.”

“C’est un partage d’expériences” – Claire, étudiante

Pour l’étudiante, la cohabitation intergénérationnelle a aussi un avantage économique. Chaque mois, elle verse à Marie-Thérèse un loyer de 250 euros. “Si j’avais voulu un appartement à Orléans, ça m’aurait coûté le double”, explique-t-elle.

Pour les deux colocataires, cette cohabitation est bien plus que le partage d’un toit. “C’est un partage d’expériences, c’est très enrichissant”, sourit Claire, qui compte bien rester vivre chez Marie-Thérèse jusqu’à la fin de sa licence.

“On partage des repas, nous faisons de la pâtisserie, nous regardons des séries”, s’enthousiasme Marie-Thérèse, qui considère désormais Claire comme une seconde famille. “Nous discutons, tout simplement, en comparant nos jeunesses, c’est formidable.”

Source 20 MINUTES.

À Sancerre, les pensionnaires de la maison de retraite sortent un CD…

L’aboutissement d’un projet qui a permis d’apporter beaucoup de soleil aux personnes âgées de l’établissement, notamment durant le confinement cet hiver…

Une dizaine de retraitées ont enregistré deux chansons qu’elles ont écrites grâce à un accordéoniste de Sancerre.

La séance d'enregistrement à la maison de retraite de Sancerre

 

Gérard Godon est un enfant du pays : l’accordéoniste est intervenu chaque semaine pour créer ces chansons avec ces résidentes depuis le mois de janvier. : ” Je me disais qu’avec ma musique je pouvais apporter un peu de bonheur à tous ces gens qui en étaient privé, notamment pendant le confinement où elles étaient privées de visites et d’animations.

Je suis devenu un habitué de la maison. J’ai été vacciné comme le personnel médical et on a mis en route cet atelier musical. On a abouti à deux chansons dont j’ai écrit les mélodies, mais ce sont les résidentes qui ont écrit les textes; Il y a une ballade dédiée au Sancerrois. On chemine de village en village : de Bué à Sancerre, en passant par Chavignol et quelques autres communes. La seconde chanson est plus poétique avec un accent écologique, je dirais. Elle s’appelle Tout au long de la rivière.” 

Reine (en blanc) est âgée de 108 ans.

Elles sont neuf au total à avoir participé à cet atelier musical, toutes pomponnées pour la séance d’enregistrement.  Quatre micros ont été installés dans la salle habituellement réservée aux activités. Reine, 108 ans, est la plus âgée. Avec ses amies, elle vit un grand moment : ” J’ai tout le temps aimé chanter, donc cela ne me change pas beaucoup. “ Marie-Thérèse, 80 ans renchérit : ” On y travaille de puis le mois de janvier, c’est donc pas une petite affaire. Et vu notre âge ! Ah oui, pour moi , c’est une fierté, parce que pendant le confinement, c’était pas gai de rester dans sa chambre. ” 

Gérad Godon était accompagné d'une violoniste pour l'enregistrement.

Anne-Marie est encore plus directe : ” Ca a changé mes idées ! ” confie t-elle, un sourire dans la voix. Chanter, c’est toujours un bienfait, confirme Patricia, Aubry, responsable du service animation : ” Cela leur a permis d’oublier un peu les visites réduites et puis de réfléchir à créer les paroles. Elles y pensaient parfois la nuit. Au matin, elles me disaient, on a pensé à ça. Cela leur donner un but également, l’envie de tenir parce qu’il y avait ce cd au bout.”

Patricia Aubry, (debout à gauche), responsable du service animations a également permis au projet d'aboutir

Un troisième titre complétera le CD : un gospel enregistré par le personnel et les soignants de la maison de retraite. Ce CD sera gravé à 500 exemplaires et vendu 5 euros au profit de la maison de retraite. Il devrait être disponible début juillet dans les mairies notamment…

Source FRANCE BLEU.

Accueil Santé Famille Séniors Avec le programme “vieillir en bonne santé” le Gérontopôle de Toulouse a déjà dépisté 15 000 seniors…

Un an après son lancement, le programme ICOPE a réalisé près de 15 000 dépistages. Mené par le Gérontopole du CHU de Toulouse, il promeut le «vieillissement en bonne santé » grâce à un suivi de six fonctions essentielles avec l’appui d’outils numériques et la formation de professionnels.

Des facteurs de l’ouest toulousain ont participé au programme ICOPE de prévention de la perte d’autonomie en réalisant des évaluations au domicile de seniors.

 

Le neuvième congrès francophone portant sur « la fragilité du sujet âgé » a permis de mettre en lumière les déclinaisons du programme ICOPE (Soins intégrés pour les personnes âgées) voulu par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En région Occitanie, il est porté par le Gérontopôle du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse. L’enjeu est de faire de la médecine préventive : éviter aux plus de 65 ans de basculer dans la fragilité et, pour ceux déjà dans la fragilité, mettre en place des mesures pour rendre ce basculement réversible.

Objectif : suivre 200 000 seniors en 2025 en Occitanie

En un an, grâce à la formation de plus de 1500 professionnels (infirmiers, pharmaciens, médecins mais aussi des facteurs dans le cadre d’un partenariat avec La Poste) et le support d’outils numériques (l’application pour smartphone, ICOPE Monitor, le robot conversationnel ICOPEBOT), 15 000 dépistages ont été réalisés. 94 % des seniors présentent une « anomalie » au dépistage. Sans surprise, la vision est le domaine le plus touché (71 %), suivi par la cognition (57 %) et l’audition (49 %)
L’objectif, ambitieux, lancé par le Pr Bruno Vellas, gériatre coordonnateur du Gérontopôle, est de suivre 200 000 personnes de plus de 60 ans en Occitanie pour faire baisser de 15 000 le nombre de personnes âgées dépendantes en 2025.

« Les personnes âgées dépendantes, dont on parle le plus, ne représentent qu’entre 5 % et 10 % des plus de 65 ans. Avant, il y a 50 % de ‘‘robustes’’ et 35 % à 45 % de ‘‘pré-fragiles’’ ou ‘‘fragiles’’. Par des actions, des suivis réguliers, on peut faire revenir des fragiles dans la catégorie robuste et faire que les robustes le restent le plus longtemps possible », explique le Dr Catherine Tadeka, gériatre au Gérontopôle de Toulouse.

Six fonctions essentielles au maintien de l’indépendance et au vieillissement en bonne santé sont ainsi surveillées : mobilité, nutrition, vision, audition, humeur et cognition.
« Elles sont toutes étroitement imbriquées. Si on n’entend pas bien, on peut avoir des troubles cognitifs ; si on n’a pas les lunettes adaptées, on rate une marche et c’est la chute ; si on mange moins, on possède moins d’énergie ; si on n’a pas le moral, on sort moins et on est moins stimulé, etc. Tout ça est nouveau car on a longtemps raisonné par pathologies d’organes et les rendez-vous médicaux n’étaient pris que dans les phases aiguës. Même quand tout va bien, il est important d’être suivi. On peut le faire en s’auto-évaluant avec ICOPE Monitor (1), en parler à son médecin, son infirmière, son pharmacien, etc », souligne encore le Dr Catherine Tadeka.

(1) ICOPE Monitor est téléchargeable gratuitement sur Apple Store et Google Play. Il permet de mesurer les fonctions essentielles en 10 minutes.
Source LA DEPÊCHE.

Handicap, petites retraites : la majorité bousculée à l’Assemblée nationale…

Deux propositions de loi de l’opposition comportant de coûteuses mesures de redistribution ont mis dans l’embarras le gouvernement jeudi.

Il a dû se résoudre à un vote bloqué pour éviter que l’allocation adultes handicapés ne soit déconjugalisée et faire un geste pour les collaborateurs familiaux dans les exploitations agricoles.

Le député communiste André Chassaigne, qui a obtenu la revalorisation des petites retraites agricoles, est revenu à la charge avec une proposition de loi visant les conjoints d'agriculteurs.

 

A l’Assemblée nationale, jeudi, le gouvernement a été accusé par l’opposition d’avoir « un portefeuille à la place du coeur » et de « dénaturer les droits du Parlement », à l’occasion du vote de plusieurs propositions de loi dans le cadre de la niche législative communiste. Des critiques qui ont fait mouche à la veille du premier tour des élections régionales , contraignant le gouvernement à passer en force sur l’un de ces textes et à lâcher du lest financier sur l’autre.

La matinée avait démarré très fort avec la deuxième lecture de la proposition de loi défendue par Jeanine Dubié et Stéphane Peu. Ces députés de gauche avec le soutien d’une partie de la droite étaient favorables à la « déconjugalisation » de l’allocation adulte handicapé (AAH), une prestation sociale versée à 1,2 million de personnes et qui coûte 11 milliards d’euros par an.

Le montant maximal de l’AAH, qui a été revalorisée de plus de 100 euros par mois durant ce quinquennat, est désormais de 903 euros par mois. Cependant, l’AAH est modulée à la baisse si la personne handicapée est en couple avec quelqu’un qui perçoit des revenus suffisants. « Déconjugaliser » l’allocation revient à supprimer cette condition de ressources, et permettrait dans certains cas d’accroître les revenus du foyer. Pour un coût supplémentaire de 730 millions d’euros par an.

L’argument de la redistributivité du système

« Il ne faut pas être naïf sur l’instrumentalisation politique des niches parlementaires, qui visent à coincer la majorité et le gouvernement, sans expliquer comment on finance les mesures proposées », accuse une source dans la majorité, qui pointe aussi le « risque constitutionnel » qu’il y aurait à déconjugaliser une prestation mais pas les autres aides sociales. « Si vous déconjugalisez tout, c’est 20 milliards d’euros », ajoute-t-elle.

Au sein du gouvernement, on défend en outre la « redistributivité du système », fondée sur la prise en considération du pouvoir d’achat des ménages – qui croît lorsque l’on partage les frais de logement et d’équipement.

Après plusieurs rappels au règlement et un peu de chahut, le gouvernement a décidé de passer ce texte en « vote bloqué ». Ainsi, il a évité un vote définitif, conforme à la version adoptée par le Sénat. A l’inverse, le texte modifié en commission à l’Assemblée, avec l’amendement de la députée de la majorité Stella Dupont, va poursuivre son chemin parlementaire avec une troisième lecture.

Détour par le projet de loi de Finances

Soutenu par le gouvernement, cet amendement remplace l’actuel abattement de 20 % sur les revenus du conjoint par un abattement forfaitaire de 5.000 euros, « qui cible les revenus les plus faibles, pour un coût maîtrisé » de 185 millions d’euros, vante Stella Dupont. Il permet aux allocataires dont le conjoint gagne le SMIC de toucher le montant maximum d’AAH, et procurerait un gain moyen de 110 euros par mois à 120.000 allocataires, soit plus de 60 % des couples comptant un bénéficiaire de l’AAH inactif, contre 45 % aujourd’hui.

Comme la navette risque de durer au-delà de ce quinquennat, et au-delà de la date prévue de mise en oeuvre de la réforme proposée par la majorité, la députée prévoit de faire voter cette disposition par amendement au projet de loi de Finances 2022, à l’automne.

Les conjoints d’agriculteurs revalorisés

Dans l’après-midi, la majorité a de nouveau été mise sur le gril avec la proposition de loi du député communiste André Chassaigne sur la revalorisation des pensions agricoles . L’an dernier, le député avait obtenu que les chefs d’exploitation voient leur minimum de pension porté de 75 % à 85 % du SMIC en janvier 2022, pour un coût de 280 millions d’euros en année pleine. Le gouvernement a décidé d’avancer la mesure à novembre 2021.

André Chassaigne a proposé cette fois l’alignement du minimum de pension des conjoints collaborateurs et des aides familiaux sur celui des chefs d’exploitation… alors qu’ils cotisent trois fois moins. Le gouvernement a tiqué sur l’entorse à la contributivité du système, mais aussi sur le coût de la mesure, proche du milliard d’euros.

Mais un compromis a été trouvé via un amendement de la majorité qui permettra de revaloriser la portion régime de base de la retraite minimale des conjoints et aidants familiaux, la portant de 553 à 696 euros par mois. Soit un gain moyen de 62 euros par mois pour les intéressés, pour un coût total d’environ 150 millions d’euros.

Source LES ECHOS.