POINT DE VUE. « Les mannequins seniors dans la publicité : une stratégie 100 % gagnante ! »…

Corinne Chevalier, enseignante-chercheure en Sciences de Gestion, Université Paris Saclay, IUT de Sceaux, Laboratoire RITM, regrette qu’« aujourd’hui encore, la population âgée demeure sous-représentée dans les publicités comparativement à leur part de la population ».

« Utiliser un mannequin âgé dans une publicité va accroître l’attention portée à celle-ci puisque cette présence demeure assez rare ».

 

Même si les seniors – identifiés comme les personnes ayant plus de 60 ans – représentent un potentiel démographique et économique considérable, ces consommateurs sont restés pendant très longtemps les mal aimés de la publicité. Aujourd’hui encore, la population âgée demeure sous-représentée dans les publicités comparativement à leur part de la population. Cette très faible représentation s’explique par la crainte des marques que cette présence nuise à leur image notamment en la vieillissant. De plus, force est de constater que la représentation des seniors dans les publicités demeure très insatisfaisante. En effet, celle-ci est souvent qualifiée par les consommateurs matures eux-mêmes comme irréaliste, les faisant apparaître soit excessivement dynamiques et faisant beaucoup plus jeunes que leur véritable âge, soit extrêmement fragiles et malades !

Heureusement, nous constatons une évolution lente mais favorable de la représentation des seniors dans les publicités. En effet, les annonceurs choisissent de plus en plus souvent de recourir à des mannequins âgés afin de promouvoir leur marque. Ces dernières ont bien raison au vu des multiples avantages que cette présence suscite que ce soit pour la marque, pour la société ou encore pour le senior lui-même !

Ainsi, les bénéfices pour l’entreprise sont pléthores. Utiliser un mannequin âgé dans une publicité va accroître l’attention portée à celle-ci puisque cette présence demeure assez rare. De plus, cette présence va crédibiliser la marque grâce à l’expérience acquise par les seniors et reconnue par tous. Enfin, le senior va pouvoir aisément s’identifier au mannequin mature et se projeter à travers lui en tant qu’utilisateur potentiel du produit vanté dans l’annonce. Cette projection va rassurer le senior et faciliter sa prise de décision.

Une évolution des mentalités profitable à tous

Outre ses avantages qu’une entreprise peut retirer de la présence de mannequins seniors dans la publicité, cette utilisation engendre des bénéfices sociétaux. Tout d’abord, représenter des seniors donne aux personnes âgées le sentiment de toujours exister au sein de la société et permet ainsi de les valoriser. Le recours à des mannequins âgés conduit également à améliorer l’image que les individus – notamment les jeunes – peuvent avoir des seniors et à réduire certaines idées reçues relatives à la vieillesse. Ainsi, des annonces mettant en scène des mannequins matures, sereins et heureux, profitant pleinement de la vie, donnent une image positive de l’avancée en âge.

Enfin, après les avantages marketing et sociétaux, recourir à des mannequins âgés va susciter de nombreux bénéfices psychologiques auprès des seniors eux-mêmes. La présence d’un senior au sein d’une publicité (s’il est bien représenté !) conduit les personnes âgées à positiver l’image qu’elles ont d’eux-mêmes. De plus, les seniors considèrent que voir des mannequins matures les encourage à mener des vies plus actives et permet même de les « booster » moralement. En outre, de nombreuses marques emploient des seniors dans des rôles décalés ou humoristiques. Ces annonces sont considérées comme divertissantes et sont très appréciées des consommateurs âgés ! Enfin, les seniors estiment que le fait de voir des mannequins matures réduit les sentiments négatifs comme la solitude grâce à l’identification au personnage présent dans la publicité.

Comme l’ont compris de plus en plus d’entreprises, il semble donc judicieux de recourir plus fréquemment à la présence de mannequins âgés au sein des publicités tant les bénéfices sont nombreux pour les marques elles-mêmes, pour l’impact sociétal et également pour les consommateurs matures. Les jeunes vont-ils finalement céder un peu de terrain afin de laisser une plus grande place aux seniors dans la publicité ? Si tel est le cas, cela marquera une vraie évolution des mentalités qui sera certainement profitable à tous.

Source OUEST FRANCE.

 

Pourquoi le terme « boomer » fait polémique ?…

Personne âgée, réticente au changement ou rétrograde… Selon son utilisation, le terme « boomer » peut poser problème.

Pourquoi le terme « boomer » fait polémique

 

  • Dans une série de visuels publiés sur Twitter, EELV a donné des exemples de supposés adversaires de l’écologie pour inciter ses propres sympathisants à aller voter. Sur l’une des images, retirée depuis, figuraient des personnes âgées souriant et le slogan : « Les boomers, eux, ont prévu d’aller voter ».
  • De nombreuses personnalités ont réagi, dénonçant une campagne discriminatoire envers les personnes âgées.
  • Initialement utilisé pour parler de la génération du baby-boom, soit les personnes nées entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et la fin des années 60, le terme « boomers » qualifie désormais ceux qui sont réticents au changement, voire rétrogrades.

Une affiche qui s’est attiré de nombreuses critiques. Julien Bayou, candidat à la présidence de la région Ile-de-France et patron d’EELV, a dévoilé une série de visuels sur Twitter déclinant les exemples de supposés adversaires de l’écologie pour inciter ses propres sympathisants à aller voter. Sur l’une des images, retirée, figuraient des personnes âgées souriant et le slogan :  « Les boomers, eux, ont prévu d’aller voter. »

Le candidat francilien a reconnu une « erreur », qualifiant ce visuel de « maladroit et blessant ». Malgré ses excuses, le parti écologiste s’est attiré les foudres de nombreuses personnalités politiques, qui ont dénoncé une forme de discrimination. Pourquoi le terme de « boomer » fait-il autant polémique ?

Un mot, plusieurs définitions

Première question, et qui n’est pas forcément des plus simples : à quoi le terme « boomer » fait-il exactement référence ? Selon la définition de base, les « boomers » sont les enfants du « baby-boom », c’est-à-dire les personnes nées entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et la fin des années 1960, qui ont donc aujourd’hui entre 55 et 75 ans. Mais sa signification a évolué ces dernières années. C’est une vidéo publiée sur le réseau social TikTok qui a révélé l’expression « OK Boomer ». On y voit un homme âgé déclarer que les « millénials et la génération Z sont atteints du syndrome de Peter Pan, refusent de grandir et pensent que les idéaux utopiques qui ont bercé leur jeunesse vont d’une manière ou d’une autre se réaliser à l’âge adulte ».

L’expression se popularise encore plus fin 2019 lorsqu’elle est employée par une députée néo-zélandaise écologiste de 25 ans, Chloë Swarbrick, moquée par un collègue sur son âge durant une prise de parole au Parlement. « On a emprunté ce terme à la langue anglaise. Initialement, il désigne une génération, les personnes nées après la Seconde Guerre mondiale. Désormais, il désigne davantage un état d’esprit, ceux qui ne sont pas en accord avec des idées plus récentes, plus innovantes, qui ne veulent pas faire bouger les choses », explique Auphélie Ferreira, doctorante et enseignante en linguistique à l’université Sorbonne-Nouvelle.

Agisme et idées reçues, bonjour

Si sa signification a légèrement évolué, le terme « boomer » reste néanmoins associé à une catégorie de la population, les plus âgées, entraînant une certaine stigmatisation, selon Jean-François Amadieu, sociologue spécialiste des discriminations. Pour le chercheur, le fait de désigner quelqu’un comme étant lié à son âge pose problème : « Ce terme donne une vision stéréotypée des baby-boomers. On associe aux personnes âgées des idées dépassées, rétrogrades, des caractéristiques négatives. A l’inverse, on associe la jeunesse à quelque chose de positif, de dynamique », analyse Jean-François Amadieu. « On utilise ce terme pour dévaloriser les seniors par rapport aux plus jeunes, c’est une forme de discrimination, d’âgisme », ajoute-t-il.

Les seniors ne sont donc pas tous des « boomers » ? Pas forcément, selon Auphélie Ferreira, qui évoque une évolution du sens en fonction du contexte. « Comme la majorité des autres mots de la langue française, ce terme a deux significations qui se superposent, il évolue en fonction du contexte dans lequel il est utilisé. » « Une personne de 80 ans est une boomer, au sens où elle est née après la Seconde Guerre mondiale. Mais si on entend ce terme dans son sens nouveau, il y a des personnes âgées dans l’air du temps, qui prennent part aux débats actuels. Ce n’est pas parce qu’une personne a 80 ans qu’elle ne peut pas être moderne », décrypte la linguiste.

Pour Jean-François Amadieu, cette association d’idées est très souvent répandue sans être forcément justifiée : «Dans le domaine de l’emploi, la question de l’âge est dramatique. On considère que les seniors ne sont pas bankables, qu’ils ne peuvent pas être créatifs, qu’ils ne sauront pas vendre au client. En réalité, c’est faux. Rien ne prouve que les seniors ne sont pas innovants », indique-t-il.

La hache de guerre entre les générations bientôt enterrée ?

L’expression « boomer » dans sa nouvelle acception serait également (et peut-être surtout) révélatrice d’une opposition entre les générations : « On considère que les boomers font partie d’une génération privilégiée, qui a connu des années de croissance, qui a pu acheter des biens, qui s’est constitué un patrimoine, qui n’a pas connu le chômage », avance le sociologue. Si la génération de boomers a joui « d’une bonne qualité de vie », la jeune génération, elle, doit faire face à la hausse du chômage ou à l’accélération du changement climatique.

Et pour une partie de la jeune génération, notamment celle qui milite pour le climat, la génération de « boomers » aurait une part de responsabilité dans le réchauffement climatique. « On les accuse d’avoir fait des mauvais choix en termes d’écologie. C’est une génération qui a mauvaise presse, elle est tenue pour responsable, mais c’est une accusation injuste, les seniors n’ont pas de responsabilité personnelle ni dans le changement climatique, ni dans le chômage ou la qualité de vie », estime Jean-François Amadieu.

Si les seniors étaient souvent associés à des idées rétrogrades ou à une certaine opposition au changement, la tendance pourrait s’inverser. « Cet âgisme brutal est en train d’être dépassé », avance le sociologue, prenant l’exemple du succès de Bernie Sanders ou de Joe Biden aux Etats-Unis auprès des jeunes générations. « Il y a un basculement. On aurait pu penser que Justin Trudeau ou Emmanuel Macron seraient de nouveaux modèles, mais l’exemple nord-américain montre que ce n’est pas si simple ».

Source 20 MINUTES.

Seniors : Une famille d’accueil plutôt que la maison de retraite ?… Où se renseigner ?

VIE PRATIQUE – Les familles d’accueil pour personnes âgées sont une option pour les seniors qui aspirent à une certaine sécurité sans pour autant sacrifier leur autonomie.

Les familles d'accueil pour personnes âgées permettent de lutter contre la solitude, tout en conservant son indépendance.

Les familles d’accueil pour personnes âgées permettent de lutter contre la solitude, tout en conservant son indépendance.

Entre les difficultés propres à leur condition et le manque de disponibilité des proches, vivre seul peut être vécu comme un triste destin pour les seniors. Si certains apprécient la sécurité et le confort des maisons de retraite, d’autres déplorent leurs règles de vie trop strictes et leur cadre parfois peu convivial. Les familles d’accueil pour personnes âgées proposent alors une solution intermédiaire.

L’alliance de la sécurité et de la liberté

Ces structures sont une option pour un senior ou un couple autonome, dont l’état de santé ne nécessite pas un environnement médicalisé. Cet hébergement peut être temporaire ou permanent, à temps complet ou partiel, selon les besoins du demandeur.

Le principal avantage de cette solution est d’offrir une grande liberté au pensionnaire. En effet, le « locataire » âgé a la possibilité d’aller et venir à sa guise, sans contrainte horaire. Il s’engage simplement à prendre part à la vie quotidienne du foyer d’accueil, notamment en partageant ses repas avec ses hôtes et en participant aux sorties collectives.

Un encadrement strict pour les accueillants

Les familles d’accueil doivent obtenir un agrément délivré pour cinq ans par le conseil départemental, au terme d’une enquête qui doit déterminer si elles répondent bel et bien aux conditions matérielles nécessaires à la prise en charge d’une personne vulnérable.

En pratique, il est impératif de proposer une chambre individuelle de 9 m2 minimum pour un hôte unique, contre 16 m2 pour un couple, ainsi que des commodités privées, afin de garantir l’intimité de la personne accueillie, et un libre accès aux pièces communes du logement. Les accueillants sont également tenus de lui fournir le gîte, le couvert et la blanchisserie.

Plus largement, les hébergeurs doivent veiller au confort et au bien-être de leur pensionnaire âgé, quitte à lui venir en aide pour la réalisation de tâches quotidiennes. Afin de s’en assurer, un suivi médico-social est d’ailleurs réalisé par les services départementaux durant toute la durée de l’hébergement.

Statut et rémunération de l’accueillant

L’accueillant peut être salarié d’une structure – Ehpad, association, institut médico-social, municipalité – ou directement rémunéré par la personne logée. Dans les deux cas, il fait l’objet d’un contrat de travail et bénéficie des mêmes droits que n’importe quel employé : congés payés, arrêts maladie, couverture sociale…

Compte tenu de la diversité des situations, il est difficile de définir le salaire moyen d’une famille d’accueil. Celui-ci dépend d’une multitude de facteurs tels que le nombre et la nature des services rendus, le montant des frais d’hébergement, la présence d’un handicap et le loyer estimé pour la location de la chambre et la jouissance des lieux. Néanmoins, certaines aides publiques dédiées au public senior peuvent alléger la facture, telles que l’allocation personnalisée d’autonomie à domicile (APA), les aides au logement ou encore l’aide sociale à l’hébergement (ASH).

Où se renseigner ?

Différentes associations permettent aux seniors de trouver des accueillants familiaux et aux ménages de savoir s’ils peuvent être candidats à ce type de prestation :

  • Famidac.fr : la structure propose une carte interactive des accueillants et un simulateur de coût pour ce type d’hébergement.
  • France accueil familial : elle informe sur la législation en vigueur et met en contact avec des associations susceptibles d’aider dans ses démarches. Rendez-vous sur Franceaf.fr.
  • Fédération nationale des aidants et accueillants familiaux : le site Fnaaf.org permet lui aussi de trouver des familles d’accueil et de se renseigner sur cette formule.

Source 20 MINUTES.

Eure-et-Loir : Marcel et Berthe sont mariés depuis 82 ans, un record en France…

RECORD – Les deux amoureux se sont rencontrés lors d’un bal à Saint-Eliph (Eure-et-Loir), ville où ils vivent toujours.

Eure-et-Loir : Marcel et Berthe sont mariés depuis 82 ans, un record en France

 

Deux centenaires ont célébré leurs 82 ans et 253 jours de mariage le 6 août dernier. Le couple, qui réside à Saint-Eliph ( Eure-et-Loir), a décroché dans le même temps le record du mariage le plus long de France, explique L’Action L’Echo. Un exploit qui ne prend en compte que les personnes encore en vie.

Marcel et Berthe Brouard, 107 et 100 ans, se sont rencontrés pour la première fois lors d’un bal à Saint-Eliph. Ils se sont ensuite mariés sous la pluie le 26 novembre 1938, le jour des 18 ans de Berthe. « J’étais alors un jeune maçon, j’avais payé le repas car nos parents n’étaient pas riches. Une fois tout payé, il restait 70 centimes sur mon compte d’épargne », s’est souvenu son époux. Ils ont eu par la suite quatre enfants et sont devenus grands-parents puis arrière-grands-parents.

Séparés durant cinq ans

Marcel Brouard a été appelé sur le front durant la Seconde Guerre mondiale et a été emprisonné dans un camp en Allemagne durant cinq années. La plus longue séparation que n’a jamais connue le couple, précisent nos confrères.

Les amoureux fêteront leurs 83 ans de mariage le 26 novembre prochain. Quand on demande à Marcel la recette de cette incroyable longévité, il répond : « on s’est toujours bien entendus, elle a été une bonne mère. »

Source 20 MINUTES.

Budget 2022 : Le gouvernement annonce 400 millions d’euros pour le « grand âge »…

AUTONOMIE – Le gouvernement veut recruter du personnel, notamment dans les Ehpad, mais aussi valoriser les soins à domicile.

Budget 2022 : Le gouvernement annonce 400 millions d’euros pour le « grand âge »

 

Le gouvernement va débloquer en 2022 « plus de 400 millions d’euros » de financements nouveaux pour l’aide aux personnes âgées, via notamment des créations de postes en Ehpad et un « tarif plancher » pour mieux rémunérer les interventions à domicile, a annoncé ce jeudi Jean Castex. Sur ce total, 240 millions d’euros seront fléchés vers les services d’aide à domicile : alors qu’actuellement la prise en charge diffère d’un département à l’autre, les prestataires percevront désormais au moins 22 euros par heure d’intervention, partout en France, a précisé le Premier ministre lors d’un discours à Autun (Saône-et-Loire).

Ce « financement public minimum », ou « tarif plancher », vise à « sécuriser » les services à domicile et à « réparer une iniquité », a souligné le chef du gouvernement, qui a rendu visite dans la matinée à une dame de 95 ans bénéficiant de ce type d’intervention, dans un petit village bourguignon. Actuellement, « plus de la moitié des heures effectuées […] sont rémunérées sous ce niveau » de 22 euros, a pointé Jean Castex, accompagné de ses ministres de la Santé et des Solidarités, Olivier Véran, et de l’autonomie, Brigitte Bourguignon.

10.000 soignants et soignantes en plus d’ici cinq ans

En plus de ce tarif plancher, les services d’aide à domicile pourront prétendre à un financement complémentaire de trois euros de l’heure, s’ils s’engagent dans une « démarche qualité », par exemple en assurant des prestations le soir et le week-end, ou en proposant des formations à leurs salariés. Le gouvernement a par ailleurs « sanctuarisé » dans le budget 2022 de la Sécu des financements pour augmenter les effectifs dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), a annoncé Jean Castex, qui s’exprimait après avoir visité l’une de ces structures à Autun.

L’objectif est d’atteindre 10.000 postes supplémentaires de soignants « d’ici cinq ans ». En comptant les 10.000 emplois supplémentaires déjà financés depuis 2017, la hausse des effectifs soignants atteindra donc 10 % entre 2017 et 2025, selon lui. Le gouvernement va également instaurer un « nouveau système de rémunération pour les soins infirmiers à domicile », afin que les professionnels concernés « puissent passer plus de temps » auprès des plus âgés, généraliser les astreintes d’infirmiers de nuit dans tous les Ehpad, et garantir la présence d’un médecin coordinateur au moins deux jours par semaine dans toutes les structures.

Les services à domicile bénéficieront par ailleurs d’un financement dédié pour mettre en place une « porte d’entrée unique » afin que les familles n’aient plus à gérer la « charge administrative » consistant à coordonner les différentes interventions.

Source 20 MINUTES.

Les retraités appelés à manifester vendredi pour une revalorisation des pensions…

Une centaine de manifestations sont prévues pour la revalorisation des pensions, a annoncé un collectif de neuf organisations syndicales et associatives de retraités.

À ce jour, 107 «initiatives» sont prévues dans 86 départements.

 

Une centaine de manifestations sont prévues en France vendredi pour la revalorisation des pensions, a annoncé lundi un collectif de neuf organisations syndicales (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires) et associatives (FGR-FP, LSR, Ensemble et solidaires) de retraités.

Le «groupe des neuf» est de retour dans la rue, pour une dixième journée de mobilisation depuis le début du quinquennat. À ce jour, 107 «initiatives» sont prévues dans 86 départements, a indiqué Marylène Cahouet (FSU) lors d’une conférence de presse aux Lilas, près de Paris.

Le niveau des pensions figure comme à l’accoutumée en tête des revendications. «Les retraites de base ont augmenté de 0,4% le 1er janvier dernier, et les complémentaires du privé de 1%, ce n’est rien en comparaison de l’inflation», a souligné Marc Bastide (CGT). L’inflation a accéléré en août, à +1,9% sur un an, selon l’Insee. Pour enrayer la perte de pouvoir d’achat, «l’indexation sur les salaires est nécessaire», a estimé Benoît Jayez (FO).

Syndicats et associations dénoncent par ailleurs «la décision scandaleuse du gouvernement d’abandonner la loi autonomie» et estiment insuffisante la rallonge de 400 millions d’euros pour les personnes âgées prévue dans le budget 2022 de la Sécurité sociale.

Source LE FIGARO.

Comment anticiper et bien vivre ses premiers mois de retraité ?…

Les premiers mois de la retraite représentent une vraie rupture par rapport à son mode de vie de salarié ou d’indépendant. Plus de contraintes d’horaires, des journées entières libres, plus de comptes à rendre à sa hiérarchie, autant d’avantages qu’apporte le fait d’être à la retraite.

Comment anticiper et bien vivre ses premiers mois de retraité ?...

 

Cependant, cet important changement de rythme de vie ne doit pas être vécu comme une coupure radicale avec la vie sociale et comme le départ d’une période d’oisiveté, au risque de mal vivre ses premiers mois de retraite. L’important est de trouver un bon équilibre dans la gestion de son temps et de l’anticiper un minimum.

Ne pas (trop) se laisser aller à l’oisiveté

Les premiers mois de la retraite sont souvent considérés comme des grandes vacances. Il est normal de prendre un peu de bon temps au début, d’apprécier sa toute nouvelle liberté. Mais il faut très vite organiser son temps libre, qui le restera désormais. Faire des choses qui avaient été mises de côté jusqu’à maintenant, faute de temps, peut être un premier objectif pour occuper ce nouveau temps libre. Mettre de l’ordre dans sa maison, entamer un grand nettoyage, classer ses papiers non triés depuis un long moment, trier sa garde-robe : des activités très utiles qui occuperont bien vos premiers mois de retraite. Réaménager son intérieur fait partie des choses que vous pouvez aussi prévoir car dorénavant c’est là que vous passerez une bonne partie de votre temps, alors autant s’y sentir bien.

Prendre soin de soi est aussi une manière agréable de remplir son temps libre et de se faire du bien au moral. En solo ou en groupe, participez à des voyages, des randonnées pédestres près de chez vous, fréquentez les saunas et les hammams, etc. Être bien dans son corps et dans sa tête facilitera forcément le passage qui peut s’avérer difficile entre la vie active et la retraite.

S’organiser une vie sociale dense

Consciemment ou sans s’en apercevoir réellement, chacun prépare son départ à la retraite et anticipe la gestion de cette nouvelle période de liberté. Toutes les activités exercées en dehors de son temps de travail jusqu’à maintenant, tous les loisirs, continueront à être pratiqués quand l’heure de la retraite sonnera. La fin d’une carrière professionnelle n’est pas une fin en soi. La vie sociale, les passions, les distractions ne s’arrêtent pas au moment de prendre sa retraite. Alors autant faire du sport, bricoler, jardiner, voyager, etc… déjà avant l’âge de la retraite. Ces habitudes de vie perdureront de toute façon et éviteront de se sentir isolé, de s’ennuyer, au moins pendant ses premiers mois de retraité.

Être retraité veut souvent dire s’investir dans des activités bénévoles, une bonne garantie de ne pas se couper de la vie sociale et de rester utile à la société. Si tel est l’un de vos objectifs, quelques mois avant la fin de votre activité professionnelle, commencez à définir dans quel domaine vous souhaitez vous investir (soutien aux plus démunis, aide aux devoirs scolaires, partage et transmission de vos compétences professionnelles dans une association d’aide aux créateurs d’entreprise, etc) et contactez les organismes pour lesquels vous voulez donner un peu de votre temps de retraité.

Source LE MAG DES SENIORS.

Violence – Toulouse : un octogénaire violemment attaqué pour une simple sacoche…

Un octogénaire traîné sur plusieurs mètres par son agresseur pour lui arracher sa sacoche près de Toulouse.

Une enquête, confiée à la gendarmerie a été ouverte pour retrouver l'agresseur de l'octogénaire.

 

Alors qu’il venait de garer son véhicule et d’en sortir, son sac en bandoulière sur lui, un homme de 84 ans a été attaqué par un délinquant qui voulait lui voler sa sacoche.

Hématomes au visage

Les faits se déroulent à Lévignac près de Toulouse ce vendredi 24 septembre. Lorsqu’il comprend que l’homme en a après son sac, le retraité s’agrippe à celui-ci pour le garder. Alors, son agresseur qui ne lâche pas sa prise, continue de tirer jusqu’à faire chuter l’octogénaire, qu’il n’hésite pas à traîner sur plusieurs mètres.

Son objectif atteint, le sac dérobé, le voleur a pris la fuite, laissant le retraité à terre. Secouru par des témoins, l’homme souffrait alors d’hématomes au visage. Une enquête a été ouverte pour tenter de retrouver l’auteur de l’agression.

Source MIDI LIBRE.

Emploi des seniors : une mission d’information souhaite casser les stéréotypes…

La mission d’information relative à l’emploi des seniors, présidée par Valérie Six (UDI et Indépendants) et co-rapportée par Didier Martin (La République en marche) et Stéphane Viry (Les Républicains), a présenté ses préconisations mercredi 15 septembre.

Elle insiste notamment sur la nécessité de « changer les représentations et les stéréotypes associés aux travailleurs expérimentés« .

Emploi des seniors

 

Il s’agit de l’un des constats majeurs de la mission d’information, qui a initié ses travaux en mars dernier, le terme de « senior » est un terme qui s’avère souvent peu valorisant pour ceux qu’il désigne. Subjectif, il renvoie dans certains secteurs à des individus de 55 ans et plus, quand il peut s’appliquer dès 45 ans dans d’autres milieux, et induit l’idée que les salariés concernés auraient passé « un cap de productivité ou d’investissement« , autrement dit une date de péremption professionnelle.

Aussi, les membres de la mission proposent de substituer systématiquement au terme de « senior » celui de « salarié expérimenté » ou de « travailleur expérimenté ».

Le chômage, fléau pour les 55-64 ans

Pour les travailleurs de plus de 55 ans qui perdent leur emploi, la mission constate que l’opportunité de rebondir s’avère un défi particulièrement compliqué. « Les travailleurs expérimentés sont surreprésentés parmi les chômeurs de longue et de très longue durée« , constate-t-elle dans son rapport. Une inactivité subie qui plonge nombre d’entre eux dans la précarité, la Cour des Comptes faisant ainsi état de la proportion croissante de travailleurs dits âgés parmi les bénéficiaires de minimas sociaux, dont le revenu de solidarité active (RSA).

Par ailleurs, la mission note que « même si les travailleurs expérimentés sont davantage en CDI que le reste de la population, le recours au contrat court s’accroit de plus en plus chez cette catégorie de la population, tout comme le recours au temps partiel« .

Pour Valérie Six, qui a présidé la mission, « les allers-retours de politiques publiques, qui ont parfois privilégié les pré-retraites ou le chômage long, n’ont pas facilité l’émergence d’une véritable stratégie en faveur des travailleurs expérimentés« .

Les femmes touchées par la « double peine »

Les membres de la mission ont constaté une surreprésentation des femmes parmi ceux qui ne sont ni en emploi, ni à la retraite. La population féminine est ainsi incarnée par deux de ces personnes sur trois, alors qu’elle ne représente que la moitié de la classe d’âge.

Le rapporteur Didier Martin a ainsi expliqué en quoi la problématique liée à l’emploi des seniors était particulièrement prégnante pour les femmes. « Les carrières hachées des femmes, leur moindre rémunération tout au long de leur carrière, les temps partiels répétés et subis, les pénalisent incontestablement au moment de leur départ en retraite, et elles sont hélas parfois contraintes de reculer ce départ bien au-delà de l’âge de 65 ans« , a constaté le député de Côte-d’Or.

« La situation des femmes en fin de carrière, bien souvent victimes d’une double-discrimination, montre qu’elles pourraient être les principales bénéficiaires de progrès significatifs en vue d’accéder à de meilleurs emplois et à de meilleures retraites« , a aussi déclaré Valérie Six.

Former les seniors et valoriser les échanges intergénérationnels : un dispositif gagnant-gagnant ?

L’une des grandes mesures prônées par la mission réside dans le renforcement de la formation professionnelle. Il s’agit notamment de soutenir les dispositifs de reconversion, mais aussi l’entreprenariat des seniors en recherche d’emploi. Le rapport cite également le recours à l’intérim comme pouvant s’avérer être un tremplin pour revenir à l’emploi.

La mission préconise également de « développer les échanges intergénérationnels », au travers notamment du mentorat et du « tutorat inversé », qui vise à prévenir l’obsolescence des compétences. Le rapport se propose également de réinventer le « contrat de génération », dispositif qui avait été introduit en 2013 sous la présidence de François Hollande avant d’être supprimé en 2017, et qui consistait en une aide financière de l’Etat à hauteur de 4 000 euros annuels pendant trois ans, si une entreprise embauchait en CDI un salarié de moins de 26 ans, tout en conservant un salarié de 57 ans ou plus. Cette aide pouvait être portée à 8000 euros en cas de nouvelle embauche d’un senior. Concernant ce contrat de génération, « beaucoup de personnes auditionnées ont considéré que c’était une bonne idée mais qui avait été mal exécutée« , a indiqué Stéphane Viry, qui a également considéré que les modalités nouvelles d’un tel dispositif devraient être définies « par les partenaires sociaux dans le cadre d’une négociation interprofessionnelle« . Une logique qui se décline d’ailleurs à l’ensemble des mesures proposées par la mission.

Le travailleur expérimenté étant souvent perçu comme plus coûteux et moins productif, le rapport préconise d’activer des dispositifs incitatifs, à la fois pour le travailleur susceptible d’accepter un emploi moins rémunéré à quelques années de la retraite, mais aussi pour l’employeur qui le recruterait. La mission propose notamment la création d’un « index sénior », afin de valoriser les entreprises vertueuses en la matière.

Des pistes dont l’actualité ne se dément pas, au moment où le débat sur la réforme des retraites est relancé. En l’absence de solutions pour favoriser l’emploi des seniors, le recul de l’âge légal pourrait en effet induire le risque d’un basculement dans l’inactivité ou le chômage, de nombre de travailleurs en fin de carrière. « Tous les plans seniors qui ont pu jadis être esquissés par les gouvernements précédaient une réforme des retraites« , a d’ailleurs rappelé Stéphane Viry, avant de conclure : « C’est parce que la France a besoin de se travailleurs expérimentés, que la France aura besoin d’un plan national, fédérateur, ambitieux, concerté avec les partenaires sociaux« .

Source LCP.

Alzheimer, l’une des causes probables de la maladie identifiée par des scientifiques…

La maladie d’Alzheimer est l’une des principales causes de décès prématuré et la forme de démence la plus répandue à travers le monde.

Alzheimer, l’une des causes probables de la maladie identifiée par des scientifiques

 

La communauté scientifique mondiale redouble d’efforts pour cerner les mécanismes de la maladie afin de la prévenir et de proposer des traitements efficaces. Des chercheurs australiens ont découvert une cause probable de la maladie, offrant de nouvelles possibilités de prévention et de traitement.

Des scientifiques australiens de l’université Curtin affirment dans une nouvelle étude que la fuite d’un composé toxique dans l’organisme appelé « bêta-amyloïde » pourrait être la cause de la maladie d’Alzheimer.

L’étude, aux résultats potentiellement révolutionnaires a été publiée dans la très sérieuse revue scientifique PLOS Biology. En étudiant une version induite de la maladie chez des souris, les chercheurs ont constaté qu’une fuite — du sang vers le cerveau — de particules de graisse transportant des protéines toxiques, pouvait être l’une des causes principales de la maladie.

Qu’est-ce que la bêta-amyloïde ?

La bêta-amyloïde est un composé créé principalement dans le foie et le cerveau qui est depuis longtemps déjà associé à l’apparition de démences chez l’être humain. En effet, les scientifiques avaient déjà noté une accumulation toxique de bêta-amyloïde dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Grâce à cette nouvelle étude, il a été découvert que ce composé se forme surtout dans le foie avant d’être transporté dans la circulation sanguine par les lipoprotéines. L’équipe a testé la « voie sang-cerveau » en modifiant génétiquement des modèles de souris pour produire de la bêta-amyloïde humaine uniquement dans le foie.

Les chercheurs se sont appuyés sur des souris blanches pour mener leur étude. (Photo : Gorodenkoff / stock.adobe.com)

Les chercheurs se sont appuyés sur des souris blanches pour mener leur étude. (Photo : Gorodenkoff / stock.adobe.com)

« Nous savions déjà que la caractéristique principale des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer était l’accumulation progressive de dépôts de protéines toxiques dans le cerveau, appelées bêta-amyloïdes, mais on ne savait pas d’où provenait l’amyloïde, ni pourquoi elle se déposait dans le cerveau », explique notamment le professeur John Mamo, directeur du Curtin Health Innovation Research Institute (CHIRI).

« Nos recherches montrent que ces dépôts de protéines toxiques qui se forment dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer s’y infiltrent très probablement à partir de particules porteuses de graisses dans le sang, appelées lipoprotéines. Cette voie sang-cerveau est importante car si nous pouvons gérer les niveaux de lipoprotéine-amyloïde dans le sang et empêcher leur fuite dans le cerveau, cela pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements potentiels pour prévenir la maladie d’Alzheimer et ralentir la perte de mémoire », précise-t-il.

Inflammation du cerveau

L’étude a révélé que les modèles de souris produisant des lipoprotéines-amyloïdes dans le foie souffraient d’une inflammation du cerveau, d’une accélération de la mort des cellules cérébrales et d’une perte de mémoire.

Bien que d’autres travaux soient maintenant nécessaires, cette découverte montre que « l’abondance de ces dépôts de protéines toxiques dans le sang pourrait potentiellement être traitée par le régime alimentaire et certains médicaments qui pourraient cibler spécifiquement la lipoprotéine amyloïde, réduisant ainsi leur risque ou ralentissant la progression de la maladie d’Alzheimer », souligne le chercheur.

Cette découverte constitue une véritable avancée et suscite beaucoup d’espoir dans la lutte contre cette maladie dégénérative. Le professeur Warren Harding, président de l’Alzheimer’s WA, une association australienne dont le but est de fournir des soins ou encore des informations aux personnes souffrant de la maladie, à leurs familles ou aux soignants, a déclaré que ces résultats pourraient avoir un impact mondial important pour les millions de personnes confrontées à la maladie. « Il est important que des universités comme Curtin travaillent avec l’industrie pharmaceutique si nous voulons nous attaquer à cette maladie dévastatrice », insiste-t-il dans un communiqué.

Dans le monde, environ 230 000 personnes reçoivent un diagnostic d’Alzheimer chaque année. « En l’absence de progrès médicaux significatifs tels que la percée réalisée par l’équipe du professeur Mamo, on estime que le nombre d’Australiens vivant avec une démence dépassera le million d’ici 2058. Cela a un impact considérable sur les familles, les soignants et les communautés », ajoute-t-il. Cela donne un aperçu de l’impact mondial que la maladie aura dans les prochaines décennies.

En France, environ un million de personnes vivent aujourd’hui avec la maladie, selon la Fondation Vaincre Alzheimer.

L’équipe mène à ce jour un essai clinique nommé « Probucol in Alzheimer’s-Clinical Trial », qui repose sur des découvertes antérieures selon lesquelles un agent cardiovasculaire historique réduit la production de lipoprotéine-amyloïde et favorise les performances cognitives chez la souris.

Source OUEST FRANCE.