Lens : un garçon trisomique de 10 ans, oublié dans un bus, passe plusieurs heures au dépôt…

L’accompagnateur qui se trouvait dans le véhicule a manqué de vigilance, concède l’IME qui dit en “tirer toutes les conséquences“.

Lens : un garçon trisomique de 10 ans, oublié dans un bus, passe plusieurs heures au dépôt

Un enfant de 10 ans, trisomique, s’est réveillé au dépôt de bus jeudi 3 octobre alors qu’il devait se rendre en bus à l’Institut Médico-Éducatif où il est suivi, selon une information de La Voix du Nord confirmée auprès de l’établissement.

Younès a passé une partie de la journée dans le bus

Nous avons manqué de vigilance” reconnaît-on à l’IME Léonce-Malecot. L’institut qui accueille des enfants et adolescents en situation de handicap revient, dans un communiqué, sur les circonstances de cet incident : “Lors du transport en bus du matin, le jeune Younès âgé de 10 ans s’est endormi dans le bus. À son arrivée à l’IME, il dormait encore et n’est pas descendu avec les autres enfants.

Et d’ajouter : “L’accompagnateur n’a pas vu qu’il était resté sur son siège et n’a pas fait le contrôle habituel. L’enfant ne s’est pas réveillé non plus lors du retour du bus chez notre prestataire. la conductrice a également quitté le bus sans effectuer de contrôle. Younès a passé une partie de la journée dans le bus“.

En constatant l’absence de l’enfant à la sortie du bus, l’IME dit avoir “conclu à une absence qui devait donner lieu à un échange entre l’établissemet et la famille“. Échange qui n’a pas eu lieu et que la direction de l’établissement dit “regrett[er] amèrement“.

Éviter qu’une telle situation se renouvelle

La famille, précise-t-on, a été rapidement prévenue et le jeune Younès a pu retourner dès le vendredi matin à l’IME, après avoir été vu par une équipe médicale et un psychologue. L’Agence régionale de la Santé a également été alertée.

Le contrôle du bus après la descente des enfants n’a pas été correctement fait” admet l’IME Léonce-Malecot. “Nous reconnaissons sur ce point notre responsabilité, en tirons toutes les conséquences et avons donc immédiatement renforcé et modifié nos procédures pour éviter qu’une telle situation se renouvelle“.

Selon La Voix du Nord, qui a recueilli le témoignage des parents, l’enfant qui ne peut pas s’exprimer, subirait depuis un mal-être. “On doit rester avec lui, lui tenir la main” la nuit, a précisé son père à nos confrères. Une plainte aurait été déposée pour “mise en danger de la vie d’autrui”.

Source FR3.

L’équithérapie : un remède pour adoucir les maux des personnes autistes ou trisomiques…

L’équithérapie est une thérapie de plus en plus pratiquée pour les personnes autistes. Elles sont souvent « dans leur bulle » et ne supportent pas le contact physique.

Mais grâce au cheval, après plusieurs séances, elles parviennent à interagir et communiquer avec les adultes.

Rencontre entre les jeunes qui souffrent d'autisme ou de trisomie et l’animal au centre équestre de Saint-Cézaire-sur-Siagne. / © Benoit Loth - France TV

Faire un bisou, un câlin… à un cheval. Une épreuve et un réconfort pour des personnes souffrant de troubles autistiques ou de trisomie. Car l’animal possède des vertus thérapeutiques. Des vertus connues depuis l’Antiquité que l’on redécouvre aujourd’hui. La Société Française d’Equithérapie poste règulièrement les dernières informations sur son compte Facebook.

“Dans leur bulle”

L’équithérapie, le fait de soigner avec les chevaux, est de plus en plus pratiquée pour les personnes autistes. Elles sont souvent « dans leur bulle » et ne supportent pas le contact physique. Mais grâce au cheval, après plusieurs séances, elles parviennent à interagir et communiquer avec les adultes.

Médiateur

Le cheval est alors le medium rassurant, un intermédiaire. Il joue un rôle de médiateur entre la personne autiste et le thérapeute. Un médiateur imposant, naturel et instinctif, qui ne juge pas. Leurs interactions sont plus faciles car elles sont non-verbales et répondent à des règles sociales plus simples.

Contact

Rencontre entre les jeunes et l’animal au Centre équestre de Saint-Cézaire-sur-Siagne (Alpes-Maritimes). Là, au contact des chevaux, de jeunes adultes autistes et trisomiques développent leur capacité à communiquer avec les autres. Reportage d’Olivier Chartier-Delègue et Benoit Loth :

Intervenants : Sandrine Leduc, monitrice éducatrice – Noémie Charles, enseignante Centre équestre de la Stèle

Créer une communication

Une relation privilégiée qui permet parfois d’accomplir de “petits miracles”. C’est ce que confirme Sandrine Leduc, monitrice éducatrice au sujet de Fabien, jeune autiste incapable de communiquer :

Fabien n’était pas du tout dans le contact physique avec l’animal, c’était quelque chose qui était très compliqué. Même nous, dans l’accompagnement pour les animateurs, nous avions des difficultés ne serait-ce que pour lui tendre la main. Le fait de travailler dans l’équitation adaptée a permis de créer une communication  avec lui.

Des barrières, des obstacles qui tombent et une communication qui se renforce au fil des séances en compagnie de l’animal.

Source FR3.

Antonin, comédien trisomique transfiguré par son art…

Julien Lopez, directeur artistique de la compagnie La Gouaille de Quingey, a créé une pièce de théâtre originale intitulée « Les demoiselles de village » dans le cadre du bicentenaire du peintre Gustave Courbet.

Il y emploie un comédien trisomique, Antonin, qui apporte à l’ensemble fraîcheur et naturel.

Julien Lopez, Antonin Lartaud et Zoé Rodriguez attendent le public pour lui offrir une performance scénique poétique et sensible.  Photo ER /Ludovic LAUDE

L’espace dans lequel Zoé Rodriguez et Antonin Lartaud évoluent, à la ferme de Courbet à Flagey, n’est pas encore rempli de spectateurs. Les deux comédiens répètent et écoutent les conseils de Julien Lopez, le directeur artistique de la compagnie La Gouaille, créateur de la pièce « Les demoiselles de village », inspiré du texte « L’homme semence » de Violette Ailhaud, écrit en 1919.

« Tout se déroule en 1852 dans un village rural », précise Julien. « Cette année-là, Napoléon III, alors président de la République, se proclame empereur après un coup d’État. Seuls les paysans s’y opposent à l’époque. Tous les hommes partent et laissent les femmes isolées. Elles n’ont plus leurs compagnons. Les mères perdent leurs fils. Elles ne savent pas cultiver les terres. Elles rêvent du jour où ils reviendront pour à nouveau donner la vie à leur hameau. Je me suis inspiré de cette histoire et en ai retranscrit les émotions. Il me fallait juste trouver un acteur particulier pour symboliser l’homme providentiel. »

« Nous ouvrons nos scènes aux personnes handicapées »

La compagnie La Gouaille intervient surtout auprès d’un public « empêché ». Ses auditeurs séjournent en EHPAD ou en Maison d’accueil spécialisée (MAS). Ils ont très peu l’occasion de s’extérioriser. « Nous ouvrons nos scènes aux personnes handicapées », explique Julien. « Elles s’y transcendent. Elles peuvent exprimer ce qu’elles taisent à d’autres moments. J’ai réfléchi et me suis dit : ”Pourquoi L’homme semence ne serait-il pas handicapé lui-même ?”»

Antonin a des facultés étonnantes, hors du commun, qui le distinguent des autres trisomiques”.

Julien Lopez, le directeur artistique

Julien a un garçon en tête, Antonin. Il le côtoie et travaille régulièrement avec lui au foyer de vie du Val Cuisance à Mont-sous-Vaudrey (39). « Il aime les planches et ça se sent. A 23 ans, il a des facultés étonnantes, hors du commun, qui le distinguent des autres trisomiques. Il est à l’aise pour parler et sait utiliser sa sensibilité. C’est un ”show man”. Il percute et applique tout de suite les notions dramatiques qu’on lui inculque. »

« Mon personnage, c’est Gustave Courbet »

« J’ai découvert le théâtre plus jeune », reprend Antonin. Il vous regarde droit dans les yeux avec un bon sourire. Il sait capter l’attention. « Au foyer, Julien m’a permis de jouer quelques scènes. Je m’entraîne beaucoup pour lui prouver ma valeur. Grâce à lui, je peux aller plus loin dans l’avenir, faire un vrai travail de comédien. C’est l’aventure que j’ai jamais eue. Mon personnage, c’est Gustave Courbet. »

Julien espère le faire entrer en ESAT-Scène afin qu’il puisse réaliser son rêve. Mais la liste d’attente est longue. Le directeur artistique attend surtout le public et les directeurs de scènes bisontines sur les prochaines dates du spectacle. Il veut faire connaître les mérites et la différence d’Antonin, sa fraîcheur et son naturel.

Source EST REPUBLICAIN.

“Plus belle la vie” : un acteur trisomique rejoint le casting de la série de France 3…

Samuel Allain Abitbol incarnera le nouveau barman du Mistral à partir du 21 août.

Samuel Allain-Abitbol incarnera le nouveau barman du Mistral dans "Plus belle la vie" à partir du 21 août 2019. 

C’est une première pour la série de France 3. L’acteur Samuel Allain Abitbol, atteint de trisomie, rejoindra le casting de Plus belle la vie le 21 août, selon BFMTV qui cite une information de Purepeople. La nouvelle a été annoncée le 4 août par le compte Instagram Les Comédiens de PBLV.

Son personnage incarnera Rémy, “le nouveau barman du Mistral” et son “apprentissage risque de mettre les nerfs de Barbara à rude épreuve”, indique Purepeople, précisant qu’il “pourra compter sur le soutien de Claire (Annie Grégorio)”.

“Depuis dix-huit mois, on réfléchit à l’introduction d’un personnage trisomique”, avait déclaré en mars dernier à L’Obs Sébastien Charbit, le producteur du feuilleton. “C’est assez compliqué car cela suppose que le comédien ait un accompagnant, soit très encadré. Mais, ça y est, on a trouvé l’histoire et on se met en quête du bon comédien auprès de compagnies de théâtre qui travaillent avec des trisomiques”, avait-il alors indiqué.

Source FRANCE INFO.

50 bougies pour l’association Au fil de la Vie : la Maison Emilie à Malmerspach…

L’association Au fil de la Vie souffle ses 50 bougies. Créée par des parents d’enfants handicapés mentaux, elle gère 6 établissements pour personnes handicapées, de la petite enfance à la fin de vie. Depuis 1988, la Maison Emilie est un foyer pour adultes, en résidence permanente ou temporaire.

50 bougies pour l'association Au fil de la Vie : la Maison Emilie à Malmerspach. Soirée de fête à la Maison Emilie / © S. Pfeiffer - France 3 Alsace

Ce vendredi 5 juillet, l’association Au fil de la Vie fêtera son demi-siècle d’existence dans la vallée Thur et Doller. Née à l’initiative de parents d’enfants handicapés mentaux, car à l’époque l’Etat ne leur offrait pas de solutions de prise en charge, l’association est aujourd’hui à la tête d’une demi-douzaine d’établissements d’accueil pour personnes handicapées mentales de tous âges : le Camsp à Thann, qui  propose du dépistage précoce. Le Sessad (Service d’éducation spéciale et de soins à domicile), qui offre un accompagnement à domicile sur les quatre cantons des pays de la Thur et de la Doller. L’IME (institut médico-éducatif) de Thann, qui accueille une cinquantaine de jeunes de 6 à 20 ans pour une scolarisation adaptée. L’Esat (établissement d’aide par le travail) du Rangen, à Thann, lieu de travail pour une cinquantaine de travailleurs handicapés. L’établissement Au fil des loisirs, basé à Bitschwiller-lès-Thann, qui propose des activités culturelles et sportives ainsi que des voyages. Et la Maison Emilie de Malmerspach, un foyer de vie pour personnes adultes.

Située au cœur du village de Malmerspach, dans un cadre de verdure, la Maison Emilie héberge quarante personnes handicapées mentales adultes. 29 d’entre elles vivent ici en permanence. Les 11 chambres restantes sont réservées à de l’accueil temporaire, de quelques jours à plusieurs semaines, qui s’adresse à des personnes handicapées mentales vivant en foyer ou dans leur familles, et qui ont besoin de changer d’air. Toutes ces personnes sont accompagnées par une quarantaine de professionnels qui les aident à élaborer un projet de vie. “Tous ont du potentiel. S’ils n’arrivent pas à le développer, c’est que nous ne sommes pas bons”, sourit le directeur, Yves Klein. Le regard pétillant, il montre un grand panneau ornant l’un des deux bâtiments principaux, et qui proclame en grandes lettres : “Do it yourself” et, dessous, sa version alsacienne : “Mach’s salwer” (fais-le toi-même). Il commente : “Faire ensemble, c’est notre ADN, ici à Malmerspach. Ce que tu peux faire toi-même, fais-le. Et s’il te faut de l’aide, nous sommes là pour ça.”

Cette volonté d’aider chacun à évoluer, selon ses envies et ses capacités, se traduit entre autres par la présence de quatre nouveaux chalets en bois, un peu en retrait des deux bâtiments principaux. Depuis janvier, ils offrent de véritables logements individuels à trois résidents permanents ainsi qu’à un hôte temporaire. “Le soir, je mange ici, je fais ma vaisselle puis je regarde la télé et je vais au lit, explique avec un grand sourire Walter Marggraf, l’un des occupants des chalets. Je suis tranquille.” Une nouvelle forme d’indépendance dans le cadre sécurisant d’une institution collective. D’autres chalets en projet pourraient aussi offrir un peu d’intimité aux couples qui se sont formés à la Maison Emilie.

Walter, heureux occupant de l'un des nouveaux chalets / © E. Kleinhoffer - France 3 Alsace

Chaque résident dispose d’un planning hebdomadaire, où sont notées les activités auxquelles il s’est engagé à participer. Très prisé, l’atelier artistique propose chaque jour des moments créatifs : poterie, céramique, peinture… Il éveille de véritables talents, permet de toucher à tout, et surtout “rend heureux, et ajoute un peu de sel à l’existence”, estime l’animatrice, Véronique Laferthin. D’autres activités offrent des pauses musicales, des moments de relaxation, et même un atelier théâtre à Mulhouse, ainsi que des activités sportives, piscine, et tennis. Chaque résident participe aussi au fonctionnement de la maison avec des tâches plus prosaïques, mise de table, apprentissage du repassage, du nettoyage, ou cuisine pédagogique. L’atelier esthétique est une véritable pause bien-être, où les aides-soignantes font des brushings, et proposent du maquillage et de petits massages. “L’un des buts de l’activité est de renforcer la confiance et l’estime de soi”, explique Corinne Thomas, l’une des aides-soignantes responsables de l’atelier. “C’est un moment important qui favorise les échanges et le bien-être, ajoute sa collègue, Sabine Haensler. Ça en vaut la peine.” Par ailleurs, un groupe de parole se retrouve plusieurs fois par semaine. Chaque lundi, les participants échangent autour d’un sujet d’actualité. A d’autres moments, avec un psychologue, ils évoquent aussi des thèmes plus personnels, comme la vie affective ou sexuelle.

L’an dernier, l’accueil temporaire a concerné une centaine de personnes. Certaines sont restées quelques jours, d’autres plusieurs semaines. Il y a des habitués, et parmi eux, Michèle, 67 ans. Elle a vécu chez ses parents jusqu’à leur décès, voici trente ans. Puis sa sœur Emilienne Binder et son mari l’ont prise chez eux. Une cohabitation pas toujours simple au quotidien. Alors, quand il y a une douzaine d’années, Emilienne a entendu parler de l’accueil temporaire à la Maison Emilie, leur vie à tous trois a été transformée. Michèle, qui n’avait jamais été scolarisée, a soudain découvert les joies d’une vie en groupe. Elle s’est fait des amis et s’est épanouie. Depuis, elle réside ici deux semaines par mois. “Ça se passe très bien, raconte sa sœur Emilienne. Quand je viens la rechercher, elle est heureuse de rentrer. Mais à peine à la maison, elle demande : Quand est-ce que j’y retourne ?” Pour Emilienne et son mari, cette alternance, véritable aide aux aidants, leur permet de souffler. “Ça me fait un peu de repos, des vacances, avoue-t-elle. Et Michèle, elle, vient à Malmerspach pour s’amuser.” Le seul regret d’Emilienne est de ne pas avoir entendu parler de cette possibilité d’accueil temporaire quelques années plus tôt.

Le groupe de parole parle de foot féminin / © E. Kleinhoffer - France 3 Alsace

Ce vendredi 5 juillet, à Thann, l’association Au fil de la Vie fêtera en grandes pompes son 50e anniversaire. De 14h à 17h, une vingtaine d’ateliers et de stands seront présentés au parc Albert 1er. Et en parallèle, un programme plus officiel avec projection de films et présentation des dernières innovations, se déroulera au relais culturel, suivi d’une soirée festive. Une journée destinée à mieux faire connaître la philosophie de l’association, résumée par Régine Kessler, l’assistante de direction : “Une belle vie chez nous. L’objectif est que les personnes handicapées se sentent bien et soient heureuses, et leur famille aussi.”

Source FR3.

Trisomie 21: 6 questions pour mieux connaître ce handicap…

A quoi est due la trisomie 21?

Quels sont les facteurs de risque ?

Comment cet handicap peut-il être détecté très tôt ?

Trisomie 21: 6 questions pour mieux connaître ce handicap

La trisomie 21 est un handicap causé par la présence d’un chromosome 21 supplémentaire dans les cellules du corps. En temps normal, nous naissons avec 23 paires de chromosomes, les structures qui contiennent notre ADN (dont deux chromosomes 21). «La trisomie 21 n’est pas une maladie, tout simplement parce qu’elle n’évolue pas comme une maladie. C’est un état, comme le fait d’être grand ou petit», explique le Dr Renaud Touraine, médecin généticien au CHU de Saint-Etienne. Chaque année en France, plus de 500 enfants atteints de trisomie 21 voient le jour.

Outre la morphologie particulière qu’il confère, ce handicap s’accompagne généralement d’une déficience intellectuelle. Toutefois, une minorité de personnes atteintes de trisomie 21 peut présenter un coefficient intellectuel normal. «Même si deux personnes atteintes de trisomie 21 présentent la même anomalie chromosomique, leur handicap peut se manifester de manière très différente, ajoute le médecin. Cela va dépendre de l’ensemble de l’ADN de la personne ainsi que de son environnement: tout comme un enfant ordinaire, un enfant atteint de trisomie 21 sera plus éveillé s’il est davantage stimulé.»

1. Pourquoi ce chromosome supplémentaire?

Cette anomalie génétique est due à une mauvaise distribution des chromosomes. Une fois que l’ovule et le spermatozoïde ont fusionné, cela aboutit à une cellule qui va rapidement donner de nouvelles cellules. Pour cela, le matériel génétique, c’est-à-dire les chromosomes, est d’abord dupliqué, afin d’être distribué équitablement dans les deux nouvelles cellules. «Certaines fois, il arrive que la répartition se fasse mal et qu’un chromosome en plus soit intégré dans une de ces cellules, lui donnant 3 chromosomes 21 au lieu de 2.» Cette erreur de distribution peut arriver dans les cellules sexuelles des parents avant la fécondation ou dans les cellules de l’embryon.

2. Y a-t-il des facteurs qui prédisposent à ce handicap?

Le facteur de risque le plus reconnu et identifié pour la trisomie 21 est l’âge de la mère. «Une femme de 30 ans a un risque sur 1000 d’avoir un enfant atteint de trisomie 21, indique le Dr Touraine. Dix ans plus tard, ce risque passe à 1 sur 100.»

Dans environ 2,5% des cas, il arrive qu’un facteur génétique entre en jeu. Cela survient lorsque l’un des parents a un chromosome 21 fusionné à un autre chromosome. «Cette anomalie n’entraîne aucun symptôme chez le parent, elle est donc difficilement identifiable», précise le médecin.

3. Comment détecte-t-on la trisomie 21?

À partir des informations venant des échographies et des tests sanguins de la mère ainsi que son âge, les médecins peuvent estimer le risque d’avoir un enfant atteint de trisomie 21. Si le risque est intermédiaire (entre 1/1000 et 1/50), ils proposent un dépistage prénatal aux parents. Ce dépistage, appelé DPNI (dépistage prénatal non invasif), est remboursé par la sécurité sociale depuis janvier 2019. «Ce test génétique analyse des fragments d’ADN dans le sang de la mère pour évaluer le nombre de chromosomes du foetus», explique le Dr Touraine, qui ajoute que ce test est fiable à 99%.

Si ce test s’avère positif, il doit être confirmé par une amniocentèse qui permet d’étudier directement le matériel génétique du fœtus. Cette examen, qui consiste à retirer un peu du liquide amniotique qui entoure le fœtus pour l’analyser, est plus précis mais peut, dans de très rares cas (0,5%), entraîner une fausse couche. Si le risque d’avoir un enfant avec trisomie 21 est très élevé (plus de 1 risque sur 50), une amniocentèse est proposée d’emblée.

«Grâce à ces dépistages, nous détectons environ 92% des fœtus atteints de trisomie 21. Le reste correspond à des grossesses avec un risque faible pour lesquelles ces tests ne sont pas proposés.» Actuellement en France, dans 95% des cas détectés, les parents décident d’interrompre la grossesse. «Il est important que les couples aient le choix et que la politique de santé soit équilibrée, apportant autant d’attention au dépistage prénatal qu’à la prise en charge après la naissance», rappelle le docteur.

4. Quelle prise en charge pour les enfants atteints de trisomie 21?

Ces enfants nécessitent une prise en charge particulière afin de prévenir un sur-handicap. «Ils doivent avoir un suivi médical régulier car ils se plaignent moins et ont plus de difficultés à identifier et exprimer une douleur ou un problème physique, explique le médecin. Ils ont un plus grand risque de développer certaines maladies, comme des otites, une myopie ou un dysfonctionnement de la glande thyroïde». À cela s’ajoutent des séances d’orthophonie, de psychomotricité ou de kinésithérapie, qui permettent de compenser des éventuels retards d’acquisition de la parole ou de manque de tonicité musculaire. Pour être efficaces, ces séances doivent commencer dès la première année de vie.

5. Les enfants atteints de trisomie 21 peuvent-ils aller à l’école?

Ils peuvent aller dans des écoles ordinaires lorsque celles-ci ont des classes ULIS (Unités localisées pour l’inclusion scolaire). Ce sont des petites classes de 5 à 10 enfants présentant des retards cognitifs. Ils peuvent aussi être inclus dans des classes ordinaires pour les matières pour lesquelles ils n’ont pas de difficultés. «La majorité des enfants avec trisomie 21 ont des capacités cognitives suffisantes et si on les aide bien, la plupart d’entre eux peuvent être en milieu ordinaire», souligne le Dr Touraine. Si le handicap est plus prononcé, ils peuvent être intégrés dans des structures médicalisées, les IME (Instituts médico-éducatifs).

« Une bonne part des patients pourrait être autonome, cela dépend des efforts faits pendant l’enfance pour développer cette autonomie. »

Dr Renaud Touraine

À l’âge adulte, un certain nombre des personnes atteintes de trisomie 21 parvient à acquérir une certaine autonomie, mais cette proportion pourrait encore être plus importante. «Une bonne part des patients pourrait être autonome, cela dépend des efforts faits pendant l’enfance pour développer cette autonomie, insiste le Dr Touraine. Plus de la moitié des personnes atteintes pourraient être en capacité de travailler et de vivre seules. Il est important de changer notre approche des personnes ayant une déficience intellectuelle en de développer l’autodétermination et le pouvoir d’agir de ces personnes dès leur enfance.»

6. Peuvent-ils avoir des enfants?

Selon le spécialiste, même si certaines personnes avec trisomie 21 ont une fertilité amoindrie, la plupart d’entre eux pourraient avoir des enfants, qui ne seront pas forcément atteints du handicap. «Pour le moment c’est très rare qu’ils aient des enfants car il y a une pression sociale qui l’empêche», souligne le médecin. «Mais notre regard sur le handicap est en train de changer et de plus en plus de parents d’enfants atteints de trisomie 21 se disent prêts à les soutenir dans cette démarche.»

Source LE FIGARO.

Saint-Étienne : quand handicapés et non-handicapés partagent une même colocation…

Une colocation inédite à Saint-Étienne est inauguré ce lundi. Depuis six mois, des jeunes adultes trisomiques cohabitent dans une “Maison de Vie et de Partage”.

Il y en a seulement deux en France et c’est l’association Parm qui est à l’origine de ce beau projet.

Une maison de vie et de partage est ouverte depuis janvier 2019 à Saint-Etienne

Saint-Étienne, France

En plein cœur de Saint-Étienne, rendez-vous dans le quartier de l’Hôtel de ville dans un immeuble refait à neuf par la Fondation Pour le Logement Social. Cuisine à l’américaine, salon aux multiples canapés, télé, salle de jeux. Dans ce foyer collectif, huit jeunes adultes trisomiques cohabitent. 

Ce projet est né en janvier 2019 grâce à l’association Parm et sur la demande des parents de ces adultes autonomes. Il y a en a deux en France, dont une à Versailles. “Le but c’est qu’il se sentent comme à la maison, ils font leur vaisselle, préparent leurs plats, ce n’est plus comme chez papa, maman !“, précise la directrice de la maison Anne Berger.

Les activités sont nombreuses et permises par des bénévoles, des retraités, des étudiants qui se relaient au quotidien. Il y a aussi, deux salariés présents de 6h à 22h tous les jours pour aider aux tâches quotidiennes.

Autonomie renforcée, solitude oubliée

Au-delà du foyer collectif,  il y a aussi des studios individuels où vivent des étudiants valides mais aussi des adultes handicapés. Ombeline, jeune femme trisomique de 28 ans, a choisi de quitter son appartement en centre-ville pour ne pas être seule. “Je sors voir mes amis, je vais à la médiathèque, je fais pleins d’activités et surtout, ici, je rencontre beaucoup de monde et ça me fait plaisir“, se réjouit-elle.

Ombeline vit dans un appartement individuel au sein de la maison de vie et de partage. - Radio France

Créer du lien social, avoir une vie “comme tout le monde“, c’est ce que souhaitent les parents de ces jeunes handicapés. Alain et Christine sont les parents d’un jeune trisomique de 21 ans. “. C’est important de savoir qu’il aura son centre de vie à lui où il se sent bien et qu’_il peut continuer à évoluer dans ce qu’on lui a appris“.

“L’objectif c’est de les ouvrir sur la vie extérieure” – une maman d’un jeune trisomique

Cela marche plutôt bien. Pour Anne Berger, les progrès sont notables :” ils sont capables d’acheter le pain tout seul, faire leur courses, l’objectif c’est de les ouvrir sur la vie extérieure“, ajoute-t-elle.

À Saint-Étienne, cette maison de vie et de partage concerne des adultes handicapés, mais d’autres projets sont en cours ailleurs en France, par exemple pour reloger des familles de réfugiés.

Source FRANCE BLEU.

Raon-l’Etape: trisomie et foot féminin pour une journée exceptionnelle…

Une semaine avant la coupe du Monde féminine de football, l’engouement pour ce sport continue à progresser.

A Raon-l’Etape (Vosges), les dirigeantes et les joueuses du tournoi “vivre ensemble” accueillaient jeudi 30 mai 2019 avec bonheur une vingtaine de jeunes trisomiques d’Epinal et Saint Dié.

La joie et les émotions du tournoi "Vivre ensemble, jouer ensemble." / © Jérôme Mangin

A Raon-l’Etape (Vosges) le tournoi s’appelle : “Vivre ensemble, jouer ensemble”. Tout est résumé.
Pour cette troisième édition, la  promotion du football féminin a été mise en avant, ainsi que le vivre ensemble avec les personnes en situation de handicap mental.

Avec les trisomiques

Une journée placée sous le signe de la tolérance, de la solidarité et de la générosité.
Une journée exceptionnelle pour une bonne vingtaine de jeunes atteints de trisomie et les 130 joueuses des huit clubs participants.
Les jeunes trisomiques de Saint Dié (association APIST) et d’Epinal (Trisomie 21 Vosges) ont participé activement à tous les matches en choisissant leur équipe et en la parainnant. Ils ont tenu les rôles de coaches, d’assistants sur le bord du terrain; ils ont déjeuné avec les équipes et les ont accompagnés toute la journée. Des liens très forts se sont noués.

“En fin de journée, il y a eu beaucoup, beaucoup d’émotion et de larmes de joie !” Delphine Rondeau, organisatrice du tournoi

Pour contribuer à faire tomber ces barrières et à promouvoir cette discipline en plein boom, la marraine du tournoi était Céline Deville, gardienne de but de l’AS Nancy Lorraine et sélectionnée à 65 reprises en équipe de France.

La célébration de la victoire. / © Jérôme Mangin

Le FC Metz gagne le tournoi

Côté sportif, huit équipes engagées, la plupart venant des Vosges et de Meurthe-et-Moselle, avec la participation de Saint-Memmie, club de la Marne.
En finale, les filles du FC Metz se sont imposées.
Dans les tribunes, beaucoup de parents de joueuses expliquent la passion dévorante de leur fille pour le ballon rond. Et d’autres, inévitablement, comparent avec le foot au masculin :

“Pas de chichis, beaucoup plus de collectif !” Un papa de joueuse, plus que convaincu.

Les dirigeantes, les éducatrices et les pratiquantes comptent aussi sur ce type d’événement local puis sur la coupe du Monde à venir pour confirmer l’engouement actuel pour le foot féminin. Après la victoire des bleus en 2018 en Russie, il y a déjà eu un bond de +15% de licences chez les filles.

Source FR3.

Le casse-tête des parents d’enfants handicapés en Haute-Vienne…

En Haute-Vienne, la demande de places en institut médico-éducatif (IME) pour des enfants atteints de handicaps mentaux a explosé ces dernières années alors que le nombre de places n’a pas évolué.

Une famille de St-Léonard de Noblat témoigne.

En Haute-Vienne, il existe quatre instituts médico-éducatifs (IME) avec environ 300 places. / © M.Degremont/france 3 Limousin

A bientôt 7 ans, le petit Yannis souffre de trisomie 21. En principe, cette anomalie chromosomique ouvre droit à un placement en institut médico-éducatif (IME) dès l’âge de 6 ans. Encore faut-il que ces établissements spécialisés disposent de places disponibles.

La famille de Yannis, basée à St-Léonard de Noblat s’est vue proposer, pour la rentrée prochaine, un placement à l’IME de St-Junien, distant de plus de soixante  kilomètres de leur domicile. L’institut ne disposant pas d’hébergement, Yannis devrait effectuer trois heures de trajet quotidien en bus. « Cette situation n’est pas envisageable » dit sa maman.

Il existe pourtant un IME à dix kilomètres de St-Léonard sur la commune d’Eyjeaux. Mais l’institut est en sur-effectif. La famille Brouillet en appelle aux autorités.

“J’en appelle au gouvernement afin de débloquer plus de moyens pour les enfants handicapés.” Nicolas, père de Yannis.

Moyens insuffisants

L’IME d’Eyjeaux organisait vendredi 24 mai ses portes ouvertes alors qu’il est saturé par la demande. A moyens constants, impossible de répondre à une liste d’attentes qui explose, une centaine à ce jour. Le directeur déplore cette situation :

“Quand on regarde les établissements médico-sociaux, on voit l’intérêt qu’une société accorde à ses enfants. Il me semble que les moyens sont insuffisants et qu’il faut faire plus.”

Ce directeur l’avoue lui-même, l’établissement d’Eyjeaux bénéficie de structures pouvant accueillir dix enfants en plus si l’agence régionale de la Santé (ARS) lui accordait des moyens supplémentaires.

De son côté, à défaut d’autre solution, Yannis devrait passer une année supplémentaire de grande section dans son école.

Source FR3.

Vendée : un père soupçonné d’avoir précipité sa voiture dans la mer avec sa fille trisomique à bord…

Les faits se seraient déroulés le 19 avril dernier….. La jeune femme de 24 ans a survécu.

La voiture a été précipitée dans la mer au niveau du parking de la route bleue, aux Sables d'Olonne.

Un homme de 55 ans est soupçonné d’avoir précipité sa voiture dans l’océan, vendredi 19 avril, aux Sables-d’Olonne (Vendée), alors que sa fille, trisomique, se trouvait encore à bord, rapporte France Bleu Loire Océan. La jeune femme de 24 ans a survécu, mais son état de santé n’a pas été précisé. Le père a été mis en examen pour “tentative d’assassinat”.

Lorsque la police est arrivée sur les lieux, vers cinq heures du matin, la voiture était en train de couler dans la mer. La jeune femme à bord a rapidement été secourue par les pompiers.

Une tentative de suicide

Son père, qui se trouvait alors sur la plage, a expliqué aux policiers avoir voulu mettre fin à ses jours en emportant sa fille avec lui, avant de décider de sortir de la voiture. “Il explique qu’il a rompu avec sa compagne” détaille, auprès de France Bleu, le procureur de La Roche-sur-Yon Hervé Lollic. “Il ne voyait plus d’autre perspective pour sa fille.”

Mis en examen pour “tentative d’assassinat”, le père de famille a été placé en détention provisoire le temps de l’enquête, placement qu’il a décidé de contester devant la cour d’appel.

Source FRANCE INFO.