Mauvaise nouvelle pour les retraités : les pensions de réversion pourraient bien chuter…

Les pensions de réversion ne sont peut-être plus aussi adaptées au monde actuel qu’elles ne l’étaient par le passé.

Un rapport envisage leur nécessaire transformation.

 

Mauvaise nouvelle pour les retraités : les pensions de réversion pourraient bien chuter...

 

Mauvaise nouvelle pour les veuves ?

La pension de réversion, qui profite à 90% aux femmes, pourrait considérablement évoluer. D’aucuns s’interrogent en vérité sur la pertinence d’un tel dispositif dans le monde d’aujourd’hui, rapporte Capital. Cela n’a rien d’étonnant ! Cette indemnité, rappelle le site du service public, “correspond à une partie de la retraite dont bénéficiait ou aurait pu bénéficier l’assuré décédé (salarié ou fonctionnaire)”. “Elle est versée si certaines conditions sont remplies à l’époux (et/ou ex-époux) survivant, et aux orphelins (si le défunt était fonctionnaire). Une pension d’invalidité de veuf(ve) peut être versée sous condition d’âge et d’invalidité”, poursuivent les équipes rédactionnelles du site.

Seulement voilà, les conditions d’accès à ce mécanisme qui vient en aide à de nombreuses femmes – au total, souligne le mensuel spécialisé en économie, elles peuvent espérer récupérer entre 50 et 60% de ce que touchait feu leur conjoint – pourrait ne plus faire sens. La question est posée par “Retraite et société”, une publication de la Caisse nationale d’assurance vieillesse, ce mardi 1er décembre 2020.

Quel est le problème avec la pension de réversion ?

Premier problème : initialement, le dispositif était pensé pour répondre aux besoins de ces femmes qui n’avaient pas pu travailler et n’avaient donc pas – ou peu – constitué de droits en vue des vieux jours. Dès lors, au décès du mari, la situation devenait financièrement très difficile à assurer. Or, ce cas de figure est devenu de plus en plus rare. D’une part parce que les femmes travaillent – ce qui ne signifie pas qu’elles n’aient pas besoin de la pension de réversion, au regard des chiffres -, d’autre part parce que le modèle marital a considérablement évolué…

Quel avenir pour la pension de réversion ?

Est-ce à dire qu’il faut supprimer la pension de réversion, si elle n’est plus adaptée au monde d’aujourd’hui ? Pas nécessairement. Au contraire, même, pour bien des veuves, ce dispositif reste indispensable, indique Capital. En 2017, 4,4 millions de retraités en bénéficiaient, expliquait d’ailleurs la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). En moyenne, les femmes – qui perçoivent 9 pensions de réversion sur 10 – touchaient alors 691 euros par mois.

Sauf à modifier le dispositif, ce montant devrait drastiquement chuter. “Rapportées au PIB, les pensions de réversion versées par la Cnav, qui représentent 0,46% du PIB en 2016, représenteraient 0,28% du PIB en 2070”, écrivent les autrices de l’étude, Alessandra di Porto et Nassima Ghernaout.

Pourquoi les pensions de réversion vont-elles chuter ?

Plusieurs facteurs pourraient influencer à la baisse le montant des pensions de réversion. Et Capital de citer l’allongement de la durée de vie, le recul du taux de mariage ainsi que l’amélioration des carrières des femmes. Cependant, aucune de ses raisons ne compte autant que la baisse des écarts d’âge entre conjoints.

D’après d’autres auteurs, qui ont également participé à la rédaction de l’étude, ce seul facteur pourrait engendrer “une réduction de moitié du poids des pensions de réversion dans l’ensemble des pensions versées par les principaux régimes de retraite”. Et pour cause ! Le décès du conjoint survenant plus tard dans la vie commune, la pension de réversion est versée moins longtemps.

Source PLANET.

 

Somme. Deux aides-soignantes condamnées pour des violences sur une pensionnaire d’Ehpad…

Deux aides-soignantes ont été condamnées, jeudi 12 novembre, à une amende avec sursis pour violences sur une octogénaire d’un Ehpad de Bray-sur-Somme (Somme).

Deux aides-soignantes de la maison de retraite de Bray-sur-Somme ont été condamnées pour des violences sur une pensionnaire.

Le réveil avec caméra espion placé dans la chambre avait filmé des gestes et paroles de maltraitance : deux aides-soignantes ont été condamnées jeudi 12 novembre à une amende avec sursis pour violences sur une octogénaire d’un Ehpad de Bray-sur-Somme (Somme).

Le tribunal correctionnel d’Amiens a reconnu les deux femmes, âgées de 41 et 50 ans, coupables de violences sur personne vulnérable, leur infligeant 800 euros d’amende avec sursis, a-t-on appris auprès des avocats, confirmant une information du Courrier Picard.

« Insultes, humiliations, brimades »

Entre 2016 et 2017, le fils et tuteur de la pensionnaire, atteinte de la maladie d’Alzheimer, avait placé dans la chambre un réveil avec une caméra à l’intérieur qui a capté « le son et l’image » des « insultes, humiliations, brimades » que la vieille femme avait subies, selon l’avocat de la famille, Pierre-Henri Delarue.

« Ce qui est scandaleux dans cette affaire, c’est que le parquet n’ait pas raccroché (aux poursuites) les dirigeants de l’Ehpad qui portent une responsabilité bien plus lourde », a-t-il réagi. Pour lui, ce dossier rappelle que certaines maisons de retraite sont « en fait des boîtes à fric où le personnel est traité de manière abjecte ».

« Cadences infernales »

« Tout le monde aurait pu avoir à s’expliquer », a également déclaré l’avocat des prévenues, Stéphane Daquo, mettant en avant « les cadences infernales » pour les toilettes et les repas imposées par la direction de la résidence Louise Marie d’Arc.

« Un rapport de l’inspection générale des services a montré que leur protocole n’était pas adapté. Il y a une responsabilité collective », a-t-il ajouté, rappelant qu’une dizaine d’autres membres du personnel avaient écopé d’un rappel à la loi dans cette enquête.

Source OUEST FRANCE.

Atteinte d’Alzheimer, cette ancienne ballerine se remémore à la perfection sa chorégraphie en entendant le “Lac des Cygnes” (vidéo)…

“Une danseuse sera toujours une danseuse” : tel est le message publié par l’association Musica para Despertar à travers une vidéo diffusée il y a quelques jours et rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux.

Elle montre comment les souvenirs d’une ancienne ballerine reviennent à l’écoute du Lac des Cygnes sur lequel elle dansait il y a plus d’un demi siècle.

Atteinte d'Alzheimer, cette ancienne ballerine se remémore à la perfection sa chorégraphie

Un véritable instant de grâce. Publiée il y a quelques jours par l’association espagnole Musica para Despertar (musique pour s’éveiller), la vidéo capturée en 2019 émeut de très nombreux internautes. “Une danseuse sera toujours une danseuse”, écrit l’association. Selon elle, Marta C. González était danseuse ballerine à New York dans les années 1960. Plus d’un demi-siècle plus tard, elle se remémore et exécute sa chorégraphie à la perfection lorsqu’elle entend le célèbre “Lac des Cygnes” de Tchaïkovski.

Bienfaits de la musique

La scène a eu lieu en 2019. La danseuse est décédée peu de temps après. C’est pour lui rendre hommage que l’association a diffusé ce moment entrecoupé d’images d’une jeune danseuse exécutant la même chorégraphie. Sur son site, Musica para Despertar affirme : “heureusement, parmi les dernières zones à disparaître dans le cerveau endommagé par la maladie d’Alzheimer, il y a celles en charge de la mémoire musicale et de la capacité à ressentir les émotions”. La musique a alors des effets bénéfiques sur les personnes atteintes par cette maladie neurodégénérative. Pendant un instant, “il semble que le mouvement coordonné revient, les émotions intenses et les souvenirs d’une vie reviennent”.

Source RTL.BE

Alzheimer est aussi un défi économique pour la société mais personne ne semble comprendre pourquoi il est essentiel de s’en préoccuper…!

Selon une étude de la Harvard Business School, la maladie d’Alzheimer est la maladie la plus coûteuse aux Etats-Unis.

Comment expliquer ce phénomène ? Quelle pression économique les traitements font-ils porter sur le système de santé ?

Alzheimer est aussi un défi économique pour la société mais personne ne semble comprendre pourquoi il est essentiel de s’en préoccuper

Selon une étude publiée par la Harvard Business School, la maladie d’Alzheimer est la maladie la plus coûteuse aux États-Unis en affectant une personne sur dix âgée de 65 ans ou plus. Est-ce le cas en France ? La proportion de personnes atteintes est-elle similaire ? Pourquoi cette maladie est-elle la plus coûteuse ?

Stéphane Gayet : La maladie d’Alzheimer est la principale cause de troubles neurocognitifs majeurs (cognition : la connaissance ; troubles intellectuels concernant essentiellement la mémoire) du sujet âgé, c’est-à-dire d’altérations progressives des fonctions cognitives entraînant un retentissement sur les activités de la vie quotidienne et conduisant de ce fait à une perte d’autonomie. Cette maladie est responsable d’environ 70 % des cas de troubles neurocognitifs majeurs, les autres causes étant les maladies dites apparentées : démence d’origine vasculaire, maladie à corps de Lewy, dégénérescence fronto-temporale…

Une bonne connaissance des données épidémiologiques (fréquence, âge, gravité, évolution, causes, facteurs favorisants) est nécessaire pour appréhender et anticiper l’ampleur de la maladie d’Alzheimer dans nos sociétés vieillissantes. Les études épidémiologiques sont en réalité complexes, du fait de la grande fréquence de la pathologie (cela rend difficile l’étude des causes et des facteurs favorisants), de l’absence de registre de santé exhaustif de cette pathologie, de son caractère chronique et insidieux et d’un diagnostic qui reste encore complexe.

Les données permettant d’établir la prévalence (nombre de cas de maladie dans la population à un moment donné) de la maladie d’Alzheimer en France proviennent principalement de l’étude épidémiologique PAQUID*. À partir des données de cette étude, le nombre de personnes atteintes de maladie d’Alzheimer a été estimé à 770 000 en 1999. Par extrapolation de ces données, le nombre de personnes souffrant de la maladie est actuellement estimé à 1,1 million. La prévalence de la maladie augmente très vite avec l’âge.

Rare avant 60 ans, sa prévalence est d’environ 1,5 % entre 65 et 70 ans, 3 % entre 70 et 75 ans, 6 % entre 75 et 80 ans, 12 % entre 80 et 85 ans, plus de 20 % après 85 ans. Elle affecte globalement 5 % de la population de plus de 65 ans, et sa prévalence double par classe d’âge de 5 ans après 65 ans. Chez les personnes les plus âgées, la maladie atteint plus les femmes que les hommes (25 % des femmes contre 20 % des hommes à 85 ans).

Sur le plan mondial, le nombre de malades est actuellement estimé à 44 millions. Ce nombre a plus que doublé depuis les années 1990, principalement en raison du vieillissement de la population, et concerne de plus en plus les pays en voie de développement. Le nombre de nouveaux cas par an (incidence) de maladie d’Alzheimer en France est actuellement estimé à 225 000 patients. L’évolution du risque au-delà de 90 ans reste discutée : l’augmentation de l’incidence pourrait rencontrer un plateau chez les sujets les plus âgés.

Toujours selon cette étude, les traitements pharmaceutiques actuels n’ont qu’un effet minime pour arrêter les symptômes de la maladie et seuls les soins sur le long terme semblent avoir un effet. Quelle pression économique portent-ils sur le système de santé ?

Certains médicaments sont dits symptomatiques : ils n’agissent pas sur le ou les mécanismes de la maladie, mais sur certains de ses effets les plus gênants. Actuellement, seuls trois inhibiteurs de la cholinestérase (enzyme qui permet la dégradation de l’acétylcholine, un médiateur chimique assurant la transmission de l’influx nerveux) et un antagoniste du récepteur du glutamate (la mémantine) ont été approuvés et commercialisés comme traitements symptomatiques de la maladie d’Alzheimer.

D’autres médicaments sont dits à visée étiopathogénique : ils sont censés agir sur le ou les mécanismes de la maladie. Depuis le début des années 2000 et dans l’avenir, l’objectif de la recherche thérapeutique est de mettre au point un ou des traitements capables de modifier l’évolution de la maladie (soit de la ralentir significativement, soit au mieux de la stopper). Les principales recherches portent sur des traitements visant à modifier les anomalies dues au peptide A bêta amyloïde ou à la protéine tau, les deux principales anomalies mises en évidence dans le cerveau des personnes atteintes de maladie d’Alzheimer.

À l’heure actuelle, on considère que l’essentiel du traitement est plutôt non médicamenteux. C’est l’accompagnement au quotidien par des proches avec leur affection, les stimulations cognitives et récréatives répétées à longueur de journée et l’hygiène de vie autant que possible (exercice physique, alimentation et sommeil). Mais ces personnes sont très fragiles et sont particulièrement exposées au risque d’accidents qui, lorsqu’ils surviennent, contribuent grandement à la dégradation de l’état général et neuropsychique.

La maladie d’Alzheimer est l’une des premières causes d’entrée en institution du sujet âgé, elle est la cinquième cause de décès en France et est à l’origine d’un coût socio-économique majeur, estimé à plus de 30 milliards d’euros par an en France, en grande partie à la charge des patients et de leur famille. Les familles se trouvent de ce fait souvent en difficulté financière dès lors que l’un de leurs membres est atteint d’une forme évoluée de maladie d’Alzheimer, sans parler des répercussions sociales qui touchent les aidants (isolement, marginalisation).

Le coût du développement d’un traitement est estimé à 5 milliards d’euros. À quoi est dû un tel coût ? Quel est l’état des recherches actuelles ?

Beaucoup de travaux de recherche, sur le traitement de la maladie d’Alzheimer, ciblent le peptide A bêta amyloïde, et c’est logique étant donné que la formation de dépôts amyloïdes est considérée comme le primum movens de la maladie. Le but poursuivi est donc de chercher à bloquer l’accumulation anormale de peptide A bêta amyloïde autour des neurones.

Les méthodes d’immunothérapie mobilisent des processus immunologiques (système de défense immunitaire). Elles sont de plus en plus utilisées en cancérologie, car plus précises et moins toxiques que les méthodes de chimiothérapie.

Partant du principe que les cancers comme la maladie d’Alzheimer sont des maladies chroniques et complexes, on a essayé de transposer à celle-ci les succès obtenus en cancérologie. D’où l’idée de l’immunothérapie dans cette maladie.

Il existe une immunothérapie active, c’est essentiellement la vaccination : le système immunitaire s’immunise de façon active contre un agresseur, grâce au vaccin spécifique. Les vaccins anti-Alzheimer sont jusqu’à présent des échecs.

Il existe aussi une immunothérapie passive : il s’agit notamment des anticorps anti-peptide amyloïde. Ces anticorps sont dits monoclonaux, parce que leur cible immunologique est ultra précise et unique (ils sont fabriqués par génie génétique).

L’aducanumab est un anticorps monoclonal dirigé contre le peptide A bêta amyloïde. Précisons que l’on a déjà essayé des traitements constitués d’anticorps monoclonaux dirigés contre la protéine tau, avec des résultats mitigés, peu concluants.

À maladie chronique complexe, recherche longue et complexe. Plus une maladie est aiguë et plus sa cause est simple et unique, plus son mécanisme est facile à comprendre. Et plus une maladie est chronique et lente, plus ses causes sont nombreuses et imbriquées, et plus son mécanisme de constitution est complexe.

Avec les maladies neurodégénératives inflammatoires chroniques, comme la maladie d’Alzheimer, la sclérose en plaques (SEP), la maladie de Parkinson, la sclérose latérale amyotrophique (SLA), on se heurte à des processus pathologiques, à la fois pluriels imbriqués et d’une rare complexité. Nous devons inventer de nouvelles méthodes de recherche, faire appel à des outils informatiques d’une puissance toujours supérieure. C’est la raison du coût énorme de la recherche concernant la maladie d’Alzheimer.

* L’étude PAQUID (Personnes âgées QUID) est une étude de cohorte de 3 777 sujets âgés de plus de 65 ans vivant à leur domicile et tirés au sort sur les listes électorales de 75 communes de Gironde et de Dordogne.

L’état initial a été évalué en 1988-1989 et les sujets ont été suivis à un an, trois ans, cinq ans, huit ans, dix ans, treize ans… PAQUID est le fruit d’un partenariat de plusieurs structures publiques ou privées dont les plus importantes sont l’INSERM, l’Université de Bordeaux II et le CHU de Bordeaux, la Fondation de France, Novartis Pharma, la Société SCOR, les Conseils généraux de Gironde et Dordogne et la Mutualité sociale agricole.

L’objectif principal de PAQUID était l’étude épidémiologique du vieillissement cognitif et fonctionnel en population générale, notamment l’épidémiologie de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées (MAMA), mais aussi l’épidémiologie de la dépendance du sujet âgé.

Les sujets ont été revus à onze reprises environ tous les deux ans avec des mesures répétées de la cognition, un recueil de valeurs dans des échelles fonctionnelles et une détection systématique de la démence. PAQUID a fourni les premières estimations de la prévalence, de l’incidence, de la durée moyenne de la maladie en population générale.

Cette cohorte a permis d’étudier de multiples facteurs de risque (âge, sexe, niveau d’études, consommation de vin et de tabac, activité de loisirs, etc.) des MAMA et l’histoire naturelle de la phase préclinique et clinique débutante de la maladie d’Alzheimer sur plus de dix ans. PAQUID a montré que les démences étaient de loin la cause principale de dépendance du sujet âgé.

Source ATLANTICO.

« La maladie d’Alzheimer désagrège l’être aimé »… « Dans quelques années, nous serons tous touchés par la maladie d’Alzheimer, de près ou de loin. » !

« Combien de temps encore va-t-on laisser les familles dans le désarroi d’une pathologie sans issue ? Combien de temps encore va-t-on proposer aux familles des unités fermées ? »

« Dans quelques années, nous serons tous touchés par la maladie d’Alzheimer, de près ou de loin. »

Aude Areste Lamendour (courriel) :

Ma mère est morte ce matin. Comme des milliers de gens avant moi, j’ai assisté, impuissante, à la lente désagrégation physique et sociale de ma mère.

Ma mère est entrée dans le dur de la maladie, il y a six mois, et son état s’est aggravé avec la mort de son mari en mai dernier.

Il n’était plus possible qu’elle reste seule à son domicile. J’ai donc pris ma mère avec moi en attendant de trouver une solution pérenne. Pendant ces deux mois où elle a séjourné chez moi, j’ai tenté de remuer ciel et terre pour lui éviter une entrée dans un Ehpad.

Ma mère a été admise dans une unité fermée Alzheimer et je sais ce matin, plus qu’hier, que j’avais raison de chercher une autre solution.

Je sais aujourd’hui que même si les gens qui travaillent dans ces structures sont, pour la plupart, investis et bienveillants, ce sont les structures elles-mêmes qui ne conviennent pas. À un enfermement mental, s’ajoute un enfermement physique.

On m’a dit : « L’unité fermée, c’est mieux. C’est pour protéger le malade d’une éventuelle fugue. »

Je crois aujourd’hui que ce ne sont pas les malades que l’on cherche à protéger, mais les structures médicales qui se préservent ainsi de tout incident avec les familles.

J’ai ainsi longtemps cherché une structure à taille humaine qui préserverait les capacités déclinantes de ma mère, en lui faisant faire la cuisine, mettre la table, passer le balai ou encore plier le linge propre, pendant que c’était encore possible.

Toutes ces choses insignifiantes qui remplissent une vie et qui prennent tellement d’importance avec l’âge.

J’ai rêvé d’une structure où ma mère n’aurait pas été chosifiée, où les sorties auraient été permises, où le droit de vivre encore un peu et même diminuée, ne lui aurait pas été refusé. J’aurais voulu que ma mère puisse encore sentir le parfum des cerisiers en fleurs, ou le souffle du vent frais sur ses joues.

Mais, je n’ai pas trouvé parce que la France n’est ni la Suisse ni l’Allemagne et qu’ici, on traite les malades en les jetant hors du monde, en leur proposant des activités “occupationnelles” de deux heures quelques jours par semaine, qui n’ont d’autres buts que de faire accepter, au malade et à sa famille, cette captivité.

J’ai suivi ce chemin de croix jusqu’à mettre ma mère dans un Ehpad faute de mieux. Je n’ai pas adhéré à ce choix. J’ai fait ce choix parce qu’il n’y avait pas d’autres choix si je voulais continuer à la voir et à prendre soin d’elle. J’ai fait ce choix dans une tempête intérieure et en sachant que ce n’était pas pour son bien.[…]

Combien de temps encore va-t-on laisser les familles dans le désarroi d’une pathologie sans issue ?

Combien de temps encore va-t-on proposer aux familles des unités fermées en leur promettant que ce sera bien pour le malade ?

Combien de temps encore, les familles vont-elles vivre le dilemme horrible d’avoir à choisir une solution faute de mieux ?

Il faut qu’en France aussi, voient le jour des petites structures. Des structures adaptées qui soient des structures de vie qui préservent l’intégrité des malades, qui offrent à la personne qu’ils sont encore, un peu d’horizon et de perspectives.

Il faut que ces gens qui sont enfermés puissent continuer à voir leurs familles malgré le Covid.

Parce qu’un visage connu ou une voix qui émerge de la brume, est tout ce qui leur reste.

Dans quelques années, nous serons tous touchés par la maladie d’Alzheimer, de près ou de loin. Qui un parent, un père, une mère, une fille, un fils, des petits-enfants. Tous.

Demain, d’autres que moi seront à la fois bouleversés par cette maladie qui désagrège l’être aimé, et par le manque de structures adaptées.

Pour ma mère, évidemment, c’est trop tard. J’ai une peine immense, mais je me dis que ma mère a fait le bon choix. Consciemment ou pas, elle a continué à nous dire que ces structures ne lui convenaient pas. Elle a fait le choix, en partant si vite, de rester libre et debout.

Source OUEST FRANCE.

Qu’est-ce qui motive le personnel en Ehpad ?…

Le dévouement du personnel dans les Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) est bien réel.

Une étude montre que les soignants puisent pour la plupart leur motivation dans la fierté et le plaisir que leur procure leur travail.

Qu’est-ce qui motive le personnel en Ehpad ?...

Le personnel des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) s’est retrouvé en première ligne pendant la crise sanitaire et la pandémie a compliqué des conditions de travail déjà difficiles. Néanmoins, ces salariés restent investis dans leur travail. Comment expliquer leur motivation ? Qu’est-ce qui les pousse à être toujours présents ?

Il ressort de nos recherches portant sur la motivation qu’une grande partie des soignants partage les valeurs de l’Ehpad et prend du plaisir à effectuer son travail.

Pour comprendre la motivation de ce personnel, la théorie de l’autodétermination nous invite à tenir compte à la fois de l’intensité et de la qualité de la motivation.

La motivation peut se décomposer en deux types : la motivation contrôlée (la poursuite d’une activité pour une raison instrumentale, récompense ou sanction) et la motivation autonome (poursuivre une activité pour le plaisir que l’on retire de son travail).

Amotivés et mercenaires : une minorité

Une enquête menée auprès de 306 soignants de 10 Ehpad début 2020 dans le cadre du projet MEPRU (maintien de l’emploi et des personnes en zones rurales) financé par la Région Occitanie fait ressortir une forte motivation autonome couplée à une motivation contrôlée variable, comme le montre la figure ci-après :

Motivation

Ce graphique fait apparaître quatre situations types.

On s’aperçoit d’abord que les soignants sont très peu nombreux à se trouver dans une situation d’« amotivation », c’est-à-dire une situation dans laquelle il n’existe aucun levier de motivation pour les faire évoluer.

La proportion de « mercenaires » est quasi inexistante. Il s’agit de personnes à la recherche d’avantages matériels en échange de leur participation au travail. Ils ne prennent pas de plaisir dans leur travail et sont susceptibles d’adopter des comportements déviants pour arriver à leurs fins. Les managers peuvent, à court terme, espérer développer leur performance en maniant la « carotte et le bâton ».

Plaisir, pragmatisme et idéalisme

Si la plupart des soignants font preuve d’une forte motivation autonome, deux catégories se dégagent néanmoins.

Tout d’abord, les soignants guidés par le « plaisir et l’idéalisme ». Ils se caractérisent par une faible motivation contrôlée et une forte motivation autonome. Pour ces individus, inutile de distribuer des récompenses financières ou de les sanctionner, ce n’est pas ce qui les intéresse.

En revanche, ces salariés seront attentifs aux feedbacks positifs, à la valorisation de leurs compétences, au fait de disposer d’autonomie et de développer des relations positives avec toutes les parties prenantes de l’organisation (managers, collègues, résidents, familles, etc.).

Enfin, la situation « plaisir et pragmatisme » correspond à des soignants qui présentent à la fois une forte motivation autonome et une forte motivation contrôlée. Ils ont du plaisir à effectuer leur travail, sont attachés à leur travail et sont également motivés par l’obtention de récompenses.

À partir du moment où le niveau de motivation autonome est haut, les primes sur performances pourront encore renforcer la motivation pour développer des performances. Dans cette situation, les récompenses financières, à l’instar de la prime Covid de 1 000 à 1 500 € accordée par le gouvernement en juin dernier, pourront véritablement venir renforcer la motivation.

Une soignante en Ehpad en témoigne : « Je serais la première à me donner corps et âme si j’avais la reconnaissance et le salaire qui suit. »

Savoir où se situent les salariés parmi ces situations types est d’autant plus important que les différents niveaux de motivation n’appellent pas les mêmes actions de la part des managers. Or, selon certaines études, le personnel du secteur dit justement souffrir d’un manque de soutien de la hiérarchie et des collègues.

« Le métier est top »

L’étude de la motivation des soignants sous ses différentes formes peut ainsi constituer un préalable pour résoudre ce problème en mettant en place un contexte de travail propice au développement de la motivation autonome et en rapprochant le management des besoins du personnel.

Aujourd’hui la raison qui pousse les soignants en Ehpad à être toujours présents à leur poste, à poursuivre leur travail et à faire preuve de bienveillance auprès de nos seniors reste le niveau de motivation autonome qu’ils affichaient avant la crise. Ce niveau de motivation autonome, ce vrai plaisir au travail, permet de déclencher des niveaux élevés de performances et sur le long terme.

Comme le souligne une soignante en Ehpad : « Le métier est top, mais le salaire n’est pas génial »

À l’inverse, lorsque le management n’est pas tourné vers la satisfaction des besoins fondamentaux pour favoriser le développement de la motivation autonome, notre enquête montre une intention de quitter son poste élevée. Le défi, pour les Ehpad, est donc bien de réussir à garder ces personnels motivés.

Source OUEST FRANCE.

 

Feu vert unanime de l’Assemblée à un soutien aux salaires des aides à domicile…

Une hausse de salaire de 15 % est visée : elle sera constituée de l’enveloppe votée à l’Assemblée et d’une contribution des départements.

Feu vert unanime de l’Assemblée à un soutien aux salaires des aides à domicile

Une enveloppe de 150 millions d’euros a été votée jeudi soir à l’Assemblée nationale pour augmenter les salaires des aides à domicile, qui interviennent chez des personnes âgées ou handicapées, en 2021. Elle passera à 200 millions en 2022.

L’amendement du gouvernement en ce sens au projet de budget de la Sécu a été approuvé par 128 voix, soit l’unanimité. « Oui, nous allons avancer avec volontarisme pour revaloriser les métiers et les salaires » des aides à domicile, a lancé la ministre déléguée à l’Autonomie Brigitte Bourguignon, qui doit présenter en 2021 une réforme de l’aide aux personnes âgées vulnérables.

Un métier de « travailleurs pauvres »

Avec ce soutien budgétaire, « notre priorité sera de résorber impérativement les bas salaires », a ajouté la ministre. Les aides à domicile sont actuellement « des travailleurs pauvres » et le métier, exercé la plupart du temps par des femmes, est « sous-valorisé, sous-reconnu », a souligné le ministre des Solidarités Olivier Véran. Gauche et droite ont salué ce « petit pas ». L’Insoumis François Ruffin a défendu avec succès un amendement pour inscrire l’objectif de « dignité » de ces professionnelles de l’aide à domicile, via cette enveloppe.

Le dispositif proposé par l’Etat est un « cofinancement avec les conseils départementaux », compétents en matière d’aide à domicile : l’enveloppe débloquée par le gouvernement doit financer la moitié de cette revalorisation, à charge pour les départements qui accepteraient d’entrer dans cette démarche de financer l’autre moitié. Une hausse de salaire de 15 % est visée.

La prime Covid dans 83 départements

Ce dispositif doit entrer en vigueur en avril prochain, et sera ainsi doté de 150 millions d’euros pour 2021, puis 200 millions par an en année pleine. « C’est une victoire collective », s’est félicitée Agnès Firmin Le Bodo (Agir ensemble), rappelant que « pendant la crise » sanitaire, ces salariées « ont évité de nombreuses hospitalisations » de personnes âgées ou handicapées. Et « on va encore avoir besoin d’elles dans les semaines à venir » avec la deuxième vague du Covid-19.

Selon la même méthode Etat-départements, une « prime Covid » exceptionnelle de 1.000 euros par salarié a été versée à un grand nombre d’aides à domicile, en vertu d’un dispositif annoncé en août par Emmanuel Macron. Sur 101 départements, 83 ont accepté son versement.

Source 20 MINUTES.

Des formations accélérées pour pallier la pénurie de personnel dans les Ehpad…

Pour affronter la seconde vague du Covid-19, des villes expérimentent une formation rapide au métier d’assistant de soins en gérontologie.

Au début de l'année, 63% des établissements accueillant des personnes âgées en France indiquaient avoir un poste non pourvu depuis six mois ou plus.

Les Ehpad de France sont en tension depuis de nombreuses années, et la pénurie de personnel s’intensifie avec la crise sanitaire. Les métiers du grand âge, souvent jugés difficiles, mentalement et physiquement, et peu payés, peinent à attirer les demandeurs d’emploi, même par intérim. Au début de l’année, 63% des établissements accueillant des personnes âgées en France indiquaient avoir un poste non pourvu depuis six mois ou plus.

Ainsi, pour pallier le manque de personnel et mieux affronter la seconde vague du Covid-19, les villes de Toulouse, Narbonne, Montpellier ou encore Villefranche, expérimentent un dispositif de formation accélérée au métier d’assistant de soins en gérontologie. «Entre les difficultés de recrutements et le besoin constant de personnel, la problématique est chronique. Il fallait donc l’adresser», explique Audrey Perocheau, Directrice du développement des compétences dans le territoire à la direction générale de Pôle emploi.

Cette formation en 430 heures, soit trois mois, prépare les personnes qui la suivent à seconder les aides-soignants, répondre à des problématiques d’urgence, et comprendre la psychologie d’une personne âgée en situation de dépendance.

Une première étape de formation

Pour devenir aide-soignant, une formation de 1400 heures, soit autour de huit à neuf mois, est normalement nécessaire. «Mais les professionnels ne peuvent pas attendre tout ce temps pour renforcer rapidement leurs équipes», indique Audrey Perocheau. Les effectifs actuels dans les Ehpads sont sous-tensions et très éprouvés par la première vague sanitaire du printemps. Le mauvais moral des personnels se traduit aujourd’hui par des arrêts de travail, des congés maladie, voire des démissions.

Par ailleurs, les formations de longue durée découragent souvent les chômeurs. «Cette nouvelle formation de trois mois pour devenir accompagnant en gérontologie est une première étape avant la formation complète d’aide-soignant si elle est souhaitée par le demandeur d’emploi», explique la Directrice du développement des compétences de Pôle emploi. Ces accompagnants en gérontologie ne pourront exercer qu’en maisons de retraite, à la différence des aides-soignants.

La formation d’accompagnant en gérontologie pourra être proposée dans le cadre du « plan jeune  » du gouvernement

L’initiative est née d’un partenariat entre le Synerpa, le principal syndicat des établissements privés, Pôle emploi et la Croix-rouge. Avant d’intégrer une maison de retraite, une immersion de dix jours est obligatoire afin que la personne formée puisse observer les équipes déjà en place, et que ces dernières puissent évaluer ses motivations et compétences. Pour s’assurer que les personnes formées seront bien qualifiées, un suivi est organisé par le Synerpa et Pôle emploi une fois le nouveau personnel sur le terrain.

Promesse d’embauche dans un secteur en tension

Ces derniers mois, Pôle emploi tente d’inciter les demandeurs d’emploi, en particulier les jeunes peu diplômés, à suivre cette formation gratuite, avec une promesse d’embauche à la clé. Les contrats proposés sont des CDD, de 12 mois minimum, et des CDI. L’établissement public finance la formation et les aides aux employeurs avant recrutement.

«Souvent nous avons déjà trouvé l’employeur en manque de main-d’œuvre. Pour faciliter les embauches, un service en ligne (La Bonne Compétence Pro) lui permet de rentrer directement en contact avec les demandeurs d’emploi qui suivent une formation», explique Audrey Perocheau. Dès la fin de la formation, le taux d’emploi est de plus de 80%. 70 demandeurs d’emploi ont déjà été formés en 2019 et une centaine depuis le début de l’année. Une demande a été déposée auprès de l’institution France compétences afin que le diplôme soit officiellement reconnu par l’État.

En ces temps de crise sanitaire, l’exécutif mise sur la reconversion professionnelle vers des secteurs en tensions. Si le dispositif de formation accélérée s’avère concluant dans les prochains mois, la formation d’accompagnant en gérontologie sera proposée dans le cadre du «plan jeune» du gouvernement. Et de tels dispositifs pourront être transférables dans d’autres domaines de la santé.

Depuis début 2020, la formation d’aide-soignant est la quatrième la plus financée publiquement au niveau national. 13.000 demandeurs d’emploi ont déjà été formés au métier d’aide-soignant, soit une hausse de 9,5 pourcent par rapport à l’an passé. «Avec la nouvelle formation de trois mois d’accompagnant en gérontologie, nous espérons un plus grand renfort», conclut Audrey Perocheau.

Afin de soulager la situation et d’améliorer l’accompagnement des résidents, la Fédération hospitalière de France préconise le recrutement de 20.000 personnes dès 2021.

Source LE FIGARO.

Alzheimer : comment sont suivis les malades…?

Près d’un million de Français sont atteints par la maladie d’Alzheimer.

Cette maladie neuro-dégénérative touche principalement les personnes âgées de plus de 65 ans.

Alzheimer : comment sont suivis les malades ? Une personne âgée (image d'illustration)

En France, près de 900.000 personnes sont atteintes par la maladie d’Alzheimer et environ 225.000 nouveaux cas apparaissent chaque année d’après les chiffres du World Alzheimer Report datant de 2015.

Selon ce même rapport, le nombre de cas dans le monde devrait doubler d’ici 2050.

Or, à l’heure actuelle il n’existe toujours aucun remède contre cette maladie neuro-dégénérative, qui a comme symptôme, entre autre, la perte de la mémoire.Mais de nombreux traitements existent pour freiner la progression de la maladie, notamment des traitements non-médicamenteux très variés. Ceux-là vont varier en fonction du stade de la maladie.

Il existe trois stades à la maladie d’Alzheimer. Tout d’abord le stade débutant, qui se caractérise par des troubles de la mémoire et l’incapacité à retenir une nouvelle formation. Ce stade dure entre 2 et 5 ans en général.

Ensuite vient le stade modéré. Aux problèmes de mémoire viennent s’ajouter de nouvelles difficultés telles que l’incapacité à manipuler certains objets, ne pas réussir à trouver ses mots ou encore une désorientation dans l’espace.

Finalement arrive le stade avancé et sévère. Tous les symptômes précédemment cités s’aggravent. La personne atteinte devient alors complètement dépendante. Cette phase continue jusqu’au décès du malade.

Différents traitements pour accompagner le malade

Au cours de la première phase, les traitements non-thérapeutiques se veulent très peu intrusifs. “Le stade débutant est vraiment personnalisé en fonction de la personne”, décrit la docteur Maï Panchal, directrice scientifique au sein de la fondation Vaincre Alzheimer, contactée par RTL.fr.

L’accompagnement se déroule à domicile, dans un premier temps il aura la possibilité au choix de voir un psychologue ou de se rendre à des thérapies de groupe, “des groupes de parole où ils expriment leur ressenti et leur peur”. Le psychologue en charge va alors “suivre l’évolution de la maladie et venir en aide au patient”.

“La priorité c’est l’orthophonie”, souligne le docteur, afin de “ne pas perdre la communication“. Les aidants vont également inciter le malade à pratiquer des activités qu’il apprécie comme une pratique sportive ou la cuisine par exemple.

À partir du stade modéré, la stimulation cognitive prend encore plus d’importance. Les activités pour stimuler les capacités restantes prennent de plus en plus de place mais aussi “les activités sociales, car il est important d’être en groupe”.

Aider le malade à s’adapter à l’environnement

Afin de motiver et stimuler les capacités, les aidants vont entraîner le malade à s’adapter à l’environnement. “Ils vont le pousser à s’habiller seul, en lui posant ses vêtements devant lui”. Ce sont des “stratégies de compensation”. À ce stade, des “équipes spécialisées” interviennent à domicile au moins une fois par semaine.

Lorsque le dernier stade arrive, de nouveaux traitements sont appliqués en plus des précédents. Afin de conserver la motricité de la personne atteinte d’Alzheimer, la kinésithérapie, l’ostéopathie, l’ergothérapie et la psychomotricité peuvent être requis.

Généralement les malades entrent en institution à partir de ce stade car “les troubles psycho-comportementaux commencent à apparaître”. Afin d’apaiser ces troubles, la musicothérapie, l’aromathérapie, la stimulation multisensorielle, la zoothérapie, les massages ou la luminothérapie peuvent être appliqués.

Source RTL.

 

Alzheimer : comment parler à un proche malade ? Alzheimer est-elle notre plus grande peur à tous ?…

Plus de 900.000 personnes sont touchées par la maladie d’Alzheimer en France.

Alors comment adopter un comportement adéquat vis-à-vis d’un proche touché par cette maladie ?

Alzheimer est-elle notre plus grande peur à tous ?

La maladie d’Alzheimer provoque des pertes de mémoire et complique fortement la vie des personnes atteintes. Elle touche aujourd’hui plus de 900.000 personnes en France.

Il n’est pas évident d’adopter un comportement adéquat en présence d’un proche que l’on a connu en parfaite forme, actif, bien portant, les idées en place et qui a changé du jour au lendemain à cause de sa maladie.

Le point le plus important est de ne jamais se mettre en colère. Cela peut devenir énervant de répéter la même chose une dizaine de fois ou de nettoyer tout ce que peut renverser la personne atteinte mais il faut savoir se maîtriser.

Il savoir faire preuve d’empathie. On est jamais aussi efficace et pertinent que quand on prend la peine de se mettre à la place de l’autre. L’autre en l’occurrence est un proche qui, bien qu’il n’ait plus toute sa tête, se rien compte que quelque chose ne vas pas. Dans ce contexte, l’agressivité ne fait qu’accentuer un repli sur soi qui, lui, ne fera que profiter à la maladie.

Rester bienveillant.

Il est primordial de faire en sorte que le proche atteint par la maladie d’Alzheimer sente qu’il fait pleinement partie de votre vie ou de la famille. Il doit sentir qu’il est à sa place là où il se trouve. Il faut donc continuer de lui parler de la même manière que vous lui parliez avant qu’il ne soit atteint. Ne lui parlez pas comme s’il était un enfant, il reste un adulte. Ce comportement est humiliant et contre-productif.

Savoir anticiper certaines situations est inévitable. Si vous dites, par exemple, au patient qu’il doit se préparer pour un rendez-vous dans l’après-midi, ne lui dites pas cinq heures avant. Sinon, il aura oublié. Autre exemple, si un ami est invité chez vous. La personne malade risque très probablement de ne plus se souvenir de son nom. Dans ce cas, pour qu’il ne se retrouve pas dans l’embarras, prévenez-le : “Tiens voilà Untel, le fils de Truc ou de Bidule”.

Toutes les infos que vous donnez au dernier moment aident la personne dont la mémoire s’effiloche à avoir la bonne réaction.

Laissez le malade radoter

Cela peut sembler paradoxale mais les personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer sont capables d’aller chercher des anecdotes très anciennes au fin fond de leur mémoire. Si vous l’avez déjà entendue où qu’il l’a déjà racontée, ne relevez surtout pas le fait qu’il radote.

Une personne qui raconte de vieux souvenirs, c’est une personne qui retrouve de l’assurance, de l’estime de soi, parce qu’elle s’ancre dans une époque où elle était en pleine possession de ses moyens.

Son récit est donc fluide, cela va même lui procurer du plaisir. De plus, il demeure très important de continuer à parler lorsqu’on est touché par cette maladie, c’est pourquoi l’orthophonie est préconisée par les spécialistes.7

Source RTL.