Mauvaise nouvelle pour les retraités : les pensions de réversion pourraient bien chuter…

Les pensions de réversion ne sont peut-être plus aussi adaptées au monde actuel qu’elles ne l’étaient par le passé.

Un rapport envisage leur nécessaire transformation.

 

Mauvaise nouvelle pour les retraités : les pensions de réversion pourraient bien chuter...

 

Mauvaise nouvelle pour les veuves ?

La pension de réversion, qui profite à 90% aux femmes, pourrait considérablement évoluer. D’aucuns s’interrogent en vérité sur la pertinence d’un tel dispositif dans le monde d’aujourd’hui, rapporte Capital. Cela n’a rien d’étonnant ! Cette indemnité, rappelle le site du service public, “correspond à une partie de la retraite dont bénéficiait ou aurait pu bénéficier l’assuré décédé (salarié ou fonctionnaire)”. “Elle est versée si certaines conditions sont remplies à l’époux (et/ou ex-époux) survivant, et aux orphelins (si le défunt était fonctionnaire). Une pension d’invalidité de veuf(ve) peut être versée sous condition d’âge et d’invalidité”, poursuivent les équipes rédactionnelles du site.

Seulement voilà, les conditions d’accès à ce mécanisme qui vient en aide à de nombreuses femmes – au total, souligne le mensuel spécialisé en économie, elles peuvent espérer récupérer entre 50 et 60% de ce que touchait feu leur conjoint – pourrait ne plus faire sens. La question est posée par “Retraite et société”, une publication de la Caisse nationale d’assurance vieillesse, ce mardi 1er décembre 2020.

Quel est le problème avec la pension de réversion ?

Premier problème : initialement, le dispositif était pensé pour répondre aux besoins de ces femmes qui n’avaient pas pu travailler et n’avaient donc pas – ou peu – constitué de droits en vue des vieux jours. Dès lors, au décès du mari, la situation devenait financièrement très difficile à assurer. Or, ce cas de figure est devenu de plus en plus rare. D’une part parce que les femmes travaillent – ce qui ne signifie pas qu’elles n’aient pas besoin de la pension de réversion, au regard des chiffres -, d’autre part parce que le modèle marital a considérablement évolué…

Quel avenir pour la pension de réversion ?

Est-ce à dire qu’il faut supprimer la pension de réversion, si elle n’est plus adaptée au monde d’aujourd’hui ? Pas nécessairement. Au contraire, même, pour bien des veuves, ce dispositif reste indispensable, indique Capital. En 2017, 4,4 millions de retraités en bénéficiaient, expliquait d’ailleurs la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). En moyenne, les femmes – qui perçoivent 9 pensions de réversion sur 10 – touchaient alors 691 euros par mois.

Sauf à modifier le dispositif, ce montant devrait drastiquement chuter. “Rapportées au PIB, les pensions de réversion versées par la Cnav, qui représentent 0,46% du PIB en 2016, représenteraient 0,28% du PIB en 2070”, écrivent les autrices de l’étude, Alessandra di Porto et Nassima Ghernaout.

Pourquoi les pensions de réversion vont-elles chuter ?

Plusieurs facteurs pourraient influencer à la baisse le montant des pensions de réversion. Et Capital de citer l’allongement de la durée de vie, le recul du taux de mariage ainsi que l’amélioration des carrières des femmes. Cependant, aucune de ses raisons ne compte autant que la baisse des écarts d’âge entre conjoints.

D’après d’autres auteurs, qui ont également participé à la rédaction de l’étude, ce seul facteur pourrait engendrer “une réduction de moitié du poids des pensions de réversion dans l’ensemble des pensions versées par les principaux régimes de retraite”. Et pour cause ! Le décès du conjoint survenant plus tard dans la vie commune, la pension de réversion est versée moins longtemps.

Source PLANET.

 

Coronavirus : Vacciner en premier les personnes âgées, est-ce vraiment une évidence ?…

La Haute Autorité de santé souhaite que les résidents d’Ehpad soient prioritaires dans la campagne de vaccination en France, compte tenu de leur fragilité face au coronavirus.

Coronavirus : Vacciner en premier les personnes âgées, est-ce vraiment une évidence ?

  • Les doses de vaccin contre le coronavirus devraient arriver au compte-gouttes en France, forçant les autorités à réfléchir à la meilleure campagne possible de vaccination.
  • La Haute autorité de santé a rendu son verdict ce lundi, et souhaite vacciner en priorité les résidents en Ehpad, puis le reste des personnes les plus vulnérables.
  • Cette stratégie est-elle la plus optimale pour lutter contre la maladie ?

Ce lundi, la Haute Autorité de santé a tranché : les résidents des Ehpad seront les personnes vaccinées en premier en France par un futur vaccin contre le coronavirus. Peu de doses seront disponibles au début, ce qui implique une hiérarchisation des vaccinations. La campagne doit démarrer fin 2020-début 2021 pour les publics prioritaires, avant d’être plus massive dans un deuxième temps.

De fait, la Haute Autorité de santé a établi une stratégie claire : « Protéger en priorité les plus vulnérables et ceux qui s’en occupent », comme l’a expliqué sa présidente Dominique Le Guludec. Mais cette décision est-elle vraiment la meilleure possible ? 20 Minutes fait le point.

Pourquoi vacciner les résidents des Ehpad en premier ?

Parce qu’ils représentent une part conséquente des décès liés au coronavirus. Sur les 52.731 morts en France, plus de 16.000 ont eu lieu dans les Ehpad (le reste se faisant en milieu hospitalier), représentant une catégorie de population particulièrement à risque en raison de son âge. Matthieu Mulot, collaborateur scientifique et chargé d’enseignement à l’Institut de biologie à l’Université de Neuchâtel, le rappelle : plus la personne est âgée, plus le coronavirus a des risques de développer des formes graves.

Au 17 novembre, selon les données de Santé Publique France, 79 % des personnes hospitalisées pour Covid-19 et 66 % des personnes en réanimation avaient plus de 65 ans en France. L’âge médian des morts du coronavirus est de 84 ans dans le pays. Matthieu Mulot rajoute que les Ehpad sont des espaces plus surcontaminants que la moyenne. Grossièrement dit, cela signifie qu’une fois qu’une personne est touchée, le virus a plus de chance de se propager aux autres individus dans un Ehpad que dans d’autres lieux, ce qui expliquerait pourquoi il a été recommandé de viser en priorité les séniors dans les Ehpad plutôt que l’ensemble des séniors.

Autre point soulevé par le chercheur, l’adhésion. Le vaccin n’étant pas obligatoire, comme l’a annoncé Emmanuel Macron, « autant viser une catégorie de population qui y est favorable », ajoute-t-il. Toutes les études sur les antivaccins le montrent, l’acceptation de la vaccination augmente avec l’âge. Vacciner en premier les séniors, c’est s’assurer d’une campagne de vaccination efficace.

Pourquoi ne pas vacciner en premier les « super spreaders » ?

Ce procédé, vacciner dans le but de réduire les formes graves, s’appelle la prévention tertiaire : on ne stoppe pas la maladie mais simplement ses conséquences les plus néfastes, explique Mounia N. Hocine, biostatisticienne et spécialiste des vaccins. « De base, le but d’une vaccination, c’est de stopper une maladie, pas ses formes graves. C’est la prévention primaire », rappelle-t-elle. Si bien que la question s’est posée : au lieu de cibler les personnes les plus fragiles, pourquoi ne pas viser les personnes les plus contaminantes, afin de réduire la propagation du virus ?

Si l’idée est tentante, elle se heurte à deux problèmes. Premièrement, la Haute Autorité de santé l’a expliqué ce lundi lors de son rapport, il n’y a pour l’instant pas de certitude sur le fait qu’être vacciné empêche de transmettre le virus. Une personne pourrait être protégée mais continuer à propager le virus, ce qui rendrait caduque l’objectif de viser les personnes contaminantes.

Deuxièmement, même si le vaccin s’avérait coupeur de transmission, il resterait une difficulté majeure : qui vacciner ? Si le phénomène de « super spreaders » (des super propagateurs, à savoir une minorité de personnes responsables d’une majorité de contaminations) fait quasiment consensus dans la propagation du coronavirus, ces derniers restent encore très difficiles à déterminer et à repérer. « On penche de plus en plus vers des pratiques sociales – beaucoup de sorties, de contacts – plus que des explications physiologiques – âge, sexe…-, ce qui rend la tâche de repérage pratiquement impossible », estime Matthieu Mulot. Or, vu que les doses de vaccin arriveront en premier lieu au compte-gouttes, « il est difficile de viser au hasard et espérer tomber sur des supers spreaders. Les personnes âgées sont bien plus facilement identifiables et on est sûr de l’intérêt d’une vaccination pour elles. C’est donc le choix de la sécurité. »

Vacciner les résidents des Ehpad, est-ce efficace ?

Avec ce choix des Ehpad, le virus continuera de circuler, puisque les « super spreaders » resteront transmetteurs, ainsi qu’une grande majorité de la population. Ce qui n’est pas sans conséquence : covid long, forme grave chez certains jeunes et chez les personnes avec comorbidités, etc. Néanmoins, « l’un des plus gros soucis avec ce virus, c’est la saturation des hôpitaux », rappelle Matthieu Mulot. Saturation qui a des conséquences néfastes non seulement sur les patients Covid-19, mais également sur d’autres malades, en raison des opérations annulées ou reportées. De fait : « Si on empêche les formes graves, on peut espérer éviter de nouvelles saturations, malgré la circulation du virus. » Par exemple, si l’ensemble des personnes de plus de 65 ans se font vacciner et qu’il n’y a plus « que » 34 % des patients actuels en réanimation, l’épidémie aurait quand même beaucoup moins d’impact sur la société. « D’autant plus que plus l’âge est bas, moins les conséquences d’une réanimation sont lourdes », appuie Mounia N. Hocine.

Néanmoins, elle le rappelle, « ce n’est certainement pas la stratégie la plus efficace pour stopper l’épidémie. C’est simplement celle qu’on met en place par défaut, car on est sûr qu’elle aura un premier impact ». Une première vaccination en prévention tertiaire donc, mais qui pourrait également renseigner sur beaucoup de points : vaccin efficace ou non, effets secondaires, et surtout vaccin coupant la transmission ? En gros, préparer le terrain pour rendre possible plus tard des campagnes de vaccination maximisées chez les autres catégories de population, quand les doses arriveront. Matthieu Mulot prévient : « Il faut voir la vaccination dans les Ehpad, et plus généralement des personnes fragiles, comme une première étape, et non pas comme une finalité. »

Source 20 MINUTES.

 

 

Manche : une petite entreprise met au point pour les séniors un téléphone fixe qui peut faire visio…

C’est un téléphone qui va réconcilier les réfractaires à la technologie.

Un téléphone fixe avec un système de Visio, d’écran pour voir ses proches et pour le coup c’est simple comme un coup de fil !

Le téléphone fixe qui fait visio de la "Vie Mobile" à Saint-Hilaire-du-Harcouët

Une petite entreprise de Saint-Hilaire-du-Harcouët “La vie Mobile” spécialisée dans la téléphonie vient de mettre au point un téléphone fixe qui peut faire vidéo. Et c’est extrêmement simple. Même quand on a pas internet ! Objectif : permettre aux séniors ou aux personnes handicapées de communiquer très facilement via un écran avec leurs proches par What’s App, en ces temps de crise sanitaire.

Simple comme un coup de fil

Les gérants de “La Vie Mobile” ont eu l’idée de transformer un standard professionnel qu’ils ont donc complètement revu et reprogrammé. Depuis leur invention ils croulent sous les demandes. Alexis, salarié de “La Vie Mobile” qui s’occupe de la partie commerciale de ce téléphone-visio, explique : “On sait qu’il y a pas mal de personnes isolées et qui ont peur d’utiliser un smartphone alors qu’elles aimeraient avoir un contact visuel avec leurs proches. A la base, ce téléphone était destiné aux professionnels, et nous on l’a reprogrammé pour qu’il soit simple d’utilisation. Il fonctionne comme un fixe si on y met une carte SIM, et par WhatsApp si on veut appeler en visio.  Bien entendu il faut qu’à l’autre bout du fil la personne ait aussi WhatsApp. Pour cela, il suffira juste de brancher l’appareil en Wifi sur la box internet. Et si on veut l’utiliser comme un fixe, on insert la carte SIM.”

Les maisons de retraite très intéressées

Depuis la commercialisation, il y a peu, de ce téléphone-visio, une quarantaine de personnes ont passé commande et des maisons de retraites se disent très intéressées. D’ailleurs Alexis a été cette semaine faire une démonstration en Ehpad et cela a été un véritable succès. “J’ai pu tester avec les résidents et les infirmiers et tout le monde était ravi. Au départ les personnes âgées avaient un peu peur de l’écran mais elle se sont vite habituées. Et elles ont compris très rapidement l’intérêt pour elles de ce téléphone très simple capable d’instaurer une communication visuelles avec leurs proches”.   

Source FRANCE BLEU.

Une fausse aide-soignante interpellée pour avoir volé les résidents d’un EHPAD…

Une femme de 35 a été interpellée pour le vol de plusieurs résidents d’EHPAD à Montpellier. Elle travaillait grâce à un faux diplôme d’aide-soignante.

Une femme de 35 ans interpellée pour avoir volé une carte bancaire et des chèques à plusieurs résidents d'un Ehpad de Montpellier

Une femme de 35 ans qui travaillait dans des EHPAD en tant qu’aide soignante a été interpellée pour des vols de carte bancaire et de chèques vierges. Elle avait dérobé la carte bancaire d’une résidente d’un EHPAD de Montpellier âgée de 88 ans ainsi que des chèques.

La victime a déposé plainte le jour-même, le 9 septembre. Le Groupe des atteintes aux biens de la Sûreté Départementale de l’Hérault identifie alors l’auteure présumée de ces vols.

L’enquête a permis de démontrer qu’il y avait eu d’autres victimes, trois personnes âgées de 78, 89 et 69 ans ainsi que 7 collègues de travail qu’elle volait dans les vestiaires.  Une perquisition au domicile de l’interpellée permet de mettre la main sur une carte bancaire volée, des formules de chèques vierges et des factures réglées à l’aide chèques volés. Il y a au total 11 victimes, l’EHPAD, l’agence d’intérim qui lui confiait des missions et le bailleur social auprès duquel la mise en cause avait tenté de payer son loyer avec un chèque volé.

Placée en garde à vue, elle a reconnu les faits et expliqué qu’elle avait travaillé dans des cliniques et EHPAD grâce à un faux diplôme d’aide-soignante.

Cette femme doit être jugée dans les prochaines semaines devant le tribunal correctionnel de Montpellier.

Source FRANCE BLEU.

J’ai testé une combinaison qui vous met dans la peau d’une personne porteuse de handicap…

SENSIBILISATION Grâce à l’Adhap de Rosny-sous-Bois, notre journaliste s’est glissé dans le quotidien de certaines personnes en situation de handicap moteur.

 

J'ai testé une combinaison qui vous met dans la peau d'une personne porteuse de handicap

  • L’Adhap (aide à domicile, hygiène et assistance aux personnes) de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) nous a fait endosser une combinaison dite de « vieillissement ».
  • Vue, ouïe et mobilité réduites… Cet outil de sensibilisation sert à faire éprouver l’entrave d’une maladie handicapante.
  • Du 16 au 22 novembre se tient la semaine européenne pour l’emploi des personnes en situation de handicap (SEEPH). 20 Minutes publie ce lundi 16 novembre un dossier spécial Inclusion consacré à l’insertion des personnes en situation de handicap en entreprise.

« Une fois que vous aurez mis la combinaison, on va vous faire monter un escalier, prendre un verre d’eau, manger, ou même vous faire marcher… Pour en parler faut essayer. » Yvan Guiraud, gérant de l’Adhap (aide à domicile, hygiène et assistance aux personnes) de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) m’accueille ce lundi et annonce la couleur. Au programme : présentation et test d’une combinaison de vieillissement. « Elle a pas loin de 10 ans, mais elle traite 90 % du sujet. »

Le sujet ? Comprendre, ressentir, l’entrave que représente une maladie handicapante ou l’usure d’un corps de 80 voire 90 ans, dans le but de « sensibiliser notre personnel mais surtout les familles de nos clients et leurs proches aux effets du vieillissement ».
Une conversation à propos du Covid et des mesures gouvernementales plus tard, j’abandonne ma carcasse (relativement) neuve des années 1990 pour prendre place dans un vieux modèle type années 1930.

Une expérience saisissante

Et ça commence par la vue. Casque sur les yeux ma vision devient jaunâtre et surtout très limitée. Fermez un œil, retranchez la moitié du champ de vision qu’il vous reste. Voilà où j’en suis. On me met un casque sur les oreilles, des gants, un harnais, des genouillères et des coudières rigides. « Imaginez que vous souhaitiez aller chercher le pain », lance Yvan Guiraud. Là, je me retrouve dans une vraie situation de handicap. Impossible de replier les bras jusqu’au torse pour boutonner ma chemise, impossible de me pencher pour lacer des chaussures. Je me lance dans les escaliers. Je parviens à les monter, mais doucement.

Toujours aussi diminué, je décide de reprendre des forces et d’attaquer le petit-déjeuner : une madeleine et un verre d’eau. Je pose mes fesses tant bien que mal sur la chaise, attrape à deux mains ma boisson et… Quelle galère ! J’avance mon cou façon tortue pour boire et découpe ma madeleine comme je peux. Une fois à table, difficile d’entendre les autres personnes dans la pièce, je dois choisir entre fixer mon assiette, ma gauche ou ma droite.

Avant de rajeunir, Yvan Guiraud me fait essayer un dernier objet, des gants qui simulent les conséquences physiques de la maladie de Parkinson grâce à des impulsions électriques. Mes mains s’engourdissent, tremblent et me font mal. « Voilà ce que peut vivre une personne à qui, par exemple, on a oublié de donner son traitement quotidien. » Une dernière expérience saisissante avant de quitter les lieux, heureux d’avoir retrouvé toute ma santé.

Source 20 MINUTES.

 

Handicap. Jean Castex et une vingtaine de ministres annoncent de nouvelles mesures…

Le gouvernement doit notamment annoncer lundi l’extension du dispositif de la prestation de compensation du handicap (PCH) aux aides à la parentalité.

Une aide à domicile fait la cuisine pour une femme en situation de handicap qui a besoin d'une aide pour les repas.

De nouvelles aides pour mieux concilier handicap et parentalité, un soutien prolongé aux embauches, une communication officielle plus accessible : le gouvernement doit présenter lundi 16 novembre 2020 de nouvelles mesures en faveur des personnes handicapées, et montrer qu’il ne « ralentit pas » les réformes, malgré la crise sanitaire.

Un « comité interministériel du handicap » (CIH), organisé à Matignon dans la matinée autour de Jean Castex et de sa secrétaire d’État chargée du Handicap Sophie Cluzel, réunira une vingtaine de ministres, dont Jean-Michel Blanquer (Éducation), Élisabeth Borne (Travail) et Gérald Darmanin (Intérieur), mais également les représentants des associations de personnes concernées.

« L’axe majeur, c’est qu’on ne ralentit pas les réformes, malgré cette crise » du Covid-19, a expliqué Sophie Cluzel, qui entend « réaffirmer haut et fort les chantiers en cours ».

Aider financièrement les parents handicapés

Ce CIH est aussi l’occasion pour le gouvernement d’annoncer certaines mesures nouvelles.

Le dispositif de la prestation de compensation du handicap (PCH), qui permet de financer des aides, humaines ou matérielles, sera ainsi étendu dès le 1er janvier 2021 pour couvrir les aides à la parentalité.

Concrètement, les parents concernés pourront rémunérer un intervenant, une heure par jour, pour qu’il les aide à s’occuper de leur enfant. Mais ils auront également droit désormais à la prise en charge de certains équipements – comme une table à langer à hauteur réglable, s’ils se déplacent en fauteuil roulant.

Quelque 17 000 parents en situation de handicap sont concernés, et potentiellement bien plus puisque l’un des objectifs de la réforme est d’éviter que des personnes renoncent à devenir parents en raison de leur handicap.

Prolongation des aides à l’embauche

À l’occasion de la 24e Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées (SEEPH), qui débute lundi, le gouvernement doit également annoncer la prolongation des aides à l’embauche mises en œuvre dans le cadre du plan de relance. La fin de ce dispositif, initialement fixée au 28 février, est reportée au 30 juin. L’aide est de 4 000 € pour chaque personne handicapée recrutée – en CDI ou CDD de plus de trois mois.

Autre annonce : la « sanctuarisation » de 10 millions d’euros pour permettre à l’ensemble des discours des ministres d’être sous-titrés et traduits en langue de signes, afin d’être accessibles aux personnes sourdes et malentendantes.

Source OUEST FRANCE.

 

Somme. Deux aides-soignantes condamnées pour des violences sur une pensionnaire d’Ehpad…

Deux aides-soignantes ont été condamnées, jeudi 12 novembre, à une amende avec sursis pour violences sur une octogénaire d’un Ehpad de Bray-sur-Somme (Somme).

Deux aides-soignantes de la maison de retraite de Bray-sur-Somme ont été condamnées pour des violences sur une pensionnaire.

Le réveil avec caméra espion placé dans la chambre avait filmé des gestes et paroles de maltraitance : deux aides-soignantes ont été condamnées jeudi 12 novembre à une amende avec sursis pour violences sur une octogénaire d’un Ehpad de Bray-sur-Somme (Somme).

Le tribunal correctionnel d’Amiens a reconnu les deux femmes, âgées de 41 et 50 ans, coupables de violences sur personne vulnérable, leur infligeant 800 euros d’amende avec sursis, a-t-on appris auprès des avocats, confirmant une information du Courrier Picard.

« Insultes, humiliations, brimades »

Entre 2016 et 2017, le fils et tuteur de la pensionnaire, atteinte de la maladie d’Alzheimer, avait placé dans la chambre un réveil avec une caméra à l’intérieur qui a capté « le son et l’image » des « insultes, humiliations, brimades » que la vieille femme avait subies, selon l’avocat de la famille, Pierre-Henri Delarue.

« Ce qui est scandaleux dans cette affaire, c’est que le parquet n’ait pas raccroché (aux poursuites) les dirigeants de l’Ehpad qui portent une responsabilité bien plus lourde », a-t-il réagi. Pour lui, ce dossier rappelle que certaines maisons de retraite sont « en fait des boîtes à fric où le personnel est traité de manière abjecte ».

« Cadences infernales »

« Tout le monde aurait pu avoir à s’expliquer », a également déclaré l’avocat des prévenues, Stéphane Daquo, mettant en avant « les cadences infernales » pour les toilettes et les repas imposées par la direction de la résidence Louise Marie d’Arc.

« Un rapport de l’inspection générale des services a montré que leur protocole n’était pas adapté. Il y a une responsabilité collective », a-t-il ajouté, rappelant qu’une dizaine d’autres membres du personnel avaient écopé d’un rappel à la loi dans cette enquête.

Source OUEST FRANCE.

La dénutrition, maladie méconnue qui tue en silence… Vidéo…

La première semaine de sensibilisation aux conséquences mortelles de la dénutrition débute ce jeudi.

Cette maladie méconnue et aggravée par l’épidémie de Covid-19 concerne deux millions de français, dont 25% ont plus de 70 ans.

La dénutrition est une maladie méconnue qui touche 400 000 personnes âgées isolées.

La première semaine nationale consacrée à la dénutrition se déroule du 12 au 19 novembre avec des actions de sensibilisation en Ehpad, à l’hôpital et dans les médias.

« Maigrir c’est mourir »

La dénutrition touche deux millions de français dont 400.000 personnes de plus de 70 ans vivant à domicile, 270.000 en Ehpad et 1 enfant sur 10 hospitalisé. Or “maigrir c’est mourir” explique le professeur Eric Fontaine, président fondateur du collectif de lutte contre la dénutrition à l’origine de la semaine nationale de sensibilisation à cette maladie méconnue.

Les conséquences de la dénutrition sont multiples : la perte des défenses immunitaires rend plus fragile aux infections, ralentit la cicatrisation, augmente la fonte de la masse musculaire et le risque de chute. Or plus on est âgé, plus “c’est compliqué de reprendre du muscle” souligne le professeur Fontaine. Et “quand la perte de masse protéique excède 50%, c’est la mort” alerte le collectif.

La dénutrition aggravée par l’épidémie de covid-19

L’isolement est l’un des facteurs à l’origine de cette dénutrition chez les personnes âgées. Une solitude renforcée par le confinement avec l’impossibilité de recevoir des visites, d’aller au restaurant et la peur de sortir pour faire ses courses. Cette dénutrition est également liée à la “sédentarité forcée, car le fait de ne pas bouger de chez soi fait fondre les muscles et altère l’appétit” explique dans le Parisien/Aujourd’hui en France Jérôme Guedj, ancien président du département de l’Essonne, ancien député et l’un des porte-parole du collectif de lutte contre la dénutrition.

500 Ephad mobilisés

Lors de cette semaine, une première en France, l’accent sera mis sur la sensibilisation du grand public et, crise du Covid oblige, une communication en ligne et dans la presse, mais aussi des actions dans les 500 Ephad de l’opération “Maison Gourmande et Responsable.

Source FRANCE BLEU.

Diminué par la maladie d’Alzheimer, le légendaire Footballeur Gerd Müller ne va pas bien : “Il s’endort doucement”…

Selon son épouse, la légende du Bayern Munich serait sur le point de s’éteindre.

Diminué par la maladie d'Alzheimer, le légendaire Gerd Müller ne va pas bien : "Il s'endort doucement"

Il y a des anniversaires plus tristes que les autres. Ce mardi, Gerd Muller fête ses 75 ans. On le savait affaibli par la maladie d’Alzheimer depuis février 2015. C’est le Rekordmeister, son club de toujours qui l’avait annoncé à la fin de l’année 2015. Cinq ans après, les nouvelles ne sont logiquement pas bonnes. C’est son épouse Uschi qui s’est confiée dans les colonnes du Bild.

“Il a toujours été un combattant, toujours courageux, tout au long de sa vie mais Gerd s’endort doucement. Il est presque 24 heures sur 24 au lit, il n’a plus que de rares moments d’éveil.” Placé dans un établissement spécialisé, le champion du monde 74 reçoit les visites quotidiennes de son épouse même si celle-ci n’est guère optimiste sur la suite des évènements espérant juste que son mari n’éprouve pas de douleurs. “Il est calme et paisible, et je ne pense pas qu’il souffre. J’ai l’espoir qu’il ne puisse pas penser à son sort, à une maladie qui prive une personne de sa dernière dignité.”

Outre son titre de champion du monde, Gerd Müller est connu pour avoir marqué 564 buts avec le Bayern dont 40 en une saison ce qui constitue toujours un record. Avec l’Allemagne de l’Ouest, le numéro neuf avait inscrit 68 buts en 62 sélections. Il fut également champion d’Europe deux ans avant son titre mondial et il avait gagné le Ballon d’or en 1970. Le monde du football s’apprête à perdre malheureusement une légende.

Source DHNET.

 

Confinement : Tous les établissements pour les adultes et enfants en situation de handicap restent ouverts…

Comme pour les Ehpad, les visites seront cette fois autorisées.

Confinement : Tous les établissements pour les adultes et enfants en situation de handicap restent ouverts

Plus de structures ouvertes que pendant le premier confinement. Le secrétariat d’Etat chargé des Personnes  handicapées a assuré ce vendredi que l’ensemble des établissements et services médico-sociaux pour enfants et adultes handicapés, ainsi que les services d’aide par le travail, resteront ouverts pendant le deuxième confinement.

Cette mesure s’applique donc aux externats et accueils de jour, qui avaient été fermés au printemps, lors du premier confinement, par mesure de précaution et quelque 30.000 adultes et 60.000 enfants avaient été privés de leur structure.

Droit des visites

Pour le secrétariat d’Etat, il s’agit pendant les prochaines semaines de « garantir aux personnes handicapées la continuité de l’accueil et des soins qu’elles connaissaient jusqu’à présent ». « Les règles sanitaires seront renforcées avec un protocole qui sera publié prochainement », précise un communiqué.

Les internats, où vivent près de 270.000 personnes en situation de handicap, étaient restés ouverts mais les visites de proches avaient été interdites. Comme pour les Ehpad, le droit des visites sera cette fois maintenu mais « encadré et sur rendez-vous ». Les personnes qui vivent en structures pourront également « rentrer chez elles le week-end, si aucun cas de Covid-19 avéré n’est présent dans l’établissement ou la famille ».

Dérogation pour port du masque

Les établissements et services d’aide par le travail (Esat) ainsi que les entreprises adaptées (EA) restent également ouverts, sauf s’ils sont concernés par les règles de fermeture administrative, notamment pour le secteur de la restauration. Comme lors du premier confinement, les personnes handicapées et leurs aidants pourront bénéficier d’une dérogation leur permettant des déplacements de plus d’une heure par jour.

La dérogation pour port du masque, pour ceux qui ne sont pas en capacité de le porter, est également maintenue sur présentation d’un certificat médical. Le numéro vert lancé au printemps pour épauler les personnes handicapées et leurs familles rencontrant des difficultés lors du confinement (0.800.360.360) reste également disponible, a-t-on ajouté de même source.

Source 20 MINUTES.