Numéros surtaxés : comment les reconnaître ?…

Vous en avez assez de ces appels qui raccrochent dès que vous répondez ou qui se font passer pour votre banquier ?

Découvrez comment repérer les numéros surtaxés, mais aussi comment vous en protéger.

Numéros surtaxés : comment les reconnaître ? Illustration

Les numéros surtaxés peuvent être de véritables fléaux pour votre porte-monnaie. Il s’agit d’appels raccrochés avant que vous n’ayez eu le temps d’y répondre, mais aussi de messages vocaux et de textos divers et variés. Certains vous demanderont de rappeler le numéro pour obtenir un voyage ou un téléphone, d’autres pour récupérer un colis ou encore pour contacter votre banquier. Lorsque vous appelez un numéro surtaxé, cela ne compte pas dans votre abonnement téléphonique et peut très rapidement faire augmenter la facture.

Quand un numéro est surtaxé, le correspondant est obligé de le signaler en début d’appel, assure le ministère de l’Économie. Ce montant peut être déterminé forfaitairement – par appel, donc, ou en fonction de la durée de l’échange avec une facturation à la minute. Si vous n’avez pas été prévenu du tarif en vigueur au moment de décrocher votre téléphone, vous pouvez déposer une réclamation sur  www.infosva.org.

1. Numéros surtaxés : faciles à repérer

Fort heureusement, il est plutôt simple de reconnaître un numéro surtaxé. Il n’existe que trois formats de numéros de téléphone qui peuvent l’être. Les premiers sont des numéros à dix chiffres commençant par 081, 082 ou 089. Ensuite, il y a les numéros à quatre chiffres commençant par 1 ou 3. Enfin, vous devez également vous méfier des numéros à six chiffres débutant par 118.

Si l’un de ces numéros vous contacte, soyez donc vigilant et ne les rappelez pas avant de vous assurer de la fiabilité de celui-ci. En effet, les numéros surtaxés sont souvent propices aux arnaques…

2. Numéros surtaxés : propices aux arnaques

D’après le ministère, il faut redoubler de vigilance avec les numéros surtaxés, car ils sont souvent utilisés pour escroquer des particuliers. La plupart du temps, il ne faut pas faire confiance aux appels qui raccrochent dès que vous répondez. Ignorez également les messages qui se font passer pour votre banque : en cas de doute, contactez directement votre conseiller avec le numéro que vous utilisez d’habitude. Il en va de même pour les invitations à récupérer un colis, un gain à un jeu concours…

Découvrez nos conseils pour vous prémunir contre ces arnaques, et ce qu’il faut faire si vous en avez déjà été victime.

3. Numéros surtaxés : comment s’en protéger ?

Pour éviter d’être ciblé par des numéros surtaxés, vous pouvez activer l’option de blocage des appels vers des numéros surtaxés : c’est la méthode la plus simple pour garantir votre tranquillité. Renseignez-vous auprès de votre opérateur qui est dans l’obligation de vous proposer cette alternative gratuitement. Vous pouvez également consulter l’annuaire inversé pour voir d’où vient le numéro que l’on vous demande d’appeler.

Si vous avez été victime d’harcèlement de la part de l’un de ses numéros, signalez-le par SMS au 33 700. Ainsi, le numéro sera coupé s’il s’avère qu’il s’agit bien d’un numéro abusif.

Source PLANET.

 

Covid-19, emploi, démocratie… Les jeunes coincés dans une spirale de pessimisme…

Les entraves pour se projeter vers l’avenir se multipliant, le moral de la jeunesse est en berne.

La confiance en la démocratie chez les jeunes adultes, déjà en érosion depuis 2016, connaît une chute libre.

La confiance en la démocratie chez les jeunes adultes, déjà en érosion depuis 2016, connaît une chute libre.

 

La survenue du Covid place les nouvelles générations dans un embarras au double sens du terme. D’abord, elle pose un obstacle inattendu à leur cheminement vers l’âge adulte et vers l’autonomie, alors que plusieurs facteurs étaient déjà présents pour freiner cette avancée, comme la difficulté d’insertion pour les jeunes sans formation et, parallèlement, pour les autres, la pression à pousser les études le plus loin possible, ou la difficulté à financer un logement à soi pour les étudiants et pour une partie de ceux qui travaillent déjà.

Ensuite, elle les met dans un embarras au sens de perplexité: il est difficile de s’accrocher à un projet quand l’accès aux cartes qui permettent d’inventer son avenir se restreint brutalement. Dans L’Âge des possibles, film culte des années 1990, Pascale Ferran décrit les tâtonnements existentiels d’une poignée de jeunes adultes qui hésitent à s’engager face à l’éventail d’opportunités encore ouvertes. Cette image d’un horizon large disparaît quand tout projet personnel est soumis à la versatilité de décisions administratives et que l’économie chancelle.

La perte d’autonomie

Listons les obstacles inédits qui ont surgi pour les post-adolescents. D’abord, les difficultés à suivre sereinement le cours de leurs études puisque, dès mars, toutes les universités se sont reconverties à l’enseignement à distance et que depuis, elles n’ont été entrouvertes que pendant de courtes périodes (en particulier en octobre). Or, la vie universitaire, avec sa sociabilité, les opportunités d’enseignements, de rencontres et d’offres culturelles, est un sas initiatique en soi, et n’a rien à voir avec le fait de suivre des cours par écran interposé à partir de sa chambre.

Les entraves pour s’autonomiser se multipliant, le moral de la jeunesse est en berne.

Ces mauvaises conditions pédagogiques se sont doublées d’un chemin de croix pour trouver des stages ou mener des enquêtes ou des recherches personnelles, pourtant aujourd’hui chainons indispensables des cursus universitaires, sans parler de l’impossibilité de séjours à l’étranger, requis eux aussi dans nombre de cursus. À ces affres, est apparue la crise de l’emploi qui aujourd’hui touche tous les jeunes, même les frais émoulus bien diplômés. Enfin, à un âge où la construction identitaire et le rapport au monde se nourrissent de liens amicaux et amoureux, et où la vie du corps et les émotions sont primordiales, cette effervescence a été contrainte de se discipliner, abandonnant beaucoup de millennials à une insolite solitude et/ou au retour au bercail familial.

Pendant le premier confinement, 47% des étudiants français ont changé de logement, la plupart du temps pour retourner chez leurs parents, et trouver un cadre de vie plus confortable –les élèves étudiants des grandes écoles (plus de 50%) ont été les plus nombreux à aller vivre ailleurs, contre 39% des étudiants de l’université. Aux États-Unis, fermeture des universités et chômage aidant, on a observé un retour massif des moins de 30 ans chez leurs parents, au point qu’en septembre 2020 une majorité de cette classe d’âge vit dans son foyer d’origine, soit plus que pendant la Grande récession. Les entraves pour s’autonomiser se multipliant, le moral de la jeunesse est en berne.

Perception des jeunes adultes sur leur sort

Les deux mois passés en confinement (en famille ou seuls) au printemps 2020 resteront gravés dans les esprits de la jeunesse tant il s’agit d’une expérience inédite. Plusieurs enquêtes ont montré comment, pour elle, cette période a été traversée par de l’angoisse, de la diminution de sommeil, et même pour certains d’entre eux la peur d’un ébranlement de leur santé mentale, et/ou une augmentation de pratiques addictives. Un point intéressant: en mars-avril beaucoup de jeunes ne sont presque pas sortis, non pas par goût de l’enfermement mais sans doute parce qu’ils ont l’habitude de la sociabilité à distance, et aussi par peur d’être infectés et par sens de leur responsabilité sociale; de ce fait ce sont les personnes âgées qui ont le plus mis le nez dehors[1].

Le retour au confinement en novembre n’a plus le charme d’un moment exploratoire inédit limité dans le temps. Il déclenche plutôt la fatigue de la répétition, et la détresse psychologique qu’entraîne l’accumulation d’entraves pour se projeter vers l’avenir.

En puisant à diverses sources, le Financial Times dresse un tableau du moral des jeunes (18-34 ans) face à la pandémie. On note ainsi leur scepticisme face à l’action des pouvoirs publics. Une grande partie d’entre eux ont le sentiment que ces derniers ne contrôlent pas grand chose de la crise sanitaire: près de 80% en Espagne, aux États-Unis et en Grande-Bretagne; 60% en France, 42% en Allemagne, les taux, sans surprise, étant sensiblement meilleurs dans les pays asiatiques (Ipsos Mori Survey, octobre 2020).

Ensuite, la confiance envers la démocratie chez les jeunes adultes, déjà en érosion depuis 2016, connaît une chute libre (elle passe de près de 50% à 35%). Or, cette spirale de pessimisme est purement générationnelle, alors que pour les baby-boomers, la confiance démocratique navigue de façon assez étale un peu au-delà de 50% pour la même période, et est encore plus élevée chez les plus âgés (étude sur soixante-quinze pays, Center for the future of Democracy).

Enfin, selon une étude de l’OCDE, la première préoccupation des 15-29 ans est devenue leur santé mentale (55% d’entre eux), avant la question de l’emploi et même de l’éducation. L’article du FT se conclut par une image en demi-teinte, éclairée par quelques entretiens. Certes, on relève le pessimisme de jeunes Américains confinés: «Je suis devenue une nonne alcoolique», «la pandémie a détruit plein d’aspects de ma vie», «je deviens un peu nihiliste», etc. Mais, parallèlement, cette situation imprévue a impulsé des réflexes de résilience: repenser sa vie, se réorienter professionnellement, se recentrer avec plus de sérieux sur ses études.

En France, les 18-24 ans pensent que la lutte contre le Covid doit être prioritaire.

Le spleen de la jeunesse ne se traduit pas en rejet massif des gestes barrières. En effet, en contradiction avec le discours sur «ces jeunes qui font n’importe quoi», ils se manifestent plutôt conciliants pour adopter des comportements de vigilance: ainsi, en France, les 18-24 ans pensent que la lutte contre le Covid doit être prioritaire, et sont d’accord pour limiter leur liberté dans une proportion plus élevée que les jeunes adultes actifs de 25-34 ans (plusieurs sondages vont dans ce sens).

Cette attitude favorable à la prudence révèle un autre aspect de leur psychologie et elle n’est pas incompatible avec le fait qu’une partie des étudiants ou jeunes travailleurs fasse fi des recommandations sanitaires et continuent de sortir et de faire la fête comme avant, répondant au besoin intense d’interactions et de sociabilité propre à leur âge. Ce comportement dissonant (je sais que je dois me protéger, mais finalement je fais juste le contraire) existe à l’égard d’autres risques, comme le binge-drinking ou l’excès de vitesse sur la route.

Un arrêt en plein envol

Le modèle éducatif français pousse à l’autonomie, et à l’émancipation à l’égard des cadres familiaux. Aider le jeune à se construire soi-même est toujours dans l’horizon des éducateurs ou éducatrices et des parents, mais avec les questions d’emploi et de formation, l’autonomisation des jeunes adultes était déjà devenu un cheminement de longue durée, erratique dans son circuit, et toujours réversible –par exemple, l’âge moyen de départ du domicile familial ne cesse de s’élever (en France, il est de 24 ans et à 30 ans, 15% des hommes habitent encore chez leurs parents).

La crise Covid-19 concourt aujourd’hui à ramener plus que jamais les post-ados dans le giron familial, leur faisant alors subir un arrêt brutal en plein envol: un déraillement, dont on commence tout juste à évaluer le coût psychologique.

 Les impacts du confinement sur la mobilité et les modes de vie des Français. Lives Forum Vies mobiles, avril 2020. 31% des 18-24 ans ne sont jamais sortis pendant le confinement, et 9% seulement sont sortis au moins une fois par jour, attitude différente des plus de 65 ans qui ne sont que 25% à n’être jamais sortis et 22% à sortir au moins une fois par jour.

Source SLATE.

 

Jusqu’où sommes-nous prêts à accepter les restrictions anti-Covid ?…

Les préférences des populations devraient compter dans la décision publique, en particulier après de longs mois d’efforts consentis.

Jusqu'où sommes-nous prêts à accepter les restrictions anti-Covid ?

 

Fêtes de réveillon en petit comité ou annulées, familles dispersées et isolées, autoconfinement, confinements locaux, partiels ou généralisés, couvre-feu, restrictions de déplacement, fermeture des frontières, incertitudes quant à la réouverture de certains secteurs: la France, comme de nombreux autres pays du monde, a fait face à une série de restrictions pour tenter d’endiguer l’épidémie.

Si chaque type de mesures/restrictions a sa propre efficacité dans le contrôle de la dynamique épidémiologique, ces dernières doivent également être évaluées en fonction de leur acceptabilité par la population.

À l’heure où les décideurs se posent la question de réévaluer les mesures restrictives pour éviter un rebond de l’épidémie, les préférences des populations devraient compter dans la décision publique. En particulier après de longs mois d’efforts consentis, puis la mise en place de nouvelles mesures ces dernières semaines dans de nombreux pays européens.

Des attitudes distinctes

Notre équipe de recherche en économie comportementale a quantifié le degré de résistance ou d’acceptabilité d’une population face aux diverses stratégies de lutte contre l’épidémie de Covid-19. Nos résultats ont donné lieu à la publication d’un article dans la revue scientifique internationale The Lancet Public Health.

Les résultats de l’étude montrent que le port du masque, les limitations de transport et le suivi numérique sont relativement bien acceptés.

En revanche, les fermetures des restaurants et des lieux récréatifs, ainsi que les restrictions excessives des voyages d’agrément le sont beaucoup moins. Les analyses de sous-groupes de population (vulnérabilité clinique, tranches d’âge, sexe) montrent également que l’acceptabilité de certaines stratégies dépend de caractéristiques personnelles.

En particulier, la population jeune diffère assez fortement des autres, en matière de préférences de politiques anti-Covid-19 et de demandes de compensation monétaire, suggérant la nécessité d’un «menu» adapté de politiques anti-Covid-19, basé sur des attitudes distinctes.

Évaluer les préférences de la population

L’étude utilise une méthode de révélation des préférences, le «Discrete Choice Experiment», permettant d’évaluer les préférences de la population sur diverses combinaisons de politiques publiques de contrôle des épidémies de Covid-19.

Entre le 4 et le 16 mai 2020, à la fin du premier confinement en France, notre équipe a réalisé une enquête sur internet portant sur un échantillon représentatif de la population française.

Un des objectifs de l’enquête était d’évaluer l’acceptation des mesures de restriction parmi les principales stratégies anti-Covid discutées par le gouvernement français au début du mois d’avril pour la période suivant le confinement.

Le graphique ci-dessous donne un classement des préférences pour l’ensemble de la population et pour certains sous-groupes, définis en fonction de leur vulnérabilité clinique, de l’âge ou du sexe.

Un mal nécessaire

Les masques, les restrictions dans les transports publics et le traçage numérique (via une application optionnelle pour téléphone portable) ont été jugés acceptables par la population en général, à condition que les restrictions sur chacune de ces dimensions restent raisonnables. Ainsi, le port du masque est bien moins accepté lorsque la mention «partout» lui est associée.

À l’inverse, des semaines supplémentaires de confinement, la fermeture des restaurants et des bars, et une restriction excessive des déplacements pour les loisirs (inférieurs à 100 km) n’ont pas été jugées acceptables.

Dans l’ensemble, ces résultats indiquent que la population française a relativement bien accepté les mesures de restriction qui ont suivi le premier confinement, les vivant certes comme des contraintes, mais également comme un «mal nécessaire», à mettre en perspective avec le risque d’un confinement supplémentaire, une éventualité qui quant à elle a été perçue de manière très négative.

Le rejet pour des semaines supplémentaires de confinement était d’ailleurs plus que proportionnel: plus la durée de confinement additionnel est longue, plus l’intensité avec laquelle elle est rejetée est élevée.

Les personnes vulnérables plus tolérantes

Par rapport à la population générale, les personnes cliniquement vulnérables, c’est-à-dire celles qui déclarent souffrir d’une maladie chronique, ont montré une meilleure tolérance au confinement, une plus grande acceptation du port du masque et ont moins rejeté les fermetures de restaurants et de bars. Cependant, ces différences étaient faibles, indiquant soit une forme d’altruisme de la part des non vulnérables envers les personnes vulnérables, soit une faible singularité des personnes vulnérables dans leurs attitudes face au risque.

Les jeunes (18-24 ans) étaient le groupe le plus dissonant, peut-être parce qu’ils sont moins concernés par les risques sanitaires que les groupes plus âgés (même si le risque médical n’est pas nul pour les jeunes, et reste important pour les aînés avec lesquels ils sont en contact).

Nous avons proposé dans notre enquête, parmi les différents attributs, une compensation financière pour pallier le poids des politiques de restriction. Nos analyses ont montré que les jeunes étaient nettement en faveur de cette proposition, contrairement aux autres segments de la population qui l’ont clairement rejetée. De ce résultat, nous pouvons en déduire que les incitations financières pourraient être un instrument efficace quand elles sont ciblées sur les jeunes, et qu’elles sont susceptibles de pousser les jeunes à mieux accepter les options de politiques anti-Covid contraignantes.

Cette solution reviendrait à appliquer un mécanisme de compensation comme par exemple un transfert à la Pigou, déjà appliqué dans d’autres champs de l’économie publique. Selon Arthur Pigou, économiste anglais du début du XXe siècle, les principes de «l’économie du bien-être» peuvent conduire à taxer –ou indemniser– les individus qui exercent des effets externes négatifs –ou positifs–, de façon à les ramener à des comportements plus optimaux pour la société.

Ainsi, savoir comment les personnes au sein d’une population classent les différentes mesures prophylactiques liées au Covid-19 est une condition indispensable pour concevoir des programmes et des mesures appropriés, un défi que de nombreux pays de l’hémisphère Nord doivent relever chaque jour en attendant qu’un vaccin soit largement disponible.

Notre enquête souligne donc la nécessité de politiques anti-Covid plus proches des sensibilités des personnes. Elle propose des pistes, en particulier à travers l’indemnisation des jeunes, pour permettre une meilleure acceptabilité des politiques de contrôle, tenant compte des préférences des différents segments de population, et pour éviter qu’une partie d’entre eux refuse d’adhérer aux mesures, propageant alors le risque épidémique dans la société tout entière.

Source SLATE.

 

Covid-19: les Français désormais majoritairement favorables au vaccin…

La volonté de se faire vacciner est la plus forte parmi les Français les plus fragiles face au virus….

Covid-19: les Français désormais majoritairement favorables au vaccin

 

La campagne vaccinale gagne du terrain, le consentement à la piqûre aussi. Une majorité de Français (56 %) souhaite désormais se faire protéger contre le Covid-19, selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro et Franceinfo. Une nette progression (+ 14 points) par rapport à la période d’avant-Noël. Entre-temps, les premières vaccinations ont été réalisées en France. Et le gouvernement a accéléré sa stratégie par étapes, critiquée pour ses lenteurs par les oppositions, mais aussi par les Français – 81 % d’entre eux jugent que la vaccination n’est pas menée à bon terme dans le pays.

La montée en puissance d’une «politique de l’offre» explique «vraisemblablement» le retournement de l’opinion publique, selon le président d’Odoxa, Gaël Sliman. «Les doutes se sont estompés à partir du moment où la vaccination s’est concrètement mise en place en France, et où elle a fait ses preuves sur des millions de personnes dans le monde, avance-t-il. Il ne fallait donc pas attendre qu’une majorité de Français soient pour la vaccination pour la mettre en place, au contraire.»

Lutter contre la défiance

Parmi les Français encore rétifs à la piqûre anti-Covid-19, près d’un individu sur quatre (23 %) cite d’ailleurs la multiplication des vaccinations autour d’eux comme la plus forte des incitations. Un besoin de davantage de temps et d’explications est évoqué par la plupart des réfractaires (27 %).

Pour lutter contre la défiance, le premier ministre vante, grâce à la vaccination, une «perspective claire de pouvoir progressivement sortir de cette crise sanitaire», a-t-il insisté le 7 janvier.

La volonté de se faire vacciner est la plus forte parmi les Français les plus fragiles face au virus: les plus de 65 ans (77 %) et les plus de 75 ans (86 %). Parmi les autres catégories de la population, les hommes (66 %) sont plus allants que les femmes (51 %), les habitants des villes (60 %) que ceux des campagnes (47 %), et les cadres (66 %) que les ouvriers (58 %).

Les soutiens de La République en marche restent les plus volontaires (80 %), à l’inverse des sympathisants du Rassemblement national (35 %), alors que Marine Le Pen s’est dite «prête» à se faire vacciner, samedi dernier.

Quant à l’instauration d’un «passeport vaccinal» – qui limiterait aux personnes vaccinées l’accès aux restaurants, cafés et lieux de culture -, proposition avancée par le parti de centre droit UDI, elle est rejetée par une majorité de Français (56 %). Le ministre des Transports s’y est aussi opposé, refusant de «compartimenter la population».

Source LE FIGARO.

Handicap au travail : “On voit qu’on peut rebondir”…

Le temps d’une journée, Marie Hamot, reconnue travailleuse handicapée, s’est glissée dans la peau de Geneviève Camus conseillère à Pôle-Emploi, pour le Duoday.

L’occasion de confronter et de conforter ses projets professionnels.

Geneviève Camus et Stéphane Cros de l’agence Pôle-Emploi de l’Arsenal ont partagé leur quotidien avec Marie Hamot.

 

“Je découvre la réalité du métier dont on peut avoir une vision parfois éloignée. Et ça permet aussi de voir les aspects plus négatifs, que l’on évoque rarement sur les fiches de poste.” Une immersion pour confronter et conforter son projet de reconversion professionnelle. Voilà l’objectif du Duo day, ce jour où travailleurs valides et handicapés partagent leur quotidien. Au Pôle-emploi de l’Arsenal, Marie Hamot, 37 ans, a ainsi pu s’imprégner de la mission de Geneviève Camus, conseillère en emploi et référente handicap.

Marie est en reconversion professionnelle. Minée par sa première expérience dans le commerce où le transport des marchandises sur les marchés a usé son dos, elle est désormais reconnue comme travailleuse handicapée. “Je ne peux plus rester en posture debout ou assise de manière prolongée. Mais je ne voulais pas du statut de travailleur handicapé. Je ne me considérais pas ainsi et j’avais peur que ça effraie les employeurs, face à l’équipement éventuel du poste de travail.” Une période complexe que Marie Hamot met à profit pour amorcer un virage professionnel, avec le projet de devenir conseiller en insertion. “Avant de déménager ici, je me suis longtemps sentie seule. A Tarbes, j’ai été très bien accompagnée par Cap emploi. Ils mettent des choses en place qui font qu’on ne se dit plus qu’on est capable de rien. On travaille sur la confiance en soi. On voit qu’on peut rebondir.”

Pour Marie, ce rebond passera par une formation dans l’insertion professionnelle. “De par mon parcours, j’ai beaucoup d’empathie. J’aime cet aspect humain.” Un projet conforté par cette journée au sein de l’agence Pôle-emploi de Tarbes-Arsenal. “Même si un jour, ce n’est pas suffisant, pointe Stéphane Cros, le directeur du site. On voit que de plus en plus d’entreprises jouent le jeu lors de ces opérations. Ils intègrent que le handicap n’est pas une contrainte pour leur société, mais une chance.” À l’issue de cette journée aux côtés de Geneviève Camus, Marie Hamot est déterminée à saisir la sienne.

Source LA DEPÊCHE.

VIDEO. Atteint de neurofibromatose, le témoignage poignant de Guilhem…

Guilhem est atteint de neurofibromatose depuis sa naissance.

Brut l’avait rencontré en 2018. 2 ans après, voilà ce qui a changé pour lui.

Handicap : le témoignage touchant de Guilhem, atteint de neurofibromatose -  ladepeche.fr

 

Depuis sa naissance, Guilhem est atteint de neurofibromatose de type 1. Elle se caractérise essentiellement par des tumeurs bénignes. C’est l’une des maladies génétiques les plus fréquentes en France. Brut l’avait rencontré en 2018. “La vidéo a fait aussi, a permis de faire parler de la neurofibromatose, qu’au final beaucoup de gens ne connaissaient pas“, explique-t-il.

“Le plus dur pour moi, c’était vraiment le rejet”

Dans son témoignage, Guilhem souligne la difficulté de supporter le regard des autres. “Le plus dur pour moi tout au cours de ma scolarité et même encore là, comme je l’évoquais dans la première vidéo, des remarques d’adultes, médecins, en plus, qui voilà faisaient tout pour me rejeter, pour me dire : “Ta vie, il vaut mieux que tu la passes enfermé à ne voir personne.”“, relate-t-il. Aujourd’hui, Guilhem a le sentiment qu’il est moins présent.

 

Source FRANCE INFO.

Pas-de-Calais : le RC Lens et ses joueurs se mobilisent pour un jeune supporter atteint de surdité… harcelé ! Vidéo…

Un jeune supporter du RC Lens souffrant de surdité a été harcelé sur les réseaux sociaux au début de l’année 2021.

“Je n’arrêterai jamais de faire des vidéos sur le RC Lens” : Thibaut, harcelé sur les réseaux sociaux, témoigne

Le club de foot a pris sa défense.

Thibaut, harcelé sur les réseaux sociaux, a été invité par le RC Lens.

 

Depuis jeudi 7 janvier, les messages de soutien affluent sur le compte Twitter de Thibaut. L’un d’eux pousse le jeune supporter du RC Lens, atteint de surdité, “à continuer de faire ses vidéos et ne pas écouter les jaloux”. Ces petits mots viennent de joueurs des Sang et Or, d’anciennes gloires du club, de journalistes. Ils témoignent tous leur soutien au jeune homme de 20 ans, harcelé sur les réseaux sociaux. Thibaut, lui, n’en revient pas. “J’ai été très touché. Avec Florian Sotoca [l’un des joueurs du RCL, ndlr.], j’ai même failli pleurer. C’est mon idole, c’est mon joueur préféré”, confie-t-il.

Le jeune supporter, la vingtaine, n’en revient toujours pas… quelques jours seulement après avoir posté une vidéo sur son compte twitter pensant que celle-ci ne dépasserait pas sa communauté.

Atteint de surdité, Thibaut partage des vidéos depuis août dernier sur Youtube sur le RC Lens, club qu’il supporte depuis ses 6 ans : actualités mercato, mais surtout résumés de matchs et analyses. Début 2021, des internautes le harcèlent et se moquent de lui. Le jeune homme, habitant de Somain, décide de répliquer dans une vidéo : il dénonce des “gens impolis (…) qui se foutent de (sa) gueule” et demande simplement “un peu de respect.”

Avalanche de soutien

Malgré son handicap, Thibaut se filme et publie des vidéos. Il parle de l’actualité et des matchs du RC Lens. Mais certaines de ses vidéos ont été détournées pour se moquer de lui. Jeudi 7 janvier, il a donc publié un message où il demande qu’on le respecte. La publication, visionnée plus d’un million de fois lundi 11 janvier, a conduit à une avalanche de soutien.

Invité au stade Bollaert par le RC Lens

La vidéo devient virale : 30 000 partages, plus d’un million de vues… et une vague de soutien déferle sur les réseaux sociaux : joueurs du RC Lens, journalistes, youtubeurs, stars du foot…

Le RC Lens décide même d’inviter le jeune supporter lors de la rencontre de samedi soir face à Strasbourg au stade Bollaert-Delelis.

Une de nos équipes de France 3 Nord-Pas-de-Calais a rencontré Thibaut au lendemain du match face à Strasbourg. Il a toujours du mal à se remettre de ses émotions de la veille… “C’est vraiment énorme… je n’ai pas les mots…”, raconte Thibaut.

 

Source FRANCE TV.

 

Clermont-Ferrand : pourquoi 300 salariés de l’ADAPEI ont manifesté …?

Lundi 11 janvier, près de 300 salariés de l’ADAPEI (Association départementale de parents et d’amis des personnes handicapées mentales) ont manifesté devant les bureaux de leur employeur à Clermont-Ferrand.

Ils refusent la remise en cause de l’accord organisant leur temps de travail.

Lundi 11 janvier, à Clermont-Ferrand, une manifestation a rassemblé 300 salariés de l'ADAPEI.

 

C’est un bras de fer qui débute pour plusieurs semaines entre les salariés et leur employeur, l’ADAPEI (Association départementale de parents et d’amis des personnes handicapées mentales). Ils étaient près de 300, sur les 1 000 salariés du Puy-de-Dôme, à manifester à Clermont-Ferrand devant les bureaux de leur employeur, ce lundi 11 janvier. L’association qui regroupe plus de 800 familles. Une nouvelle organisation du temps de travail est au cœur des débats.

“C’est une remise en cause de tous nos acquis sociaux”

Chantal Randon, déléguée syndicale CGT, explique : « On veut négocier l’organisation du temps de travail sur celui existant. Notre employeur a dénoncé notre accord validé depuis 1999. Depuis le 26 novembre, il n’y a pas eu de négociation. Les 8 et 9 décembre, ils nous ont dévoilé la feuille de route, soit-disant blanche, sauf que ça ne correspond pas du tout à nos aspirations. C’est une dégradation de nos conditions de travail et c’est une remise en cause de tous nos acquis sociaux. Il s’agit de journées discontinues, de la perte de 5 jours ADAPEI, de la remise en cause des jours enfants malades.  C’est du travail à la carte et une flexibilité qui n’est pas possible pour les salariés. Ca conduit à une dégradation de la prise en charge au niveau des résidents. On n’est pas contre une renégociation mais on ne veut pas tirer un trait sur ce qu’on avait ».

Une réunion prévue le 13 janvier

L’accompagnement des personnes en situation de handicap mental a évolué répond la direction. L’inclusion en milieu ordinaire est aujourd’hui privilégiée : c’est toute l’institution qui doit s’adapter selon elle. Myriam Viala, directrice générale de l’ADAPEI 63, déclare : « Cela fait 22 ans que l’organisation du temps de travail n’a pas été mise à jour à l’ADAPEI. Cela fait 22 ans que les besoins et les attentes des personnes en situation de handicap et de leur famille ont évolué. Je crois qu’il est nécessaire aujourd’hui de repenser cette organisation du temps de travail ». Dans un communiqué elle précise : « Un dialogue social ouvert et constructif permettra d’entamer ces démarches sur des bases solides et transparentes pour l’ensemble des salariés. L’ADAPEI 63 est confiante dans l’avancée des négociations, confiante dans le dialogue social et consciente que la qualité de vie au travail des salariés participe au bien-être des personnes accompagnées ». La première réunion entre direction et organisations syndicales est prévue dans 2 jours, mercredi 13 janvier.

Source FR3.

Le coup de gueule d’une mère varoise à la recherche d’un appartement pour son fils handicapé à Bayonne… “On ne loue pas à des handicapés” !

C’est un combat de plus à mener pour une mère varoise et son fils handicapé de 30 ans : trouver un logement à Bayonne afin qu’il puisse commencer à travailler.

Il a une promesse d’embauche, mais agences comme particuliers refusent de lui louer un logement, malgré des garanties financières.

Maxime se bat quotidiennement pour retrouver une vie "normale"

 

Le coup de gueule et la révolte d’une mère de famille varoise et de son fils, handicapé suite à un très grave accident de la route il y a six ans. Accident qui a laissé Maxime, aujourd’hui âgé de 30 ans avec d’importantes séquelles imposant le recours à un fauteuil roulant. Alors qu’une entreprise a fait confiance au jeune homme et lui a donné un emploi à Bayonne, Florence Perret ne trouve pas de logement. “Le handicap les rebute” indique t-elle. Si cette maman accepte de parler aujourd’hui, c’est pour aider son fils, mais aussi pour changer la vision de la société sur le handicap. Afin que tous les handicapés aient une chance.

Après six ans d’un pénible combat quotidien pour sa reconstruction physique, Maxime est prêt désormais à retrouver une vie active. Promesse d’embauche à la main dans un restaurant de Bayonne, sa maman s’active depuis le mois d’août pour trouver désormais un logement. Mais c’est une nouvelle bataille qui est engagée.

“On ne loue pas à des handicapés”

Plus de quatre mois qu’elle essaye de trouver un T2 avec ascenseur à Bayonne. Agences, particuliers, une cinquantaine d’annonces épluchées. Et à chaque fois la même réponse négative. “On a l’impression qu’on est dans un combat permanent, que ce soit pour l’habitat, le matériel ou l’accès. Et avoir accès à l’habitat, c’est la fin du monde. Mission impossible. Une agence m’a même clairement répondu qu’elle ne louait pas aux handicapés” témoigne Florence Perret.

Pourtant, Maxime dispose de toutes les garanties pour honorer le paiement de son loyer. Son mi-temps, sa pension, et même deux ou trois garants. “J’ai même proposé de payer quatre mois d’avance de loyer pour rassurer les propriétaires” raconte la maman, qui explique se battre pour son fils mais aussi pour tous les autres handicapés.

“C’est une chance d’un nouveau départ”

Face à toutes ces réponses négatives, ces portes qui se ferment, Florence Perret s’interroge : “Comment ne pas tendre la main à quelqu’un qui peut redémarrer dans la vie après six ans de combat, et même si les combats ne sont pas finis. C’est juste pour retrouver une autonomie. Pourquoi est-ce qu’on ne leur donne pas le droit de vivre comme tout le monde ? Cet appartement pour lui, c’est une chance de nouveau départ“, conclut-elle.

Source FRANCE BLEU.

Handicap : Meaux va ouvrir la première aire de jeux totalement inclusive et publique d’Ile-de-France…

Les jeux sont conçus aussi bien pour les enfants valides que non-valides. Cet espace sera accessible à partir de ce mois-ci.

 Meaux, vendredi 8 janvier 2021. Une aire de jeux inclusive, permettant d’accueillir des enfants valides et des enfants porteurs de handicap va ouvrir ce mois-ci.

 

C’est une petite révolution qui est en marche dans le parc du Pâtis, à Meaux. La toute première aire de jeux inclusive publique d’Ile-de-France accueillera des enfants ces jours-ci.

Cette aire comprendra des installations pour les enfants de 2 à 6 ans, qu’ils soient valides ou non. C’est pour cela qu’elle est appelée « inclusive ». Selon l’Association des maires d’Île-de-France, c’est la seule aire de jeux totalement inclusive dans la région.

Certes, dans d’autres communes franciliennes, il existe quelques jeux pour enfants handicapés mais aucune aire intégralement prévue pour accueillir ce public. En revanche, à l’hôpital Necker (Paris), une aire inclusive a été installée en 2018. Mais celle-ci n’est pas accessible au grand public. Par ailleurs, une aire du même genre a ouvert mi-novembre à Compiègne (Oise).

En avril, les enfants handicapés pourront également faire de la balançoire ou du toboggan au parc de la Gramine à Montereau. « L’inclusion, beaucoup en parlent et peu agissent, pointe le maire (UDI) James Chéron qui a prévu un budget de 71 900 euros pour installer une aire inclusive. Nous voulons que ces modules leur permettant de jouer et s’épanouir comme tous les enfants ». Six jeux et une table de ping-pong composent cette aire dans laquelle la balançoire, grande comme une nacelle, accueille un fauteuil roulant.

L’aire de jeux meldoise, s’étendant sur une surface de 326 m2, comprendra un carrousel inclusif, un panneau musical, des panneaux tactiles et sensoriels, un jeu à rebond ancré dans le sol et des jeux à ressorts (dont un permettant d’accueillir quatre enfants). Tous les jeux, sauf les deux appareils à ressorts, sont inclusifs. Selon la mairie de Meaux, « les handicaps moteur, mental et sensoriel » sont pris en compte. Pour la municipalité, cela représente un montant de 187 000 euros.

« Montrer dès le plus jeune âge l’importance du bien vivre-ensemble »

L’aire de jeux ouvrira autour du 10 janvier. « Nous devons attendre son contrôle pour la vérification de la conformité, la bonne conception, ainsi que le bon état des équipements », explique-t-on du côté de la mairie. Aucun détail n’est négligé. L’ensemble de l’aire de jeux est praticable en fauteuil roulant. Un revêtement spécial est posé au sol.

Source LE PARISIEN.