Une seule jambe mais du courage et de l’optimisme à revendre : le tour de France d’Aurélie Brihmat…

A 34 ans, elle parcourt la France à dos de cheval, dotée d’une prothèse de jambe.

Aurélie s’est donnée six mois pour visiter une vingtaine de centres de rééducation et les patients qui y séjournent, notamment suite à une amputation.

Son message : tout est possible, la preuve !

Une seule jambe mais du courage et de l'optimisme à revendre : le tour de France d'Aurélie Brihmat. © France Televisions - Christophe François

Centre Médical et Physique de Rééducation de Heinlex à Saint-Nazaire, plus connu sous le nom de Centre de Pen Bron. La pluie fait oublier la canicule annoncée pour bientôt, mais retarde les enfants de l’Institut Médico-Educatif de l’Estran invités à rencontrer Aurélie Brihmat. La cavalière est néanmoins au rendez-vous et arrive à cheval, accompagnée de son papa, lui aussi chevauchant sa monture.

A bien y regarder, quelques détails indiquent que les deux cavaliers ne sont pas de simples randonneurs égarés. Derrière la selle du papa, sur la croupe du cheval, la prothèse de la jambe droite de sa fille, adaptée à la marche.

Sa fille, elle, est dotée d’une prothèse de la jambe droite, parfaitement conçue pour l’équitation mais pas à la vie sur le plancher des vaches. Derrière sa selle, un tapis spécialement adapté pour Spy, son indéfectible compagnon Border Collie âgé de 4 ans.
De chien de troupeau, la fonction d’origine de cette race, Spy est devenu avec le temps, le complice de chaque instant de la vie.

Deux cavaliers, deux chevaux, un chien qui s’arrêtent devant la terrasse où sont venus les attendres patients, familles et personnels du Centre de Pen Bron : l’échange commence tout de suite, Aurélie raconte, sourit, répond aux questions.

C’est ainsi chaque lundi. Elle visite un centre de rééducation. Le mardi, c’est le tour des écoles.
A la tête de son association Handidream, Aurélie Brihmat vient livrer son témoignage et surtout un message d’espoir.

Championne de France de Horseball et puis le drame

A 16 ans, Aurélie circule sur son scooter à Aix en Provence. Un mois plus tôt, à la Motte Beuvron, elle a remporté avec son équipe le titre de championne de France de horse ball, un sport collectif se pratiquant à cheval. La vie est belle à cet âge là, mais…
Un chauffard la percute et disparait. Deux fémurs fracturés ainsi que le bassin, l’artère fémorale déchirée, l’amputation est inévitable. Aurélie perd l’usage de sa jambe droite, amputée sous le genou.

15 opérations plus tard, Aurélie a changé de combat. Ou plutôt, elle mène en plus d’autres combats. Après une formation d’orthophoniste et une installation professionnelle en cabinet durant 5 ans, elle doit stopper son activité : au vu de son dossier de santé, aucune assurance n’accepte de la couvrir. Elle ferme son cabinet et dit adieu à sa clientèle et sa liste d’attente.

Et pourtant, elle danse.

A force d’opérations chirurgicales, de volonté et de courage, Aurélie a pu renouer avec le sport. C’est ainsi qu’au menu de ses activités physiques, elle a pu inscrire le ski, la danse, la boxe, la planche à voile….fauchée à 17 ans au sens propre, elle prouve ainsi qu’elle ne l’est pas au sens figuré.

Amputée sous le genou droit, Aurélie est dotée d'une prothèse adaptée à l'équitation / © France Televisions - Christophe François

Aurélie et son tour de France du possible

De sa nouvelle fonction de Conseillère Principale d’Education, la cavalière a pris une disponibilité de six mois, en accord avec sa hiérarchie, afin de réaliser son tour de France. Elle créé son association et sa page FB  Handidream.
Le but : rencontrer, échanger, dire et prouver que tout est possible.

A ce titre, elle rencontre aussi les professionnels des centres de rééducation qui font chaque jour des miracles dans leur mission de soigner, accompagner et remettre les patients sur le chemin de leur nouvelle vie.
Exemple avec les personnes amputées.

Partie le 30 mars dernier d’Aix en Provence, son tour de France a commencé sous l’escorte des pompiers qui l’avaient sauvée suite à son accident.

“L’amputation, on ne s’y attend pas”

Bruno Massot est représentant local de l’association ADEPA (Association de Défense et d’Etudes des Personnes Amputées). Amputé d’une jambe voilà un an, il a du faire face à de multiples problèmes. En plus de la souffrance physique, il y a un profond questionnement intérieur sur cette nouvelle vie, sur un éventuel nouveau métier, une nouvelle organisation sociale et familiale, sans oublier les nombreux dossiers administratifs.

Toutes ces épreuves franchies, notamment grâce aux personnels du Centre de Pen Bron, Bruno Massot a décidé d’accompagner à son tour, ceux qui subissent une amputation et doivent s’orienter dans la vie lorsqu’ils quittent le centre de rééducation.
L’association ADEPA, à l’occasion du passage d’Aurélie à Saint-Nazaire, signera une convention avec le Centre de Pen Bron d’ Heinlex permettant le soutien de l’association aux personnes concernées par l’amputation.

Les chevaux et le chien facilitent le contact entre Aurélie, son père et les patients. Le dialogue s'installe de suite / © France Televisions - Christophe François

Aurélie et les questions des enfants

Lorsqu’elle visite les écoles, la cavalière unijambiste a pour objectif de témoigner et permettre aux enfants un regard lucide et réel sur le monde du handicap, plutôt qu’un regard phantasmé. Sa capacité à avoir une vie quasi normale (en dehors du parcours médical) et à pratiquer autant de sports sont une preuve incarnée que tout est possible et que le handicap a toute sa place dans notre société.

Mais en retour, elle a le droit à des questions d’enfants, certaines assez prévisibles, d’autres non. ”Est-ce que c’est contagieux, dis, Aurélie? Si je te parle, je vais perdre ma jambe, moi aussi?”. ” Dis, si la queue du lézard, elle repousse, pourquoi ta jambe, elle repousserait pas?”

Aurélie, son papa, ses chevaux, son chien

Bernard, le papa d’Aurélie est son supporter n°1. Il l’accompagne dans son tour de France, assure toute la logistique, aidé par quelques amis. Son cheval est un cheval dit ”américain”, prêté par un centre équestre de la région d’Aix en Provence, spécialisé en équithérapie. Le tour de France aura ce centre pour ultime étape et Rigaou sera rendu à son propriétaire.

Spy, le chien ”couteau suisse” d’Aurélie. De race Border Collie, il est normalement affecté au troupeau de moutons, de chèvres ou d’oies. C’est surtout un chien de travail capable de s’adapter à toute autre fonction susceptible d’aider sa maîtresse.
Au départ, il devait veiller sur Aurélie lors de ses bivouacs. Mais pour raison de santé, les bivouacs sont devenus impossibles et ce sont des sympathisants qui accueillent la caravane. Aurélie et Spy étant inséparables, la cavalière lui a fait installer un tapis spécial ( confort, adhérence…) et partage désormais sa monture Boubou avec son chien.

Sa prothèse étant adaptée surtout à l’équitation, il est difficile à Aurélie de mettre pied à terre si quelque chose est tombé au sol. Qu’à cela ne tienne, Spy descend de cheval et va chercher l’objet pour le ramener à sa maîtresse. Lorsqu’elle est en fauteuil roulant, Spy s’occupe non pas de tracter le fauteuil, mais de le pousser, perché sur ses deux pattes arrières!

Autant d’anecdotes et de messages que les personnels et patients des centres de rééducation, ou encore les enfants rencontrés dans les écoles, retiennent avec plaisir, envie et admiration.

A la moitié du parcours

Aurélie Brihmat vise une bonne vingtaine de centres de rééducation pour son tour de France. Après Rennes, Malestroit, Ploemeur et Saint-Nazaire, elle passera le mercredi 26 juin à Nantes et entamera sa descente vers le sud et sa région natale d’Aix en Provence.

Parrainé par la Fédération Française d’Equitation , le Secrétariat d’Etat aux Personnes Handicapées et le Ministère des Sports, le tour de France d’Aurélie et son association Handidream a reçu le soutien de plusieurs entreprises qui se sont reconnues dans les valeurs affichées et démontrées par la cavalière.

La démarche d’Aurélie Brihmat a également retenu l’attention de Brigitte Macron qui envisagerait de la recevoir à l’Elysée.

 

Une centaine de médecins sonnent l’alarme sur un risque de crise des opiacés en France…

Selon les signataires d’une tribune au “Jounal du dimanche”, “12 millions de Français utilisent des médicaments opiacés, sans être alertés sur leur potentiel addictif et sur les risques d’overdoses”.

Une centaine de médecins sonnent l'alarme sur un risque de crise des opiacés en France.

Alors que la crise des opiacés fait des milliers de morts outre-Atlantique, “la France pourrait à son tour encourir le risque d’une crise sanitaire”, alertent une centaine de médecins et professionnels de santé dans une tribune publiée dans l’édition du 23 juin du Journal du dimanche. Les signataires estiment qu’il est “urgent d’agir” alors que “12 millions de Français utilisent des médicaments opiacés, sans être alertés sur leur potentiel addictif et sur les risques d’overdoses”.

Selon eux, “les hospitalisations pour ce motif ont doublé, les décès triplé”. “Il existe pourtant un antidote, à base de naloxone, que la personne concernée ou son entourage peuvent administrer ‘facilement’. Mais il est réservé aux acteurs du soin en addictologie, sans diffusion ni information large aux différents acteurs de la santé”, regrettent-ils.

“Impulser une campagne de prévention”

Ces médecins et professionnels de santé préconisent “d’en étendre l’accès au médecins généralistes, de les former et les sensibiliser à son usage”, “de continuer de décloisonner le monde de l’addictologie” et d’“impulser une vaste campagne de prévention”, afin d’“éviter que ne soient reconduites les erreurs du passé et leurs effets dramatiques en termes de santé publique”.

Sur la seule année 2017, 47 000 personnes sont mortes aux Etats-Unis d’une overdose liée à des opiacés (médicaments, héroïne et fentanyl). Selon le Centre national des abus de drogue, 1,7 million d’Américains souffraient d’addiction à des analgésiques comme l’OxyContin.

Source FRANCE INFO.

Saint-Étienne : un appareil innovant au CHU pour la rééducation post-AVC…

C’est une innovation stéphanoise qui s’exporte au-delà des frontières françaises : Dessintey, un dispositif pour la rééducation des personnes victime d’hémiplégie.

Il est déjà installé dans une vingtaine de centres en France. Une levée de fonds pour l’installer en Europe est en cours.

Grâce à Dessintey, les patients ont plus de temps de rééducation.

Le savoir-faire stéphanois s’exporte à travers l’Europe, notamment le savoir-faire médical. La start-up Dessintey annonce une levée de fonds pour commercialiser son dispositif vers des pays européens. Ce dispositif permet de mieux accompagner et d’aider les personnes souffrant d’hémiplégie, après un accident vasculaire-cérébral par exemple.

Le professeur Pascal Giraux, chef du service de rééducation du CHU de Saint-Étienne, est à l’origine du projet, après 10 années de recherches. “C’est de la thérapie miroir”, explique-t-il. “On utilise en fait des mouvements qui sont faits avec la main saine pour donner une vison d’un mouvement qui est correctement réalisé avec le membre lésé.” Par exemple, pour une personne paralysée du côté droit, les médecins enregistrent des images de la main gauche en mouvement, renversent l’image et la diffusent sur un écran. Lors des séances, la main droite et paralysée est cachée par cet écran, que regarde le patient. Ainsi, en essayant de bouger sa main paralysée et en regardant l’image en mouvement, il a l’impression qu’il bouge : le cerveau est trompé.

25 centres de rééducation en France

Avec cet appareil, le temps de rééducation des patients est augmenté. C’était tout l’objectif du professeur Pascal Giraux : “C’est un des défis du développement des technique de rééducation, c’est d’avoir des dispositifs pour lesquels les patients sont quasiment autonomes pour qu’ils travaillent 2 à 3 heures par jours.

Certains patients demandent même à utiliser l’appareil, comme Laurent. Il a été victime d’un AVC en octobre 2018 : “_Je voyais les autres l’utiliser et je me demandais, pourquoi pas moi. Alors j’ai demandé et ils m’ont fait un programme_. C’était compliqué sur la mobilité fine, tout ce qui était l’écriture, c’est encore compliqué, mais il y a de gros progrès“.

Aujourd’hui, des centaines de patients sont aidés par Dessintey, à Saint-Étienne mais aussi dans 25 centres de rééducation en France. Bientôt, le dispositif sera installé dans d’autres pays européens. Dans la start-up, le professeur Giraux est accompagné de Nicolas Fournier, ingénieur, et de Davy Luneau, spécialiste de la motricité. Après plusieurs congrès, ils ont fait connaître l’appareil et le savoir-faire stéphanois. “On a des commandes et choses en cours. On commence à vendre sur les pays limitrophes notamment Suisse, Belgique, Luxembourg et Allemagne”.

Le dispositif est commercialisé au prix de 40 000 euros, un prix qui se veut attractif pour du matériel médical. L’objectif, c’est d’équiper un maximum de centres de rééducation.

Source FRANCE BLEU.

Ils ont fabriqué un violoncelle adapté au handicap du jeune virtuose Soni…

Alors que le festival de La Grange de Meslay (Indre-et-Loire) s’achève ce dimanche 23 juin, cinq luthiers ont travaillé sans relâche pour remettre à Soni Siecinski, virtuose de 18 ans, un instrument adapté à son handicap.

 Meslay (Indre-et-Loire). Le jeune Soni Siecinski, ici entouré de l’équipe de luthiers ayant travaillé à son instrument, un violoncelle à son handicap.

Dans une dépendance de la grange de Meslay (Indre-et-Loire), transformée en atelier ouvert au public, cinq luthiers ont travaillé sans relâche depuis le début de l’édition 2019 du festival de musique éponyme, fondé il y a cinquante-quatre ans par le pianiste russe Sviatoslav Richter. Ils ont réussi la prouesse de construire, en quinze jours, un violoncelle inversé, commandé par l’association Talents et violoncelles.

Cette réplique d’un instrument datant de 1734, exposé au musée de la Musique de la Villette à Paris, sera remise à Soni Siecinski ce dimanche après-midi, peu après le concert de l’illustre Trio Wanderer. Ce virtuose de 18 ans profitera de sa présence sur la scène mythique de cet édifice du Moyen-Âge pour faire résonner son nouvel instrument, le temps de jouer quelques notes devant un public de mélomanes.

« J’ai appris à jouer avec cette main en forme de crabe »

Victime d’une malformation de naissance, Soni Siecinski, qui pratique la musique depuis l’âge de 4 ans, s’est brillamment accommodé de son handicap, réussissant l’exploit de jouer avec une main gauche ne comptant que deux doigts, le pouce et l’annulaire. « Avant de faire du violoncelle, j’ai commencé par le piano et obtenu mon certificat. Je me suis toujours adapté à mon handicap, j’ai appris à jouer avec cette main en forme de crabe », raconte-t-il.

Ce nouvel instrument va lui changer la vie : « J’ai vraiment hâte de l’avoir entre les mains. Ce que ces luthiers ont réalisé – en montant les cordes à l’envers, en adaptant le chevalet et le manche, en déplaçant les chevilles, en retravaillant tout l’intérieur, notamment la barre d’harmonie – est tout simplement inestimable ! »

Un parcours semé d’embûches

Jusqu’ici, son parcours a été parsemé d’épreuves. Il a essuyé les refus de certains professeurs qui ne l’imaginaient pas faire carrière avec un tel handicap : « Je me suis accroché. Car, depuis tout petit, je veux faire de la musique mon métier. »

Cette persévérance a porté ses fruits. Son courage et son talent ont convaincu Marie-Paule Milone, enseignante au Conservatoire à rayonnement régional (CRR) de Paris, de lui donner sa chance. Il rêve maintenant de réussir le concours d’entrée au Conservatoire national supérieur de musique et de danse (CNSMD) de Paris, qui aura lieu en février prochain. S’il parvient à gravir cette marche supplémentaire, il retrouvera sur son chemin Raphaël Pidoux. Enseignant de ce prestigieux conservatoire depuis 2014, le violoncelliste du Trio Wanderer est à l’origine de Talents et violoncelles.

Fondée il y a dix ans, cette association – qui a entraîné derrière elle des banques, de nombreux mécènes et des institutions telles que la Spedidam, la Société de perception des droits des artistes interprètes – met à disposition des instruments à de jeunes talents, issus de milieux sociaux modestes. Car, le coût d’un violoncelle constitue souvent un frein pour ceux qui ne peuvent compter sur le soutien financier de leurs parents. Depuis sa naissance, Talents et violoncelle a aidé une quarantaine de concertistes en devenir.

Source LE PARISIEN.

VIDÉO. Alençon (Orne) : l’association Handi’Chien fête ses 30 ans samedi 22 juin 2019…

L’association Handi’Chien fête ses 30 ans ce samedi 22 juin 2019.

Depuis sa création à Alençon (Orne), elle a éduqué plus de deux mille chiens pour en faire des assistants destinés à faciliter la vie de personnes handicapées.

Handi'Chien permet à des personnes atteintes d'un handicap d'avoir un chien qui les assiste au quotidien. Aujourd'hui, l'association fête ses 30 ans d'existence, samedi 22 juin 2019. / © Sébastien Jarry / MAX PPP

Créée pour faciliter la vie des personnes handicapées, Handi’Chien célèbre, samedi 22 juin 2019, son trentième anniversaire.

L’association dispose aujourd’hui de quatre centres de formation dans toute la France (Lyon , Bretagne et Centre-Val de Loire). Le premier a été créé en 1989 à Alençon près du lycée agricole.

Le succès de l’association tient dans la relation particulière qu’entretiennent les chiens et les bénéficiaires. Trente ans de lien étroit et d’amour inconditionnel, comme l’explique Sophy Bonneau, qui a bénéficié du premier chien de l’association :  “Le chien il est en nous. C’est nos bras, c’est une partie de notre cerveau. Le chien va nous aider à ramasser ce qu’on fait tomber. Il nous aide à ouvrir les portes. Tout ce que vous pouvez faire sans vous poser la question.”

Et avec Nestor, son chien actuel, la relation de dépendance est mutuelle, ce qui est loin d’être anodin : “D’habitude, nous, c’est quelqu’un qui nous aide, et nous, là, on est responsable du chien. C’est important pour nous de connaître cette notion d’être responsable d’un être vivant.” Nestor est son quatrième compagnon. Il est offert par l’association Handi’Chien qui l’a éduqué pendant plus de deux ans à Alençon.

La création de l’association

Marie-Claude Lebret, fondatrice d’Handi’Chien était enseignante au lycée agricole d’Alençon. Elle a importé cette méthode des Etats-Unis avec l’idée, au départ, de proposer une activité pour ses élèves, avec les chiens.

Mais très vite, les chiens d’assistance ont su se rendre indispensable, parce qu’ils soulagent le quotidien, parce qu’ils sont d’un naturel bienveillant.
“Ils ne jugent pas quel que soit le handicap, quelles que soit les difficultés de la personne. C’est la force d’Handi’Chien d’avoir des chiens qui ne jugent pas. (…) qui aiment de façon inconditionnelle” explique Marie-Claude Lebret.

Jusqu’à l’âge de 18 mois, les chiens sont placés dans des familles d’accueil puis donnés gratuitement à des personnes souffrant d’un handicap.

Reportage. Les 30 ans d’Handi’Chien

Source FR3.

Handicapée, elle est cloîtrée chez elle depuis 9 mois à cause d’un logement inadapté…

Trop grand, son fauteuil roulant ne peut passer la porte d’entrée.

Corinne Duval, Handicapée, elle est cloîtrée chez elle depuis 9 mois à cause d'un logement inadapté.

Voilà bientôt dix mois que Corinne Duval n’est pas sortie de son salon. Cloîtrée dans 20 m², cette retraitée vit un cauchemar depuis qu’elle a perdu l’usage de ses jambes l’été dernier.

Après deux mois d’hospitalisation, elle a regagné son logement de 3 pièces, paralysée, en septembre 2018. Depuis, Corinne Duval ne peut pas en sortir. Le problème majeur est que son fauteuil roulant ne peut pas passer la porte d’entrée. “C’est un peu démoralisant“, confie la retraitée.

Pas de relogement avant plusieurs mois

Après son accident, la locataire a immédiatement prévenu son bailleur social, Eure Habitat. Mais neuf mois plus tard, ce dernier ne lui a toujours rien proposé – même dans les communes avoisinantes. Interrogé par France 3 Normandie, Eure Habitat affirme qu’un appartement “devrait se libérer dans les prochains mois” :

Une étude technique est en cours pour savoir si le logement peut faire l’objet d’une adaptation pour personne en situation de handicap. Si c’est le cas, le logement fera l’objet d’une proposition à Madame Duval, répond Fabien Mancel, directeur du pilotage interne chez Eure Habitat, à France 3 Normandie.

Corinne Duval peut aussi compter sur le soutien de l’association Monnaie Cuivre Collecte : “On doit tout faire pour maintenir ces personnes qui ne veulent pas aller en maison de retraite”, défend Luc Huvé, président de l’association.

Aucune obligation légale

Dans le cas de Corinne Duval, comme dans la majorité des situations, son bailleur n’est pas obligé d’adapter le logement à son handicap. Depuis la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chance, le propiétaire a l’obligation d’adapter le logement à l’âge ou au handicap du locataire dans trois cas : les bâtiments d’habitation collectifs neufs, la construction de maisons individuelles et les bâtiments d’habitation collectifs existants faisant l’objet de travaux de modification ou d’extension et les bâtiments existants où sont créés des logements par changement de destination.

Selon l’INSEE, 1,2 million de personnes rencontrent d’importants problèmes d’accessibilité à leur logement. Les personnes porteuses de handicap et les seniors sont particulièrement concernés.

Source FR3.

Ékip’Âge, bien plus qu’une résidence pour seniors…

À Dinan, la résidence Ékip’Âge accueille depuis décembre 2017, une trentaine de locataires de plus de soixante ans.

Un habitat partagé à taille humaine qui a pour vocation d’offrir à ses résidents un logement en cœur de bourg et un accompagnement au quotidien.

Dans la résidence Ékip’Âge, Denise Briche et Marcelle Guérault (2ème et 3ème en partant de la droite) se regroupent pour aller au supermarché. Faire ses courses est plus simple.

Cuisine équipée, douche à l’italienne, parking privé, absence de marches, prises électriques à bonne hauteur, cheminement lumineux, etc. À la résidence Ékip’Âge de Dinan, tout a été pensé pour le confort et la sécurité des locataires.

Logement adapté, jardin partagé

Une priorité pour Claire Melec, responsable de cet ensemble immobilier géré par la Mutualité Française Côtes-d’Armor : « Nous accueillons des personnes âgées autonomes. Chaque pièce a été pensée et aménagée de manière ergonomique pour leur faciliter la vie. » Le tout, en toute discrétion.La résidence est composée de 36 logements dont 28 deux pièces de 45, 5 à 52,5 m2 et 8 trois pièces de 62 à 69,5 m2. Le prix de la location oscille entre 700 et 900 €. Au rez-de-chaussée, les résidents peuvent accéder à un espace de convivialité ainsi qu’à un petit jardin pour « prendre un café, faire un jeu de société, voir un film, faire du sport ou même dîner ensemble ». La salle peut également être privatisée pour recevoir des amis ou sa famille et organiser par exemple un repas de fête. À condition de s’y prendre suffisamment à l’avance…

Des animations proposées mais jamais imposées

Cette salle de convivialité est très utilisée, souligne Laetitia Lormel, l’ekipière de la résidence : « Chaque mois, nous nous réunissons avec différents locataires pour la commission animation. L’idée c’est regarder ce qui se passe et de voir qui a envie de faire quoi. Après, j’organise. » Cours d’informatique, activité physique adaptée, bowling, loisirs créatifs, art floral, cinéma, restaurant, etc. La liste des possibles est longue.Gérer les animations n’est pas le seul rôle de Laëtitia Lormel. Sa mission principale consiste à faciliter la vie des locataires : « les aider dans leurs démarches administratives, les emmener faire un plein de courses… Je propose mais chacun est libre de choisir. » Le mois dernier, il a ainsi fallu organiser plusieurs rotations pour visiter le musée Christian Dior de Granville. « On a même un arrêt de bus Dinamo à 300 m ! »

Ékip’Âge, bien plus qu’une résidence pour seniors. Le petit jardin est un lieu de convivialité, notamment l’été.

Un concept qui répond à un besoin

Il existe aujourd’hui très peu de résidences de cet acabit, notamment dans les Côtes-d’Armor. Mais pour combien de temps encore ? Isabelle Ahrant, directrice des activités innovantes pour la Mutualité Française Côtes-d’Armor se veut confiante. Pour elle, la construction de nouvelles résidences inspirées par cette réalisation devrait voir le jour. « La demande de structures adaptées, dédiées aux séniors autonomes qui ne peuvent plus ou n’ont plus l’envie de vivre chez eux n’est pas une vue de l’esprit. C’est la réalité du terrain ! Elle ne va faire que s’accroître dans les années à venir. »Or les retours d’expérience de la résidence Ékip’Âge sont probants : « Ici, les locataires peuvent vivre en toute indépendance et ils ne sont jamais seuls. Les appartements sont confortables et modernes, situés au cœur de la ville. Le loyer, encadré et calculé selon des plafonds de ressources, reste accessible. C’est un très bon compromis. » Et une sécurité pour les familles !

Un chez soi, où l’on ne se sent pas seul

Concrètement, à la résidence Ékip’Âge, la vie s’organise en toute simplicité, selon les envies de chacun : rien n’est obligatoire. « C’est un lieu de vie et d’autonomie, rappelle Claire Melec. Les locataires peuvent, s’ils le souhaitent, bénéficier de soins à domicile ou se faire porter des repas, comme chez eux. Mais pour les petits tracas du quotidien, il y a Laetitia. »Un prestataire est également mandaté pour intervenir et réaliser bricoles et menus travaux. Il suffit de prendre contact via une plateforme de mise en relation par téléphone ou par Internet.

La salle de convivialité bruisse de discussions. Normal, dans moins de 15 minutes, le départ au supermarché sera donné. Les locataires arrivent une à une. Denise Briche et Marcelle Guérault sont en pleine conversion. Elles témoignent. « On peut faire ce qu’on veut ici, même s’il y a des limites, indique Marcelle. La fête des voisins, c’était vraiment bien cette année. » « Évidemment qu’on est bien ici. On fait ce qui nous plaît. Sinon, on n’y va pas », confirme Denise, amusée. Elle habite l’appartement 202 depuis quelques mois. Elle a quitté le Var pour se rapprocher de son fils et de sa famille. Un choix qu’elle ne regrette pas du tout.

Source OUEST FRANCE.

Le Decontractyl retiré de la vente par l’Agence du médicament…

Utilisé pour soulager les douleurs des contractures musculaires, le Decontractyl sera retiré du marché le 28 juin 2019, indique l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

Le Decontractyl ne sera plus vendu après le 28 juin 2019.

Le Decontractyl, en comprimés ou pommade, utilisé pour soulager les douleurs des contractures musculaires (mal au dos…) ne sera plus disponible sur le marché français à partir du 28 juin, annonce l’Agence du médicament.

L’agence sanitaire demande aux professionnels de santé « de ne plus prescrire ou de ne plus dispenser ces médicaments » à base de méphénésine (la substance active) à l’origine de réactions allergiques graves et de « mésusage » pouvant conduire à devenir dépendant des comprimés.

Sur son site, l’ANSM conseille aux patients « de ne plus utiliser ce médicament » en précisant qu’arrêter le Decontractyl ne présente pas de risque.

Le Decontractyl retiré de la vente par l'Agence du médicament

Risques d’atteintes cutanées

La forme en pommade expose à des atteintes cutanées avec également un risque de transfert de l’ingrédient actif lors d’un contact adulte-enfant.

Sont visés par cette décision de l’ANSM, le Decontractyl 500mg, comprimé enrobé et le Decontractyl Baume, pommade du laboratoire Sanofi Aventis France, que la revue indépendante Prescrire avait inscrits en janvier sur sa liste noire des médicaments « plus dangereux qu’utiles ».

Des alternatives non médicamenteuses

L’ANSM a décidé de retirer les autorisations de mise sur le marché (AMM) des médicaments à base de méphénésine après une réévaluation du rapport bénéfice/risque qui a été jugé « défavorable ».

Il existe des alternatives notamment non médicamenteuses en cas de persistance des contractures et d’exacerbation des douleurs, souligne l’ANSM.

Elle rappelle par ailleurs l’existence de la campagne de l’Assurance maladie « Mal de dos : le bon traitement, c’est le mouvement ! » consultable en ligne.

Source OUEST FRANCE.

Les lignes à haute tension représentent un risque «possible» de leucémie chez les enfants…

Selon l’agence sanitaire Anses, les champs magnétiques à basses fréquences pourraient représenter un risque pour la santé des enfants vivant à proximité.

L'Anse considère que les enfants habitant à proximité de lignes à haute tension auraient le risque possible de contracter une leucémie

L’Agence nationale de sécurité sanitaire, qui avait déjà alerté sur le phénomène en 2010 réitère ses conclusions. En s’appuyant sur plusieurs études parues depuis cette date, elle assure que les lignes à haute tension, représentent un risque « possible » de leucémie chez les enfants qui habitent à proximité.

C’est plus précisément « l’exposition aux champs électromagnétiques basse fréquences », qui pourrait entraîner « le risque à long terme de leucémie infantile ». Ces champs magnétiques sont tous ceux dont la fréquence est inférieure à environ 8,3 kilohertz. Ils sont émis par les réseaux de transport d’électricité et les transformateurs électriques, mais aussi par les transports, les aimants, les appareils électroménagers ou encore l’ensemble des câbles électriques dans lequel un courant circule.

Des milliers de kilomètres de lignes

La France compte près de 105.000 km de lignes à haute et très haute tensions gérées par le réseau RTE. Il est possible de voir où passent celles-ci sur la carte interactive du réseau de transport d’électricité. Les lignes à haute tension (63 000 et 90 000 volts) y sont représentées en jaune et rose.

Même si aucun lien de cause à effet n’est pour le moment démontré, Anses recommande « par précaution » de « ne pas implanter de nouvelles écoles à proximité des lignes à très haute tension ».

Source 20 Minutes.

TEMOIGNAGE – Ilena, atteinte d’amyotrophie spinale: “je suis heureuse d’avoir pu danser avec mes copines”…

Le samedi 15 juin 2019, à Nogent en Haute-Marne, le gala de danse annuel d’Anaëlle Michaut changeait des années précédentes.

Sur scène avec ses petites camarades, Ilena Caye dansait en fauteuil roulant.

Anaëlle Michaut a pensé la chorégraphie en fonction d'Ilena. / © Jonathan Caye

“Je ne marche pas, je roule !”, c’est le slogan de la petite Ilena, 8 ans, porteuse d’une maladie génétique: l’amyotrophie spinale de type II. Une maladie qui provoque une faiblesse et une atrophie de la masse musculaire. En fauteuil roulant depuis toujours, Ilena fait de sa différence une force. “Ilena est née avec ce syndrome, elle a donc toujours été différente des autres, je préfère ce terme à : “handicapée”, je le trouve plus juste. Mais même si elle est différente mon épouse et moi avons toujours voulu qu’elle fasse les mêmes choses que les autres”, explique son père Jonathan Caye.

Ilena Caye a pu danser et effectuer certains mouvements avec les bras grâce à un traitement qu'elle suit depuis maintenant deux ans. / © Jonathan Caye

Balade à vélo avec son père, dualski, piscine et maintenant la danse, la petite fille veut tout essayer. “Ça prend forcément plus de temps et d’énergie d’organiser ses activités pour Ilena, mais ça ne nous pose pas de problème avec mon épouse de nous organiser pour notre fille, pour lui donner l’opportunité de tout essayer et de faire passer des messages, et puis elle a toujours voulu danser donc il fallait qu’elle danse”, rajoute son père. Et un message est justement passé le 15 juin dernier lors d’un gala de danse organisé par Anaëlle Michaut, à Nogent en Haute-Marne. Sur scène, Ilena a fièrement dansé au milieu de ses petites camarades.

“Nous étions très émus de voir notre fille danser. À la fois car même si elle est de toute façon toujours souriante, elle irradiait ce soir-là sur scène, tellement elle était heureuse de pouvoir danser. Et aussi à cause du regard des gens que l’on a pu voir changer. Il s’est passé quelque chose de fort à ce gala. Et c’est ce que nous voulions. Grâce à Anaëlle Michaut, la chorégraphe, nous avons pu montrer que l’inclusion peut se faire dans la fluidité, l’insouciance et beaucoup de joie. ”
-Jonathan Caye, père d’Ilena

L’inclusion, c’est ce que promeuvent la petite fille et sa famille. Sur ses pages Facebook et Instagram, elle partage ses aventures et son quotidien. Depuis deux ans, la petite fille suit un traitement qui lui permet de gagner en force musculaire. Tous les quatre mois, elle reçoit une injection dans la colonne vertébrale. Et c’est ce traitement qui lui permet de pouvoir continuer ses activités. “Lever les bras, comme elle l’a fait sur scène, ça aurait été compliqué sans le traitement”, précise son père.

Et sur scène justement, tout s’est très bien déroulé. La petite fille était très bien entourée : “Ce qui était beau, c’était de voir les autres enfants, danser avec elle sans faire de différence.” Un constat que les parents d’Ilena font aussi lorsqu’elle va à l’école : “Ses petits camarades ne la regardent pas de façon négative. Ils ont appris à comprendre sa maladie et font même preuve de protection parfois. Ils l’aident quand elle en a besoin. Et c’est ça que nous souhaitons toujours promouvoir. L’inclusion n’est pas compliquée quand on prend le temps d’expliquer les choses.”

“J’étais très contente, de pouvoir danser comme tout le monde et de réaliser l’un de mes rêves. Je suis heureuse d’avoir pu participer au gala et de danser avec mes copines”, s’enthousiasme la petite fille. Nommée ambassadrice de la Haute-Marne par le conseil départemental, Ilena est sur tous les fronts, et ne compte pas s’arrêter là.

Source FRANCE 3.