Mettre en mots – et en scène – le handicap : l’aventure se poursuit…

A Nantes, l’association Handisup œuvre depuis 1989 pour améliorer le quotidien des enfants en situation de handicap.

Et celui de leurs parents.

Car ces derniers vivent bien souvent un parcours tumultueux.

Mettre en mots – et en scène – le handicap : l’aventure se poursuit... Photo illustration

Changer le regard sur ces familles pas comme les autres

Handisup a fêté ses 30 ans en décembre dernier. Trente ans que l’association soutient, dans la région nantaise, les parents d’enfants en situation de handicap. Elle agit pour que les enfants, adolescents et étudiants aient accès aux activités et aux lieux de vie ordinaires. Elle s’investit auprès des parents dans la définition d’un projet éducatif, mis en œuvre en lien avec les lieux d’accueil de l’enfant (école, accueil de loisirs, établissements d’enseignement supérieur). Les parents peuvent bénéficier de la présence d’un professionnel formé pour faire au quotidien avec l’enfant – ou pour lui – tous les gestes qu’il ne peut réaliser seul.

Tout au long de ces années, les situations rencontrées par les parents ont été nombreuses, déroutantes ou difficiles, parfois cocasses. Ils ont besoin d’en parler entre eux, de partager ce qu’ils vivent chaque jour : Handisup organise à cette fin chaque mois des cafés-débat.

De ces échanges informels est née l’idée de mettre par écrit ces expériences. Certaines sont communes, d’autres inspirantes, et tous les parents concernés par le handicap peuvent s’y retrouver. Handisup a donc décidé de donner vie à ces « Saynètes du quotidien », en accompagnant tous les parents qui le souhaitent dans la création d’une une pièce de théâtre.

Stéphanie Poirier, collaboratrice Bouygues Telecom, a parrainé l’initiative auprès de la Fondation de son entreprise. Parent d’une jeune fille de 16 ans en situation de handicap, elle raconte combien être un « aidant » est difficile tous les jours.

“Cela fait 16 ans que je change les couches de ma fille et que je lui donne ses repas. Je fais tout pour participer à son confort et sa sécurité. Handisup c’est mon relais, mon binôme entre 17h et 19h chaque soir. Il n’y a pas juste une couche, une douche et un repas, il y a une personne avec qui nous avons monté un projet pour aider ma fille dans son éveil. C’est du personnel formé, investi, qui a à cœur d’aider. Pendant la crise du Covid, Handisup a été plus que présent, et m’a véritablement aidée à associer ma vie privée et professionnelle. Cette association mérite d’être mise en lumière.”

Un spectacle créé par et pour les parents, mais aussi pour sensibiliser le grand public

Toute ressemblance avec une situation ou des personnages réels est… volontaire. Les parents ont accueilli l’idée avec beaucoup d’enthousiasme. Un étudiant accompagné par Handisup a également décidé de rejoindre le projet. Il y a eu un véritable écho avec ce que chacun vit et souhaite verbaliser.

« Même pour ma famille proche c’est compliqué de comprendre et de percevoir les difficultés que je peux ressentir au quotidien », explique ainsi un papa.

Pour guider les parents dans cette création sur mesure – dont ils seront eux-mêmes les acteurs – Handisup a sollicité l’aide d’une professionnelle chargée de la mise en scène, Annaïck Domergue.

“Depuis 20 ans que je pratique le théâtre, je l’ai toujours conçu comme une forme d’engagement. Lorsqu’Handisup m’a proposé ce projet de spectacle, je n’ai pas hésité une seconde. Pour moi, profondément cela faisait sens. Nous voici partis dans ce projet ambitieux, et extrêmement stimulant !”

Chargée d’animer les ateliers avec les parents, de les mettre à l’aise, elle extrait au fur et à mesure des échanges la trame du futur spectacle. Le premier atelier a eu lieu fin janvier, recueillant l’adhésion de tous les parents présents comme le montrent leurs témoignages :

« J’ai décidé d’intégrer ce beau projet tout d’abord pour pouvoir exorciser tous les maux, les douleurs… et aussi pour rire, partager et montrer aux autres notre quotidien dur et drôle à la fois. »

« C’est important que les gens puissent voir ce que l’on vit en tant qu’aidant familial. Et ce petit groupe formé fait du bien car on se comprend ! ».

Les ateliers d’écriture du spectacle ont commencé en janvier et les premières représentations devaient avoir lieu au mois de juin mais la Covid-19 est passée par là… Le confinement puis les restrictions d’ouvertures des lieux de spectacles ont mis en veille le projet. Pour finalement mieux repartir. Nicolas Forget, éducateur spécialisé et coordinateur au sein d’Handisup, témoigne de ce moment fort en émotion :

« Certains souhaitaient quitter l’aventure suite au confinement mais l’effet de groupe a porté tout le monde et tous ont gardé une très grande motivation pour poursuivre. Comme si la crise sanitaire n’avait été qu’une pause sans conséquence pour notre aventure. »

Les ateliers reprendront en septembre 2020 et les représentations sont d’ores et déjà prévues pour le 18 et 19 mars 2021. Après ces deux dates en Loire-Atlantique, Handisup souhaite porter son message plus largement en organisant, des représentations dans les départements voisins et pourquoi pas à Paris.

Source CARENEWS.

Vingt-sept logements inclusifs prévus à Vierzon à l’horizon 2022-2023….

Un projet de construction de logements pour des personnes en situation de handicap, rue Mozart à Vierzon, est porté par Résidences comme toit.

Ce projet devrait voir le jour à l’horizon 2022-2023.

Vingt-sept logements inclusifs prévus à Vierzon à l'horizon 2022-2023

Proposer une alternative au logement en milieu familial ou en établissement médico-social pour les personnes en situation de handicap, c’est l’objectif de Résidences comme toit, groupe d’investisseurs privés dont la société Terralia immobilier s’implante à Vierzon.

Basé dans le Grand-Est, ce groupe immobilier se lance un défi : construire des résidences services d’une vingtaine d’appartements meublés, adaptés et domotisés, associées à un service à la personne disponible 24 heures sur 24, sept jours sur sept.

Et à Vierzon, le projet est en route. En octobre 2019, le conseil municipal a validé la vente d’un terrain de 3.550 mètres carrés, rue Mozart, face à l’école maternelle Puits-Berteau, pour un montant de 88.750 euros hors taxes.

Pour le choix du terrain, il fallait répondre au cahier des charges du label Habitat et handicap de Résidences comme toit, avec un accès immédiat au transport, aux commerces, au sport, avec des trottoirs libres d’accès larges en bon état, etc.

« Nos locataires doivent pouvoir être autonomes dans leurs logements mais aussi à l’extérieur, explique Valérie Mellé, directrice France Nord de Résidences comme toit. La municipalité de Vierzon a répondu favorablement à notre proposition d’implantation en nous proposant un terrain communal qui correspondait parfaitement à notre label, Notre projet a tout de suite intéressé la commune. »

Vierzon est, ainsi, la deuxième ville, en France, à démarrer ce projet de résidence pour des personnes en situation de handicap physique et troubles associés. Mais à Vierzon, « il sera, également, possible de louer quelques appartements pour le handicap mental qui nécessite une veille bienveillante car cela correspond à une demande et à un véritable besoin exprimé par le département du Cher et la Maison départementale des personnes handicapées », ajoute l’entreprise.

« Les travaux commenceront au premier trimestre 2021 »

La structure est, aussi, en contact avec d’autres communes de la région Centre-Val-de-Loire et projette une trentaine de résidences de ce type sur la moitié nord de la France.

Dans la deuxième ville du Cher, le permis de construire a été déposé et obtenu. « Les travaux commenceront au premier trimestre 2021 pour une durée de dix-huit à vingt-quatre mois », souligne Valérie Mellé.

Pour ce projet, « c’est toute une équipe pluridisciplinaire, composée d’ergothérapeute, ingénieurs, architecte, décoratrice d’intérieur, médecin et promoteur, qui a souhaité apporter une solution au problème crucial de logement des personnes en situation de handicap. C’est un projet ambitieux et innovant de logement inclusif », ajoute la directrice. Un travail collaboratif qui se fait, également, « avec l’ensemble des parties prenantes telles que les assistantes sociales, associations de patients, associations sportives, les centres de rééducation fonctionnelle, les communes, les collectivités départementales et les MDPH, et les institutions ».

Ce projet immobilier, de plusieurs millions d’euros, va permettre de créer vingt-sept logements (T2, T2 + et T3) allant de 41 à 56 mètres carrés, avec des baux de droit commun. Tous ces logements qui ne sont pas sociaux, « seront accessibles aux étudiants, aux personnes en activités ou pas, aux couples, aux familles. Nous souhaitons de la mixité dans la résidence », indique Valérie Mellé.

Pour cela, Résidences comme toit rencontrent tous les locataires intéressés et travaillent avec eux sur leur projet de vie. « C’est pourquoi la domotique de chaque appartement sera adaptée à son locataire. On rencontre la personne et on prépare la domotique », ajoute la directrice.

La société n’a pas encore lancé la phase de réservation des logements mais est en train de construire un appartement témoin dans le Grand-Est et va proposer des visites virtuelles en ligne.

Yassine Azoug
yassine.azoug@centrefrance.com

Pratique. Renseignements au www.residences-commetoit.fr

CSA : la représentation du handicap est “quasi-inexistante” à la télé française d’après un nouveau rapport…

Moins d’1% des personnes répertoriées par le CSA en 2019 à la télévision française présentaient un handicap.

CSA : la représentation du handicap est "quasi-inexistante" à la télé française d'après un nouveau rapport © CSA

Les sous-titres sont insuffisamment présents sur les plateformes de replay, de vidéo à la demande et sur les box, regrette le Conseil Supérieur Audiovisuel (CSA) dans un nouveau rapport d’analyse sur l’année 2019. Un constat qui change considérablement en ce qui concerne la télévision. En effet, toutes les chaînes ont respecté leurs obligations de sous-titrage, ainsi que la majorité des autres chaînes. En ce qui concerne les programmes en audiodescription, leur nombre est en augmentation, mais est malheureusement disponible pour les programmes inédits.

L’autorité publique du PAF publie également une statistique édifiante : seulement 0,7 % du total des personnes indexées sont présentées comme handicapées, contre 0,8% en 2016. Il y aurait pourtant près de 10 millions de personnes handicapées en France, soit plus d’un français sur six, d’après les dernières statistiques de 2017 !

Si les fictions populaires commencent à intégrer des personnages handicapés au sein de leurs intrigues principales, ceux-ci restent des exceptions. Pour lutter contre cette stagnation et contre “la représentation quasi-inexistante” des handicapés à la télévision, le CSA a établi une charte signée en décembre 2019 par les dirigeants des grands médias français comme TF1, France Télévisions, M6 ou encore Radio France. Ils s’engagent donc à donner plus de visibilité au sujet du handicap à l’antenne.

Source TELE 7 JOURS.

« Mon parcours handicap », une plateforme dédiée aux personnes handicapées et à leurs proches…

Développée par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) et la Caisse des Dépôts, la plateforme d’information, d’orientation et de services pour les personnes handicapées et leurs proches « monparcourshandicap.gouv.fr », a été lancée le 6 mai dernier.

« Mon parcours handicap », une plateforme dédiée aux personnes handicapées et à leurs proches

D’après la CNSA, le site a pour objectif d’offrir « une information généraliste, officielle, fiable, facilement compréhensible et accessible sur l’ensemble du parcours des personnes en situation de handicap ».

Plus précisément, l’ambition du dispositif est de couvrir l’ensemble des étapes du parcours de vie de la personne en situation de handicap (l’annonce du handicap, la parentalité, la scolarité et les études supérieures, l’emploi et la formation, la santé, la vie sociale et culturelle, le logement, les transports, l’avancée en âge, la retraite, etc.), et de permettre aux personnes concernées de gérer leur parcours et leurs démarches en ligne.

Pour l’heure, seule la première rubrique consacrée à l’emploi et à la formation a été mise en ligne. Intitulée « Informations et orientation », elle se compose des 4 sous-rubriques suivantes :

  • Droits, aides et démarches : fonctionnement des MDPH, traitement des dossiers ; aides financières – AAH, AEEH, PCH, MVA, pension d’invalidité ; aides à l’emploi – RQTH, OETH, etc. ; aides aux transports – cartes mobilité inclusion « invalidité », « priorité », « stationnement »
  • Formation professionnelle : tout savoir sur la formation professionnelle ; me former en alternance ; me former pour chercher un emploi ; être en emploi et me former ; me former pour conserver mon emploi ; me former pour créer mon emploi
  • Formation en alternance : alternance et handicap ; tout savoir sur le contrat d’apprentissage ; tout savoir sur le contrat de professionnalisation ; trouver et intégrer une entreprise et un organisme de formation en alternance
  • Emploi et vie professionnelle : trouver ma voie ; travailler avec mon handicap ; conserver mon emploi ; me former ou me reconvertir

D’ici à 2022, le site s’étoffera progressivement de nouvelles rubriques.

Par ailleurs, l’information généraliste délivrée par la plateforme « Mon parcours handicap » sera complétée par une information de proximité (annuaires, événements locaux, etc.), mais également par certains services (accès à MonCompteFormation, etc.).

À terme, le site proposera un espace personnalisé et sécurisé.

Source PREVISSIMA

 

Louise, 5 ans, refusée au club du camping à cause de son handicap…!

Ses parents confient ce sentiment d’injustice dans « une société qui n’a pas envie de faire d’effort ».

Louise 5 ans a été refusée au mini-club du camping, où elle passe les vacances avec ses parents.

« Ça démarrait bien, pourtant », commencent les parents de la petite Louise sur Facebook. « Je m’étais dit qu’il n’y aurait pas de problème ». Le camping compte un mini-club pour les 3-11 ans, « les activités, c’est jouer avec des ballons », a confié Rémy à BFMTV. Bref ils sont partis confiants.

Sauf que non. La petite fille a été refusée du mini-club. Le motif avancé a été celui de la propreté pour la refuser.

De quoi mettre à nouveau ses parents sur le flanc. « À vrai dire, c’est très souvent «pas possible». Toujours pour de très bonnes raisons, qui ne sont jamais le handicap (…) : la propreté, l’absence de mots, le manque de formation des encadrants, l’effectif trop important d’enfants, le manque de moyens. », écrivent ses parents sur Facebook.

Depuis la naissance de leur fille, Rémy et Caroline, ses parents ont pris l’habitude de livrer des tranches de vie sur les réseaux sociaux. Leur petite Louise a même un site internet à son nom et Rémy et Caroline ont créé une association, pour « changer le regard de la société sur les porteuses de handicap physique ou intellectuel. » Sa maman a même écrit un livre.

Cet épisode au camping laisse un nouveau goût amer.

« On dit «okay c’est pas grave», on encaisse la gentillesse désolée de la dame – pire peut-être à affronter que le rejet froid- et sa façon de compenser en offrant un cadeau à Louise – le lot de consolation pour ne pas être comme les autres, on remballe ce énième pincement au cœur, on se dit qu’on s’amusera en famille, entre soi et tant pis, on essaie d’enfouir profond le désir de faire un gros bras d’honneur à une société qui n’a pas envie de faire l’effort, on essaie encore plus fort de se dire que ça vaut le coup d’essayer de la changer, cette société, afin que Louise n’ait plus à subir cela quand elle sera grande. » Mais c’est difficile ne cachent pas ses parents, qui en vacances, auraient juste apprécié d’avoir un peu de répit. « Décidément, ça pique, la vie, quand on est hors cadre . »

Sur les réseaux, leur message leur a valu des centaines de témoignages compatissants et leur billet a été partagé plus de 2500 fois.

Source L’AISNE.

Une journée de chine utile avec APF France handicap à Clermont-Ferrand…

L’association APF France handicap 63 organisait une brocante qui a permis de récolter quelques fonds avant la pause du mois d’août.

Une journée de chine utile avec APF France handicap à Clermont-Ferrand

L’association des paralysés de France (APF) s’occupe des droits aux personnes handicapées depuis 1933, mais ne reçoit aucune subvention de l’Etat. La délégation départementale du Puy-de-Dôme a donc créé, il y a plus de 25 ans, une boutique solidaire permettant de rassembler un peu d’argent, en plus des dons.

Ces fonds servent à organiser des voyages, mais aussi des sorties au cinéma ou au ski. “On utilise aussi ces revenus pour aller boire des verres en terrasse, car certaines personnes ne peuvent pas le faire seules”, explique Liliane Garand, assistante directoriale de l’APF de Clermont-Ferrand.

Une brocante pour des trouvailles variées

La plupart des objets en vente sont des dons de particuliers. Vêtements, jouets et bibelots de décoration s’entassent sur les étals, au prix d’un euro pièce, en attendant preneur.

Christelle est venue avec sa mère et sa fille. Elle fouille dans une pile de fripes à la recherche de la perle rare. “On adore chiner”, souffle-t-elle avec malice.

Marie est bénévole au secrétariat de l’APF, et est elle aussi accompagnée de sa mère. “C’est du bouche à oreille, ça me fait plaisir de participer au développement de l’association, tout en profitant de la brocante”, indique la jeune femme.

Auparavant, l’APF possédait une boutique ouverte trois fois par semaine. N’étant plus aux normes de sécurité européennes, elle a cependant dû fermer. Les ventes se déroulent désormais sur le parking de l’association. “On reçoit beaucoup de gens du quartier, remarque Marcel, un des agents associatifs. Les autres se tiennent souvent au courant sur notre page Facebook.”

La semaine dernière, les acheteurs qui ont permis de rassembler plus de 200 euros en une journée, avant la fermeture de la boutique au mois d’août.

Pour sa réouverture en septembre, l’APF prévoit déjà une brocante spéciale rentrée.

Source LA MONTAGNE.

Mise à jour – Allocation aux adultes handicapés (AAH)…

L’allocation aux adultes handicapés (AAH) est une aide financière permettant d’assurer un revenu minimum aux assurés sociaux éligibles.

Elle est octroyée sous réserve de remplir plusieurs conditions, dont un critères de ressources.

Mise à jour - Allocation aux adultes handicapés (AAH)...

 

AAH : démarches

Instaurée par la loi du 11 février 2005, l’AAH est accordée sur décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) afin de compléter les ressources de personnes en situation de handicap.

Pour bénéficier de cette aide, il faut s’adresser à la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) en joignant un formulaire de demande (Cerfa n° 13788*01) ainsi qu’un certificat médical de moins de 3 mois. C’est la MDPH qui instruit le dossier avant de le transmettre à la CAF (ou la MSA pour les professions agricoles).

La MDPH répond dans un délai de 4 mois. En l’absence de réponse, la demande est considérée comme rejetée.

Bon à savoir : depuis le 1er janvier 2019, l’AAH est attribuée à vie aux personnes dont le handicap n’est pas susceptible d’évoluer. Si cette situation n’est pas stabilisée, l’attribution de l’AAH est réévaluée tous les ans.

Conditions pour obtenir l’AAH

Pour percevoir l’AAH, sauf situations particulières, il faut résider de façon permanente sur le territoire français et les séjours à l’étranger ne doivent pas être supérieurs à 3 mois consécutifs au cours de l’année civile.

Cette aide financière est attribuée en fonction de différents critères d’incapacité, d’âge, de résidence et de ressources. Il faut :

  • avoir entre 20 et 60 ans, sauf dérogations ;
  • être atteint d’un taux d’incapacité au moins égal à 80 % ou inférieur à 80 % et occasionnant une restriction à l’emploi ne pouvant être compensée par des mesures d’aménagement de poste de travail. Si cette durée prévisible est d’au moins 12 mois à compter du dépôt de la demande d’AAH, cette incapacité est réputée “durable”. Le taux d’incapacité précis est déterminé par la CDAPH en fonction d’un guide-barème ;
  • être français ou fournir un titre de séjour en règle ;
  • disposer des ressources modestes : les revenus de l’allocataire et de la personne avec laquelle il vit ne doivent pas dépasser un certain plafond. Les revenus de l’allocataire sont examinés par la CDAPH puis par la CAF.

En 2020, ces plafonds ne doivent pas dépasser un certain montant Plus d’info, vous pouvez cliquer sur ce lien.

Depuis le 1er avril 2019, les ressources prises en compte sont celles de l’année en cours et non plus celles de l’année N-2. Les revenus imposables issus de valeurs mobilières sont pris en compte dans le montant des ressources.

A noter : les bénéficiaires de l’AAH sont affiliés au régime général de l’Assurance maladie, exonérés de la taxe d’habitation et ont droit à la réduction sociale téléphonique.

>> A lire aussi – Allocation supplémentaire d’invalidité (ASI)

Montant de l’AAH

Le montant de l’AAH dépend de la situation financière et sociale de l’allocataire.

Personne n’ayant aucune ressource : le montant maximal de l’aide est de 902,70 euros par personne.

Personne percevant déjà une rente d’invalidité, retraite ou accident du travail : différence entre le montant de la pension (ou de la rente) et les 902,70 euros.

A certaines conditions, l’AAH est versée aux personnes travaillant dans un Etablissement et Service d’Aide par le Travail (ESAT) ou en milieu ordinaire.

Situations particulières : les personnes hospitalisées, incarcérées ou en hébergement de moins de 60 jours continuent à percevoir l’AAH à taux plein. Au-delà de 60 jours, sauf cas spécifiques (être parent, vivre avec une personne handicapée ne travaillant ou paiement du forfait journalier), le montant de l’AAH est réduit à 30 % (270,81 euros). A la sortie, le versement de l’AAH retrouve son taux normal.

A noter : les personnes ayant atteint l’âge légal de la retraite après le 1er janvier 2017 conservent le bénéfice de l’AAH. Elles n’ont donc pas à demander l’Allocation de solidarité aux personnes âgées que l’AAH remplace.

AAH et cumuls

Le complément de ressource est supprimé depuis le 1er novembre 2019. Il est fusionné avec un autre complément de l’AAH, la majoration vie autonome (MVA). Mais si vous le perceviez avant cette date, vous continuez à le percevoir pendant 10 ans, si vous remplissez les conditions.

Le cumul de l’AAH et de l’Allocation de Solidarité Spécifique (ASS) est interdit, sauf si ces deux aides étaient perçues au 31 décembre 2016.

Source CAPITAL.

Écœurées par le versement aléatoire de la prime Covid, les aides à domicile témoignent…

Alors que l’État a décidé de verser une prime pour service rendu pour le personnel soignant et travaillant dans les maisons de retraite, il laisse la charge de son versement aux conseils départementaux pour les aides à domicile.

Une situation qui crée l’incompréhension. Témoignages.

Écœurées par le versement aléatoire de la prime Covid, les aides à domicile témoignent

La colère continue de monter. Les salariés du secteur de l’aide à domicile ne comprennent pas pourquoi ils ne vont pas tous percevoir une prime pour le travail accompli lors de la période de confinement. Depuis maintenant plusieurs mois, les départements et l’État se renvoient la balle sur le paiement de cette prime. Résultat d’un département à l’autre, les aides à domicile sont loin d’être traitées de la même façon. Différents scénarios se profilent. Il y a d’un côté les départements – plus d’une vingtaine – qui ont annoncé qu’ils verseront une prime. Sauf que les montants diffèrent, allant de 200 euros à 1.500 euros et les conditions pour percevoir les primes ne sont pas non plus les mêmes. De l’autre côté, il y a des départements qui ont annoncé qu’ils ne verseront rien, renvoyant la responsabilité à l’État. Et au milieu, ceux qui n’ont pas encore fait connaître leur décision.

Pour les différentes associations et fédérations du secteur, cette situation n’est pas tenable. Dans un courrier envoyé le 21 juillet dernier au Premier ministre, une vingtaine d’entre elles dénoncent cette situation arguant que c’est “incompréhensible pour ces professionnels qui ont exercé tous les jours, sur tous les territoires, pour certains la peur au ventre, souvent sans les équipements nécessaires, un travail indispensable qui aura permis de contenir la propagation du virus et de soulager les professionnels de santé”. Elles demandent l’organisation d’une réunion pour trouver une solution.

Car ce qui inquiète aussi, c’est le risque d’une deuxième vague et la capacité à pouvoir de nouveau faire face. “Sur le terrain, les professionnels ne comprennent pas et sont dans un ressenti négatif, dénonce Hugues Vidor, président de l’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (Udes), qui compte notamment parmi ses adhérents des acteurs du secteur de l’aide à domicile. Tout le monde est allé au travail même si les équipements manquaient au départ et au final il n’y a pas de reconnaissance. Les fédérations nous disent que s’il y a une deuxième vague, elles ne savent pas ce qui se passera. Les professionnels sont sous pression, ils n’en peuvent plus”, ajoute-t-il.

Au coeur de toutes ces tergiversations, les aides à domicile ne comprennent pas bien pourquoi la décision est aussi compliquée à prendre. Après un appel à témoignages lancé par Capital, un sentiment d’abandon ressort de façon quasi-systématique. “Pendant le confinement, toutes les auxiliaires de vie ont travaillé sans relâche, aucune prime ne nous a été versée ce qui est vraiment inadmissible, déplore Sonia*, auxiliaire de vie dans les Alpes-Maritimes. Nous n’avons aucune reconnaissance de l’État, malgré l’aide que nous pouvons apporter aux personnes vulnérables et dans le besoin qui attendent souvent notre venue. Nous avons été oubliées.” Naît aussi un sentiment d’injustice par rapport au personnel des Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) qui se voit verser une prime financée par l’État. “Nous aussi nous avons travaillé pendant la période du confinement avec beaucoup de difficultés et de contraintes, tient à rappeler Martine, aide à domicile dans les Bouches-du-Rhône. Nous avons contribué à faire face à la crise sanitaire, nous avons toujours été en poste pour nous occuper des personnes vulnérables et malgré tout cela, nous sommes les oubliées”.

Dans leurs témoignages, les aides à domicile évoquent aussi leur rôle de rempart. Sans leur action, les hôpitaux auraient pu être encore plus engorgés. “Sans nous, les personnes chez qui nous allons n’auraient pas mangé, n’auraient pas eu de courses, pas de médicaments, pas d’aide aux repas ou aux toilettes”, liste Laurence, gérante d’une Société coopérative et participative (Scop) de services à la personne dans les Pyrénées-Orientales. Et le non versement d’une prime nationale, ne semble pas cohérent avec le discours actuel des autorités publiques qui l’affirment et le réaffirment, elles veulent encourager le maintien à domicile des personnes âgées. “Ce n’est pas logique du tout, estime Alexia, aide à domicile dans le Morbihan. On se bat pour maintenir un maximum de personnes âgées à leur domicile et ce maintien se fait aussi grâce à nous !”

Au-delà de ce sentiment d’oubli, les témoignages relèvent aussi une forte incompréhension. Quel département verse une prime ? Pourquoi une collègue qui travaille à quelques kilomètres va toucher une prime alors que ce ne sera pas le cas d’une autre qui travaille dans un département différent ? “Je ne sais toujours pas si mon département va verser une prime”, s’interroge Lucie travaillant en Corrèze. Il y a eu une réunion début juillet entre le Département et les structures d’aide à domicile, mais on ne sait pas ce qui sera fait. Peut-être une prime définie en novembre et payée en décembre ? De combien ? À qui ? Sur quels critères ?”, se demande-t-elle. Ces professionnels regrettent que leurs questions restent sans réponse. “Cela fait des mois que l’on nous dit avoir droit à la prime par le Département, or nous n’avons toujours rien et nos responsables n’en savent pas plus également”, relève Jean, assistant de vie sociale dans le Doubs. Mahdia, aide à domicile dans le Nord, département qui annoncé verser une prime, finit même par ne plus y croire. “Mon patron affirme qu’il y aura une prime ça doit être versé avant le 31 juillet mais il dit n’avoir toujours rien reçu”.

* Tous les prénoms ont été modifiés

Source CAPITAL.

Intérim et handicap : une première dans la Loire …

Toma Handicap est la première agence d’intérim réservée aux travailleurs handicapés à ouvrir dans la Loire.

Et la 8e en France. Rencontre avec Patrick Laurent, l’un des fondateurs.

Intérim et handicap : une première dans la Loire ...

Patrick Laurent, vous êtes le directeur général d’Ithac à Riorges qui emploie 300 personnes en situation de handicap. Pourquoi cette structure nouvelle ?

« La loi de 2018 permet aux entreprises qui emploient des personnes en situation de handicap, de créer des structures de travail temporaire. Nous nous sommes rapprochés de Toma Intérim à Saint-Étienne pour créer cette nouvelle Entreprise adaptée de travail temporaire (EATT). »

C’était une réelle nécessité dans la Loire ?

« Il faut savoir que le taux de chômage des personnes handicapées est deux fois supérieur au taux de chômage de la population française. Grâce à la loi de 2018, l’État a voulu faciliter l’accès à l’emploi de ces populations. Mais au-delà du travail temporaire, ce que l’on vise, c’est une sortie à hauteur de 30 % vers un emploi durable. »

Dans la Loire, beaucoup de personnes en situation de handicap recherchent un emploi ?

« Il y a énormément de personnes en situation de handicap qui sont identifiées et qui recherchent un emploi. Chez Ithac par exemple, où 300 personnes sont employées en CDI, nous n’avons aucune difficulté, quand nous créons un nouveau poste, à recruter des personnes handicapées. »

C’est aussi une opportunité pour les entreprises ?

« L’opportunité est double. D’abord parce que les entreprises classiques sont tenues d’employer 6 % de leur effectif avec des personnes reconnues en situation de handicap. Ensuite, avec cette nouvelle agence, Toma Handicap, les entreprises n’ont pas besoin de justifier de leurs besoins, ce qui n’est pas le cas avec une entreprise de travail temporaire classique. Le simple fait de faire appel à Toma Handicap dispense de justifier du motif de recours au travail temporaire, ce qui réduit les contraintes et offre plus de flexibilité. »

Toma Handicap, 8 rue Auguste-Colona à Saint-Étienne. Contact : Christelle Heyraud au 04 77 52 23 20 ou 04 57 44 24 03.

Source LE PROGRES.

 

HANDICAP – ESAT – Saône-et-Loire : le succès de la farine en circuit court…

À la frontière entre la Loire et la Saône-et-Loire, la minoterie Megnaud qui ne fournissait que les professionnels s’est lancée dans la production de sac d’un kilo pour le grand public.

Une nouvelle activité pour l’entreprise et une action solidaire réalisée par des adultes handicapés d’un ESAT.

La minoterie Megnaud en Saône-et-Loire s'est lancée dans le conditionnement de sacs d'un kilo de farine.

Depuis juin dernier, des résidents de l’ESAT (Établissement et service d’aide par le travail) de Charlieu, dans la Loire, travaillent pour la minoterie Megnaud, installée à quelques kilomètres de là à Chenay-le-Châtel (Saône-et-Loire). Ils mettent de la farine en sachet d’un kilo, destinés aux particuliers.

Pour l’ESAT, cette nouvelle activité est un plus pour former ces adultes handicapés. Chaque semaine, une tonne de farine est ainsi conditionnée. “C’est une activité intéressante puisque nous cherchons des activités pérennes dans le temps, de partenaires assez proches de chez nous. Et en même temps un travail qui soit adapté à notre population, détaille Pascal Romagny, directeur adjoint de l’ESAT de Charlieu. Souvent, cela surprend les personnes parce qu’après une période d’observation, on s’aperçoit qu’ils ont de grosses capacités en terme d’adaptabilité au travail et de savoir-faire”

Ces sachets d’un kilo sont une nouveauté pour la minoterie Megnaud. Jusqu’ici, elle se concentrait sur de plus gros contenants, à destination des professionnels. Avec le confinement, et la forte demande des consommateurs, l’entreprise s’est lancée. “La réflexion date de quand je suis arrivé il y a deux ans et demi. J’en avais parlé à mes parents et on a reporté le projet. Mais ça s’est accéléré avec le Covid qui était une situation particulière”, précise Yohan Barret, directeur de la minoterie.

La minoterie Megnaud est une entreprise familiale créée en 1836. Elle favorise depuis longtemps la solidarité et les circuits courts. Ici, tout le blé vient d’exploitations situées à moins de 120 kilomètres de la société. “Notre volonté est vraiment de travailler en circuit court. Aujourd’hui, on interagit sur 21 départements autour du moulin. Notre cœur de métier, c’est l’artisanat, ajoute le directeur de l’entreprise. Aujourd’hui, on a vraiment un vrai potentiel de la part des particuliers, avec une très forte demande de la part de la grande distribution sur le créneau du un kilo.”

Dans cette minoterie, cinq générations de meuniers se sont succédées. L’entreprise réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros et traite 1 200 tonnes de blé par an.

Saône-et-Loire : le succès de la farine en circuit court

Source FR3.