Autisme, troubles du neuro-développement : où en est le Centre-Val de Loire ?…. IMPORTANT : Vous pouvez participer à l’enquête nationale… !…

En 2020, 12 000 personnes ont répondu à l’enquête menée sur les conditions de vie des personnes autistes, “dys”, ou souffrant de troubles du neuro-développement.

Pour 2021, la deuxième édition de l’enquête est ouverte aux participations du 13 janvier au 15 février.

Les troubles du neuro-développement et l'autisme peuvent entraîner un handicap invisible. Photo d'illustration

 

Comment vivent, au quotidien, les personnes autistes ou souffrant de troubles du neuro-développement (TND) ? Plus important : comment améliorer leur quotidien ? Depuis 2019, une délégation interministérielle se penche sur ces deux questions, ainsi que beaucoup d’autres, afin de mieux saisir ces réalités très diverses, dont certaines constituent un handicap invisible.

Pour évaluer les mesures prises et décider des suivantes, une première étude menée en 2020 a été publiée au mois de juin. En Centre-Val de Loire, les chiffres publiés sont relativement proche de la moyenne sur les questions du diagnostic et de l’accompagnement des enfants. En revanche, ils sont moins scolarisés dans la région Centre-Val de Lorie qu’ailleurs : “86% des enfants avec troubles du neuro-développement sont scolarisés, contre 88% en France“, indique l’étude. “Parmi eux, 75% le sont à temps plein, contre 81% en France.

Quant aux personnes adultes, près de la moitié d’entre elles sont salariées (50% en région Centre-Val de Loire contre 51% au niveau national). Plusieurs collectifs et associations d’entraide, comme Réseautisme 37 en Touraine, ou “Dans ma bulle”, sont également actives pour adoucir l’intégration des personnes autistes.

Une nouvelle enquête déjà ouverte pour 2021

La participation à la deuxième édition de cette étude a déjà débuté, comme l’indique la délégation interministérielle. Il s’agira, pour les personnes concernées ou les parents, de répondre à des questions non seulement sur leurs conditions de vie en 2020, mais aussi de réagir aux mesures mises en place depuis un an. “Du mercredi 13 janvier au lundi 15 février 2021, toutes les personnes autistes, Dys, TDI (trouble dissociatif de l’identité, NdR), Tdah (trouble du déficit de l’attention) et leurs familles sont invitées à répondre au questionnaire en ligne conçu avec Ipsos.

L’objectif de l’étude“, précise la délégation, “est de mesurer, d’une année sur l’autre, la progression de leur qualité de vie et de contribuer à faire évoluer la stratégie nationale“. Cette année, l’enquête intègrera également des questions sur le covid-19 et la façon dont les personnes concernées ont traversé la crise sanitaire.

Vous pouvez participer à l’étude nationale en suivant ce lien

Source FR3.

 

Handicap au travail : “On voit qu’on peut rebondir”…

Le temps d’une journée, Marie Hamot, reconnue travailleuse handicapée, s’est glissée dans la peau de Geneviève Camus conseillère à Pôle-Emploi, pour le Duoday.

L’occasion de confronter et de conforter ses projets professionnels.

Geneviève Camus et Stéphane Cros de l’agence Pôle-Emploi de l’Arsenal ont partagé leur quotidien avec Marie Hamot.

 

“Je découvre la réalité du métier dont on peut avoir une vision parfois éloignée. Et ça permet aussi de voir les aspects plus négatifs, que l’on évoque rarement sur les fiches de poste.” Une immersion pour confronter et conforter son projet de reconversion professionnelle. Voilà l’objectif du Duo day, ce jour où travailleurs valides et handicapés partagent leur quotidien. Au Pôle-emploi de l’Arsenal, Marie Hamot, 37 ans, a ainsi pu s’imprégner de la mission de Geneviève Camus, conseillère en emploi et référente handicap.

Marie est en reconversion professionnelle. Minée par sa première expérience dans le commerce où le transport des marchandises sur les marchés a usé son dos, elle est désormais reconnue comme travailleuse handicapée. “Je ne peux plus rester en posture debout ou assise de manière prolongée. Mais je ne voulais pas du statut de travailleur handicapé. Je ne me considérais pas ainsi et j’avais peur que ça effraie les employeurs, face à l’équipement éventuel du poste de travail.” Une période complexe que Marie Hamot met à profit pour amorcer un virage professionnel, avec le projet de devenir conseiller en insertion. “Avant de déménager ici, je me suis longtemps sentie seule. A Tarbes, j’ai été très bien accompagnée par Cap emploi. Ils mettent des choses en place qui font qu’on ne se dit plus qu’on est capable de rien. On travaille sur la confiance en soi. On voit qu’on peut rebondir.”

Pour Marie, ce rebond passera par une formation dans l’insertion professionnelle. “De par mon parcours, j’ai beaucoup d’empathie. J’aime cet aspect humain.” Un projet conforté par cette journée au sein de l’agence Pôle-emploi de Tarbes-Arsenal. “Même si un jour, ce n’est pas suffisant, pointe Stéphane Cros, le directeur du site. On voit que de plus en plus d’entreprises jouent le jeu lors de ces opérations. Ils intègrent que le handicap n’est pas une contrainte pour leur société, mais une chance.” À l’issue de cette journée aux côtés de Geneviève Camus, Marie Hamot est déterminée à saisir la sienne.

Source LA DEPÊCHE.

VIDEO. Atteint de neurofibromatose, le témoignage poignant de Guilhem…

Guilhem est atteint de neurofibromatose depuis sa naissance.

Brut l’avait rencontré en 2018. 2 ans après, voilà ce qui a changé pour lui.

Handicap : le témoignage touchant de Guilhem, atteint de neurofibromatose -  ladepeche.fr

 

Depuis sa naissance, Guilhem est atteint de neurofibromatose de type 1. Elle se caractérise essentiellement par des tumeurs bénignes. C’est l’une des maladies génétiques les plus fréquentes en France. Brut l’avait rencontré en 2018. “La vidéo a fait aussi, a permis de faire parler de la neurofibromatose, qu’au final beaucoup de gens ne connaissaient pas“, explique-t-il.

“Le plus dur pour moi, c’était vraiment le rejet”

Dans son témoignage, Guilhem souligne la difficulté de supporter le regard des autres. “Le plus dur pour moi tout au cours de ma scolarité et même encore là, comme je l’évoquais dans la première vidéo, des remarques d’adultes, médecins, en plus, qui voilà faisaient tout pour me rejeter, pour me dire : “Ta vie, il vaut mieux que tu la passes enfermé à ne voir personne.”“, relate-t-il. Aujourd’hui, Guilhem a le sentiment qu’il est moins présent.

 

Source FRANCE INFO.

Pas-de-Calais : le RC Lens et ses joueurs se mobilisent pour un jeune supporter atteint de surdité… harcelé ! Vidéo…

Un jeune supporter du RC Lens souffrant de surdité a été harcelé sur les réseaux sociaux au début de l’année 2021.

“Je n’arrêterai jamais de faire des vidéos sur le RC Lens” : Thibaut, harcelé sur les réseaux sociaux, témoigne

Le club de foot a pris sa défense.

Thibaut, harcelé sur les réseaux sociaux, a été invité par le RC Lens.

 

Depuis jeudi 7 janvier, les messages de soutien affluent sur le compte Twitter de Thibaut. L’un d’eux pousse le jeune supporter du RC Lens, atteint de surdité, “à continuer de faire ses vidéos et ne pas écouter les jaloux”. Ces petits mots viennent de joueurs des Sang et Or, d’anciennes gloires du club, de journalistes. Ils témoignent tous leur soutien au jeune homme de 20 ans, harcelé sur les réseaux sociaux. Thibaut, lui, n’en revient pas. “J’ai été très touché. Avec Florian Sotoca [l’un des joueurs du RCL, ndlr.], j’ai même failli pleurer. C’est mon idole, c’est mon joueur préféré”, confie-t-il.

Le jeune supporter, la vingtaine, n’en revient toujours pas… quelques jours seulement après avoir posté une vidéo sur son compte twitter pensant que celle-ci ne dépasserait pas sa communauté.

Atteint de surdité, Thibaut partage des vidéos depuis août dernier sur Youtube sur le RC Lens, club qu’il supporte depuis ses 6 ans : actualités mercato, mais surtout résumés de matchs et analyses. Début 2021, des internautes le harcèlent et se moquent de lui. Le jeune homme, habitant de Somain, décide de répliquer dans une vidéo : il dénonce des “gens impolis (…) qui se foutent de (sa) gueule” et demande simplement “un peu de respect.”

Avalanche de soutien

Malgré son handicap, Thibaut se filme et publie des vidéos. Il parle de l’actualité et des matchs du RC Lens. Mais certaines de ses vidéos ont été détournées pour se moquer de lui. Jeudi 7 janvier, il a donc publié un message où il demande qu’on le respecte. La publication, visionnée plus d’un million de fois lundi 11 janvier, a conduit à une avalanche de soutien.

Invité au stade Bollaert par le RC Lens

La vidéo devient virale : 30 000 partages, plus d’un million de vues… et une vague de soutien déferle sur les réseaux sociaux : joueurs du RC Lens, journalistes, youtubeurs, stars du foot…

Le RC Lens décide même d’inviter le jeune supporter lors de la rencontre de samedi soir face à Strasbourg au stade Bollaert-Delelis.

Une de nos équipes de France 3 Nord-Pas-de-Calais a rencontré Thibaut au lendemain du match face à Strasbourg. Il a toujours du mal à se remettre de ses émotions de la veille… “C’est vraiment énorme… je n’ai pas les mots…”, raconte Thibaut.

 

Source FRANCE TV.

 

Clermont-Ferrand : pourquoi 300 salariés de l’ADAPEI ont manifesté …?

Lundi 11 janvier, près de 300 salariés de l’ADAPEI (Association départementale de parents et d’amis des personnes handicapées mentales) ont manifesté devant les bureaux de leur employeur à Clermont-Ferrand.

Ils refusent la remise en cause de l’accord organisant leur temps de travail.

Lundi 11 janvier, à Clermont-Ferrand, une manifestation a rassemblé 300 salariés de l'ADAPEI.

 

C’est un bras de fer qui débute pour plusieurs semaines entre les salariés et leur employeur, l’ADAPEI (Association départementale de parents et d’amis des personnes handicapées mentales). Ils étaient près de 300, sur les 1 000 salariés du Puy-de-Dôme, à manifester à Clermont-Ferrand devant les bureaux de leur employeur, ce lundi 11 janvier. L’association qui regroupe plus de 800 familles. Une nouvelle organisation du temps de travail est au cœur des débats.

“C’est une remise en cause de tous nos acquis sociaux”

Chantal Randon, déléguée syndicale CGT, explique : « On veut négocier l’organisation du temps de travail sur celui existant. Notre employeur a dénoncé notre accord validé depuis 1999. Depuis le 26 novembre, il n’y a pas eu de négociation. Les 8 et 9 décembre, ils nous ont dévoilé la feuille de route, soit-disant blanche, sauf que ça ne correspond pas du tout à nos aspirations. C’est une dégradation de nos conditions de travail et c’est une remise en cause de tous nos acquis sociaux. Il s’agit de journées discontinues, de la perte de 5 jours ADAPEI, de la remise en cause des jours enfants malades.  C’est du travail à la carte et une flexibilité qui n’est pas possible pour les salariés. Ca conduit à une dégradation de la prise en charge au niveau des résidents. On n’est pas contre une renégociation mais on ne veut pas tirer un trait sur ce qu’on avait ».

Une réunion prévue le 13 janvier

L’accompagnement des personnes en situation de handicap mental a évolué répond la direction. L’inclusion en milieu ordinaire est aujourd’hui privilégiée : c’est toute l’institution qui doit s’adapter selon elle. Myriam Viala, directrice générale de l’ADAPEI 63, déclare : « Cela fait 22 ans que l’organisation du temps de travail n’a pas été mise à jour à l’ADAPEI. Cela fait 22 ans que les besoins et les attentes des personnes en situation de handicap et de leur famille ont évolué. Je crois qu’il est nécessaire aujourd’hui de repenser cette organisation du temps de travail ». Dans un communiqué elle précise : « Un dialogue social ouvert et constructif permettra d’entamer ces démarches sur des bases solides et transparentes pour l’ensemble des salariés. L’ADAPEI 63 est confiante dans l’avancée des négociations, confiante dans le dialogue social et consciente que la qualité de vie au travail des salariés participe au bien-être des personnes accompagnées ». La première réunion entre direction et organisations syndicales est prévue dans 2 jours, mercredi 13 janvier.

Source FR3.

Le coup de gueule d’une mère varoise à la recherche d’un appartement pour son fils handicapé à Bayonne… “On ne loue pas à des handicapés” !

C’est un combat de plus à mener pour une mère varoise et son fils handicapé de 30 ans : trouver un logement à Bayonne afin qu’il puisse commencer à travailler.

Il a une promesse d’embauche, mais agences comme particuliers refusent de lui louer un logement, malgré des garanties financières.

Maxime se bat quotidiennement pour retrouver une vie "normale"

 

Le coup de gueule et la révolte d’une mère de famille varoise et de son fils, handicapé suite à un très grave accident de la route il y a six ans. Accident qui a laissé Maxime, aujourd’hui âgé de 30 ans avec d’importantes séquelles imposant le recours à un fauteuil roulant. Alors qu’une entreprise a fait confiance au jeune homme et lui a donné un emploi à Bayonne, Florence Perret ne trouve pas de logement. “Le handicap les rebute” indique t-elle. Si cette maman accepte de parler aujourd’hui, c’est pour aider son fils, mais aussi pour changer la vision de la société sur le handicap. Afin que tous les handicapés aient une chance.

Après six ans d’un pénible combat quotidien pour sa reconstruction physique, Maxime est prêt désormais à retrouver une vie active. Promesse d’embauche à la main dans un restaurant de Bayonne, sa maman s’active depuis le mois d’août pour trouver désormais un logement. Mais c’est une nouvelle bataille qui est engagée.

“On ne loue pas à des handicapés”

Plus de quatre mois qu’elle essaye de trouver un T2 avec ascenseur à Bayonne. Agences, particuliers, une cinquantaine d’annonces épluchées. Et à chaque fois la même réponse négative. “On a l’impression qu’on est dans un combat permanent, que ce soit pour l’habitat, le matériel ou l’accès. Et avoir accès à l’habitat, c’est la fin du monde. Mission impossible. Une agence m’a même clairement répondu qu’elle ne louait pas aux handicapés” témoigne Florence Perret.

Pourtant, Maxime dispose de toutes les garanties pour honorer le paiement de son loyer. Son mi-temps, sa pension, et même deux ou trois garants. “J’ai même proposé de payer quatre mois d’avance de loyer pour rassurer les propriétaires” raconte la maman, qui explique se battre pour son fils mais aussi pour tous les autres handicapés.

“C’est une chance d’un nouveau départ”

Face à toutes ces réponses négatives, ces portes qui se ferment, Florence Perret s’interroge : “Comment ne pas tendre la main à quelqu’un qui peut redémarrer dans la vie après six ans de combat, et même si les combats ne sont pas finis. C’est juste pour retrouver une autonomie. Pourquoi est-ce qu’on ne leur donne pas le droit de vivre comme tout le monde ? Cet appartement pour lui, c’est une chance de nouveau départ“, conclut-elle.

Source FRANCE BLEU.

Handicap : Meaux va ouvrir la première aire de jeux totalement inclusive et publique d’Ile-de-France…

Les jeux sont conçus aussi bien pour les enfants valides que non-valides. Cet espace sera accessible à partir de ce mois-ci.

 Meaux, vendredi 8 janvier 2021. Une aire de jeux inclusive, permettant d’accueillir des enfants valides et des enfants porteurs de handicap va ouvrir ce mois-ci.

 

C’est une petite révolution qui est en marche dans le parc du Pâtis, à Meaux. La toute première aire de jeux inclusive publique d’Ile-de-France accueillera des enfants ces jours-ci.

Cette aire comprendra des installations pour les enfants de 2 à 6 ans, qu’ils soient valides ou non. C’est pour cela qu’elle est appelée « inclusive ». Selon l’Association des maires d’Île-de-France, c’est la seule aire de jeux totalement inclusive dans la région.

Certes, dans d’autres communes franciliennes, il existe quelques jeux pour enfants handicapés mais aucune aire intégralement prévue pour accueillir ce public. En revanche, à l’hôpital Necker (Paris), une aire inclusive a été installée en 2018. Mais celle-ci n’est pas accessible au grand public. Par ailleurs, une aire du même genre a ouvert mi-novembre à Compiègne (Oise).

En avril, les enfants handicapés pourront également faire de la balançoire ou du toboggan au parc de la Gramine à Montereau. « L’inclusion, beaucoup en parlent et peu agissent, pointe le maire (UDI) James Chéron qui a prévu un budget de 71 900 euros pour installer une aire inclusive. Nous voulons que ces modules leur permettant de jouer et s’épanouir comme tous les enfants ». Six jeux et une table de ping-pong composent cette aire dans laquelle la balançoire, grande comme une nacelle, accueille un fauteuil roulant.

L’aire de jeux meldoise, s’étendant sur une surface de 326 m2, comprendra un carrousel inclusif, un panneau musical, des panneaux tactiles et sensoriels, un jeu à rebond ancré dans le sol et des jeux à ressorts (dont un permettant d’accueillir quatre enfants). Tous les jeux, sauf les deux appareils à ressorts, sont inclusifs. Selon la mairie de Meaux, « les handicaps moteur, mental et sensoriel » sont pris en compte. Pour la municipalité, cela représente un montant de 187 000 euros.

« Montrer dès le plus jeune âge l’importance du bien vivre-ensemble »

L’aire de jeux ouvrira autour du 10 janvier. « Nous devons attendre son contrôle pour la vérification de la conformité, la bonne conception, ainsi que le bon état des équipements », explique-t-on du côté de la mairie. Aucun détail n’est négligé. L’ensemble de l’aire de jeux est praticable en fauteuil roulant. Un revêtement spécial est posé au sol.

Source LE PARISIEN.

Handicap : de nouvelles mesures pour faciliter la vie des personnes handicapées…

Création d’une PCH parentalité, prime de 4 000 € pour l’embauche de travailleurs handicapés prolongée…

 

Handicap : de nouvelles mesures pour faciliter la vie des personnes handicapées

 

La Prestation de compensation du handicap évolue

A compter du 1er janvier 2021, la prestation de compensation du handicap (PCH), qui permet de financer des aides humaines ou matérielles évolue. Les quelque 17 000 parents en situation de handicap bénéficieront d’une PCH « parentalité » qui leur permettra d’accompagner au mieux leur(s) enfant(s) jusqu’à l’âge de 7 ans. Concrètement, ils pourront rémunérer un intervenant, une heure par jour, pour qu’il les aide à s’occuper de leur enfant. Ils auront également droit à une prise en charge de certains équipements – une table à langer à hauteur réglable par exemple – s’ils se déplacent en fauteuil roulant.

Par ailleurs, l’aide à l’alimentation, financée par la PCH, intègrera le temps de la préparation du repas et de la vaisselle. Enfin, les personnes ayant droit à la PCH avant leurs 60 ans pourront désormais continuer à en bénéficier après 75 ans. La loi, actant la mesure, a été adoptée en février dernier par le Parlement. La branche autonomie prendra en charge cet investissement, évalué à 200 millions d’euros par an.

Il est aussi prévu la création d’une PCH à vie dans le courant du premier semestre 2021.

Faciliter la scolarisation

Le déploiement des équipes mobiles départementales, croisant expertise de protection de l’enfance et protection médico-sociale, se poursuivra. Le but est de mieux accompagner et prendre en compte les besoins particuliers des enfants handicapés confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE). Des unités d’enseignement externalisées pour les élèves polyhandicapés ainsi que de nouvelles unités d’enseignement autisme (50 en maternelle et 35 en élémentaire à la rentrée 2021, puis 60 en maternelle et 10 en élémentaire en 2022) seront aussi déployées.

A compter de la rentrée 2021, l’ensemble de nouveaux enseignants recevront une formation d’au moins 25 heures à l’école inclusive.

Prolongation de la prime de 4 000 € maximum pour l’embauche de travailleurs handicapés

L’aide au recrutement de personnes handicapées, mise en œuvre dans le cadre du plan France relance, est prolongée. Les entreprises et associations, quelles que soient leur taille et leurs structures, qui embauchent un travailleur handicapé, en CDI ou en CDD d’au moins trois mois, et rémunéré jusqu’à deux fois le Smic, peuvent bénéficier d’une prime de 4 000 € maximum. Le délai pour réaliser les embauches, fixé initialement au 28 février 2021, court désormais jusqu’au 30 juin 2021.

Prise en charge des demandeurs d’emploi handicapés

Le rapprochement entre Pôle emploi et le réseau Cap emploi va se poursuivre. Après une expérimentation dans 19 sites pilotes en 2020, un accueil unique sera mis en place au sein de 200 agences entre janvier et mars 2021 avant d’être généralisé à l’ensemble du territoire national à partir d’avril 2021. Le but est de permettre une offre d’accompagnement personnalisée pour les demandeurs d’emploi en situation de handicap. Concrètement, les premières étapes du diagnostic du demandeur d’emploi seront réalisées par un conseiller de Pôle emploi. Ce dernier pourra ensuite solliciter l’expertise d’un conseiller de Cap emploi afin d’identifier les besoins d’accompagnement spécifiques. Ils formuleront ensemble une proposition de suivi qui sera réalisée par l’un ou l’autre, qui deviendra le conseiller référent.

Les arbitrages sur le cumul de l’allocation adulte handicapé (AAH) et d’un emploi à temps partiel interviendront au cours du premier semestre 2021.

Enfin, l’enveloppe consacré au dispositif d’emploi accompagné, effectif depuis le 1er janvier 2017, passera de 15 à 30 millions d’euros en 2021, puis à 45 millions d’euros en 2022 dans le but d’atteindre 10 000 personnes accompagnées d’ici 2022.

Favoriser l’accès à l’apprentissage

Pour que les Centres de formation des apprentis (CFA) puissent accueillir tout apprenti, quel que soit son handicap et son âge, ils doivent désormais évaluer au début du contrat les besoins en compensation de l’apprenti avec une grille identique pour toutes les branches professionnelles. La prise en charge s’élève à 4 000 € maximum.

Développer l’habitat inclusif

Le gouvernement va créer une « aide à la vie partagée » (AVP) dans les départements volontaires pour développer l’habitat inclusif, formule alternative aux établissements de type foyers de vie ou Ehpad. Cette aide sera octroyée à tout habitant d’un habitat inclusif dont le bailleur ou l’association partenaire a passé une convention avec le département. Son coût sera assuré par le département et la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

Améliorer l’accès aux soins

A compter du premier semestre 2021, des lieux de soins adaptés aux personnes en situation de handicap sera déployées sur l’ensemble du territoire. La mise en accessibilité téléphonique des hôpitaux et établissements de santé se poursuivra afin de faciliter les prises de rendez-vous et le suivi des consultations.

Améliorer l’accompagnement

Le numéro d’appui unique, le 0 800 360 360, mis en place pendant le confinement, sera pérennisé au-delà de la crise sanitaire.

De nouvelles solutions d’accompagnement seront développées pour éviter la séparation des familles et les départs contraints en Belgique dans les principaux territoires concernés : les Hauts-de-France, l’Ile-de-France et la région Grand Est.

Faciliter la vie des aidants

Le déploiement de plateformes de répit se poursuivra dans le but d’avoir d’ici trois ans une plateforme de répit de référence par département, avec des équipes mobiles d’intervention à domicile.

Améliorer l’accessibilité à la vie citoyenne

10 millions d’euros seront mobilisés pour permettre à l’ensemble des discours des ministres d’être sous-titrés en langue des signes. Une Journée défense et citoyenneté (JDC) en e-learning sera, par ailleurs, développée au profit des jeunes résidant à l’étranger et des jeunes en situation de handicap.

Source DOSSIER FAMILIAL.

 

Les personnes de plus de 75 ans pourront se faire vacciner “à partir du lundi 18 janvier”… Les toutes dernières informations sur la pandémie…

Le Premier ministre et le ministre de la Santé ont tenu une conférence de presse ce jeudi pour faire un point sur la situation épidémique en France.

Les personnes de plus de 75 ans pourront se faire vacciner "à partir du lundi 18 janvier"

 

Le Premier ministre a annoncé ce jeudi lors d’une conférence de presse que “tous les établissements et équipements actuellement fermés le resteront jusqu’à la fin du mois.” Cela concerne les musées, les cinémas, les bars ou encore les restaurants. De plus, la phase 2 de la vaccination va être avancée a annoncé le gouvernement. Les plus de 75 ans pourront se faire vacciner “à partir du lundi 18 janvier”.

Un point sur les principales annonces du Premier ministre et du ministre de la Santé

Les nouvelles commandes de vaccins arriveront au second semestre

Démarches administratives pour la vaccination ?

Reconfinement ?

Olivier Véran à propos des mutations du virus

Questions de la presse

Jean Castex veut faire cesser les polémiques

L’appel d’Olivier Véran

Les prochaines phases

Vaccination : comment ça vas passer

Olivier Véran confirme la date du 18 janvier

Olivier Véran détaille la simplification de la vaccination

Simplification des démarches

Jean Castex reprend la parole

Une directrice d’Ehpad partage son expérience

1 million de personnes vaccinées avant fin janvier

15 millions de personnes prioritaires

Vaccins pour tous

Campagne de vaccination

Vaccination des personnes en situation de handicap : trois questions à la secrétaire d’État Sophie Cluzel, en visite dans l’Yonne ce lundi…

Ce lundi 11 janvier, la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, était en visite dans l’Yonne.

Recueil de consentement, organisation au sein des établissements spécialisés…

Elle fait le point sur la mise en œuvre de la stratégie vaccinale auprès des personnes en situation de handicap, lancée ce jour.

Vaccination des personnes en situation de handicap : trois questions à la secrétaire d'État Sophie Cluzel, en visite dans l'Yonne ce lundi

 

Quel est l’enjeu de l’ouverture de la vaccination aux personnes handicapées accueillies en établissements spécialisés ?

“Les personnes en situation de handicap présentent des vulnérabilités importantes. Elles peuvent également, parfois, avoir plus de difficultés à se protéger, à respecter les gestes barrières et c’est pour cette raison que leur ouvrir la vaccination était une priorité du Gouvernement. Elle s’étend également aux résidents de foyers d’accueil médicalisés et maison d’accueil spécialisée, ainsi qu’au personnel de plus de 50 ans, ou présentant des comorbidités qui les exposent à des formes plus sévères.”

Quels outils sont mis à disposition des soignants, pour aider au recueil de consentement ?

“Nous avons travaillé pour faciliter le recueil de consentement pour les personnes qui sont empêchés dans leur compréhension à l’aide notamment d’une fiche “falc” (facile à lire et à comprendre, ndlr). Je pense que c’est un bel outil pédagogique pour expliquer la vaccination, répondre aux questions et travailler sur l’autodétermination et le choix des personnes qui sont parfois en difficultés de compréhension. […] Il était extrêmement important que la pandémie et le confinement ne nous freinent pas dans le travail d’explication, de pédagogie, et de communication accessibles à tous.”

Dans quelle mesure peut-on garantir le consentement des personnes en situation de handicap ?

“L’objectif est de recueillir un consentement éclairé. Par éclairé, il s’agit de comprendre ce que représente le virus, ce qu’est le vaccin, quels peuvent être les effets secondaires, à quoi sert-il… Si la personne concernée n’est pas en mesure de prendre la décision, l’adhésion de la famille ou du tuteur légal est essentielle. Le personnel soignant est également celui qui connaît le mieux le résident, puisque ce sont eux qui l’accompagne au quotidien, qui sont à son écoute.”

Source L’YONNE REPUBLICAINE.