PLUS… 300 MILLIARDS pour les SUPERS RICHES EN UNE ANNEE !

La fortune des milliardaires atteint un nouveau sommet dans le monde en juillet 2020. UBS l’évalue à 10 200 milliards de $. La France est le pays où elle a le plus progressé (+45% entre 2019 et 2020).

Grâce aux réformes de l’ISF ?

Probable.

Cette richesse ruisselle-t-elle ?

Impossible à mesurer.

“Nous sommes en dehors de toute discussion politique, ceci précisé, si c’est effectivement vrai et cela le semble bien, comment ne pas être révoltés ?”

LA REDACTION HANDICAP INFO.

Et les Politiques au pouvoir veulent “déconjugaliser” l’AAH !

Cela représente 0.23 % de l’augmentation DE LA FORTUNE DES RICHES…!!!!!

  • 20 ans de déficit des régimes de retraite !!!!

La fortune des milliardaires atteint un nouveau sommet dans le monde en juillet 2020. UBS l’évalue à 10 200 milliards de $. La France est le pays où elle a le plus progressé (+45% entre 2019 et 2020). Grâce aux réformes de l’ISF ? Probable. Cette richesse ruisselle-t-elle ? Impossible à mesurer.

Nous sommes les 99%… c’était le slogan d’Occupy Wall Street en 2012. Un slogan pour dénoncer la croissance des inégalités, les richesses qui s’accumulent pour le 1% du dessus, sans manifestement ruisseler sur les 99% du dessous. Huit ans plus tard, où en est-on ? On a dépassé tous les records.

L'ISF fut au centre des revendications des gilets jaunes (ici manifestation du 8 décembre 2018). Octobre 2020, Bercy s'appuie sur le rapport de France Stratégie pour fermer définitivement la porte à toute modification de sa réforme du capital.

 

La richesse accumulée par les milliardaires de par le monde atteint un sommet inégalé en juillet 2020.

10 200 milliards de dollars, c’est sans précédent, c’est 1 300 milliards de plus que le précédent pic de 2017, relève une étude publiée par la banque UBS et le cabinet conseil Price Water House coopers.

Les milliardaires ont très bien traversé la crise du covid, explique l’étude.

Ils ont très bien chevauché la tempête quand le marché était baissier, mais en plus, leur fortune a gonflé quand le marché des actions a rebondi. UBS, et PWC, le 8 octobre 2020.

“Chevaucher la tempête”, c’est d’ailleurs le nom de cette étude qui s’appuie “sur 60 conversations avec des milliardaires, et une base de données de 2000 milliardaires, issus de 43 pays, représentant 98% de la richesse totale des milliardaires”. C’est sans doute sans compter les fortunes difficilement estimables placées dans des paradis fiscaux.

Les milliardaires ont bien chevauché la tempête

Sans surprise, les milliards placés dans la technologie et la santé sont ceux qui ont fait le plus de petits  dernièrement.

Alors que la tempête passe, une nouvelle génération d’entrepreneurs semble susceptible de numériser, de rafraîchir et de révolutionner l’économie” rapporte cette étude en soulignant que pour la première fois, ceux qui ont parié sur les drones, et l’ed-tech, les technologies pédagogiques, rejoignent eux aussi le cercle des milliardaires.

Milliardaires, entrepreneurs, ce sont des synonymes pour cette étude, qui jamais n’emploie le mot actionnaire, alors que la bonne fortune de ces milliardaires-entrepreneurs vient essentiellement de la flambée des actions.

A lire/ écouter : De bulles en bulles : état des lieux en temps de Covid-19

Ce qui surprend dans les graphiques de cette étude, c’est la performance des milliardaires français.

Leur fortune a été multiplié par 5 en 10 ans nous dit UBS. Seule la Chine fait mieux ! De 300 milliards de dollars en 2019, les avoirs des milliardaires français sont passés à 442 milliards en 2020.

Mais pourquoi, qui, comment ?

Il y a des nouveaux entrants, me répond UBS, mais c’est surtout le luxe et ses bonnes performances qui expliquent celle des milliardaires français.

La fortune des milliardaires français a augmenté de 439% depuis 2009, et celle des chinois 1146%

Réjouissons-nous !

Quand le capital des plus riches augmente, ils investissent dans l’économie et créée des emplois.

C’est connu… c’est pour cela que la France supprime l’ISF sur le capital financier expliquait Bruno Le Maire ministre des Finances en 2017.

Le projet que nous défendons il est juste, et il sera efficace. Car il permettra à nos entreprises d’avoir plus de capital pour investir, innover et créer des emplois demain. Bruno Le Maire en octobre 2017.

Le problème de ce raisonnement, c’est qu’il n’a jamais été prouvé empiriquement. 

Les économistes finlandais, suédois, américains qui ont cherché à mesurer ce ruissellement pour les réformes de la fiscalité du capital adoptées dans leur pays il y a plus de 15 ans n’ont rien trouvé. Ici, un rapport remis au Sénat en novembre 2019 qui en fait état.

En France, cela fait deux ans que des chercheurs s’y attellent, car le gouvernement a promis que la réforme de l’ISF serait évaluée et même éventuellement amendée en fonction des résultats.

Ruisseler ça prend du temps…

Mais de réponses, il n’y a toujours pas dans le deuxième rapport d’évaluation du comité d’évaluation de France Stratégie.

Comme indiqué l’année dernière, l’observation des grandes variables économiques – croissance, investissement, flux de placements financiers des ménages, etc. – avant et après les réformes ne suffira pas pour conclure sur l’effet réel de ces réformes. En particulier, il ne sera pas possible d’estimer par ce seul biais si la suppression de l’ISF a permis une réorientation de l’épargne des contribuables concernés vers le financement des entreprises. France Stratégie.

Le seul impact jugé probable scientifiquement, c’est l’augmentation des dividendes versés aux 1%, et surtout les 0,1% les plus riches.

De 14 milliards d’euros de dividendes versés en 2017, on est passé à 23.8 milliards en 2018, dont un tiers pour les 0,1% du haut du panier. Pour les 99% du dessous, c’est encore trop tôt pour dire.

Ruisseler, ça prend du temps.

Le problème, c’est que plus le temps passe, moins c’est évaluable, juge un économiste qui pratique ces études empiriques, car des facteurs autres que la réforme étudiée interviennent.

Pour mesurer l’effet de la fin de l’ISF sur l’investissement, il faut comparer le comportement des entreprises qui étaient affectées par l’ISF avant la réforme avec celui des entreprises qui ne l’étaient pas… sur des durées courtes, c’est possible, mais plus le temps passe, plus cela devient fragile, car les facteurs exogènes (à la réforme) jouent de plus en plus. Cela peut être le contexte international, un marché qui évolue, une crise qui ne touche pas tous les secteurs de la même façon. Thomas Grjebine Économiste, CEPII.

Les entreprises investissent surtout quand elles ont un carnet de commande bien rempli, ajoute cet économiste.

L’an prochain, on ne sera donc pas tellement plus éclairé, même si le président du comité d’évaluation François Lenglart assure que le rapport 2021 apportera des “débuts de réponses”.  Ce qu’on constate pour les 130 pages du rapport de 2020, c’est que chacun arrive à y trouver les résultats qui confortent son analyse, comme l’illustre le débat des débatteurs sur France Inter dans On arrête pas l’éco.

Si débat sur l’ISF, il y a lors de la présidentielle, il y a donc de grandes chances qu’on en reste arguments déroulés par le Président pendant le Grand Débat.

Faut pas raconter des cracks. C’est pas parce qu’on remettra l’ISF comme il était il y a un an et demi que la situation d’un seul gilet jaune s’améliorera. Ça c’est de la pipe ! Emmanuel Macron, Grand Débat du 15 janvier 2019.

Entre la pipe, et le raisonnement économique qui n’a jamais été prouvé chez nos voisins, n’est pas évaluable à court terme, ni à long terme, et le sera encore moins avec la crise du covid…y a t-il une si grande différence ?

De toutes façons, c’est tranché. Pas d’instabilité fiscale en temps de crise, justifie Bercy. De modification de la réforme de l’ISF, il n’y aura pas avant la fin du quinquennat.

Bercy retient de ce rapport trois choses :

  • avec cette réforme, la fiscalité du capital en France s’est rapprochée de celle de ses voisins
  • la réforme a coûté moins qu’estimé au départ : 2 milliards 900 millions pour la fin de l’ISF sur les capitaux financiers (au lieu de 3.2 estimés au départ), et 600 millions d’euros pour la mise en place de la flat tax, le prélèvement proportionnel mis en place en 2018 au lieu d’1.2 mds).
  • le nombre de ménages fortunés quittant le territoire a diminué et le nombre de ceux qui reviennent augmenté.

L’étude minimise pourtant fortement cet argument de la fin de la fuite des fortunes françaises en notant que  “Cette évolution porte toutefois sur de petits effectifs, de l’ordre de quelques centaines, à comparer avec les 130 000 contribuables assujettis à l’Impôt sur la Fortune Immobilière en 2018“. Sur ce sujet, vous pouvez écouter le débat entre Thomas Piketty, et Dominique Seux sur France Inter le 9 octobre.

ISF, un symbole

A sa création en 1982, l’impôt sur la fortune se voulait un pont entre les riches et les pauvres. Un symbole donc, plus qu’une décision fondée sur des études économiques.

Est-ce à ce symbole que la France doit en partie son chômage et sa désindustrialisation plus élevée qu’ailleurs ?

C’est possible, mais on ne l’a jamais évalué sérieusement car les chercheurs n’avaient pas accès aux données fiscales permettant de le faire auparavant. Le troisième rapport que rendra France Stratégie sur la fiscalité du capital promet de faire ce bilan dans un an. Sur cet accès des chercheurs aux données ISF, un thread très bien écrit.

A l’heure où la crise du covid-19 fait exploser la pauvreté, comme a alerté cette semaine la Banque Mondiale et le Secours Catholique et que l’on apprend que les milliardaires sont plus riches encore, possible qu’un geste symbolique envers les 99% serait le bienvenu.

Quelques riches Français l’avaient suggéré en 2011, suite à une tribune dans le Monde du patron de Publicis Maurice Lévy qui plaidait pour une contribution exceptionnelle des plus riches, (pas en signe de solidarité cependant, mais pour que les finances publiques se redressent.)

Aujourd’hui, ils se font bien discrets.

Source FRANCE CULTURE.

« Je ne m’étais pas baignée depuis deux ans » : à Plougasnou, la plage se veut accessible à tous…

La mairie de Plougasnou (Finistère) a proposé une journée Plage pour tous, à Primel, le samedi 31 juillet 2021.

Des personnes en situation de handicap ont pu nager, faire du paddle, utiliser leur fauteuil pour se balader sur le sable…

Le tout grâce au matériel de l’entreprise Miaggo.

Franck et Catherine, en train d’essayer un propulseur électrique qui permet de nager et d’évoluer dans l’eau facilement.

 

« Ça faisait deux ans que je ne m’étais pas baignée ni promenée sur le sable » s’exclame Catherine. Cette Plougasniste sort tout juste de l’eau et s’apprête à y retourner, ce samedi 31 juillet 2021. Elle vient de tester le paddle pour la première fois.

« C’est stable, je suis agréablement surprise. C’est d’ailleurs ça qui m’a donné envie de venir. » Sur le sable de Primel, à Plougasnou (Finistère), la plage se veut accessible à tous. La mairie a dit oui à la proposition de l’entreprise Miaggo, créée par Véronique Follet en mars 2021 à L’Hôpital-Camfrout et qui fournit le matériel adapté.

Du matériel adapté pour plus de liberté

Paddle, fauteuil à chenilles pour circuler sur le sable humide comme mou, vélo-pousseur : tout est en libre-service et à tester spécifiquement pour des personnes en situation de handicap.

Une partie du matériel mis à disposition par Miaggo : un paddle, un propulseur électrique et un fauteuil à chenilles, pour que la nage et la plage soient accessibles à tous, à Primel. | OUEST-FRANCE
Une partie du matériel mis à disposition par Miaggo : un paddle, un propulseur électrique et un fauteuil à chenilles, pour que la nage et la plage soient accessibles à tous, à Primel. | OUEST-FRANCE

Catherine est résolument prête pour aller faire trempette. En combinaison, elle enfile son gilet et part à l’assaut d’un propulseur électrique. « Il est équipé de manettes qui permettent de réguler la vitesse. On peut même plonger avec jusqu’à deux mètres. Dès qu’on a une main lâchée, l’appareil s’arrête », expose Véronique Follet. Pas de quoi impressionner Catherine, bien au contraire.

« En fauteuil, c’est impossible de rouler sur du sable mou »

Après avoir dompté quelques vagues, elle remonte la plage, tractée grâce à un « Tiralo » tout terrain. « C’était le pied, vraiment ! » Une vraie bouffée d’air frais, pour celle qui contemple tous les jours la mer sans pouvoir descendre sur la plage. « Quand on est en fauteuil, même électrique, c’est impossible de rouler sur du sable mou. Et on risque de l’abîmer… Là, c’était l’occasion de se baigner, de profiter. Ça donne un coup de fouet et ça vide la tête. »

L’expérience, très positive, devrait être reconduite dans la commune, le 22 septembre 2021. Mais cette fois-ci, Miaggo propose une exploration côté terre. « On va apporter une trottinette trois roues, avec siège. Elle permet d’aller se promener en forêt, par exemple », sourit Véronique Follet. Car hors des bourgs, les campagnes ne sont pas non plus accessibles aux roues des fauteuils.

À côté de ces animations, la société permet de louer ce matériel spécifique le reste du temps. De quoi s’évader plus régulièrement.

Contact : www.miaggo.fr

Source OUEST FRANCE.

Eure-et-Loir : une association de motards roule pour Quentin, un garçon handicapé de 11 ans …

600 à 800 motos se sont retrouvées le dimanche 25 juillet à La Loupe (Eure-et-Loir) pour participer à une balade de 54 km le matin, et à des animations l’après-midi.

L’argent récolté servira à améliorer le quotidien de Quentin, 11 ans, atteint d’une malformation du cervelet. 

Quentin, 11 ans, a rencontré plusieurs fois les membres de l'association Motocoeur 28, dont son président Jérôme Geslain (en bleu, à droite).

 

Chaque année, l’association Motocoeur 28 présidée par Jérôme Geslain choisit un enfant différent, souffrant d’un handicap, pour lequel elle organise un rassemblement de motards et récolte de l’argent.

Mais l’an dernier, à cause de la crise sanitaire, les festivités avaient été annulées, et Quentin, 11 ans, a dû attendre une année avant que Jérôme et les membres de l’association ne puissent mettre en place la balade à moto et les animations le dimanche 25 juillet.

Ils ont donc eu le temps de faire connaissance : “On le voit régulièrement“, confirme Jérôme Geslain qui se rappelle comment la rencontre s’est faite. “On a aidé une petite Salomé il y a 3 ans. Elle et Quentin se sont rencontrés dans le même groupe de ping-pong.” Les parents de Salomé ont alors servi de médiateur entre la famille de Quentin et l’association. “Et on a dit d’accord !“, conclue tout simplement le président.

“C’est un clown !”

Derrière le “d’accord” se cache un lourd handicap : l’atrophie cérébelleuse, c’est-à-dire une malformation du cervelet. “Quentin n’a pas l’équilibre, il ne peut pas marcher tout seul, il a du mal à parler“, détaille Jérôme.

Malgré ses difficultés, le garçon arrive bien à se faire comprendre, surtout pour faire des blagues. “C’est un clown ! s’exclame-t-il. Malgré son problème il nous fait tout le temps rire .”

“Ces petits enfants sont géniaux, ils nous donnent une leçon de vie, c’est magique.”

Jérôme Geslain

Jérôme et les membres de Motocoeur 28 veulent donc récolter le plus d’argent possible pour Quentin, “pour réhabiliter sa salle de bains, faire une rampe d’accès pour qu’il puisse rentrer chez lui en fauteuil roulant“.

Je ne vais pas donner l’argent à la famille mais payer les artisans qui vont venir travailler chez Quentin, poursuit le président. Ainsi, on est sûr que ce qu’on fait, c’est pour Quentin, pour qu’il soit mieux chez lui.

1.200 personnes étaient attendues

L’argent récolté par plusieurs biais, et en premier lieu grâce à la balade de 54 km organisée pour les motards autour de La Loupe (voir encadré). “C’est 3 € par casque“, précise Jérôme.

Dans la cour d’honneur du château de La Loupe que la commune nous prête gracieusement, plein de magasins viennent s’installer pour vendre leurs produits, et ils me reversent une part de leurs recettes“, poursuit-il

Enfin l’association avait mis en place des plateaux-repas, un bar, un petit concert et des animations pour attirer du monde. Elle a espéré récolter 5.000 et 5.500 €.

Source FR3.

 

Une mallette pédagogique sur le handicap pour les professionnels du droit …

Éric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, ministre de la Justice et Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, ont annoncé le 22 juillet 2021 la diffusion aux professionnels du droit de la mallette pédagogique sur le handicap.

Une mallette pédagogique sur le handicap pour les professionnels du droit

 

Le secteur associatif et notamment Droit Pluriel est le suivant dressent le constat que les personnes en situation de handicap, qui représentent 12 millions de personnes en France, se détournent des lieux de justice et renoncent à faire valoir leurs droits. Les difficultés d’accessibilité matérielle ne sauraient à elles seules justifier cette situation. Le manque d’informations sur le handicap et l’insuffisance des connaissances spécifiques en droit sont aussi des raisons largement évoquées par le public et les professionnels.

Aussi, l’association Droit Pluriel, accompagnée par le Défenseur des Droits, a initié une démarche depuis plus de trois ans dans laquelle les professionnels du droit (magistrats, avocats, greffiers, commissaires de justice, conciliateurs de justice, acteurs de l’accès au droit) ont co-construit les outils pédagogiques de la mallette pédagogique « Justice et handicap ».

L’objectif est de sensibiliser les professionnels du droit, les former et leur donner les bons instruments pour garantir l’accès au droit pour tous.

Pour Eric Dupond-Moretti, « nous ne pouvons pas tolérer que, dans notre pays, il soit plus difficile pour une personne handicapée d’avoir accès à la justice, pourtant gardienne des libertés individuelles. Cette mallette est un précieux outil à destination de tous les professionnels du droit vers une justice plus inclusive ».

La mallette pédagogique comprend un manuel de formation permettant de prendre la mesure du facteur handicap dans les relations entre professionnels du droit et le public, de comprendre et s’adapter aux situations de handicap et de se familiariser au cadre légal ; un guide pratique, livret dynamique rassemblant l’essentiel des connaissances du manuel ; trois courts-métrages, films de sensibilisation mettant en image la rencontre entre professionnels de la justice et personnes en situation de handicap, permettant d’acquérir les bonnes pratiques.

« Cette mallette pédagogique nous rappelle qu’une justice équitable et efficace est une justice qui est au service de tous les citoyens et ne laisse personne au bord du chemin. L’accessibilité de la justice vient renforcer le pouvoir d’agir des personnes en situation de handicap, mais contribuera aussi plus largement à simplifier la vie de tous les justiciables » conclut Sophie Cluzel.

LA MALLETTE «JUSTICE ET HANDICAP»

UN MANUEL DE FORMATION
Cet ouvrage propose un socle de connaissances destiné à l’ensemble des professionnels. Il se compose de quatre parties : une approche historique, une
description des situations de handicap, l’essentiel à savoir pour adopter un comportement inclusif et une introduction au droit de la compensation. Chaque partie peut être abordée de manière autonome.
Il a été rédigé par Kim-Khanh Pham, doctorant en droit public à l’Université Paris II Panthéon-Assas spécialiste des questions d’inclusion des personnes en situation de handicap et Anne-Sarah Kertudo, juriste et directrice de l’association Droit Pluriel.
Il a été enrichi grâce aux contributions des professionnels du droit partenaires et d’experts de l’accessibilité.

UN GUIDE PRATIQUE
Ce fascicule est un concentré de l’essentiel à savoir en matière de handicap.
Il a été rédigé par l’équipe de Droit Pluriel, qui a consulté en amont de nombreuses associations du secteur du handicap. Dans un format simple et pédagogique, il présente les grandes lois relatives à l’accessibilité, propose une typologie de toutes les situations de handicap et précise les conditions d’un accueil et d’un traitement inclusif.

TROIS COURTS-MÉTRAGES
Ces trois courts-métrages, inspirés des témoignages parvenant à Droit Pluriel, mettent en scène la rencontre entre professionnels du droit et personnes en
situation de handicap.
Loin de culpabiliser, ils visent à faire comprendre de manière pédagogique les clés d’un comportement inclusif.
RETROUVEZ LA MALLETTE PÉDAGOGIQUE EN SCANNANT CE QR CODE :

qrcode malettepedagogique handicap

Source LE MONDE DU DROIT.

Handicap : Vocaléo, l’appli qui « fait parler » les objets vise le BtoB …

Destinée en priorité aux malvoyants, l’application mobile reliée à des puces NFC permet d’associer des messages vocaux à des objets ou des lieux.

Les deux entrepreneuses à l’origine du projet veulent commercialiser le dispositif auprès des entreprises et des services publics.

visuel application vocaleo

 

La technologie de communication sans contact ne sert pas qu’à payer avec sa carte bleue. Preuve en est, la nouvelle application mobile qui facilite la vie des malvoyants, commercialisée par deux jeunes entrepreneuses, Marion Thièrion et Marion Dufrenne.

Vocaléo permet en effet d’associer un enregistrement vocal personnalisé à un lieu ou à un objet grâce à des mini-puces NFC adhésives. On peut imaginer par exemple une puce appliquée sur une boîte de médicament. En approchant son smartphone du produit se déclenche alors un message vocal détaillant la posologie et les contre-indications.

15.000 euros d’investissement

Disponible gratuitement sur les appstores depuis janvier 2021, l’application a été téléchargée par environ 350 personnes. La jeune pousse lyonnaise fondée en août 2020 espère atteindre environ 1.000 utilisateurs d’ici à la fin de l’année. Des déficients visuels ou leurs proches aidants. Un objectif prudent comparé au marché potentiel constitué de 1,7 million de malvoyants en France.

« Le principal poste d’investissement de l’entreprise a été le développement et la maintenance de l’application, environ 15.000 euros », précise Marion Dufrenne, elle-même fille de malvoyant, qui a rencontré son associée sur les bancs de Sup de Pub Lyon (groupe INSEEC). Le développeur indépendant qui a épaulé les cofondatrices sera rétribué grâce aux premières recettes tirées des ventes de puces NFC. Compatibles uniquement avec l’application, ces balises réutilisables sont disponibles sur le site Web de la start-up ou directement depuis l’application (14,99 euros le pack de 10).

Une clientèle d’entreprises

Mais le modèle économique du dispositif ne repose pas uniquement sur la vente de puces aux particuliers. Pour rendre viable l’activité, Vocaléo cible les entreprises et les collectivités locales dont les commandes atteignent de plus gros volumes. Son premier client professionnel, Les Compagnons du Bonsaï, utilise les puces pour expliquer au client, par message vocal l’histoire de l’arbre et donner des conseils d’entretien.

La jeune pousse est également en discussion avec un laboratoire pharmaceutique qui pourrait se servir du dispositif pour des produits destinés à des malvoyants. En parallèle, les entrepreneuses discutent avec une chaîne d’hôtels qui inséreraient les puces dans les supports d’informations que l’on peut trouver à la réception ou dans les chambres.

La sphère publique représente également une cible prometteuse. « Des mairies pourraient placer des puces NFC à l’accueil ou sur des bulletins d’informations pour donner aux usagers malvoyants des indications sur les horaires et l’accessibilité des différents services », explique Marion Thièrion. En réalité, l’utilisation de Vocaléo serait « déclinable à l’infini », poursuit l’entrepreneuse. Et de citer en exemple des marques de produits alimentaires qui intégreraient le dispositif pour communiquer sur la composition des recettes ou la présence d’allergènes.

Source LES ECHOS DES ENTREPRENEURS.

La détresse de parents d’enfants autistes de l’Avesnois à un mois de la rentrée scolaire…

Malgré leurs recours et demandes de dérogation, faute de places leurs enfants vont devoir intégrer des classes qui ne sont pas adaptées à leur handicap selon eux.

C’est notamment le cas de Noah à Aibes et de Reyhane à Maubeuge, son père est prêt à lui faire l’école à la maison.

Certains enfants ne seront pas dans des classes adaptées à leur handicap à la rentrée dans l'Avesnois selon leurs parents (photo d'illustration)

 

Jean-Marie est catégorique, il est hors de question que Reyhane parte en 6° au collège Vauban l’année prochaine, un établissement qui est pourtant à seulement 500 mètres de leur maison à Maubeuge et qui l’accueillerait dans une classe ULIS (Unité localisée pour l’inclusion scolaire).

Mais pour le papa son fils de 12 ans n’est pas prêt, d’autant plus qu’à la fin de l’année, il n’avait que 3 demie-journées de cours par semaine.

“Il n’est pas apte à passer en collège, c’est pas possible (…) le bruit, etc, il va devenir fou ! Si on le met là-bas pour l’instant on le met à abattoir “

Mais pour l’éducation nationale le garçon a dépassé la limite d’âge, les 2 recours de ses parents ont donc été rejetés. .Jean Marie ne comprend pas cet argument d’autant plus qu’une de ses amies a réussi à retarder l’entrée de ses jumeaux autistes du même âge à l’époque à Lille.

Et aujourd’hui il se trouve coincé, car à “Maubeuge en prise en charge il n’y a rien ! un désert médical” assure  le père.  La liste d’attente à l’IME de Jeumont, qui ne peut accueillir que 12 enfants, est de 3 voir 4 ans.

Et le directeur a même conseillé à Jean-Marie d’entamer des démarches pour repartir en Belgique où Reyhane était scolarisé jusqu’à la crise du Covid. Mais pour le papa “ça n’est pas normal” et ça voudrait repartir sur 1h30 de trajet tous les jours, etc.

Jean-Marie qui est donc prêt à faire l’école à la maison à son garçon en attendant de trouver une solution adaptée à son handicap.

Besoin de plus de classes Ulis et de plus d’assistants de vie scolaire

Un 20 minutes de là à Aibes, Enguerran le papa de Noah angoisse aussi. Son garçon scolarisé en classe Ulis à Jeumont en primaire n’a pas obtenu de place en Ulis au collège, résultat, il sera dans une classe ordinaire de 6°, et il n’a même pas pu aller visiter le collège pour se rassurer

“Clairement ça nous fait peur, lui il est très angoissé donc on essaie de le calmer . Le problème c’est que quand il est angoissé il fait des crises, on n’a pas envie de revoir des crises comme avant où il se frappe, où il se met par terre, où il hurle où il se fait du mal à lui même.”

Enguerran espère donc que le collège pourra recevoir un peu avant la rentrée son fils pour le rassurer.

La famille a réussi à obtenir la présence d’une assistante de vie scolaire pour accompagner son  fils toute la journée mais ça n’est pas le cas d’autre  parents des enfants de l’ancienne classe de Noah faute de personnel

“Y a des enfants qui vont s’en sortir, mais il y a peut-être des enfants qui vont galérer plus que d’autres, ils seront en échec scolaire”

Enguerran qui a déjà du à l’époque envoyer Noah en Belgique, et qui a un autre fils autiste en appelle aux politiques pour rectifier le tir

“Faudrait au moins une ULIS dans chaque établissement scolaire c’est le minimum, faudrait peut-être se reveiller car ces enfants là on les laisse sur le carreau”

Pour tenter de faire avancer les choses, avec l’association Autisme Hauts de France, la famille a envoyé des courriers aux élus du secteur

Le rectorat n’a pas donné suite à nos sollicitations.

Source FRANCE BLEU.

Pays basque : l’accès aux plages pour les personnes handicapées se développe lentement mais sûrement. 8 Plages à ce jour…

Au pays basque, huit plages sont labellisées Handi-plage. L’accès au sable et les joies de la baignade ne doivent pas être réservés aux valides.

A Anglet, petit à petit, l’accès s’améliore.

L'association Handiplage recense et labellise les sites accessibles

 

Au pays basque, huit plages sont labellisées handi-plage. Elles sont recensées par l’association handiplage créée il y a 23 ans. De plus en plus de sites sont accessibles même si l’amélioration se fait lentement.

A Anglet par exemple, il y a 4 km et demie de plage mais c’est un littoral très dangereux, alors, il n’y a qu’à la petite chambre d’amour ( ex plage du VFF) que cet accès peut être aménagé. Depuis quelques années, il y a un tiralo et un secouriste saisonnier dédié à son maniement. Jean Cayez, 19 ans, occupe cette fonction depuis deux ans.

Des aménagements simples en apparence mais qui révolutionnent les accès

“C’est un job d’été où on a le sentiment de servir à quelque chose et ça, c’est très, très agréable, commente Jean qui confie apprécier les relations qui se nouent avec les personnes et les familles. Jean est présent 25 heures par semaine du mercredi au dimanche avec des horaires qui varient selon les marées.

À Anglet, cette année, des places de parking handicapées supplémentaires ont été créées, une rampe en béton et une pergola ont été construites sur la plage . Pour Joëlle Turcat est adjointe au maire en charge du handicap, Ce n’est pas anodin du tout parce que jusqu’à maintenant, les personnes en fauteuil étaient obligées rester sur la promenade à cause du sable sauf que la promenade, ce n’est pas vraiment la plage.”

Jean Cayez, handiplagiste, Ramon Espi, président de l'association handiplage et Joëlle Turcat, adjointe au maire d'Anglet en charge du handicap

 

L’association Handi plage milite à présent aussi pour que d’autres handicaps soient pris en charge : non-voyants, malvoyants, handicapés moteurs ou sensoriels.  “Il faut des adaptations pour tout le monde, explique Ramon Espi, son président. Notre travail à nous, c’est de sensibiliser les mairies et les convaincre d’installer des équipements.” 

8 plages labellisées Handi-Plage

Huit plages sont labellisées au Pays Basque :

  • Plage de la digue du Port à Saint Jean de Luz
  • Plage de Soccoa à Ciboure
  • Plage de la Petite Chambre d’Amour à Anglet ( ex-plage du VFF)
  • Plage des deux jumeaux à Hendaye
  • La Grande Plage à Hendaye
  • Plage de la Milady à Biarritz
  • Plage de l’Uhabia à Bidart
  • Lac de Saint Pée sur Nivelle

La plage d'une petite chambre d'amour est la seule labellisée handiplage à Anglet

Source FRANCE BLEU.

Nouvelle victoire sur le handicap aux Fitdays de Nages…

Lors de la dernière course des Fitdays MGEN à la Salvetat, Michel Thomas avait pris le départ avec Manon, jeune handicapée physique dans un canoë sous la pluie avec un vent fort et de la houle.

Nouvelle victoire sur le handicap aux Fitdays de Nages.... Manon et Michel Thomas

 

Elle a pris beaucoup d’embruns mais était heureuse. Nathalie du staff FitDays a aidé à sécuriser le parcours de ces 750 m de natation avec Emilien de la base nautique qui suivait avec un canoë à proximité. Michel sortit de l’eau dans les premiers et partit en vélo pour 20 km avec vent fort et pluie battante, rendant la route glissante sur les 25 km du parcours.

Puis, après avoir posé le vélo au parc, il enquilla sur 5 km de course à pied. Manon et les 3 petits vaillants triathlètes de l’ITEP de Brassac enrôlés pour la bonne cause par Michel Thomas, l’attendaient dans les derniers hectomètres du parcours pour passer la ligne tous ensemble. Une belle course et une belle leçon sur cette journée humaine et sportive, avec Axel, Mattéo et Jeyson à ses côtés pour le respect et la tolérance.

Ces trois jeunes ont fait ce 12 juillet 2021 leurs premiers triathlons et gagné leurs premières médailles. La journée s’est terminée sur une victoire en catégorie pour Manon comme en 2019 où elle avait couru en la compagnie de Michel Thomas sur le XS, le S, le M et le longue distance faisant deux premières places et deux secondes places. Michel Thomas remercie l’organisation des FitDays, le staff, les bénévoles et toutes et tous ceux qui ont permis cette aventure humaine et tri athlétique.

Ces jeunes de l’Itep de Brassac qui ont fait leur 1er triathlon pour changer le regard sur le handicap donnent ici une belle leçon d’humanité. Une belle victoire que Michel attribue en toute modestie à son équipe de choc.

Source LA DEPÊCHE.

Lorient. Des objets sauvés au profit de personnes en situation de handicap…

L’association Adaozañ s’est installée rue Florian-Laporte, à Lorient (Morbihan).

Elle donne une seconde vie aux objets et utilise les bénéfices pour aider financièrement des personnes handicapées.

Emmanuel Houssay et Christophe Delvallez entreposent dans leur boutique près d’un mois de dons d’objets.

 

Devant l’atelier Lieu Noir Lieu Jaune, situé 4, rue Florian-Laporte à Lorient (Morbihan), un énorme panda en peluche trône dans un hamac et accueille les visiteurs. Bienvenue dans le local éphémère de la recyclerie Adaozañ, synonyme de « réparer, valoriser, recycler » en breton. Et c’est le credo du trio formé par Bryan Le Niniven, Christophe Delvallez et Emmanuel Houssay que de « donner une deuxième vie à des objets qui peuvent paraître obsolètes ».

« Les gens fixent le prix qu’ils souhaitent »

Des vêtements, de la vaisselle, des BD ou encore un bout de moteur d’avion des années 40. « Tout peut être réutilisé », prône Christophe Delvallez, un des fondateurs de l’association. « Ce n’est pas juste de la revente. On restaure et on met en valeur l’objet avant de le proposer dans la boutique ». Un procédé qui permet d’offrir un emploi à des personnes en situation de handicap. Et surtout, d’utiliser les bénéfices pour les aider financièrement. « Notre fil rouge, c’est de pouvoir acheter une assistance électrique pour le fauteuil roulant manuel de Bryan. Le prix varie entre 2000 et 3 000 € environ », explique-t-il.

Le principe de la boutique : découvrir, farfouiller, choisir les objets qui plaisent et payer. Mais particularité, « ce sont les acheteurs qui fixent le prix qu’ils souhaitent » annonce Christophe Delvallez. Une évidence pour Adaozañ, qui s’inscrit dans une économie solidaire et circulaire. Mais n’y a-t-il pas des risques d’abus avec cette méthode ? « Non, car les gens sont honnêtes. Certains donnent même plus que le montant pour la cause », précise-t-il.

Des ventes thématiques à Larmor-Plage

Si l’association ne fait pas encore de bénéfices grâce à ses ventes, les dons d’objets affluent. « On se déplace chez les gens sur rendez-vous. On est parfois obligés de repousser des programmations car on est très demandés », détaille Emmanuel Houssay. Un succès fort du bouche-à-oreille et des valeurs anti gaspillage que défend Adaozañ. L’association possède également un local à Larmor-Plage, où des ateliers de restauration d’objets seront prochainement instaurés. À la rentrée de septembre, l’objectif est d’y organiser des ventes thématiques autour de la friperie, de l’informatique ou encore du vélo.

Pratique : 4 rue Florian-Laporte à Lorient et ouvert du vendredi au dimanche. Informations et renseignements au 06 22 24 25 26 ou à asso.adaozan@gmail.com

Source OUEST FRANCE.

 

Valognes. Ivre, il frappe sa mère septuagénaire non voyante…

Faits Divers – Justice. Au tribunal judiciaire de Cherbourg, le 29 juillet 2021, un homme a été jugé pour des violences sur une personne vulnérable.

Valognes. Ivre, il frappe sa mère septuagénaire non voyante

 

Un homme, 45 ans, a été jugé en comparution immédiate par le tribunal judiciaire de Cherbourg le 29 juillet 2021 pour des violences sur une personne vulnérable. Le 26 juillet 2021, les gendarmes arrivent et trouvent le prévenu sur la pelouse de la maison de sa mère qui l’héberge.

Elle a 75 ans et est non voyante. Le mis en cause passe ses journées à boire.

Ce soir-là, il a giflé sa mère et elle a eu très peur. Les voisins, après avoir entendu des cris, ont appelé la gendarmerie. Il dort dans la même chambre que son fils de 15 ans car il est séparé de son épouse.

Le fils, qui dort sur un matelas, attend que le père ait terminé de boire et de fumer pour pouvoir s’endormir. Le lendemain, il ne se souvient plus de ce qu’il a fait la veille. Son avocat précise “qu’il ne conteste pas les faits, il assume”. Le procureur indique : “le 30 avril, il vient s’installer chez sa mère à sa sortie de prison et il est ivre tous les soirs”. Il requiert 12 mois de prison ferme dont 5 avec un sursis probatoire.

Le tribunal le condamne à 14 mois ferme dont 9 mois avec sursis probatoire et prononce le maintien en détention.

Source La Manche Libre.