Clermont-Ferrand : unique en France, une machine d’entraînement à la marche pour les enfants handicapés…

A Clermont-Ferrand, on trouve une machine d’entraînement à la marche à destination des enfants handicapés.

La Maison de santé des Dômes en est équipée depuis le 15 mai dernier.

Les bénéfices sont nombreux : travail articulaire, musculaire ou encore cardio-vasculaire.

Depuis le 15 mai dernier, la Maison de santé des Dômes de Clermont-Ferrand est dotée d'une machine d'entraînement à la marche pour les enfants handicapés.

A Clermont-Ferrand, depuis le 15 mai dernier, la Maison de santé des Dômes est dotée d’un robot unique en France : une machine d’entraînement à la marche à destination des enfants handicapés. Thomas souffre d’un retard de développement et, à un peu moins de trois ans, ne marche pas. Cette machine pourrait l’aider dans cet apprentissage. Catherine Benoit, la mère de Thomas, raconte : « Le docteur Pontier du CHU de Clermont-Ferrand pense que ce serait pas mal pour reproduire le schéma inverse. Au lieu que ce soit le cerveau qui donne l’information aux jambes, elle pense qu’en faisant travailler les jambes, ça va donner l’information au cerveau pour apprendre à marcher ».

En complément des séances de kiné

Léa a 12 ans et demi et souffre d’un handicap d’origine génétique. Toutes les semaines, depuis son plus jeune âge, elle suit deux heures de kinésithérapie classique. Mais elles ont une limite que peut pallier le robot. Guillemette Moreau-Pernet, fondatrice de “Ékipé Médical Recherche”, souligne : « Le premier avantage est le travail articulaire qui a lieu tout au long de la mise en marche. On va chercher toutes les articulations, de la pointe des pieds, jusqu’aux chevilles, les genoux, les hanches, la colonne vertébrale, jusqu’aux mains qui sont en appui devant pour se maintenir. C’est un travail articulaire, musculaire et cardio-respiratoire. On a également un travail digestif qui se met en marche de façon autonome ».

Un projet de recherche

Cet appareil adapté aux enfants est une occasion en or pour le CHU Estaing. Un projet de recherche a été élaboré avec 40 jeunes de 4 à 18 ans atteints d’une hémiplégie infantile qui vont être évalués pendant deux ans. Catherine Sarret, neuropédiatre au CHU Estaing, affirme : « On espère pouvoir proposer cela aux enfants de façon intensive, très régulière. Cela va permettre d’avoir une marche plus fluide, avec moins de raideur articulaire. On va voir si cela est intéressant pour eux à l’avenir et peut-être essayer de leur proposer, dans leur suivi, des rééducations plus régulières avec ce type de robot ». Mais ce mastodonte de 800 kilos a un coût : 485 000 euros. L’essentiel de la somme reste à trouver. En attendant, il représente un espoir pour de nombreux jeunes atteints de handicap.

SOURCE FR3.

 

TEMOIGNAGE – Ardennes : Le combat d’une handicapée pour lutter contre l’incompréhension des autres et l’isolement…

Céline Mougel a trente-neuf ans. Depuis l’âge de neuf ans, elle souffre d’ataxie épisodique cérébelleuse de type 2.

Elle est  seule en Champagne-Ardenne à être atteinte de cette maladie génétique, rare et invisible pour les autres.

A la souffrance s’ajoute l’isolement. Elle a besoin de témoigner.

Céline Mougel garde le sourire malgré les épreuves.

Dans le petit village de Sauville, entre le lac de Bairon et La Cassine, Céline Mougel vit avec son mari, handicapé, lui aussi. Ils souhaiteraient vendre leur maison, pour de rapprocher de la ville et avoir une habitation de plain-pied. “Je ne sors plus de chez moi“, raconte Céline Mougel. “Les gens ne comprennent pas que je ne puisse pas travailler, car je suis debout, mais handicapée. Je dois me justifier en permanence”.

Malade depuis l’âge de neuf ans, diagnostiquée à trente

C’est lors d’un séjour en classe de neige, en Haute-Savoie, que les premiers signes de la maladie sont apparus. “ Je vomissais. On a cru à une crise de foie. Rentrée dans les Ardennes, on m’a opérée de l’appendicite, mais ça n’a pas mis fin aux vomissements, sept à huit fois par jour. Jusqu’à l’âge de quinze ans, j’ai été suivie à l’Hôpital Américain de Reims pour épilepsie par vomissements.” Ce n’est qu’à l’âge de trente ans, à Paris, qu’un diagnostic a été posé sur sa maladie.

Le Coronavirus lui a fait perdre les améliorations de la rééducation

Il existe cinquante à soixante formes de l’ataxie épisodique cérébelleuse. La forme 2, dont souffre Céline Mougel provoque des malaises, des vomissements qui peuvent durer douze heures. “ Il faut une piqûre pour que ça s’arrête. Je dois ensuite dormir jusqu’au lendemain. La maladie atteint aussi les muscles qui s’atrophient. J’ai des crises de migraines sévères, des problèmes de concentration, de déglutition. J’ai essayé de travailler, mais je me fatigue très vite. Je n’ai pas le droit de passer le permis de conduire, ni de conduire un véhicule à moteur. Si je n’ai pas de quoi me tenir, il faut quelqu’un avec moi, pour traverser une rue par exemple“. Grâce à des soins, au centre de rééducation de Charleville-Mézières, Céline Mougel avait constaté des progrès. Mais aujourd’hui : “Tous les résultats de mes efforts ont été perdus, car j’ai dû interrompre les séances, à cause du Coronavirus”, regrette-t-elle.

Une maladie difficile à soigner

Il n’existe pas, pour l’instant de traitement de cette affection. Céline Mougel doit prendre dix médicaments par jour, pour lutter, car c’est un véritable combat, au quotidien. Elle a besoin de parler, de témoigner car elle se sent seule et incomprise. “C’est difficile de se battre contre une maladie rare et invisible. Je fais tout pour ne pas montrer. Mais la différence n’est pas toujours acceptée. A l’internat de Saint-Pouange, où j’ai préparé et obtenu mon C.A.P. de paysagiste, j’ai été harcelée pendant deux ans. Je veux témoigner pour les familles concernées par ce problème. Il ne faut pas perdre espoir. La recherche avance. Il ne faut pas perdre espoir.”

Source FR3.

Morbihan. Ce restaurant donne sa chance au handicap…

Inspiré des Cafés Joyeux, Le Mesclun, situé au 65, rue du Port, à Lorient (Morbihan) a levé le rideau.

Ce restaurant ordinaire emploie des gens extraordinaires en situation de handicap.

Le Mesclun et son équipe. De gauche à droite : Pierre, Camille, Henriette, Zoïa et Antoine Ruiz-Kern, le patron

Le mardi 30 juin, Le Mesclun,  lieu de vie ordinaire employant des personnes extraordinaires  a accueilli ses premiers clients. Une réussite puisqu’il a affiché complet dès le premier jour.

Après l’impatience de l’ouverture, c’est l’appréhension qui a envahi les serveurs en situation de handicap à l’approche du premier service. Si Pierre avait déjà travaillé dans le milieu de la restauration, ça n’était pas du tout le cas pour les deux serveuses Zoïa et Camille. Toutes deux entamaient leur première expérience professionnelle. Camille atteinte de trisomie 21 a été gagnée par la  peur, la veille de l’ouverture et du premier service. J’ai moins bien dormi , confie-t-elle. Toutefois, félicitée par les clients et son patron Antoine Ruiz-Kern, la femme de 28 ans était ravie mais fatiguée de ses deux premiers services.  Ça s’est bien passé. On a dit que je servais bien. Mais là j’ai mal aux genoux. Le jour de repos va faire du bien , dit-elle en souriant.

Des employés bichonnés

Pour que le service se passe de la meilleure des façons, Antoine a mis les petits plats dans les grands. Salle à niveau zéro, revêtement au sol pour réduire le bruit, aménagement d’une salle de pause, journée de trois heures. Il a su dorloter son équipe.  J’ai fait travailler mes deux serveurs en binôme. Ils se complètent. C’est une formule qui marche.  Sans soucis, les deux employés en temps partiel – 16 heures par semaine – se sont occupés des dix tables.  Je leur laisse amener les assiettes et les cafés et moi je me consacre au reste, précise-t-il. L’objectif dans le futur c’est qu’ils prennent les commandes et développent leurs compétences à leur rythme. 

Côté cuisine, c’est aussi la découverte. Henriette Luong, cheffe dans le milieu de la restauration depuis 25 ans, ne regrette pas du tout son choix.  On reçoit autant si ce n’est plus que ce que l’on donne.  Elle qui a toujours  travaillé seule  s’est lancée dans une nouvelle aventure.  J’apprends les éléments pour savoir m’occuper d’un commis , appuie la cheffe. Si, pour le moment, elle dispose d’un commis sans handicap à compter de la semaine prochaine ils seront trois dans la cuisine. Mélissa, sourde et muette viendra les épauler. Elle emmènera dans ses bagages sa motivation et son expérience. Pour que la communication soit facilitée en cuisine, des fiches avec des tâches détaillées seront mises à sa disposition.

Des retours très encourageants

Pour ce qui est des premiers retours, les  clients sont contents. Le pari est réussi, on a à la fois la dimension de l’aventure humaine et aussi le voyage culinaire , notifie Antoine. En attendant l’arrivée des beaux jours et l’ouverture des deux terrasses du Mesclun, les clients peuvent profiter de la salle le midi, du mardi au samedi, et les vendredis et samedis soir. Le tout pour un menu de 15,90 €.  La belle aventure  est bel et bien lancée.

Source OUEST FRANCE.

Handicap : Affaire du licenciement abusif à la ville de Fleury : l’agent est réintégré puis à nouveau licencié !…..

Le 18 juin dernier, la ville de Fleury a à la fois réintégré et licencié l’agent de la “Passerelle” dont le licenciement en 2016 avait été annulé par la justice, sur fond de soupçon de discrimination pour handicap.

Son avocat appelle au dialogue la nouvelle municipalité qui va hériter du dossier.

Le 18 juin dernier, le maire de Fleury-les-Aubrais Marie-Agnès Linguet a signé un arrêté pour réintégrer et licencier à nouveau Léo Petit, licencié en 2016 de son poste à "La Passerelle"

C’est un nouveau rebondissement dans l’affaire du licenciement abusif à la ville de Fleury-les-Aubrais : ce licenciement annulé par la Cour administrative d’appel de Nantes concernant un agent de 48 ans, Léopold Petit, qui avait travaillé pendant près de 9 ans comme agent contractuel au centre culturel “La Passerelle”. Il avait été licencié en 2016, alors qu’il était en phase de titularisation : sans motif réel, avait estimé la Cour. Seul restait le soupçon d’une discrimination en raison de son handicap, car il souffre de fibromyalgie, une maladie rare qui se traduit entre autres par des fatigues soudaines et intenses… L’hypothèse avait été validée par le Défenseur des Droits.

Suite aux révélations de France Bleu Orléans, la ville de Fleury-les-Aubrais a finalement réintégré Léopold Petit le 18 mai dernier. Mais l’a aussitôt de nouveau licencié !  Au motif cette fois que son poste est supprimé…

 

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Quand j’ai reçu cet arrêté par courrier, cela a été un nouveau choc, raconte Léopold Petit. Je lis l’article 1 : super ! je suis enfin intégré. Puis le lis l’article 2 : je suis de nouveau licencié… C’est vraiment dur à encaisser.

La ville de Fleury change de raisonnement juridique

Ce rebondissement est d’autant plus étonnant que la ville de Fleury a soutenu, pendant plusieurs mois, que la décision de la Cour d’appel de Nantes, ne faisait qu’annuler le licenciement mais n’entraînait aucune obligation de réintégrer. Ce raisonnement n’est visiblement plus d’actualité. Pour quelle raison ? “C’est une décision DRH qui a été vue avec les avocats de la ville“, explique Marie-Agnès Linguet, maire de Fleury pour encore quelques jours, et signataire de l’arrêté.

Mais cet arrêté va de nouveau poser problème, prévient Me Emmanuel Legrand, l’avocat de Léopold Petit. “C’est une décision étonnante dans la mesure où on nous dit à la fois que nous avions raison pour les 4 dernières années mais qu’on a tort pour l’avenir, puisque mon client est licencié une deuxième fois, donc on tourne en rond… Or on est toujours dans le sillage de la décision de la Cour d’appel de Nantes : on a peine à croire que dans une ville comme Fleury-les-Aubrais, il n’y ait aucun poste possible à proposer dans le domaine de la culture. A moins qu’on n’ait pas cherché sérieusement…

Me Legrand appelle la nouvelle municipalité au dialogue

Même si ce n’est pas précisé, on peut déduire de cet arrêté que la ville de Fleury-les-Aubrais devra payer à l’ancien agent culturel de “la Passerelle” les arriérés de salaire sur la période 2016-2020 – évalués à 60 000 €. “Je n’en sais rien, réagit Marie-Agnès Linguet, je peux vous juste vous assurer que dans cette histoire, il n’y a jamais eu de discrimination, même si le Défenseur des droits a dit le contraire.

Ce n’est pas un combat financier, c’est justement un combat pour la dignité et le droit de travailler“, rétorque Me Legrand qui appelle la future nouvelle municipalité à renouer le dialogue pour trouver une solution à l’amiable. “Je regarderai ce dossier dont je ne connais pas les éléments techniques” répond prudemment Carole Canette, qui prendra samedi ses fonctions de maire.

Source FRANCE BLEU.

 

Tennis : Pauline Déroulède raconte son accident et sa détermination à participer aux Jeux paralympiques….

« Je vais faire les Jeux paralympiques. »

Tennis : Pauline Déroulède raconte son accident et sa détermination à participer aux Jeux paralympiques

Il y a bientôt deux ans, en salle de réveil après avoir été fauchée par un automobiliste de 92 ans, Pauline Déroulède se fixe un cap pour se reconstruire et « tenir le coup » après l’accident qui a nécessité l’amputation de sa jambe gauche. « Je ne savais pas encore dans quel sport, mais ça a vite été un objectif », raconte aujourd’hui la jeune femme, aujourd’hui âgée de 29 ans. Elle s’est tournée vers le tennis en fauteuil roulant pour espérer se qualifier pour  Paris 2024.

Interrogée par notre partenaire Brut, Pauline Déroulède revient sur son parcours et les difficultés à accepter son handicap. « Même par rapport à ma compagne, je me disais : “Comment elle peut me trouver encore belle, m’aimer comme ça ?” » Surtout, elle revient sur son combat pour instaurer des contrôles d’aptitude conditionnant le renouvellement du permis de conduire des personnes âgées.

Découvrez la Vidéo. Cliquez ci-après. https://www.brut.media/fr/news/pauline-deroulede-raconte-son-accident-et-sa-reconstruction-d671c230-88c2-480b-9a03-23ac833fc76b

Source 20 MINUTES.

 

 

 

Dépakine. La justice va se prononcer sur la responsabilité de l’État…

Le tribunal administratif de Montreuil tranchera, mercredi, sur la responsabilité de l’État et des autorités sanitaires dans le scandale des « enfants Dépakine ».

L’antiépileptique est responsable de malformations et de troubles neurologiques chez les enfants de femmes sous traitement pendant leur grossesse.

Trois familles, dont les enfants sont lourdement handicapés après avoir été exposés in utero à la dépakine, ont saisi le tribunal administratif de Montreuil pour faire reconnaître la faute de l'État.

Quelle est la part de responsabilité de l’État dans le scandale des « enfants Dépakine » ? Pour la première fois, la justice administrative se prononcera mercredi 1er juillet sur les requêtes déposées par trois familles dont les enfants sont lourdement handicapés après avoir été exposés in utero à cet antiépileptique.

Malformations du visage, retards de développement, troubles autistiques, strabisme, problèmes ORL… Les parents de cinq de ces enfants, aujourd’hui âgés de 11 à 35 ans, ont saisi le tribunal administratif de Montreuil pour faire reconnaître la faute de l’État et des autorités sanitaires agissant en son nom (Agence de sécurité du médicament, ministère de la Santé, CPAM…).

Lors de l’audience qui s’est tenue le 24 juin, le rapporteur public a estimé que la responsabilité de l’État était établie et que ce dernier avait failli à son devoir d’action et d’information, notamment dans les notices de ce médicament commercialisé par Sanofi depuis 1967 « dont on sait aujourd’hui la grande dangerosité pour les enfants de mères traitées ».

Le nombre d’enfants handicapés à cause du valproate de sodium, molécule présente dans la Dépakine et utilisée contre l’épilepsie et les troubles bipolaires, est estimé entre 15 et 30 000, selon les études.

Risque élevé de malformations congénitales

Au tribunal de Montreuil, le rapporteur public a préconisé de verser à cinq victimes et à leurs parents des indemnités pouvant aller jusqu’à 152 000,00 € par personne.

Il se fonde notamment sur un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), qui avait estimé en 2015 que Sanofi, mais également l’Agence du médicament (ANSM), avaient fait preuve d’une « faible réactivité » et n’avaient pas suffisamment informé des risques connus pour les patientes enceintes.

Lorsqu’une femme enceinte prend ce médicament, son enfant présente un risque élevé – de l’ordre de 10 % – de malformations congénitales, ainsi qu’un risque accru d’autisme et de retards intellectuels et/ou de la marche, pouvant atteindre jusqu’à 40 % des enfants exposés.

L’avocat des familles, Charles Joseph-Oudin, attend du tribunal une « décision lisible et intelligible ». « Il faut trancher ces trois dossiers et donner des lignes directrices claires pour les autres, car derrière il y en a des centaines d’autres », a-t-il déclaré.

Sanofi mis en examen

Le rapporteur public a établi des responsabilités partagées entre l’État, Sanofi, et les médecins prescripteurs. Pour les trois dossiers examinés à Montreuil, il a fixé celle de l’État entre 20 et 40 %, estimant que les dangers étaient connus dès 1983 pour les malformations, et dès 2004 pour les troubles neurodéveloppementaux.

Pour Marine Martin, présidente et fondatrice de l’Apesac (Association d’aide aux parents d’enfants souffrant du syndrome de l’anti-convulsivant), qui représente 7 500 victimes, ce procès à Montreuil est « l’aboutissement de plusieurs années de travail ». Elle déplore toutefois ce « curseur fixé à 2004, qui exclut 80 % des victimes, alors même que les dangers avaient été documentés avant cette date ».

Car au-delà de ces trois dossiers étudiés par la justice administrative, ce sont des dizaines d’autres qui vont arriver devant les juges, prévient l’avocat des familles.

Sanofi est aussi dans leur viseur : le laboratoire, qui a été mis en examen en février dernier pour « tromperie aggravée » et « blessures involontaires » après le dépôt de 42 plaintes de familles, est par ailleurs au cœur d’une vingtaine de procédures au tribunal judiciaire de Nanterre.

« Mettre ses enfants à l’abri »

Côté indemnisation, 500 dossiers de victimes directes ont été déposés à l’Oniam, et 1 400 sont en cours de constitution. L’organisme d’indemnisation a déjà proposé un total de 6,5 millions d’euros d’indemnisations aux victimes de la Dépakine.

Une fois la décision rendue à Montreuil, « Sanofi ne pourra plus se servir du prétexte de l’existence d’une responsabilité de l’État pour ne pas indemniser les victimes puisque les parts de responsabilités de chacun seront fixées », estime Me Joseph-Oudin.

Le groupe soutient avoir toujours respecté ses obligations d’information et avoir averti les autorités de santé dès le début des années 1980 sur les risques de malformation du fœtus, et dès 2003 sur les risques neurodéveloppementaux, mais sans réaction immédiate des autorités.

Chrystèle, aide-soignante et mère de Charles, 14 ans, et Jacques, 12 ans, tous deux autistes, réclame désormais juste de pouvoir « mettre ses enfants à l’abri ». « Comment vont-ils survivre après ma mort ? », s’interroge-t-elle.

Source OUEST FRANCE.

Handicapé après un accident de voiture le Franc-comtois Romain Claudet grimpe un glacier dans le massif du Mont-Blanc…

Romain Claudet, gravement handicapé suite à un accident de voiture en 2013, a réalisé une prouesse samedi 27 juin en escaladant la Mer de glace dans le massif du Mont-Blanc.

Romain Claudet au centre (en vert) entouré de ses amis lors de son ascension dans le massif du Mont-Blanc.

Romain Claudet, 24 ans, est habitué à lutter avec un immense courage face aux éléments contraires. Alors quand il a affronté le vent, le froid et la fatigue liée à l’effort physique et à l’altitude dans le massif du Mont-Blanc samedi 27 juin, il était écrit qu’il ne baisserait pas les bras.

Ce Comtois, victime d’un terrible accident de la route à l’âge de 18 ans qui a failli le laisser à vie dans un état végétatif, aime se lancer des défis. En 2019, il était devenu PDG de sa propre entreprise “Tout le Monde en Bois” à Frasne (Doubs) où il emploie des personnes en situation de handicap. Il a aussi publié un livre “Mon handicap, une chance à saisir” dans lequel il raconte son parcours de vie.

“Je suis vraiment sorti de ma zone de confort”

Ce samedi 27 juin, c’est un tout autre objectif que Romain Claudet avait en tête : grimper l’immense glacier de la Mer de glace en partant depuis Courmayeur en Italie. Accompagné d’un guide et de plusieurs amis, le jeune homme a réussi son pari. Mais il a surtout pris énormément de plaisir. “Je suis vraiment sorti de ma zone de confort. Quand vous marchez sur une neige seulement gelée en surface et molle en dessous et qu’il faut faire attention à chaque pas pour ne pas s’enfoncer, c’est vraiment fatiguant. Ce que j’ai le plus aimé, c’est le passage d’escalade. Le guide m’a même trouvé bon”, sourit-il.

Au téléphone, Romain Claudet a la voix cassée. “Avec le soleil et le froid, j’ai vraiment perdu ma voix. J’ai quelques douleurs musculaires, mais j’ai un album souvenir dans la tête”, dit-il. Il espère que ce genre de projet montrera à d’autres jeunes handicapés qu’il est possible de continuer à réaliser ses rêves. “Je l’ai fait pour montrer que malgré ma différence, il est possible de faire des choses comme ça”, conclut-il. Un petit film sur cette aventure sera disponible d’ici une semaine sur YouTube.

Source 20 MINUTES.

Cinq réflexes pour se prémunir de la maladie d’Alzheimer…

Plusieurs facteurs principalement liés à l’hygiène de vie participent au développement de la maladie d’Alzheimer.

Quels réflexes adopter pour se prémunir de cette pathologie dégénérative ?

Cinq réflexes pour se prémunir de la maladie d’Alzheimer

Comme beaucoup de pathologies, la maladie d’Alzheimer se déclenche sous l’effet de facteurs de risque non modifiables (l’âge, la génétique…) et d’autres modifiables (l’activité physique, l’alimentation…).

Mais alors, à quel point prendre soin de soi diminue la probabilité de développer cette atteinte neurodégénérative ?

Pour répondre à cette question, des chercheurs américains* ont recruté près de 3 000 volontaires.

Une liste des cases à cocher pour se protéger de la maladie d’Alzheimer a été dressée :

– Un minimum de 150 minutes d’activité physique modérée ou intense par semaine** ;

– Une absence de tabagisme. Il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer : en effet, mettre fin à sa consommation de cigarettes après 60 ans a un impact positif sur la santé ;

– Une consommation d’alcool légère à modérée pour entretenir un bon capital cognitif ;

– Un équilibre nutritionnel basé sur le régime méditerranéen, les régimes antihypertenseurs (faibles apports en sel) et des menus essentiellement « végétariens, efficaces pour prévenir la démence », précise le Dr Richard J. Hodes*** ;

– Un bon degré de stimulation cognitive pour maintenir son cerveau en éveil.

Résultat, comparé aux volontaires ne respectant aucun ou un seul de ces critères, ceux qui en appliquent deux ou trois voient leur risque de souffrir de la maladie d’Alzheimer diminué de 37%, et de 60% avec quatre à cinq critères.

* Rush University Medical Center

**Basé sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS)

***Directeur du National Institute on Aging (Maryland)

Source EST REPUBLICAIN.

Handicap et confinement, bilan d’une douloureuse équation…

L’association ALEDD, qui propose des loisirs aux enfants souffrant de handicap, tente de soutenir les familles exténuées et désemparées par la fermeture des instituts spécialisés et leur trop faible réouverture.

Mais elle craint pour sa propre survie.

Handicap et confinement, bilan d’une douloureuse équation

Habituellement les enfants souffrant de handicaps sont accueillis, à la journée ou à la semaine en instituts spécialisés. Le confinement les a fermés. Et ils ne rouvrent que très parcimonieusement arguant des règles sanitaires imposées. Règles inapplicables en la circonstance. « Pour faire simple, dans le meilleur des cas, les enfants y retournent au mieux deux fois par semaine, et dans le pire des cas, deux fois par mois », explique Yannick Varin, directeur d’ ALEDD, Association pour le lien l’entraide et le droit à la différence.

Comment faire respecter des règles barrières a des enfants handicapés ? Comment ne pas les toucher alors qu’ils ne sont pas autonomes ?

Des familles à bout

ALEDD, forte de soixante familles adhérentes, propose en temps ordinaire, des loisirs aux enfants différents, les mercredis, samedis et durant les vacances scolaires. Durant le confinement, ALEDD est devenu un interlocuteur privilégié de ces familles. « Depuis le début nous avons eu des retours inquiétants, les enfants privés de soins de kiné, de stimulations ont régressé. Les enfants autistes, qui ont besoin de beaucoup ritualiser souffrent énormément. Des parents se sont arrêtés de travailler pour garder leur enfant. Le télétravail est le plus souvent impossible avec un enfant polyhandicapé à la maison. Pour les frères et sœurs aussi c’est compliqué, difficile pour les parents d’accompagner les cours quand déjà un enfant demande toute l’attention », énumère le directeur.

À cela, s’ajoute le manque de liens entre familles et structures. « Certaines familles en mal de soutien psychologique, de conseils ou d’outils ne reçoivent qu’un coup de téléphone par semaine. Elles se tournent vers nous, désespérées, aujourd’hui elles sont à bout, de trop de fatigue, de souffrance, d’impossibilités »

Demandes de subventions

ALEDD a donc obtenu, de la Préfecture, l’autorisation de proposer des activités de loisirs à ces enfants, il a fallu s’organiser. « Deux animateurs accompagnent un seul enfant. Nous allons le chercher et le ramenons chez lui à la fin des activités. C’est une solution d’urgence. Insuffisante certes, mais déjà nous en voyons les limites. Dans ces conditions, financièrement nous ne tiendrons pas au-delà du mois d’août si les centres ne rouvrent pas », déplore Yannick Varin.

Il a envoyé des demandes de subventions à l’ARS – Agence régionale de santé – et au Département. Mais le constat est amer, « qui se soucie des enfants handicapés et de leurs familles depuis la pandémie du Coronavirus ? ». Le silence est assourdissant.

Source EST REPUBLICAIN.

Handicap : après le confinement, l’ambitieux chantier de l’accessibilité des gares reprend en Île-de-France…

Stoppés net par le confinement, les chantiers de mise en accessibilité des gares ont repris en région parisienne. Objectif fixé par Île-de-France Mobilités : 60% du réseau ferré francilien accessibles aux personnes à mobilité réduite à l’horizon 2024.

Un calendrier ambitieux au regard des chantiers.

La construction d'un passage souterrain, sous les voies ferrées de la gare SNCF de Saint-Denis / L'Île-Saint-Denis, en juin 2020.

Aux abords de la gare de Saint-Denis, une vaste structure de béton et d’acier est en cours d’assemblage. De loin, on dirait un immeuble en train de sortir de terre. En réalité, il s’agit du futur passage souterrain géant destiné à faciliter la circulation des voyageurs dans l’une des dix gares les plus fréquentées d’Île-de-France.

Un ouvrage, qui sera “rippé“, c’est-à-dire glissé, en quelques heures seulement, sous les voies ferrées à la fin de l’été 2020. Colossale entreprise, à l’image du programme de mise en accessibilité des gares d’Île-de-France : 268 gares, SNCF et RATP confondues, devront être accessibles aux personnes à mobilité réduite pour les Jeux olympiques de Paris. Soit une gare à livrer toutes les trois semaines, d’ici 2024.

La construction en plein air du futur passage souterrain de la gare de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, en juin 2020.

A Saint-Denis, le souterrain de 10 mètres de large est l’un des nombreux ouvrages sur ce chantier de modernisation de la gare de Saint-Denis / L’Île-Saint-Denis. Avec 90.000 voyageurs quotidiens, il s’agit d’un nœud essentiel de correspondance entre les lignes H du Transilien et le RER D. Sans compter les Thalys, Eurostar et autres TGV qui traversent la gare chaque jour.

Problème récurrent dans les gares d’Île-de-France : la hauteur des quais, inadaptée au matériel roulant, comme par exemple les rames de type “Francilien”. “Aujourd’hui, le quai est bas. Notre objectif est de rehausser le quai de 30 à 40 centimètres de façon à ce qu’il arrive à la bonne hauteur“, explique Jimmy Thibault, directeur d’opérations chez SNCF Réseau.

Objectif : 60% du réseau ferré accessible pour les Jeux olympiques de 2024

Epidémie de Covid-19 oblige, les travaux ont toutefois été interrompus durant le premier mois du confinement. A l’heure de la reprise, la feuille de route reste bien remplie : rendre 60% du réseau ferré accessibles aux personnes en situation de handicap, d’ici les Jeux olympiques de Paris 2024. Une obligation faite par Île-de-France Mobilités, l’autorité régulatrice des transports en région parisienne, moyennant une enveloppe de 1,4 milliard d’euros.

La SNCF doit ainsi aménager 209 gares, “soit 95% du trafic voyageurs“, explique Martine Berçot, directrice adjointe du programme accessiblité SNCF Île-de-France. Installation d’ascenseurs et d’escaliers mécaniques, parvis inclinés, quais rehaussés, passages élargis… Entre 2009 et 2019, “107 gares ont été mises en accessibilité“, précise Martine Berçot, une soixantaine de gares SNCF étant en chantier cette année.

“Dans beaucoup de gares, les travaux principaux ont été menés en un an ou deux. Mais pour obtenir l’ouverture des ascenseurs, il faut attendre plusieurs mois, voire plusieurs années !”

Marc Pélissier, FNAUT

Des aménagements pourtant pas toujours satisfaisants pour les usagers des transports. “Dans beaucoup de gares, les travaux principaux ont été menés en un an ou deux. Mais pour obtenir l’ouverture des ascenseurs, il faut attendre plusieurs mois, voire plusieurs années !“, déplore Marc Pélissier, président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT) Île-de-France.

C’est le cas le long du RER C, à la gare de Javel, dont les ascenseurs restent bloqués par des barrières de chantier, malgré la fin des travaux de mise en accessibilité prévue initialement… en 2018. Ou encore, à la gare du Pont de l’Alma : là aussi, la date de “mise en service des ascenseurs reste inconnue“, remarque la FNAUT.

Il y a eu un temps de retard sur la mise en œuvre du financement. Il est désormais acquis“, poursuit Marc Pélissier. “Par contre, les travaux se trouvent en simultané avec d’autres besoins tout aussi urgents, comme la régénération du réseau, l’interconnexion avec le Grand Paris, etc. SNCF Réseau a énormément à faire“, reconnaît-il. Des retards de calendrier scrutés de près par Île-de-France Mobilités, qui n’hésite pas à rappeler SNCF Réseau à ses obligations.

A la gare de Saint-Denis, sur la ligne H du Transilien, les quais seront rehaussés de 30 à 40 centimètres pour permettre l'accès des utilisateurs de fauteuils roulants.

4 Franciliens sur 10 en situation de mobilité réduite

L’enjeu est en effet de taille pour la région parisienne. Selon une étude réalisée en 2014 par Île-de-France Mobilités, si 4,7% des Franciliens ont un handicap reconnu, quatre habitants de la région parisienne sur dix sont en réalité “en situation de mobilité réduite un jour donné“. Il peut s’agir de personnes en situation de handicap, de femmes enceintes, ou de voyageurs transportant un bagage encombrant.

Il y a des gares qui sont impossibles à aménager. L’APF l’envisage. Mais on demande que les gares qui peuvent l’être le soient“, explique Pierre-Emmanuel Robert, de l’APF France handicap, qui cite en exemple les aménagements “bien pensés” récents de la gare Luxembourg sur le RER B.

“Qu’est-ce qui explique le niveau insuffisant d’accessibilité en France en 2020 ? C’est une question que je me pose depuis longtemps.”

Pierre-Emmanuel Robert, APF France handicap

Reste un constat pour l’Association des paralysés de France : “L’inertie générale de la société“, lorsqu’il s’agit de handicap. “Qu’est-ce qui explique le niveau insuffisant d’accessibilité en France en 2020 ? C’est une question que je me pose depuis longtemps“, analyse Pierre-Emmanuel Robert. Loi handicap de 2005, schéma directeur d’accessibilité dans les transports franciliens de 2015… Entre les textes et la mise en oeuvre, il reste un long trajet à accomplir.

Source FR3.