Landerneau. L’hôpital sensibilise au handicap au travail…

Du 12 au 24 novembre, l’hôpital Ferdinand-Grall se met à l’heure de la Semaine européenne pour l’emploi des personnes en situation de handicap.

Le but, inciter ces dernières à se déclarer pour favoriser leur retour ou leur maintien dans l’emploi.

Le CHRU de Brest et le centre hospitalier de Landerneau mèneront des actions de communication en faveur de l’emploi des personnes en situation de handicap au sein de leurs établissements hospitaliers, du 18 au 24 novembre.

Une commission handicap

Depuis 2010, le centre hospitalier de Landerneau et le CHRU de Brest s’inscrivent dans le sens du Fonds d’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP). « Nous avons créé une commission handicap qui regroupe des membres de la DRH, des représentants du personnel, des personnels de différents services, la médecine du travail, détaille Jean-Michel Seymour, DRH du centre hospitalier de Landerneau. Une commission qui sera bientôt étoffée d’une psychologue du travail. » C’est ainsi que, lors de différents travaux menés avec la commission handicap, le CH de Landerneau a souhaité faire un focus sur la Semaine européenne de l’emploi en faveur des personnes en situation de handicap qui se déroule du 12 au 24 novembre.

En finir avec les stigmatisations

Les professionnels qui ont la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé ont tout intérêt à se déclarer comme tel auprès de leur référent ou de la DRH. De cette manière, l’établissement peut travailler à l’aménagement des postes pour faciliter leur exercice. « Il n’y a aucune stigmatisation. En vous déclarant, nous pouvons obtenir des aides du FIPHP. On peut citer en exemple des témoins lumineux pour des personnes malentendantes, ou encore des appareils auditifs, explique Jean-Michel Seymour. L’idée est aussi de dire aux équipes d’accepter la différence car chacun d’entre nous peut être un jour confronté à cette situation. »

Faciliter le retour à l’emploi

« Comme dans beaucoup d’endroits, nous sommes confrontés à la problématique du maintien et du retour à l’emploi de nos agents, souligne le DRH. 80 % des handicaps ne sont pas visibles. On parle aussi de situation de handicap en cas de diabète, d’allergie, asthme, etc. Dès que la personne est reconnue par la MDPH (Maisons départementales des personnes handicapées) nous pouvons mettre des actions en œuvre pour lui faciliter ses missions. »

Démarche de sensibilisation

Afin de sensibiliser au maximum, le CH de Landerneau organise plusieurs actions en direction de son personnel. En complément d’une campagne d’affichage et de distributions de flyers, l’hôpital organise le 18 novembre, un parcours en fauteuil roulant. « Le but est de se rendre compte des difficultés rencontrées au travail par les personnes à mobilité réduite », explique le DRH de Landerneau. Le 19 novembre, les membres de la commission handicap proposent de prendre un repas dans le noir lors de la pause déjeuner. « Nous aurons aussi des saynètes de dix minutes réalisées par la troupe de théâtre Impro Infini dans sept services de l’hôpital et de l’Ehpad. » Ces saynètes seront suivies d’échanges.

Source OUEST FRANCE.

Boulogne-sur-mer : Parkinson – durant six jours et six nuits, ils courent et pédalent contre la maladie…

Frédéric Bellanger, sportif boulonnais atteint de la maladie de Parkinson, s’est lancé le défi de pédaler six jours et six nuits pour sensibiliser le public aux bienfaits du sport et à la protection de l’environnement.

Il récolte des fonds pour acheter des équipements aux malades.

Les athlètes Maria Pierre, Philippe Dieumegard et l'équipe de malades sensibilisent à la maladie et à la protection de l'environnement. / © Sophie Maréchal / France 3 Hauts-de-France

Silence et concentration ont envahi le hall de Nausicaà. Depuis dimanche 10 novembre, 14h, les sportifs sont aux prises avec le défi “terre mer”, organisé par Frédéric Bellanger. Leur but : pédaler ou courir sans s’arrêter durant six jours et six nuits.

Si certains ont un record en ligne de mire, tous soutiennent le projet de l’association Opale aide organisation, créée en 2013 par Frédéric Bellanger et son frère pour aider les personnes malades à payer des équipements et des soins non remboursés par la sécurité sociale.

«Sans le sport, je ne serai plus là»

Originaire de Boulogne, ce sportif est atteint de la maladie de Parkinson, et de cinq autres maladies auto-immunes depuis une dizaine d’années.

«Je combat la maladie par le sport. Sans ça, je ne serai plus là. J’en fais la promotion par des défis spectaculaires, explique-t-il. C’est aussi un moyen de venir en aide à Tom [un garçon de six ans atteint d’une forme de nanisme, ndlr]. Ses parents sont hyper volontaires et je partage leur philosophie.»

Frédéric Bellanger est un habitué de ce genre de défi. En 2017 et 2018 déjà, il avait pédalé six jours et six nuits dans le hall de l’hôpital de Boulogne-sur-mer.

L’année dernière, il est devenu parrain de l’association créée pour venir en aide au garçonnet, “Tom, la taille de l’espoir”. Ce dimanche, le coup d’envoi du défi a d’ailleurs été donné par Tom lui-même, et d’autre enfants malades. «C’est un symbole fort», souligne l’organisateur.

Dans la salle, à l’entrée du centre national de la mer, deux vélos – des home-trainers – et un tapis de course ont été installés. Sur l’un des cycles, Philippe Dieumegard, figure de l’ultratriathlon, les muscles tendus par l’effort.

“Il a 63 ans, mais c’est lui le pape dans sa discipline, lance Frédéric Bellanger en désignant Philippe Dieumegard. Il est comme Zidane pour les footballeurs.”

«J’ai toujours fait des défis solos. Aujourd’hui, c’est un partage. Et c’est vraiment stimulant d’aider les gens malades», lâche l’athlète entre deux coups de pédales. En face, la coureuse Maria Pierre. Tous deux sont venus battre leur record personnel et soutenir le projet.

Une équipe de malades pour trouver des fonds

Sur le troisième home-trainer se relaient quatre personnes, dont Frédéric Bellanger. «C’est une équipe de malades ! sourit le cycliste. Au sens propre comme au figuré. J’ai Parkinson, un autre a un cancer des os, un autre une osthéonécrose, et le quatrième une maladie cardiovasculaire. Notre objectif est simplement d’aller au bout. Pour nous, les malades, le défi c’est tous les jours de la vie. Alors il faut simplement avancer, sans se plaindre. »

L’équipe pédale en moyenne 17 à 18 heures par jour. «La plus grande difficulté, c’est le manque de sommeil. Depuis dimanche, je n’ai dormi que quatre heures, ajoute Frédéric Bellanger. Mais l’exercice produit des shoots d’hormones qui nous aident à tenir. Si vous m’aviez vu ce matin, j’étais mal en point, vous n’auriez pas cru que je pouvais faire ça.»

«L’environnement et les maladies sont intimement liés»

La mobilisation du sportif a déjà permis au père de Tom d’acheter un fauteuil de course, avec lequel il compte participer avec son fils au marathon de Paris. Mais le défi “terre mer” a aussi pour objectif de sensibiliser à la protection de l’environnement.

«Il est prouvé que Parkinson est lié à l’utilisation de pesticide, souligne le créateur de l’association Opale aide organisation. L’environnement et les maladies sont intimement liés. C’est une façon de protéger les générations futures.»

Entre les vélos et les tapis se faufilent une rangée d’élèves de l’institut médico-éducatif d’Outreau, venus apporter des bouchons en plastique. Le défi “terre mer” a en effet mis en place un partenariat avec l’association Bouchons d’amour, qui vient en aide aux personnes handicapées.Les jeunes Boulonnais ont créé la robe "septième continent" avec des déchets trouvés dans la laisse de mer sur la plage. / © Sophie Maréchal / France 3 Hauts-de-France

Les bouchons récoltés sont ensuite vendus 300 euros la tonne à industriel belge, et l’argent récolté vient grossir la cagnotte de l’association. Le public est d’ailleurs invité à participer à cette collecte, ouverte jusqu’à la fin du défi samedi 16 novembre.

Source FR3.

 

PHOTOS : le ras-le-bol face aux voitures garées sur le trottoir à Besançon…

Une opération de sensibilisation avait lieu ce mardi, rue du Lycée, à la sortie du collège Victor-Hugo, dans le centre-ville de Besançon.

L’association “Trottoirs libres !” dénonce l’habitude qu’ont pris bon nombre d’automobilistes : celle de se garer sur les trottoirs.

Opération sensibilisation ce mardi soir rue du Lycée, à la sortie du collège Victor-Hugo, dans le centre-ville de Besançon.

Ils en ont ras le bol des voitures garées sur les trottoirs, en centre-ville de Besançon.

Etre piéton à Besançon, ou personne à mobilité réduite, est un parcours du combattant dans le centre-ville de Besançon. - Radio France

Les membres de l’association Trottoirs Libres! ont mené une action ce mardi, dès 16h30, dans la rue du collège Victor-Hugo, la rue du Lycée.

Ils en ont ras le bol des voitures garées sur les trottoirs, en centre-ville de Besançon. - Radio France

Ils ont notamment distribué des faux PV pour sensibiliser les conducteurs, armés de pancartes du type “Une école n’est pas un drive” ou “2 minutes sur le trottoir c’est déjà trop!” Le stationnement gênant sur le trottoir est passible d’une amende 135 euros.

L'association "Trottoirs libres!" distribue de faux PV. - Radio France

Certains militants de cette association sont en fauteuil roulant, mais d’autres sont valides, car le stationnement gênant est l’affaire de tous disent-ils : piétons, personnes en fauteuil roulant, parents avec des poussettes, personnes âgées se déplaçant avec difficulté.Pour l'association, l'accessibilité concerne tout le monde. - Radio France

Le ras-le-bol face aux voitures garées sur le trottoir à Besançon

Mardi 12, Trottoirs Libres! était aux abords d’un établissement scolaire pour une action pédagogique “Une école n’est pas un drive! ” . Parents, prenez soin de la sécurité des élèves, ne vous arrêtez jamais sur les trottoirs et passages piétons pour déposer ou récupérer vos enfants !

Source FRANCE BLEU.

Handicap. Des travailleurs différents, mais compétents… et enfin reconnus !…

Trois mille personnes en situation de handicap ont reçu une attestation professionnelle jeudi 7 novembre. Le but : reconnaître les compétences de tous et changer le regard sur le handicap.

Handicap. Des travailleurs différents, mais compétents... et enfin reconnus !

Stéphane Fixon, trentenaire en situation de handicap psychique, n’est pas peu fier. Agent de production dans l’atelier de sous-traitance de l’Établissement et services d’aide par le travail (Ésat) Espoir à Rennes, il vient d’être reconnu « agent administratif ». Un nouveau métier qui le passionne.

Chargé de superviser une machine qui dépose des rubans adhésifs sur des supports cartonnés, il assure, en même temps, l’évolution de la production de l’atelier et la gestion du stock de matières premières. Accompagné par une monitrice, il a passé en revue toutes les compétences exigées par le “référentiel-métier” officiel : « J’ai découvert que je connaissais déjà pas mal de choses. Alors, je me suis formé et j’ai présenté mon dossier à un jury du Greta (établissement de formation) qui a reconnu mes compétences acquises. Aujourd’hui, j’ai un métier et je suis heureux. »

« Reconnaître les acquis »

En 2002, la loi de modernisation sociale a créé un nouveau droit : la validation des acquis de l’expérience. Mais, pour quatre directeurs de centres d’aide par le travail d’Ille-et-Vilaine, cette mesure risquait d’exclure les personnes qu’ils accompagnent. Ils ont alors imaginé Différent et compétent, un dispositif destiné à reconnaître les compétences professionnelles des travailleurs en situation de handicap.

« Nous partions du principe que personne ne sait rien faire, se souvient Christian Guitton, un des fondateurs du réseau. Nous souhaitions reconnaître tous les acquis, dans une perspective d’évolution et de formation tout au long de la vie. »

L’idée a, depuis, essaimé dans toute la France. Elle est aujourd’hui partagée dans quelque huit cents établissements. Jeudi, dans une vingtaine de villes, quelque 3 000 personnes handicapées ont ainsi reçu leur attestation. Bien souvent la première de leur vie.

« Une fois reconnues, ces personnes gagnent en confiance et développent des capacités à apprendre encore davantage, explique Magdeleine Grison, la directrice du réseau national. Jusqu’à changer de métier, parfois. »

Pour Anne-Laure Bourreau, la nouvelle présidente du réseau national, cela permet de changer le regard des professionnels et des entreprises : « Il s’agit de valoriser ce qui est réussi, de reconnaître les potentiels, au-delà de la situation handicapante. »

Source OUEST FRANCE.

En Mayenne. Handicap : le conseil départemental récompensé pour son court-métrage…

Le Département de la Mayenne a été primé au festival Regards croisés, vendredi 8 novembre 2019.

Une récompense qui salue le court-métrage réalisé par le conseil départemental intitulé Handicap : s’adapter, c’est aussi l’affaire des autres.

Le jury a attribué le prix 2019 au Département de la Mayenne pour le court-métrage « #handicap : s’adapter, c’est aussi l’affaire des autres ».

Le Département de la Mayenne a été récompensé, vendredi 8 novembre 2019, à la 11e édition du festival Regards Croisés, à Saint-Malo. Créé en 2009 à l’initiative de l’association L’Hippocampe, Regards Croisés est le premier festival de films courts métrages sur le thème Métiers et Handicaps. Son objectif : promouvoir les politiques menées en faveur du handicap.

Pour l’édition 2019, 49 courts-métrages étaient en compétition dans cinq catégories : milieu ordinaire, milieu protégé, autres regards Esat et entreprises adaptées, communication d’entreprises et autres regards.

Présidé par l’actrice Charlotte de Turckheim, le jury a attribué le prix 2019 au Département de la Mayenne pour le court-métrage #handicap : s’adapter, c’est aussi l’affaire des autres, dans la catégorie communication d’entreprise.

Ce court-métrage fait partie d’une mini-série de cinq épisodes (#je ne vois pas bien ; #je ne comprends pas bien ; #je n’entends pas bien ; #j’en fais trop ; #je prends soin de mon corps) au ton décalé réalisé dans les locaux de l’hôtel du Département et élaboré par le groupe de travail Plan action handicap de la collectivité.

Source OUEST FRANCE.

Des travailleurs handicapés employés par GE craignent pour leur avenir…

Alors que General Electric négocie les conditions de son plan social avec les syndicats, l’entreprise adaptée AP 90 basée à Morvillars (90), qui emploie 150 salariés dont plus de 90% en situation de handicap, s’inquiète de voir s’échapper son contrat avec le groupe américain.

Les salariés d'AP90 employés sur les sites de GE de Belfort et Bourogne sont inquiets pour leur avenir

« On ne licenciera personne de chez nous » assure Marc de Gardelle, directeur d’Adapt’Performance 90 dont 30 salariés travaillent exclusivement sur les sites de General Electric. Pourtant, le directeur confie ses craintes face à la crise que traverse GE à Belfort et Bourogne. Il redoute que l’entreprise américaine réduise son activité et mécaniquement sa demande. « GE, c’est presque 30% de notre chiffre d’affaire » explique-t-il.

D’autant qu’AP90 n’a pas encore échangé avec la direction du groupe américain : « Pour l’instant, on a reçu un courrier officiel comme tous les sous-traitants (…) mais nous n’avons pas encore d’informations précises quant à l’avenir de nos activités sur 2020 ».

“Ils sont déphasés, ils ne comprennent pas ce qui arrive”

Chez les salariés, l’inquiétude est prégnante comme l’explique Rodolphe Boucher, délégué du personnel CGT : « Ce sont des salariés qui travaillent depuis des années chez General Electric. Ils sont déphasés, ils ne comprennent pas ce qui arrive».

L’entreprise veut diversifier son activité

Lors des 10 jours de blocage des sites de GE à Belfort et Bourogne, les 30 salariés d’AP 90 ont été rapatriés dans les locaux de l’entreprise à Morvillars : une situation qui pourrait devenir définitive si General Electric mettait fin au contrat avec l’entreprise adaptée. Cette fois, ce sont les salariés qui travaillent au siège d’Adapt’Performance qui s’inquiètent. Ils craignent de devoir partager leur travail sans que l’activité de l’entreprise n’augmente pour compenser.

Pour pallier un potentiel arrêt du partenariat avec GE, l’entreprise a donc pris les devants. Depuis quelques mois, la direction s’est entourée d’un cabinet en stratégie pour diversifier ses activités « afin de réorienter les salariés si d’aventure ils n’avaient plus d’activité au sein de GE » comme l’explique le directeur. Plusieurs pistes sont explorées comme la création d’un entrepôt de logistique pour les sites d’e-commerce.

De son côté, GE assure être très attaché à la collaboration avec AP90 et affirme que le partenariat n’est pour l’heure pas remis en cause.

Source FRANCE BLEU.

On s’y emploie. Handicapé et créateur d’entreprise, c’est possible…

Créateur d’entreprise et handicapé. Un prix, le trophée H’Up, récompense ceux qui ont réussi à surmonter les difficultés.

Cette année c’est une jeune femme malentendante qui a été distinguée.

Le prix 2019 a été remportée par Elise Mareuil, cofondatrice du groupe Agapi.

Elise Mareuil est la cofondatrice du groupe Agapi. Elle emploie une soixantaine de salariés répartis dans six établissements situés en Île-de-France. Elle vient de recevoir le trophée H’Up, qui récompense un entrepreneur en situation de handicap. Il y avait 170 dossiers en lice.

Elise Mareuil : Agapi, c’est un réseau de crèches en Ile-de-France, des crèches écologiques et solidaires, respectueuses de l’environnement, avec un éveil à la nature, dans le champ de l’économie sociale et solidaire, constituées en coopératives. On est aussi organisme de formation et nous écrivons des livres sur nos activités et notre pédagogie.

Vous ne vous êtes pas lancée dans le champ du handicap. Pourquoi ?

Mon handicap s’est dégradé au moment où on créait Agapi, mais Agapi est très liée aux notions de valeurs solidaires et nous réservons des places pour des enfants en situation de handicap et des familles en insertion. La notion d’inclusion est très forte.

Quel est votre handicap ?

J’ai une surdité extrêmement complexe. J’ai eu la chance d’être opérée au moment où on pensait que j’allais totalement perdre l’audition. Je suis appareillée, j’ai un aménagement de poste et j’ai des collègues formidables !

Quels obstacles particulier doit-on surmonter ?

Une de mes anciennes collègues m’a dit qu’elle ne savait pas qu’on pouvait déplacer des montagnes et que maintenant elle le savait. Il y a deux combats à mener de front. Il faut convaincre encore plus les banques, les assurances, etc. Cela forge des caractères de battant. On va au bout des choses.

Créer son entreprise, c’est une solution pour les personnes handicapées sans travail ?

Beaucoup des personnes handicapées que je connais ont un tempérament de battant et vont au bout des choses. Il faut monter des dossiers complexes, faire des prêts à la banque. Cela crée des tempéraments qui correspondent vraiment à la voie de l’entrepreunariat. Ce sont souvent aussi des gens très créatifs pour vivre avec leur handicap, et qu’est-ce qui est plus créatif qu’un entrepreneur ?

Source FRANCE TV.

L’Isle-sur-la-Sorgues : au-delà de son handicap, il crée sa biscuiterie avec succès…

Guillaume, 25 ans, passionné par la pâtisserie, n’a jamais pu intégrer le milieu professionnel à cause de son handicap.

Avec l’aide de ses parents et de la mairie, il a créé sa propre entreprise,

“L’Isle ô biscuits”, et ça marche…

On ne lui prédisait aucun avenir professionnel”. Guillaume Torrecillas a 25 ans et souffre de dysphasie, un trouble central lié au développement du langage.

Depuis son enfance, Guillaume aime la cuisine et particulièrement la fabrication de biscuits secs. Malgré les formations et les nombreux stages, il n’a jamais pu décrocher un contrat.

“C’était ce que je voulais faire, mais je n’ai pas trouvé de patron”, raconte Guillaume. Ses troubles du langage et son comportement parfois imprévisible ne lui permettaient pas d’intégrer une équipe en cuisine.

Guillaume a toujours voulu fabriquer des biscuits. / © FTV

L’amour d’une famille

Si le handicap de Guillaume ne lui permet pas de suivre un rythme de travail soutenu, il lui a permis de développer des sensibilités aux goûts, aux parfums et aux matières.

“Dans l’éducation ou dans les centres spécialisés, on essaie de mettre les enfants ou les jeunes adultes handicapés, dans des cases. Et si vous ne rentrez pas dans une case, vous êtes mis de côté”, se révolte Véronique Porcheddu, sa maman.

Avec l'aide de sa famille, Guillaume a créé son entreprise et réalise aujourd'hui ses propres biscuits. / © FTV

Qu’à cela ne tienne, Véronique et Pascal (le beau-père de Guillaume) ont décidé de créer son propre emploi. Après une étude de marché et des investissements dans un laboratoire, un four et des matières premières, Guillaume a créé son entreprise et lancé sa marque : L’Isle ô biscuits.

L’Isle ô biscuits

Avec son tablier blanc, Guillaume est un homme heureux. Dans son laboratoire, il a le sentiment d’exister.

“Mon rêve, c’est ça, travailler tous les jours, ça me plaît”, explique Guillaume, en pétrissant sa pâte. Ici, il réalise six biscuits différents, notamment des navettes, des cakes aux fruits confits et une spécialité, des tuiles aux amandes.

Créée il y a quelques semaines, l’entreprise de Guillaume fonctionne bien, les biscuits sont vendus par abonnement auprès des particuliers pour une durée de 3, 6 ou 12 mois et sur internet.

Avec le soutien de la municipalité, la société “L’Isle ô biscuits” est aussi présente sur les marchés, comme celui du Petit Palais ou celui de l’Isles-sur-la-Sorgues.

Guillaume confectionne six biscuits différents, dont une spécialité, les tuiles aux amandes. / © FTV

“L’Isle ô biscuits” est aujourd’hui une réussite, l’entreprise se développe. Pour la maman de Guillaume, le pari est gagné.

“Guillaume sait que je l’aime et que je serai toujours là pour lui. Je suis vraiment heureuse qu’on est pu faire ce projet, je ne voulais pas avoir le regret de ne pas avoir essayé”.

Désormais, Guillaume présente aussi ses biscuits sur sa page Facebook: http://lisleobiscuits.com/

Source FR3.

Austisme : les moments calmes dans les supermarchés se développent en régions…

Depuis quelques mois, des supermarchés modifient leur environnement sonore et visuel pour permettre aux personnes souffrant d’autisme de faire leurs courses sereinement.

Une initiative testée dans plusieurs régions qui a donné lieu à une proposition de loi.

A Wittenheim, dans le Haut-Rhin, les clients peuvent faire leurs courses sans musique et sans lumière agressive, une fois par semaine. / © France 3 Alsace/ B. Stemmer

Un supermarché sans néons et sans musique. Un rêve pour certains clients. Une réalité pour d’autres. Depuis un an, un supermarché de Vierzon, dans le Cher, instaure dans ses rayons une heure hebdomadaire de silence, avec lumière tamisée. Même le bip des caisses est réduit au minimum. Cette idée a vu le jour grâce à l’association Espoir pour mon futur de Vignoux-sur-Barangeon (Cher). Sa présidente, Christelle Berger, est maman d’une jeune fille autiste. Elle a pris contact avec la direction du supermarché, qui a tout de suite adhéré à sa proposition.

“Pouvoir donner à Christelle ce moment pour faire ses courses avec son enfant, dans un environnement serein pour elle, c’était tout à fait normal.”

Du calme pour tous

Les personnes qui souffrent d’autisme sont particulièrement sensibles aux bruits. D’où cette initiative qui profite également aux employés et autres clients ravis de faire leurs achats dans le calme.

Ce succès a incité l’enseigne Super U à étendre ce moment privilégié à deux heures hebdomadaires et à d’autres magasins. A Wittenheim dans le Haut-Rhin ou encore à Thourotte dans l’Oise, comme le montre ce reportage.

Autisme : un supermarché pour faire ses courses dans le calme

🛒 Tous les mardis, un supermarché de l'Oise s’adapte aux personnes atteintes d’autisme ou de troubles cognitifs, afin qu’elles puissent faire leurs courses dans le calme.

Gepostet von France 3 am Freitag, 5. Juli 2019

A l’étranger aussi

Ce concept de supermarché silencieux, qui commence à se développer dans l’hexagone, est aussi testé depuis quelques mois à l’étranger. Au Pays-Bas ou encore en Nouvelle-Zélande.

Bientôt une loi ?

Toutes ces initiatives françaises ou étrangères ont interpellé Nadia Essayan. Cette députée du Cher, où le premier supermarché silencieux a été lancé, a déposé, en septembre dernier, une proposition de loi pour instaurer une heure silencieuse dans les supermarchés.

Nadia Essayan

“Et voilà, la proposition de loi est déposée ! L’idée est d’offrir un environnement plus adapté pour faire ses courses aux personnes qui souffrent du bruit et de la lumière.
Merci à Maud Lelou, alors stagiaire, qui y a contribué, à Isabelle Ouzet qui a mis en place cette expérimentation au sein de l’hypermarché dans lequel elle est responsable des ressources humaines, à Christelle Berger et son association Espoir Pour Mon Futur qui nous sensibilise aux difficultés au quotidien des personnes atteintes de troubles autistiques.”

Source FR3.

L’aducanumab : le médicament contre Alzheimer qui ne devrait pas être à la hauteur des espoirs qu’il suscite…

Le laboratoire Biogen a annoncé qu’il allait déposer une demande de commercialisation de son traitement contre Alzheimer, l’aducanumab, au début de l’année 2020.

L'aducanumab : le médicament contre Alzheimer qui ne devrait pas être à la hauteur des espoirs qu'il suscite

Le groupe BIOGEN Inc. veut distribuer un médicament, l’aducanumab, qui ralentirait la progression de la maladie d’Alzheimer. Pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste ?

Stéphane Gayet : La maladie (troubles que l’on constate chez les personnes qui en sont atteintes) d’Alzheimer résulte d’un processus biologique particulièrement complexe.

Ce que l’on sait du processus pathologique à l’origine de la maladie d’Alzheimer

Au cours de la maladie d’Alzheimer, un peptide – c’est-à-dire une petite protéine – qui est naturellement présent dans le cerveau, s’accumule autour des neurones (cellules nerveuses qui produisent et transmettent les influx nerveux) de façon anormale ; il y constitue à la longue des dépôts, puis des plaques qui sont appelées « plaques séniles ou amyloïdes ». Cette deuxième appellation vient du fait que ce peptide normal – s’accumulant anormalement – est un peptide A bêta amyloïde.

Les neurones sont comme étouffés par ces plaques qui vont finir par les faire mourir de façon inéluctable. Ce mécanisme n’est pas nouveau : on le connaît dans d’autres maladies qui frappent le cerveau, comme l’encéphalopathie spongiforme transmissible (maladie à prion) et la maladie de Parkinson. La formation de ces dépôts amyloïdes est considérée à ce jour comme le primum movens de la maladie d’Alzheimer. On en sait un peu plus maintenant sur la façon dont ces plaques amyloïdes entraîneraient la mort des neurones : en les étouffant, elles y induiraient une réaction métabolique toxique, en l’occurrence une phosphorylation – la fixation d’une molécule d’acide phosphorique grâce à une enzyme appelée kinase : processus biochimique habituel – excessive d’une protéine de structure, située à l’intérieur des neurones. Cette protéine est appelée protéine tau (protéine normale). Les protéines tau hyper phosphorylées s’accumuleraient au sein des neurones et y détermineraient une dégénérescence – donc intra-cellulaire – qualifiée de « neurofibrillaire » : on observe des micro filaments anormaux (ou micro fibrilles anormales) à l’intérieur des neurones malades. Ces éléments anormaux seraient issus de la dégénérescence de structures normales qui sont essentielles au métabolisme du neurone. Cette dégénérescence neurofibrillaire conduirait finalement à la mort du neurone. Cette hypothèse physiopathogénique – décrivant le processus pathologique – est appelée la « cascade amyloïde », car elle stipule que tout provient de la formation de dépôts amyloïdes.

Cette théorie est celle qui est actuellement admise dans la communauté scientifique et c’est elle qui sert de fondement aux travaux de recherche sur le traitement et la prévention de la maladie d’Alzheimer. Mais il est bien sûr toujours possible qu’elle soit revue et corrigée à la lumière de découvertes à venir.

La cible de l’aducanumab du groupe BIOGEN est le peptide A bêta amyloïde (explications ci-dessus)

Beaucoup de travaux de recherche, sur le traitement de la maladie d’Alzheimer, ciblent le peptide A bêta amyloïde, et c’est logique étant donné que la formation de dépôts amyloïdes est considérée comme le primum movens de la maladie.

Le but poursuivi est donc de chercher à bloquer l’accumulation anormale de peptide A bêta amyloïde autour des neurones.

Les méthodes d’immunothérapie mobilisent des processus immunologiques (système de défense immunitaire). Elles sont de plus en plus utilisées en cancérologie, car plus précises et moins toxiques que les méthodes de chimiothérapie.

Partant du principe que les cancers comme la maladie d’Alzheimer sont des maladies chroniques et complexes, on a essayé de transposer à celle-ci les succès obtenus en cancérologie. D’où l’idée de l’immunothérapie dans cette maladie.

Il existe une immunothérapie active, c’est essentiellement la vaccination : le système immunitaire s’immunise de façon active contre un agresseur, grâce au vaccin spécifique. Les vaccins anti-Alzheimer sont jusqu’à présent des échecs.

Il existe aussi une immunothérapie passive : il s’agit notamment des anticorps anti-peptide amyloïde. Ces anticorps sont dits monoclonaux, parce que leur cible immunologique est ultra précise et unique (ils sont fabriqués par génie génétique).

L’aducanumab est un anticorps monoclonal dirigé contre le peptide A bêta amyloïde. Précisons que l’on a déjà essayé des traitements constitués d’anticorps monoclonaux dirigés contre la protéine tau, avec des résultats mitigés, peu concluants.

L’aducanumab a échoué par le passé, si bien que de nombreux chercheurs ont abandonné ce médicament. Certains, comme Rob Howard de l’Université de UCL, ont expliqué qu’il n’y avait rien de nouveau concernant cette “avancée”. Croyez-vous en ce médicament ? Est-ce un progrès concernant la maladie d’Alzheimer ou une énième tentative qui s’effritera au fil du temps ?

En effet, le groupe BIOGEN Inc. avait annoncé, il y a quelques mois, que l’aducanumab n’était pas suffisamment efficace et qu’il suspendait les recherches sur lui. Mais ses chercheurs ont voulu refaire a posteriori un travail d’analyse biostatistique des résultats des différents essais thérapeutiques. C’est en individualisant a posteriori des sous-groupes – ce que les bases de données des études permettent aujourd’hui de faire relativement facilement – qu’ils ont récemment mis en évidence une efficacité présentée comme significative.
Ils nous disent que ce médicament ralentirait l’accumulation anormale de peptide A bêta amyloïde autour des neurones. Il ne s’agit pas d’un traitement curatif – il ne stoppe pas la progression de la maladie -, ni d’un traitement préventif – car il ne prévient pas le développement ultérieur de la maladie. C’est donc uniquement un traitement atténuateur ou ralentisseur.

Ce qui donne raison à Rob Howard : il n’y a rien de vraiment nouveau. Cela fait des années que l’on effectue des recherches avec des anticorps monoclonaux et des années que ces recherches déçoivent.

À maladie chronique complexe, recherche longue et complexe. Honnêtement, il n’y a pas de quoi s’enthousiasmer. Cela dit, qui sait ? Si l’aducanumab est utilisé en thérapeutique, cela va peut-être déboucher sur de nouvelles découvertes. Il est fort possible que son efficacité nous surprenne, mais probablement uniquement dans des groupes de malades bien précis. En somme, ce n’est certainement pas une révolution, peut-être un petit pas en avant que d’autres vont emboîter. Il faut avoir à l’esprit le fait que les recherches scientifiques nous surprennent souvent par la faible prévisibilité de leurs découvertes.
Donc, soyons confiants, mais pas enthousiastes.

A l’heure actuelle, existe-t-il des médicaments efficaces pour contrer la maladie ? Comment se fait-il que les recherches concernant cette maladie stagnent ?

La médecine moderne a élucidé et peut soigner efficacement la très grande majorité des maladies aiguës (quelques jours à une ou deux semaines) et subaiguës (plusieurs semaines). Les difficultés rencontrées en médecine aujourd’hui concernent essentiellement les maladies chroniques (quelques mois à plusieurs années, au maximum toute la vie).

Plus une maladie est aiguë et plus sa cause est simple et unique, plus son mécanisme est facile à comprendre. Et plus une maladie est chronique et lente, plus ses causes sont nombreuses et imbriquées, et plus son mécanisme de constitution est complexe.

Avec les maladies neurodégénératives inflammatoires chroniques, comme la maladie d’Alzheimer, la sclérose en plaques (SEP), la maladie de Parkinson, la sclérose latérale amyotrophique (SLA), on se heurte à des processus pathologiques, à la fois pluriels imbriqués et d’une rare complexité. Nous devons inventer de nouvelles méthodes de recherche, faire appel à des outils informatiques d’une puissance toujours supérieure.

Cela n’a échappé à personne : en août 2018, les quatre médicaments, qui étaient préconisés et souvent administrés pour le traitement symptomatique – donc non curatif, car n’agissant que sur les symptômes et signes – de la maladie d’Alzheimer (mais aussi, pour certains, de la démence associée à la maladie de Parkinson et de la maladie à corps de Lewy), à savoir le donépézil, la rivastigmine, la galantamine et la mémantine (déjà disponibles sous forme générique), ont cessé de pouvoir être remboursés, ni par l’Assurance maladie, ni par les assurances complémentaires.

Cette décision annoncée fin mai 2018 était soutenue par le Collège de la médecine générale et faisait suite aux conclusions d’un rapport de la commission de la Transparence de la Haute autorité de santé (HAS), rendu en 2016 (deux ans plus tôt).

En effet, il est établi que leur pertinence clinique ainsi que la transposabilité des effets montrés par les études en vie réelle, ne sont pas assurées, mais aussi qu’il existe un risque de survenue d’effets indésirables (digestifs, cardiovasculaires ainsi que neuropsychiatriques pour les plus notables) potentiellement graves, pouvant altérer sérieusement la qualité de vie.

En somme, leur intérêt thérapeutique est jugé insuffisant pour justifier leur prise en charge par l’Assurance maladie, en plus du risque d’altération de la qualité de vie et celui d’interactions médicamenteuses sources d’effets indésirables.

On le voit, malgré les investissements considérables effectués en direction de la recherche dans le domaine des maladies neurodégénératives inflammatoires chroniques complexes – dont la maladie d’Alzheimer -, on éprouve encore de grandes difficultés à progresser. Il ne faut pas s’en étonner. La pathologie devient de plus en plus complexe, et cela s’explique bien.

Source ATLANTICO.