Le coup de gueule d’une mère varoise à la recherche d’un appartement pour son fils handicapé à Bayonne… “On ne loue pas à des handicapés” !

C’est un combat de plus à mener pour une mère varoise et son fils handicapé de 30 ans : trouver un logement à Bayonne afin qu’il puisse commencer à travailler.

Il a une promesse d’embauche, mais agences comme particuliers refusent de lui louer un logement, malgré des garanties financières.

Maxime se bat quotidiennement pour retrouver une vie "normale"

 

Le coup de gueule et la révolte d’une mère de famille varoise et de son fils, handicapé suite à un très grave accident de la route il y a six ans. Accident qui a laissé Maxime, aujourd’hui âgé de 30 ans avec d’importantes séquelles imposant le recours à un fauteuil roulant. Alors qu’une entreprise a fait confiance au jeune homme et lui a donné un emploi à Bayonne, Florence Perret ne trouve pas de logement. “Le handicap les rebute” indique t-elle. Si cette maman accepte de parler aujourd’hui, c’est pour aider son fils, mais aussi pour changer la vision de la société sur le handicap. Afin que tous les handicapés aient une chance.

Après six ans d’un pénible combat quotidien pour sa reconstruction physique, Maxime est prêt désormais à retrouver une vie active. Promesse d’embauche à la main dans un restaurant de Bayonne, sa maman s’active depuis le mois d’août pour trouver désormais un logement. Mais c’est une nouvelle bataille qui est engagée.

“On ne loue pas à des handicapés”

Plus de quatre mois qu’elle essaye de trouver un T2 avec ascenseur à Bayonne. Agences, particuliers, une cinquantaine d’annonces épluchées. Et à chaque fois la même réponse négative. “On a l’impression qu’on est dans un combat permanent, que ce soit pour l’habitat, le matériel ou l’accès. Et avoir accès à l’habitat, c’est la fin du monde. Mission impossible. Une agence m’a même clairement répondu qu’elle ne louait pas aux handicapés” témoigne Florence Perret.

Pourtant, Maxime dispose de toutes les garanties pour honorer le paiement de son loyer. Son mi-temps, sa pension, et même deux ou trois garants. “J’ai même proposé de payer quatre mois d’avance de loyer pour rassurer les propriétaires” raconte la maman, qui explique se battre pour son fils mais aussi pour tous les autres handicapés.

“C’est une chance d’un nouveau départ”

Face à toutes ces réponses négatives, ces portes qui se ferment, Florence Perret s’interroge : “Comment ne pas tendre la main à quelqu’un qui peut redémarrer dans la vie après six ans de combat, et même si les combats ne sont pas finis. C’est juste pour retrouver une autonomie. Pourquoi est-ce qu’on ne leur donne pas le droit de vivre comme tout le monde ? Cet appartement pour lui, c’est une chance de nouveau départ“, conclut-elle.

Source FRANCE BLEU.

Handicap : Meaux va ouvrir la première aire de jeux totalement inclusive et publique d’Ile-de-France…

Les jeux sont conçus aussi bien pour les enfants valides que non-valides. Cet espace sera accessible à partir de ce mois-ci.

 Meaux, vendredi 8 janvier 2021. Une aire de jeux inclusive, permettant d’accueillir des enfants valides et des enfants porteurs de handicap va ouvrir ce mois-ci.

 

C’est une petite révolution qui est en marche dans le parc du Pâtis, à Meaux. La toute première aire de jeux inclusive publique d’Ile-de-France accueillera des enfants ces jours-ci.

Cette aire comprendra des installations pour les enfants de 2 à 6 ans, qu’ils soient valides ou non. C’est pour cela qu’elle est appelée « inclusive ». Selon l’Association des maires d’Île-de-France, c’est la seule aire de jeux totalement inclusive dans la région.

Certes, dans d’autres communes franciliennes, il existe quelques jeux pour enfants handicapés mais aucune aire intégralement prévue pour accueillir ce public. En revanche, à l’hôpital Necker (Paris), une aire inclusive a été installée en 2018. Mais celle-ci n’est pas accessible au grand public. Par ailleurs, une aire du même genre a ouvert mi-novembre à Compiègne (Oise).

En avril, les enfants handicapés pourront également faire de la balançoire ou du toboggan au parc de la Gramine à Montereau. « L’inclusion, beaucoup en parlent et peu agissent, pointe le maire (UDI) James Chéron qui a prévu un budget de 71 900 euros pour installer une aire inclusive. Nous voulons que ces modules leur permettant de jouer et s’épanouir comme tous les enfants ». Six jeux et une table de ping-pong composent cette aire dans laquelle la balançoire, grande comme une nacelle, accueille un fauteuil roulant.

L’aire de jeux meldoise, s’étendant sur une surface de 326 m2, comprendra un carrousel inclusif, un panneau musical, des panneaux tactiles et sensoriels, un jeu à rebond ancré dans le sol et des jeux à ressorts (dont un permettant d’accueillir quatre enfants). Tous les jeux, sauf les deux appareils à ressorts, sont inclusifs. Selon la mairie de Meaux, « les handicaps moteur, mental et sensoriel » sont pris en compte. Pour la municipalité, cela représente un montant de 187 000 euros.

« Montrer dès le plus jeune âge l’importance du bien vivre-ensemble »

L’aire de jeux ouvrira autour du 10 janvier. « Nous devons attendre son contrôle pour la vérification de la conformité, la bonne conception, ainsi que le bon état des équipements », explique-t-on du côté de la mairie. Aucun détail n’est négligé. L’ensemble de l’aire de jeux est praticable en fauteuil roulant. Un revêtement spécial est posé au sol.

Source LE PARISIEN.

Handicap : de nouvelles mesures pour faciliter la vie des personnes handicapées…

Création d’une PCH parentalité, prime de 4 000 € pour l’embauche de travailleurs handicapés prolongée…

 

Handicap : de nouvelles mesures pour faciliter la vie des personnes handicapées

 

La Prestation de compensation du handicap évolue

A compter du 1er janvier 2021, la prestation de compensation du handicap (PCH), qui permet de financer des aides humaines ou matérielles évolue. Les quelque 17 000 parents en situation de handicap bénéficieront d’une PCH « parentalité » qui leur permettra d’accompagner au mieux leur(s) enfant(s) jusqu’à l’âge de 7 ans. Concrètement, ils pourront rémunérer un intervenant, une heure par jour, pour qu’il les aide à s’occuper de leur enfant. Ils auront également droit à une prise en charge de certains équipements – une table à langer à hauteur réglable par exemple – s’ils se déplacent en fauteuil roulant.

Par ailleurs, l’aide à l’alimentation, financée par la PCH, intègrera le temps de la préparation du repas et de la vaisselle. Enfin, les personnes ayant droit à la PCH avant leurs 60 ans pourront désormais continuer à en bénéficier après 75 ans. La loi, actant la mesure, a été adoptée en février dernier par le Parlement. La branche autonomie prendra en charge cet investissement, évalué à 200 millions d’euros par an.

Il est aussi prévu la création d’une PCH à vie dans le courant du premier semestre 2021.

Faciliter la scolarisation

Le déploiement des équipes mobiles départementales, croisant expertise de protection de l’enfance et protection médico-sociale, se poursuivra. Le but est de mieux accompagner et prendre en compte les besoins particuliers des enfants handicapés confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE). Des unités d’enseignement externalisées pour les élèves polyhandicapés ainsi que de nouvelles unités d’enseignement autisme (50 en maternelle et 35 en élémentaire à la rentrée 2021, puis 60 en maternelle et 10 en élémentaire en 2022) seront aussi déployées.

A compter de la rentrée 2021, l’ensemble de nouveaux enseignants recevront une formation d’au moins 25 heures à l’école inclusive.

Prolongation de la prime de 4 000 € maximum pour l’embauche de travailleurs handicapés

L’aide au recrutement de personnes handicapées, mise en œuvre dans le cadre du plan France relance, est prolongée. Les entreprises et associations, quelles que soient leur taille et leurs structures, qui embauchent un travailleur handicapé, en CDI ou en CDD d’au moins trois mois, et rémunéré jusqu’à deux fois le Smic, peuvent bénéficier d’une prime de 4 000 € maximum. Le délai pour réaliser les embauches, fixé initialement au 28 février 2021, court désormais jusqu’au 30 juin 2021.

Prise en charge des demandeurs d’emploi handicapés

Le rapprochement entre Pôle emploi et le réseau Cap emploi va se poursuivre. Après une expérimentation dans 19 sites pilotes en 2020, un accueil unique sera mis en place au sein de 200 agences entre janvier et mars 2021 avant d’être généralisé à l’ensemble du territoire national à partir d’avril 2021. Le but est de permettre une offre d’accompagnement personnalisée pour les demandeurs d’emploi en situation de handicap. Concrètement, les premières étapes du diagnostic du demandeur d’emploi seront réalisées par un conseiller de Pôle emploi. Ce dernier pourra ensuite solliciter l’expertise d’un conseiller de Cap emploi afin d’identifier les besoins d’accompagnement spécifiques. Ils formuleront ensemble une proposition de suivi qui sera réalisée par l’un ou l’autre, qui deviendra le conseiller référent.

Les arbitrages sur le cumul de l’allocation adulte handicapé (AAH) et d’un emploi à temps partiel interviendront au cours du premier semestre 2021.

Enfin, l’enveloppe consacré au dispositif d’emploi accompagné, effectif depuis le 1er janvier 2017, passera de 15 à 30 millions d’euros en 2021, puis à 45 millions d’euros en 2022 dans le but d’atteindre 10 000 personnes accompagnées d’ici 2022.

Favoriser l’accès à l’apprentissage

Pour que les Centres de formation des apprentis (CFA) puissent accueillir tout apprenti, quel que soit son handicap et son âge, ils doivent désormais évaluer au début du contrat les besoins en compensation de l’apprenti avec une grille identique pour toutes les branches professionnelles. La prise en charge s’élève à 4 000 € maximum.

Développer l’habitat inclusif

Le gouvernement va créer une « aide à la vie partagée » (AVP) dans les départements volontaires pour développer l’habitat inclusif, formule alternative aux établissements de type foyers de vie ou Ehpad. Cette aide sera octroyée à tout habitant d’un habitat inclusif dont le bailleur ou l’association partenaire a passé une convention avec le département. Son coût sera assuré par le département et la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

Améliorer l’accès aux soins

A compter du premier semestre 2021, des lieux de soins adaptés aux personnes en situation de handicap sera déployées sur l’ensemble du territoire. La mise en accessibilité téléphonique des hôpitaux et établissements de santé se poursuivra afin de faciliter les prises de rendez-vous et le suivi des consultations.

Améliorer l’accompagnement

Le numéro d’appui unique, le 0 800 360 360, mis en place pendant le confinement, sera pérennisé au-delà de la crise sanitaire.

De nouvelles solutions d’accompagnement seront développées pour éviter la séparation des familles et les départs contraints en Belgique dans les principaux territoires concernés : les Hauts-de-France, l’Ile-de-France et la région Grand Est.

Faciliter la vie des aidants

Le déploiement de plateformes de répit se poursuivra dans le but d’avoir d’ici trois ans une plateforme de répit de référence par département, avec des équipes mobiles d’intervention à domicile.

Améliorer l’accessibilité à la vie citoyenne

10 millions d’euros seront mobilisés pour permettre à l’ensemble des discours des ministres d’être sous-titrés en langue des signes. Une Journée défense et citoyenneté (JDC) en e-learning sera, par ailleurs, développée au profit des jeunes résidant à l’étranger et des jeunes en situation de handicap.

Source DOSSIER FAMILIAL.

 

Les personnes de plus de 75 ans pourront se faire vacciner “à partir du lundi 18 janvier”… Les toutes dernières informations sur la pandémie…

Le Premier ministre et le ministre de la Santé ont tenu une conférence de presse ce jeudi pour faire un point sur la situation épidémique en France.

Les personnes de plus de 75 ans pourront se faire vacciner "à partir du lundi 18 janvier"

 

Le Premier ministre a annoncé ce jeudi lors d’une conférence de presse que “tous les établissements et équipements actuellement fermés le resteront jusqu’à la fin du mois.” Cela concerne les musées, les cinémas, les bars ou encore les restaurants. De plus, la phase 2 de la vaccination va être avancée a annoncé le gouvernement. Les plus de 75 ans pourront se faire vacciner “à partir du lundi 18 janvier”.

Un point sur les principales annonces du Premier ministre et du ministre de la Santé

Les nouvelles commandes de vaccins arriveront au second semestre

Démarches administratives pour la vaccination ?

Reconfinement ?

Olivier Véran à propos des mutations du virus

Questions de la presse

Jean Castex veut faire cesser les polémiques

L’appel d’Olivier Véran

Les prochaines phases

Vaccination : comment ça vas passer

Olivier Véran confirme la date du 18 janvier

Olivier Véran détaille la simplification de la vaccination

Simplification des démarches

Jean Castex reprend la parole

Une directrice d’Ehpad partage son expérience

1 million de personnes vaccinées avant fin janvier

15 millions de personnes prioritaires

Vaccins pour tous

Campagne de vaccination

Vaccination des personnes en situation de handicap : trois questions à la secrétaire d’État Sophie Cluzel, en visite dans l’Yonne ce lundi…

Ce lundi 11 janvier, la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, était en visite dans l’Yonne.

Recueil de consentement, organisation au sein des établissements spécialisés…

Elle fait le point sur la mise en œuvre de la stratégie vaccinale auprès des personnes en situation de handicap, lancée ce jour.

Vaccination des personnes en situation de handicap : trois questions à la secrétaire d'État Sophie Cluzel, en visite dans l'Yonne ce lundi

 

Quel est l’enjeu de l’ouverture de la vaccination aux personnes handicapées accueillies en établissements spécialisés ?

“Les personnes en situation de handicap présentent des vulnérabilités importantes. Elles peuvent également, parfois, avoir plus de difficultés à se protéger, à respecter les gestes barrières et c’est pour cette raison que leur ouvrir la vaccination était une priorité du Gouvernement. Elle s’étend également aux résidents de foyers d’accueil médicalisés et maison d’accueil spécialisée, ainsi qu’au personnel de plus de 50 ans, ou présentant des comorbidités qui les exposent à des formes plus sévères.”

Quels outils sont mis à disposition des soignants, pour aider au recueil de consentement ?

“Nous avons travaillé pour faciliter le recueil de consentement pour les personnes qui sont empêchés dans leur compréhension à l’aide notamment d’une fiche “falc” (facile à lire et à comprendre, ndlr). Je pense que c’est un bel outil pédagogique pour expliquer la vaccination, répondre aux questions et travailler sur l’autodétermination et le choix des personnes qui sont parfois en difficultés de compréhension. […] Il était extrêmement important que la pandémie et le confinement ne nous freinent pas dans le travail d’explication, de pédagogie, et de communication accessibles à tous.”

Dans quelle mesure peut-on garantir le consentement des personnes en situation de handicap ?

“L’objectif est de recueillir un consentement éclairé. Par éclairé, il s’agit de comprendre ce que représente le virus, ce qu’est le vaccin, quels peuvent être les effets secondaires, à quoi sert-il… Si la personne concernée n’est pas en mesure de prendre la décision, l’adhésion de la famille ou du tuteur légal est essentielle. Le personnel soignant est également celui qui connaît le mieux le résident, puisque ce sont eux qui l’accompagne au quotidien, qui sont à son écoute.”

Source L’YONNE REPUBLICAINE.

Handicap : les allocataires de l’AAH sont trois fois plus souvent isolés que les autres Français…

14 % des titulaires de l’AAH sont isolés, selon la définition retenue par la Drees. Et l’isolement est encore plus souvent éprouvé par les personnes elles-mêmes.

Plus d’un allocataire sur deux se sent seul.

Handicap : les allocataires de l’AAH sont trois fois plus souvent isolés que les autres Français

 

La solitude : un fardeau pour les titulaires de l’allocation adulte handicapé (AAH). 53 % déclarent se sentir, souvent ou parfois, seuls, pointe une récente étude de la Drees, un organisme du service statistique public.

Il est vrai que 44 % vivent seuls, dans leur propre logement. C’est beaucoup plus que dans l’ensemble de la population française (20 %).

12 % sans contact avec leur famille

De plus, 10 % n’ont pas pas vu leur famille au cours des douze derniers mois (contre 3 %). Et 12 % n’ont même eu aucun contact (téléphone, courrier…).

Par ailleurs, 12 % affirment ne pas avoir d’amis (contre 3 %). Et même lorsqu’ils en ont, près d’un sur cinq assure ne pas avoir communiqué avec eux durant l’année écoulée.

Davantage de risques d’êtres isolés que les bénéficiaires d’autres minima sociaux

Pour synthétiser ces résultats, la Drees a construit un indicateur d’isolement. Une personne est considérée comme isolée si elle n’a pas de famille ou d’amis ou si elle voit moins d’une fois par mois au moins l’un d’entre eux. Cela concerne 14 % des allocataires de l’AAH. C’est quasiment trois fois plus que dans l’ensemble de la population (5 %).

Pourquoi ? Ce n’est pas lié au particularités socio-démographiques de cette population, constate la Drees. Toutes caractéristiques égales par ailleurs (âge, sexe…), les bénéficiaires de l’AAH et du minimum vieillesse ont plus de risques d’être isolés que les autres bénéficiaires de minima sociaux. L’âge isole. Le handicap aussi.

40 % privés d’élections

Seuls 63 % des allocataires de l’AAH sont inscrits sur les listes électorales contre 94 % des Français en âge de voter. Ce faible score s’explique sans doute par un moindre investissement dans la vie citoyenne. Mais aussi en partie par le fait que les personnes sous tutelle pouvaient se voir privées du droit de vote par le juge. L’étude a été réalisée en 2018 avant l’adoption de la loi ayant supprimé cette disposition du code électoral. Et puis à quoi bon s’inscrire sur les listes lorsqu’on n’est pas sûr de pouvoir déposer son bulletin dans l’urne, en raison de l’inaccessibilité du bureau de vote ?

Source OUEST FRANCE.

Toulouse : trois individus s’en prennent à une femme handicapée à son domicile…

Le déclenchement de la téléassistance a finalement permis de faire fuir les agresseurs, interpellés un peu plus tard.

Toulouse : trois individus s'en prennent à une femme handicapée à son domicile. Un véhicule de police (photo d'illustration).

 

Une femme handicapée de 70 ans a été agressée samedi 9 janvier à son domicile, dans le quartier Bellefontaine, à Toulouse. La septuagénaire était encore dans son lit lorsque trois hommes, âgés de 17, 28 et 33 ans, ont surgi dans sa chambre, rapporte le site Actu Toulouse . Ils ont forcé une porte-fenêtre et se sont introduits chez elle, munis d’un couteau.

Alors qu’ils fouillaient les lieux pour dérober des bijoux, la propriétaire a eu le réflexe de déclencher la téléassistance à laquelle elle est abonnée. Après avoir entendu la voix de l’opératrice résonner dans l’appartement, les trois cambrioleurs ont quitté précipitamment son domicile.

Les trois individus interpellés

Les trois individus ont finalement été interpellés une heure plus tard par des policiers de la brigade anticriminalité (BAC). Ils venaient de forcer un autre appartement avec une barre de fer. Les bijoux qu’ils avaient volés chez la septuagénaire handicapée ont été retrouvés dans leurs poches.

«Tous connus des services de police», ces trois hommes ont été déférés, précise Actu Toulouse. Le mineur a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire par le juge des enfants de Toulouse pour jugement ultérieur, précise au Figaro Dominique Alzeari, procureur de la République de Toulouse. Les deux majeurs ont quant à eux été poursuivis en comparution immédiate. Le premier, sans antécédents, a été condamné à deux ans d’emprisonnement et cinq ans d’interdiction du territoire français. Le second prévenu, qui comparaissait en état de récidive légale, a été condamné à cinq ans d’emprisonnement. Ils ont été maintenus en détention, précise le procureur de la République.

Source LE FIGARO.

Personnes âgées ou handicapées : propositions pour développer l’accueil familial…

La France compte 2,5 millions de seniors en perte d’autonomie et 1,2 million de bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés.

Or, seules 10 000 personnes âgées ou handicapées sont hébergées dans des familles.

Ce dispositif gagne à être davantage connu et développé.

 

Femme âgée sur un canapée entourée de petits-enfants et de leur maman.

 

Un rapport de l’Assemblée nationale publié en décembre 2020 dresse un état des lieux de l’accueil familial des personnes âgées ou en situation de handicap. Il avance des pistes pour promouvoir ce mode de prise en charge et rendre le métier d’accueillant plus attractif.

L’accueil familial en France aujourd’hui

L’accueil familial, réglementé depuis 1989, permet à des particuliers d’héberger chez eux, à titre onéreux, des personnes âgées ou handicapées adultes n’appartenant pas à leur famille. Les accueillants familiaux doivent obtenir un agrément du conseil départemental et bénéficient d’une formation initiale et continue.

La personne accueillie établit avec l’accueillant un contrat (dit “de gré à gré”) qui prévoit un projet d’accueil personnalisé et précise les conditions matérielles et financières de la prise en charge. Il n’existe aucun lien de subordination entre accueillant et accueilli. Depuis 2007, les accueillants familiaux peuvent aussi être employés par des personnes morales de droit public ou privé.

Actuellement, 10 000 accueillants proposent plus de 18 000 places, réparties inégalement sur le territoire. L’accueil familial constitue une solution intermédiaire entre le maintien à domicile et l’établissement. Mais son développement se heurte à :

  • la précarité du statut des accueillants de gré à gré, qui ont une faible rémunération et des droits sociaux limités. Le décès ou le départ inopiné d’un accueilli peut aussi compliquer le paiement des mensualités dues et causer une forte perte de revenu à l’accueillant ;
  • la difficulté du remplacement en cas d’absence (ponctuelle ou durable) de l’accueillant.

                                                            

20 propositions pour réformer et promouvoir le dispositif

Il est urgent, selon le rapport, de développer et faire connaître l’accueil familial car :

  • la France compte aujourd’hui 1,3 million de seniors dépendants pour seulement 600 000 places disponibles en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ;
  • le nombre des plus de 85 ans va quadrupler d’ici 2050 ;
  • l’accueil familial offre un hébergement individualisé et préserve des liens sociaux. Adapté aux personnes qui ne nécessitent pas un suivi médical lourd, il libère des places en établissement pour des personnes moins autonomes ;
  • il est 50% moins coûteux pour le département qu’un établissement spécialisé ;
  • il permet aux accueillis de rester dans leur bassin de vie et crée des emplois non délocalisables.

Afin de sécuriser le statut d’accueillant familial et valoriser le métier, le rapport suggère de :

  • consolider le système du gré à gré en revalorisant les salaires et les retraites sur l’ensemble du territoire, en constituant un réseau de remplaçants, en accordant aux accueillants le bénéfice de l’assurance chômage et en les autorisant à héberger des membres de leur famille ;
  • délivrer l’agrément au niveau national (le département n’assurant plus que le contrôle) ;
  • permettre aux accueillants qui le souhaitent d’exercer en tant que salariés ;
  • reconnaître l’accueil familial comme la 27e activité de service à la personne, et les accueillants comme des professionnels du secteur médicosocial.

Source VIE PUBLIQUE.

La police fiche des handis… GRAVE !

Trois décrets publiés début décembre autorisent le fichage de personnes handicapées au nom de la sûreté de l’État et de la sécurité publique.

La présidente de la principale union de défense des personnes malades ou handicapées psychiques et de leurs aidants s’insurge.

La police fiche des handis. Marie-Jeanne Richard

Trois décrets permettant le fichage policier de personnes handicapées ont été publiés au Journal Officiel du lendemain de la journée mondiale des personnes handicapées. Elaborés pour modifier les informations à inclure, le premier concerne le fichage au titre des enquêtes administratives liées à la sécurité publique (221.000 fiches actuellement), le second pour la prévention des atteintes à la sécurité publique et la sûreté de l’État (60.000 fiches), le troisième pour la gestion de l’information et prévention des atteintes à la sécurité publique (67.000 fiches). Dans ces fichiers de police et de gendarmerie figureront l’identité complète des personnes, mais également leurs opinions politiques, convictions philosophiques ou religieuses, appartenance syndicale, mais aussi les « données relatives aux troubles psychologiques ou psychiatriques », « régime de protection », « comportement auto-agressif », « addictions », entre autres nombreuses catégories. Si des organisations ont immédiatement saisi le Conseil d’État d’un recours suspensif, elles ont été déboutées le 4 janvier mais le magistrat statuant en référé a toutefois rappelé que « seules les activités susceptibles de porter atteinte à la sécurité publique ou à la sûreté de l’État pourront donner lieu à l’enregistrement de données sur des activités publiques ou au sein de groupements ou de personnes morales ou des activités sur les réseaux sociaux » et que le code de la sécurité intérieure prévoit « qu’il est interdit de sélectionner dans le traitement une catégorie particulière de personnes à partir des seules données sensibles ».

Fiche de police de Jean Cocteau

Les services de police et de renseignement intérieur n’ont donc théoriquement pas le droit de ficher des gens à partir de l’une de leurs caractéristiques, et il ne devrait pas être possible d’en extraire les communistes, homosexuels, juifs, francs-maçons, etc. comme on l’a connu lors d’une sombre période de notre histoire… Théoriquement, ce fichage ne devrait pas autoriser à ficher les opposants au Gouvernement, ou les musulmans, ou les personnes handicapées psychiques, mais seulement autoriser à mentionner ces caractéristiques d’individus estimés par des policiers comme potentiellement dangereux pour la sécurité publique et la sûreté de l’État. Mais que viennent donc faire là les personnes handicapées psychiques ? Présidente de l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (Unafam), Marie-Jeanne Richard réagit.

Question : Le Gouvernement a élaboré et publié trois décrets qui autorisent à inclure les personnes vivant avec des troubles mentaux ou psychologiques dans trois fichiers relatifs à la sûreté de l’État et la sécurité publique. Qu’en pense l’Unafam ?

Marie-Jeanne Richard : D’abord, une très grand indignation. Nous sommes furieux devant cet amalgame qui est récurrent, entre dangerosité, troubles psychiatriques ou psychiques, et atteinte à la sécurité de l’État. Nous avons écrit le 16 décembre au Premier ministre et aux ministre de l’Intérieur et de la Santé, et une seconde lettre collective d’organisations du monde de la psychiatrie, d’associations de patients et de familles vient de leur être adressée. Il est inadmissible de tout le temps faire ce lien, et c’est vraiment ajouter de la stigmatisation. Ce qui est aussi grave, et passé assez inaperçu, ce sont les facteurs de fragilité concernés, dont le comportement auto-agressif c’est-à-dire les personnes qui ont fait des tentatives de suicide et ne menacent pas les autres, ce ne sont pas des comportements hétéro-agressifs. Dans ces facteurs de fragilité sont inclues les addictions et les mesures de protection des personnes sous tutelle ou curatelle. C’est autant de mots qui nous ont mis dans une très grande colère. Si l’on comprend les difficultés de la situation actuelle en matière de sécurité, cela ne permet pas d’identifier et de pointer du doigt des personnes qui sont d’abord en souffrance.

Question : Il n’y a donc pas eu de concertation ni d’information préalable ?

Marie-Jeanne Richard : Pas du tout, aucune concertation. Nous ne savons pas si le ministère de la Santé et des solidarités a été consulté, et nous avons remarqué que les décrets ne sont pas cosignés par ce ministre. On peut penser que ces textes ont été élaborés uniquement par le ministère de l’Intérieur.

Question : Il y a un précédent, avec un fichier spécifique…

Marie-Jeanne Richard : Absolument, avec ce que nous appelons le décret Hopsyweb [lire l’actualité du 16 mai 2019]. il concernait les personnes en soins psychiatriques sans consentement, on nous avait répondu « ce n’est pas grave ». Il s’agissait d’un fichier recensant ces personnes jusqu’à trois années après la sortie des soins sans consentement. Puis après un deuxième décret de mai 2019 permettait de faire le lien avec le fichier des personnes fichées S en rapport avec le terrorisme. Chaque fois, on augmente la stigmatisation : Hopsyweb limitait le nombre de personnes pouvant consulter le fichier, le 2e décret faisait le lien avec le fichier des personnes surveillées pour radicalisation ou lien avec le terrorisme, aujourd’hui on atteint un 3e niveau assez flou où on ne sait pas quelles personnes seront inscrites dans les fichiers : les « troubles psychologiques ou psychiatriques », c’est extrêmement vaste.

Question : L’un des fichiers sera consultable par de simples agents de police…

Marie-Jeanne Richard : Exactement. Le fichier des enquêtes administratives liées à la sécurité publique est utilisé pour le recrutement préalable dans certains emplois de la fonction publique, ce qui veut dire que de nombreuses personnes peuvent y avoir accès. C’est vraiment une violation du secret médical et du droit des personnes.

Question : On estime que plus du tiers des emprisonnés vivent avec des troubles psychiques qui ne sont pas soignés, ce serait une volonté d’ajouter à la privation de liberté une punition en enfermant les prisonniers dans leurs troubles ?

Marie-Jeanne Richard : Ça n’est jamais écrit comme cela, vous vous en doutez bien. En ne prenant pas en charge correctement les troubles psychiques en termes de santé, on conduit ces personnes à la rue et à la prison. Et là, on n’a plus à s’en occuper. C’est une manière pour l’État de se dédouaner de son obligation d’assurer les soins aux concitoyens.

Question : D’un côté, vous constatez les décrets stigmatisants du ministre de l’Intérieur, et de l’autre vous entendez les discours des ministres de la Santé et des personnes handicapées sur l’inclusion des personnes vivant avec des troubles psychiques. Cela vous laisse quelle impression ?

Marie-Jeanne Richard : Celle d’un État qui ne discute pas. D’un côté, le ministère de le Santé et le secrétariat d’État aux personnes handicapées qui parlent d’inclusion, mais on sent bien au travers de tout cela que ce n’est pas l’inclusion pour tout le monde. C’est un point sur lequel nous continuerons à nous mobiliser avec les associations de patients. Il est inadmissible de parler aujourd’hui de société inclusive en oubliant de manière quasi délibérée les personnes qui ont un handicap psychique. Fin décembre est paru le décret sur l’aide à la parentalité, et une fois de plus les personnes en situation de handicap psychique n’y sont pas inclues. Il y a des discours sur une société inclusive, mais nous constatons qu’elle n’est pas pour tout le monde. Les personnes ayant une maladie psychique ont besoin d’être soignées et accompagnées, pas d’être fichées.

Propos recueillis par Laurent Lejard, janvier 2021.

Source YANOUS.

Nîmes : un groupe d’artistes handicapés félicité par Jean-Jacques Goldman…

Le groupe de musique les Unsdifférents, composé d’artistes en situation de handicap mental a reçu le 31 décembre dernier une lettre écrite de la main de Jean-Jacques Goldman pour les féliciter de leur travail.

Une véritable consécration pour ces Nîmois.

Une partie du groupe de musique les Unsdifférents, composé d’artistes en situation de handicap mental a reçu le 31 décembre dernier une lettre écrite de la main de Jean-Jacques Goldman pour les féliciter de leur travail.

 

Les Unsdifférents ne cessent de faire parler d’eux. Un deuxième album sorti en 2018, des concerts dans toute la France… et le 31 décembre dernier, une lettre écrite de la main de Jean-Jacques Goldman.

Dans ce courrier, le chanteur félicite et remercie chaleureusement le groupe pour son travail : “Bravo et merci pour tout le plaisir que vous procurez aux gens qui vous écoutent, qui dansent.” Quelques lignes écrites de la main de la personnalité préféré des français, comme une ode à la différence. “Vous n’avez pas de conseils à recevoir, juste la certitude que de Ray Charles, à Django Reinhardt, de Van Gogh à Beethoven, l’art est la maison de tout le monde et chacun y a sa place

Extrait de la lettre de Jacques Goldman au groupe "Les Unsdifférents"

Des artistes en situation de handicap mental

Car ce qui fait la singularité de ce groupe né en 2013 c’est sa composition : 11 artistes tous en situation de handicap mental, accompagnés par leur éducateur Mathieu Dupin. “C’est fantastique, c’est une énorme récompense. C’est quand même Jean-Jacques Goldman. Pour nos musiciens, il représente l’absolu, c’est le plus grand… c’est tellement plus,” se félicite Mathieu Dupin, éducateur et accompagnateur des Unsdifférents.

C’est Jean-Jacques quoi ! Simplement, il nous aime

Antoine Grangonet, chanteur du groupe Les Unsdifférents

Début décembre, Mathieu Dupin décide avec Antoine Grangonet, l’un des membres du groupe d’envoyer au chanteur un courrier accompagné d’une clé usb contenant des clips vidéos des Unsdifférents. La réponse arrivera quelques semaines plus tard. “C’est génial, géantissime !” se réjouit le jeune chanteur de 22 ans, “C’est Jean-Jacques quoi ! Simplement, il nous aime

Les Unsdifférents, l’aventure continue

Chaque membre recevra bientôt une copie de la lettre encadrée. Le groupe a déjà repris le travail et sortira un nouveau morceau dans une semaine : une chanson en hommage au personnel soignant. Un troisième album est annoncé pour 2021.

Source FR3.