Handicap : après le confinement, l’ambitieux chantier de l’accessibilité des gares reprend en Île-de-France…

Stoppés net par le confinement, les chantiers de mise en accessibilité des gares ont repris en région parisienne. Objectif fixé par Île-de-France Mobilités : 60% du réseau ferré francilien accessibles aux personnes à mobilité réduite à l’horizon 2024.

Un calendrier ambitieux au regard des chantiers.

La construction d'un passage souterrain, sous les voies ferrées de la gare SNCF de Saint-Denis / L'Île-Saint-Denis, en juin 2020.

Aux abords de la gare de Saint-Denis, une vaste structure de béton et d’acier est en cours d’assemblage. De loin, on dirait un immeuble en train de sortir de terre. En réalité, il s’agit du futur passage souterrain géant destiné à faciliter la circulation des voyageurs dans l’une des dix gares les plus fréquentées d’Île-de-France.

Un ouvrage, qui sera “rippé“, c’est-à-dire glissé, en quelques heures seulement, sous les voies ferrées à la fin de l’été 2020. Colossale entreprise, à l’image du programme de mise en accessibilité des gares d’Île-de-France : 268 gares, SNCF et RATP confondues, devront être accessibles aux personnes à mobilité réduite pour les Jeux olympiques de Paris. Soit une gare à livrer toutes les trois semaines, d’ici 2024.

La construction en plein air du futur passage souterrain de la gare de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, en juin 2020.

A Saint-Denis, le souterrain de 10 mètres de large est l’un des nombreux ouvrages sur ce chantier de modernisation de la gare de Saint-Denis / L’Île-Saint-Denis. Avec 90.000 voyageurs quotidiens, il s’agit d’un nœud essentiel de correspondance entre les lignes H du Transilien et le RER D. Sans compter les Thalys, Eurostar et autres TGV qui traversent la gare chaque jour.

Problème récurrent dans les gares d’Île-de-France : la hauteur des quais, inadaptée au matériel roulant, comme par exemple les rames de type “Francilien”. “Aujourd’hui, le quai est bas. Notre objectif est de rehausser le quai de 30 à 40 centimètres de façon à ce qu’il arrive à la bonne hauteur“, explique Jimmy Thibault, directeur d’opérations chez SNCF Réseau.

Objectif : 60% du réseau ferré accessible pour les Jeux olympiques de 2024

Epidémie de Covid-19 oblige, les travaux ont toutefois été interrompus durant le premier mois du confinement. A l’heure de la reprise, la feuille de route reste bien remplie : rendre 60% du réseau ferré accessibles aux personnes en situation de handicap, d’ici les Jeux olympiques de Paris 2024. Une obligation faite par Île-de-France Mobilités, l’autorité régulatrice des transports en région parisienne, moyennant une enveloppe de 1,4 milliard d’euros.

La SNCF doit ainsi aménager 209 gares, “soit 95% du trafic voyageurs“, explique Martine Berçot, directrice adjointe du programme accessiblité SNCF Île-de-France. Installation d’ascenseurs et d’escaliers mécaniques, parvis inclinés, quais rehaussés, passages élargis… Entre 2009 et 2019, “107 gares ont été mises en accessibilité“, précise Martine Berçot, une soixantaine de gares SNCF étant en chantier cette année.

“Dans beaucoup de gares, les travaux principaux ont été menés en un an ou deux. Mais pour obtenir l’ouverture des ascenseurs, il faut attendre plusieurs mois, voire plusieurs années !”

Marc Pélissier, FNAUT

Des aménagements pourtant pas toujours satisfaisants pour les usagers des transports. “Dans beaucoup de gares, les travaux principaux ont été menés en un an ou deux. Mais pour obtenir l’ouverture des ascenseurs, il faut attendre plusieurs mois, voire plusieurs années !“, déplore Marc Pélissier, président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT) Île-de-France.

C’est le cas le long du RER C, à la gare de Javel, dont les ascenseurs restent bloqués par des barrières de chantier, malgré la fin des travaux de mise en accessibilité prévue initialement… en 2018. Ou encore, à la gare du Pont de l’Alma : là aussi, la date de “mise en service des ascenseurs reste inconnue“, remarque la FNAUT.

Il y a eu un temps de retard sur la mise en œuvre du financement. Il est désormais acquis“, poursuit Marc Pélissier. “Par contre, les travaux se trouvent en simultané avec d’autres besoins tout aussi urgents, comme la régénération du réseau, l’interconnexion avec le Grand Paris, etc. SNCF Réseau a énormément à faire“, reconnaît-il. Des retards de calendrier scrutés de près par Île-de-France Mobilités, qui n’hésite pas à rappeler SNCF Réseau à ses obligations.

A la gare de Saint-Denis, sur la ligne H du Transilien, les quais seront rehaussés de 30 à 40 centimètres pour permettre l'accès des utilisateurs de fauteuils roulants.

4 Franciliens sur 10 en situation de mobilité réduite

L’enjeu est en effet de taille pour la région parisienne. Selon une étude réalisée en 2014 par Île-de-France Mobilités, si 4,7% des Franciliens ont un handicap reconnu, quatre habitants de la région parisienne sur dix sont en réalité “en situation de mobilité réduite un jour donné“. Il peut s’agir de personnes en situation de handicap, de femmes enceintes, ou de voyageurs transportant un bagage encombrant.

Il y a des gares qui sont impossibles à aménager. L’APF l’envisage. Mais on demande que les gares qui peuvent l’être le soient“, explique Pierre-Emmanuel Robert, de l’APF France handicap, qui cite en exemple les aménagements “bien pensés” récents de la gare Luxembourg sur le RER B.

“Qu’est-ce qui explique le niveau insuffisant d’accessibilité en France en 2020 ? C’est une question que je me pose depuis longtemps.”

Pierre-Emmanuel Robert, APF France handicap

Reste un constat pour l’Association des paralysés de France : “L’inertie générale de la société“, lorsqu’il s’agit de handicap. “Qu’est-ce qui explique le niveau insuffisant d’accessibilité en France en 2020 ? C’est une question que je me pose depuis longtemps“, analyse Pierre-Emmanuel Robert. Loi handicap de 2005, schéma directeur d’accessibilité dans les transports franciliens de 2015… Entre les textes et la mise en oeuvre, il reste un long trajet à accomplir.

Source FR3.

Des vacances pour les personnes âgées dépendantes et leurs aidants…

L’agence nationale pour les chèques-vacances a lancé en 2020 une expérimentation auprès des structures accompagnant les personnes âgées dépendantes et leurs aidants, pour favoriser leur départ en vacances.

Des vacances pour les personnes âgées dépendantes et leurs aidants

l4Agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV) mobilise ses fonds d’action sociale pour que les personnes âgées gardent du lien social et contribuent à la prévention de la perte d’autonomie.

Avec l’augmentation du nombre de personnes âgées dans notre société, celles qui sont devenues dépendantes ne doivent pas être exclues des vacances. Et les aidants ne sont pas épargnés.
– 69% des aidants familiaux sont des conjoints,
– 89% sont majoritairement à la retraite (Etudes ANCV/Opinion Way sur le profil et les attentes des aidants, 2016).

Les objectifs de cette expérimentation

Favoriser le départ en vacances de groupes constitués de personnes âgées dépendantes ou handicapées et/ou de leurs aidants proches, lors de courts séjours (moins de 5 jours / 4 nuits), c’est le but de cette expérimentation.

L’ANCV mène une politique d’action sociale dans le cadre :
– de la lutte contre les exclusions, en favorisant l’accès au départ des personnnes les plus éloignées des vacances,
– du soutien aux dispositifs de prévention de la perte d’autonomie,
– du soutien aux dispositifs de répit des aidants.

L’Agence souhaite proposer à ces structures qui accompagnent les personnes âgées dépendantes ou handicapées, une aide financière, pour concrétiser des projets de vacances imaginés avec leurs bénéficiaires et usagers.

Les publics visés par cet appel à projet sont :
– les personnes âgées dépendantes ou handicapées
– les aidants proches de personnes âgées dépendantes ou handicapées

Les structures pouvant prétendre à ces projets

Toute structure intervenant sur le champ de l’accompagnement des personnes âgées dépendantes ou handicapées et/ou de leurs aidants.

Source FRANCE INFO.

La loi d’état d’urgence sanitaire promulguée en retard, les 100km repoussés à lundi soir au plus tôt…!!! D’ici là, comment se dérouleront les contrôles de police ?

La loi d’état d’urgence n’a pas été promulguée à temps pour le déconfinement. Conséquence directe : la limitation des déplacements à un rayon de 100 km autour de son domicile ne peut donc s’appliquer ce lundi.

L’Élysée et Matignon en appellent au “sens de la responsabilité des Français”.

La loi d’état d’urgence sanitaire promulguée en retard, les 100km repoussés à lundi soir au plus tôt

Très attendu, le déconfinement progressif de la France commence officiellement ce lundi 11 mai 2020. Après cinquante-cinq jours passés chez eux, de nombreux Français reprennent aujourd’hui le chemin du travail tandis que d’autres se sont empressés de prendre leur volant pour aller se promener au-delà des 1 km autour de son domicile imposés depuis le 17 mars. Dans le cadre du déconfinement, il est en effet autorisé de sortir de chez soi dans un rayon de 100 km autour de son domicile et librement au sein de son département de résidence. Il est également possible de reprendre les transports en commun aux heures de pointe (6 h 30 – 9 h 30 et 16 h – 19 h), à condition de se rendre à son travail et d’être en possession d’une attestation de son employeur. Mais problème : la loi d’état d’urgence qui devait permettre d’officialiser ces mesures n’a pas été promulguée à temps.

L’Élysée et Matignon en appellent au “sens de la responsabilité des Français”

À peine entamé, le déconfinement de la France connaît donc son premier couac. Conscients de la cacophonie que ce retard pourrait provoquer, l’Élysée et Matignon se sont fendus d’un communiqué commun pour appeler les Français au “sens de la responsabilité” afin que les dispositions annoncées jeudi dernier par le Premier ministre Edouard Philippe “soient respectée”. Selon le communiqué diffusé dans la nuit de dimanche à lundi, le Conseil constitutionnel a été saisi par Emmanuel Macron et devrait rendre son avis sur cette loi d’urgence au plus tôt ce lundi soir.  Ce qui repousse d’autant l’entrée en vigueur de deux dispositions phares : l’attestation obligatoire dans les transports en commun aux heures de pointe et la limitation des déplacements à 100 km.

D’ici là, comment se dérouleront les contrôles de police ?

Déconfinement : les attestations pour se déplacer dans les transports en commun en heure de pointe ….

Les dispositions présentées ici seront définies par arrêté préfectoral, en application des textes législatif et réglementaire relatifs à l’état d’urgence sanitaire.

 Déconfinement : les attestations pour se déplacer dans les transports en commun en heure de pointe Mise à jour : 09 mai 2020

A partir du 11 mai 2020 et dans le cadre du déconfinement, une réglementation spécifique est prévue pour l’accès aux transports publics collectifs de la région Île-de-France et à leurs espaces attenants.

Compte tenu des conditions d’affluence constatées ou prévisibles aux heures de pointe, cette réglementation vise à faire respecter les mesures d’hygiène et de distanciation sociale, dites mesures barrières.

Ainsi, entre 6h30 et 9h30 et entre 16h00 et 19h00, cet accès est réservé aux personnes se déplaçant pour l’un des motifs suivants :

  • 1 – trajets entre le lieu de résidence et le ou les lieux d’exercice de l’activité professionnelle, et déplacements professionnels insusceptibles d’être différés;
  • 2 – trajets entre le lieu de résidence et l’établissement scolaire effectué par une personne qui y est scolarisée ou qui accompagne une personne scolarisée et trajets nécessaires pour se rendre à des examens ou des concours ;
  • 3 – déplacements pour consultations et soins spécialisés ne pouvant être assurés à distance ou à proximité du domicile ;
  • 4 – déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance des personnes vulnérables et pour la garde d’enfants ;
  • 5 – déplacements résultant d’une obligation de présentation aux services de police ou de gendarmerie nationales ou à tout autre service ou professionnel, imposée par l’autorité de police administrative ou l’autorité judiciaire ;
  • 6 – déplacements résultant d’une convocation émanant d’une juridiction administrative ou de l’autorité judiciaire ;
  • 7 – déplacements aux seules fins de participer à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative et dans les conditions qu’elle précise.

L’accès n’est pas réglementé pour les agents des exploitants des services de transports ou mandatés par lui et aux agents chargés de contrôler le respect des règles qui s’y appliquent.

Les personnes souhaitant se déplacer au cours de ces tranches horaires pour les motifs 2 à 7 ci-dessus doivent se munir d’une attestation leur permettant de justifier leur déplacement, dont le modèle est accessible à l’adresse suivante :

https://www.prefectures-regions.gouv.fr/ile-de-france/content/download/69382/451279/file/Auto-attestation_VF.pdf  

Cette attestation est également utilisable pour les déplacements professionnels relevant du motif 1 ci-dessus, dès lors que vous n’êtes pas salarié (statut d’auto-entrepreneur par exemple).

En revanche si vous êtes salarié, le justificatif pour les déplacements professionnels relevant du motif 1 ci-dessus doit être établie par votre employeur, sur la base du modèle accessible à l’adresse :

https://www.prefectures-regions.gouv.fr/ile-de-france/content/download/69388/451303/file/attestation%20professionnelle-PDF_VF.pdf

Pour les déplacements récurrents répondant aux motifs 1 et 2 (déplacements professionnels et scolaires), les attestations peuvent être définies pour la durée d’état d’urgence sanitaire, sauf évolution de la situation sanitaire.

A défaut de présentation de ces justificatifs, l’accès est refusé et les personnes sont reconduites à l’extérieur des espaces de transports publics collectifs concernés. Ces personnes s’exposent également à une contravention dont les modalités sont fixées par le code de la santé publique.

Les 11 et 12 mai, les contrôles de ces justificatifs sont effectués à titre pédagogique, afin de permettre l’appropriation de ces nouvelles règles par les usagers des transports et les employeurs.

Modèle d’attestation de déplacement professionnel en transport collectif en Île-de-France dont la version définitive sera éditée lorsque la loi et le décret seront publiés avant le 11 mai 2020 (formats WORD et PDF)

Auto-attestation dérogatoire pour usage des transports publics collectifs en Île-de-France à certaines plages horaires (formats WORD et PDF)

Source prefectures- région.gouv

Frontières dans l’UE, hors de l’UE : comment peut-on se déplacer ?…

Lors de la présentation du plan de déconfinement progressif jeudi, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a souligné que la fermeture des frontières restait “la règle”. Mais…

Frontières dans l’UE, hors de l’UE : comment peut-on se déplacer ?...

Jeudi, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a été clair : la fermeture des frontières est la “règle” même après la date de déconfinement du 11 mai.

Mais il a aussi laissé la porte ouverte dans certains cas.

“La règle”

Les restrictions aux frontières de la France avec les pays de l’espace européen (Union européenne, espace Schengen, Royaume-Uni) seront « prolongées jusqu’au 15 juin au moins et les frontières avec les pays non-européens resteront fermées jusqu’à nouvel ordre », a annoncé le ministre. Les frontières sont fermées depuis la mi-mars.

Cependant, avec les pays européens, la libre circulation des travailleurs frontaliers sera préservée.

Quid des mesures de quatorzaine ?

En outre, les mesures de quatorzaine « pour toute personne française ou étrangère entrant en France », permises par le projet de loi prolongeant l’état d’urgence sanitaire, « à ce stade, compte tenu de l’évolution de l’épidémie en Europe et au regard de l’alignement des mesures sanitaires entre pays européens », ne seront pas appliquées à l’intérieur de l’espace européen, « sauf Outre-mer et, si nous le décidons, en Corse », a-t-il ajouté.

Certains y voient une « aberration »

La décision française de ne pas imposer de quatorzaine à toute personne venant de pays européens quelle que soit sa nationalité, annoncée par l’Elysée dimanche soir, a suscité des critiques de la droite et de l’extrême droite. Des dirigeants du Rassemblement national, de Debout la France et certains députés LR avaient critiqué comme une « aberration », voire une mise « en danger », la décision de ne pas imposer de quarantaine aux personnes entrant en France depuis un pays de l’UE ou de la zone Schengen.
« Ils préfèrent mettre en danger les Français plutôt que de remettre en cause leur dogme religieux de la libre circulation. C’est désespérant ! », a notamment tweeté la présidente du RN Marine Le Pen.

Quelles sont les dérogations ?

Enfin, pour franchir la frontières avec un pays européen, certaines dérogations supplémentaires seront rendues possibles comme celles concernant la garde, la visite ou la poursuite de la scolarité d’un enfant ou encore un motif économique impérieux, en particulier les travailleurs saisonniers agricoles.

Quelques pays d’Europe où l’épidémie semble maîtrisée ont déjà entamé leur déconfinement et passent même à une phase deux, notamment l’Allemagne, qui a décidé de lever en mai la quasi-totalité des restrictions, avec la réouverture de tous les magasins, écoles, restaurants et hôtels. Mais le pays, moins touché notamment que ses voisins français et italien, a décidé de maintenir ses frontières fermées.

Source EST REPUBLICAIN.

 

Impact du confinement : Vortex, société leader du transport de personnes handicapées en Occitanie, en liquidation…

Fin avril, la société Vortex a été mise en liquidation.

Cette entreprise, spécialisée dans le transport de personnes handicapées, employait 300 salariés dans la région et véhiculait des dizaines de personnes chaque jour.

Tous se posent des questions sur leur avenir.

L'entreprise Vortex, installée à Saint-Jean de Védas (Hérault), oeuvre à transporter des élèves handicapés scolarisés dans toute la région Occitanie, de Montpellier à Toulouse ou encore Perpignan. / © FTV/France 3 Occitanie

Le 29 avril dernier, le tribunal de commerce de Montpellier annonce la liquidation de la société Vortex dont le siège social est basé à Saint-Jean-de-Védas (Hérault).

Vortex, c’est le leader français du transport de personnes handicapées, notamment vers les établissements scolaires. Jusqu’à 2 500 salariés répartis un peu partout en France, et notamment à Toulouse, Montpellier et Perpignan.

Mais l’histoire, commencée en 1999 à Evry dans l’Essonne, a peu à peu connu des soubresauts.

Vortex, c’était du dumping social. La grande majorité des salariés gagnaient entre 200 et 500 euros. C’étaient souvent des retraités qui avaient là un complément de salaire. Ils étaient assez malléables.

témoigne William Pascucci, de la CFDT Transports.

En décembre 2016, des salariés avaient manifesté devant le siège social de Saint-Jean-de-Védas : ils contestaient l’amputation selon eux du nombre d’heures de travail effectuées sur leur bulletin de salaire.

En décembre 2016, les salariés de Vortex avaient manifesté devant le siège à Saint-Jean de Védas (Hérault) contre des décomptes horaires de travail faussés selon eux et qui ne comptabilisaient pas toutes leurs heures de travail. / © FTV/France 3 Occitanie

Contentieux aux Prud’hommes et impact du confinement

Mais les temps changent. Confrontée à de nombreux contentieux devant les Prud’hommes et à des ruptures de contrats de la part de donneurs d’ordre comme les conseils départementaux, Vortex voit sa situation financière se détériorer.

Placée en redressement judiciaire en février dernier, la société subit de plein fouet la période de confinement imposée face à l’épidémie de coronavirus. Avec la fermeture des établissements scolaires, les transports d’élèves handicapés s’arrêtent. Les choses s’accélèrent et la liquidation judiciaire est prononcée.

Que vont devenir les personnes handicapées transportées ?

Outre plusieurs centaines de salariés qui se retrouvent au chômage, la disparition de Vortex a d’autres conséquences :

Que vont devenir les centaines de personnes handicapées qui étaient transportées par Vortex ?, s’interroge William Pascucci.
J’ai posé la question à Jean-Luc Gibelin, vice-président aux transports de la Région Occitanie. Il paraît qu’une société est prête à reprendre les activités de Vortex au niveau local mais je n’en sais pas plus.

Contactée par nos soins, la direction de Vortex n’a pas pour l’instant donné suite. Avec le déconfinement qui approche, la question du transport des personnes handicapées pourrait se poser de manière plus insistante.

Source FR3.

Coronavirus. 88 % de fréquentation en moins dans les commerces : Google Maps mesure le confinement… Chute vertigineuse !

Google met à disposition des données issues des mouvements des utilisateurs de son application de géolocalisation Google Maps dans 131 pays.

En France, la chute de fréquentation des lieux de travail, de loisir ou de transport est vertigineuse.

Coronavirus. 88 % de fréquentation en moins dans les commerces : Google Maps mesure le confinement

Google publie à partir de ce vendredi des statistiques issues des données de localisation de ses utilisateurs dans le monde, afin d’aider les pouvoirs publics à évaluer l’efficacité des mesures de distanciation sociale contre le Covid-19.

Téléchargeables sur un site dédié pour plus de 131 pays dont la France, ces rapports doivent révéler les tendances générales des mouvements de personnes au fil du temps et par zone géographique, dans différentes catégories d’endroits tels que les lieux de loisirs, les commerces d’alimentation, les pharmacies, les parcs, les stations de transport en commun, les lieux de travail et de résidence, selon un article sur un blog du géant américain.

Nous afficherons les tendances sur plusieurs semaines sous forme d’une augmentation ou diminution du pourcentage des visites, et non d’un nombre absolu, précise l’article signé par la directrice des produits géographiques de Google (dont Maps) Jen Fitzpatrick et la médecin en chef de Google Health Karen DeSalvo. Les informations les plus récentes dateront de 48 à 72 heures.

Nous espérons que ces rapports aideront (les responsables de la santé publique) à prendre des décisions sur la façon de gérer la pandémie de Covid-19. Par exemple, ces informations pourraient aider les responsables à comprendre les changements de tendances dans les déplacements essentiels, ce qui pourrait les amener à faire de nouvelles recommandations concernant les horaires d’ouverture ou les offres de services de livraison, explique Google.

Une baisse de 88 % dans les commerces

Selon les données diffusées pour la France au 29 mars, les effets du confinement sautent aux yeux. La fréquentation des lieux de loisirs et de consommation (commerces, restaurants, cinémas, etc…) – fermés depuis le 15 mars – a chuté de 88 %.

De même, la fréquentation des lieux de transports publics (tramway, métro, gares…) a chuté de 87 %.

Et alors que près de 4 millions de salariés sont en chômage partiel et que d’autres télé travaillent, la baisse de fréquentation des lieux de travail est de 56 %.

Données agrégées et anonymisées

Comme la détection d’embouteillages ou la mesure de la fréquentation des commerces sur Google Maps, ces rapports utilisent les données agrégées et anonymisées des utilisateurs Google ayant activé l’historique des positions, qui peut être supprimé ou interrompu dans les paramètres du compte.

Pour protéger la vie privée des personnes, aucune information personnellement identifiable, comme l’emplacement, les contacts ou les mouvements d’une personne, n’est mise à disposition, écrit Google.

Pour empêcher toute tentative d’identification d’une personne au sein de l’ensemble de données, l’entreprise a mis en œuvre une technique statistique appelée confidentialité différentielle qui ajoute du bruit dans les données brutes tout en conservant des statistiques proches de la réalité.

Différents projets technologiques ont été lancés dans le monde pour lutter contre l’épidémie, notamment le recours aux données de localisation des opérateurs télécoms pour prévoir la propagation du virus et tracer le parcours des personnes malades, ou à des applications mobiles pour alerter les utilisateurs s’ils ont croisé la route de personnes contaminées.

Source OUEST FRANCE.

Châteaugiron. Handicap : un guide qui recense les loisirs adaptés…

L’Office de tourisme du pays de Châteaugiron vient d’être distingué par la marque Tourisme et Handicap.

Il a réalisé un guide, très utile, qui recense les sites, les services ainsi que les activités accessibles aux personnes handicapées.

Marine Gounant, en charge de la communication au pays de Châteaugiron communauté, Orianne Guérin, Vincent Boutemy et Charlotte Pothier, chargée de l’événementiel tourisme et culture au pays de Châteaugiron, ont présenté les différentes actions mises en œuvres pour faciliter l’accès aux sites touristiques aux personnes en situation de handicap.

L’Office de tourisme du pays de Châteaugiron vient d’être distingué par la marque Tourisme et Handicap. Il a réalisé un guide, très utile, qui recense les sites, les services ainsi que les activités accessibles aux personnes handicapées.

Quelle distinction a été attribuée à l’Office de tourisme ?

La commission régionale de la marque Tourisme et Handicap a attribué, fin janvier, à l’Office de tourisme, la Marque pour trois types de handicaps à savoir pour les personnes soufrant de troubles mentaux, de l’audition ou liés à la motricité.

Cette démarche, qui valorise les actions mises en œuvre et qui engage l’Office de tourisme à assurer de façon pérenne, un accueil de qualité adapté à des personnes en situation de handicap, a été initiée au mois d’avril via la réalisation d’un diagnostic du territoire de la communauté de communes.

En quoi consistait ce diagnostic ?

« Ce travail, qui a duré cinq mois, était nécessaire pour vérifier l’accessibilité des sites touristiques du pays de Châteaugiron, explique Orianne Guérin, directrice de l’Office de tourisme. Nous avons également visité les commerces, les hôtels ainsi que les différents lieux qui abritent des activités sportives et culturelles, ainsi que des services médicaux. Tout au long de ces investigations, nous avons recueilli les avis de personnes en situation de handicap. Notre souhait est qu’une personne handicapée qui séjourne au pays de Châteaugiron puisse accéder aux services dont elle a besoin et qu’elle puisse évoluer en toute autonomie dans le territoire. »

Qu’a permis ce travail ?

Le diagnostic a permis l’élaboration d’un guide spécifique qui recense les sites, les services ainsi que les activités accessibles aux personnes handicapées. Il sera distribué à la demande et disponible en téléchargement sur le site internet de l’office.

Outre la rédaction de cet ouvrage, des sessions de formation ont été organisées à destination des collaborateurs œuvrant au sein de l’Office de tourisme afin qu’ils puissent assurer un accueil adapté aux personnes en situation de handicap. L’ergonomie du bâtiment qui abrite l’office a également été revue à l’aune de l’accessibilité.

« Nous avons organisé des visites guidées du château à destination de personnes souffrant de handicap mental », commente Vincent Boutemy, président de l’Office de tourisme intercommunal.

Quels autres projets avez-vous ?

« Nous œuvrons afin de pouvoir proposer ces mêmes prestations à des visiteurs atteints de handicaps liés à la motricité. Nous allons concevoir des événements touristiques qui permettent cette accessibilité aux handicapés, comme aux Suspensions de l’été pour lesquelles nous allons programmer un spectacle en langue des signes. Nous améliorerons également la signalétique lors des manifestations qui seront mises en place et un accueil sera spécifiquement dédié aux personnes handicapées. Lors du Brunch de l’été, qui aura lieu le 5 juillet, au parc du Chêne-Joli, à Noyal-sur-Vilaine, nous organiserons des animations sportives adaptées aux personnes handicapées. »

Contact : renseignements : Site Internet : www.tourisme.paysdechateaugiron.bzh. Tél. : 02 99 37 89 02.

Source OUEST FRANCE.

Véhicules inadaptés, conducteurs maltraitants : des usagers handicapés dénoncent le service Mobibus à Toulouse…

Des personnes en situation de handicap lourd dénoncent le service de transports de Tisséo Mobibus.

Rampe d’accès inadaptée, service de réservation défaillant et conducteurs maltraitants.

Selon eux, la qualité des voyages s’est fortement dégradée.

Les véhicules de transports sont parfois inadaptés pour les fauteuils roulant électriques. Illustration / © Sébastien MORELLI

Les usagers en situation de handicap qui utilisent quotidiennement le service de transport Mobibus de Tisséo sont excédés. Depuis plusieurs années, ils se plaignent de la mauvaise qualité du service assuré par Transdev pour le compte de Tisséo. Selon les associations APF France handicap, AFMTéléthon et le Collectif Inter Associatif Handicaps 31, la qualité des prestations s’est gravement dégradée avec, notamment, la mise en place d’un nouveau système informatique de réservation.

Dysfonctionnements à répétition

Sonia Lavenir, de APF France handicap, a recueilli plusieurs témoignages d’usagers : “Certains véhicules n’ont pas de rampe d’accès adaptée, du coup, la pente est raide et le fauteuil peut se retourner à la montée. Et une fois à l’intérieur, il est courant que l’usager en fauteuil se retrouve à voyager contorsionné avec la tête qui touche le plafond ! Sans parler des conducteurs désagréables, parfois maltraitants et qui conduisent trop vite.”

“On a l’impression d’être un colis”

Sonia Lavenir poursuit : “Le nouveau logiciel Pass qui permet des réservations en ligne n’est pas fiable. C’est compliqué de modifier une réservation et souvent les chauffeurs sont en retard. Pire encore, on m’a déjà oubliée ! Ajoutez à ça que l’assistance téléphonique en ligne ne répond pas toujours !”

Un taux de satisfaction de 15.2/20

Selon une enquête menée à l’automne 2019 auprès de 800 personnes, les usagers donnent une note de 15.2 sur 20 pour le service Mobibus. Un taux de satisfaction en légère baisse car l’an passé, la note était 15.8/20.  Jean-Michel Lattes, le président de Tisséo complète : “94% des personnes interrogées mettent au moins 10/20 au service Mobibus. Nous sommes très attentifs aux retours de ces usagers. Concernant, le logiciel Pass, on est conscient des dysfonctionnements, le prestataire est en train de faire les développements nécessaires pour que la centrale de réservations soit plus opérationnelle.”

Des véhicules homologués

Jean-Michel Lattes l’assure : “Tisséo et l’ensemble des sous-traitants qui assurent les trajets Mobibus sont tous équipés de véhicules homologués pour transporter des personnes en situation de handicap. Nous avons une flotte d’une centaine de véhicules. Si un usager constate un problème, qu’il nous le signale immédiatement.”

 

Aucune plainte pour maltraitance enregistrée

“Si des usagers ont été victimes de maltraitance de la part des conducteurs, il faut qu’ils nous en informent immédiatement. A ce jour, nous n’avons pas été informés d’un cas précis.” poursuit Jean-Michel Lattes. “Nous allons être attentifs à la formation des conducteurs, que se soit dans la manipulation ou dans le contact humain.”

Un geste commercial demandé par les associations

Selon Tisséo, les équipes de l’assistance téléphonique seront renforcées et mieux formées. Les associations à l’origine de la grogne, réclament une remise commerciale de 30% minimum sur les factures d’octobre pour dédommagement. “Nous y sommes favorables” a assuré Jean-Michel Lattes. L’échelonnement sur 6 mois du paiement des factures de novembre à janvier a également été acté.

Un transport porte à porte avec Mobibus est facturé 3.12 euros (1.50 euros pour le transport et 1.62 euros pour l’assistance). Un déplacement coûte 26 euros (25 euros sont pris en charge par Tisséo, 1 euro par l’usager bénéficiaire).

Refus d’embarquer une personne handicapée dans un bus : enquête ouverte à la RTM…

L’histoire a été révélée sur les réseaux sociaux par une témoin de la scène : un chauffeur de bus aurait délibérément refusé l’accès à son bus à une jeune femme en fauteuil roulant.

La RTM a ouvert une enquête, après que le comportement du chauffeur lui ait été signalé.

Refus d'embarquer une personne handicapée dans un bus : enquête ouverte à la RTM. Un bus accessible aux handicapés - illustration

Après que l’accès à une discothèque ait été refusé à une personne handicapée le week-end dernier à La Garde, dans le Var, c’est un chauffeur de la RTM qui aurait refusé d’abaisser la rampe handicapé du bus qu’il conduisait pour laisser entrer une jeune femme en fauteuil roulant.

Une scène insoutenable pour Karine. Elle était sur place, à cet arrêt de la ligne 19 direction Castellane, et elle a tout vu : “La personne était placée sur le marquage au sol dédié. Le chauffeur ne s’est pas arrêté en face d’elle, ce qui l’a obligée à se déplacer. D’abord, il a dit qu’il n’y avait pas de plateforme, puis, qu’elle ne marchait pas : les passagers ont donc porté la jeune fille et son fauteuil.” Au terminus, même chose : le chauffeur rechigne à laisser descendre la jeune fille.

Alors Karine a voulu prendre une photo du bus ; le chauffeur l’aurait alors menacée. Après que Karine ait signalé le comportement du chauffeur, juste après la scène, à la RTM, cette dernière a immédiatement ouvert une enquête en interne. “_Nous prenons cette enquête très au sérieux. Nous avons convoqué le chauffeur, qui a donné sa déposition. Nous devons encore déterminer dans les prochains jours si la plateforme fonctionnait ou pas, mais nous devrons, quelle que soit l’issue de l’enquête, “parler” à cet agent_”, déclare Pierre Durand, directeur marketing de la RTM.

La mobilité des personnes handicapées : un enjeu à Marseille

Dans son appartement du troisième étage de la Belle de Mai, Patrice Busseuil est en fauteuil roulant depuis plus de 20 ans. Pour lui, l’histoire partagée par Karine n’est pas inédite : “Ça m’est déjà arrivé plusieurs fois, à moi et à des adhérents de mon association. Parfois, les chauffeurs ne veulent pas nous laisser monter. Ils me disent qu’il n’y a pas de rampe, mais je la vois, moi, la rampe“, se désole-t-il.  Il nuance toutefois son propos : “Il m’est déjà arrivé aussi de croiser des chauffeurs qui se sont levés eux-mêmes de leur siège pour m’aider à rentrer, quand les rampes d’accès ne fonctionnaient pas. Et puis, ça me rassure de voir que les passagers se mobilisent aussi pour nous“, raconte-t-il. Il se dit tout de même “dépité” par cette histoire.

La mobilité des personnes handicapées représente un vrai défi à Marseille. S’il existe bel et bien un bus de substitution adapté aux handicapés, MobiMétropole, ça n’est pas suffisant . Céline se déplace en fauteuil électrique : “MobiMétropole est un service très demandé. Il faut réserver son transport une semaine à l’avance, et on n’est même pas surs de l’obtenir. Demain, je dois aller à la gare Saint-Charles : mon transport a été refusé, je vais devoir rouler 20 minutes sur la route avec mon fauteuil“.

En effet, les trottoirs ne sont pas adaptés non plus aux fauteuils, tout comme les stations de métro, même si ces dernières devraient le devenir en 2023, selon la RTM. Seuls 20% des arrêts de bus sont homologués et accessibles aux personnes à mobilité réduite. Tous ces éléments font de Marseille une ville assez peu accessible en termes de transports pour les handicapés : selon une enquête de France Handicap, seuls 9% des personnes à mobilité réduite se déclarent satisfaits des transports un commun. Le plus faible taux des 14 villes mentionnées dans l’enquête.

Source FRANCE BLEU.