Handicap : Vocaléo, l’appli qui « fait parler » les objets vise le BtoB …

Destinée en priorité aux malvoyants, l’application mobile reliée à des puces NFC permet d’associer des messages vocaux à des objets ou des lieux.

Les deux entrepreneuses à l’origine du projet veulent commercialiser le dispositif auprès des entreprises et des services publics.

visuel application vocaleo

 

La technologie de communication sans contact ne sert pas qu’à payer avec sa carte bleue. Preuve en est, la nouvelle application mobile qui facilite la vie des malvoyants, commercialisée par deux jeunes entrepreneuses, Marion Thièrion et Marion Dufrenne.

Vocaléo permet en effet d’associer un enregistrement vocal personnalisé à un lieu ou à un objet grâce à des mini-puces NFC adhésives. On peut imaginer par exemple une puce appliquée sur une boîte de médicament. En approchant son smartphone du produit se déclenche alors un message vocal détaillant la posologie et les contre-indications.

15.000 euros d’investissement

Disponible gratuitement sur les appstores depuis janvier 2021, l’application a été téléchargée par environ 350 personnes. La jeune pousse lyonnaise fondée en août 2020 espère atteindre environ 1.000 utilisateurs d’ici à la fin de l’année. Des déficients visuels ou leurs proches aidants. Un objectif prudent comparé au marché potentiel constitué de 1,7 million de malvoyants en France.

« Le principal poste d’investissement de l’entreprise a été le développement et la maintenance de l’application, environ 15.000 euros », précise Marion Dufrenne, elle-même fille de malvoyant, qui a rencontré son associée sur les bancs de Sup de Pub Lyon (groupe INSEEC). Le développeur indépendant qui a épaulé les cofondatrices sera rétribué grâce aux premières recettes tirées des ventes de puces NFC. Compatibles uniquement avec l’application, ces balises réutilisables sont disponibles sur le site Web de la start-up ou directement depuis l’application (14,99 euros le pack de 10).

Une clientèle d’entreprises

Mais le modèle économique du dispositif ne repose pas uniquement sur la vente de puces aux particuliers. Pour rendre viable l’activité, Vocaléo cible les entreprises et les collectivités locales dont les commandes atteignent de plus gros volumes. Son premier client professionnel, Les Compagnons du Bonsaï, utilise les puces pour expliquer au client, par message vocal l’histoire de l’arbre et donner des conseils d’entretien.

La jeune pousse est également en discussion avec un laboratoire pharmaceutique qui pourrait se servir du dispositif pour des produits destinés à des malvoyants. En parallèle, les entrepreneuses discutent avec une chaîne d’hôtels qui inséreraient les puces dans les supports d’informations que l’on peut trouver à la réception ou dans les chambres.

La sphère publique représente également une cible prometteuse. « Des mairies pourraient placer des puces NFC à l’accueil ou sur des bulletins d’informations pour donner aux usagers malvoyants des indications sur les horaires et l’accessibilité des différents services », explique Marion Thièrion. En réalité, l’utilisation de Vocaléo serait « déclinable à l’infini », poursuit l’entrepreneuse. Et de citer en exemple des marques de produits alimentaires qui intégreraient le dispositif pour communiquer sur la composition des recettes ou la présence d’allergènes.

Source LES ECHOS DES ENTREPRENEURS.

Valognes. Ivre, il frappe sa mère septuagénaire non voyante…

Faits Divers – Justice. Au tribunal judiciaire de Cherbourg, le 29 juillet 2021, un homme a été jugé pour des violences sur une personne vulnérable.

Valognes. Ivre, il frappe sa mère septuagénaire non voyante

 

Un homme, 45 ans, a été jugé en comparution immédiate par le tribunal judiciaire de Cherbourg le 29 juillet 2021 pour des violences sur une personne vulnérable. Le 26 juillet 2021, les gendarmes arrivent et trouvent le prévenu sur la pelouse de la maison de sa mère qui l’héberge.

Elle a 75 ans et est non voyante. Le mis en cause passe ses journées à boire.

Ce soir-là, il a giflé sa mère et elle a eu très peur. Les voisins, après avoir entendu des cris, ont appelé la gendarmerie. Il dort dans la même chambre que son fils de 15 ans car il est séparé de son épouse.

Le fils, qui dort sur un matelas, attend que le père ait terminé de boire et de fumer pour pouvoir s’endormir. Le lendemain, il ne se souvient plus de ce qu’il a fait la veille. Son avocat précise “qu’il ne conteste pas les faits, il assume”. Le procureur indique : “le 30 avril, il vient s’installer chez sa mère à sa sortie de prison et il est ivre tous les soirs”. Il requiert 12 mois de prison ferme dont 5 avec un sursis probatoire.

Le tribunal le condamne à 14 mois ferme dont 9 mois avec sursis probatoire et prononce le maintien en détention.

Source La Manche Libre.

Un couple d’Espagnols crée des lunettes high-tech pour permettre à leur fils de voir…

PROGRES – Actuellement, les seules solutions proposées sur le marché pour les personnes avec une basse vision sont les cannes et les chiens-guides.

Un couple d’Espagnols crée des lunettes high-tech pour permettre à leur fils de voir

 

Un nouvel outil technologique pour les personnes malvoyantes ? Un couple d’Espagnols a mis au point des lunettes high-tech afin de permettre à leur fils de se débrouiller seul. Ces parents sont partis d’un constat simple : « Il n’y avait rien sur le marché. Les personnes avec une basse vision n’ont que les cannes et les chiens-guides pour les aider à se déplacer. Il n’y a rien de plus », a expliqué Jaume Puig, ingénieur électrique espagnol.

Avec son épouse médecin, Constanza Lucero, il a créé en 2017 la société Biel Glasses, qui porte le nom de leur fils, mais les lunettes ne sont au point que depuis cette année. L’innovation est exposée en ce moment au Salon mondial du mobile (MWC) à Barcelone.

Jusqu’ici aucune technologie n’existait

Après son deuxième anniversaire, les parents du petit garçon ont commencé à s’inquiéter de ses fréquentes chutes et de ses difficultés à monter les escaliers. Biel a fini par être diagnostiqué comme souffrant de vision basse, ou malvoyance, causée dans son cas par un problème du nerf optique, un problème bien plus répandu que la cécité et qui fait de chaque tâche quotidienne un défi.

La vision basse ne peut être corrigée ni par des lunettes ni par la chirurgie, et jusqu’ici aucune technologie n’existait pour aider les personnes atteintes.

Un mélange de 3D, IA et RA

L’appareil imaginé par Biel Glasses ressemble à un casque de réalité virtuelle ou de jeux vidéo. Il utilise la vision en 3D, l’intelligence artificielle et la réalité augmentée pour superposer du texte, des images ou de la vidéo par-dessus l’image réelle, afin que la personne puisse détecter des obstacles ou lire des panneaux dans la rue, par exemple.

« Nous nous sommes dit que nous pouvions utiliser ces technologies pour aider Biel à voir, tirer parti de la vision dont il dispose pour qu’il puisse être plus autonome, avant tout pour résoudre ses problèmes pour se déplacer », raconte Jaume Puig, 52 ans, sur le salon de Barcelone. « On ne peut pas le guérir, d’accord, mais on peut l’aider », a-t-il ajouté.

Vendues à 4.900 euros

Pour mettre au point l’appareil, un investissement de 900.000 euros a été nécessaire. Le couple a puisé 65.000 euros dans ses économies et a récolté le reste auprès d’institutions publiques et par du financement participatif. Le projet s’est fait en collaboration avec une équipe d’ingénieurs en informatique et de médecins, dont l’un des plus grands spécialistes espagnols de la basse vision.

Le produit, homologué par l’Union européenne, devrait être commercialisé cette année en Espagne et au Danemark. Les lunettes, qui doivent être adaptées sur mesure aux besoins de leur utilisateur, coûtent 4.900 euros. Jaume Puig, créateur de plusieurs autres jeunes pousses dans les hautes technologies, espère pouvoir intégrer aux futures versions une fonction d’activation par la voix et un système de navigation via Google Maps.

Source 20 MINUTES.

Nîmes équipe ses monuments d’une signalétique pour les personnes en situation de handicap…

Dans le cadre de la labellisation “Destination pour tous”, la Ville a installé sept nouveaux panneaux devant la Tour Magne, la Maison carrée et les Arènes.

Ils permettent la découverte de ces sites historiques pour les personnes à mobilité réduite, malvoyantes, ou malentendantes.

Le maire Jean-Paul Fournier et ses adjoints ont pu essayer le QR code sur un des panneaux de la Maison Carrée.

 

C’est un pas de plus vers l’accessibilité des monuments romains à Nîmes. Sept panneaux signalétiques ont été remplacés devant la Maison Carrée, les Arènes et à la Tour Magne pour permettre aux personnes en situation de handicap de profiter de ce patrimoine. Sur chaque affichage, quelques lignes d’explications, mais aussi des textes en braille, un dessin du monument en relief et un QR code. Nîmois, comme touristes peuvent alors flasher le code sur leur téléphone portable. Et là, une page internet s’ouvre avec, des explications audio en cinq langues, et une vidéo.

“Il faut que nos monuments soient accessibles au plus grand monde”

Avec ces panneaux, la Ville s’engage pour les personnes à mobilité réduite, les mal-voyants et les personnes malentendantes. Ce dispositif s’inscrit dans la démarche de labellisation “Destination pour tous”, qui œuvre à faciliter l’accès à tous à la culture. “Ça fait partie des éléments qu’il faut maintenant avoir dans une destination de première catégorie comme celle de Nîmes, explique Xavier Douai, adjoint délégué au tourisme. On ne peut laisser personne sur le côté. Il faut que nos monuments soient accessibles au plus grand nombre, et aux personnes en situation de handicap en particulier.”

Sur chaque panneau, des informations en braille, un dessin en 3D et un QR code à scanner pour lancer les explications audio et vidéo.

Des panneaux destinés aussi à tout à chacun

Même si les explications audio et vidéo sont à destination des personnes en situation de handicap, tout le monde peut en profiter. “La personne qui ne souhaite pas monter les marches de la Maison Carrée ou de la Tour Magne, pas parce qu’elle est handicapée mais parce qu’elle a le vertige ou peur du vide, peut utiliser ces panneaux, assure Véronique Jouve-Sammut, adjointe délégué au handicap et à l’accessibilité. C’est vraiment pour tout le monde”.

Porte Auguste et Temple de Diane

Dans les prochaines semaines, le dispositif va être élargi. D’autres panneaux doivent être installés au Temple de Diane et à la Porte Auguste.

Source FRANCE BLEU.

Des chaussures GPS pour aider les malvoyants dans leurs déplacements…

Au Japon, la start-up Ashirase affiliée à la marque Honda développe un système de capteurs connectés à glisser simplement dans les chaussures.

Visite guidée d’une technologie qui devrait changer la vie des malvoyants.

Des chaussures GPS pour aider les malvoyants dans leurs déplacements

Voilà une technologie bien utile pour les personnes malvoyantes. La société japonaise Honda, via sa filiale Ashirase Inc, a imaginé des chaussures GPS pour les aider dans leurs déplacements. Ils pourraient à l’avenir marcher sur leurs propres traces et retrouver encore plus d’autonomie.

Comment ça marche ?

Dans chaque chaussure, une petite boîte blanche sans fil est connectée à une application sur smartphone. Le capteur permet de déterminer la position de l’utilisateur et vibre ensuite pour le guider dans son itinéraire. Les vibrations diffèrent selon l’information à transmettre. « Si vous devez aller tout droit, l’appareil vibre sur la partie avant du pied, alors que si vous devez tourner, les vibrations seront palpables côté droit ou gauche selon la direction à prendre », explique Wataru Chino, le fondateur d’Ashirase, dans un communiqué.

C’est après un accident vécu par l’un des membres de sa famille que Wataru Chino à commencer à développer cette solution « pour assurer une mobilité plus sûre et avec plus de liberté pour les personnes malvoyantes ».

Grâce à ce dispositif, les personnes malvoyantes n’ont pas besoin de guide audio et peuvent ainsi rester attentives à leur environnement et éviter de se mettre en danger. Autre avantage, ces chaussures GPS n’empêchent pas l’utilisateur de tenir sa canne.

Existe-t-il d’autres solutions ?

Joint par téléphone, Jean-Pierre Carpanini, du Centre d’Évaluation et de Recherche sur les Technologies pour les Aveugles et les Malvoyants (CERTAM), le confirme « qu’il n’existe pas de système équivalent au niveau des chaussures ». Avant d’ajouter que le système de guidage par vibrations n’est pas nouveau.

« Au Certam, nous avons testé le bracelet N-Vibe », précise-t-il. Commercialisé par la société française du même nom, le bracelet N-Vibe est également connecté à une application. Les utilisateurs pourront bientôt choisir s’ils préfèrent les chaussures GPS aux bracelets.

En France, selon l’INSEE, environ 207 000 personnes seraient malvoyantes sévères, parmi lesquels 61 000 seraient aveugles. Soit, autant de personnes qui pourraient faire bon usage de la chaussure GPS Ashirase.

Mais tous n’ont peut-être pas « l’appétence technologique » qu’ont les quelques testeurs avec lesquels travaille habituellement le CERTAM. Il faudra, quoi qu’il en soit, attendre le 31 mars 2023 pour voir ces chaussures commercialisées.

Source OUEST FRANCE.

Profession : reporter. Comment raconter un monde que l’on ne voit pas ? Laetitia Bernard est une journaliste aveugle…

Laetitia Bernard est une journaliste aveugle qui officie à la direction des sports de Radio France.

On l’entend présenter les journaux sur franceinfo et France Inter.

Son handicap ne s’entend pas et ne se voit pas.

Laetitia est aussi championne de France en saut d’obstacles handisport.

Laetitia Bernard, une journaliste non voyante qui travaille à la direction des sports de Radio France. On l\'entend notamment sur Inter et sur franceinfo. Laetitia est championne de France en saut d’obstacles handisport.

 

Laetitia Bernard avance dans les couloirs de la maison de la radio avec son bloc-notes braille, cet appareil qui fascine toute la rédaction, elle la première. Et sa profession de reporter, elle l’exerce avec énergie.

Enfant, Laetitia devait écouter les étoiles, son père changeait la sémantique des contes, trop axée sur le regard plongé dans le ciel scintillant. Une étoile, ça s’écoute. Mais en grandissant et en prenant conscience de sa différence, Laetitia ne veut pas ignorer les codes visuels dans une société de l’image et des apparences qui va devenir une société du tout écran.

Dans Ma vie est un sport d’équipe, coédition Stock-Radio France, Laetitia Bernard revient sur son parcours, l’école avec les valides et les déficients visuels, son goût pour le sport, et très vite les disciplines équestres, l’adolescence où la gestion du jeu de la séduction sans les yeux relève d’une dimension qu’il faut inventer, ses études.

Et puis la carrière qu’elle veut embrasser dans la fonction publique européenne avec comme objectif un rôle dans les questions de handicap.

Benjamin Granet, deuxième prix du concours général session 2008 en artisanat et métiers d\'art options arts de la pierre pose aux côtés de Laetitia Bernard, journaliste et championne d\'équitation, lors de la céremonie de remise des prix, le 7 juillet 2008 à la Sorbonne à Paris. 

Une jeune aveugle au milieu des valides

Dès son plus jeune âge, les médias, elle les connaît pour en être un instrument. La jeune aveugle dans les arts. La jeune aveugle à cheval, et à chaque fois, les questions des journalistes qui recherchent la compassion, le misérabilisme.

S’étendre sur les blagues douteuses de l’adolescence que l’on peut facilement faire à un non voyant. Laetitia hausse les épaule, refuse le statut de victime. Ce sont les mêmes blagues foireuses que l’on fait à quelqu’un qui tourne le dos. Il n’y a jamais de misérabilisme dans sa façon d’aborder la vie. Oui, être un aveugle est un handicap. Pourquoi faudrait-il en ajouter ? Et d’ailleurs, ses exploits équestres vont vite changer la nature des articles qui lui sont consacrés.

Laetitia Bernard, journaliste à Radio France, lors d\'une étape du Tour de France 2019, en tandem, a visité une écurie au col du Tourmalet (Hautes-Pyrénées), le 5 juillet 2019.

C’est une évidence. Dans la vie d’un aveugle, l’audio prend une place prépondérante. Pour Laetitia, ce sera par la littérature, la fièvre des grands textes, la culture et le cinéma. Le mot radio est écrit pour la première fois à la page 97 de son récit.

Premier stage de journaliste à l’agence Gamma

Et son premier stage de journaliste,elle le vit dans une agence photographique de presse. Oui, de photo. Gamma prend une étudiante aveugle en stage d’observation, autant parler d’un choix audacieux. Et dans sa fonction de rédactrice qui doit réagir à l’actualité, ce que l’anglais appelle le breaking news”, c’est dans cette difficulté que Laetitia va vite s’imposer comme un sportif au-delà de l’effort. Elle parvient à s’intégrer dans ce qu’elle appelle encore aujourd’hui la Gamma Family.

Laëtitia Bernard (à droite) et l\'une de ses accompagnatrices sur la route du Tour.

Aux micros de franceinfo et France Inter, le handicap de Laetitia ne s’entend pas puisqu’il ne se voit pas. Sa voix, riche d’intonation plurielle, doit pourtant évoluer sur un terrain accidenté. On ne le sait pas, mais lire le braille à voix haute, en suivant son texte en temps réel, est un exercice compliqué. Une question de rythme et de combinaison entre le geste et la parole.

Donner à voir l’indicible de la nature humaine

Et puis Laetitia n’est pas qu’une présentatrice. Il serait trop simple de l’imaginer recluse dans un studio, dans le confort douillet d’une salle de rédaction où elle aurait ses repères. Raconter le monde, c’est aussi le ressentir à travers les vibrations et ce qu’il donne à percevoir. Sortir pour se confronter à lui, ses bruits ambiants et ses déclinaisons.

Laetitia Bernard, journaliste à franceinfo.

Car, par le son, la radio explore les champs de l’imaginaire, l’émotion mais aussi le réel et les réflexions qui l’accompagnent. Quand elle part en reporter commenter une compétition ou relever un défi, une pratique sportive en immersion, courir à vélo les étapes du tour de France cycliste, répéter ses exploits de cavalière en sauts d’obstacles ou encore pratiquer le judo, Laetitia donne à voir l’indicible de la nature humaine.

Standing ovation Maestra !

Source FRANCE INTER.

 

Thérapie génique : Un patient aveugle recouvre partiellement la vue…

MEDECINE C’est la première fois que cette technique, appelée optogénétique, permet d’obtenir une récupération partielle de la fonction visuelle.

Thérapie génique : Un patient aveugle recouvre partiellement la vue

 

Un homme de 58 ans rendu aveugle par une maladie génétique dégénérative a pu récupérer partiellement la vue grâce à une technique innovante associant thérapie génique et stimulation lumineuse. C’est la première fois que cette technique, appelée optogénétique, permet d’obtenir une récupération partielle de la fonction visuelle, affirment les chercheurs à l’origine de cet essai clinique, qui a associé des équipes françaises, suisses et américaines.

Le patient ayant participé à l’étude est atteint de rétinopathie pigmentaire, une maladie génétique dégénérative de l’oeil qui provoque la destruction des cellules photoréceptrices de la rétine, entraînant une perte progressive de la vision qui évolue généralement vers la cécité. Alors qu’il ne pouvait plus que percevoir la présence de lumière, la thérapie lui permet désormais de localiser et de toucher des objets, selon l’étude, publiée lundi dans la revue Nature Medicine.

Grand cahier, petite boite

Dans la vision normale, les photorécepteurs de la rétine utilisent des protéines capables de réagir à l’énergie lumineuse, les opsines, qui fournissent des informations visuelles au cerveau via le nerf optique. Afin de restaurer la sensibilité à la lumière, le patient s’est vu injecter le gène codant pour l’une de ces protéines, appelée ChrimsonR, qui détecte la lumière ambrée, décrit l’étude.

Près de cinq mois après avoir reçu l’injection, pour laisser le temps à son organisme de produire cette protéine en quantité suffisante, il a effectué différents exercices, équipé de lunettes dédiées munies d’une caméra ; Dans un premier test consistant à percevoir, localiser et toucher un grand cahier et une petite boîte d’agrafes, il est parvenu à toucher le cahier dans 92 % des cas mais n’a pu saisir la boîte que dans 36 % des tests.

Une personne sur 3.500

« Si l’optogénétique, technique existant déjà depuis une vingtaine d’années, a révolutionné la recherche fondamentale en neurosciences (…), c’est la première fois au niveau international que cette approche innovante est utilisée chez l’homme et que ses bénéfices cliniques sont démontrés », soulignent l’Institut de la Vision (Sorbonne Université/Inserm/CNRS) et l’hôpital parisien des Quinze-Vingts, qui ont mené l’essai clinique en association avec l’université de Pittsburgh (Etats-Unis), l’Institut d’ophtalmologie moléculaire et clinique de Bâle (Suisse), la société Streetlab et la biotech française GenSight Biologics.

La rétinopathie ou rétinite pigmentaire touche une personne sur 3.500, selon la base de données européenne Orphanet, et peut débuter à n’importe quel âge, avec une fréquence d’apparition plus grande entre 10 et 30 ans. Les gènes responsables sont très nombreux, mais certaines mutations se retrouvent fréquemment chez les personnes atteintes.

« Les personnes aveugles atteintes de différents types de maladies neurodégénératives des photorécepteurs » mais conservant « un nerf optique fonctionnel » seront « potentiellement éligibles pour le traitement, explique le Pr José-Alain Sahel, fondateur en 2009 de l’Institut de la vision, dédié aux maladies de la rétine. « Mais il faudra du temps avant que cette thérapie puisse être proposée ».

Source 20 MINUTES.

Éducation Nationale : à Nantes, le concours de l’agrégation impossible pour une professeure mal voyante. L’égalité des chances…?

Passer l’agrégation de français pour une professeure mal voyante s’est révélé impossible tant les conditions du concours étaient éloignées de son handicap.

Aline Langevin mène un combat déterminé pour faire valoir son droit de mal voyante à réussir un concours de l’Éducation Nationale.

Aline Langevin, professeure de français  échoué au concours de l'agrégation de Lettres Modernes du fait de son handicap visuel

 

Caractères trop petits, “secrétaires” incompétents pour une prise de dictée dactylographiée, Aline Langevin, quand elle s’est inscrite au concours de l’Agrégation de Lettres Modernes sur le conseil de son inspectrice d’académie, n’imaginait pas qu’elle allait consacrer 10 mois de sa vie à préparer un concours, perdu d’avance !

Perdu d’avance, assurément. Pas en raison de ses capacités personnelles et professionnelles, si l’inspectrice d’académie lui recommande de s’y confronter, c’est bien pour valider ses compétences. Mais ni l’une ni l’autre n’avaient imaginé que l’Éducation Nationale montrerait autant de mauvaise volonté pour adapter les conditions du concours, prévues par ailleurs au handicap visuel.

Un concours d’obstacles

“Je souffre d’une maladie dégénérative congénitale et orpheline, il me reste 1,5 avec les corrections. J’ai entrepris une démarche auprès du rectorat de Nantes pour un aménagement de tiers temps de la composition et d’agrandissement de textes. Je me suis présentée à un médecin agréé par l’Éducation Nationale, j’ai subi 3 heures d’examens approfondis pour déterminer avec précision quelle taille de police, quelles conditions en termes de lumière, étaient adaptées. Ce sont quand même deux épreuves de 7 heures, c’est assez fatigant”.

Et débute alors un parcours du combattant dont la candidate à “l’agreg” se serait volontiers passée. Le début d’une série d’humiliations. Le médecin a refusé de lui donner le tableau d’aménagement, “là c’était une histoire d’arrangement financier avec le rectorat, il voulait une demande de devis pour une expertise alors même que je venais de faire trois heures d’examens”. Le rectorat ne comprend pas la démarche et renvoie vers le médecin, “ça a duré 3 semaines où j’étais en stress puisque je me retrouvais hors délai pour l’inscription au concours”.

Aline a donc vu un second médecin agréé pour qu’il remplisse le même tableau, “il n’a pas compris l’attitude de son confrère, enfin j’ai eu le droit d’aménagement des épreuves que j‘ai transmis au rectorat, qui a transmis à l’Éducation Nationale à Paris”.

Débutent alors les conditions d’un concours serein ? Non ! Les ouvrages a étudier ne sont pas dans un format adapté aux mal voyants. Aline doit les découper et les agrandir page par page sur la photocopieuse du lycée…

Dix mois de préparation et des conditions de composition impossibles

Aline travaille dix mois entre son domicile et Angers pour préparer ce concours. Mettant sa vie familiale de côté. Et le jour de l’examen, rien ne va !

“Le jour de l’épreuve, qui se déroulait au rectorat de Nantes dans une salle aménagée, j’ai découvert au moment de l’ouverture de l’enveloppe cachetée que les documents n’étaient pas conformes aux recommandations du médecin agréé. Je me suis retrouvée avec deux épreuves de 9 heures (7 heures pour un candidat valide), confrontée à des textes que je ne pouvais pas lire”.

La première épreuve d’étude de texte a été très pénible à vivre, “j’avais la feuille collée sous les yeux, j’essayais avec mon agrandisseur, avec une loupe à main. J’étais en position de stress intense”.

Le rectorat lui avait alloué deux secrétaires, pour la rédaction de son travail, qui ne maitrisaient pas la dactylographie, et qui ont découvert à ce moment précis, ce que c’était qu’assister une personne en situation de handicap ! “J’ai forcément été ralentie, l’un des deux secrétaires présents m’a dit à la fin de l’épreuve que c’étaient des conditions inhumaines pour composer”.

Aline Langevin ressort de cette épreuve, dans tous les sens du terme, “dépitée, affligée, déprimée”. Mais dès le lendemain elle se reprend, et interpelle la présidente du jury. “J’ai mis ma vie de famille entre parenthèses, j’ai travaillé 10 mois de ma vie pour un concours que je n’avais aucune chance de réussir”. Il fallait que cela se sache ! “Je me suis fait rappeler à l’ordre, parce que je n’avais pas le droit d’entrer en contact avec la présidente du jury”.

Pas assez méritante

C’était il y a un peu plus d’un an. Depuis les humiliations s’accumulent. La direction des ressources humaines assure avoir adapté les conditions telles que demandées. On m’a répondu, “et bien vous repasserez le concours l’année prochaine, on essayera d’agrandir plus les textes !”

Elle remue alors ciel et terre, le recteur est contacté, sans réponse, le ministre de l’Éducation Nationale, pas mieux. Seule madame Macron va lui répondre, en soulignant l’injustice qui lui est faite. “Je lui ai demandé une audience pour faire entendre ma voix, puisque je sais que Mme Macron est sensible aux discriminations, au handicap, que c’est une personne humaine”.

“La médiation est entrée en contact avec le rectorat et Mr le Recteur lui a dit que je pourrais être promue sur liste d’aptitude”. L’un des deux chemins pour l’agrégation, avec le concours, “soit vous êtes un excellent professeur et vous pouvez prétendre à être élu sur une liste d’aptitude. J’ai fait les démarches nécessaires. Dans un premier temps Mr le recteur s’est montré favorable, et, il y a trois semaines, j’ai reçu finalement un refus, sans motivation”.

Aline Langevin s’adresse à nouveau au recteur pour avoir un rendez-vous. “On m’a expliqué que ma candidature n’avait pas été retenue car il y avait des enseignants plus méritants que moi ! J’ai indiqué que je mettais au défit ces enseignants de faire tout ce qu’ils font avec 1,5 dixième”. Et toujours pas un mot d’excuse ou le moindre début de compassion.

L’échec de “l’école”

Pour autant, Aline Langevin ne baisse pas les bras, c’est sa vue qui s’altère. Le handicap s’accentue, et rend de plus en plus difficile la perspective d’une seconde tentative. Elle a pris contact avec un avocat pour défendre sa cause et celle des personnes handicapées dans le monde de l’éducation.

“Si j’avais su ce qui m’attendait, jamais je ne me serais lancée dans cette épreuve, au propre comme au figuré, je veux ouvrir les portes pour les personnes qui vont suivre, aucun déficient visuel ne peut concourir, il faut lire beaucoup, tout faire soi-même, agrandissements, enregistrements audios, et le jour J, on vous donne un texte que vous ne pouvez pas lire…”

Décidément à l’École de la République, l’égalité des chances reste à inventer, pour les élèves on le savait, l’échec de “l’école” touche également ses propres professeurs.

Source FR3.

Apple va faciliter la vie des personnes en situation de handicap, au quotidien et dans ses Store…

Le géant de Cupertino vient d’annoncer une salve de nouveautés, destinées à aider les personnes en situation de handicap.

De SignTime, qui permet d’interagir avec l’assistance d’Apple en langue des signes, jusqu’à l’ajout de fonction d’intelligence artificielle, pour renforcer des outils comme VoiceOver.

Apple va faciliter la vie des personnes en situation de handicap,  au quotidien et dans ses Store

 

Voyant et non voyant sur un tandem, le défi de Clémence et Mathys entre Roscoff et Dunkerque. Vidéos…

Le défi de Clémence et Mathys entre Roscoff et Dunkerque.

Voyante et non-voyant ensemble sur un tandem pour 1500km entre Roscoff et Dunkerque .

Au profit de l'association Bienvoyants ensemble

 

Clémence et Mathys se sont lancé un défi : rouler en tandem de Roscoff jusqu’à Dunkerque sur la vélo route. Particularité pour ces 1500 km : Clémence pédale à l’avant, Mathys est non voyant et pédale autant à l’arrière.

Normalement sur leur roadMap, ils devaient arriver ce 14.05 vers Fécamp, écoutez dans cet entretien où ils sont arrivés.

Au profit de l'association Bienvoyants ensemble

Clémence et Mathys évoquent dans cet entretien également une des rencontres marquantes de leur début de périple cycliste lancé au départ de Roscoff le 2 Mai. Ils ont choisi tous deux ce trajet sur le littoral de la Manche, un littoral, car la vélo-route se prête bien à leur défi voyante-non voyant.

Ils ont l’intention d’échanger avec des passants de votre démarche pour l’association de non voyants “bienvoyants ensemble”.

Le site de l’association Bienvoyants ensemble.

Leur objectif : passer un bon moment à deux et s’entraider au maximum. Clémence et Mathys souhaitent de belles rencontres durant toute l’aventure.

Mathys entend les oiseaux, l’eau, la route et son enrobé, le vent. Les bruits de moteur peuvent paraître très impressionnants. Clémence décrit autant que possible et prévient quand c’est possible. Les trous, les bosses, il faut les anticiper.

Avant le départ, la préparation a été minutieuse et les espoirs étaient grands. L’article de France Info.

Clémence assure son rôle de guide avec aisance “pas si compliqué” selon elle.

Source FRANCE BLEU.