Finistère : “Les chiens guides d’aveugles, ce sont nos yeux, notre vie. Respectez nos chiens !”…

Un chien guide d’aveugle et son maître ont a nouveau été refusés dans un restaurant à Martigues, alors que la loi interdit ce type de traitement.

Dans le Finistère, l’association des chiens guides d’aveugles fait de la prévention pour éviter ces situations, mais il y a encore beaucoup de travail.

Marie-Noëlle Gonidec, déficiente visuelle, avec son chien guide.

On se rappelle de cette vidéo où l’on peut voir un chien guide retiré à son maître malvoyant au beau milieu d’un monoprix, à Marseille. C’était en octobre 2018. Nouvel épisode, ce vendredi 20 septembre 2019, cette fois-ci dans un restaurant de Martigues. Un non-voyant et sa chienne guide ont été obligés de quitter un restaurant.

Ce sont des incidents malheureusement fréquents pour les personnes mal-voyantes ou aveugles, alors que la loi est très claire : il est interdit de refuser un chien guide ou un chien d’assistance. Mais cette situation pèse, témoigne l’Association des chiens guide d’aveugle du Finistère.

Élisabeth, membre de l’association, a vécu un incident dans une supérette de Quimper, avec sa chienne Datcha….

Les chiens guides d’aveugles, ce sont nos yeux, notre vie, respectez nos chiens“, demande Élisabeth, fatiguée de constamment devoir se justifier sur la présence de son chien.

Chauffeurs de taxis de Quimper

Marie-Noëlle Gonidec est déficiente visuelle depuis sa naissance. Elle a obtenu son premier chien guide, Stella, en 2003. Ça a été une véritable délivrance pour elle. Stella l’a aidée à retrouver de l’autonomie dans ses déplacements, et à créer du lien social. Mais la présidente de l’association des chiens guides d’aveugles du Finistère avoue avoir fait face à plusieurs freins. Elle évoque notamment des chauffeurs de taxis de Quimper qui ne voulaient pas la prendre avec son chien guide, à cause de l’odeur, ou des poils.

L’association fait de la prévention auprès des restaurateurs, des taxis. Elle avait d’ailleurs fait une action de sensibilisation dans le Monoprix de Brest, suite à l’incident de Marseille.

Source FRANCE BLEU.

Deux entreprises de la Côte d’Azur imaginent des lunettes connectées pour aveugles et malvoyants…

La technologie au service des personnes malvoyantes ou aveugles.

Grâce à des lunettes connectées, elles pourront se déplacer sans canne ou chien pour les guider.

On fait le point sur les réalisations en cours sur la Côte d’Azur.

Un prototype de lunettes connectées dite "intelligentes" doté d'une caméra. / © Ellcie Healthy

Des caméras installées dans la monture filment l’environnement. Les lunettes connectées “intelligentes” analysent la scène. Des informations sont transmises à la personne aveugle ou malvoyante pour lui permettre de se déplacer sereinement et d’éviter les obstacles.

Guidé par la voix

L’entreprise B2boot est installée à Valbonne. Sur son site internet, elle se présente comme proposant “la technologie IA au service des personnes malvoyantes”.

Son président et fondateur Olivier Stoltz-Doublet nous explique qu’il a commencé à travailler sur un nouveau projet avec son équipe. L’objectif est de guider vocalement les personnes malvoyantes et les aveugles.

Comment ? Grace à une application à installer sur smartphone. La personne porte les lunettes équipées de caméras, reliées à son smartphone. L’application transmet des consignes vocales dans une oreillette pour le porteur.

Les lunettes connectées de la société B2bot. / © B2bot

Cette startup est hébergée dans l’incubateur Paca-Est de Sophia-Antipolis, son projet est financé en partie par la Banque Publique d’Investissement France.

Oui, c’est un plus pour se déplacer. Une personne de notre association les a essayés, cela semble bien fonctionner” explique Michelle Muller , présidente de l’association Valentin Haüy Alpes-Maritimes ouest.

B2boot a contacté l’association Valentin Haüy Alpes-Maritimes ouest qui s’occupe des aveugles et des malvoyants. Elle a pu tester le produit comme nous l’explique sa présidente Michelle Muller : “Oui, c’est un plus pour se déplacer. Une personne de notre association les a essayés, cela semble bien fonctionner“.

La commercialisation de ces lunettes est prévue pour fin 2020 et devrait coûter quelques centaines d’euros selon leur fabricant.

Il existe déjà une paire de lunettes connectées sur le marché mais son prix reste élevé, entre 3 600 et 4 600 euros. La vidéo publicitaire de ces lunettes connectées commercialisées par l’entreprise Orcam :

Guidé par impulsions sur la peau

Une autre société développe des lunettes connectées dites “intelligentes” pour guider les aveugles et malvoyants. Ellcie Healthy est basée à Villeneuve-Loubet, elle est déjà connue pour ses lunettes connectées qui luttent contre l’endormissement au volant.

Ces lunettes sont déjà commercialisées en France et dans le monde. Elles ont même reçu un prix de la Sécurité Routière.

Grâce au travail réalisé sur ces lunettes, est né un nouveau projet appelé Artefact. Il s’agit de transmettre des informations aux personnes aveugles ou malvoyantes par stimulations mécaniques sur leur environnement.

Les nouvelles lunettes de ce projet sont équipées de caméras qui filment à 360°. Les informations contenues dans les images sont transmises à un boîtier à peine plus gros qu’une montre et ce boîtier retranscrit les informations à l’aide de stimulations mécaniques.

L’ouïe est aussi sollicitée avec un son qui guide l’utilisateur et dont les bips s’intensifient quand la personne se rapproche d’un obstacle. Cela fonctionne un peu comme les bips de recul sur une voiture.

Le modèle le plus avancé des lunettes connectées Ellcie Healthy pour malvoyants. / © Ellcie Healthy

Nous travaillons avec le  laboratoire public LEAT, basé à Sophia-Antipolis et avec d’autres laboratoires spécialisés en ergonomie” précise Philippe Peyrard, président de Ellcie Healthy et Andréa Castagnetti, directeur de la recherche.

La Maison des Sciences de l’Homme et de la Société Sud-est participe aussi à cette expérience ainsi qu’Initiative of Excellence (IDEX) de l’université Côte d’Azur.

Ces lunettes connectées intelligentes devraient elles aussi coûter quelques centaines d’euros. C’est un projet qui a vu le jour il y a un an, Ellcie Healthy a prévu de les commercialiser dans environ deux ans.

Source FR3.

 

 

Ces lunettes dijonnaises vont changer la vie des déficients visuels…

Voici une invention 100% dijonnaise qui va révolutionner la vie des déficients visuels. Une paire de lunettes transforme en sons la présence d’obstacle, leur distance mais aussi leur déplacement.

Ces lunettes expérimentales vont bénéficier d’un financement de l’UNADEV pour être développées.

Le prototype de lunettes inventée par Maxime Ambard

Ce vendredi 4 octobre, c’est la journée mondiale des aveugles. L’une des difficultés quand on est déficient visuel, c’est la mobilité. Mais une invention dijonnaise pourrait considérablement aider les non ou mal voyants dans les déplacements prochainement. Il s’agit de lunettes qui permettent d’indiquer la présence et l’emplacement précis d’obstacles mais aussi leur sens de déplacement, et tout ça, grâce à des sons.

Une invention dijonnaise

On doit cet appareil à Maxime Ambard, enseignant chercheur à l’université de Bourgogne – Franche-Comté à Dijon. Il enseigne l’informatique à l’IUT de Dijon et travaille depuis six ans sur ce prototype dans les locaux du L.E.A.D, le Laboratoire Etude Apprentissage et Développement à Dijon.

Ces lunettes dijonnaises vont changer la vie des déficients visuels

Le principe

Maxime Ambard explique qu’une personne qui est non voyante va pouvoir avoir une information spatiale non pas à travers les yeux mais à travers ses oreilles.

“On a vraiment une information en trois dimensions” – Maxime Ambard, ingénieur

“On va essayer de détecter tout ce qui est mouvement et obstacle potentiels devant la caméra, et on va créer une source sonore sur chacun des obstacles qu’on va rencontrer. L’intérêt principal, c’est qu’on a vraiment une information en trois dimensions. C’est à dire qu’on sait rapidement si une chose est à droite ou à gauche, si elle est plutôt en haut ou bas vis à vis de la tête et si elle est plutôt proche ou éloignée”, précise Maxime Ambard.

Bonne ou mauvaise invention ?

La présidente de l'association dijonnaise "Les yeux en promenade"  - Radio France

Pour savoir si ça fonctionne et si c’est un véritable “plus”, la présidente de l’association dijonnaise de déficients visuels “Les Yeux en Promenade” a testé le prototype. Dominique Bertucat estime que c’est une excellente idée, car ce qui est important pour les personnes déficientes visuelles, c’est de pouvoir avoir accès à des éléments sur les obstacles pour ne pas les prendre en pleine face.

“Cela va permettre de ne pas faire référence qu’à la canne blanche” – Dominique Bertucat

Dominique Bertucat reconnait ainsi que sur son trajet quotidien pour aller chez elle, il y a plusieurs poteaux électriques, qu’elle essaie d’éviter avec sa canne blanche, et même en faisant attention, ça lui est déjà arrivé de buter contre l’un d’eux. “Ce système permettra d’identifier l’approche du poteau et donc d’être vigilante et plus détendue. L’appareil permettra aussi de ne pas faire référence seulement à la canne blanche.”  

Un projet reconnu au niveau national

Le développement de ces lunettes spéciales va bénéficier d’un sérieux coup de pouce de l’UNADEV, l’Union Nationale des Aveugles et Déficients Visuels. Elle va financer un ingénieur pendant un an grâce à une enveloppe de 50.000 euros. Dès la mise en place de ce projet, la Région et l’Université de Bourgogne Franche-Comté et le CNRS ont également apporté leur soutien.

Démonstration

Le résultat est assez bluffant, même si pour l’instant, ces lunettes n’en sont qu’au stade de prototype. On l’a testé avec la présidente de l’association dijonnaise de déficients visuels “Les Yeux en Promenade”, Dominique Bertucat. Pour tous les mouvements, cela a été un sans faute. Dominique Bertucat est épatée.

Dans la peau de Dominique, devenue non-voyante… Vidéo…

Dominique a perdu la vue très rapidement.

Elle est devenue non-voyante en trois ans. Une nouvelle situation à laquelle elle a dû s’adapter.

Mais, elle ne lui trouve pas que des côtés négatifs.

Dans la peau de Dominique, devenue non-voyante

Le noir total s’est installé dans la vie de Dominique en mai 2002, date à laquelle elle a perdu complètement la vue. Un processus qui a débuté trois ans auparavant, lorsque sa vision a commencé à diminuer.

Il lui a fallu s’habituer à cette nouvelle situation survenue tardivement dans sa vie.

Tout d’abord elle a appris à être patiente et dépendre des autres.

Quand on est mal ou non-voyant il faut beaucoup de patience. Pour faire les courses, les soldes ou aller se balader il faut attendre qu’on vienne vous chercher.

Mais être non-voyante ne présente pas que des côtés négatifs pour Dominique, elle trouve que cela lui a appris à percevoir le monde autrement.

Là, vous me posez des questions et je ne vous vois pas mais cela m’est égal. Ce qui m’intéresse c’est votre voix.

Dans une voix, elle entend toutes les nuances des émotions de de l’âme humaine : le bonheur, une cassure, une fêlure, la joie, le désir… Des informations qui lui permettent d’entrer à l’intérieur de son interlocuteur.

Même si elle ne voit plus, elle trouve cette vie plus riche car elle l’a rapprochée de la nature et d’elle même.

J’ai appris à connaître les autres autrement et à leur accorder de l’importance en fonction de ce qu’ils sont réellement.

Les seuls moments où Dominique se rappelle encore qu’elle a vu un jour, c’est quand elle rêve. Ses rêves sont en couleur.

► Malvoyants, aveugles quelle est la différence ?

En France, une personne est considérée comme malvoyante si son acuité visuelle à cinq mètres est inférieure ou égale à 4/10 et ne peut pas être corrigée totalement.

Une définition qui recouvre des réalités diverses allant de ceux qui ont perception floue aux personnes aveugles, touchées par une cécité absolue (aucune perception de la lumière).

En France, 1 700 000 personnes sont touchées par un trouble de la vision :  207 000 sont aveugles et 932 000 sont des malvoyants moyens (source : fédération des aveugles de France).

► Près de 10 000 personnes aveugles sont scolarisées chaque année en France

Les personnes aveugles ou malvoyantes peuvent lire et écrire grâce à Louis braille. C’est à la fin du 19e siècle qu’il a mis  au point un système d’écriture et de lecture utilisant des points saillants qui sont lus par les doigts.

Aujourd’hui, plus de 6 millions de personnes aveugles dans le monde l’utilisent.

Mais en France, il y a encore très peu d’ouvrages destinés aux non-voyants. Les livres en braille ne représentent que 8% des ouvrages disponibles.

►L’association “les Doigts qui rêvent” édite des livres tactiles

A Dijon, en Côte-d’Or, l’association Les Doigts qui Rêvent produit chaque année en moyenne plus de 2000 exemplaires en braille pour la France et l’étranger. Depuis sa création en 1994, elle a créé et adapté 282 titres, ce qui représente environ 45 000 exemplaires.

► Un accès à l’emploi difficile

Pour toutes les personnes déficientes visuelles, comme pour toutes les personnes handicapées, l’accès à l’emploi est un véritable parcours du combattant. Actuellement, 50% des personnes déficientes visuelles sont au chômage.

Source FR3.

“Je ne peux pas me satisfaire d’être toujours dépendant”, pour randonner librement Clément Gass, aveugle de naissance, a co-réalisé un GPS vocal. Vidéo…

Pouvoir se déplacer librement même sur des chemins escarpés, c’est la volonté de Clément Gass. Aveugle de naissance, ce jeune homme a participé à la création d’une application GPS permettant à tous les aveugles ou malvoyants de randonner comme tout le monde.

Clément Gass et son frère Timothée, aveugles de naissance, teste l'application Open-Way. Il s'agit d'un GPS vocal qui débite 300 mots par minute, une vitesse maîtrisée par les personnes aveugles, afin de les orienter et les assister pendant leurs randonnées. / © J.Jung / France 3 Alsace

Ce matin-là, Clément Gass nous a donné rendez-vous à Lutzelhouse (Bas-Rhin) pour une radonnée sur les hauteurs du village, en pleine forêt. Autour de lui, des membres de l’association Yvoir dont il fait partie. Tous étaient là pour suivre sa formation de prise en main du tout nouveau GPS vocal Open-Way qu’il a co-imaginé au sein de l’association.

 “Chaque fois qu’il se passe quelque chose sur la route, nous le dicton à notre téléphone. C’est comme si nous semions des petits cailloux” – Clément Gass

Le GPS est un outil participatif ce qui signifie que chaque utilisateur peut y créer de nouveaux parcours afin d’enrichir l’application grâce au son de sa voix. Sur le chemin emprunté le groupe que nous suivions s’est donc arrété à chaque croisement et à chaque difficulté pour l’indiquer et le numériser sur leur téléphone. Et si les jambes et la cane reste les principaux moteurs pour avancer, ce GPS est une assistance supplémentaire qui offre une certaine confiance en soi : ” j’ai toujours voulu pouvoir décider de mes faits et gestes. Pour un aveugle la marche est le seul moyen de se déplacer sans demander l’aide de quelqu’un. On ne peut pas se satisfaire d’être toujours dépendant. C’est chouette de trouver des gens prêts à nous venir en aide mais en être dépendant est un problème pour moi. Il faut pouvoir utiliser son libre-arbitre dans la vie “.

Une soif de liberté qui pousse Clément Gass à battre des records. Grand sportif, il participe à différents trails durant lesquels il affiche au chronomètre des temps phénoménaux. Des compétitions qui lui ont permis, par le passé, de tester l’application avant de la mettre gratuitement à disposition sur les smartphones.

Aujourd’hui, il transmet ses connaissances à tous ceux qui souhaitent se balader en ville ou randonner dans la nature. Seuls 5% des malvoyants osent sortir de chez eux, le but est donc de susciter l’intérêt et de faciliter le déplacement. Pour Jef Ménard, originaire des Pyrénées, la marche est vitale : “je ferme le cerveau et tous mes sens entrent en jeu. Mes pieds sont mes yeux. Dans ces moments, la nature est en moi, c’est comme ça que j’avance et que j’ai confiance.

Source FR3.

Toulouse : Pour faciliter la vie des malvoyants, les cartes de transport désormais en braille…

A partir du lundi 16 septembre, les personnes malvoyantes et aveugles pourront avoir leur carte Pastel de Tisséo en braille. Une première en France.

La carte Pastel en braille sera disponible le 16 septembre à l'agence Tisséo des Arènes.

Pas facile de retrouver au milieu des différentes cartes de fidélité, celle qui permet de prendre les transports en commun. Particulièrement quand on est aveugle ou malvoyant. A partir de lundi, les Toulousains souffrant d’un handicap visuel pourront demander à disposer d’une carte Pastel en braille.

« Cette initiative, on la doit à trois de nos agents qui côtoient régulièrement des usagers déficients visuels. Ils se sont dit que ce serait bien de pouvoir distinguer la carte Tisséo et aussi connaître la fin de la date de validité. Nous avons alors cherché une solution technologique simple à base d’autocollant que l’on pouvait apposer sur la carte pastel », indique Laurent Lieutaud, le directeur clientèle de Tisséo.

Le réseau recense 444 usagers déficients visuels, ainsi que 148 personnes détentrices d’une carte d’accompagnant.

Un moyen d’améliorer l’accessibilité, bien vu par l’antenne toulousaine de l’Union nationale des aveugles et déficients visuels. « Nous ne l’avons pas encore testé mais cela permet de les identifier et d’être dans une démarche d’autonomisation et d’inclusion », relève la responsable de l’Unadev de la Ville rose, Laurence Condamines-Damilano.

Source 20 MINUTES.

Un jeune de 19 ans se nourrissant uniquement de malbouffe devient aveugle…!

Un adolescent qui ne mangeait que des aliments ultra-transformés a récemment perdu la vue : dès l’âge de 15 ans, les problèmes de vision ont débuté, ainsi que des soucis auditifs.

Un jeune de 19 ans se nourrissant uniquement de malbouffe devient aveugle. Saucisse, pain blanc et frites... Un menu peu équilibré...

N’étant pas en surpoids, les médecins ont eu du mal à poser un diagnostic. Mais lorsque le jeune homme leur a avoué que depuis l’école primaire, il mangeait uniquement des frites, des chips, du jambon, des saucisses et du pain blanc.

Mais ce régime alimentaire a forcément des conséquences, comme le précise le Sciencepost. Les problèmes de santé du jeune homme ont commencé dès 14 ans : il se plaignait d’une grande fatigue.

Lésions au niveau de certains systèmes nerveux

S’en sont suivis des problèmes auditifs et des troubles de la vision, dès l’âge de 15 ans. Des analyses ont été effectuées. Des carences ont alors été repérées et cela ne s’est pas arrangé avec le temps : souffrant d’anémie, et de carences en vitamines B12, D, cuivre…

Ce n’est qu’une fois que les médecins ont su pour son régime alimentaire qu’ils ont compris. Mais malheureusement il était trop tard : le jeune homme était atteint de neuropathie optique nutritionnelle et il est devenu aveugle à 17 ans. Et cela est irréversible.

Il a dû abandonner son cursus universitaire

Le cas de ce jeune homme a été publié ce mardi 3 septembre dans la revue Annals of Internal Medicine. Il a dû abandonner son cursus universitaire en informatique. Les carences nutritionnelles ont eu raison de sa vue. Comme quoi la junk food n’est pas, mais vraiment pas bonne pour la santé. À bon entendeur…

Source MIDI LIBRE.

Une boutique de vêtements conçue pour les aveugles…

Une aveugle a créé son magasin pour permettre aux personnes atteintes de cécité, comme elle, de s’habiller en suivant la mode.

Hayette Louail crée un  magasin de vêtements pour aveugle

L’autonomie est une obsession chez Hayette Louail. Cette personne aveugle a mis en place en 2014 « Un regard pour toi », un réseau de bénévoles pour accompagner les aveugles dans les magasins afin de les conseiller dans leurs achats vestimentaires.

Des “miroirs vivants”

Ces bénévoles, des femmes, des hommes, accompagnent les aveugles dans leurs sorties shopping. Ces “miroirs vivants” sont spécialement formés pour décrire les vêtements, l’allure qu’a la personne, le tout dans un langage intelligible pour un non-voyant.

Un magasin pour se débrouiller seul

Cette semaine, Hayette va plus loin. Elle inaugure le premier magasin spécialement adapté aux non-voyants. Grâce à un système de puce embarquée dans les vêtements, ils pourront maintenant se débrouiller seuls dans les rayons. Ils pourront écouter les étiquettes annoncer la taille, la couleur, la matière du vêtement scanné.

Une garde-robe parlante

La puce insérée dans le vêtement n’est pas enlevée à la caisse. Elle reste incorporée dans le vêtement. Ainsi, la personne aveugle peut, chaque matin, choisir toute seule dans sa penderie ce qu’elle va porter sans faire de faute de goût.

Hayette Louail, lauréate 2019 des Lauriers de la Fondation de France, inaugure sa boutique samedi prochain 29 juin au 36 rue de l’Ouest dans le 14eme arrondissement à Paris.

Hayette Louail, fondatrice de “Un regard pour toi” au micro d’Emmanuel Moreau.

Source FRANCE INTER.

Nice: Des lunettes anti-chutes pour éviter de se casser le bout du nez…

INNOVATION L’hôpital de Nice et la start-up Ellcie Healthy utilisent les quinze capteurs de ses montures pour lutter contre les chutes des personnes âgées.

Des lunettes anti-chutes

  • Une paire de lunettes connectées qui alerte et prévient les chutes est en développement au CHU de Nice.
  • L’hôpital s’appuie sur l’innovation de la start-up Ellcie Healthy.
  • Les lunettes et une application vont dessiner la signature de la vie quotidienne pour élaborer un profil de la personne âgée. Et ainsi anticiper les chutes.

Elles ne leur font une infidélité que pendant la nuit. Si les lunettes préfèrent la table de chevet pendant le sommeil, elles ne quittent jamais le bout du nez des personnes âgées le reste de la journée. C’est grâce à cette habitude que le CHU de Cimiez, la start-up azuréenne Ellcie Healthy et le laboratoire Lamhess tentent d’éviter les chutes des seniors. Ensemble, ils développent une paire de lunettes connectées qui alerte et prévient les chutes.

« Pour le moment, on dispose d’une technologie dans les montres et les bracelets, explique le chercheur Frédéric Chorin, responsable de la plateforme Fragilité. Mais ce dispositif est stigmatisant, et il est possible de l’oublier. Alors que les lunettes, si on ne les met pas, on ne voit rien. » Grâce à ses quinze capteurs intégrés, la monture détecte lorsque la personne est tombée. « C’est très intéressant car plus on reste au sol, plus le taux de mortalité est élevé l’année d’après, détaille l’ingénieur. Mais c’est déjà trop tard. On travaille donc sur la motricité de la personne. » Autrement dit, sur la prévention.

« Aménagement du domicile »

Les lunettes vont dessiner la signature de la vie quotidienne pour élaborer un profil de la personne âgée. Combien de temps elle est debout, assise, en marche. Et combien de fois elle se lève de sa chaise. Des données qui permettent de savoir si le senior est « non chuteur », « chuteur » ou s’il décline. Dans les deux derniers cas, les médecins peuvent intervenir à temps. « Cela passera par l’aménagement du domicile et de l’activité physique adaptée, dit Frédéric Chorin. L’objectif est d’éviter la chute car elle est une cause de dépendance. Et sa prise en charge coûte cher au système de santé. »

Les chutes sont la cause de 4.000 décès par an. Déjà commercialisée à 289 euros avec une application contre les endormissements au volant, la paire de lunettes anti-chutes pourrait être disponible d’ici deux ans.

Source 20 MINUTES.

Un automobiliste condamné à 2 000 euros d’amende pour avoir agressé un aveugle et son accompagnateur…

Le retraité de 68 ans avait agressé physiquement et verbalement un aveugle et son accompagnateur, en raison d’un coup reçu sur sa voiture.

La vidéo avait été abondamment relayée sur les réseaux sociaux.

Un automobiliste agresse un aveugle et son accompagnant, le samedi 15 juin, dans le 12e arrondissement de Paris.

Un automobiliste a été condamné, mardi 16 juillet, à des amendes et à une suspension de permis pour avoir agressé un aveugle et son frère à qui il avait refusé la priorité à un passage piéton à Paris en juin. Le tribunal correctionnel a condamné cet Espagnol de 68 ans à 2 000 euros d’amende dont 1 000 avec sursis et 18 mois de suspension de permis.

La justice lui a reproché d’avoir menacé le piéton aveugle et donc d’avoir commis des “violences volontaires sur personne vulnérable” ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) de quatre jours. Le tribunal l’a également condamné à deux amendes, de 750 euros pour violences sans ITT sur le frère jumeau de la personne aveugle, qu’il avait giflé, et de 250 euros pour le refus de priorité.

“Je ne sais pas ce qu’il s’est passé”

Ce retraité du bâtiment devra également verser 1 800 euros de dommages et intérêts à l’homme aveugle, 1 500 à son frère et 1 000 euros à chacun au titre des frais de justice. L’affaire avait trouvé un écho médiatique grâce à une vidéo relayée sur les réseaux sociaux, filmée par un policier en civil qui roulait à vélo avec une camera GoPro allumée.

La vidéo montre un aveugle muni d’une canne blanche s’engageant avec un accompagnateur sur un passage pour piétons dans le XIIe arrondissement, le 16 juin dernier. Une berline noire frôle les deux hommes, leur coupant la priorité. L’accompagnateur donne un coup sur le toit de la voiture qui s’arrête. Le chauffeur descend et agresse physiquement et verbalement l’accompagnateur, lui assénant des claques. Il s’en prend également à l’aveugle, lui criant “Enlève tes lunettes, je vais te frapper”.

Un témoin essaie d’intervenir ainsi que l’épouse de l’automobiliste. Lorsque le témoin annonce qu’il va appeler la police, l’homme et la femme remontent dans leur voiture et s’en vont. “Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, je me suis très mal comporté”, a résumé le prévenu, contrit et demandant “pardon”. “J’étais dans un état de colère”. “Il me semblait que j’avais le temps de passer” sans marquer l’arrêt, a-t-il expliqué, ajoutant que le coup frappé sur sa voiture avait rendu son épouse nerveuse.

Source HANDICAP INFO.