Pass vaccinal : voici tout ce qui va changer dès lundi. Quel contrôle ? Quelles sanctions ?….

Le Conseil constitutionnel a validé vendredi la plupart des dispositions du texte de loi instaurant le pass vaccinal.

Le dispositif entrera donc bien en vigueur lundi et remplacera l’actuel pass sanitaire.

On vous explique tout ce qui va changer.

Pass vaccinal : voici tout ce qui va changer dès lundi

 

La dernière étape a été validée. Le Conseil constitutionnel, saisi par les oppositions qui ont dénoncé une atteinte aux libertés fondamentales, a donné son feu vert vendredi à la plupart des dispositions du projet de loi instaurant le pass vaccinal pour remplacer le pass sanitaire.

Le texte, adopté définitivement dimanche par le Parlement, va être promulgué et le dispositif entrera en vigueur dès ce lundi 24 janvier, a confirmé le Premier ministre Jean Castex. Le chef du gouvernement avait annoncé cette date d’instauration jeudi soir, soulignant que le pass vaccinal devrait permettre de « lever la plupart des restrictions prises » pour lutter contre la vague épidémique liée au variant Omicron du Covid-19. Mais comment va fonctionner concrètement ce pass vaccinal ? On vous explique tout.

Le test négatif ne suffit plus

Dès lundi, un test négatif au Covid (PCR ou antigénique) de moins de 24 heures ne suffira plus pour accéder aux activités de loisirs, aux restaurants et débits de boisson, aux foires, séminaires et salons professionnels et aux transports publics interrégionaux. Il faudra justifier d’un statut vaccinal complet (deux doses de vaccin ainsi qu’une dose de rappel si la dernière injection remonte à plus de sept mois) ou avoir contracté le Covid il y a moins de six mois.

Le pass vaccinal ne s’appliquera qu’aux personnes à partir de 16 ans. Les mineurs de 12 à 15 ans resteront soumis à l’obligation de présenter l’actuel pass sanitaire, gardant donc la possibilité de présenter un test négatif pour accéder aux lieux publics.

Quelles exceptions ?

Le test négatif sera toujours suffisant pour accéder aux hôpitaux, cliniques, Ehpad et maisons de retraite. Dans le cas des transports, une exception au pass vaccinal est également prévue pour « motif impérieux d’ordre familial ou de santé » – un proche mourant par exemple. Il faudra toutefois présenter un test négatif.

L’actuel pass sanitaire pourra en outre être maintenu pour une durée limitée dans certains territoires sur décision du préfet, comme « par exemple en cas de faible vaccination de la population comme en outre-mer », précise le site officiel Vie publique.

Enfin, en vue notamment de l’élection présidentielle, le Conseil constitutionnel a censuré la possibilité pour les organisateurs de meetings politiques de demander un pass sanitaire aux participants. Les organisateurs pourront cependant prendre « toutes mesures de précaution sanitaire utiles, telles que la limitation du nombre de participants, la distribution de masques ou l’aération des salles ».

Un « pass vaccinal transitoire » pour les non-vaccinés

Jean Castex a annoncé par ailleurs jeudi soir des mesures spécifiques pour les non-vaccinés, pour les inciter un peu plus à franchir le pas. Le pass vaccinal leur sera accessible dès la première dose de vaccin d’ici le 15 février, à condition qu’ils fassent leur deuxième injection un mois plus tard. Dans l’intervalle, ils devront présenter un test négatif pour avoir accès aux lieux où le sésame est exigé.

Pass vaccinal : voici tout ce qui va changer dès lundi

Quels contrôles ?

Les restaurateurs ou gérants d’établissements publics, comme les cinémas, pourront procéder à des contrôles d’identité en cas de doute sur le détenteur du pass. La présentation d’un document officiel avec une photographie suffira, comme la carte vitale. Les papiers d’identité ne seront pas obligatoires.

Le Conseil constitutionnel n’a pas retoqué cette mesure, estimant  qu’il ne s’agit pas d’un contrôle de police administrative. « Le refus de la personne de produire » un document officiel comportant sa photo « ne peut avoir pour autre conséquence que l’impossibilité pour elle d’accéder à ce lieu », a-t-il appuyé. Mais le Conseil constitutionnel a émis « une réserve d’interprétation » : la vérification ne pourra se fonder que « sur des critères excluant toute discrimination » entre les personnes.

Quelles sanctions ?

Le fait de ne pas avoir de pass vaccinal n’entraînera pas d’amendes. L’utilisation d’un faux pass reste en revanche punie et les sanctions sont même renforcées par la loi. Utiliser un faux pass ou transmettre son pass à autrui sera désormais puni d’une amende forfaitaire de 1 000 €, contre 135 € actuellement. L’absence de contrôle du pass par l’exploitant de l’établissement recevant du public sera aussi punie dès le premier manquement d’une amende de 1 000 €, alors que le droit ne permettait jusque-là la répression qu’à partir du 3e manquement dans une période de 45 jours.

Enfin, les acheteurs et vendeurs de faux pass risqueront 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende. Tout comme les détenteurs de plusieurs pass.

Les entreprises ne jouant pas le jeu du télétravail pourront aussi être sanctionnées d’une amende administrative allant jusqu’à 500 euros par salarié, dans la limite de 50 000 euros.

Un pass vaccinal jusqu’à quand ?

Le texte adopté au Parlement prévoit une application possible du pass vaccinal jusqu’au 31 juillet. Le Conseil constitutionnel ont indiqué que les mesures concernant le pass « doivent être strictement proportionnées aux risques sanitaires » et « il y est mis fin sans délai lorsqu’elles ne sont plus nécessaires ».

Attention à la désactivation

Pour rappel, depuis le samedi 15 janvier, il faut pouvoir justifier d’une dose de rappel faite dans les sept mois maximum suivant la deuxième injection pour conserver un pass valide. Pour savoir quand effectuer votre dose de rappel et connaître la date de fin de validité de votre pass, vous pouvez vous rendre sur le site de l’Assurance maladie : monrappelvaccincovid.ameli.fr.

Selon les derniers chiffres de ce vendredi, 33,4 millions de Français ont reçu une dose de rappel. 53 764 805 personnes ont reçu au moins une injection (soit 79,7 % de la population totale) et 52 437 130 personnes ont désormais un schéma vaccinal complet (soit 77,8 % de la population totale).

Source LE DAUPHINE LIBERE.

Sclérose en plaques : le lien de causalité avec le virus d’Epstein-Barr encore plus clairement établi. Un vaccin ARN bientôt, contre Epstein-Barr ?…

On savait que le virus Epstein-Barr, responsable de la mononucléose, était impliqué d’une façon ou d’une autre dans le déclenchement de la sclérose en plaques.

Une étude américaine publiée dans « Science » va plus loin et tend à prouver qu’il jouerait en fait un rôle déclencheur déterminant. 

100.000 personnes atteintes de sclérose en plaques en France, 3 femmes pour un homme

 

Et s’il suffisait de trouver le vaccin contre la mononucléose pour éradiquer la sclérose en plaques ? Ça peut paraître fantaisiste, c’est pourtant tout à fait sérieux. On savait que ce virus dit « virus d’Epstein-Barr » était impliqué dans la maladie, mais une étude américaine produite par des chercheurs réputés d’Harvard et qui vient d’être publiée dans la revue « Science » établit clairement son rôle de détonateur dans le déclenchement de la maladie.

Tout en restant prudente, car les mécanismes à l’œuvre n’y sont pas pour autant expliqués, cette étude pourrait faire date et avoir des conséquences majeures dans la lutte contre cette maladie auto-immune qui touche 100 000 personnes en France.

La mononucléose est un facteur de risque

D’une façon générale, on sait que dans beaucoup de maladies auto-immunes, comme c’est le cas de la sclérose en plaques, des virus sont à l’œuvre, et contribuent au déclenchement de la maladie. Ce virus Epstein-Barr, 95% de la population y a été exposée, mais sur la plupart des gens, il est resté inoffensif.

En revanche, on le sait depuis un certain temps, avoir fait une mononucléose et donc exprimé ce virus de façon très symptomatique à la fin de l’adolescence ou au début de l’âge adulte est un facteur de risque.

Chez les malades, on a par ailleurs retrouvé des particules virales dans le cerveau, et un taux d’anticorps dirigés contre Epstein-Barr plus élevé qu’en population générale. On avait donc jusqu’à présent un faisceau de présomptions qui semblaient attester de la contribution du virus au développement de cette maladie. Sur des personnes prédisposées, le virus entrainerait une sorte de dysfonctionnement du système immunitaire.

Des soldats américains suivis par tests sanguins réguliers pendant vingt ans

L’étude américaine va plus loin, et tout en restant encore prudente, tend à prouver que c’est ce virus qui constitue l’allumette, le catalyseur de quelque chose qui couve. Les chercheurs ont disposé, il faut le dire, d’une base de données incroyable : 10 millions de soldats américains régulièrement soumis à des tests sanguins pendant 20 ans.

Le Professeur Patrick Vermersch est neurologue au CHRU de Lille, il est emballé par les résultats : « C’est une équipe très solide qui produit ces conclusions. En fait, jusqu’à présent, on avait des ‘photos’ de la situation. On trouvait de l’Epstein-Barr et on se contentait de ‘photographier’ ce lien », déclare-t-il.

Un lien temporel établi entre l’apparition des anticorps contre le virus et le fait de faire une sclérose en plaques

Il explique que cette étude apporte des connaissances sur la chronologie du développement de la maladie. « Ce qui nous manquait, c’était le lien temporel entre l’apparition des anticorps et le fait de faire une sclérose en plaques. Il fallait une cohorte énorme pour le prouver puisqu’à la base, beaucoup de sujets dans la population ont ces anticorps. »

Cette étude nous donne la chronologie des événements. C’est très important.

Il explique la méthode utilisée. « On a pris des jeunes adultes ‘séronégatifs’, on a vu combien avaient été infectés au cours du temps, étaient donc devenus ‘séropositifs’ à Epstein Barr, et on a vu dans quelle mesure cette ‘séroconversion’ avait conduit à la maladie. De façon très significative, un certain nombre de ces ‘séroconvertis’ ont fait une sclérose en plaques ! « 

Utilisation d’un marqueur neuronal pour « suivre » la douleur

Patrick Vermersch ajoute que l’étude révèle une seconde information capitale. « On a aussi dosé un marqueur neuronal dans le sang, les neurofilaments, qui sont un marqueur spécifique du système nerveux central. Ils prouvent l’existence d’une souffrance au niveau du cerveau. On voit que chez une partie de ceux qui ont eu bien après la sclérose en plaques, le cerveau montre des signes de souffrance juste après l’infection au virus Epstein Barr. »

Ces deux informations, ce sont deux maillons supplémentaires dans la compréhension du lien qu’on connaissait, donc c’est majeur.

Un vaccin ARN bientôt, contre Epstein-Barr ?

Ces deux maillons nouveaux devraient être de nature à convaincre les laboratoires d’investir dans un vaccin contre le virus d’Epstein-Barr. On le cherche depuis des années sans le trouver, mais un tel vaccin administré durant l’enfance pourrait peut être réduire le risque de déclarer une sclérose en plaques par la suite.

Moderna est sur le coup avec son vaccin ARN : un essai clinique vient de démarrer. La recherche prendra évidemment de nombreuses années car il faudra se donner le temps de vérifier dans quelle mesure ce vaccin, s’il voit le jour, protège au cours d’une vie entière de la sclérose en plaques.

Source FRANCE INTER.

Le fondateur des « Nez rouges » pour les enfants malades devant la justice après avoir détourné plus de 240 000 euros…!

Après avoir été accusé de plusieurs escroqueries, Sébastien Buisson, le président fondateur de l’association Les Nez rouges à Limoges, comparaît devant la justice ce vendredi.

Il est jugé pour abus de confiance aggravée et est accusé d’avoir détourné plusieurs centaines de milliers d’euros.

Sébastien Buisson avait créé les Nez rouges en 2013. Lors de son dernier passage devant un tribunal, à Cusset (Allier) en 2021, il avait enfilé la robe noire et plaidé comme avocat… avant d’être démasqué par la présidente. MAXPPP/Radio France/Claire Lise Macé

 

Ce vendredi 14 janvier, le tribunal correctionnel de Limoges, dans la Haute-Vienne, juge Sébastien Buisson pour abus de confiance aggravé. Il est accusé d’avoir détourné plus de 240 000 euros avec l’association « les Nez rouges », qu’il avait fondé et présidait. Sa mère est également poursuivie pour vol et recel d’abus de confiance, révèlent nos confrères du Parisien. L’association avait pour objectif de « distraire les enfants malades » et de réaliser leurs rêves. Rapidement, 38 ambassadeurs en France la rejoignent, l’Etat accorde également des subventions, à hauteur de 8 000 euros en 2017 puis 7 000 en 2018.

l’essentiel Après avoir été accusé de plusieurs escroqueries, Sébastien Buisson, le président fondateur de l’association Les Nez rouges à Limoges, comparaît devant la justice ce vendredi. Il est jugé pour abus de confiance aggravée et est accusé d’avoir détourné plusieurs centaines de milliers d’euros.

Ce vendredi 14 janvier, le tribunal correctionnel de Limoges, dans la Haute-Vienne, juge Sébastien Buisson pour abus de confiance aggravé. Il est accusé d’avoir détourné plus de 240 000 euros avec l’association « les Nez rouges », qu’il avait fondé et présidait. Sa mère est également poursuivie pour vol et recel d’abus de confiance, révèlent nos confrères du Parisien. L’association avait pour objectif de « distraire les enfants malades » et de réaliser leurs rêves. Rapidement, 38 ambassadeurs en France la rejoignent, l’Etat accorde également des subventions, à hauteur de 8 000 euros en 2017 puis 7 000 en 2018.

L’association fondée par Sébastien Buisson finit par engranger 460 000 euros et emploie 14 salariés. À Limoges, les Clowns Doux, une autre association, qui intervient elle aussi auprès des enfants hospitalisés tente d’alerter les pouvoirs publics, notamment le procureur de la République sur une confusion des deux associations sciemment utilisée par Sébastien Buisson pour récolter et détourner des fonds. La direction du CHU de Limoges alerte également en 2014, puis en 2017 c’est au tour de Tracfin, service du ministère de l’Économie, de détecter des opérations financières atypiques ». Le président a en effet retiré 63 800 euros en espèce.

En juin 2018 il est interpellé avec sa conjointe, secrétaire de l’association. Elle reconnaît qu’il s’agit d’une « grosse arnaque ». Lui reconnaît avoir « négligé la comptabilité » mais assure que les 100 000 euros par an générés par « Les nez rouges » permettent de payer les salariés et les frais. Les enquêteurs interrogent les salariés et ambassadeurs, conclusion : rien n’a été fait pour les enfants. Le président est placé en détention en juin 2018. Il ressort finalement de prison avec l’interdiction de quitter le département de la Haute-Vienne. Finalement, il fait de nouveau parler de lui en janvier 2021, lorsqu’il défend des clients devant le tribunal de Cusset. Il est mis en examen pour escroquerie en récidive et exercice illégal de la profession d’avocat, puis est placé en détention.

Source LA DEPÊCHE.

Nouvelles règles du passe sanitaire à partir du 15 janvier : toutes les réponses à vos questions…

À compter de cette date, les Français qui n’auront pas reçu leur dose de rappel dans les sept mois suivant leur dernière injection perdront leur passe sanitaire.

Nouvelles règles du passe sanitaire à partir du 15 janvier : toutes les réponses à vos questions

 

Sommaire
  • Combien de personnes vont-elles perdre leur passe sanitaire ?
  • Que faire si l’on a récemment été infecté par le Covid-19 ?
  • À partir de quand le QR Code obtenu après la vaccination devient-il valide ?
  • Si je décide de faire ma première dose aujourd’hui, quand puis-je espérer avoir mon passe sanitaire ?
  • Est-il prévu que les règles changent de nouveau ?

À compter du samedi 15 janvier, toute personne majeure n’ayant pas reçu sa dose de rappel vaccinal contre le Covid-19 dans les sept mois suivant sa dernière injection verra son passe sanitaire désactivé. Une nouvelle règle annoncée fin novembre par le ministre de la Santé Olivier Véran, et déjà en vigueur pour les 65 ans et plus depuis le 15 décembre dernier. Combien de personnes sont-elles concernées ? Que faire si l’on vient d’être infecté par le Covid ? Le Figaro répond à toutes vos questions.

Combien de personnes vont-elles perdre leur passe sanitaire ?

Selon les données de la Direction générale de la santé (DGS) communiquées au Figaro, 560.000 personnes pourraient se voir retirer leur passe sanitaire au 15 janvier, pour n’avoir pas effectué leur rappel vaccinal à temps. En effet, comme le précise la DGS, «au 13 janvier, 15,3 millions de personnes ont déjà reçu leur dose de rappel sur les 15,9 millions» de Français éligibles.

Pour savoir si l’on fait partie de ces quelques centaines de milliers de personnes sur le point d’être privées de passe sanitaire, il est possible de se rendre sur l’application TousAntiCovid. Un message d’alerte sur fond jaune apparaît sur le smartphone des usagers dont le passe arrive à expiration le 15 janvier.

Que faire si l’on a récemment été infecté par le Covid-19 ?

Une infection au Covid-19 équivaut à une injection de vaccin, a rappelé Olivier Véran. Ainsi, les personnes ayant reçu une ou deux doses de vaccin, puis ayant été contaminées, peuvent toujours bénéficier du passe sanitaire. Il suffit pour cela d’entrer dans l’application TousAntiCovid le résultat positif de son test PCR ou antigénique – d’au moins 11 jours et de moins de 6 mois -, qui vaut comme certificat de rétablissement. Ce document est valable reste valable six mois après l’infection. Pour le conserver par la suite, il convient de recevoir sa dose de rappel entre trois mois minimum et sept mois maximum après la contamination. À noter que les personnes infectées par le Covid après leur deuxième dose ne sont donc pas exemptées de troisième dose.

À partir de quand le QR Code obtenu après la vaccination devient-il valide ?

Si vous n’avez pas encore reçu votre troisième dose de vaccin, attention aux délais. En effet, «toutes les personnes qui font leur rappel disposent d’un nouveau QR Code, qui devient valide sept jours après leur injection, qu’il s’agisse d’une deuxième, d’une troisième dose ou plus», précise au Figaro la Direction générale de la santé (DGS). Les personnes ayant dépassé le délai de sept mois après leur dernière injection et qui souhaitaient se faire vacciner cette semaine, juste avant la date butoir du 15 janvier, pourraient donc avoir une mauvaise surprise : elles pourraient voir leur passe être désactivé durant quelques jours, le temps que le délai de sept jours s’écoule.

Pour permettre aux Français d’anticiper, l’Assurance maladie propose un simulateur en ligne, baptisé «Mon rappel vaccin Covid», qui permet de savoir quand recevoir sa dose de rappel et connaître la date de fin de validité de son passe sanitaire. Un service similaire existe sur le site ministériel Mes Conseils Covid.

Si je décide de faire ma première dose aujourd’hui, quand puis-je espérer avoir mon passe sanitaire ?

Début janvier, un an après le début de la campagne de vaccination, plus de 5 millions de Français n’avaient toujours reçu aucune dose de vaccin. Si, parmi eux, certains veulent démarrer aujourd’hui leur parcours vaccinal, il leur faudra attendre quelques semaines avant d’obtenir leur passe sanitaire.

Pour les personnes n’ayant jamais été testées positives au Covid, le précieux sésame est activé une semaine après la deuxième injection. Étant donné que le délai à respecter entre les deux premières doses de vaccin à ARN messager (Pfizer et Moderna) doit être d’au moins trois semaines, un schéma vaccinal initial met dans ce cas au moins un mois à être complété. Quant à ceux ayant été infectés par le Covid il y a moins de six mois et bénéficiant d’un certificat de rétablissement, leur passe sanitaire deviendrait valide une semaine après leur première dose. Dans les deux cas, pour conserver le document, une dose de rappel est nécessaire entre trois et sept mois après la dernière injection

Est-il prévu que les règles changent de nouveau ?

Dès le 15 février prochain, le délai pour effectuer sa dose de rappel sera raccourci. Il passera de sept mois à quatre mois après la dernière injection ou infection. Faute de quoi le passe sanitaire sera désactivé. Sachant qu’un laps de temps minimum de trois mois doit obligatoirement être respecté entre sa dernière dose ou contamination et sa dose de rappel, et que le QR Code n’est activé qu’au bout de sept jours, la fenêtre de tir pour se faire vacciner se limitera en réalité à trois semaines.

Par ailleurs, un projet de loi destiné à transformer le passe sanitaire en passe vaccinal est actuellement en discussions au Parlement. Ce texte, qui obligera les Français à présenter un certificat de vaccination ou de rétablissement pour accéder aux activités du quotidien (cinémas, théâtres, bars, restaurants…), ne devrait pas modifier les règles relatives au schéma vaccinal. Le gouvernement vise une mise en application au plus tard «dans les premiers jours de la semaine du 17 janvier», a indiqué Gabriel Attal sur BFMTV dimanche.

Source LE FIGARO.

Covid-19 : naître pendant la pandémie expose-t-il à des retards de développement ?…

Les femmes enceintes sont considérées comme vulnérables face au risque de Covid-19.

Mais les nourrissons exposés in utero au SARS-CoV-2 présentent-ils un sur-risque de troubles du neurodéveloppement par rapport aux bébés non exposés ?

Et comparés aux enfants nés avant la pandémie ?

Covid-19 : naître pendant la pandémie expose-t-il à des retards de développement ?

 

Depuis la pandémie, 200 millions de nouveau-nés ont vu le jour à l’échelle mondiale. Or l’exposition fœtale à des perturbateurs peut altérer le neurodéveloppement des enfants sur le long terme avec un sur-risque de séquelles psychiatriques.

Pour le Covid-19 la question se pose donc : à quel point les enfants nés de mères positives au SARS-CoV-2 pendant la grossesse présentent-ils des troubles neurodéveloppementaux dans leurs 6 premiers mois de vie ? Et dans quelle mesure les enfants nés pendant la pandémie seraient-ils plus exposés comparés à ceux nés avant ?

Pour le savoir, l’équipe du Pr Dani Dumitriu a dans un premier temps suivi – via des questionnaires remplis par les parents – 114 nourrissons exposés in utero à la Covid-19 et 141 épargnés. Tous ont vu le jour à la Columbia University Irving Medical Center (New York, Etats-Unis) depuis le début de la pandémie.

Selon les premiers résultats, « contracter le Covid-19 pendant la grossesse ne semble pas exposer les bébés au moindre trouble du neurodéveloppement ». Et ce quel que soit le stade de la grossesse atteint lors de la contamination ou le degré de sévérité de la maladie.

La pandémie : avant, après

Les résultats des questionnaires des petits nés pendant la pandémie, exposés ou non au coronovirus in utero, ont ensuite été comparés à ceux de 62 petits nés avant la pandémie.

Résultat, « les capacités motrices et le comportement social des petits nés pendant la pandémie étaient diminuées comparées aux petits nés avant la pandémie. »

Autre point, « les scores de motricité et du comportement social les plus bas étaient rapportés chez les enfants dont les mamans étaient dans leur premier trimestre de grossesse au tout début de la pandémie ».

Une donnée en phase avec le lien déjà connu entre stress et isolement de la maman dans son premier trimestre de grossesse et le risque de troubles du neurodéveloppement chez l’enfant.

Conclusion : « le fait de naître pendant la pandémie, plus que d’être exposés au Covid-19 pendant la grossesse, aurait un impact sur le neurodéveloppement des petits. »

Est-ce à dire que d’autres facteurs que le virus en lui-même pourrait influer sur ce paramètre ? Ces points restent à confirmer. Reste que « nos résultats prouvent l’importance du suivi sur le long terme des enfants nés pendant la pandémie de Covid-19 ».

*Columbia University Irving Medical Center, New York, Etats-Unis

Source EST REPUBLICAIN.

Handicap – Une patiente réclame près de 1,5 millions d’euros d’indemnisation après une opération à l’hôpital de Nîmes…

Près d’un million et demi d’euros ! C’est la somme colossale qu’a réclamée ce vendredi une patiente lourdement handicapée après une opération subie au CHU Carémeau de Nîmes.

Le tribunal administratif a mis en son jugement en délibéré.

Il sera rendu dans 15 jours. 

Le tribunal administratif de Nîmes

 

Près d’un million et demi d’euros ! C’est la somme colossale qu’a réclamée ce vendredi devant le tribunal administratif une patiente lourdement handicapée après une opération subie au CHU Carémeau de Nîmes. En 2014, cette Montpelliéraine, âgée de 54 ans à l’époque, avait été opérée du rachis en raison de problèmes chroniques de mal de dos. Malheureusement, à l’issue de l’intervention, elle avait totalement perdu l’usage de sa jambe gauche, paralysée à vie. Et elle avait parallèlement contracté une maladie nosocomiale pendant son séjour à l’hôpital.

Déficit d’information

L’avocat de la patiente, maitre Gaëtan Bosch, se félicite que le tribunal ait reconnu un déficit d’information de la part de l’hôpital : « Cette dame n’a pas été suffisamment informée des risques qu’elle encourait du fait de ses nombreuses interventions. Sa vie a été bouleversée, celle de ses proches également. Aujourd’hui, elle est obligée de vivre avec ce handicap et évidemment ce n’est pas facile« .

De son côté, l’avocate du CHU Carémeau, Maître Elodie Rigaud, a simplement indiqué qu’elle s’en remettrait à la décision du tribunal, même si elle estime que le patiente avait été suffisamment informée : « Elle avait rencontré son médecin à plusieurs reprises, il y avait une confiance qui était établie et une pathologie qui était connue. On peut donc imaginer que le risque de paralysie avait été évoqué. C’est en cela que l’on regrette cette décision, uniquement sur ce point là, à savoir qu’il n’a pas été retenu que l’information avait bien été donnée parce qu’il n’y avait pas de trace écrite de ce risque« .

C’est l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) qui prendrait en charge l’essentiel des indemnités au titre de la solidarité. De son côté, le CHU Carémeau devrait verser un peu plus de 6.000 euros en raison du manque d’information. Le jugement a été mis en délibéré. Il sera rendu dans 15 jours.

Source FRANCE BLEU.

 

«Laissez des lits libres pour les cancers» : la colère des patients aux opérations déprogrammées…

Dans toute la France, des opérations se font déprogrammer, laissant de nombreux patients dans l’obscurité.

Depuis mi-décembre 2021, de nombreuses opérations chirurgicales et médicales sont déprogrammées en France.

 

Aujourd’hui, Titouan fête son 28e anniversaire, et à sa grande surprise, en famille. Si le jeune garçon n’est pas mécontent de pouvoir le passer en compagnie de ses proches, cette journée devait se dérouler d’une tout autre manière. Titouan devait subir une opération ce 6 janvier 2022. Mais, sans surprise, alors que le plan blanc venait d’être activé dans son hôpital à Strasbourg, il a reçu un appel la semaine dernière annulant son opération.

Déçu, le jeune homme, tétraplégique depuis huit ans et souffrant d’infection urinaire à répétition, attendait la pose d’un stent prostatique avec impatience. Une intervention chirurgicale qu’il qualifie comme «non urgente, mais quand même urgente», qui devra être reprogrammée.

Depuis mi-décembre, de nombreuses régions ont activé le plan blanc dans leurs hôpitaux, un dispositif d’urgence permettant la mobilisation de personnels supplémentaires pour faire face à l’afflux de cas de Covid-19. Des patients qui devaient subir un acte chirurgical ou médical voient alors leurs opérations être déprogrammées pour différentes raisons : soit par anticipation sur demande de l’Agence régionale de santé (ARS), soit par manque de personnels de santé ou de lits de réanimation disponibles. L’opération de Titouan a été déprogrammée sur demande de son ARS.

Actuellement, dans le département du Grand Est, 67,5% des lits de réanimation sont occupés par des patients malades de Covid-19, d’après les informations de Covid-Tracker. Une constatation qui provoque alors une colère chez le jeune homme, qui rejette la faute sur les non-vaccinés qui, pour lui, sont en partie la cause des annulations.

« Le problème n’est pas la saturation du Covid mais le manque de personnel médical. »

Ludivine, 41 ans, de l’Ain.

À des centaines de kilomètres, Ludivine, mère de trois enfants, est aussi en colère. Alors qu’elle devait également subir une hystérectomie totale – ablation de l’utérus -, une intervention qu’elle qualifie d’«opération de la dernière chance» liée à son endométriose, elle a reçu un appel de son hôpital dans l’Ain la semaine dernière, déprogrammant son intervention sur demande de l’ARS. «Tout était prévu depuis le mois de septembre : je m’étais préparée psychologiquement, j’avais fait toutes les analyses possibles, j’avais posé un mois d’arrêt après l’opération, et quelqu’un avait été embauché pour me remplacer. Et à quelques jours de l’opération, ça s’arrête comme ça», souffle-t-elle, avec une déception perceptible.

Toutefois, si elle est en colère, elle ne veut surtout pas faire un parallèle avec les malades du Covid qui «satureraient les hôpitaux». Pour elle, ce n’est pas une vérité dans son ensemble : «Avec les annulations, on imagine qu’il y a beaucoup de Covid en réanimation. Mais il y a le personnel médical qui manque, ceux qui sont en burn-out, ou cas contact, ou encore ceux qui ont le Covid-19. Le problème n’est pas la saturation du Covid mais le manque de personnel médical», tempête-t-elle.

Un constat soutenu par le docteur Alice Desbiolles dans un entretien accordé au Figaro , qui affirme que le réel problème à l’hôpital est structurel : «L’hôpital est sous-dimensionné et peu attractifs pour les soignants, en termes de salaires, de conditions de travail, de perte de sens pour son métier. Des lits pourtant disponibles à l’AP-HP ne sont pas ouverts du fait du départ de soignants», a-t-elle déclaré. «Dans tous les cas, la réalité, c’est qu’aujourd’hui, si on n’a pas le Covid, on n’est pas prioritaire», ajoute Ludivine.

Effectivement, de nombreux hôpitaux déprogramment des opérations sur demande de l’ARS, par anticipation. Mais d’autres le font car ils n’ont simplement pas le choix. C’est actuellement le cas des hôpitaux de Marseille, qui connaissent actuellement une saturation de Covid-19 de 112%. Magali, atteinte d’un cancer de la peau, devait se faire opérer le 5 janvier 2022, soit hier.

Contrairement à Titouan et Ludivine, Magali devait subir une intervention qualifiée d’«urgente», sous anesthésie générale, pour retirer des Kystes en lien avec son cancer. Pourtant, son intervention a été également déprogrammée : «La semaine dernière, l’hôpital m’a laissé un message confirmant l’annulation de mon opération, sans me donner de nouvelle date. Depuis, j’ai essayé de les joindre au téléphone 18 fois pour être exacte, et j’ai envoyé un mail. Je reste sans réponse aujourd’hui».

« Vous souhaitez garder votre liberté de ne pas vous faire vacciner, conservez alors votre liberté de ne pas aller en réanimation, et laissez des lits libres pour les cancers. »

Magali, la quarantaine, de Marseille.

Son opération a été déprogrammée car l’hôpital est passé en alerte 5 du plan blanc. Avec ce niveau, seules les opérations vitales sont maintenues. «Ils m’ont expliqué qu’une fois opérée, si je devais aller en réanimation, il n’y aurait ni lit ni médecin réanimateur disponibles», poursuit-elle. Son opération est alors considérée comme «non vitale». «Mais elle pourrait bien le devenir dans six mois si un cancer se développe», prévient-elle. Et cette fois, ce n’est pas un problème uniquement lié à une crise structurelle : 90% des lits de réanimation sont occupés par des non-vaccinés, ont fait savoir ce lundi 500 médecins de l’AP-HM dans une tribune publiée sur France Bleu, ce lundi.

Pour Magali, qui ne se définit pas comme «pro-vax», au contraire, c’est la goutte de trop. Alors qu’elle subit toutes ses opérations en anesthésie locale depuis deux ans, lui laissant des images traumatisantes en tête, il s’avère que faute de personnel disponible, cette fois-ci, l’opération locale n’était pas possible.

Ne pas pouvoir se faire opérer est «complètement injuste» : «Le vaccin est un devoir collectif, ce n’est plus son propre droit de liberté individuelle. Vous souhaitez garder votre liberté de ne pas vous faire vacciner, conservez alors votre liberté de ne pas aller en réanimation, et laissez des lits libres pour les cancers, pour que ces personnes puissent se faire opérer. Il faut aller au bout de son raisonnement, être logique et pragmatique», lance alors la quadragénaire.

Une question qui suscite actuellement de vifs débats au sein de la société savante. En effet, en début de semaine, le Docteur André Grimaldi, a créé la polémique en suggérant qu’il «serait bon de conseiller systématiquement à toute personne adulte refusant de se faire vacciner de rédiger des directives anticipées pour dire si elle souhaite ou non être réanimée en cas de forme grave de Covid». Une question déjà posée dans une tribune signée par 15 médecins dans le journal Le Monde, publiée fin décembre. Interrogée sur Europe 1, le Dr Alice Desbiolles affirme trouver «très bien» le fait que l’on «recommande à toute personne de faire ces directives anticipées, pour savoir si oui ou non une personne souhaiterait être réanimée en cas d’accident». Toutefois, elle ajoute que «ce n’est pas une question de statut vaccinal».

Source LE FIGARO.

« Ma vie s’est arrêtée… à cause de ce putain de médicament », une Béarnaise témoigne du drame de la Dépakine…

Après une première victoire des victimes de la Dépakine devant la justice, une Béarnaise raconte le calvaire de sa fille et sa culpabilité de mère.

Son neurologue lui avait assuré qu’il n’y avait aucun risque à poursuivre son traitement à la Dépakine durant sa grossesse. 

La Dépakine aurait des effets toxiques sur plusieurs générations, selon une association

Le tribunal judiciaire de Paris a jugé Sanofi responsable d’un manque de vigilance et d’information sur les risques de la Dépakine. Ce médicament présente des risques pour le fœtus en cas de prise pendant la grossesse. Il serait responsable de malformations et/ou de troubles chez plus de 30 000 enfants, selon des estimations de l’Assurance maladie et de l’Agence du médicament (ANSM).  Dans Les Pyrénées-Atlantiques, 80 familles victimes de la Dépakine ont à ce jour été recensées par l’Association d’aide aux parents d’enfants souffrant du syndrome de l’anti-convulsivant (Apesac). Il y a en 34 dans les Hautes-Pyrénées.

Guylaine Paillard, vit à la limite entre ces deux départements sur la commune de Ger. Mercredi matin en entendant la nouvelle, elle reconnait avoir pleuré de joie. « Pour moi, c’est une victoire, » dit-elle. Elle est traitée à la Dépakine depuis ses 16 ans pour son épilepsie. Sa fille qui aura bientôt 24 ans est née avec une déficience musculaire très importante. Son neurologue lui avait dit qu’elle pouvait mener une grossesse sans aucun problème tout en poursuivant son traitement. « Ne pas avoir mis la femme enceinte barrée sur les boîtes de Dépakine pour moi c’est criminel » explique Guylaine pour qui ce médicament a gâché la vie à de nombreuses familles comme la sienne.

« C’est ma faute »

Aujourd’hui encore cette mère ne parvient pas à ne pas se sentir coupable. « Le jour où Margot est née, ma vie s’est arrêtée parce que c’est ma faute… de lui faire subir cette vie-là. » Sa fille doit aujourd’hui encore se soumettre à de très nombreux examens médicaux, des opérations à répétition. « Elle a une broche de 35 centimètres sur la colonne vertébrale. Elle sait qu’elle n’est pas comme les autres et puis il y a aussi le regard des autres. » 

Le chemin vers une reconnaissance de la faute de Sanofi est encore longue, Guylaine le sait bien. Le groupe pharmaceutique a d’ailleurs fait appel du jugement. « On se bat contre un géant. On est des tout-petits à coté, mais j’espère qu’on va gagner, on mérite de gagner » conclut Guylaine, qui chaque matin continue de prendre sa Dépakine. Elle ne peut pas vivre sans. « Mais à chaque fois que je vois cette boîte, je me dis que ma fille est comme ça à cause de ce putain de médicament. »

Source FRANCE BLEU.

 

Faut-il porter un masque FFP2 dans les lieux fermés ?…

Les masques FFP2 sont de plus en plus demandés dans les pharmacies. Sont-ils vraiment plus efficaces contre le covid-19 et en particulier contre Omicron ?

Faut-il porter un masque FFP2 dans les lieux fermés ?

 

Dans certaines pharmacies, le masque FFP2 n’est plus disponible. La raison ? Un sentiment de sécurité alors que le variant Omicron se propage à vitesse grand V. Mais aussi sa durée de protection, qui peut aller jusqu’à huit heures, contre quatre heures maximum pour le masque chirurgical.

Car même si le port de ce type de masque est plus contraignant par rapport aux masques chirurgicaux (inconfort thermique, résistance respiratoire), comme l’explique l’INRS sur son site internet, ces masques protègent ceux qui les portent contre l’inhalation à la fois de gouttelettes et de particules en suspension dans l’air. Tandis que les FFP1 ne protègent pas contre l’inhalation des très petites particules en suspension dans l’air.

Son prix a par ailleurs beaucoup baissé :aujourd’hui, on peut trouver des masques FFP2 pour environ 50 à 60 centimes en moyenne.

Plusieurs pays européens l’ont d’ailleurs rendu obligatoire : en Italie, c’est le cas depuis fin décembre dans les transports publics, les cinémas, les théâtres, les musées et les stades.

En Autriche, le masque « bec de canard » est demandé dans les lieux publics fermés, dans les cafés et restaurants.

En Allemagne, certains Länder (Bavière, Basse-Saxe) l’exigent aussi pour lutter contre Omicron.

Le masque FFP2 « protège mieux dans les environnements où il circule beaucoup », a d’ailleurs expliqué la Pr Karine Lacombe sur le plateau de LCI, dimanche 2 janvier.

« C’est par exemple le cas en intérieur, dans les transports en commun. C’est le meilleur moyen de protection dans les zones denses de population, dans une période où le virus circule de manière extrêmement intense », a ainsi précisé la cheffe de service hospitalier des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine.

Quelle différence entre les masques FFP11 et FFP22 ?

D’abord, rappelons que FFP signifie : filtering facepiece, soit en français « pièce faciale filtrante ». Il en existe trois types, qui selon le numéro ne filtrent pas avec la même intensité :

  • Les masques FFP1 filtrent au moins 80 % des aérosols de taille moyenne 0,6 µm (fuite totale vers l’intérieur < 22 %).
  • Les masques FFP2 filtrent au moins 94 % des aérosols de taille moyenne 0,6 µm (fuite totale vers l’intérieur< 8 %).
  • Les masques FFP3 filtrent au moins 99 % des aérosols de taille moyenne 0,6 µm (fuite totale vers l’intérieur < 2 %).

Longtemps réservés aux soignants, les masques FFP2 sont disponibles en pharmacie ou en grande surface pour le grand public depuis le début de la pandémie.

Rappelons que porter un masque n’exonère pas des gestes barrières ! Equipé ou non d’un masque il faut garder la distance de sécurité et se laver les mains régulièrement, mais aussi aérer plusieurs fois par jour les lieux clos.

Source TOP SANTE.

Accidents domestiques pendant les fêtes de fin d’année: attention dangers !…

La période des fêtes de fin d’année est synonyme d’accidents domestiques : coupures en ouvrant des huîtres, guirlandes lumineuses qui prennent feu, boules de Noël qui se brisent, brûlures en cuisine, etc.

Gare aux accidents domestiques durant les fêtes de fin d'année....

 

Chaque année, les services d’urgences enregistrent un pic de fréquentation à cette période et notamment les centres SOS Mains. Petits conseils à l’approche des festivités.

Noyade, chute, électrocution, brûlure, intoxication, étouffement… Chaque année, près de 4,5 millions personnes sont blessées en France à cause d’un accident de la vie courante et ont recours aux urgences. Les accidents domestiques entrent dans cette catégorie. Pas de trêve durant la période des fêtes de fin d’année.

Gare aux réveillons festifs et chaleureux souvent truffés de pièges ! Comme beaucoup d’accidents, ils peuvent être évités. A Noël, parmi les cinq accidents les plus « stupides » relevés par l’assurance Macif, on trouve le couteau à huitre qui dérape, mais aussi le sapin qui flambe ou encore le bouchon de champagne qui claque. Comment éviter de passer Noël aux urgences ou d’appeler les hommes en rouge (les pompiers pas le père Noël)?

Ecaillers amateurs : prudence avec les couteaux à huitre !

Selon l’Institut de veille sanitaire, quelques 2.000 écailleurs amateurs seraient victimes chaque fin d’année d’un couteau mal maîtrisé. A la clef : des coupures graves dans la paume de la paume ou pire des tendons sectionnés ou abîmés. Les adultes doivent donc redoubler de vigilance pour ne pas se couper lors de l’ouverture des huîtres. Protégez-vous des coupures en cuisine lors de la préparation des repas de fête.

Ecaillers amateurs : prudence avec les couteaux à huitre !

Ce qu’il rencontre fréquemment à cette période de l’année : des couteaux à huitre qui glissent et terminent dans la paume de la main, du verre brisé à l’origine de coupures plus ou moins profondes. Un sabrage de bouteille de champagne qui se termine mal. Encore plus traitre, selon le praticien, le couteau qui dérape sur le noyau d’avocat.

Qu’en disent les médecins ? Le Docteur Jérôme Vogels, chirurgien de la main, au Centre d’urgences SOS Mains du Médipôle de Lyon – Villeurbanne, voit arriver chaque année des patients victimes de ces accidents de fin d’année. « Les accidents domestiques représentent toujours un surcroît de travail. Pendant les fêtes de fin d’année, les gens cuisinent davantage, » constate-t-il. Le manque de concentration peut parfois entraîner des catastrophes, selon le chirurgien. « Les gens manipulent des couteaux mais font plusieurs choses à la fois ou bien sont distraits. Or il faut une concentration particulière lorsque l’on manipule des objets tranchants. »

Reconstruction, greffes de nerfs ou de tendons… les chirurgiens de la main réalisent des prouesses à condition de les consulter rapidement. Ce que ces praticiens redoutent : que les patients tardent à consulter, pensant que leur blessure est légère. Certains viennent parfois plusieurs jours après la coupure. 

« Il ne faut pas attendre. Le risque, c’est une infection qui complique le travail du chirurgien, »  résume-t-il.  « Notre bête noire, c’est le délai de prise en charge, » poursuit le Docteur Vogels. « Une plaie peut cacher une atteinte d’un tendon; une insensibilité, une atteinte d’un nerf (…) Mieux vaut consulter, faire examiner la main, nettoyer et explorer la plaie, pour une cicatrisation dans de bonnes conditions, » conclut le praticien.

Pour le patient, c’est aussi à terme le risque d’une rééducation plus lourde et une récupération compromise. Dans le cadre de la Fédération des Services d’urgences de la main (FESUM), le centre SOS Mains du Médipôle de Villeurbanne fonctionne toute l’année, avec des astreintes 7 jours sur 7 et 24h/24.

En Auvergne Rhône-Alpes, il existe aussi un centre SOS Mains à Montélimar (Clinique Kennedy) et à Annemasse (Hôpital privé Pays de Savoie).

Sapin et décorations : quelques recommandations

Le top départ des fêtes de fin d’année est donné par l’installation du sapin de Noël et de ses décorations ! Bien choisir et installer son sapin et les décorations de Noël est essentiel pour éviter les risques d’incendie ou d’électrocution. Les assureurs recommandent d’utiliser plutôt des décorations de Noël LED à piles, et de ne pas laisser le sapin allumé sans surveillance (en particulier la nuit). Ils recommandent aussi d’éviter le sapin floqué, hautement inflammable et toxique pour les petits. Petite liste de conseils judicieux :

  • Disposez votre sapin loin de toute source de chaleur telle que chauffage, cheminée, éclairage halogène.
  • Privilégiez un emplacement hors d’un passage et loin d’une porte, et stabilisez-le en le mettant dans un pot ou calé sur un pied.
  • Ne décorez pas votre sapin avec des bougies et gardez-les à distance de celui-ci.

Accidents domestiques à Noël : gare au retour de bâton !

  • Les décorations du type flocage ou givrage augmentent l’inflammabilité des arbres. La neige en aérosol est à éviter.
  • Vérifiez le respect des normes CE ou NF des guirlandes électriques. Assurez-vous que les fils électriques ne sont pas dénudés et pensez à les éteindre dès que vous quittez la pièce.
  • Ne laissez pas les guirlandes électriques fonctionner sur le sapin trop longtemps ou sans surveillance.
  • Ne surchargez pas vos prises électriques en multipliant rallonges et multiprises.
  • Privilégiez les boules en plastique incassables à celles en verre. Ces dernières peuvent être dangereuses pour les enfants en cas de casse.
  • Ne conservez pas votre sapin naturel trop longtemps : plus il vieillit et plus il devient sec, et donc inflammable.

Accidents domestiques : quand les enfants sont en première ligne

Le saviez-vous ? Selon le ministère de l’économie, les premières causes de mortalité chez les jeunes enfants sont les accidents domestiques. L’intérieur de la maison représente le lieu principal d’accidents. La cuisine est la pièce de tous les dangers. C’est même une pièce aux dangers multiples où se produisent un quart des accidents domestiques. Ils touchent particulièrement les enfants de moins de 5 ans.

Quelques conseils : il est tout d’abord important de ne jamais laisser son enfant seul dans la cuisine. Comme le rappelle l’Institut National de la Consommation. Dans cette pièce, les petits peuvent se couper (39 % des accidents), tomber (cas de l’enfant qui chute de sa chaise haute) ou se brûler.

Il faut penser à débrancher les appareils ménagers après utilisation. Il faut expliquer aux enfants quels sont les objets qui brûlent et éviter de poser des plats chauds sur le rebord de la table ou de passer à côté de votre enfant avec un récipient contenant un liquide bouillant. Enfin, vérifier que l’enfant ne peut pas tirer sur la nappe au risque de renverser sur lui un liquide ou des aliments chauds.

Ce sont 27 % des brûlures qui ont lieu dans la cuisine, et les enfants de 1 à 5 ans sont concernés dans un quart des cas. Le plus souvent, il s’agit d’accidents graves causés par des liquides ou objets brûlants.

Les accidents domestiques se produisent dans l’appartement ou à la maison mais également dans les abords immédiats : jardin, cour, garage.

Apéritifs, cadeaux et feux d’artifice : les dangers à ne pas ignorer

Moment de convivialité en famille ou entre amis, l’apéritif et les gourmandises telles que les cacahuètes sont dangereux pour les plus jeunes.  50% des victimes de suffocation sont des enfants de moins de 5 ans, toujours selon l’INVS.

Le choix des cadeaux des enfants est aussi primordial pour leur santé : il faut veiller à leur donner des jouets conformes à leur âge et certifiés NF/CE. Gare aux contrefaçons de jouets, qui peuvent se révéler dangereux.

Tenté par un petit feu d’artifice « maison » pour fêter la nouvelle année ? Renseignez-vous sur les dangers des pétards et feux d’artifice avant d’en acheter et de les manipuler.

Source FR3.