Téléthon 2020 : depuis son traitement, Jules “aime sa vie”…

Jules va mieux, grâce à la recherche. A 4 ans, il incarne les avancées contre la maladie dans ce Téléthon 2020.

Depuis une première injection en janvier dernier, “il nous casse les oreilles”.

Son père nous raconte ces derniers mois où tout a changé.

 

Jules, 4 ans, est atteint de myopathie tubulaire

Lors de la visio-conférence de presse, Wilfried Langlais, le papa de Jules, y va sans détours : “son grand jeu c’est de jouer à cache-cache avec sa soeur

Son fils de 4 ans, comme 50 000 enfants en France, est atteint de myopathie myotubulaire. Cette mutation du gène MTM1 oblige Jules à évoluer constamment avec un appareil respiratoire.

Il s’exprime peu, ne bouge pas. Tous les trois mois, la famille Langlais quitte Rennes pour l’hôpital Trousseau à Paris, où Jules est pris en charge.

Jules et sa famille habitent Bourgbarré

Le Docteur Ana Buj Bullo, responsable de l’équipe Maladies neuromusculaires au Généthon, travaille depuis plus de 20 ans sur les mutations de ce gène MTM1. Avec, depuis 2008, des avancées majeures.

Aujourd’hui, “on apporte on apporte dans les cellules musculaires une copie saine du gène défectueux” explique-t-elle. Une injection intra musculaire dont a pu bénéficier Jules en janvier dernier.

“Il a reçu une injection en janvier, et depuis il nous casse les oreilles”

Wilfried Langlais

Wilfried parle avec émotion de son fils, qui progressivement mais rapidement, change du tout au tout.

Immédiatement après l’injection, Jules a été plus dynamique. Il s’est rapidement tenu assis. La kiné qui s’occupe de Jules “n’a jamais vu ça” rapporte Wilfried Langlais. “Ses mouvements sont plus précis, il commence à prendre possession de ses jambes. Jules évolue à une vitesse incroyable” poursuit Wilfried.

Avant il ne s’exprimait pas, aujourd’hui il bouge, on l’entend, il se bagarre avec sa sœur. Il aime sa vie” témoigne avec bonheur son père.

Un Téléthon 2020 confiné, mais un Téléthon quand même

Crise sanitaire oblige, il n’y aura pas cette année de banderoles sur des ronds-points ces 4 et 5 décembre 2020. Pas de défis sur les places des quelques 12 000 communes partenaires.

Mais les 250 bénévoles pourront tout de même se réjouir de voir d’autres défis, sur France Télévisions, et l’on pourra plus que jamais se mobiliser pour faire avancer la recherche.

Source FR3.

 

Coronavirus : Convaincre les soignants de se faire vacciner, un enjeu de taille…

EPIDEMIELa Haute Autorité de Santé a dévoilé les cinq phases de la future campagne de vaccination contre le Covid-19, et les soignants seront prioritaires.

 

Coronavirus : Convaincre les soignants de se faire vacciner, un enjeu de taille

 

  • Les soignants et personnels des établissements médico-sociaux devraient être parmi les premiers à recevoir les injections d’un vaccin anti-Covid.
  • Mais pour le moment, beaucoup d’entre eux se méfient et sont indécis, ce qui n’a rien d’étonnant puisqu’il reste beaucoup d’interrogations sur ces vaccins.
  • Ces soignants seront les premiers à convaincre si le gouvernement veut réussir sa campagne de vaccination, qui pourrait s’appuyer sur leur exemple et la confiance qu’ils inspirent à la population.

« Me faire vacciner ? Je ne sais pas ce qu’il va y avoir dans ce vaccin, ni les conséquences qu’il peut avoir sur ma santé. Non, je vais attendre et laisser les autres servir de cobayes », prévient Morgane, 27 ans, infirmière en Ehpad, qui a répondu à notre appel à témoignages.

Ce lundi, la Haute Autorité de Santé (HAS) a défini les différentes phases de la campagne de vaccination en France. Les résidents, de même que les professionnels de santé des Ehpad les plus âgés et ceux souffrant de comorbidités, feront partie de la première vague. Les autres soignants pourraient faire partie des phases 2 et 3 du plan.  Emmanuel Macron a par ailleurs bien précisé que le vaccin contre le Covid-19 ne serait pas obligatoire.

Pas assez de recul

D’ici à ce qu’arrivent les premières doses du ou des vaccins qui auront obtenu le feu vert de l’Union européenne, il risque d’y avoir un gros travail de pédagogie si le gouvernement souhaite que les soignants soient d’accord pour se faire vacciner. Lucas, kinésithérapeute de 25 ans, « ne souhaite pas être vacciné suite à la rapidité de la mise en place du vaccin, qui ne permet pas encore de voir les effets secondaires à long terme ». De même Mélodie, qui travaille en Ehpad, questionne la priorisation des publics. « Je n’ai aucune confiance en l’État et encore moins dans les laboratoires pharmaceutiques. Le fait de se servir de notre situation professionnelle pour nous inviter à passer à l’acte, je ne suis pas du tout fan. D’autres branches sont aussi à risques, les restaurateurs, par exemple ».

Si certains regrettent les pressions de leur hiérarchie, et parfois même une culpabilisation, d’autres nuancent. « Je suis pour les vaccins, mes enfants et moi-même sommes vaccinés, explique Céline, 47 ans. Pour le Covid-19, quand il y aura un recul suffisant, j’y songerai, mais pas pour cette année ». Annie, 48 ans et soignante en Ehpad, tient un tout autre discours. « Je veux me faire vacciner, je le fais contre la grippe depuis au moins trente ans. Je trouve normal de protéger les résidents. Mais je sais, hélas, que 90 % de mes collègues ne le feront pas… Ils seront plus aptes à se faire vacciner si les compagnies aériennes l’imposent, car les vacances comptent plus que les résidents… »

Trop d’incertitudes pour tirer des conclusions

On l’a vu, l’acceptabilité ne semble pas gagnée. Peu surprenant étant donné qu’on en sait encore très peu sur ces vaccins anti-Covid. Alexis Spire, sociologue au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), mène un projet de recherche sur la confiance des soignants dans les institutions étatiques en temps de Covid-19. Pendant dix-huit mois et jusqu’à septembre 2021, il enquête dans deux hôpitaux d’Ile-de-France et du Grand-Est. « La plupart de ceux qu’on a vus ne sont pas antivaccins, explique-t-il. Dans les entretiens, on a eu très peu de réponses fermes et définitives sur le vaccin contre le Covid-19, c’est trop tôt parce qu’il y a énormément d’incertitudes. Dire aujourd’hui ce qu’il en est de l’acceptabilité par rapport à ce vaccin me semble très fragile. »

Le vaccin contre la grippe, exemple révélateur

Il resterait donc énormément d’indécis. Mais l’exemple du vaccin contre la grippe semble révélateur. « Les problématiques sont assez similaires avec le Covid-19, souligne Alexis Spire. Les personnes qui refusent de se vacciner contre la grippe refuseront également de le faire contre le Covid ». Ce qui a de quoi inquiéter. « Les taux de vaccination contre la grippe chez les personnels soignants sont très limités, y compris dans des services en contact avec des personnes à risque, en gériatrie par exemple, analyse-t-il. Et il est plus bas chez les infirmières et les aides-soignants que chez les médecins et les cadres de santé. »

Ce que confirment les derniers chiffres de Santé Publique France. Lors de la saison 2018-2019, 35 % des soignants dans les établissements de santé étaient vaccinés, (67 % des médecins, 48 % des sages-femmes, 36 % des infirmiers et 21 % des aides-soignants). Ils étaient 32 % en Ehpad (75 % pour les médecins, 43 % pour les infirmiers, 27 % pour les aides-soignants et 34 % pour les autres paramédicaux). La question de rendre obligatoire le vaccin contre la grippe avait émergé en septembre 2020. « Il vaut mieux compter sur l’incitation que sur la contrainte », préconise Alexis Spire.

Pourquoi certains soignants refusent-ils de se faire vacciner ?

Comment expliquer que des soignants, qui ont un minimum de bagage scientifique et passent leurs journées au contact de patients, soient si récalcitrants ? Plusieurs explications émergent des entretiens menés par le chercheur. « Celle qui revient le plus souvent, et qui est commune aux paramédicaux et médecins, c’est qu’ils n’ont pas peur d’être malades parce qu’ils pensent être immunisés à force d’être au contact des malades, explique-t-il. La deuxième raison, c’est qu’il serait absurde de vouloir s’inoculer une maladie, d’autant que le vaccin n’est pas toujours efficace. Enfin, troisième justification, qui revient plutôt chez les infirmières et aide-soignantes : comme l’hôpital encourage à se faire vacciner, il est soupçonné de vouloir limiter les arrêts maladies ».

Deux différences de taille empêchent cependant de transposer ce rapport au vaccin contre la grippe au coronavirus. La première, c’est l’efficacité : on sait que le vaccin contre la grippe, qu’il faut refaire chaque année, n’est efficace qu’à 60 à 70 %. Le deuxième point concerne l’innocuité : on ne sait pas du tout quels seraient les effets secondaires des vaccins contre le Covid-19, à la différence de celui contre la grippe, connu et maîtrisé depuis des décennies.

Un levier pour renouer la confiance

La partie va être serrée pour le gouvernement. « Il y a la conjugaison de deux choses en France : on est le pays champion de la défiance à l’égard des élites politiques et à l’égard de la vaccination, reprend Alexis Spire. Par ailleurs, les injonctions contradictoires depuis mars face au coronavirus ont nourri un peu plus cette défiance. Les Français qu’on a interrogés, soignants ou non, peuvent comprendre qu’il y ait eu une part de surprise, d’impréparation face à l’épidémie. Ce qui est très mal perçu, c’est le mensonge et le fait que les erreurs n’aient pas été reconnues. » Voilà pourquoi, dans ce contexte assez tendu, la campagne de vaccination ne pourra pas se faire sans ou contre les soignants.

Au-delà de la responsabilité qui leur incombe, il y a également un enjeu d’exemplarité. « Un des résultats de notre enquête, c’est que pour qu’il y ait une forme de confiance dans ce vaccin, il faut des intermédiaires entre des pouvoirs publics qui envoient un message et les personnes qui mettent en place cette campagne, insiste Alexis Spire. Les soignants sont très à l’écoute des médecins, des chefs de clinique de leur service, avec lesquels ils sont directement en contact. Convaincre les médecins de l’hôpital, c’est crucial pour toucher les soignants. Tout comme convaincre les généralistes est crucial pour rassurer la population générale. »

D’autant que le gouvernement veut à tout prix éviter le fiasco de la campagne de vaccination contre le H1N1 en 2009. Les nombreux stocks n’avaient en effet pas trouvé preneurs… « On a fait à l’époque des vaccinodromes et on a complètement évincé les généralistes, rappelle Alexis Spire. Vacciner à la chaîne, c’est peu propice pour apaiser les craintes… »

Source 20 MINUTES.

Coronavirus : Que sait-on vraiment de l’immunité après l’infection par le SARS-CoV2 ?…

IMMUNISE ? La Haute Autorité de santé (HAS) dévoile une synthèse de la littérature scientifique portant sur l’immunité développée par les malades après avoir contracté le Covid-19.

Coronavirus : Que sait-on vraiment de l’immunité après l’infection par le SARS-CoV2 ?

  • La Commission technique des vaccinations, rattachée à la Haute Autorité de santé, publie ce mardi une synthèse de la littérature scientifique sur l’immunité au Covid-19.
  • Un document qui décortique les mécanismes de l’immunité développée par les malades après leur infection par le SARS-CoV2, et les compare aux mécanismes immunitaires induits par d’autres coronavirus.
  • Il explique comment ces données ont permis l’élaboration rapide de candidats vaccins.

Est-on immunisé après avoir eu le Covid-19 ? Combien de temps dure cette immunité ? Les vaccins bientôt disponibles sur le marché induiront-ils une immunité suffisamment protectrice ? Pour faire la lumière sur le sujet, la Haute Autorité de santé (HAS) publie ce mardi une synthèse de la littérature scientifique disponible sur le sujet. Un document élaboré par des experts de la Commission technique des vaccinations (CTV) de la HAS qui compile les connaissances mises au jour depuis les précédentes épidémies d’autres coronavirus (comme le MERS) et depuis de la pandémie de Covid-19.

L’objectif, à quelques semaines du lancement d’un plan de vaccination anti-Covid en cinq phases, est de fournir des éléments pour la compréhension et l’interprétation des résultats des essais cliniques sur les candidats vaccins. Quels sont les mécanismes de l’immunité développée après une infection par ce coronavirus ? Comment les vaccins sont-ils créés pour reproduire cette immunité ? Et comment ont-ils pu être élaborés aussi vite ?

L’immunité par les anticorps proportionnelle à la gravité de la forme développée

Lorsqu’on a été infecté par le coronavirus, plusieurs tests peuvent être pratiqués. D’abord le test PCR ou le test antigénique, qui recherche la présence du virus chez une personne qui développe des symptômes de la maladie ou encore chez un cas contact asymptomatique. Le test sérologique, lui, est pratiqué ultérieurement : quand on n’est plus malade. Il permet d’identifier la présence d’anticorps neutralisants, ce qui indique – si la personne n’avait pas été dépistée au préalable – qu’elle a effectivement été infectée, et par ailleurs qu’elle a développé une immunité contre la maladie.

Mais les résultats de ces recherches d’anticorps montrent que les malades ne sont pas égaux face à la maladie, et face à l’immunité qu’elle procure. L’immunité développée après l’infection par le SARS-CoV2 est proportionnelle à la sévérité de la forme développée. En clair, plus on a été malade du Covid-19, et plus on est immunisé. A l’inverse, l’immunité des personnes ayant développé une forme asymptomatique ou avec peu de symptômes est plus faible, rappelle le document.

En outre, si ces anticorps neutralisants sont protecteurs, la littérature scientifique démontre qu’ils ne sont pas présents très longtemps dans l’organisme. Ainsi, s’ils passaient aujourd’hui un test sérologique, nombre de contaminés de la première vague auraient un résultat négatif : leur sang ne contiendrait plus d’anticorps neutralisants.

Une immunité par la mémoire cellulaire

Outre la protection induite par les anticorps, l’organisme développerait une autre forme d’immunité. Si les anticorps d’une personne infectée disparaissent vraisemblablement après quelques mois, une immunité logée au cœur même de nos cellules pourrait quant à elle durer plusieurs années. En pratique, après avoir contracté le virus, les personnes infectées garderaient une forme de mémoire de la réponse immunitaire actionnée par l’organisme. Une mémoire logée au cœur de cellules immunitaires : les lymphocytes T, qui détruisent les cellules infectées par le SARS-CoV2.

Cette mémoire immunitaire concerne même les patients asymptomatiques ou paucisymptomatiques. Des tests d’ampleur démontrent la présence de ces lymphocytes T chez les malades pas ou peu symptomatiques qui n’ont pas (ou peu) développé d’anticorps protecteurs contre le Covid-19. Ces cellules pourraient entrer en action pour démarrer une nouvelle réponse immunitaire en cas de réexposition au Covid-19, et permettre de ne pas contracter de nouveau la maladie ou d’en développer une forme plus bénigne. La littérature scientifique l’a démontré avec d’autres coronavirus, comme le SARS-CoV1 (le SRAS) et le MERS, « la durée de persistance de la réponse lymphocytaire T semble longue », supérieure à dix ans, et « est importante dans la guérison et la protection contre l’infection ». Et selon les experts de la HAS, « la réponse lymphocitaire T anti-SARS-CoV2 semble également importante pour contrôler l’infection ».

Des connaissances déterminantes pour induire l’immunité par les vaccins

Que faire de ces données en pratique ? Elles sont déterminantes non seulement pour mieux connaître la maladie et ses mécanismes, mais aussi pour interpréter les résultats de l’ensemble des essais cliniques menés sur les candidats vaccins. « Ce document vise à donner des bases immunologiques pour expliquer comment la recherche a pu mettre au point des vaccins aussi vite. Et ce parce que le SARS-CoV2 est semblable au SARS-CoV et au MERS CoV », indique-t-on du côté de la HAS, qui insiste sur « la nécessité [d’allier] une réponse anticorps et lymphocytaire T pour assurer la protection » contre le Covid-19.

Car il faut d’abord avoir décrypté les mécanismes de l’immunité naturelle pour tenter de recréer une immunité sans avoir été infecté, induite par des vaccins. Dans cette synthèse, les experts de la Commission technique des vaccinations reviennent donc sur les « différentes plateformes vaccinales » développées contre le Covid-19. Classiquement, les chercheurs créent un antigène qui, au contact du système immunitaire, poussera ce dernier à produire les fameux anticorps. Pour cela, il est possible d’utiliser le virus entier, qui est alors inactivé ou atténué. Ou seulement un « morceau » du virus. Ou encore de l’associer à un autre virus connu et maîtrisé. La méthode nouvelle du vaccin dit à ARN messager, qui n’emploie qu’un fragment du génome du virus, ne repose pas sur les mêmes mécanismes. Il s’agit ici d’injecter dans l’organisme des brins d’instructions génétiques appelées ARN messager, qui vont dicter aux cellules les instructions pour lutter contre le coronavirus. Une technologie encore jamais utilisée pour la vaccination humaine. Et qui a été choisie par le duo Pfizer-BioNTech, qui a déposé ce mardi une demande d’autorisation en Europe. Idem pour  Moderna, dont le vaccin à ARN messager est en ce moment même examiné par la FDA, l’agence américaine du médicament.

L’avantage de ces vaccins à ARN est qu’ils sont très rapides à produire, souligne le document, et occasionnent le moins d’effets indésirables puisqu’ils induisent une réponse immunitaire plus ciblée. Avec une efficacité annoncée de plus de 95 % – qui doit être confirmée par des publications officielles – et des effets indésirables mineurs déclarés, ces vaccins à ARN dépassent les attentes de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui misait sur un vaccin efficace au moins à 50 % et dénué d’effets indésirables graves pour endiguer massivement et durablement la pandémie de Covid-19. De son côté, la HAS compte poursuivre et actualiser la compilation de ces données scientifiques. Elle suivra ainsi l’évolution des données qui restent à éclaircir, notamment celles sur l’efficacité et l’innocuité des candidats vaccins sur les populations fragiles et prioritaires, le dosage le plus efficace ou encore la durée de la protection qu’ils offriront. Et rappelle que si l’Etat prévoit un lancement imminent de sa campagne de vaccination – après la phase réservée aux publics les plus fragiles, celle concernant  le grand public aura lieu « entre avril et juin », a indiqué le président –, l’Inserm va démarrer dès les prochaines semaines ses essais cliniques d’ampleur sur les vaccins qui ont bouclé leurs essais de phase 3.

Source 20 MINUTES.

Coronavirus : Vacciner en premier les personnes âgées, est-ce vraiment une évidence ?…

La Haute Autorité de santé souhaite que les résidents d’Ehpad soient prioritaires dans la campagne de vaccination en France, compte tenu de leur fragilité face au coronavirus.

Coronavirus : Vacciner en premier les personnes âgées, est-ce vraiment une évidence ?

  • Les doses de vaccin contre le coronavirus devraient arriver au compte-gouttes en France, forçant les autorités à réfléchir à la meilleure campagne possible de vaccination.
  • La Haute autorité de santé a rendu son verdict ce lundi, et souhaite vacciner en priorité les résidents en Ehpad, puis le reste des personnes les plus vulnérables.
  • Cette stratégie est-elle la plus optimale pour lutter contre la maladie ?

Ce lundi, la Haute Autorité de santé a tranché : les résidents des Ehpad seront les personnes vaccinées en premier en France par un futur vaccin contre le coronavirus. Peu de doses seront disponibles au début, ce qui implique une hiérarchisation des vaccinations. La campagne doit démarrer fin 2020-début 2021 pour les publics prioritaires, avant d’être plus massive dans un deuxième temps.

De fait, la Haute Autorité de santé a établi une stratégie claire : « Protéger en priorité les plus vulnérables et ceux qui s’en occupent », comme l’a expliqué sa présidente Dominique Le Guludec. Mais cette décision est-elle vraiment la meilleure possible ? 20 Minutes fait le point.

Pourquoi vacciner les résidents des Ehpad en premier ?

Parce qu’ils représentent une part conséquente des décès liés au coronavirus. Sur les 52.731 morts en France, plus de 16.000 ont eu lieu dans les Ehpad (le reste se faisant en milieu hospitalier), représentant une catégorie de population particulièrement à risque en raison de son âge. Matthieu Mulot, collaborateur scientifique et chargé d’enseignement à l’Institut de biologie à l’Université de Neuchâtel, le rappelle : plus la personne est âgée, plus le coronavirus a des risques de développer des formes graves.

Au 17 novembre, selon les données de Santé Publique France, 79 % des personnes hospitalisées pour Covid-19 et 66 % des personnes en réanimation avaient plus de 65 ans en France. L’âge médian des morts du coronavirus est de 84 ans dans le pays. Matthieu Mulot rajoute que les Ehpad sont des espaces plus surcontaminants que la moyenne. Grossièrement dit, cela signifie qu’une fois qu’une personne est touchée, le virus a plus de chance de se propager aux autres individus dans un Ehpad que dans d’autres lieux, ce qui expliquerait pourquoi il a été recommandé de viser en priorité les séniors dans les Ehpad plutôt que l’ensemble des séniors.

Autre point soulevé par le chercheur, l’adhésion. Le vaccin n’étant pas obligatoire, comme l’a annoncé Emmanuel Macron, « autant viser une catégorie de population qui y est favorable », ajoute-t-il. Toutes les études sur les antivaccins le montrent, l’acceptation de la vaccination augmente avec l’âge. Vacciner en premier les séniors, c’est s’assurer d’une campagne de vaccination efficace.

Pourquoi ne pas vacciner en premier les « super spreaders » ?

Ce procédé, vacciner dans le but de réduire les formes graves, s’appelle la prévention tertiaire : on ne stoppe pas la maladie mais simplement ses conséquences les plus néfastes, explique Mounia N. Hocine, biostatisticienne et spécialiste des vaccins. « De base, le but d’une vaccination, c’est de stopper une maladie, pas ses formes graves. C’est la prévention primaire », rappelle-t-elle. Si bien que la question s’est posée : au lieu de cibler les personnes les plus fragiles, pourquoi ne pas viser les personnes les plus contaminantes, afin de réduire la propagation du virus ?

Si l’idée est tentante, elle se heurte à deux problèmes. Premièrement, la Haute Autorité de santé l’a expliqué ce lundi lors de son rapport, il n’y a pour l’instant pas de certitude sur le fait qu’être vacciné empêche de transmettre le virus. Une personne pourrait être protégée mais continuer à propager le virus, ce qui rendrait caduque l’objectif de viser les personnes contaminantes.

Deuxièmement, même si le vaccin s’avérait coupeur de transmission, il resterait une difficulté majeure : qui vacciner ? Si le phénomène de « super spreaders » (des super propagateurs, à savoir une minorité de personnes responsables d’une majorité de contaminations) fait quasiment consensus dans la propagation du coronavirus, ces derniers restent encore très difficiles à déterminer et à repérer. « On penche de plus en plus vers des pratiques sociales – beaucoup de sorties, de contacts – plus que des explications physiologiques – âge, sexe…-, ce qui rend la tâche de repérage pratiquement impossible », estime Matthieu Mulot. Or, vu que les doses de vaccin arriveront en premier lieu au compte-gouttes, « il est difficile de viser au hasard et espérer tomber sur des supers spreaders. Les personnes âgées sont bien plus facilement identifiables et on est sûr de l’intérêt d’une vaccination pour elles. C’est donc le choix de la sécurité. »

Vacciner les résidents des Ehpad, est-ce efficace ?

Avec ce choix des Ehpad, le virus continuera de circuler, puisque les « super spreaders » resteront transmetteurs, ainsi qu’une grande majorité de la population. Ce qui n’est pas sans conséquence : covid long, forme grave chez certains jeunes et chez les personnes avec comorbidités, etc. Néanmoins, « l’un des plus gros soucis avec ce virus, c’est la saturation des hôpitaux », rappelle Matthieu Mulot. Saturation qui a des conséquences néfastes non seulement sur les patients Covid-19, mais également sur d’autres malades, en raison des opérations annulées ou reportées. De fait : « Si on empêche les formes graves, on peut espérer éviter de nouvelles saturations, malgré la circulation du virus. » Par exemple, si l’ensemble des personnes de plus de 65 ans se font vacciner et qu’il n’y a plus « que » 34 % des patients actuels en réanimation, l’épidémie aurait quand même beaucoup moins d’impact sur la société. « D’autant plus que plus l’âge est bas, moins les conséquences d’une réanimation sont lourdes », appuie Mounia N. Hocine.

Néanmoins, elle le rappelle, « ce n’est certainement pas la stratégie la plus efficace pour stopper l’épidémie. C’est simplement celle qu’on met en place par défaut, car on est sûr qu’elle aura un premier impact ». Une première vaccination en prévention tertiaire donc, mais qui pourrait également renseigner sur beaucoup de points : vaccin efficace ou non, effets secondaires, et surtout vaccin coupant la transmission ? En gros, préparer le terrain pour rendre possible plus tard des campagnes de vaccination maximisées chez les autres catégories de population, quand les doses arriveront. Matthieu Mulot prévient : « Il faut voir la vaccination dans les Ehpad, et plus généralement des personnes fragiles, comme une première étape, et non pas comme une finalité. »

Source 20 MINUTES.

 

 

Environnement – Pourquoi il faut éviter de répondre « merci » à un e-mail ?

Des chercheurs britanniques ont récemment démontré que réduire l’envoi d’e-mails inutiles, comme ceux qui répondent simplement « merci », permettrait de réduire fortement les émissions de CO2.

Une action simple et efficace pour l’environnement.

Pourquoi il faut éviter de répondre « merci » à un e-mail ?

Et si, de la politesse à la protection de l’environnement, il n’y avait qu’un pas ? L’utilisation du papier n’est certes pas bénéfique à la nature, mais privilégier les échanges numériques ce n’est pas non plus vraiment écolo.

En effet, l’envoi de milliards d’e-mails chaque jour, l’utilisation des serveurs et des différents outils numériques contribuent pour une part importante aux émissions de gaz à effet de serre. En 2019, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) expliquait que la pollution numérique était responsable de 4 % de ces émissions dans le monde. C’est plus que le trafic aérien (3 %).

Mais alors que faire pour limiter cette pollution numérique ? Eh bien, commencer par éteindre ses équipements sans les laisser en veille quand on a fini de s’en servir, limiter le nombre d’onglets ouverts sur son navigateur quand on utilise internet, ainsi que le visionnage de vidéos en ligne, alléger ses mails, les trier, les supprimer…

Des gestes simples auxquels des chercheurs britanniques ont ajouté une nouvelle recommandation : cesser d’envoyer des mails inutiles.

Les mails inutiles, ça pollue

À l’approche de la COP26 de Glasgow (Écosse), qui doit se tenir l’an prochain, l’équipe chargée de la lutte contre le changement climatique au Royaume-Uni s’est récemment intéressée à une pratique numérique néfaste à l’environnement : l’envoi de millions d’e-mails inutiles, chaque jour, parfois simplement pour dire « merci ». Une information révélée par le quotidien économique britannique The Financial Times .

« Nous avons examiné des études qui suggèrent que la réduction de ces courriels une seule fois par jour peut permettre d’économiser beaucoup de CO2 », a confié au journal une personne impliquée dans la préparation de la COP26.

Pourquoi il faut éviter de répondre « merci » à un e-mail ?

Au Royaume-Uni, les autorités se sont notamment penchées sur une étude du fournisseur d’énergie Ovo Energy, basé à Bristol. Parue il y a désormais un an, elle suggère que si chaque Britannique envoyait un mail en moins chaque jour, près de 16 tonnes de CO2 seraient économisées. Soit l’équivalent de plus de 80 000 vols en avion entre Londres et Madrid…

En 2019, un article publié par le média français Qu’est-ce qu’on fait ? !, qui s’intéresse aux différents enjeux planétaires, expliquait qu’en France, chaque jour, 1,4 milliard de mails sont envoyés, et que 75 % d’entre eux sont des spams. On estime qu’un mail simple, sans photo, génère en moyenne 4 g de CO2, entre son envoi, son passage par différents data-centers, sa réception, son ouverture, etc.

La politesse, c’est fini ?

L’étude d’Ovo Energy stipule aussi que près de 64 millions de mails inutiles seraient envoyés chaque jour. Parmi eux, un nombre important de réponses de politesse, ne comportant pas plus de trois mots. Un classement a été établi. Au premier rang on trouve le mot « merci », suivi de la formule « bon week-end », puis de « reçu », « bonne soirée », « toi aussi » ou encore « LOL ».

Autant de messages pointés par l’étude, et qui pourraient au final être facilement évités. « Bien que la politesse britannique stéréotypée soit à l’origine de nombreux courriels de remerciement, la nouvelle étude a également révélé que 71 % des Britanniques n’hésiteraient pas à ne plus envoyer de courriels de remerciement s’ils savaient que c’était pour le bien de l’environnement et pour aider à lutter contre la crise climatique. Mieux encore, 87 % des Britanniques seraient heureux de réduire leur trafic de courriels pour soutenir la même cause. »

Alors non, ça ne veut absolument pas dire qu’il faut abolir la politesse entre collègues, mais il s’agit plutôt d’une invitation à réfléchir à l’utilité du courriel envoyé…

Source OUEST FRANCE.

LA NOUVELLE ATTESTATION DE SORTIE COVID…. RETROUVEZ LE LIEN POUR L’EDITER….

Attestation de déplacement dérogatoire

nouvelle attestation de déplacement dérogatoire

Justificatif de déplacement professionnel

Justificatif de déplacement scolaire

Pour éditer les attestations obligatoires, cliquez ici.

Source www.interieur.gouv.fr

Grippe ou Covid-19 : savez-vous faire la différence ?…

L’épidémie de Covid-19 continue de se propager et, avec l’hiver, la grippe risque de très prochainement faire son retour.

Si les deux maladies sont provoquées par des virus différents, elles sont très proches sur le plan symptomatique.

Alors comment les différencier ?

 

Grippe ou Covid-19 : savez-vous faire la différence ?

Commençons par les points communs. Le virus de la Covid-19 et celui de la grippe donnent un tableau clinique similaire, marqué par des manifestations respiratoires.

Et pour compléter ce tableau, l’on trouve également une fièvre, des courbatures, une fatigue généralisée, une toux, un essoufflement…

Bien entendu, et c’est ce qui rend le diagnostic parfois compliqué, là où certains patients vont présenter une grande quantité de symptômes, d’autres développeront l’une de ces maladies sans même s’en rendre compte.

Par exemple, la littérature internationale suggère qu’entre entre 20 et 50% des patients Covid-19 sont asymptomatiques.

Le mode de transmission est également le même. Que ce soit pour la Covid-19 ou pour la grippe, elle se fait soit par contact direct avec la personne infectée ou une surface qu’elle a contaminée, soit de façon aéroportée via des gouttelettes (postillons…).

Des symptômes atypiques

Mais certaines manifestations peuvent laisser penser au SARS-CoV-2.

Une congestion nasale peut survenir. Ainsi que des symptômes gastroentérologiques : nausées, diarrhées, vomissements.

La survenue brutale d’une perte de goût (agueusie) ou d’odorat (anosmie) en l’absence de rhinite est aussi un signe évocateur.

Sur le plan dermatologique, certaines personnes développent un érythème (rougeur) ou une éruption, et plus rarement des pseudo-engelures notamment au niveau des orteils.

Enfin, comme le précise l’Inserm, « en particulier chez les personnes âgées et lorsqu’ aucune autre cause n’est identifiable, certains signes apparus brutalement peuvent être des signes atypiques de la maladie, comme des malaises, des chutes à répétition ou un état confusionnel. »

En cas de doute, seul un test de dépistage Covid peut trancher. N’hésitez pas à en parler avec votre médecin.

Source EST REPUBLICAIN.

Coronavirus : Chiens, chats, porcs… Quels risques pour les animaux ?….

Après l’abattage de millions de visons en Europe, dont un millier en France, les scientifiques se veulent (très) rassurants sur le rôle des animaux dans la propagation de l’épidémie.

 

Coronavirus : Chiens, chats, porcs… Quels risques pour les animaux ?

  • La présence du Covid-19 a été détectée dans un élevage de visons en Eure-et-Loir, où le ministère de l’Agriculture a donné l’ordre d’abattre la totalité des mille animaux de l’exploitation.
  • Alors que le vison semble être l’une des seules espèces animales à pouvoir transmettre ce virus à l’être humain, faut-il s’inquiéter pour les autres élevages du territoire français ou pour les animaux de compagnie ?
  • Non, selon des spécialistes, qui confirment que le risque est faible.

Des milliers de visons abattus en France, plusieurs millions au Danemark et aux Pays-Bas après la découverte de cas de coronavirus dans les exploitations. Doit-on craindre une transmission à d’autres animaux d’élevage ou de compagnie en France ?

Pour y voir plus clair, 20 Minutes a interrogé deux spécialistes : Jeanne Brugère-Picoux, professeure honoraire de l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort, membre de l’Académie nationale de médecine et Vincent Legros, enseignant-chercheur à VetAgro Sup, en charge de l’étude COVIDAC et chercheur au Centre international de recherche en infectiologie (Ciri).

Poulets, vaches… D’autres élevages peuvent-ils être impactés ?

En l’état actuel des connaissances, non. Le terrible sort connu par les exploitations de visons tient au caractère particulier de l’animal face au virus, indique Vincent Legros. « Ce que l’on sait pour l’heure, c’est qu’ils peuvent se contaminer entre eux mais ils peuvent aussi transmettre le virus aux humains », indique-t-il. Douze contaminations de ce type ont été recensées au Danemark. C’est d’ailleurs le seul animal qui en est capable. « Aucune transmission du SARS-CoV-2 à l’être humain n’a été décrite jusqu’à présent à partir d’animaux d’élevage domestique (bovins, ovins, porc, volailles), à l’exception des visons d’élevage », affirme Jeanne Brugère-Picoux.

Alors que 75 % des maladies émergentes chez les humains sont d’origine animale, la question de la transmission du coronavirus à l’homme a intéressé très tôt les chercheurs dans la pandémie. Résultat : « Chez les poulets, les canards et les porcs, on n’observe pas de retour de l’infection vers l’homme », affirme Vincent Legros. Impossible pour ces élevages de contaminer les humains. Idem pour les bovins : « Il y a eu une étude sur les vaches en Allemagne : elle a montré qu’elles sont très peu sensibles au coronavirus », rappelle Jeanne Brugère-Picoux. « S’il y avait eu un passage des bovins aux humains, vu le nombre d’animaux qu’il y a en France, on l’aurait probablement déjà observé », ajoute Vincent Legros.

Les animaux de compagnie sont-ils à risque ?

« Aucun cas de transmission d’un chien ou chat à l’être humain en condition naturelle » n’a été repéré, rappelle Vincent Legros. Idem pour les animaux de compagnie, où les seules infections constatées par les études l’ont été… du propriétaire vers son animal. Les chats, hamsters et autres furets ont huit fois plus de chance d’être infectés quand leur maître est positif, selon l’étude Covidac. Les chiens semblent moins sensibles à la maladie.

D’où l’importance de prendre des précautions en cas d’infection : « Il faut maintenir les gestes barrières, même avec son animal de compagnie. Ce qu’on cherche à éviter, c’est que le virus infecte trop d’animaux et qu’il s’adapte à une autre espèce, qu’il utilise ensuite comme réservoir de la maladie », commente Vincent Legros, qui préconise de respecter la distanciation jusqu’à ce que le test soit négatif.

Dans une étude rendue publique la semaine dernière, l’Anses a confirmé que « les animaux domestiques et sauvages ne jouent pas un rôle épidémiologique dans le maintien et la propagation du SARS-CoV-2. A ce stade, cette diffusion est le résultat d’une transmission interhumaine par voie respiratoire. » Ce qui n’empêche pas les spécialistes d’être prudents. « Aucun rôle n’a été démontré pour l’instant », nuance Jeanne Brugère-Picoux mais une mutation du virus transmissible aux humains reste possible. Elle conseille de renforcer la surveillance des espèces animales « car tout virus qui change d’espèce présente un risque ».

Source 20 MINUTES.

 

Avec son violoncelle, Claire Oppert soulage les patients en soins palliatifs…

SOINS  – La violoncelliste Claire Oppert a développé sa méthode de traitement par la musique auprès de personnes handicapées.

Son premier livre, « Le Pansement Schubert », est paru en février 2020.

Avec son violoncelle, Claire Oppert soulage les patients en soins palliatifs

Avant d’entrer, elle consulte le dossier médical du patient et écoute les transmissions, ces quelques mots confiés par le soignant. « J’ai besoin de connaître des éléments de sa vie, comment s’est passée sa journée, comment fonctionnent ses traitements », raconte Claire Oppert. Vient le moment de la visite : « Je demande au patient ou à la patiente ce qu’il ou elle veut entendre. » Quelque chose de doux ou de joyeux, qui rappelle des souvenirs ou au contraire les efface l’instant d’un morceau…

« Dans cette démarche d’art-thérapie, on s’adresse à la partie saine et vivante de la personne. » Résultat : les patients sont transformés. « Les plus grabataires, agressifs, se calment, confie la musicienne. Les plus lointains bougent leurs orteils. »

Une approche scientifique de l’art-thérapie

Elle dit qu’elle n’est ni la première ni la dernière à user de la musique pour calmer l’anxiété, amoindrir la douleur. Certes, mais son approche est plus scientifique qu’il n’y paraît. Son ouvrage Le Pansement Schubert (ed. Denoël), qui relate plus de vingt ans d’une pratique commencée auprès d’un public en situation de handicap, est au départ une étude scientifique. Elle y montre comment la musique permet de récupérer des capacités motrices et cognitives.

Est-ce une vertu propre au violoncelle ? « Disons que dans ce domaine le violoncelle est roi. Grâce à ses vibrations, c’est l’instrument le plus proche de la voix humaine. La harpe, la guitare ou encore la voix fonctionnent bien aussi. »

Elle évoque également l’efficacité d’autres formes d’art, la peinture, la photo ou la danse. Pour Claire Oppert, le lien entre soin et musique est depuis toujours naturel. Longtemps, elle a voulu être médecin, comme son père. Puis elle a hésité avec la musique, dans laquelle elle excellait. Direction le conservatoire de Moscou.

Ouvrir des voies de communication

« Le soin m’a rattrapée quand j’ai rencontré Howard Buten [psychologue spécialiste de l’autisme], avec qui j’ai travaillé durant sept ans. J’en étais déjà convaincue mais je constatais au quotidien que la musique ouvrait des voies de communication. » Aujourd’hui, Claire Oppert est membre de l’équipe médicale de l’unité de soins palliatifs de l’hôpital Rives de Seine de Puteaux et intervient auprès d’étudiants en médecine.

Elle aime à raconter une histoire qui lui est chère. Celle d’un jeune autiste. Pendant six mois, elle lui a joué des suites de Bach sans réaction de sa part, avant qu’il ne vienne, un jour, se coller à l’instrument pour en sentir les vibrations. « Dans la musique, il n’y a pas de mots et il n’y a pas besoin de circuit intellectuel. C’est purement instinctif. »

Source 20 MINUTES.

Coronavirus : Le vaccin de Sanofi pourra être conservé au frigo…

COVID-19 Le vaccin pourrait être distribué « dès le mois de juin 2021 », a indiqué le président de Sanofi France, Olivier Bogillot.

Coronavirus : Le vaccin de Sanofi pourra être conservé au frigo

Le vaccin que développe Sanofi contre le Covid-19 pour une diffusion en juin 2021 n’aura pas besoin d’être conservé au congélateur, a indiqué dimanche le président de Sanofi France, Olivier Bogillot, sur CNews. Contrairement au vaccin développé par l’Américain Pfizer et l’Allemand BioNTech, qui fait la course en tête mais nécessite des températures très basses (-70°C) pour être conservé, « notre vaccin sera comme le vaccin grippe, vous pouvez le mettre dans votre réfrigérateur, a souligné Olivier Bogillot. On n’aura pas cet écueil-là, ça va être un avantage pour certains pays. »

Le vaccin pourrait être distribué « dès le mois de juin 2021 », a indiqué Olivier Bogillot, en donnant des précisions sur le calendrier. Les résultats des essais de phase 2 « sur plusieurs centaines de malades » devraient être rendus publics début décembre et ils ne sont pas « négatifs » pour le moment, a-t-il précisé.

Un milliard de doses fin 2021

Si ces résultats s’avèrent positifs, Sanofi va lancer les essais de phase 3 « sur plusieurs dizaines de milliers de patients » et prendre le « risque » de « lancer simultanément la production ». Les résultats de la phase 3 devraient ensuite être publiés au mois de mai. Le laboratoire ne sait pas encore s’il faudra « une ou deux doses » pour que le vaccin soit efficace.

« L’objectif est d’arriver à la fin 2021 avec un milliard de doses. En 2022 on peut même augmenter la production pour aller au-delà de ce chiffre », a souligné le président de Sanofi France. Les vaccins devraient notamment être produits en France, sur le site de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne).

D’autres vaccins Covid-19 en développement

Il existe actuellement plus de trois douzaines d’autres vaccins Covid-19 en développement, dont 11 ont fait l’objet d’essais de phase 3, le dernier avant l’homologation. L’agence européenne des médicaments (EMA) prévoit de donner son avis favorable à un premier vaccin d’ici la fin de l’année en vue d’une distribution à partir de janvier 2021.

Pfizer et BioNTech ont annoncé que leur vaccin était efficace à 90%, après l’avoir testé sur plus de 40.000 personnes. L’objectif est d’en fournir 300 millions de doses d’ici avril 2021. Pfizer est « un peu en avance », a concédé Olivier Bogillot, mais « un seul laboratoire ne pourra pas fournir l’ensemble des doses pour toute la planète. Il faudra qu’on ait plusieurs vainqueurs au terme de cette course ». Celui de S

Source 20 MINUTES.