Numérique : Adieu le Dossier Médical Partagé, bienvenue à Mon Espace Santé…

VIE PRATIQUE – Après une expérimentation cet été, tous les Français auront en janvier 2022 un espace numérique en santé, qui proposera de stocker et de partager toutes leurs données.

Y compris celles de leurs applications smartphone.

Numérique : Adieu le Dossier Médical Partagé, bienvenue à Mon Espace Santé

 

  • Le Dossier Médical Partagé, un serpent de mer lancé en 2004 et qui a vu le jour seulement en 2019, n’a conquis ni les Français, ni les soignants.
  • Pour accélérer la numérisation en santé, le gouvernement veut lancer une nouvelle mouture du projet, baptisée Mon Espace Santé.
  • Plus large, il comprend, en plus d’un partage des données de santé, une messagerie, un agenda et un catalogue d’applications en santé labellisées. Mais réussira-t-il à transformer la collaboration entre soignants et la relation patient-soignant ?

Vous ne l’avez sans doute pas remarqué, mais il est impossible, depuis le 1er juillet, de créer un Dossier Médical Partagé (DMP). Ce carnet de santé numérique, qui réunit tous les documents importants, ordonnances, examens, analyses sanguines, s’est révélé être un cuisant échec. Loin des 40 millions d’ouvertures visées par le gouvernement d’ici à 2023, il plafonnait, fin 2020, à moins de 10 millions. Surtout, de nombreux patients ont créé leur DMP… sans jamais le rouvrir.

Mais le gouvernement veut relancer l’idée, en modifiant la forme et le fond. Voilà pourquoi les Français vont progressivement dire adieu au DMP pour découvrir Mon Espace Santé. 20 Minutes vous explique ce que ça va changer.

Généralisation en janvier 2022

Côté planning, une première expérimentation de Mon Espace Santé sera lancée cet été, en août plus précisément, dans trois départements : Haute-Garonne, Somme et Loire-Atlantique. En janvier 2022, on passera à la généralisation de ce nouvel outil, censé modifier, une bonne fois pour toutes, le rapport entre soignants et patients grâce au numérique.

Que va-t-on trouver dans cet espace numérique ? La plateforme, globale, sera composée de quatre onglets. L’un dédié au DMP, revisité, permettra de stocker et de partager ordonnances, résultats d’examens, antécédents médicaux, compte rendu d’hospitalisation, vaccination… Un deuxième se présentera sous la forme d’un agenda, pour mieux savoir quand vous devez revoir votre gynéco ou votre cardiologue. Un troisième pan servira de messagerie sécurisée, pour communiquer plus directement avec vos soignants. Enfin, le quatrième onglet, le plus novateur, arrivera dans un deuxième temps : vous pourrez réunir toutes les données de santé récoltées via vos applications, à condition qu’elles soient labellisées. Et que vous l’acceptiez.

Ainsi, concrètement, demain, grâce à Mon Espace Santé, si vous débarquez à l’hôpital après une opération, n’importe quel médecin, à condition que vous lui donniez le code, pourra vérifier votre groupe sanguin, vos traitements en cours, vos directives anticipées… On n’est tout de même pas très loin de la promesse du DMP.

Quels changements par rapport au DMP ?

Pour éviter que cette nouvelle étape ne se transforme en fiasco (et en gâchis d’argent public), trois conditions ont changé. Tout d’abord, ce ne sera pas au soignant ou au patient d’ouvrir ce carnet de santé numérique ; l’État va le créer automatiquement pour chaque Français. Y compris pour les mineurs, sachant que leurs parents en seront responsables jusqu’à leur majorité.

« Dès janvier 2022, les Français vont recevoir un courrier de l’Assurance maladie expliquant que leur espace santé est ouvert, détaille Dominique Pon, directeur de la clinique Pasteur, à Toulouse, et pilote de cette transformation. Vous pouvez vous y opposer pendant un mois et dix jours. » Sans réponse, le dossier est créé. « Cela enlève un frein », reprend le responsable ministériel au numérique en santé. Qui reconnaît que l’ouverture du DMP n’allait pas de soi.

Deuxième gros changement : « Le citoyen est le boss, résume Dominique Pon. On a donné de l’ergonomie à cet espace numérique pour que le citoyen puisse ranger lui-même ses données. Et le design a été conçu avec des patients, qui nous ont dit par exemple comment nommer les dossiers pour que tout soit compréhensible. » Surtout, ce sera à chaque citoyen de nourrir cet espace, en photographiant un compte rendu d’examen, par exemple. Et d’autoriser, ou non, l’accès à ces données à chaque praticien. Ce dernier est de son côté encouragé à partager les datas, avec un coup de pouce financier à la clé. Mais au bout d’un certain temps, ce financement sera diminué si l’hôpital ou les soignants ne jouent pas le jeu. « C’est la première fois qu’on a un volontarisme avec une carotte et un bâton », synthétise l’ingénieur.

Mais surtout, il y a eu un gros travail fait dans l’ombre pour permettre l’interopérabilité de tous les logiciels. En clair, aujourd’hui, chaque hôpital, chaque médecin, peut choisir un logiciel pour numériser ses dossiers. « Et c’est le Far West », regrette Dominique Pon. Car ce qui a pêché selon lui avec le DMP, c’est que tous ces logiciels n’avaient ni le même fonctionnement, ni le même degré de sécurité. Conséquence, depuis des mois, la France finance et organise la mise à jour de tous les logiciels utilisés dans le pays. Avec un but : labelliser ceux qui respecteront le cahier des charges en termes de sécurité et les rendre tous compatibles. « Les gens ne le voient pas aujourd’hui, mais il existe beaucoup de failles de sécurité, insiste-t-il. Demain, avec la messagerie sécurisée sur Mon espace santé, on évitera d’envoyer des informations confidentielles par Gmail… »

Quelles limites ?

Par sûr que Mon Espace Santé ravira les soignants, qui manquent de temps pour leurs consultations. Et qui ne répondront donc pas forcément directement à leurs patients sur la messagerie. Ou qui ne prendront pas plus le temps de remplir ce nouvel espace numérique que (feu) le DMP. « S’il y a un dossier pour la biologie, un autre la maternité, un autre encore pour la cardiologie, on reste dans la fragmentation des informations et on est foutu », explique le responsable ministériel.

L’autre challenge sera de convaincre les Français qui craignent une mainmise de l’État sur leurs données confidentielles. « Aujourd’hui, il y a plein d’informations qu’un patient stressé va oublier de donner juste avant son opération, justifie Dominique Pon. Des examens sont réalisés sur le mauvais patient, ou refaits par sécurité. Au-delà de la performance et des économies, si on se coordonne mieux, demain, on sera mieux soigné. » Mais il existe aussi un enjeu économique et de souveraineté. « On risque de perdre le numérique en France, comme on a perdu l’industrie. Je pense que si on parle d’emplois pour nos enfants et de données de santé qui risquent d’aller chez les GAFA, on pourra convaincre beaucoup de monde. »

Reste que tous les Français ne sont pas à l’aise avec l’informatique ou bien connectés. « Dans mon établissement, où la moyenne d’âge tourne autour de 67 ans, donc pas vraiment des bobos geeks, cela fait cinq ans que les patients envoient leurs données via le numérique, et le taux d’adhésion est de 70 %, répond-il. Ne sous-estimons pas les Français ! » Et il rassure : celles et ceux qui le souhaitent pourront garder leurs ordonnances en papier, en plus d’un double numérisé.

Source 20 MINUTES.

Linky : le nouveau rapport qui va (peut-être) vous rassurer…

Linky est-il dangereux pour la santé ? Pas d’après l’Agence nationale des Fréquences (ANFR), qui vient de publier un rapport sur la question.

Ce qu’il faut savoir.

Linky : le nouveau rapport qui va (peut-être) vous rassurer

 

Le compteur Linky est-il dangereux ? De l’avis d’un certain nombre de ses opposants, oui. Certains clament en effet que l’appareil est susceptible de s’embraser jusqu’à incendier toute une maison, comme l’expliquait ce père de famille dans les colonnes du Parisien. Sa famille et lui habitaient à Corbeil-Essonnes, avant que sa demeure ne prenne feu. Il a depuis porté plainte contre Enedis. D’autres évoquent bien plus volontiers les ondes qu’émet le boîtier anis, qui repose sur la technologie des courants porteurs en ligne (CPL). Plusieurs associations de défense des personnes électrosensibles rappellent ainsi que “les ondes électromagnétiques ont été classées 2B par le Centre international de recherche sur le cancer”, une agence dépendant de l’OMS, souligne le magazine Futura Sciences sur son site.

En outre, certains praticiens proches de ces associations déclarent rencontrer de plus en plus de patients qui se disent “en souffrance”, du fait notamment d’électrosensibilité. Les symptômes exactes varient d’un individu à l’autre, oscillant parfois entre la céphalée, la crampe, la douleur articulaire ou le vertige. Cependant, les médecins en question affirment aussi être conscients “du fait qu’une approche psychologique du problème est indispensable” à la prise en charge de ces individus, écrivent nos confrères. Et pour cause ! Plusieurs rapports illustrent combien le compteur Linky ne devrait pas, théoriquement au moins, présenter de réel danger pour la santé de l’humain. Sans surprise, Enedis aussi indique qu’il n’y a pas de problème en la matière.

1. Au final, le compteur Linky est-il dangereux pour la santé ?

Une nouvelle étude pourrait donner tort aux opposants du compteur ; quand bien même il ne s’agit évidemment pas de nier les symptômes constatés par les médecins et vécus par les patients. Cette dernière, informe Capital, a été réalisée par l’Agence nationale des fréquences et s’attarde sur l’exposition des usagers aux ondes émanant de Linky. 329 appareils ont été testés en 2020, en moyenne pendant au moins une heure et depuis une vingtaine de centimètres seulement. Il apparaît finalement que les émissions du dispositif sont très largement inférieures aux limites réglementaires en vigueur.

2. Compteur Linky : faut-il avoir peur des ondes qui en émanent ?

Les compteurs Linky n’émettent pas de manière constante : pour près des deux tiers des mesures (62 %), aucun rayonnement CPL Linky n’a été détecté malgré un temps de mesure moyen d’une heure”, écrit ainsi l’ANFR dans son rapport. Au total, l’émission la plus forte observée pendant l’étude culmine à 4,4 volts par mètre… Quand la limite autorisée est à 87 volts par mètre.

Et cela ne correspond même pas à la valeur moyenne : il s’agit d’un pic d’intensité. En utilisation courante, l’émission est supposément plus faible encore, puisqu’elle est estimée à 1,3 volt par mètre. C’est 60 fois moins que la limite réglementaire.

Du reste, il importe de rappeler que la technologie CPL n’est peut-être pas aussi dangereuse que ne l’affirment ses opposants…

3. Compteur Linky : que sait-on d’autre sur les ondes CPL ?

Certaines ondes électromagnétiques ont effectivement été classées en 2B par le Circ (Centre international de recherche sur le cancer, organisme dépendant de l’OMS), rappelle Futura Sciences. Cela signifie donc qu’elles sont considérées comme “peut-être cancérogènes” en l’état actuel des connaissances sur la question. C’est le cas des ondes radiofréquences, employées par les téléphones portables ou émises par les lignes à haute tension. Nous ne sommes pas en mesure de trancher s’il s’agit d’un agent “cancérogène possible” (2A) ou d’un cancérogène avéré (groupe 1).

Seulement… Les ondes CPL ne font pas l’objet d’une telle classification, insistent nos confrères. Fautes d’études indépendantes, soutiennent les opposants au compteur.

Source PLANET.

Insultes, dépression, angoisse… : les caissiers épuisés par seize mois de Covid-19…

Il est loin, le temps du premier confinement où des clients les remerciaient. Seize mois après le début de la crise sanitaire, de nombreux hôtes et hôtesses de caisse de la région rennaise (Ille-et-Vilaine) ont atteint le point de rupture.

Insultes, dépression, angoisse… : les caissiers épuisés par seize mois de Covid-19

 

Il garde un souvenir ému des « clients qui achetaient des gâteaux dans le magasin et les déposaient en salle de pause » ou de ceux « qui avaient applaudi les caissières » au premier confinement. Mais progressivement, « ce climat s’est atténué, rapporte Rémi (1), agent de sécurité qui travaille dans différentes grandes surfaces de la métropole rennaise (Ille-et-Vilaine). « Les gens en ont eu marre du masque et étaient moins sympas ».

« Des hôtesses craquent presque tous les jours »

« La reconnaissance des clients a duré quelques semaines, confirme Steeven, hôte de caisse. Ensuite, la clientèle est devenue de plus en plus impatiente, désagréable, en oubliant souvent le bonjour. » « Les clients sont encore plus irrespectueux qu’avant, abonde Océane. La moitié est exécrable, et quand nous les reprenons pour le masque mal mis ou l’oubli du gel, on se fait insulter. »

« Je fais en sorte de garder ma bonne humeur mais je suis au bout du rouleau. Et quand je vois le variant Delta qui arrive, j’ai peur de revivre ça. ».  (Photo : Franck Dubray / Ouest-France)

« Je fais en sorte de garder ma bonne humeur mais je suis au bout du rouleau. Et quand je vois le variant Delta qui arrive, j’ai peur de revivre ça. ». (Photo : Franck Dubray / Ouest-France) 

« Des hôtesses craquent presque tous les jours, poursuit Steeven. Elles fondent en larmes après des insultes de clients mécontents parce qu’ils ne veulent pas suivre les consignes Covid, que le pain est trop cuit ou une erreur de code-barres. Certaines qui sont présentes depuis 15 ou 20 ans veulent partir, elles sont à bout de nerfs. La direction nous dit qu’elle nous comprend mais ne fait rien. »

Nolwenn est encore « traumatisée par les clients qui se ruaient sur les pâtes, la farine et papiers toilette au début du premier confinement. Je passais des chariots à plus de 500 euros, on aurait dit qu’une guerre se préparait. À chaque annonce du gouvernement, je suis angoissée à l’idée d’aller au travail. La peur que ça recommence m’envahit. »

Nolwenn est encore « traumatisée par les clients qui se ruaient sur les pâtes, la farine et papiers toilette au début du premier confinement. On aurait dit qu’une guerre se préparait. » (Thomas Brégardis / Archives Ouest-France)

Un mal-être exacerbé par un vrai manque de reconnaissance. « Nous sommes pris pour des moins que rien, poursuit-elle. Je trouve que notre mérite n’est pas à la hauteur de ce qu’on devrait avoir. Beaucoup de collègues sont en dépression. J’ai moi-même été arrêtée, envahie par la peur, le stress, la fatigue… Aujourd’hui je n’ai qu’une envie : changer de métier. Je suis moralement et physiquement épuisée. »

« Je n’ai qu’une envie : changer de métier »

Au printemps dernier, Antoine (1) a lui aussi a craqué. Cet hôte de caisse et personnel d’un drive a « très mal vécu le coup de bourre terrible du premier confinement et la peur de contaminer ma femme et ma fille. » Il a lui aussi été arrêté une semaine.

Dans les mois qui suivent, il doit faire la police « pour demander aux gens de porter le masque. Une fois, on m’a même menacé ». Du coup, « je fais de moins en moins la remarque aux clients. Je fais en sorte de garder ma bonne humeur mais je suis au bout du rouleau. Et quand je vois le variant Delta qui arrive, j’ai peur de revivre ça. »

(1) prénom d’emprunt

Source OUEST FRANCE.

Mucoviscidose: deux médicaments vont enfin permettre aux malades de respirer…

À compter du 6 juillet, des milliers de malades qui souffrent de cette pathologie bénéficieront de deux nouveaux traitements.

L’un d’eux, le Kaftrio, pourrait considérablement allonger leur espérance de vie.

Mucoviscidose: deux médicaments vont enfin permettre aux malades de respirer

 

David ne pourra jamais oublier cet instant. Un retour à la vie. Une libération fulgurante. Ce week-end de février 2021, ce père de famille de 38 ans quitte le centre de réhabilitation de Giens (Var) où, armé de sa bouteille d’oxygène, il a passé la semaine afin de rejoindre sa femme et sa fille à l’occasion des deux jours de repos hebdomadaire. Au volant de sa voiture, il est subitement pris d’une grosse quinte de toux. Le mucus qui englue ses poumons commence comme par magie à se détacher des parois de ses bronches. Ses alvéoles grésillent et s’agitent de partout. Il expulse en quelques heures ce qu’il n’est jamais parvenu à sortir de ses poumons depuis des semaines. Il respire.

Quelques heures plus tôt, David a commencé à prendre du Kaftrio, un nouveau traitement révolutionnaire contre la mucoviscidose. Cette affection est la plus fréquente des maladies génétiques héréditaires en France. «J’ai eu du mal à croire que quelques comprimés pouvaient avoir un tel effet, c’était incroyable, se souvient David. Quand je suis retourné à Giens en début de semaine, le médecin m’a ausculté. Il m’a assuré qu’il entendait l’air circuler dans mes bronches. On ne m’avait jamais dit ça de ma vie.»

«Une sacrée queue de poisson à la mort» remboursée par la Sécu

Dès mardi 6 juillet, le Kaftrio devient accessible en France. Depuis que le ministère de la Santé a annoncé que la Sécurité sociale allait le rembourser à 100%, on sait qu’il devrait changer la vie d’environ 3.000 malades dans un premier temps. À terme, 5.000 patients seront pris en charge (on compte 7.280 personnes concernées par cette affection en France, d’après le Registre français de la mucoviscidose dans son édition de 2019).

David a eu la chance de figurer parmi les 500 malades qui ont eu la primeur du traitement depuis le début de l’année 2021. Il fait partie des malades les plus dégradés, une condition qui donne le droit à un usage «compassionnel» de cette trouvaille, via une autorisation temporaire d’utilisation nominative (ATUn). Le père de famille n’était alors qu’à un doigt d’être inscrit sur une liste d’attente pour recevoir une greffe des poumons. Avec le Kaftrio, il estime avoir fait «une sacrée queue de poisson à la mort».

Quatre mois de traitement ont suffit à David pour qu’il se passe des 3 litres d’oxygène, des aérosols ou des séjours à l’hôpital qui rythmaient son quotidien.

«J’étais hanté par l’idée de ne pas pouvoir continuer à éduquer ma fille, de laisser ma femme seule avec beaucoup de responsabilités. Ces angoisses se font moins présentes. La machine à projets fonctionne à nouveau à plein régime», se réjouit David. Quatre mois de traitement ont suffit à cet ingénieur spécialisé dans le nucléaire pour se passer des 3 litres d’oxygène, des aérosols, des cures intraveineuses ou encore des séjours à l’hôpital qui rythmaient son quotidien. Il a repris du poids. Il a même retrouvé son travail, dès la levée du confinement. S’il lui arrive de rebrancher son extracteur d’O2, c’est juste quand il doit tondre sa pelouse. C’est aussi et surtout avec le souci de rassurer sa fille de 10 ans qui reste inquiète pour son papa.

Les fruits d’une recherche acharnée

Cette renaissance, David la doit à près de trente années de recherches scientifiques menées avec acharnement. Les études ont fait leurs premiers pas au début des années 1980 en obtenant des résultats encourageants concernant le séquençages du génome humain. Elles se sont accélérées en 1989 lorsque deux laboratoires concurrents ont uni leurs efforts –l’un basé au Canada, l’autre aux États-Unis. Mais rien n’aurait été possible sans le soutien financier de l’association américaine de mucoviscidose (Cystic Fribrosis Foundation).

La collaboration a porté ses fruits. Ensemble, ils découvrent il y a trente ans le gène responsable de la mucoviscidose, le CFTR. Ce dernier produit une protéine du même nom qui, lorsque le corps fonctionne sainement, permet de fluidifier le mucus afin de protéger les poumons contre les infections. Chez les «mucos», ce processus déraille. Les bactéries restent prisonnières des bronches et génèrent des exacerbations pulmonaires à répétition. Le mucus obstrue aussi les canaux qui relient le pancréas à l’intestin, entraînant des problèmes digestifs.

Dans les années 1990, la recherche commence par privilégier la piste de la thérapie génique. Cette dernière consiste à introduire une copie saine du gène CFTR dans les cellules. Mais cette hypothèse ne donnera aucun résultat probant. «Plutôt que de modifier l’origine du gène, les chercheurs ont tenté de réparer en aval la protéine CTFR en utilisant de nouvelles molécules», explique le Dr Dominique Hubert, pneumologue au Centre de ressources et de compétences de la mucoviscidose (CRCM), à l’hôpital Cochin.

À la même période, l’association américaine de mucoviscidose joue un rôle décisif en pariant sur la start-up américaine Vertex Pharmaceuticals, créée juste après la découverte du gène. En 1998, l’organisation à but non-lucratif choisit de miser sur l’avenir des remèdes qui sont encore à développer contre la «muco» en finançant les travaux de la firme biotech à hauteur de 150 millions de dollars (126,4 millions d’euros). En échange, l’association compte récupérer des royalties sur la vente des médicaments à venir. Les partenaires inaugurent à cette occasion un nouveau modèle économique au service des maladies rares, la venture technology, c’est-à-dire l’application des méthodes de l’entreprenariat classique à une cause d’intérêt général. En 2001, Vertex rachète la start-up AuroraBiosciences qui jouera le rôle d’atout maître. «L’acquisition d’une biotech spécialisée dans le criblage haut débit a permis d’identifier, d’isoler et de tester des milliers de molécules dans le but d’améliorer la fonction de la protéine CFTR. Cette aquisition a été le jackpot pour Vertex», affirme Frédéric Becq, professeur de physiologie et spécialiste de la mucoviscidose.

«Kaftrio augmente la fonction respiratoire de 14% en moyenne, diminue de 60% les infections respiratoires aiguës et divise par deux les greffes de poumons.»

Pierre Foucaud, président de l’association Vaincre la mucoviscidose

2005 marquera la première avancée majeure dans les travaux qui donneront naissance au médicament: Vertex découvre un activateur (c’est-à-dire une protéine qui sert à se lier à l’ADN et chargée de stimuler la transcription d’un gène ou d’un opéron). La mission du Kalydeco consiste à améliorer la fonctionnalité de la protéine CFTR. Sept ans près cette découverte inédite, le labo obtient une autorisation de mise sur le marché européen (AMM). «La médecine se contentait jusque-là de traitements symptomatiques, à base de cures d’antibiotiques ou d’aérosols. Pour la première fois, le Kalydeco agit directement sur la cause de la maladie», souligne le Dr Hubert.

Il restera cependant à régler un problème de taille: cette version du traitement n’est efficace que pour 3 à 5% des malades. L’obstacle ne suffit pas pour autant à entailler l’acharnement des scientifiques. En 2016, Vertex brevette sa première bithérapie, l’Orkambi. Cette dernière est fondée sur l’association entre l’ivacaftor et un correcteur (qui agit sur le défaut de maturation de la protéine CFTR), le lumacaftor. Celui-ci améliore modérément la fonction respiratoire chez les patients porteurs de la double mutation la plus fréquente, nommée ΔF508. Mais certains patients le supportent mal. Il existe bien une autre bithérapie mieux tolérée par les malades, le Symkevi. Mais, jusqu’à présent, les patients ne pouvaient pas en disposer. Le changement est désormais d’actualité.

À compter du mardi 6 juillet, la dernière génération de médicaments arrive enfin le marché. Olivier Véran en a déjà annoncé le remboursement.

Le Kaftrio est une première trithérapie qui cumule un activateur et deux correcteurs. Cette fois, la combinaison de molécules agit sur près de 80% des personnes souffrantes. «Sous Kaftrio, la fonction respiratoire des malades a augmenté en moyenne de 14%. Les infections respiratoires aiguës ont aussi diminué de 60% et le nombre de greffes des poumons a été divisé par deux en 2020», se félicite Pierre Foucaud, président de l’association Vaincre la mucoviscidose (VLM).

Les générations futures ne mourront peut-être plus de cette maladie génétique. Actuellement, l’espérance de vie des gens qui en sont atteints ne va pas au-delà de 47 ans. «Plus le Kaftrio sera donné tôt, plus on freinera la maladie. Le médicament perd son efficacité dès lors que les lésions pulmonaires sont trop graves. Les enfants qui naissent aujourd’hui n’auront probablement plus besoin de greffe à l’avenir», pronostique le Dr Hubert.

Le prix du succès

Obtenir le remboursement des traitements par la Sécurité sociale n’a cependant pas été simple, en raison d’un bras de fer entre Vertex et le gouvernement à propos du prix de vente fixé par la France pour mettre cette nouvelle thérapie sur le marché. Il a fallu patienter onze mois entre l’autorisation de mise sur le marché européenne (AMM) en août 2020 et la décision de remboursement de ce médicament, approuvée par l’Assemblée nationale le 2 juillet 2021.

Depuis que Vertex est coté en Bourse (2006), on retrouve parmi ses principaux actionnaires de grands fonds d’investissement tels que T. Row Price ou BlackRock, lesquels ont repris en main le marketing de la société et ont fait s’envoler le prix des médicaments. La situation de monopole de la firme américaine lui offre une grande liberté pour fixer le coût de ses produits. Elle a distancé ses concurrents en matière d’innovation et ses comprimés ont obtenu le statut de médicament «orphelin» de part et d’autre de l’Atlantique. Au sein de l’Union européenne, la société a réussi à obtenir l’exclusivité commerciale pour une période de dix ans après la date de mise sur le marché de cette trithérapie –sans oublier des avantages fiscaux. L’entreprise a aussi profité du fait que l’on incite les grands labos à faire de la recherche sur les maladies rares. «Vertex a employé une stratégie agressive en matière d’essais cliniques, visant à capter près de 90% des patients, déjà peu nombreux, pour tester ses médicaments. Quand les malades bénéficient du Kaftrio, ils ne sont plus très volontaires pour expérimenter d’autres préparations pharmaceutiques», note Frédéric Becq.

La négociation du prix de l’Orkambi avec Vertex, qui a pris quatre ans, a laissé des souvenirs cuisants aux patients et aux associations. En 2018, le raidissement du dialogue entre l’entreprise et le gouvernement français a poussé le groupe pharmaceutique à suspendre temporairement les essais cliniques qu’il menait en France sur un médicament innovant sous prétexte que l’exécutif l’avait «pris en otage».

Vertex a fait le bras de fer avec le gouvernement au sujet du prix de vente que la France voulait fixer.

Cette expérience a motivé les associations à mettre rapidement la pression quand il s’est agi du Kaftrio. En octobre 2019, dès l’autorisation de mise sur le marché américain de la trithérapie par la Food and Drug Administration (FDA), elles sont montées au front à l’échelle européenne afin de plaider leur cause. «L’AMM obtenue en août 2020 a été accélérée par la pandémie. Les premiers mois, les patients atteints de mucoviscidose paraissaient particulièrement vulnérables au Covid-19», explique le président de Vaincre la mucoviscidose. L’association a lancé un large appel à témoignages relatifs au ressenti des patients vis-à-vis du Kaftrio. Les malades y ont répondu dès le milieu de l’été. Cette action participe à la genèse de l’ouverture au remboursement émanant de la Haute autorité de santé (HAS).

Les négociations sur les tarifs n’ont cepandant pas dit leur dernier mot. «Le prix du Kaftrio est ultrasecret en France. On connaît celui qui est affiché en Allemagne ou au Royaume-Uni et qui varie entre 200.000 et 250.000 euros par patient pour une année de prescriptions. Mais en réalité, les prix sont moindres. Il n’empêche que la France a la réputation de négocier les tarifs les moins chers d’Europe», explique Pierre Foucaud. Ces coûts font réagir Frédéric Becq. «Ce sont des prix très élevés que l’on ne peut expliquer uniquement par les dépenses de production ou par la recherche et développement. Les tarifs des médicaments “orphelins” sont connus pour être vingt-cinq fois plus chers que les autres car ils ne concernent qu’un nombre réduit de malades.» On connaît en tout cas les revenus amassés par Vertex Pharmaceuticals pour ses ventes de médicaments contre la mucoviscidose. En 2020, l’entreprise affichait 6,2 milliards de dollars de résultat financier (environ 5,2 milliards d’euros).

«Le combat continue»

L’attente est toujours trop longue pour les personnes qui souffrent de cette pathologie. «On vit avec un chrono dans la tête. Notre échelle du temps n’est pas la même que celle les autres, explique Véronique, une patiente de 43 ans ingénieure à l’Inserm. Il faut maintenir la pression et continuer les recherches pour les 15 à 20% de patients qui ne bénéficient d’aucun traitement efficace. De nombreuses pistes sont prometteuses, notamment celles qui sont liées aux avancées récentes sur l’ARN messager.»

Zélie, 10 ans, devra encore se battre le temps de pouvoir accéder au précieux médicament, auquel les moins de 12 ont n’ont pas encore accès. Aux États-Unis, les jeunes utilisent déjà le Kaftrio. Mais l’extension de l’AMM pour les 6-12 ans n’a pas encore atteint l’Europe. Zélie, «en mode survie», a une «muco» sévère contre laquelle elle se bat comme un diable. «Elle a deux heures de soins [quotidiens] quand tout va bien», raconte sa maman, Blandine Gautrin. Le matin, elle doit souvent porter une pompe à perfusion dans son sac à dos sur le chemin de l’école. Après le goûter, son emploi du temps est souvent synonyme de séances de sport, aérosols et kiné respiratoire. Avant la nuit, une infirmière vient lui brancher la sonde qui sert à sa nutrition entérale. Zélie est atteinte d’un trouble digestif importante et ne pèse que 25 kilos.

«Cela fait plusieurs années que nous avons entendu parler du Kaftrio. Nous avons essayé de faire participer notre fille à un essai clinique en 2020, mais sa fonction respiratoire était trop faible», explique Blandine, qui a raconté son expérience dans le livre Un bisou sur ta peau salée. Il a fallu encaisser la nouvelle. «On apprend à ne pas se projeter ni à se réjouir trop vite. Les premières années de la vie de Zélie nous ont tellement bousculés qu’on préfère se protéger. On se réjouira une fois l’ordonnance sous les yeux», explique la mère. Zélie pourrait bénéficier de l’AMM l’année prochaine ou lorsqu’elle aura 12 ans au plus tard.

«Dans quelques années, elle pourra se consacrer à sa vie d’adolescente, faire des études, fonder une famille», se prend à rêver sa mère. L’arrivée du Kaftrio va bouleverser la vie de tout le foyer, lui permettre de se lancer de nouveaux défis et de se mettre à réfléchir à des perspectives d’avenir. «C’est bien compliqué de croire en ce bonheur-là. Ceci dit, nous avons encore un peu de temps pour nous y préparer. En attendant, le combat continue.»

Source SLATE.

Un garçon de 2 ans a pu se nourrir normalement pour la première fois grâce à une chirurgie utilisant des aimants…

Des médecins canadiens ont ainsi soigné Henryk Deneen, né avec une anomalie congénitale de l’œsophage.

Un garçon de 2 ans a pu se nourrir normalement pour la première fois grâce à une chirurgie utilisant des aimants

 

Henryk Deneen, un petit garçon de 2 ans, peut désormais manger normalement après que des chirurgiens ont utilisé pour la première fois des aimants pour réparer une portion de son œsophage, qui relie la bouche à l’estomac. Né à 33 semaines de grossesse et donc prématuré, l’enfant souffrait d’une maladie connue sous le nom d’atrésie de l’œsophage. Au lieu d’avoir la forme d’un tube complet, l’œsophage est en deux parties déconnectées, il devient donc impossible d’ingérer et de digérer de la nourriture, précise Newsweek.

Henryk Deneen souffrait d’une forme particulièrement sévère de cette anomalie congénitale. Une portion importante de son œsophage n’était pas formée à sa naissance. Le petit garçon a donc passé les premiers mois de sa vie dans l’unité de soins intensifs néonatals, a déclaré la Montreal Children’s Hospital Foundation.

Laisser les aimants s’attirer pour rassembler les tissus

Pour essayer de fermer l’espace entre les deux parties du tube digestif du petit Henryk, les chirurgiens de l’hôpital pour enfants de Montréal ont utilisé des aimants afin de ramener l’estomac vers l’œsophage. «L’idée est que, si vous avez un écart trop grand, vous mettez des aimants à chaque extrémité et vous les laissez s’attirer et étirer les tissus, jusqu’à ce qu’ils se rejoignent et rassemblent les deux parties», a déclaré le Dr Sherif Emil, directeur de la chirurgie pédiatrique à l’hôpital de Montréal.

Les médecins canadiens ont travaillé en collaboration avec des chirurgiens italiens, qui avaient conçu un stent (endoprothèse), que l’équipe de Montréal voulait utiliser pour venir en aide à Henryk. Ils ont eu besoin de leurs indications pour récréer le stent, dont l’utilisation n’était pas approuvée au Canada.

L’opération a duré douze heures, a écrit sa mère, Joy Deneen, dans un message pour la Montreal Children’s Hospital Foundation. L’enfant a ensuite été intubé et sédaté pendant plusieurs jours. Après deux semaines, les médecins ont constaté que la procédure fonctionnait comme ils l’espéraient. «Le jour où [les aimants] se sont finalement rapprochés, c’était vraiment le jour le plus beau et le plus émouvant de ma vie, je ne l’oublierai jamais, a raconté Joy Deneen. C’est un miracle pour moi… On n’était pas sûr qu’il puisse manger normalement un jour. Le fait qu’il ait 2 ans et qu’il ait pu manger un morceau de gâteau d’anniversaire, c’était vraiment incroyable.»

«Après deux longs mois de convalescence, on a finalement pu rentrer à la maison, a ajouté la mère dans son message en hommage au personnel de l’hôpital. Son infirmière de longue date était avec nous pour ce dernier jour plein d’émotions. Nous nous étions tellement attachés à ces personnes merveilleuses. Ils n’ont pas seulement pris soin d’Henryk, ils nous ont aussi traités avec une profonde empathie, et nous ont énormément soutenus. Après de longs adieux, on a finalement ramené notre bébé chez nous.»

Source SLATE.

 

Une conséquence inattendue de la crise sanitaire : de plus en plus d’acouphènes…

Des ORL ont noté une recrudescence des consultations pour des problèmes de surdité ou d’inconfort auditif.

Souvent, ce sont des acouphènes ou davantage de sensibilité au bruit. 

Des ORL ont remarqué une recrudescence des problèmes d'audition, par exemple d'acouphènes depuis le déconfinement et le retour à la vie bruyante.

 

Il n’y a pas que des conséquences économiques à la crise sanitaire : il y aussi des conséquences sur la santé. Et parmi elles, à laquelle on ne s’attendait pas forcément : celle de notre audition et de notre manière d’appréhender le bruit.

Vous avez peut-être remarqué qu’après le déconfinement, vous êtes plus sensibles au bruit et vous souffrez peut-être d’acouphènes.

Le port du casque pendant le télétravail : un facteur aggravant ?

Le Docteur Marie-Josée Fraysse, ORL au CHU de Purpan à Toulouse a raconté une recrudescence des consultations après le déconfinement.

“Du point de vue auditif, il y a peut-être davantage d’acouphènes et d’hypersensibilité chez des personnes de tout âge mais plutôt même,  de personnage jeunes ou d’âge moyen, surtout des personnes qui ont travaillé avec le casque de manière prolongée”, explique Marie-Josée Fraysse.

“Le casque peut occasionner une forme de silence gêné qui fait que, quand on va reprendre la vie normale, on peut trouver le bruit plus fort et avoir une hypersensibilité au bruit”. Normalement, tout revient rapidement à la normale mais cela peut rester invalidant ou douloureux.

Au moindre doute, il faut consulter !

Pour d’autres, la période a permis de se rendre compte d’une éventuelle surdité. Hoang Le est audioprothésiste à Toulouse. Depuis le déconfinement il a noté que “plusieurs personnes se sont rendues compte qu’avec le port du masque, elles ne pouvaient plus s’appuyer sur la lecture labiale et donc qu’elles avaient un début de surdité”. 

L’audioprothésiste toulousain recommande d’aller consulter un ORL “si vous êtes gêné dans le bruit, lors d’un repas de trois personnes par exemple, si vous faites répéter ou encore si vous montez le son de la télé”, plus que quelqu’un d’autre.

Source FRANCE BLEU.

Coronavirus : Six Français sur dix craignent un rebond de l’épidémie d’ici à septembre…

Et alors que la circulation du Covid-19 n’a pas été aussi basse depuis août 2020, 61 % des personnes sondées anticipent une nouvelle vague.

Pour 13 % dès cet été, et pour 48 % en septembre.

Coronavirus : Six Français sur dix craignent un rebond de l’épidémie d’ici à septembre

 

Retourner en terrasse, au théâtre, à la salle de sport, se promener sans masque, faire la fête sans regarder sa montre… Depuis quelques semaines, la France retrouve un semblant de vie d’avant, avec la levée progressive des restrictions. Depuis le 17 juin, le masque n’est plus obligatoire à l’extérieur et depuis une semaine, les Français ne sont plus contraints par un couvre-feu.

Pourtant, si ces allégements sont vécus comme un soulagement pour certains, beaucoup restent sur leurs gardes. C’est en tout cas les enseignements que l’on peut tirer de notre dernier baromètre* de la santé YouGov, réalisé en partenariat avec Doctissimo. Chaque mois, depuis novembre 2020, 20 Minutes sonde ainsi les connaissances et comportements des Français vis-à-vis du Covid-19.

61 % des Français craignent une nouvelle vague

Le chiffre marquant de ce baromètre, et qui dit combien le temps de l’insouciance n’est pas encore d’actualité, concerne le futur : 61 % des Français craignent une résurgence de l’épidémie. Plus en détail, 13 % anticipent une quatrième vague dès cet été, 48 % en septembre… et seulement 8 % pensent qu’il n’y aura pas de remontée des contaminations. « C’est logique d’avoir cette perspective, car une nouvelle vague est possible, admet Pierre Parneix, médecin de Santé Publique et d’Hygiène Hospitalière au CHU de Bordeaux. Mais savoir quand exactement… On peut y lire une vision pragmatique : les gens ont acquis une connaissance de l’incertitude liée à ce coronavirus capable de multiples mutations. Et ils sont encore continuellement abreuvés d’actualités internationales peu rassurantes. »

La diffusion extrêmement rapide du variant Delta au Royaume-Uni ou au Portugal laisse en effet planer une chape de plomb. « Il faut tout de même profiter de cette période d’accalmie, conseille Pierre Parneix. Si cette inquiétude est transformée en élan vaccinal, tant mieux. Si elle gâche l’été, c’est dommage ».

63 % des Français continuent à mettre le masque en extérieur

Autre illustration de la méfiance actuelle : le masque. Jean Castex avait surpris les Français le 16 juin avec (pour une fois) une bonne nouvelle. Il annonçait alors qu’au vu de la faible circulation du virus, le port du masque était levé à l’extérieur (et pas à l’intérieur), sauf exceptions (regroupements, files d’attente, marchés, stades…). Une décision qui ne convainc pas tout le monde. En effet, toujours selon notre baromètre, 20 % des Français désapprouvent cet allègement. Plus étonnant encore, 63 % des personnes interrogées continuent à porter le masque en extérieur, même quand ce n’est pas obligatoire. Et une sur quatre indique le faire de manière systématique. « Des chiffres pas forcément attendus, reconnaît le médecin. Cela traduit une anxiété. »

Comment l’expliquer ? L’annonce n’est tout d’abord pas vieille, et finalement, après trois confinements et des milliers de plans annulés, certains ont du mal à être totalement rassurés. « Ce n’est pas incohérent, on sort d’une longue période très anxiogène, reprend le médecin. Est-ce de la bonne inquiétude ou un excès de prudence ? Les gens peuvent avoir confiance : si l’épidémie décroît, on peut limiter les contraintes. A condition que les gens portent bien le masque là où c’est obligatoire. » Lui voit le côté positif. « Le risque d’être contaminé, même faible, perdure. Donc il faut garder certaines mesures barrières : la distanciation avec quelqu’un qu’on ne connaît pas, une bonne hygiène des mains. L’arrêt des masques en extérieur ne veut pas dire l’arrêt de tout. »

De là à penser que les Français seront plus réceptifs aux mesures de prévention à l’avenir ? « La santé publique devrait sortir renforcée de cette crise, s’enthousiasme Pierre Parneix. Si le contexte s’assainissait, on verra l’hiver prochain comment les gens adhéreront à la vaccination grippale, s’ils continuent à porter le masque dans les transports, si on garde les distributeurs de gel dans les rues. On a fait un bond en avant énorme. On fera un pas en arrière, forcément, mais de quelle ampleur ? »

23 % sont retournés au cinéma, 13 % dans une salle de sport

Dernier signe que les réticences restent nombreuses : les Français, après huit mois de disette culturelle, ne se précipitent pas dans les salles obscures. Seuls 23 % sont retournés au cinéma ou au théâtre, et 13 % dans les salles de sport. Et on ne voit pas d’immense différence par rapport à l’âge : cela concerne 36 % des 18-24 ans pour la culture et 23 % pour les salles de sport. Seul « loisir » qui attire davantage les foules, les restaurants : 59 % des personnes interrogées se sont offert un dîner, dont 76 % des 18-24 ans. « Ce qui est étonnant, c’est qu’on pourrait croire qu’ils seraient plus réticents à aller au restaurant, où on ne porte pas de masque, qu’au cinéma, où c’est très sécurisé, reprend Pierre Parneix. Je pense que le restaurant a été davantage un manque que le cinéma, car on a accès chez soi à quantité de films. D’ailleurs, les restaurateurs assurent que les premières semaines, c’était la folie, avec des gens qui mangeaient debout, sous la pluie… »

Le médecin estime que des Français ont pu se « déshabituer » à sortir le soir. « On le voit dans le monde du travail, certains ont adopté le télétravail. » Sans compter que tous les théâtres n’ont pu rouvrir en respectant les jauges et les restrictions. Et que les prix des sorties culturelles restent un frein pour certains. Qui n’ont en plus pas forcément envie de s’enfermer dans une salle obscure au mois de juin, après des mois d’hibernation. « Le port de masque un peu long peut également être un frein », conclut le médecin de santé publique.

* L’enquête a été réalisée sur 1.005 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus. Le sondage a été effectué en ligne, sur le panel propriétaire YouGov France du 22 au 23 juin 2021.

Source 20 MINUTES.

Coronavirus : C’est quoi le Pass sanitaire européen ?…

EPIDEMIEA partir du jeudi 1er juillet, le Pass sanitaire européen entre en vigueur pour les 27 Etats-membres.

Coronavirus : C'est quoi le Pass sanitaire européen ?

 

  • A partir du jeudi 1er juillet, le Pass sanitaire européen doit aider les habitants de l’Union à voyager entre ses différents pays.
  • Ce Pass sanitaire européen remplace le QR code français, et a d’autres spécificités.
  • 20 Minutes vous récapitule tout.

« Le vent se lève, il est temps de vivre », écrivait Paul Valéry. Et temps de voyager. Pour relancer le tourisme dans l’UE, le pass sanitaire européen, ou certificat sanitaire européen selon les versions, entre en vigueur à partir de ce jeudi 1er juillet pour faciliter le passage des frontières entre pays membres.

Mais comment fonctionne-t-il ?

Le pass sanitaire européen, c’est quoi ?

Tout comme le pass sanitaire français, il se présente sous la forme d’un QR code, papier ou numérique, qui peut indiquer trois choses : un test négatif récent (entre 48 et 72 heures maximum selon le pays), une vaccination complète contre le coronavirus (soit deux semaines après deux doses de Pfizer-BioNtech/Moderna/AstraZeneca, soit deux semaines après une dose de Pfizer-BioNtech/Moderna/AstraZeneca s’il y a déjà eu une infection au coronavirus avant, soit deux semaines après une seule dose de Jansen), ou une immunité après avoir déjà contracté le coronavirus (dans un délai maximum qui varie selon les pays, 180 jours en France).

A quoi ça sert ?

Principalement, à passer les frontières, mais aussi à éviter les éventuelles quarantaines mises en place. Uniformisé à l’échelle de l’Union, il doit concerner les 27 pays membres, ainsi que la Suisse, le Liechtenstein, l’Islande et la Norvège. À compter de ce jeudi, il doit être émis et accepté dans tout l’espace européen.

Certains pays, tel que l’Irlande ou au Danemark, réfléchissent également à utiliser un Pass sanitaire pour les entrées en intérieur au restaurant ou au bar. Dans ces cas-là, le Pass sanitaire européen pourrait également s’avérer indispensable.

Est-ce obligatoire ?

Non, le Pass sanitaire européen facilite les démarches mais Thierry Breton, commissaire européen en charge des vaccins, a assuré qu’il ne serait pas obligatoire pour voyager en Europe lors de cet été 2021. Concrètement, sans Pass sanitaire, un test négatif vous sera probablement demandé, à l’aller comme au retour. Attention néanmoins, notamment avec l’explosion du variant Delta, certains pays pourraient imposer des quarantaines en cas d’absence de Pass sanitaire.

Est-ce que cela marche en dehors de l’Europe ?

Pour le moment, non. Mais on insiste sur ce « pour le moment », Emmanuel Macron ayant notamment indiqué son intention d’y intégrer les Etats-Unis, et de nombreux autres pays étant susceptible d’être intéressés, au vu de la manne financière que constitue le tourisme européen.

En quoi diffère-t-il du Pass sanitaire français ?

En réalité, cela y ressemble beaucoup, tellement d’ailleurs que le secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes avait indiqué sur Twitter fin avril : « Nous travaillons sur un pass européen qui ne sera pas un deuxième document, ce sera la même chose [..] et au niveau européen cela permettra de retrouver plus de déplacements, de liberté, de voyages notamment pour cet été, pour le tourisme, pour les vacances. »

Techniquement, le QR code français est valable dans toute l’Europe, mais afin d’éviter tout problème, il semble plus prudent de télécharger la version européenne (sur papier ou sur portable).

Depuis le vendredi 25 juin, l’Assurance maladie a arrêté de produire des certificats avec le code franco-français, remplacé par cette version européenne. Donc si votre certificat est émis après ce 25 juin (que ce soit pour un test ou un état vaccinal), c’est bon pour vous. Mais si vous avez obtenu un certificat avant cette date, vous pouvez aller télécharger la nouvelle version sur le site de l’assurance-maladie.

Si vous avez déjà entré votre QR code dans l’application TousAntiCovid, une mise à jour vous permettra de passer d’un QR code uniquement français à un QR code européen. Elle devrait être disponible dans les prochains jours.

Est-ce vraiment totalement uniformisé ?

Si le principe reste le même, la durée de certaines réglementations peut varier. Ainsi, en France, le test négatif doit être de 48 heures maximum, mais certains pays européens peuvent l’allonger à 72 heures. Idem pour la preuve de votre immunité post-infection. En France, un test positif est valable entre 15 et 180 jours (six mois), mais certains pays européens peuvent réduire la durée de validité de ce test. Renseignez-vous donc bien avant votre voyage.

Pour les vaccins, alors qu’en France, le cycle vaccinal est considéré comme terminé deux semaines après la seconde dose, certains pays européens considèrent, eux, le cycle vaccinal terminé dès la seconde dose. Les vaccins autorisés partout en Europe sont les mêmes qu’en France : Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson. Certains pays peuvent autoriser en plus le Spounitk V ou d’autres vaccins étrangers.

Source 20 MINUTES.

Près d’un adulte sur six est obèse en France, d’après une étude…

POIDS – Cette étude précise que si l’obésité progresse, le surpoids, lui, régresse.

Près d’un adulte sur six est obèse en France, d’après une étude

 

L’obésité a continué à progresser ces dernières années en France et concerne désormais près d’un adulte sur six, tandis que le surpoids recule légèrement, atteignant 30 % de la population, montre une nouvelle étude qui évalue aussi pour la première fois l’obésité infantile. La corpulence est mesurée à partir de l’indice de masse corporelle (IMC), obtenu en divisant le poids (kg) par le carré de la taille (m2).

Inférieur à 18,5 points, il indique une insuffisance pondérale, entre 18,5 et 25, une corpulence normale, entre 25 et 30 un surpoids, au-dessus de 30 une obésité, et au-delà de 40 une obésité massive. En 2020, 17 % des adultes étaient en situation d’obésité, soit près de 8,6 millions de personnes, contre 15 % en 2012 et 10,1 % en 2002, montre cette enquête présentée ce mercredi par la Ligue contre l’obésité. En revanche, la proportion de personnes en surpoids recule de deux points par rapport à 2012, à 30,3 %. Elle retrouve ainsi son niveau de 2000.

Les femmes plus touchées que les hommes

Au total, « près d’un Français sur deux est en situation de surpoids et/ou d’obésité », souligne la Ligue, fédération créée en 2014 pour « changer le regard sur l’obésité et améliorer la prise en charge médicale de cette maladie ».

« Si les femmes sont toujours plus touchées que les hommes », avec respectivement 17,4 % et 16,7 % d’obèses, « c’est auprès de ces derniers que les progressions sont les plus fortes, notamment sur l’obésité massive », « multipliée par trois en huit ans », souligne l’enquête. L’obésité a des causes multiples, dont l’alimentation, la sédentarité et certaines prédispositions génétiques. Elle est considérée comme un problème de santé publique majeur car c’est « un facteur de risque de pathologies chroniques (diabète, hypertension etc.) et a des conséquences psychologiques et sociales majeures (mésestime de soi, dépression, isolement, etc.) », souligne le ministère de la Santé.

Une corrélation avec le milieu social

Selon l’enquête, 36 % des personnes obèses interrogées sont traitées pour hypertension, 20 % pour diabète et 18 % pour apnée du sommeil, contre respectivement 20 %, 9 % et 7 % parmi l’ensemble des personnes interrogées. « Elle peut se prévenir, notamment dans ses formes sévères, et doit être prise en charge de façon graduée et dans une approche pluridisciplinaire », ajoute le ministère qui rappelle que « le recours à la chirurgie n’est approprié que dans des cas très spécifiques ».

L’enquête ObEpi confirme que l’obésité est « corrélée au milieu social » : elle est « deux fois plus élevée chez les catégories populaires (employés et ouvriers) que chez les cadres (18 % contre 9,9 %). » Les disparités régionales restent fortes aussi, le Nord et l’Est étant davantage touchés : 22,1 % dans les Hauts-de-France, suivis par le Grand-Est (20,2 %) et la Normandie (19,8 %). Par ailleurs, l’obésité « croît progressivement avec l’âge » mais « sur les dernières années, c’est auprès des Français les plus jeunes » qu’elle a le plus progressé, passant de 5,4 % en 2012 à 9,2 % en 2020 chez les 18-24 ans.

Source 20 MINUTES.

 

INSERM – Une étude dénonce le lien entre les pesticides et six maladies graves…

Selon l’Inserm français, il existe une «présomption forte» entre l’utilisation de phytosanitaires et l’apparition de certains cancers et troubles du cerveau.

Une étude de l’Inserm publiée mercredi met en évidence un lien très possible entre l’utilisation professionnelle des pesticides (comme ici en Argentine) et l’apparition de maladies comme le cancer de la prostate ou les myélomes multiples.

 

Les pesticides à nouveau pointés du doigt: il existe une «présomption forte» de lien entre l’exposition professionnelle à ces produits et six maladies graves, dont certains cancers et des troubles du cerveau, selon une vaste expertise française publiée mercredi.

Les six pathologies sont trois types de cancer (prostate, lymphomes non hodgkiniens, myélomes multiples), la maladie de Parkinson, les troubles cognitifs et la BPCO (une maladie respiratoire évolutive), selon l’expertise réalisée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Pour les quatre premières, la «présomption forte» de lien avec l’exposition professionnelle à certains pesticides avait déjà été mise en évidence lors d’une précédente expertise de l’Inserm, en 2013.

À la lumière des dernières connaissances scientifiques, cette liste passe de quatre maladies à six: troubles cognitifs (altération des fonctions cérébrales telles que la mémoire ou le raisonnement, pouvant évoluer vers la démence) et BPCO s’y ajoutent dans la mise à jour du rapport, dévoilée mercredi par l’organisme de recherche public.

Pour cela, l’Inserm n’a pas réalisé de mesures, mais a analysé l’ensemble de la littérature scientifique existante, soit quelque 5300 résultats d’études.

«L’objectif est d’aider les décideurs» politiques, a expliqué l’un des responsables de l’Inserm, Laurent Fleury, lors d’une visioconférence.

Pour autant, les experts ne font pas de recommandations. «Aller plus loin sur ce qu’il faut recommander n’est pas notre métier ni notre objectif», a souligné l’une des expertes, Isabelle Baldi.

«Il est plus que temps pour le gouvernement d’agir vraiment pour une réduction forte de l’usage des pesticides», réagit François Veillerette, porte-parole de l’ONG Générations Futures, dans un communiqué.

Le terme «pesticides» regroupe l’ensemble des produits utilisés pour lutter contre les espèces végétales indésirables (herbicides) et les nuisibles (insecticides et fongicides). Ils sont majoritairement utilisés dans l’agriculture mais on les retrouve partout dans l’environnement (air, poussières, denrées alimentaires…).

Sur 17 pesticides analysés dans l’expertise, 11 sont associés à au moins deux effets toxicologiques parmi les trois étudiés: le stress oxydant, la mitotoxicité – la toxicité pour les mitochondries, structures qui permettent la respiration des cellules – et l’action sur le système immunitaire.

Agriculteurs particulièrement à risque de faire une BPCO

Les connaissances scientifiques ont parfois évolué depuis 2013. C’est le cas pour les troubles cognitifs: on passe de «présomption moyenne» à «présomption forte» de lien avec «l’exposition aux pesticides, principalement des organophosphorés, chez les agriculteurs».

Pour les «riverains de zones agricoles ou la population générale», pris en compte par «les études les plus récentes», l’expertise conclut «à une présomption moyenne».

La nouvelle expertise prend en compte la santé respiratoire, contrairement à la précédente: «Une présomption forte entre l’exposition professionnelle aux pesticides et la survenue de bronchopneumopathie chronique obstructive (ndlr: la «toux du fumeur») et de bronchite chronique est établie.»

Apparition de leucémies aiguës lors d’une exposition in utero

Par ailleurs, l’Inserm confirme que «la grossesse et la petite enfance sont d’une plus grande vulnérabilité face à la présence d’un événement ou agent toxique».

Chez l’enfant, l’Inserm évoque une «présomption forte» de lien entre les «leucémies aiguës» et l’exposition aux pesticides de la mère pendant la grossesse. Même l’exposition du père semble parfois pouvoir jouer: il existe une «présomption moyenne» pour la «leucémie aiguë lymphoblastique» de l’enfant «en cas d’exposition professionnelle» du père «en période préconceptionnelle».

Pour les tumeurs du cerveau et de la moelle épinière, l’expertise conclut à une «présomption forte d’un lien» avec l’exposition professionnelle des parents avant la naissance.

Glyphosate et lymphomes

Même niveau de présomption pour le lien entre l’exposition de la mère aux pesticides pendant la grossesse et «les troubles du développement neuropsychologique et moteur de l’enfant», ou encore «des troubles du comportement tels que l’anxiété».

Enfin, l’expertise met un coup de projecteur sur plusieurs substances particulièrement médiatiques. Tout d’abord, le glyphosate, concluant «à l’existence d’un risque accru de lymphomes non hodgkiniens avec une présomption moyenne de lien».

Ensuite, la chlordécone, longtemps utilisée aux Antilles et aujourd’hui interdite. L’expertise confirme une «présomption forte d’un lien entre l’exposition à la chlordécone de la population générale et le risque de survenue de cancer de la prostate».

«La grande majorité des substances pour lesquelles il y a des liens qui ont été trouvés ne sont plus autorisées en France, pour des usages agricoles en tout cas», a réagi Eugénia Pommaret, directrice de l’UIPP, qui regroupe des producteurs de produits phytosanitaires.

Source LE MATIN.