Pass vaccinal : voici tout ce qui va changer dès lundi. Quel contrôle ? Quelles sanctions ?….

Le Conseil constitutionnel a validé vendredi la plupart des dispositions du texte de loi instaurant le pass vaccinal.

Le dispositif entrera donc bien en vigueur lundi et remplacera l’actuel pass sanitaire.

On vous explique tout ce qui va changer.

Pass vaccinal : voici tout ce qui va changer dès lundi

 

La dernière étape a été validée. Le Conseil constitutionnel, saisi par les oppositions qui ont dénoncé une atteinte aux libertés fondamentales, a donné son feu vert vendredi à la plupart des dispositions du projet de loi instaurant le pass vaccinal pour remplacer le pass sanitaire.

Le texte, adopté définitivement dimanche par le Parlement, va être promulgué et le dispositif entrera en vigueur dès ce lundi 24 janvier, a confirmé le Premier ministre Jean Castex. Le chef du gouvernement avait annoncé cette date d’instauration jeudi soir, soulignant que le pass vaccinal devrait permettre de « lever la plupart des restrictions prises » pour lutter contre la vague épidémique liée au variant Omicron du Covid-19. Mais comment va fonctionner concrètement ce pass vaccinal ? On vous explique tout.

Le test négatif ne suffit plus

Dès lundi, un test négatif au Covid (PCR ou antigénique) de moins de 24 heures ne suffira plus pour accéder aux activités de loisirs, aux restaurants et débits de boisson, aux foires, séminaires et salons professionnels et aux transports publics interrégionaux. Il faudra justifier d’un statut vaccinal complet (deux doses de vaccin ainsi qu’une dose de rappel si la dernière injection remonte à plus de sept mois) ou avoir contracté le Covid il y a moins de six mois.

Le pass vaccinal ne s’appliquera qu’aux personnes à partir de 16 ans. Les mineurs de 12 à 15 ans resteront soumis à l’obligation de présenter l’actuel pass sanitaire, gardant donc la possibilité de présenter un test négatif pour accéder aux lieux publics.

Quelles exceptions ?

Le test négatif sera toujours suffisant pour accéder aux hôpitaux, cliniques, Ehpad et maisons de retraite. Dans le cas des transports, une exception au pass vaccinal est également prévue pour « motif impérieux d’ordre familial ou de santé » – un proche mourant par exemple. Il faudra toutefois présenter un test négatif.

L’actuel pass sanitaire pourra en outre être maintenu pour une durée limitée dans certains territoires sur décision du préfet, comme « par exemple en cas de faible vaccination de la population comme en outre-mer », précise le site officiel Vie publique.

Enfin, en vue notamment de l’élection présidentielle, le Conseil constitutionnel a censuré la possibilité pour les organisateurs de meetings politiques de demander un pass sanitaire aux participants. Les organisateurs pourront cependant prendre « toutes mesures de précaution sanitaire utiles, telles que la limitation du nombre de participants, la distribution de masques ou l’aération des salles ».

Un « pass vaccinal transitoire » pour les non-vaccinés

Jean Castex a annoncé par ailleurs jeudi soir des mesures spécifiques pour les non-vaccinés, pour les inciter un peu plus à franchir le pas. Le pass vaccinal leur sera accessible dès la première dose de vaccin d’ici le 15 février, à condition qu’ils fassent leur deuxième injection un mois plus tard. Dans l’intervalle, ils devront présenter un test négatif pour avoir accès aux lieux où le sésame est exigé.

Pass vaccinal : voici tout ce qui va changer dès lundi

Quels contrôles ?

Les restaurateurs ou gérants d’établissements publics, comme les cinémas, pourront procéder à des contrôles d’identité en cas de doute sur le détenteur du pass. La présentation d’un document officiel avec une photographie suffira, comme la carte vitale. Les papiers d’identité ne seront pas obligatoires.

Le Conseil constitutionnel n’a pas retoqué cette mesure, estimant  qu’il ne s’agit pas d’un contrôle de police administrative. « Le refus de la personne de produire » un document officiel comportant sa photo « ne peut avoir pour autre conséquence que l’impossibilité pour elle d’accéder à ce lieu », a-t-il appuyé. Mais le Conseil constitutionnel a émis « une réserve d’interprétation » : la vérification ne pourra se fonder que « sur des critères excluant toute discrimination » entre les personnes.

Quelles sanctions ?

Le fait de ne pas avoir de pass vaccinal n’entraînera pas d’amendes. L’utilisation d’un faux pass reste en revanche punie et les sanctions sont même renforcées par la loi. Utiliser un faux pass ou transmettre son pass à autrui sera désormais puni d’une amende forfaitaire de 1 000 €, contre 135 € actuellement. L’absence de contrôle du pass par l’exploitant de l’établissement recevant du public sera aussi punie dès le premier manquement d’une amende de 1 000 €, alors que le droit ne permettait jusque-là la répression qu’à partir du 3e manquement dans une période de 45 jours.

Enfin, les acheteurs et vendeurs de faux pass risqueront 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende. Tout comme les détenteurs de plusieurs pass.

Les entreprises ne jouant pas le jeu du télétravail pourront aussi être sanctionnées d’une amende administrative allant jusqu’à 500 euros par salarié, dans la limite de 50 000 euros.

Un pass vaccinal jusqu’à quand ?

Le texte adopté au Parlement prévoit une application possible du pass vaccinal jusqu’au 31 juillet. Le Conseil constitutionnel ont indiqué que les mesures concernant le pass « doivent être strictement proportionnées aux risques sanitaires » et « il y est mis fin sans délai lorsqu’elles ne sont plus nécessaires ».

Attention à la désactivation

Pour rappel, depuis le samedi 15 janvier, il faut pouvoir justifier d’une dose de rappel faite dans les sept mois maximum suivant la deuxième injection pour conserver un pass valide. Pour savoir quand effectuer votre dose de rappel et connaître la date de fin de validité de votre pass, vous pouvez vous rendre sur le site de l’Assurance maladie : monrappelvaccincovid.ameli.fr.

Selon les derniers chiffres de ce vendredi, 33,4 millions de Français ont reçu une dose de rappel. 53 764 805 personnes ont reçu au moins une injection (soit 79,7 % de la population totale) et 52 437 130 personnes ont désormais un schéma vaccinal complet (soit 77,8 % de la population totale).

Source LE DAUPHINE LIBERE.

Nouvelles règles du passe sanitaire à partir du 15 janvier : toutes les réponses à vos questions…

À compter de cette date, les Français qui n’auront pas reçu leur dose de rappel dans les sept mois suivant leur dernière injection perdront leur passe sanitaire.

Nouvelles règles du passe sanitaire à partir du 15 janvier : toutes les réponses à vos questions

 

Sommaire
  • Combien de personnes vont-elles perdre leur passe sanitaire ?
  • Que faire si l’on a récemment été infecté par le Covid-19 ?
  • À partir de quand le QR Code obtenu après la vaccination devient-il valide ?
  • Si je décide de faire ma première dose aujourd’hui, quand puis-je espérer avoir mon passe sanitaire ?
  • Est-il prévu que les règles changent de nouveau ?

À compter du samedi 15 janvier, toute personne majeure n’ayant pas reçu sa dose de rappel vaccinal contre le Covid-19 dans les sept mois suivant sa dernière injection verra son passe sanitaire désactivé. Une nouvelle règle annoncée fin novembre par le ministre de la Santé Olivier Véran, et déjà en vigueur pour les 65 ans et plus depuis le 15 décembre dernier. Combien de personnes sont-elles concernées ? Que faire si l’on vient d’être infecté par le Covid ? Le Figaro répond à toutes vos questions.

Combien de personnes vont-elles perdre leur passe sanitaire ?

Selon les données de la Direction générale de la santé (DGS) communiquées au Figaro, 560.000 personnes pourraient se voir retirer leur passe sanitaire au 15 janvier, pour n’avoir pas effectué leur rappel vaccinal à temps. En effet, comme le précise la DGS, «au 13 janvier, 15,3 millions de personnes ont déjà reçu leur dose de rappel sur les 15,9 millions» de Français éligibles.

Pour savoir si l’on fait partie de ces quelques centaines de milliers de personnes sur le point d’être privées de passe sanitaire, il est possible de se rendre sur l’application TousAntiCovid. Un message d’alerte sur fond jaune apparaît sur le smartphone des usagers dont le passe arrive à expiration le 15 janvier.

Que faire si l’on a récemment été infecté par le Covid-19 ?

Une infection au Covid-19 équivaut à une injection de vaccin, a rappelé Olivier Véran. Ainsi, les personnes ayant reçu une ou deux doses de vaccin, puis ayant été contaminées, peuvent toujours bénéficier du passe sanitaire. Il suffit pour cela d’entrer dans l’application TousAntiCovid le résultat positif de son test PCR ou antigénique – d’au moins 11 jours et de moins de 6 mois -, qui vaut comme certificat de rétablissement. Ce document est valable reste valable six mois après l’infection. Pour le conserver par la suite, il convient de recevoir sa dose de rappel entre trois mois minimum et sept mois maximum après la contamination. À noter que les personnes infectées par le Covid après leur deuxième dose ne sont donc pas exemptées de troisième dose.

À partir de quand le QR Code obtenu après la vaccination devient-il valide ?

Si vous n’avez pas encore reçu votre troisième dose de vaccin, attention aux délais. En effet, «toutes les personnes qui font leur rappel disposent d’un nouveau QR Code, qui devient valide sept jours après leur injection, qu’il s’agisse d’une deuxième, d’une troisième dose ou plus», précise au Figaro la Direction générale de la santé (DGS). Les personnes ayant dépassé le délai de sept mois après leur dernière injection et qui souhaitaient se faire vacciner cette semaine, juste avant la date butoir du 15 janvier, pourraient donc avoir une mauvaise surprise : elles pourraient voir leur passe être désactivé durant quelques jours, le temps que le délai de sept jours s’écoule.

Pour permettre aux Français d’anticiper, l’Assurance maladie propose un simulateur en ligne, baptisé «Mon rappel vaccin Covid», qui permet de savoir quand recevoir sa dose de rappel et connaître la date de fin de validité de son passe sanitaire. Un service similaire existe sur le site ministériel Mes Conseils Covid.

Si je décide de faire ma première dose aujourd’hui, quand puis-je espérer avoir mon passe sanitaire ?

Début janvier, un an après le début de la campagne de vaccination, plus de 5 millions de Français n’avaient toujours reçu aucune dose de vaccin. Si, parmi eux, certains veulent démarrer aujourd’hui leur parcours vaccinal, il leur faudra attendre quelques semaines avant d’obtenir leur passe sanitaire.

Pour les personnes n’ayant jamais été testées positives au Covid, le précieux sésame est activé une semaine après la deuxième injection. Étant donné que le délai à respecter entre les deux premières doses de vaccin à ARN messager (Pfizer et Moderna) doit être d’au moins trois semaines, un schéma vaccinal initial met dans ce cas au moins un mois à être complété. Quant à ceux ayant été infectés par le Covid il y a moins de six mois et bénéficiant d’un certificat de rétablissement, leur passe sanitaire deviendrait valide une semaine après leur première dose. Dans les deux cas, pour conserver le document, une dose de rappel est nécessaire entre trois et sept mois après la dernière injection

Est-il prévu que les règles changent de nouveau ?

Dès le 15 février prochain, le délai pour effectuer sa dose de rappel sera raccourci. Il passera de sept mois à quatre mois après la dernière injection ou infection. Faute de quoi le passe sanitaire sera désactivé. Sachant qu’un laps de temps minimum de trois mois doit obligatoirement être respecté entre sa dernière dose ou contamination et sa dose de rappel, et que le QR Code n’est activé qu’au bout de sept jours, la fenêtre de tir pour se faire vacciner se limitera en réalité à trois semaines.

Par ailleurs, un projet de loi destiné à transformer le passe sanitaire en passe vaccinal est actuellement en discussions au Parlement. Ce texte, qui obligera les Français à présenter un certificat de vaccination ou de rétablissement pour accéder aux activités du quotidien (cinémas, théâtres, bars, restaurants…), ne devrait pas modifier les règles relatives au schéma vaccinal. Le gouvernement vise une mise en application au plus tard «dans les premiers jours de la semaine du 17 janvier», a indiqué Gabriel Attal sur BFMTV dimanche.

Source LE FIGARO.

Passe sanitaire: 560.000 personnes pourraient voir leur code désactivé ce samedi…!

À compter de samedi, avoir reçu sa dose de rappel dans les temps devient obligatoire pour conserver son passe sanitaire.

Le délai pour recevoir sa dose de rappel sera réduit de sept à quatre mois à partir du 15 février.

Attention aux mauvaises surprises. À compter de ce samedi 15 janvier, les Français majeurs n’ayant pas reçu leur dose de rappel de vaccin anti-Covid dans les temps verront leur passe sanitaire désactivé. Selon les données les plus récentes fournies par la Direction générale de la santé (DGS), 560.000 personnes sont susceptibles d’être concernées.

En effet, comme le précise la DGS, en date du 13 janvier, «15,3 millions de personnes ont déjà reçu leur dose de rappel sur les 15,9 millions de personnes éligibles». Pour rappel, le délai pour recevoir sa dose de rappel est fixé à sept mois. Elle peut être administrée trois mois après la dernière injection d’un vaccin à double dose (Pfizer, Moderna, AstraZeneca). Cette obligation est déjà en vigueur pour les 65 ans et plus depuis le 15 décembre dernier.

Pour les centaines de milliers de personnes récemment infectées par le Covid-19, celles-ci peuvent disposer d’un certificat de rétablissement les exemptant temporairement de dose de rappel. Il est valable pendant six mois après la contamination. Mais, pour conserver le passe sanitaire par la suite, une injection de rappel reste nécessaire entre trois et sept mois après l’infection.

Ce délai de sept mois sera réduit à quatre mois à partir du 15 février prochain. De quoi probablement entraîner une nouvelle vague de désactivations.

Source LE FIGARO.

Quel est ce syndrome associé au Covid-19 qui touche certains enfants ?…

L’ouverture de la vaccination anti-Covid-19 aux 5-11 ans est en partie motivée par le risque (rare) de survenue d’un syndrome pouvant atteindre les plus jeunes et connu sous le nom de « PIMS ».

Quel est ce syndrome associé au Covid-19 qui touche certains enfants ?

 

Mais de quoi s’agit-il ?

Le syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique, plus communément appelé PIMS, est une affection rare mais potentiellement grave. Dès avril 2020, des pédiatres français signalaient une augmentation anormale de cas ressemblant à la maladie de Kawasaki et de cas de myocardites chez des enfants ayant récemment contracté une infection à SARS-CoV-2.

« Les mécanismes physiopathologiques du PIMS sont mal connus et l’hypothèse d’une réponse immunitaire hyperactive inadaptée, impliquant notamment les cytokines, est décrite dans la littérature », explique la Haute Autorité de Santé (HAS).

Entre le 2 mars 2020 et le 21 novembre 2021, 781 cas de PIMS ont été signalés. Parmi eux, 318 enfants ont été admis en réanimation et 199, en unité de soins critiques. Et un enfant âgé de 9 ans est décédé.

Quels sont les signes ?

Problèmes, les symptômes évocateurs sont peu spécifiques. Ce qui peut conduire à un retard de diagnostic d’autant plus que l’infection à SARS-CoV-2 est souvent peu symptomatique, voire asymptomatique, chez l’enfant.

Le tableau clinique du PIMS associe fièvre (souvent supérieure à 39 °C), altération de l’état général (apathie, asthénie extrême, perte d’appétit, frissons, pâleur, douleurs diffuses) et troubles digestifs (douleurs abdominales, diarrhée, nausées, vomissements).

D’autres signes cliniques peuvent également être présents : pâleur, hypotension, éruptions cutanées, irritabilité, toux, céphalées…

La vaccination comme recours

Le 22 décembre dernier, le ministre de la Santé, Olivier Véran, officialisait l’accès à la vaccination anti-Covid aux enfants âgés de 5 à 11 ans. Selon une récente étude de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), cette vaccination réduirait le risque de syndromes inflammatoires multi-systémiques pédiatriques.

Ce travail a inclus 107 patients de moins de 18 ans souffrant de PIMS. Sur l’ensemble, 33 étaient âgés de plus de 12 ans (31%) et étaient éligibles – à l’époque – à la vaccination :  26 d’entre eux n’étaient pas vaccinés, 7 avaient reçu une dose de vaccin, aucun n’avait reçu deux doses, suggérant que le risque de souffrir de ce syndrome est significativement diminué une fois une première dose reçue. Du moins chez les adolescents.

L’ouverture de la vaccination aux enfants âgés de 5 à 11 ans permettra en outre d’étudier la prévention dans cette tranche d’âge.

Source EST REPUBLICAIN.

Complications post-Covid chez les enfants : quels symptômes doivent nous alerter ?….

En France, plus de 800 enfants ont développé un grave syndrome après avoir contracté le Covid-19, le PIMS.

Le syndrome du PIMS Covid touche déjà 800 enfants en France.

 

Certains ont même frôlé la mort, alors qu’ils étaient en bonne santé.

Emma a 8 ans. Elle habite à Latour-Bas-Elne (Pyrénées-Orientales). Il y a plus d’un an, elle a contracté le Covid-19. Sans symptômes. Mais trois semaines plus tard, elle a déclenché les symptômes du syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique (PIMS). À l’époque, peu connaissaient ce syndrome, même parmi les médecins. « La prise en charge a été tardive, se souvient sa mère, Marie Valdes. Emma a été transférée en réanimation, avec pronostic vital engagé. »

Emma a donc failli mourir. Aujourd’hui, elle n’est toujours pas sortie d’affaire. La petite a fait plusieurs rechutes cardiaques, de nouveau hospitalisée d’urgence pendant l’été, et elle souffre toujours de douleurs musculaires et articulaires.

Qu’est-ce que le PIMS ?

Le syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique (PIMS) touche les bébés, les enfants et les adolescents. Il se déclare généralement trois à six semaines après l’infection au Covid-19 et peut s’attaquer à plusieurs organes vitaux.

Environ 800 enfants sont déjà touchés par le PIMS en France. Et « 80% des enfants touchés n’ont aucune comorbidité« , souligne Marie Valdes. Emma, par exemple, était en bonne santé. Sa mère a donc créé l’Association nationale des familles d’enfants victimes du PIMS, pour informer la population, les pouvoirs publics et les médecins.

Selon Marie Valdes, de nombreux enfants ont souffert pendant plusieurs jours avant que le PIMS soit diagnostiqué, « certains en réanimation, sous oxygène« . Elle veut donc communiquer sur les symptômes du syndrome, pour les repérer rapidement et réagir vite.

« Mon but n’est pas de faire paniquer les gens. Mais il faut que tout le monde puisse reconnaître les symptômes. »
Marie Valdes

L'association des familles de victimes du PIMS alerte la population et les médecins sur les symptômes à repérer.

Quand s’inquiéter ?

  • Forte fièvre (entre 39 et 41)
  • Fatigue importante
  • Douleurs abdominales
  • Diarrhée
  • Vomissements
  • Faiblesse musculaire
  • Eruptions cutanées, etc..

Alors que la cinquième vague de Covid est à son pic en France, et alors que le virus circule beaucoup chez les enfants, Marie Valdes craint une augmentation du nombre de cas de « PIMS Covid » dans les prochaines semaines.

Source FRANCE BLEU.

Covid-19 : surdosage pour six enfants dans un « vaccinodrome » du Mans…

Selon l’Agence régionale de santé, les éventuels effets post vaccinaux pour ces six enfants peuvent être principalement de la fièvre et des courbatures.

Jean Castex s'était rendu dans ce vaccinodrome.

Six enfants ont reçu samedi «par erreur» une dose trop forte de vaccin Pfizer dans un centre de vaccination du Mans, où s’était rendu le Premier ministre Jean Castex le même jour, a-t-on appris auprès de la préfecture de la Sarthe et de l’ARS.

Samedi, le centre départemental de vaccination de grande capacité du Mans, ouvert depuis le 15 décembre, «a activé une ligne de vaccination pédiatrique pour les enfants âgés de 5 à 11 ans, à risque de formes graves de Covid-19 et aux enfants vivant dans l’entourage d’une personne immunodéprimée», ont indiqué dans un communiqué la préfecture de la Sarthe et l’ARS Pays de la Loire, confirmant une information de la presse locale.

Le médecin a immédiatement contacté les familles

«Lors des premiers vaccins administrés, six enfants ont reçu par erreur une dose de 20 µg (microgrammes, ndlr) de Pfizer Comirnaty. Constatant cette anomalie, outre les mesures prises pour les doses des vaccins suivants, le médecin référent du centre de vaccination a immédiatement contacté les familles concernées pour les informer et mettre en place avec elles les mesures nécessaires de suivi (…)», poursuit le communiqué de presse.

Normalement, la dose administrée pour cette tranche d’âge correspond à 10 microgrammes de Pfizer pédiatrique et est portée à 30 microgrammes de Pfizer Comirnaty à partir de 12 ans, d’après la même source.

Selon l’Agence régionale de santé, les éventuels effets post vaccinaux pour ces six enfants peuvent être principalement de la fièvre et des courbatures. «Aucune des familles n’a jusqu’ici rappelé le médecin-chef qui avait été informé des quelques symptômes qui s’étaient manifestés lors du premier contact (aucun symptôme pour cinq enfants, fatigues et courbatures pour le 6e)», précisent la préfecture et l’ARS. Jean Castex avait visité samedi ce vaccinodrome, échangeant avec plusieurs personnes venues se faire vacciner, pour l’essentiel des doses de rappel.

Source LE FIGARO.

Avec Omicron, faites-vous tester quelques heures avant une fête, pas la veille…

Vous pouvez passer d’un niveau indétectable à des niveaux très élevés de virus en 24 heures.

 

Face au variant Omicron qui sévit depuis peu, les experts sont inquiets et émettent de nouvelles recommandations pour les fêtards. Ils recommandent de réaliser un test quelques heures avant de se rendre à un événement plutôt que la veille. Cette nouvelle mesure préconisée par les scientifiques est due à la rapidité avec laquelle une personne porteuse d’Omicron devient infectieuse.

«Peu importe le type de test, le plus important est de se tester juste avant l’événement auquel on participe», a tweeté Michael Mina, ancien professeur adjoint en immunologie et maladies infectieuses à la Harvard School of Public Health. Selon lui, il est possible de passer de particules virales «indétectables» à «très élevées» en très peu de temps. Tim Spector, professeur d’épidémiologie génétique au King’s College de Londres, dit exactement la même chose. Lui aussi recommande de réaliser un test «quelques heures avant de quitter la maison» et ajoute qu’il faut désormais porter un «masque de haute qualité» dans les transports en commun bondés avant de se rendre à un événement.

Un variant plus mortel?

Le professeur du King’s College gère l’application de suivi des symptômes de Covid-19, Zoe, qui compte aujourd’hui 4,5 millions d’utilisateurs dans le monde. Jeudi, il affirmait sur Twitter que les données auto-déclarées suggéraient que le temps d’infection était d’environ 48 heures. Dans le meilleur des cas, les tests doivent être réalisés 12 heures avant de se rendre à une fête.

Cette contagiosité est probablement due au nombre élevé de mutations du variant Omicron qui en comporte 32. Elles infectent les cellules humaines et se propagent rapidement parce qu’elles échappent probablement à la réponse immunitaire des infections précédentes et des vaccins existants.

L’Organisation mondiale de la Santé ne sait pas si Omicron sera plus mortel que le variant Delta –qui reste à l’heure actuelle le variant le plus courant dans le monde.«Évitez les grands rassemblements et divisez vos groupes en plus petits, où vous pouvez contrôler l’environnement et faire tester chaque individu ce jour-là», préconise-t-il. Tim Spector a illustré ses propos d’un exemple. Un utilisateur de l’application Zoe a assisté aux 60 ans d’un ami au Royaume-Uni où tous les invités avaient été vaccinés, certains avaient reçu leurs doses de rappel et tous avaient été testés négatifs 24 heures avant l’événement. Sur les 18 participants, 16 auraient attrapé le variant Omicron.

Source SLATE.

Vaccin Covid-19 : pourquoi la protection apportée par les deux premières doses baisse rapidement ?…

Plusieurs études ont signalé qu’au fil du temps, les deux doses du vaccin contre la Covid-19 ne sont pas suffisantes pour nous protéger du virus. Mais comment expliquer cette baisse d’efficacité ?

La troisième dose recommandée par les autorités permet-elle réellement de limiter les risques d’infection ?

Explications.   

Vaccin Covid-19 : pourquoi la protection apportée par les deux premières doses baisse rapidement ?

 

Allemagne, Hongrie, Belgique… Tout comme la France, plusieurs pays européens ont décidé de généraliser la troisième dose du vaccin contre la Covid-19 à tous les adultes à cause d’une hausse des cas de coronavirus et de la propagation du variant Omicron. Les gouvernements ont opté pour cette décision après la publication de nombreuses études, dont les résultats soulignent que les vaccins deviennent moins efficaces au fil du temps.

Une baisse progressive de l’efficacité des vaccins

Parmi ces travaux, on retrouve une recherche publiée le 6 octobre dans la revue médicale The New England Journal of Medicine. Cette dernière a été réalisée en Israël et menée auprès de 4.868 personnes qui ont reçu deux doses du vaccin Pfizer. Les scientifiques ont constaté que « six mois après l’administration de la deuxième dose, la réponse immunitaire humorale était considérablement réduite, en particulier chez les hommes, chez les personnes âgées de 65 ans ou plus et chez les patients immunodéprimés. » 

Un mois après, une autre étude, effectuée par des chercheurs américains et publié dans la revue Science, a également mis en évidence une diminution progressive de la protection conférée par tous les vaccins. Au total, 780.225 personnes vaccinées ont participé à ces travaux. Les scientifiques ont précisé que, de février à octobre 2021, la protection contre l’infection a baissé de 87,9 % à 48,1 %. « La réduction a été la plus importante pour le vaccin Janssen », ont-ils ajouté.

Des résultats similaires ont été révélés dans un rapport paru le 26 novembre. L’institut de santé publique Sciensano, un établissement scientifique fédéral belge, a indiqué que, depuis juillet dernier, une baisse de l’efficacité des vaccins a été observée chez les plus de 65 ans.

Les raisons de cette diminution d’efficacité des vaccins

D’après Eric Muraille, biologiste et immunologiste, et Oberdan Leo, professeur d’immunologie à l’université Libre de Bruxelles en Belgique, l’émergence régulière de variants du coronavirus, qui accumulent plusieurs mutations sur la protéine Spike, peut être une des raisons de cette baisse de la protection conférée par les vaccins. « Plus ces variants diffèrent de la souche originelle du virus et moins ils sont reconnus par le système immunitaire, en particulier par les anticorps neutralisants », peut-on lire dans leur publication parue sur le média The Conversation.

Autre hypothèse émise par les deux belges : la brièveté de la production de la protéine Spike par nos cellules après l’administration de vaccins à ARN messager ne permet pas de développer une mémoire immunitaire protectrice de longue durée. « Il faut souligner qu’à partir de 65 ans, la capacité du système immunitaire à maintenir une mémoire immunitaire protectrice contre un agent infectieux décline de manière significative », ont développé Eric Muraille et Oberdan Leo. Cette catégorie de la population a ainsi besoin de recevoir une dose de rappel.

La troisième dose, une solution pour réduire le risque d’infection  

Pour éviter une flambée des cas de Covid-19, plusieurs gouvernements ont misé sur une dose de rappel. Mais cette approche réduit-elle réellement les risques de contracter le virus ? Une étude publiée dans la revue scientifique JAMA Internal Medicine le 30 novembre a apporté des éléments de réponse. Ces travaux, réalisés en Israël où le rappel vaccinal est recommandé depuis fin août, ont montré que la troisième dose permettait de limiter les risques d’être infecté par le coronavirus.

« Dans cette étude portant sur 306 710 adultes israéliens âgés de 40 ans et plus, on a constaté une réduction significative du risque d’infection par le SARS-CoV-2 quelques semaines après l’administration de la dose de rappel. Les personnes ayant reçu la dose de rappel avaient également moins de chances d’être hospitalisées », ont indiqué les chercheurs. D’après les résultats, les personnes ayant reçu trois doses auraient 86 % de risques de moins d’être testées positives à la Covid-19.

Source POURQUOI DOCTEUR ?

 

Covid-19 : quelles sont les preuves scientifiques en faveur d’une troisième dose de vaccin ?…

On sait que l’immunité acquise après la vaccination contre le Covid-19 tend à diminuer au fil du temps. Un rappel vaccinal semble à même de contrer ce phénomène, comme le montrent de nombreux travaux scientifiques.

On fait le point.
Covid-19 : quelles sont les preuves scientifiques en faveur d’une troisième dose de vaccin ?

Confrontés à une augmentation alarmante du nombre d’infections par le variant delta du coronavirus SARS-CoV-2 causant le Covid-19, plusieurs gouvernements européens, dont les gouvernements français et belge, recommandent à présent à tous les adultes une dose de rappel pour la vaccination contre le Covid-19. De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) voudrait plutôt que ce rappel soit limité aux individus à risque, afin de réserver le plus de doses de vaccins possibles pour les pays ne disposant pas encore d’une couverture vaccinale d’au moins 70 %. Cette troisième dose est-elle justifiée ? Comment l’expliquer ? Aidera-t-elle l’Europe à faire face aux nouveaux variants du SARS-CoV-2 ?

L’érosion de l’immunité vaccinale

Israël a lancé sa campagne de vaccination contre le Covid-19 dès le 20 décembre 2020. Elle a été le premier pays à vacciner complètement près de 80 % de sa population de plus de 12 ans. Cette vaccination de masse s’est traduite dès février 2021 par une réduction considérable du nombre de cas d’infection et d’hospitalisations. Cependant, une forte hausse du nombre d’infections symptomatiques par le variant delta du SARS-CoV-2 a été observée durant l’été 2021.

Une étude évaluant la protection conférée par une double dose du vaccin BNT162b2 de Pfizer/BioNtech en Israël a documenté une chute importante du taux d’anticorps neutralisants, dont la présence a été clairement corrélée à la protection contre une réinfection par le SARS-CoV-2. La chute est plus importante chez les hommes, les individus de plus de 65 ans et ceux souffrant d’immunodépression.

Aux États-Unis, des travaux similaires ont comparé, sur 6 mois, l’efficacité des vaccins BNT162b2, mRNA-1273 (Moderna) et JNJ-78436735 (Janssen) chez plus de 780 225 individus vaccinés. Les résultats indiquent une diminution progressive de la protection conférée par tous les vaccins, tant contre les infections qu’en matière de mortalité. En 6 mois, la protection contre l’infection a en moyenne chuté de 87,9 % à 48,1 %. La diminution de la protection contre la mortalité est heureusement moindre : après 6 mois, elle reste de 73 %-84 % pour les moins de 65 ans et de 52-75 % pour les plus de 65 ans.

En Belgique, un rapport de l’institut de santé publique Sciensano, institution scientifique placée sous l’autorité du ministre fédéral de la Santé publique et du ministre de l’Agriculture, pointe également une chute de la protection conférée par les vaccins. Publié le 26 novembre, il indique que si, au mois de juillet 2021, les individus ayant reçu deux doses de vaccin étaient protégés à hauteur de 80 à 90 %, cette protection a chuté pour atteindre, fin octobre, 52 % chez les 18-64 ans et à peine 13 % chez les plus de 65 ans. Ce recul est documenté pour tous les vaccins et tous les âges.

Covid-19 : quelles sont les preuves scientifiques en faveur d’une troisième dose de vaccin ?

Nombre d’individus infectés par jour (gauche) et de décès par jour (droite) en Allemagne, Belgique, France et Pays-Bas. (Source : graphique extrait de worldometers.info/coronavirus, les données de vaccination proviennent de ourworldindata.org/covid-vaccinations, au 3 décembre 2021) 

Pour quelles raisons les vaccins sont-ils devenus moins efficaces ?

Plusieurs explications, non exclusives, permettent de comprendre la baisse progressive d’efficacité des vaccins contre le Covid-19.

La première fait appel à ce que nous connaissons du fonctionnement du système immunitaire. Il faut savoir que le développement d’une mémoire immunitaire protectrice de longue durée est un mécanisme complexe, qui implique plusieurs populations cellulaires ainsi que la formation de structures tissulaires spécifiques comme les centres germinatifs. Ce processus prend du temps et il est en partie dépendant de la présence d’éléments appartenant à l’agent infectieux, dont la détection déclenche une réponse immunitaire de notre organisme (on appelle ces éléments étrangers des « antigènes »).

La technologie vaccinale qui s’est imposée en raison de sa rapidité de mise en œuvre et de son efficacité face aux infections virales a été celle des vaccins ARN. Ceux-ci contiennent des particules constituées d’une membrane lipidique protectrice enveloppant un morceau d’ARN messager (ARNm) qui permet de fabriquer la protéine Spike du coronavirus SARS-CoV-2. Après l’injection intramusculaire de ce type de vaccin, l’ARNm est principalement capturé par des cellules immunitaires spécialisées, les cellules dendritiques. Celles-ci fabriquent alors brièvement la protéine Spike et la présentent à d’autres cellules immunitaires, les lymphocytes, qui vont alors produire des anticorps neutralisants.

En raison de la brièveté de la production de la protéine Spike par nos cellules, une injection de rappel est indispensable pour permettre l’amplification des lymphocytes spécifiques du virus et la formation d’une population de mémoire. Plusieurs études ont démontré que l’intervalle entre les deux injections de vaccin est un facteur clé dans l’établissement d’une mémoire de longue durée. Un mois est une durée minimum. Si elle peut parfois être suffisante, en général une durée plus longue, de 4 à 6 mois, semble préférable. En raison de l’urgence sanitaire, la durée de 1 mois entre les deux injections a cependant été sélectionnée, car ce protocole garantissait le développement rapide d’une protection face au Covid-19.

La seconde explication à la baisse d’efficacité des vaccins est l’apparition régulière de variants du SARS-CoV-2 accumulant un nombre de plus en plus élevé de mutations sur la protéine Spike. Plus ces variants diffèrent de la souche originelle du virus et moins ils sont reconnus par le système immunitaire, en particulier par les anticorps neutralisants. Ce phénomène a été observé pour plusieurs variants dont le variant Bêta.

Enfin, il faut souligner qu’à partir de 65 ans, la capacité du système immunitaire à maintenir une mémoire immunitaire protectrice contre un agent infectieux décline de manière significative. Il était donc prévisible dès le départ qu’une dose de rappel serait nécessaire pour les plus de 65 ans, catégories d’âge concernées au premier chef par le risque de développer des formes sévères de Covid-19.

Les preuves scientifiques en faveur d’une troisième dose de vaccin

En juillet 2021, les responsables israéliens ont décidé de lancer une campagne massive de vaccination de rappel avec le vaccin à ARNm BNT162b2 de Pfizer/BioNtech, bien que ne disposant pas d’information sur l’efficacité de cette approche. Cette décision a fait de ce pays un véritable « laboratoire » de la vaccination. Avec le recul, que nous apprend la situation d’Israël ? Trois études réalisées sur la population israélienne ont documenté l’effet sur le terrain de ce rappel.

La première étude, publiée le 29 octobre 2021, compare la protection entre des individus vaccinés avec deux doses depuis au moins 5 mois ayant reçu ou non une dose de rappel. Chacun des deux groupes comprend 728 321 individus. On observe que les individus ayant reçu une dose de rappel depuis au moins 7 jours montrent une forte augmentation de la protection, atteignant 93, 92 et 81 % respectivement contre l’infection, l’hospitalisation et la mort.

La seconde étude, publiée le 28 novembre, compare les individus de 60 ans vaccinés avec deux doses depuis 5 mois et ayant ou non reçu une dose de rappel et montre une réduction d’un facteur 11,3 du taux d’infection chez le groupe ayant reçu un rappel depuis 12 jours. Le taux de forme sévère est également réduit de 19.5 fois. Enfin, une troisième étude publiée le 30 novembre confirme ces bons résultats.

La comparaison des données de santé publique de la Belgique, au 24 novembre, et de son voisin les Pays-Bas est édifiante. En Belgique, le taux d’infection croît pour tous les âges, sauf pour les plus de 85 ans dont 65 % ont reçu une dose de rappel. Aux Pays-Bas, où cette dernière classe d’âge n’a pas encore reçu de rappel, le taux d’infection de ses membres monte en flèche.

Ces résultats s’expliquent en partie par le fait que la qualité de la réponse immunitaire évolue au cours du temps, grâce au phénomène dit de maturation de l’affinité des anticorps.

Covid-19 : quelles sont les preuves scientifiques en faveur d’une troisième dose de vaccin ?

Des anticorps qui gagnent en efficacité

Après avoir été stimulés par un antigène (lors d’une infection naturelle ou d’une vaccination comprenant deux doses de vaccin), les lymphocytes B producteurs d’anticorps se divisent rapidement. Ce faisant, ils vont accumuler des mutations. Ces mutations concernent les régions de la molécule d’anticorps impliquées dans la liaison à l’antigène (en l’occurrence, la protéine Spike du coronavirus). Les lymphocytes ayant accumulé les mutations les plus favorables (fabriquant donc les anticorps potentiellement plus efficaces) sont alors sélectionnés.

Ce processus nécessite 3 à 6 mois, comme le démontrent des études réalisées chez des patients infectés par le SARS-CoV-2 ou après vaccination. Une troisième dose administrée 6 mois post-vaccination permet donc très probablement de restimuler et d’amplifier encore ces lymphocytes mieux adaptés à l’agent infectieux.

Dans d’autres contextes vaccinaux, plusieurs vaccins sous-unitaires composés de protéines utilisés en médecine humaine nécessitent trois injections pour conférer une protection de longue durée. C’est par exemple le cas du vaccin Engerix B contre le virus de l’hépatite B, ou des vaccins Gardasil et Cervarix, contre le papillomavirus humain.

Un rappel à effectuer régulièrement ?

La nécessité d’une troisième dose dans le cas des vaccins contre le Covid-19 ne représente donc pas une rupture méthodologique, et n’est pas le signe que les vaccins à ARNm seraient moins efficaces que les vaccins sous-unitaires protéiques utilisés plus traditionnellement.

Cependant, les données disponibles pour l’instant ne permettent cependant pas de garantir que la protection conférée par une dose de rappel sera de longue durée. On peut seulement l’espérer, sur base de nos connaissances générales en vaccinologie.

Certes, les vaccins sous-unitaires protéiques contre le virus de l’hépatite B et le papillomavirus humain offrent des protections de plus de dix ans après trois doses. Mais ces deux virus sont des virus à ADN double brin, dont le génome évolue beaucoup moins vite qu’un virus à ARN simple brin comme le SARS-CoV-2. On ne peut donc faire de prédictions raisonnables sur ce point.

De la nécessité de penser à court et à long terme

On peut se demander s’il est pertinent d’effectuer une dose de rappel avec un vaccin dirigé contre la souche originelle du virus, alors qu’émergent de nouveaux variants, comme le variant B1.1.529 – Omicron (dont le nombre élevé de mutations dans la protéine Spike laisse craindre qu’il puisse échapper en partie aux vaccins actuels). La réponse semble actuellement pencher en faveur du « oui ».

Développer, produire et valider un vaccin adapté à un nouveau variant prendrait plusieurs mois, car ce nouveau vaccin devrait a minima démontrer non seulement sa capacité à induire une réponse immunitaire, mais aussi à le faire de façon sûre, lors de tests de phase clinique 1 et 2. Or, aujourd’hui, ce sont des patients infectés par le variant Delta qui menacent de saturer les hôpitaux européens. Puisque les données disponibles démontrent clairement l’efficacité d’un rappel avec le vaccin BNT162b2 de Pfizer/BioNtech contre Delta, il ne serait pas raisonnable d’attendre un vaccin spécifique d’un nouveau variant pour réaliser un rappel vaccinal.

Les gouvernements doivent cependant prendre conscience qu’une stratégie uniquement basée sur les vaccins sera insuffisante à long terme. En effet, on ne pourra empêcher complètement la circulation du SARS-CoV-2 et donc l’apparition de nouveaux variants grâce à la vaccination, et on ne peut exclure que certains d’entre eux soient un jour capables d’échapper aux vaccins. De plus, de nombreux individus immunodéprimés, en raison, par exemple, d’une infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), d’une déficience génétique, d’un traitement ou d’une greffe, ne seront jamais pleinement protégés par les vaccins.

Il est donc indispensable de réaliser des investissements structurels afin de faire face à l’inévitable endémicité du SARS-CoV-2 ainsi qu’aux futures épidémies. On peut, par exemple, réduire mécaniquement la dissémination des virus respiratoires, notamment en améliorant l’aération des lieux publics. Enfin, il est bien évidemment nécessaire de refinancer les services de santé afin d’augmenter leurs capacités de réaction.

La version originale de cet article a été publiée dans The Conversation.

Par Éric MURAILLE, Biologiste, Immunologiste. Maître de recherches au FNRS, Université Libre de Bruxelles (ULB), et Oberdan LEO, Professeur d’immunologie, Université Libre de Bruxelles (ULB)

Source OUEST FRANCE.

 

 

 

 

Trois morts en quelques jours : une famille non vaccinée décimée par le Covid-19…

Ils s’appelaient Robert, Odile et Dominique Py. Le père, la mère et le fils sont morts en une semaine, tous emportés par le Covid-19.

Leur belle-fille, sous le choc, lance un appel à la vaccination.

Trois morts en quelques jours : une famille non vaccinée décimée par le Covid-19

 

« Ici, c’est la sidération… » A Courcelles-sous Châtenois, un petit village des Vosges d’à peine 80 habitants, on ne s’en remet pas. En une semaine, le Covid-19 a emporté une famille, raconte Vosges Matin. Le père, la mère et le fils. Tous trois non-vaccinés.

Le premier à avoir succombé est le fils, Dominique Py, 48 ans. Il avait été retrouvé mort dans son lit, le dimanche 14 novembre. Sa maman, Odile, 82 ans, lui a à peine survécu une journée, puisqu’elle est morte le lundi 15. Enfin, le père, Robert Py, 89 ans, mourait samedi 20 novembre au  centre hospitalier de Neufchâteau. Effroyable.

« Trois personnes d’une même famille emportées par le virus, on n’a jamais vu cela, souffle un élu du village. […] Dans le quartier, ça fait drôle quand même. C’est plutôt choquant, non ? On en parle sans arrêt. C’est une catastrophe. »

« Vaccinez-vous », exhorte leur belle-fille

« C’est trop d’un seul coup. Nous sommes sous le choc et ne nous attendions pas à cela. C’est affreux… » Ouafa, la belle-fille de Robert et Odile Py, est brisée par cette situation.

Elle a lancé un appel : « Vaccinez-vous ! ». « La Covid est encore présent. Aux enfants qui vont à l’école et qui ont leur mamie : s’ils ne sont pas vaccinés, qu’ils laissent leurs grands-parents tranquilles durant cette période. »

Ouafa, aide-soignante qui reconnaît avoir été longtemps contre le vaccin (jusqu’à ce que sa fille la convainque), ajoute : « On prenait un peu tout cela à la rigolade. Il a fallu que ça touche une famille entière pour comprendre… »

Source LE DAUPHINE LIBERE.