Vaccination : C’est quoi la stratégie réactive, prôné par la Haute Autorité de Santé ?…

CORONAVIRUS La Haute Autorité de Santé veut adapter la stratégie vaccinale à l’apparition de variants de plus en plus contagieux.

Vaccination : C'est quoi la stratégie réactive, prôné par la Haute Autorité de Santé ?

 

  • La Haute Autorité de Santé recommande de passer à une stratégie de vaccination réactive.
  • Lorsqu’une personne est testé positive à un variant dangereux, tout son entourage devrait se faire vacciner au plus vite.
  • La stratégie est-elle efficace ?

Ce lundi, la Haute Autorité de Santé (HAS) a recommandé de mettre en place une stratégie de vaccination « réactive » face aux variants les plus dangereux du coronavirus, comme le variant Delta, estimé 60 % plus contagieux que le variant Alpha, lui-même 50 à 74 % plus transmissibles que la souche originelle de Covid-19.

La vaccination réactive consiste à vacciner « très rapidement » tout l’entourage de chaque cas positif à un variant préoccupant dès que ce dernier est identifié. Par entourage, la HAS évoque « l’ensemble des individus du foyer du cas détecté, des personnes à son lieu de travail et/ou à l’école/université ».

Réagir, n’est ce pas déjà trop tard ?

La stratégie peut laisser sceptique en première impression. Quel intérêt de vacciner les proches lorsque la personne est déjà positive, et que le vaccin nécessite deux doses (hors Jansen) avec plusieurs semaines d’intervalle suivi encore de deux semaines pour offrir son immunité maximale ? En réalité, même si elle n’est pas parfaite, la première dose offre un début de protection immunitaire au bout de douze jours. Une protection très partielle, loin d’être suffisante pour que vous cessiez d’appliquer les mesures barrières après votre première dose, mais qui – dans le cas qui nous intéresse – est toujours mieux que rien. Ainsi, si une double dose de vaccin à ARN messager (Pfizer-BioNtech/Moderna) protège à 90 % contre les risques d’une hospitalisation, la première dose protège quand même à 30 %, et diminue également de 30 % les risques d’attraper le variant Delta. Si une première dose n’est pas suffisante (on se permet d’insister), elle n’est pas inutile pour autant.

Très bien, mais si cette première dose n’est efficace qu’au bout de douze jours, quel est l’intérêt pour l’entourage d’un cas positif ? Pour rappel, un individu est généralement contagieux entre cinq et quinze jours après sa contagion. Et encore, cela signifie qu’il se sera fait tester positif dès le moment où il aurait attrapé le virus. Dans l’hypothèse plus probable où il s’est fait tester après avoir contracté des symptômes, son pic de contagion est déjà passé (il intervient généralement deux jours avant les premiers symptômes, et l’individu n’est plus contagieux entre sept et dix jours après leur apparition). Autant dire que si l’individu contaminé a contracté le virus, il l’aura transmis avant que l’effet de la primo-vaccination n’intervienne chez ses proches.

Casser les chaînes de transmission

C’est notamment en raison de ces délais d’incubation du coronavirus que la HAS ne préconise pas une stratégie par anneau, qui consiste à vacciner les cas contacts et leurs propres cas contacts. En raison de la durée d’incubation du virus (cinq jours environ) comparé à la durée de l’apparition du début de la protection vaccinale (douze jours environ après la première dose), le temps que la protection commence, c’est déjà trop tard pour les cas contacts des cas contacts, déjà contaminés.

Aucun bénéfice alors ? Et bien, si, car il ne faut pas oublier les contaminations par rebond. « La stratégie vise surtout à éviter une deuxième génération de cas de contamination puisque en effet on ne pourra sans doute pas éviter que ceux parmi les « contacts » qui sont déjà infectés ne développent une infection », note Marie-Paule Kieny, virologue, vaccinologiste et experte en santé publique française.

Prenons un exemple. Martin, Laurie, Stéphanie et Julien travaillent dans la même entreprise. Martin se fait tester positif au variant Delta, après l’apparition des premiers symptômes. En conséquence, Laurie, Stéphanie et Julien se font vacciner. A J + 12, ils ont donc un début d’immunité. C’est hélas trop tard pour Laurie, qui ne le savait pas mais qui a été contaminé par Martin la veille de son test. Trop tard également pour Stéphanie, qui s’est fait contaminer par Laurie à son tour. Pour cette chaîne de transmission là, effectivement, la vaccination a été inutile. Mais voilà, à J + 13, Stéphanie, qui ignore encore qu’elle est positive, prend une pause-café avec Julien. Alors que sans primo-injection, Julien aurait été contaminé à son tour, la première dose le protège suffisamment pour éviter l’infection. Grâce à la stratégie réactive, la chaîne de contamination s’arrête à Stéphanie, alors que sans la primo-vaccination de tous, Julien aurait été contaminé et aurait pu à son tour contaminer d’autres personnes. Ce sont ces rebonds-là que la stratégie réactive compte éviter.

A la recherche du temps perdu

Une stratégie efficace ? Les avis divergent. Pour Marie-Paule Kieny, « à partir du moment où on intervint très vite, c’est une stratégie très efficace. Elle interrompt les chaînes de transmission de personne à personne ». Eric Billy, chercheur en immuno-oncologie, se montre plus sceptique : « Il ne faut pas perdre de vue que la vaccination c’est avant tout de la prévention, et non de la thérapie. Une fois qu’un cluster est détecté, il est bien souvent trop tard pour son entourage. Et la primo-vaccination n’offre, même douze jours après, qu’une protection très partielle. La vaccination n’est pas une “réaction”, c’est une anticipation ».

Pour le chercheur, il faut donc pousser avant tout vers plus de primo-vaccination avant même qu’un cas positif ne soit détecté. « Les gens doivent se vacciner, et les autorités sanitaires doivent réfléchir à comment lutter contre la baisse des primo-vaccinations », pointe Eric Billy. Même message pour le médecin et vaccinateur Christian Lehmann : « On a fait croire aux gens que la vaccination pouvait attendre les vacances ou même la rentrée, mais c’est maintenant qu’il faut se vacciner au maximum. Le variant Delta est déjà présent sur tout le territoire. Il faut donc vacciner, vacciner, vacciner. » Plus que la vaccination réactive, l’heure est donc à la vaccination très active.

Source 20 MINUTES.

Coronavirus : « La vaccination devient une norme », explique Alain Fischer, interrogé par nos lecteurs…

Alain Fischer, le « Monsieur vaccin » du gouvernement, est venu à la rédaction pour répondre aux questions envoyées au préalable par nos internautes.

Le docteur Alain Fischer dans le locaux de 20 Minutes le 3 juin 2021.

 

  • Après une ouverture très progressive, tous les adultes peuvent aujourd’hui avoir accès à la vaccination contre le Covid-19.
  • A partir du 15 juin, ce sont les Français entre 12 et 18 ans qui pourront recevoir des injections.
  • Durée de l’immunité, efficacité des vaccins, effets secondaires, obligation vaccinale… Alain Fischer a répondu aux questions de nos internautes.

Chaque semaine, une nouvelle donne. La campagne vaccinale contre le Covid-19 a subi bien des rebondissements entre son ouverture, fin décembre, et son élargissement à tous les adultes le 31 mai. Au point que certains Français ont du mal à s’y retrouver…

Alors que l’accélération de la vaccination laisse espérer un été plus serein, Alain Fischer, nommé par le gouvernement pour coordonner cette campagne contre le Covid-19, est venu à la rédaction de 20 Minutes. Et a répondu aux questions de nos internautes.

Mélanie, 38 ans : « La vaccination des 12-18 ans sera ouverte dès le 15 juin alors qu’il reste la moitié des adultes français à vacciner. Est-ce qu’on ne risque pas de pénaliser des personnes qui sont plus à risque ? »

Non, sinon ce genre de décision ne serait pas prise ! Pour les personnes les plus à risque, la vaccination, heureusement, est bien avancée. Ce n’est pas déraisonnable de commencer celle des adolescents, qui va se faire progressivement.

J’aimerais beaucoup que l’école participe. Pas en demandant aux enseignants de vacciner. Ni même aux médecins et infirmiers scolaires, pas assez nombreux. Mais en ouvrant des vacations pour vacciner aux médecins et infirmiers libéraux dans les établissements scolaires et universités. Cela permet aussi de parler de la vaccination en général. C’est comme ça qu’en Grande-Bretagne, ils ont réussi à vacciner contre les infections au papillomavirus (HPV) 80 % des adolescents.

Jean-Michel, 71 ans : « Le vaccin AstraZeneca est moins efficace (surtout contre les variants). Or, on l’administre aux personnes les plus à risques, du fait de leur âge. N’y a-t-il pas là une aberration clinique dont la justification est économique : il faut écouler un stock ? »

Ce n’est pas une vaccination au rabais. Actuellement, en France, le variant britannique est responsable de 80 % des infections. Or, AstraZeneca est aussi efficace que les vaccins à ARN messager contre ce variant-là.

« Les industriels ont tendance à pousser pour un rappel à l’automne. Mais chacun son travail ! »

Albessard, 60 ans : « Le vaccin nous procure l’immunité pour combien de temps ? »

Bonne question ! Ce que l’on sait avec les essais cliniques, c’est que la protection est stable six mois. Il y a des raisons d’espérer que ça aille bien au-delà. Une étude française montre que treize mois après l’infection, la plupart des gens ont encore des anticorps. Mais ça ne permet pas d’affirmer qu’on aura une immunité protectrice un an après.

Clémentine, 28 ans : « Pensez-vous que nous devrons nous faire vacciner tous les six mois ou tous les ans ? »

Tous les six mois, non. Les industriels ont tendance à pousser pour un rappel à l’automne. Mais chacun son travail ! Aucune précipitation donc, sauf variant particulier, pour vacciner la population bien portante. Se posera la question d’un rappel en fin d’année des personnes âgées, et sans doute des soignants.

Nicolas, 37 ans : « (Etant) Covid long depuis mars 2020, je n’avais pas la possibilité de me faire tester. Doit-on faire dans ce cas une ou deux doses de vaccin ? »

Une dose. On peut aussi faire une sérologie. D’ailleurs, on va proposer un test sérologique rapide dans les centres de vaccination en juin. Si la personne a des anticorps, il y aura une seule injection, donc on épargne des doses. On va le tester dans un premier temps. Pour voir si ça n’inquiète pas les gens et si on ne perd pas de temps. En dehors de ce cas particulier, il n’y a aucune raison de réaliser une sérologie. Notamment après le vaccin…

Gachet, 38 ans : « J’ai eu une première injection de Pfizer, mais deux semaines après, j’ai contracté le Covid-19 avec des symptômes. Dois-je faire la deuxième injection et si oui, quand ? »

Plutôt non. Mais ce n’est pas quelque chose de solide. Avec le bon sens, on considère qu’un vaccin, puis une infection, cela représente deux doses.

Simon, 33 ans : « Une fois vacciné, on peut recevoir et transmettre le virus. Alors en quoi cela protège-t-il les autres ? »

Une fois vacciné complètement, le risque d’être infecté ne disparaît pas totalement. Des vaccins qui fonctionnent à 100 %, je n’en connais pas. Mais le niveau de protection des vaccins ARN contre une forme grave s’élève à 95 %, et contre l’infection, c’est 90 %.

Pendant longtemps, on a eu un discours de prudence, car on n’avait pas de données sur la transmission post-vaccination. Aujourd’hui, on a des preuves solides à partir de la vaccination en Israël, au Qatar. On peut rassurer : on se protège et on protège les autres.

« Il ne serait pas éthique de vacciner les ados en remplacement des adultes »

Schwaller, 54 ans : « Ne doit-on pas rendre le vaccin obligatoire plutôt que de faire vacciner les ados, voire les enfants, sous prétexte que des adultes n’assument pas leur rôle de protection de l’enfance ? »

Il ne serait pas éthique de vacciner les ados en remplacement des adultes. Mais ce n’est pas « à la place », c’est « en plus ». Imaginons qu’on arrive à vacciner 100 % des adultes, ça serait bien de vacciner aussi les ados. Car ils jouent un rôle dans la transmission du virus. Donc vaccinés, ils participeraient à cette protection collective.

Mais il y a deux autres arguments. Le premier : à cause du Covid-19, les ados peuvent avoir une maladie inflammatoire appelée le PIMS. C’est rare – 125 ados en France en un an –, mais si on peut l’éviter, c’est mieux. Deuxième raison, la plus forte à mon avis : beaucoup d’ados ont malheureusement souffert et souffrent parce que leur fréquentation scolaire a diminué. Certains ont décroché, d’autres développent des troubles psychiatriques.

Et sur la vaccination obligatoire ? Emmanuel Macron a répondu « pas à ce stade »…

Il faut continuer le travail pour entraîner l’adhésion. On a beaucoup progressé. Aujourd’hui, les personnes hésitantes ou réfractaires sont de l’ordre de 20 %. On était à 50 % il y a quatre mois. Par l’effet d’entraînement, la vaccination devient une norme.

Mais il reste des gens qui ne veulent pas être vaccinés. Le premier travail, c’est d’expliquer à tout le monde, et aux jeunes en particulier, qu’ils doivent le faire : c’est dans leur intérêt pour recouvrer une vie normale. Le pass sanitaire sera aussi incitatif.

L’autre point d’effort, c’est aller vers les populations qui veulent, mais ne peuvent pas. On voit qu’il y a une fraction des plus de 80 ans, qui sont chez elles, qui ont du mal à se déplacer et il faut aller vers elles. Mais c’est le cas aussi de certains malades chroniques à risque comme les obèses, ceux atteints de maladies psychiatriques, de toxicomanies. Les personnes précaires, dans les foyers de migrants.

La vaccination obligatoire ne serait justifiée que si après tous ces efforts – ce qui nous amène à l’automne – on avait une couverture vaccinale insuffisante et une épidémie hors de contrôle. Ce serait un dernier recours.

Le docteur Alain Fischer dans le locaux de 20 Minutes le 3 juin 2021.

Silva, 36 ans : « Pourquoi au début, 70 % de personnes vaccinées était nécessaire pour atteindre l’immunité collective alors que maintenant, vous réclamez 90 % ? »

Parce que les nouveaux variants rendent la maladie plus contagieuse. Avec le virus initial, une personne malade en infectait 3. Avec le variant britannique, c’est 4, et l’indien au-delà. Donc aujourd’hui, il faudrait au minimum 75 % de la population tous âges confondus, donc 90 % des adultes, pour atteindre l’immunité collective.

« C’est irresponsable de croire que c’est “juste” une maladie de vieux »

Roberto, 52 ans : « Si les compagnies pharmaceutiques refusent de s’engager sur les effets secondaires, pourquoi devrais-je prendre un risque en prenant ce traitement expérimental alors que je ne fais pas partie de la population à risque ? »

Je ne pense pas qu’on puisse dire qu’une industrie ne peut être poursuivie s’il y avait défaut. On a un recul de temps faible, c’est sûr, mais une quantité impressionnante avec des centaines de millions d’injections. Jamais un vaccin n’a été surveillé de façon aussi attentive. On n’observe pas de complications sérieuses. Excepté les thromboses avec AstraZeneca, qui sont très rares.

En revanche, le risque de la maladie est connu, les décès, les hospitalisations, les Covid long… C’est une maladie qui empoisonne la vie de tout le monde. La grande majorité des personnes hospitalisées en soins intensifs actuellement ont moins de 70 ans et il y a des moins de 50 ans en réa. C’est irresponsable de croire que c’est « juste » une maladie de vieux…

Sébastien, 40 ans : « Que savez-vous des effets secondaires à moyen ou long termes concernant les vaccins à ARN messager ? »

Avec les vaccins en général, quand il y a des effets indésirables, ils sont immédiats. Pas six mois, un an après. Des choses ont été prétendues, mais inexactes. Par exemple, les complications liées à l’adjuvant aluminium [il n’y a pas d’adjuvant dans les vaccins à ARN messager]. L’ARN sert à faire fabriquer la protéine et est dégradé en trois jours. Il n’est pas susceptible de provoquer des problèmes particuliers.

Cela fait plusieurs années que des personnes qui ont des cancers reçoivent des vaccins à ARN messager. Par ailleurs, on utilise l’ARN pour traiter certaines maladies rares. Dans ce cas-là, ces patients reçoivent des doses d’ARN 5.000 fois supérieures à la dose d’ARN des vaccins… et tous les mois. C’est une fantastique avancée scientifique grâce à laquelle on va sortir de la pandémie.

Armelle, 66 ans : « Pourquoi les chiffres concernant les cas de Covid après vaccination ne sont-ils pas rendus publics ? »

Cela sous-entend qu’on cache des choses. On sait que le début de la protection commence deux semaines après la première dose. C’est sûr et certain qu’il y a des cas pendant cette période. Ce n’est pas suivi jour après jour, mais ces quelques cas ne remettent pas en cause l’efficacité des vaccins.

Source 20 MINUTES.

 

Moderna : 2 personnes vaccinées nous racontent. “La deuxième injection m’a vraiment secouée”….

Alors que la vaccination contre la Covid-19 s’accélère en France, Medisite est allé à la rencontre de deux patientes qui ont bénéficié du vaccin Moderna.

Elles nous racontent les heures qui ont suivi l’injection et leurs ressentis.

Moderna : 2 personnes vaccinées nous racontent

 

S’il était disponible uniquement dans les centres de vaccination, le vaccin Moderna, vaccin à ARN messager, peut désormais être administré par des professionnels de santé en médecine de ville ou en pharmacie.

Pour se prémunir contre la Covid-19, ce vaccin est administré en deux doses de 0,5 ml chacune. L’injection s’effectue en intramusculaire, idéalement dans le muscle deltoïde du bras. Pour rappel, le Vaccin Moderna COVID-19 mRNA (nucleoside modified) a été codéveloppé par des chercheurs du Biomedical Advanced Research and Development Authority (NIAID) la biotech américaine Moderna.

Alors que la vaccination prend un nouveau tournant en France, Medisite s’est entretenu avec deux patientes, Annie (68 ans) et Pauline (28 ans), après leurs injections. Elles nous racontent les heures qui ont suivi le vaccin, leurs effets secondaires et leurs ressentis. Témoignages.

Moderna : “la deuxième injection m’a vraiment secouée”

“J’ai bénéficié du vaccin Moderna pour me protéger de la Covid-19. Je me suis présentée sans rendez-vous pour des fins de doses au vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines.

Après la première injection, je n’ai pas eu de réaction immédiate, mais huit jours plus tard, une tâche cutanée est apparue sur mon point d’injection. Elle a disparu grâce à des antihistaminiques et une compresse d’alcool. C’est ce que mon médecin m’avait conseillé.

En revanche, la deuxième injection m’a vraiment secouée. On m’avait prévenue que je risquais des effets secondaires liés à un état grippal. Effectivement, le lendemain, j’ai été prise par des courbatures partout, des maux de tête et de la fièvre. J’avais aussi très mal à mon bras au niveau du point d’injection. J’ai passé ma journée à dormir, ce qui ne m’arrive en principe jamais. Je ne tenais plus debout. J’ai pris du doliprane et le lendemain, j’étais en super forme. Les effets étaient intenses, mais courts. C’était assez étrange.

Malgré les effets, je ne regrette absolument pas la vaccination. Les effets secondaires prouvent que mon système immunitaire réagit. Ça a un côté rassurant. On peut m’injecter quelque chose, mais mon corps réagit. Je dois reconnaître que le centre de vaccination au vélodrome Saint-Quentin-en-Yvelines met tout en œuvre pour une vaccination dans les meilleures conditions : l’organisation était optimale et le personnel très gentil”.

Annie, 68 ans

Vaccin Moderna : “je ne pouvais pas lever ni toucher mon bras”

“Je me suis faite vacciner avec Moderna un dimanche après-midi. Ce jour était selon moi, une erreur, car j’ai attendu très longtemps (une heure environ). Ayant peur des piqûres, j’ai eu le temps d’angoisser avant… Mon conjoint, qui s’est fait vacciner un mercredi, a tout bouclé en 20 minutes (formulaire à remplir, attente et vaccin).

En revanche, une fois dans le cabinet du docteur, c’est très rapide. Le médecin consulte le formulaire pour vérifier les éventuelles contre-indications puis donne son go à l’infirmière pour la piqûre. C’est à ce moment qu’il faut préciser si vous avez déjà eu la Covid (avec test PCR positif à l’appui, pour le prouver), afin de recevoir le certificat de vaccination avec la mention “Statut vaccinal : terminé” – et non un deuxième rendez-vous. Il ne faut pas hésiter à le répéter : je lui ai précisé avoir déjà eu la Covid en rentrant dans la salle et deux min plus tard, elle avait déjà oublié et allait me planifier un deuxième rendez-vous.

La piqûre en elle-même est moins désagréable qu’une prise de sang : l’aiguille est fine et ça dure très peu de temps”.

“Mes effets secondaires étaient minimes”

“Mes effets secondaires étaient minimes. Juste après le vaccin, j’ai ressenti quelques fourmillements dans le bras, mais je ne sais pas si c’était psychosomatique ou non. J’ai fait le vaccin à 17h et je n’ai pas eu particulièrement mal, jusqu’au soir où j’ai commencé à avoir une légère douleur. Le lendemain par contre, la douleur n’a fait que s’amplifier, jusqu’au soir où elle était assez forte : je ne pouvais pas lever ni toucher mon bras. J’ai ensuite subi de fortes courbatures dans tout le corps. Elles m’ont réveillée deux fois pendant la nuit.

Finalement, la douleur au bras a commencé à diminuer deux jours après. Aujourd’hui, je ne sens presque plus rien. En revanche, je n’ai constaté aucune rougeur sur la zone”.

Pauline, 28 ans

Source MEDISITE.

Coronavirus : Certains traitements de la sclérose en plaques rendraient les vaccins anti-Covid inefficaces…

VACCINATION Un cinquième des patients atteints de sclérose en plaques suivraient un traitement qui rendrait inefficaces les vaccins anti-Covid.

Coronavirus : Certains traitements de la sclérose en plaques rendraient les vaccins anti-Covid inefficaces

 

  • Certains traitements de la sclérose en plaques annuleraient les effets protecteurs de la vaccination anti-Covid.
  • Or, 20 % des patients seraient soignés avec ces traitements immunosuppresseurs.
  • Des études sont menées pour étudier leur réponse immunitaire et leur proposer le schéma vaccinal le plus efficace.

Un vaccin pour zéro protection ? Certains traitements contre la sclérose en plaques, les anti-CD20, annuleraient la protection conférée par les vaccins anti-Covid tout en augmentant les risques de développer une forme grave du virus. « Les patients traités avec cette classe de traitements sont à la fois plus exposés aux formes graves de Covid-19 et risquent de moins bien répondre à la vaccination », explique le neurologue Jean Pelletier, président du Comité Médico-Scientifique de la Fondation Arsep (Aide à la recherche sur la sclérose en plaques).

« Autour de 20 % » des patients atteints de sclérose en plaques (SEP) prennent ce type de traitements, précise-t-il. Soit dès le début de leur maladie, soit parce que les autres n’ont pas fonctionné.

Moins de protection et plus de risques de forme grave : la double peine

Rituximab et ocrelizumab : voici les deux médicaments qui semblent annuler l’effet protecteur des vaccins contre le coronavirus. Les effets que semblent provoquer les anti-CD20 face au Covid-19 pourraient s’expliquer par le fait que ces médicaments agissent sur les lymphocytes B, « les cellules qui fabriquent les anticorps », selon le Pr Pelletier. « Ce sont des immunosuppresseurs très puissants, donnés comme traitement de fond très efficace de la SEP, et administrés par perfusion tous les six mois », explique le Pr Thibault Moreau, chef du service de neurologie au CHU de Dijon et membre du Comité Médico-Scientifique de l’Arsep.

« Les études menées par les Etats-Unis, l’Italie et la France convergent et montrent qu’il y a chez ces patients un risque plus élevé de développer une forme grave du Covid-19. Le ratio est d’environ 2,2, soit un risque doublé », ajoute le neurologue. De plus, « on voit des personnes atteintes de SEP et traitées par ces anti-CD20 qui ne produisent pas d’anticorps après la vaccination », complète le Pr Pelletier, craignant le risque d’une « non-protection ». Pour ces patients, face au Covid-19, c’est donc la double peine.

D’où l’importance d’avoir des données complémentaires. Ainsi, l’étude COV-POPART, pilotée par l’Inserm, « vise à évaluer l’effet de la vaccination contre le Covid-19 » chez des patients traités pour plusieurs maladies, en fonction des traitements qu’ils prennent. Parmi eux, 600 patients SEP. « On ne connaît pas encore bien le degré d’immunisation face au Covid-19 des patients SEP vaccinés après avoir reçu des anti-CD20, reconnaît le Pr Moreau, qui participe à ces travaux. C’est pourquoi nous réalisons des dosages d’anticorps chez ces patients qui reçoivent ces traitements après un, trois, six et douze mois, afin d’évaluer leur réponse immunitaire ».

Déterminer le schéma vaccinal le plus efficace

« On pourra avoir une première réponse dans six mois », espère le Pr Pelletier, selon qui il faudra sans doute une adaptation de la stratégie vaccinale chez les personnes concernées. Pour l’heure, « chez les patients pour lesquels il y a une indication à recevoir ces traitements, nous préconisons de les vacciner en amont : si leur SEP est bien stabilisée, on va différer la perfusion de trois mois pour les vacciner d’abord. C’est sans risque », assure le Pr Moreau.

Et selon les recommandations de la Haute autorité de santé et des sociétés savantes, pour ces patients, le schéma vaccinal le plus efficace est celui à trois doses. « On sait qu’au-delà du taux d’anticorps, l’immunité cellulaire joue un rôle protecteur face au coronavirus. Mais faute de pouvoir la mesurer, par précaution, on préconise une dose de vaccin supplémentaire à ces patients, soit trois au total », poursuit le neurologue.

Informer et rassurer les patients

Et pour les autres traitements de la maladie ? « Mon neurologue m’a dit que mon traitement protégeait un peu du coronavirus, raconte Iris, bientôt 30 ans, dont la SEP a été diagnostiquée il y a quelques années et qui n’est pas traitée par anti-CD20. J’ai d’ailleurs été cas contact à plusieurs reprises sans jamais contracter le virus, à en croire mes tests PCR et sérologiques négatifs ». Il n’y a pas d’inquiétude concernant les autres traitements de fond de la SEP, comme les interférons, qui pourraient avoir un effet « un peu protecteur », confirme le Pr Pelletier.

Mais du côté des patients, difficile d’y voir clair. « Aujourd’hui, entre l’impact au quotidien de cette maladie et des traitements et le contexte anxiogène du Covid-19, on a besoin d’informations précises. D’autant plus que certains vaccins, comme celui contre la fièvre jaune, sont contre-indiqués pour nous, donc on a du mal à s’y retrouver », confie Iris. Dans son service, le Pr Moreau le voit, « on reçoit chaque jour des centaines de coups de fil de nos patients qui nous posent des questions sur les vaccins.

On les rassure :  la pharmacovigilance est très bonne en France, et il est établi que la vaccination anti-Covid chez les patients SEP ne déclenche pas de manifestations de leur maladie telles que des poussées inflammatoires, rassure-t-il. C’est important d’insister sur ce point, parce que le Covid-19 peut entraîner des complications neurologiques, ce qui est particulièrement délétère chez des malades ayant déjà le cerveau lésé à cause de la SEP. Donc le vaccin est préférable ». Et les patients semblent plutôt enclins à se faire vacciner : « Parmi ceux que j’ai reçus ce matin, presque tous ont eu au moins la première dose, et très peu ne souhaitent pas se faire vacciner », observe le Pr Moreau.

A ce jour, on estime que plus de 2,8 millions de personnes sont touchées par cette maladie auto-immune dans le monde, dont 110.000 en France.

Source 20 MINUTES.

Covid-19 : ces “signaux d’alerte” peuvent contrarier l’été… et les plans du gouvernement….

Emboîtant le pas aux scientifiques qui les ont repérés depuis plusieurs jours, le gouvernement évoque des “signaux d’alerte” sur le front épidémique et appelle à “ne pas baisser la garde”.

Covid-19 : ces "signaux d'alerte" peuvent contrarier l'été... et les plans du gouvernement

 

Le déconfinement se poursuit, en France, à mesure que la vaccination progresse. Mais le gouvernement l’a rappelé ce mercredi matin: pour le moment, “nous ne pouvons pas baisser la garde”.

Le Sud-Ouest particulièrement concerné

Selon Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, “des signaux d’alerte” apparaissent “dans certains territoires”, notamment dans le sud-ouest du pays:

En Occitanie, en Nouvelle-Aquitaine, nous constatons des hausses parfois sensibles de la circulation du virus. En Nouvelle-Aquitaine, l’épidémie gagne de nouveau du terrain

Gabriel Attal

Une évolution “particulièrement marquée dans le département des Pyrénées-Atlantiques, selon M. Attal.

80 %

Dans ce département, le taux d’incidence s’est envolé de 80% en seulement une semaine.

Mais pas seulement: ces derniers jours, les départements de la Charente, de la Charente-Maritime, des Landes, de la Gironde ou encore du Lot-et-Garonne ont subi des hausses plus ou moins fortes de la circulation du virus, après des semaines de baisse.

Au niveau national, la tendance reste baissière: autour de 91, le taux d’incidence affiche son plus bas niveau depuis début septembre 2020.

Il reste toutefois supérieur à 100 dans trois régions: Île-de-France, Hauts-de-France et Normandie.

Du mieux à l’hôpital, mais pas partout

Le système hospitalier respire enfin, un peu: 16 000 patients hospitalisés pour Covid, dont moins de 3 000 en réanimation et soins intensifs, on n’avait plus vu ça depuis des mois.

Là encore, au niveau national, seul un ralentissement de cette baisse est détectable: les soignants redoutent un “plancher”, haut, qui les maintiendrait sous pression.

Dans certains départements, encore peu nombreux, le rebond est déjà là: Bouches-du-Rhône, Hérault, Ille-et-Vilaine, Rhône, Essonne et Nord affichent depuis une semaine une augmentation du nombre de patients en réanimation, comme le rappelle le biologiste Claude-Alexandre Gustave.

Une vaccination toujours insuffisante

Les scientifiques l’ont rappelé: un taux d’incidence à 91, cela correspond encore à environ 10 000 nouveaux cas chaque jour, et la vaccination reste encore insuffisante pour compter sur l’immunité collective: seul un Français sur six a reçu deux doses de vaccin.

Une partie d’entre eux ne sont pas pleinement protégés, si leur seconde dose a moins de quinze jours.

16,7%

16,7% de la population pleinement vaccinée, au mieux, c’est loin, très loin de l’immunité collective. Les variants diminuent à peine l’efficacité du vaccin à deux doses, mais beaucoup plus celle de la première dose.

Encore trop de cas

Selon l’épidémiologiste Arnaud Fontanet, membre du conseil scientifique, les Français pourront compter sur un été “normal” si la baisse de l’épidémie et le rythme de la vaccination se poursuivent jusqu’à la mi-juin.

Objectif: “tomber” sous les 5 000 contaminations quotidiennes, signe que le virus ne circulerait plus que faiblement. Un objectif fixé en octobre dernier par Emmanuel Macron… et jamais atteint depuis.

Dans le cas contraire, un rebond épidémique est à redouter. Pas forcément puissant, mais suffisant pour mettre à mal le déconfinement… et les vacances d’été.

Inquiétude outre-Manche

La situation du Royaume-Uni inquiète: plus massivement vacciné que la France, le pays affiche un taux d’incidence inférieur à 35, et n’a enregistré aucun décès dû au Covid-19 lundi.

Pourtant, sous la pression du variant “delta” (dit “indien”), l’épidémie repart à la hausse: en une semaine, le nombre de nouveaux cas s’est envolé de 50 % au niveau national, avec des hausses bien plus fortes par endroits. Le variant delta représente désormais plus de 75 % des nouvelles contaminations.

Conséquence attendue: de nombreux scientifiques appellent le gouvernement à reporter la dernière échéance du déconfinement, prévue le 21 juin.

Source EST REPUBLICAIN.

Coronavirus aux Etats-Unis : Pick-up et fusils de chasse à gagner pour la fête des pères vaccinés…!

INCITATION Les autorités espèrent bien relancer la vaccination en Virginie Occidentale.

Coronavirus aux Etats-Unis : Pick-up et fusils de chasse à gagner pour la fête des pères vaccinés

 

Un pick-up, un permis de chasse ou un fusil. Pour la fête des pères le 20 juin, l’Etat américain de Virginie Occidentale lance une loterie​ pour les personnes vaccinées afin de donner un coup d’accélérateur à la campagne d’immunisation.

Après un bon démarrage, la campagne de vaccination stagne dans cet Etat rural au cœur de la chaîne montagneuse des Appalaches dans l’est des Etats-Unis, où seulement 41 % de la population est entièrement vaccinée. Pour attirer les habitants encore hésitants, les autorités ont décidé de lancer une loterie chaque semaine du 20 juin au 4 août avec des lots pour les résidents qui ont reçu au moins une dose de vaccin, a annoncé ce mardi le gouverneur républicain Jim Justice.

Inciter les plus jeunes aussi

Parmi les lots à gagner le 20 juin, puis chaque mercredi, figurent notamment deux pick-up, cinq permis de pêche et de chasse valables à vie, dix fusils de chasse, et 25 séjours week-end dans les parcs naturels de l’Etat. Il y aura également une cagnotte d’un million de dollars et, pour les 12-25 ans, deux bourses complètes de quatre ans dans une université de l’Etat, un lot précieux dans un pays où l’éducation supérieure coûte cher.

« Nous avons encore une part importante de notre Etat qui n’a pas choisi de se faire vacciner », a expliqué le directeur de la Santé de l’Université de Virginie occidentale, Clay Marsh. L’Etat avait déjà innové ces derniers mois en offrant aux 16-35 ans, une catégorie d’âge plus réticente à la vaccination, des bons d’épargne de 100 dollars ou des chèques-cadeaux du même montant, s’ils se faisaient vacciner.

Lancées par l’Ohio, les loteries avec plusieurs millions de dollars à la clé se multiplient aux Etats-Unis pour relancer la campagne de vaccination contre le Covid-19, en baisse de régime depuis plusieurs semaines. D’autres Etats attirent également les réticents en offrant des bières, des pizzas ou des billets pour des événements sportifs, sans compter les initiatives privées. Le président Joe Biden veut atteindre le seuil de 70 % des adultes ayant reçu au moins une première dose d’ici le 4 juillet. Le cap des 50 % a été franchi le 25 mai.

Source 20 MINUTES.

Coronavirus : Pourquoi les 15 prochains jours seront-ils « cruciaux » pour la suite de l’épidémie ?…

EPIDEMIE Pour « porter les derniers coups au virus et revenir enfin à notre vie d’avant », Arnaud Fontanet, membre du Conseil scientifique, appelle les Français à poursuivre leurs efforts jusqu’au 9 juin.

Coronavirus : Pourquoi les 15 prochains jours seront-ils « cruciaux » pour la suite de l’épidémie ?

 

  • Avec moins de 3.000 patients en réanimation et plus de 25 millions de Français vaccinés avec une première dose, la situation sanitaire s’améliore ces derniers jours.
  • Selon Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l’Institut Pasteur et membre du Conseil scientifique, « les quinze jours à venir sont cruciaux » pour passer un « été tranquille ».
  • Gestes barrières et vaccination… Le professeur appelle les Français à poursuivre leurs efforts pour consolider la décrue.

Le nombre de patients hospitalisés dans les services de réanimation en baisse, celui des Français vaccinés en hausse, un semblant de liberté retrouvée avec le  déconfinement… Ces derniers jours, la situation sanitaire liée à l’épidémie de coronavirus semble s’améliorer. Mais pour le professeur Arnaud Fontanet, membre du Conseil scientifique, ce sont les deux prochaines semaines qui seront décisives pour la suite.

Si les nouvelles sont plutôt bonnes, à quelques semaines du début des vacances scolaires, Arnaud Fontanet a appelé les Français, ce dimanche dans une interview accordée au JDD, à poursuivre les efforts pour consolider la décrue, estimant que « les quinze jours à venir sont cruciaux » pour passer un « été tranquille ».

Poursuivre avec les gestes barrières

Tenir bon encore une dizaine de jours. C’est la demande d’Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l’Institut Pasteur, pour pouvoir passer un « été tranquille ». Il s’appuie sur des modélisations publiées le 22 mai : « Ce que les scénarios de l’Institut Pasteur montrent, c’est que si la décrue se poursuit jusqu’au 9 juin, prochaine étape de la levée des restrictions, nous passerons un été tranquille. » Si la fin du port du masque en extérieur arrive à grand pas, le chercheur estime qu’il faut poursuivre les gestes barrières pour continuer à faire baisser les chiffres de l’épidémie : « Tous les petits efforts – masque, gestes barrière ou distanciation physique – peuvent avoir de grands effets sur la courbe des contaminations. Pendant cette période de reflux, le gain est maximum ! », a-t-il expliqué au JDD.

Pour Michaël Rochoy, médecin généraliste, chercheur en épidémiologie et membre du collectif « Du côté de la science », ces petits gestes sont les plus importants : « Ce sont ceux qui ont le plus d’impact sur les contaminations. Certes, la vaccination concerne désormais un grand nombre, mais les gestes barrières concernent absolument tout le monde », explique-t-il à 20 Minutes.

Lundi, lors d’un déplacement dans le Val-deMarne, le Premier ministre, Jean Castex, a lui aussi demandé aux Français, de « respecter la progressivité » du déconfinement, et de « ne pas baisser la garde ». Car si les chiffres sont en baisse, avec moins de 3.000 patients en réanimation dimanche soir – une première depuis fin janvier –, 16.775 malades du Covid sont toujours hospitalisés et 8.541 nouvelles contaminations ont été comptabilisées, selon Santé Publique France.

Accélérer la vaccination

Pour continuer à limiter la circulation du virus et poursuivre la décrue dans les services hospitaliers, Arnaud Fontanet table également sur l’accélération de la campagne de vaccination. A ce jour, 25.333.361 Français ont reçu une dose, parmi lesquels 11.875.362 sont entièrement vaccinés, selon le ministère de la Santé. « L’objectif de 30 millions [de premières injections] mi-juin est à notre portée », a déclaré Jean Castex, ce lundi, au moment où la campagne de vaccination s’ouvre officiellement à tous les plus de 18 ans. Pour ce faire, la France, qui a reçu 12 millions de doses en avril et 15 millions en mai, attend 27 millions de doses supplémentaires en juin.

« Sans vaccination massive, l’épidémie pourrait repartir », a mis en garde Arnaud Fontanet. « Ce qui compte, c’est d’arriver à l’immunité, soit en laissant les gens se contaminer, soit en vaccinant. On a fait notre choix, souligne de son côté Michaël Rochoy. La vaccination massive, c’est notre seule chance de sortir de l’épidémie ».

Si la campagne vaccinale est désormais ouverte à tous les majeurs, les personnes les plus fragiles restent la priorité, a rappelé Jean Castex : cela « ne doit pas nous détourner de l’objectif d’aller chercher tous nos concitoyens qui restent les plus vulnérables à la maladie », personnes âgées ou souffrant de comorbidités. « La campagne dans les Ehpad a certes été un succès mais, dans cette classe d’âge, la vaccination stagne depuis un mois sans qu’on parvienne à 80 % de premières injections comme pour les 70-79 ans », s’est inquiété de son côté l’épidémiologiste de l’Institut Pasteur. Concernant les plus jeunes, la vaccination sera ouverte dès juin aux 16-18 ans. Quant aux adolescents de 12 à 15 ans, la Haute Autorité de Santé doit se pencher sur la question cette semaine.

Lutter contre les nouveaux variants

Et si Arnaud Fontanet insiste sur l’accélération de la campagne de vaccination, c’est aussi en raison des nouveaux variants qui viennent jouer les troubles fêtes. « Si l’on réussit à maintenir le rythme actuel de décrue des infections et hospitalisations jusqu’au 9 juin tout en maintenant ou augmentant le rythme de vaccination, on ne s’attend pas à observer cet été de reprise importante de l’épidémie liée au variant B.1.1.7 », avait expliqué l’Institut Pasteur dans ses projections.

Car avec ces nouveaux variants, plus transmissibles, l’immunité collective est plus difficile à atteindre : « La proportion de la population qui doit être vaccinée pour empêcher la circulation du virus grimpe : l’an dernier, on l’estimait à près de 70 %, contre 90 % aujourd’hui », souligne l’épidémiologiste. Si la décrue se poursuit jusqu’au 9 juin, l’Institut Pasteur estime que le taux de reproduction du virus se situera « entre 1,0 et 1,3, cette dernière valeur correspondant au niveau mesuré durant l’été 2020 », où les Français avaient vécu (presque) normalement.

« On aura un été tranquille, il y a très peu de doutes sur ça. Les chiffres vont dans le bon sens, les contaminations baissent, les personnes à risques sont vaccinées. Mais ça ne veut pas dire que l’épidémie est finie. Il ne faut pas baisser la garde », rappelle Michaël Rochoy. Pour Arnaud Fontanet, il s’agit d’une phase inédite de l’épidémie, « avec pour la première fois un contrôle de la circulation du virus grâce aux mesures de restriction, et une couverture vaccinale » qui avance. « Ne gâchons pas cette chance d’en finir et portons les derniers coups au virus pour revenir enfin à notre vie d’avant », a-t-il martelé.

Source 20 MINUTES.

 

Covid-19 . Des pays demandent une levée des brevets plus large que pour les seuls vaccins…

Une soixantaine de pays ont demandé à l’OMC une levée des brevets plus large que pour les seuls vaccins anti-Covid, afin qu’elle englobe les outils médicaux nécessaires à la lutte contre la pandémie, ont indiqué samedi des ONG.

La dérogation devrait inclure, outre les vaccins, les traitements, les diagnostics, les dispositifs médicaux et les équipements de protection, ainsi que les matériaux et les composants nécessaires à leur production.

 

Selon Médecins sans frontières (MSF) et Knowledge Ecology International (KEI), plus de 60 pays ont présenté à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) une révision de leur texte sur l’abandon des protections de la propriété intellectuelle pour les vaccins Covid-19 et d’autres outils médicaux.

KEI a publié ce qu’elle considère être le texte révisé, qui demande que la dérogation soit large et de longue durée.

L’OMC n’était pas en mesure de confirmer immédiatement l’authenticité du document mais un diplomate occidental proche des discussions sur la levée des brevets a assuré à l’AFP qu’il s’agissait du texte original et qu’il avait été distribué à tous les membres de l’OMC.

Selon ce texte, la dérogation devrait inclure, outre les vaccins, les traitements, les diagnostics, les dispositifs médicaux et les équipements de protection, ainsi que les matériaux et les composants nécessaires à leur production.

Des dérogations pour au moins trois ans

Le texte souligne également que les dérogations devraient durer au moins trois ans​, à compter de la date à laquelle le texte prendrait effet, après quoi le Conseil général de l’OMC devrait déterminer si les dérogations doivent être levées ou prolongées.

Nous sommes heureux de voir les gouvernements qui parrainent la proposition de dérogation à la propriété intellectuelle Covid-19 réaffirmer que la dérogation vise à supprimer les barrières monopolistiques pour tous les outils médicaux […] nécessaires à la lutte contre cette pandémie, a déclaré Leena Manghaney, chef de MSF Asie du Sud, dans un communiqué.

Avec l’augmentation effrayante des infections et des décès dans les pays en développement, et avec des traitements potentiellement prometteurs en cours de développement, il est crucial que les gouvernements disposent de toute la flexibilité nécessaire pour combattre cette pandémie, a-t-elle ajouté.

Depuis octobre, l’OMC est confrontée à des appels lancés par l’Inde et l’Afrique du Sud en faveur de la suppression temporaire des protections de la propriété intellectuelle, qui, selon ses partisans, stimulerait la production dans les pays en développement et remédierait aux inégalités criantes en matière d’accès aux vaccins.

Plus de 100 pays soutiennent la proposition

Cette idée a longtemps rencontré une opposition farouche de la part des géants pharmaceutiques et de leurs pays d’accueil mais les positions ont semblé évoluer au début du mois, lorsque Washington s’est prononcé en faveur d’une exemption de brevet mondiale pour les vaccins, tandis que d’autres opposants de longue date se sont déclarés prêts à discuter de la question.

Les eurodéputés ont appelé l’Union Européenne cette semaine à soutenir devant l’OMC la levée des brevets.

Avec la nouvelle révision sur la table, MSF a appelé les gouvernements à passer immédiatement à des négociations basées sur le texte, insistant sur le fait qu’il n’y avait pas de temps à perdre.

Selon MSF, plus de 100 pays soutiennent désormais la proposition, y compris la Chine et la Russie.

Un total de 62 pays sont désormais officiellement co-sponsors de la proposition, l’Indonésie, les Fidji, le Vanuatu et la Namibie les ayant rejoints ces dernières semaines.

Source FRANCE INTER.

 

Covid : ce que dit le rapport sur la gestion de la crise commandé par Emmanuel Macron…

La mission d’évaluation de la gestion de la crise du coronavirus présente son rapport mardi. Le document souligne des faiblesses sur la réponse sanitaire apportée mais salue la réponse économique.

Les autorités “ont aussi su tirer les enseignements” pour “améliorer le pilotage”.

Le président de la République, Emmanuel Macron, entouré notamment de son Premier ministre, Jean Castex, et du ministre de la Santé, Olivier Veran.

 

Comment la France s’en sort-elle face au Covid-19 ? Le niveau de préparation à la crise sanitaire “s’est révélé insuffisant” confirme le rapport final de la mission indépendante d’évaluation de la gestion du coronavirus, que France Inter a pu consulter avant sa présentation mardi. Toutefois, les autorités “ont su tirer les enseignements de leur expérience” pour “améliorer le pilotage au fil des mois”, note le rapport. Cette mission composée de cinq experts et dirigée par l’infectiologue et épidémiologiste suisse Didier Pittet, inventeur du gel hydroalcoolique, a achevé ses travaux en mars 2021, moins d’un an après avoir été mandatée par le chef de l’État.

“Nous avons été totalement indépendants, nous avons pu convoquer plus de 200 personnes, des scientifiques, responsables politiques”, a précisé Didier Pittet, invité de France Inter mardi matin. Le document sera présenté à l’Assemblée mondiale de la santé, qui démarre le 24 mai à Genève. La mission recommande, dans une liste de 40 propositions, une meilleure préparation aux crises, une plus grande place accordée à la santé publique et à l’expertise scientifique ainsi que la réalisation d’un vaste “retour d’expérience” sur les nouvelles pratiques, les outils utilisés et les difficultés rencontrées durant la crise, au-delà du domaine sanitaire.

La France n’était pas assez préparée…

En octobre déjà, le rapport d’étape de la mission avait mis en avant des “défauts manifestes d’anticipation, de préparation et de gestion” de la crise dans ses aspects sanitaires. Le rapport final enfonce le clou et confirme : pour des raisons structurelles comme conjoncturelles, “le niveau de préparation à la crise s’est révélé insuffisant”, se traduisant principalement par une pénurie de masques, une lente mise en place de la stratégie de test, etc. 

Un manque d’anticipation qui a notamment entraîné des prises de décisions tardives, “au regard des informations disponibles”. Enfin, la “complexité de la gouvernance” et la “centralisation excessive” du système sanitaire français a fait perdre de l’efficacité au pilotage de la crise tout en rendant les mesures de restrictions moins acceptables. En octobre 2020, “la réaction a l’évolution de l’épidémie a été tardive et inadaptée”, jugent les experts.

Au 1er mars 2020, la France figurait dans le groupe des pays les plus affectés en terme de nombre de décès attribuables au virus (1 332 décès par million d’habitants), en y occupant une position intermédiaire, mais nettement au-dessus de la moyenne européenne. “Comme la plupart des pays très affectés, la France présente un bilan lourd sur le plan économique”, note également le rapport.

L’ensemble des restrictions, prises à la hâte, ont entraîné “une perte d’activité sans précédent” et l’effort de solidarité pris en charge par l’État “va peser sur les finances publiques et accentuer la position défavorable de la France, déjà très endettée, dans la zone euro”. L’impact social de la crise “devrait être multiple et durable”, disent les experts, en particulier pour “certaines populations en situation de précarité”.

… mais elle a su apprendre de ses erreurs

Néanmoins, les experts jugent la réponse économique française “à la hauteur du choc subi”, et ce malgré l’incertitude qui pèse sur certains secteurs (aéronautique, tourisme). Les mesures de soutien “ont été adaptées, réactivées autant que nécessaire pour permettre au tissus économique de redémarrer dès que possible”. Ils saluent aussi “l’engagement et la mobilisation remarquable” des différents acteurs tout au long de la crise. Dans les hôpitaux, les lieux de soin, les collectivités et au sein des équipes de gestion de la crise. Mais aussi à travers la création, dans un temps record, de logiciels dédiés à la saisie d’informations spécifiques au Covid.

Le rapport souligne également que les autorités ont su “tirer les enseignements de leur expérience pour améliorer le pilotage au fil des mois”, en particulier sur le dosage des mesures de freinage et via une meilleure communication avec le public, une meilleure concertation avec les acteurs locaux. “Vous êtes un pays centralisé, contrairement à l’Allemagne ou la Suisse. Vous avez du apprendre à territorialiser. Dans les faits, lorsqu’on se retrouve en crise, c’est difficile de tout changer”, a souligné Didier Pittet au micro de Léa Salamé mardi.

“Cette transformation a été spectaculaire. Maintenant, évidemment, on aurait tous pu faire mieux. L’Organisation mondiale de la santé a souvent été lente, l’Europe n’a pas été au rendez-vous au départ, s’est rattrapée ensuite…” – Didier Pittet

L'infectiologue et épidémiologiste Didier Pittet a présidé la mission indépendante, accompagné de quatre autres experts.

Vaccination : quelques ratés

À propos de la campagne vaccinale, qui a débuté symboliquement fin décembre 2020, la mission indépendante avance prudemment plusieurs remarques, précisant en préambule que “le manque de recul pourrait donner une part excessive aux dysfonctionnements initiaux relativement inévitables”.

Selon les experts, la planification logistique de la vaccination en France a été trop tardive :

“Au regard des meilleures pratiques et alors que l’arrivée des vaccins était une réalité prévisible et attendue, il est regrettable que la France n’ait pas mis en place ‘une taskforce intégrée’ dès la phase de préparation des approvisionnements pour prendre également en charge l’organisation de la campagne de vaccination à l’exemple notamment des équipes anglaises ou américaines.”

De plus, la modification de la stratégie de vaccination et du calendrier vaccinal, si elle a apporté une réponse “adaptée et opportune” a entraîné “des difficultés de coordination” et “des incohérences entre la planification des rendez-vous et le calendrier de livraisons”. Enfin, la “posture prudente” dont les pouvoirs publics ont fait preuve dans leur communication au début de la campagne vaccinale “s’est révélée inadaptée”.

“Les professionnels de santé et l’opinion publique se sont au contraire émus du rythme trop lent de la vaccination. Dans le même temps, l’opinion publique a fortement évolué dans son adhésion à la vaccination (…) confirmant ainsi que le diagnostic d’une France gagnée aux ‘anti-vax’ devait être fortement révisé ou au moins modulé.”

Améliorer durablement notre gestion de crise

Parce que cette crise sanitaire ne sera sans doute pas la dernière, la mission indépendante d’évaluation de la gestion de la crise du coronavirus dresse une liste de quarante propositions, aux intitulés parfois un peu abscons pour le grand public. Ces propositions doivent être complémentaires des “réformes d’ampleur” à engager pour “corriger” les “faiblesses structurelles de notre système sanitaire”, “identifiées de longue date” et “dont les conséquences dépassent le cadre de la crise Covid”. D’ailleurs, le rapport souligne que le travail des experts n’était en aucun cas de se pencher sur ces difficultés.

Parmi les recommandations, figurent la nécessité d’une meilleure préparation aux situations de crise à travers une révision du plan pandémie (gestion des stocks confiée à un opérateur unique, renforcer la réserve sanitaire), une meilleure coordination des dispositifs d’alerte, une amélioration de la sécurité des approvisionnements (en France et en Europe). Les experts préconisent aussi une renforcement de la recherche et des formations en matière de santé publique et de prévention du risque infectieux, disciplines qui ont démontré leur utilité. Renforcer aussi le réseau d’observation Sentinelle, les Agences régionales de santé au niveau départemental.

Des changements dans les institutions doivent être opérés pour rendre l’expertise scientifique plus lisible (rattacher le Haut conseil de santé publique à la Haute autorité de santé (HAS), recentrer Santé publique France sur des missions d’expertise et de recherche) et le développement des logiciels de gestion de la crise, en fonction des besoins apparus pendant la crise. Enfin, pour les aspects non-sanitaires, des leçons doivent être tirées partout où cela est possible, estime le rapport (dispositifs économiques, financiers, sociaux, etc.).

Source FRANCE INTER.

 

Aération des bureaux, tests des salariés : ce que prévoit le nouveau protocole sanitaire en entreprise…

Un nouveau protocole sanitaire en entreprise doit être présentée à l’issue d’un travail entre les partenaires sociaux.

Il insiste sur l’aération des locaux mais n’ouvre pas la porte à un retour en présentiel avant début juin.

Le nouveau protocole sanitaire pour les entreprises préconise d'ouvrir en grand portes et fenêtres et si possible les deux en même temps.

 

Alors que la France entame une réouverture progressive des lieux publics, quid du déconfinement des entreprises ? Le gouvernement doit dévoiler prochainement une nouvelle version du protocole sanitaire en entreprise. Mais d’après les informations du quotidien Les Echos, le retour à la normale n’est pas pour tout de suite et le télétravail doit rester la règle, au moins jusqu’en juin et à l’exception des salariés au contact du public dans les lieux qui rouvrent le 19 mai (cafés, restaurants, théâtres, etc.)

Télétravail : pas de changement avant début juin

Depuis fin octobre 2020, le protocole national en entreprise prévoit que, pour les salariés qui peuvent effectuer l’ensemble de leurs tâches à distance, “le temps de travail effectué en télétravail est porté à 100%”. Depuis janvier, s’est ajoutée une “soupape” avec la possibilité de revenir un jour par semaine. Mais jusqu’à début juin, a priori, aucun changement n’est à prévoir

Tout comme le principe du port du masque en intérieur et en extérieur, les restrictions liées à la restauration collective et le principe du travail à domicile cinq jours sur cinq sont maintenus. Cela ne devrait pas bouger avant la troisième étape du déconfinement, le 9 juin, comme l’avait annoncé le chef de l’État fin avril. Au-delà de cette date, le télétravail continuera d’être recommandé et un nombre minimum de jours de télétravail devra être défini au sein de chaque entreprise.

Pour la restauration en entreprise, un assouplissement des règles devrait aussi avoir lieu “en cohérence avec les règles applicables à la restauration” a déclaré par ailleurs Elisabeth Borne.

Aérer, aérer, aérer

“La maîtrise de l’aération/ventilation est une mesure essentielle de prévention des situations à risque d’aérosolisation du SARS-CoV-2”, affirme le nouveau protocole sanitaire, consulté par Les Echos. À défaut d’un système d’aération fonctionnant correctement, il préconise d’ouvrir en grand portes et fenêtres et si possible les deux en même temps.

Il conseille également de mesurer le dioxyde de carbone dans l’air avec un détecteur de CO2.

Tester et encourager à se faire vacciner

Le protocole ouvre aussi la voie aux autotests, que les entreprises vont pouvoir proposer aux salariés, “dans le respect des règles de volontariat et de secret médical et avec une information du salarié par un professionnel de santé”. En cas de résultat positif, le salarié sera isolé à son domicile.

Quant à la vaccination, le document précise l’obligation pour l’employeur d’autoriser son personnel, via le service de santé au travail, à s’absenter pour se faire vacciner. Le salarié devra simplement “informer son employeur de son absence pour visite médicale”. En revanche, pour se faire vacciner en dehors de la médecine du travail, “il n’existe pas d’autorisation d’absence de droit”, mais le protocole “incite” les employeurs à faciliter l’accès des salariés à la vaccination.

Source FRANCE INTER.