Poitiers : des salariés d’une association protestent contre les masques périmés…

Une cinquantaine de salariés de l’Association pour la Promotion des Personnes Sourdes Aveugles et Sourdaveugles (APSA) a manifesté à Poitiers devant le siège de la structure pour dénoncer la mise à disposition de masques périmés.

Poitiers : des salariés d’une association protestent contre les masques périmés. © Romain Burot - France Télévisions

Ils sont une cinquantaine à avoir répondu au préavis de grève déposé par le syndicat SUD devant le siège de l’APSA 86 (l’Association pour la Promotion des Personnes Sourdes Aveugles et Sourdaveugles) à Poitiers. Ces salariés de cette structure qui emploie 450 personnes au sein de 13 établissements pour enfants et adultes fustigent la gestion de la crise sanitaire par leur direction.

Le 25 mai dernier, les employés reçoivent des masques après la détection d’une personne suspectée d’avoir contracté le Covid-19. Parmi les masques, des modèles chirurgicaux périmés depuis janvier 2019 et des masques FFP2 périmés depuis… 2007.

“Ce qui nous mobilise en tant que travailleurs sociaux, c’est la mise à disposition très tardive de masques pour pouvoir faire notre travail d’accompagnement avec les personnes en situation de handicap sensoriel. Nous avons attendu longtemps pour en avoir. Maintenant que nous en possédons, nous nous rendons compte qu’ils sont périmés. Avec un masque FFP2, une employée a même ressenti une gêne et a eu de la toux. La barre de mousse était totalement détériorée” déplore Isabelle Blanchet, déléguée SUD APSA 86.

De son côté, la direction de l’APSA 86 rejette la faute sur l’ARS (Agence Régionale de Santé) : “Nous avons toujours tout mis en œuvre pour assurer la sécurité de nos résidents et nos salariés durant la crise du Covid-19. Tous les masques chirurgicaux qui ont été distribués ont fait l’objet d’un contrôle de conformité en liaison avec l’ARS qui en a autorisé la distribution.”

Mais l’origine de la colère des manifestants ne vient pas que des masques. Le syndicat SUD dénonce aussi une politique managériale répressive ainsi qu’une répression syndicale. “Le directeur général de l’APSA a mis en procédure de licenciement la directrice du pôle adulte sans raison. Quant au dialogue avec les syndicats, il y a un manque de respect à notre égard, comme la mise à disposition de locaux vétustes” fustige la syndicaliste Isabelle Blanchet. Sur ces dernières accusations, la direction n’a pas souhaité réagir.

Cette manifestation masquée a porté ses fruits : le syndicat a obtenu une audience avec le directeur général et le président de l’association mercredi prochain.

Source FR3.

Pour le remercier de son aide pendant la guerre, la Corée envoie des masques à un vétéran …

Fin avril, un habitant de Danjoutin ayant participé à la Guerre de Corée dans les années 1950, a reçu une lettre de l’ambassadeur de Corée.

Pour s’enquérir de sa santé et, surtout, lui offrir des masques en guise de reconnaissance.

Pour le remercier de son aide pendant la guerre, la Corée envoie des masques à un vétéran

Michel Ozwald, bientôt 88 ans et veuf depuis quelques mois, respecte scrupuleusement les consignes sanitaires. Mais il ne peut s’empêcher de grogner en voyant « tous ces vieux mourir dans les Ehpad ». Il a ses opinions, ne s’en cache pas. Mais il a surtout le sens du devoir. Celui-là même qu’il a appris en servant dans l’armée jusqu’en 1985. Une carrière militaire commencée à 18 ans, lorsqu’il s’est engagé pour fuir une jeunesse de misère, lui l’enfant de l’assistance publique rejeté partout où il allait.

Deux années au front en Corée

En 1951, il embarque pour la Corée. La guerre fait rage entre le Nord, communiste, et le Sud, soutenu par les Nations Unies. Michel Ozwald fait partie du bataillon de l’ONU, composé d’un peu plus de 3 000 soldats français. « J’étais un jeune sergent et je n’avais pas peur de mourir, parce qu’à cette période-là, la vie ne représentait pas grand-chose pour moi », se souvient l’octogénaire, qui reçoit dans sa petite maison de Danjoutin.

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Après deux années passées au front, « souvent dans un froid extrême », Michel Ozwald quitte la Corée comme sergent-chef, à seulement 20 ans. De cette époque, il a gardé des souvenirs précis mais lointains. Plus d’un demi-siècle est passé. Pourtant, les Coréens ne l’ont pas oublié. En effet, chaque année, Michel Ozwald reçoit une boîte de chocolats. Deux fois, il a même été invité en Corée du Sud, tous frais payés. Sans compter la venue de la télévision coréenne, l’année dernière, pour un reportage.

« J’étais ému en lisant ce courrier »

Et, fin avril, en relevant son courrier, le Danjoutinois est tombé sur « une belle lettre » envoyée par l’ambassadeur de Corée. « Notre gouvernement porte une attention toute particulière à la santé des vétérans de la Guerre de Corée en ces moments délicats », écrit Jong-moon Choi. Alors, au nom de la République de Corée, l’ambassadeur donne cinq masques chirurgicaux à tous ses anciens combattants. Partout en France, mais aussi dans d’autres pays, comme en Belgique.

Pour le remercier de son aide pendant la guerre, la Corée envoie des masques à un vétéran

Michel Ozwald est un des bénéficiaires. « C’est formidable. J’étais ému en lisant ce courrier. Ces gens-là pensent encore à ceux qui ont combattu pour eux, je trouve ça exceptionnel », sourit-il, pas peu fier de cette reconnaissance qui lui a si souvent été refusée au début de sa vie.

L’anecdote fera sourire ou grincer des dents, au choix. Mais l’histoire est ainsi faite et veut que les masques coréens soient arrivés chez le vétéran avant les masques distribués par le Département. Entre les deux, près de 10 000 kilomètres.

Source EST REPUBLICAIN.

Le masque chez le coiffeur, quelle galère…

Chez le coiffeur et dans les boutiques, une partie des Français se sont offerts des menus plaisirs lundi au premier jour du déconfinement, après 55 jours de réclusion forcée.

Mais le masque chez le coiffeur, vous avez déjà testé ? Nous oui, et ce n’est pas vraiment approuvé…

Le masque chez le coiffeur, quelle galère...

Lundi 11 mai, 10 heures. “Vous êtes de retour, bienvenue!” “C’est nous qui vous souhaitons la bienvenue, nous sommes si contents de vous revoir !”

Dans ce salon de coiffure situé près de Paris, Corinne, la patronne, arbore un grand sourire. Enfin, c’est ce qu’on imagine. Car Corinne, comme ses quatre employés, porte un masque et des lunettes de protection.

Après deux mois de fermeture à cause du Covid-19, les caisses sont vides et il faut se réorganiser. Plus personne ne nous prend notre manteau en arrivant. On ne nous sert plus de café; on ne plus non plus plus patienter en lisant un magazine people, qui irait de main en main.

Fauteuils, tablettes et matériel sont désinfectés après chaque passage. Les peignoirs sont nettoyés rapidement à 60°.

Et surtout, on doit porter un masque, c’est obligatoire en ce lieu de contacts. Mais le masque chez le coiffeur, vous avez déjà testé ?

Du cellophane autour des élastiques

Heureusement, on a eu deux mois pour voir ce qui n’allait pas dans notre coupe, car il n’est pas facile d’expliquer à la coiffeuse ce qu’on souhaite en se voyant à moitié dans le miroir.

Pour les couleurs, c’est la galère. Ma voisine confirme. Soucieuse de ne pas vouloir tâcher le nouvel accessoire de mode de sa cliente alors qu’elle applique le produit, une jeune coiffeuse lui retire les élastiques de son masque autour des oreilles et le colle avec un ruban adhésif. “J’ai vu ça sur des tutos pendant le confinement'”, lui confie-t-elle.

Mais rien n’y fait : le ruban adhésif ne tient pas et la cliente doit plaquer son masque contre son nez et sa bouche… à l’aide de ses mains.

Finalement, comme la couleur nécessite 35 minutes de pose, la coiffeuse met du cellophane autour des élastiques. “Il y a encore des ajustements à faire…”, rient-elle ensemble. Sans parler de la difficulté de baisser les yeux pour bien travailler avec un masque parfois XXL.

Le sèche-cheveux glisse à cause des gants

Au bac à shampoing, il faut enlever son masque. Et le remettre pour se faire coiffer. Résultat, on le manipule plusieurs fois, alors qu’on est censé ne pas le toucher ! “Je crois que je ne vais pas tenir toute la journée avec ces lunettes! Je ne sais pas comment font mes collègues”, complète ma coiffeuse, qui n’arrête pas non plus de toucher son masque. Son sèche cheveux glisse aussi avec les gants de protection. “Tu peux les enlever si tu veux!”, lui lance, désespérée, la patronne.

Enfin, les coups de ciseaux frôlent les élastiques du masque. Mais finalement, tous les clients repartent ravis de cette coupe de printemps.

Les hommes sont venus en nombre

Lundi, ce salon de coiffure, comme partout en France, a été pris d’assaut par ceux qui n’en pouvaient plus de leurs bouclettes ou de leurs cheveux blancs. Certains salons ont même ouvert à minuit 01 et affichaient complet toute la nuit !

Des hommes sont venus en nombre. “Il faut vraiment rafraîchir tout cela!” Ceux qui se sont présentés sans rendez-vous pouvaient être pris entre deux clientes, car “c’est la technique sur la femme qui prend le plus de temps”, explique une autre coiffeuse. Et les femmes, évidemment, étaient au rendez-vous. Dans ce salon, les horaires d’ouverture ont été élargis afin de recevoir le maximum de clients tout en respectant la distanciation physique.

Les coiffeurs, comme les autres professions, ont dû s’adapter pour cette rentrée qui ne ressemble à aucune autre. Pas simple. Et tout le monde s’accorde sur le fait que “ce n’est que pour un temps”. C’est ce qu’on espère.

Source EST REPUBLICAIN.

VIDEO. Amputé des 4 membres, Théo Curin nous montre, avec humour, comment mettre un masque…

Avec le déconfinement, nous allons tous devoir apprendre à mettre un masque.

Un geste technique que le champion Théo Curin, amputé des 4 membres, vous propose de maîtriser grâce à une vidéo pleine d’humour postée sur les réseaux sociaux.

Dans une vidéo publiée par Paris 2024, Théo Curin parvient sans difficulté à enfiler un masque. / © Capture écran tweeter Paris 2024

Plus de 30 000 vues en 3 heures. La vidéo mise en ligne par l’organisation des Jeux Olympiques de Paris 2024 fait le buzz. Dans cette courte vidéo, Théo Curin, nageur amputé des 4 membres, apparaît et nous montre comment mettre un masque en tissu afin de se préparer au déconfinement. Marie Portolano, journaliste, assure le commentaire et dit en voix off : « Alors comment bien mettre un masque ? C’est le champion de natation Théo Curin qui va nous le montrer aujourd’hui. On peut admirer ce masque réalisé à partir d’élastiques de slip de bain il me semble, l’élégance à la française ». Théo parvient à mettre correctement les élastiques sur ses oreilles. Marie Portolano commente les actions sur le ton d’une journaliste sportive commentant un match de football : « C’est exactement ça qu’il faut faire, bravo Théo. Théo c’est pas le gars qui tire le maillot aux abords de la surface : c’est pas Di Meco, Théo ! On me dit à l’oreillette qu’il n’a jamais mordu dans le couloir de nage d’à-côté, bravo ». Le nageur retire parfaitement bien le masque par la suite : « C’est parfaitement exécuté, c’est magnifique » lance Marie Portolano. La vidéo se conclut par le message suivant : « Un geste bien maîtrisé peut tous nous faire gagner ».

https://twitter.com/i/status/1258688388376530945

Dans les coulisses du tournage

Théo Curin, qui habituellement s’entraîne dans les bassins de Vichy dans l’Allier, raconte comment la vidéo a été réalisée : « C’est une idée de Paris 2024. J’ai la chance de faire partie de la commission des athlètes de Paris 2024 et j’assiste à la progression de tout ce qui se met en place pour les JO. On m’a demandé il y a quelques jours si j’étais d’accord pour faire une vidéo avec eux afin d’inciter les gens à porter un masque pour le déconfinement, et de préférence en tissu. C’était un peu particulier, il fallait être rapide et tourner chez soi. Malheureusement avec le confinement, on ne pouvait pas faire venir une équipe de tournage. J’ai dû faire cela avec un réalisateur, via une webcam et mon père qui filmait au portable. Au final on a fait un truc plutôt cool et qui cartonne sur les réseaux sociaux. J’ai des retours de Paris 2024 et ils sont tous super contents. Je suis ravi de participer à ma manière à ce déconfinement ».

Faire passer un message

Avec cette vidéo, le nageur handisport met sa notorité au service d’une cause. Il explique : « Il faut jouer de ça. Je trouve cela normal. C’est ma manière de remercier ceux qui travaillent pour nous : on parle des médecins, par exemple. J’ai la chance d’avoir une petite communauté qui me suit sur les réseaux sociaux et du coup c’était à moi de faire passer un message pour les masques ».

“Je me suis éclaté à faire ça et je trouve la vidéo top”

Pour Théo, pas d’excuse, valide ou pas, chacun doit savoir mettre un masque pendant le déconfinement. Il souligne : « J’ai trouvé le commentaire super cool. Paris 2024 a eu une super idée en tournant cela avec de l’humour. J’ai trouvé sympa qu’ils me demandent de mettre un masque, car évidemment je ne le mets pas de la même façon qu’une personne lambda. Cela prouve que l’on peut mettre un masque, on n’a aucune excuse, de la bonne manière, même en ayant une différence. Je trouvais le message super cool et tourné avec de l’humour. Je me suis éclaté à faire ça et je trouve la vidéo top. C’est juste génial ».

Pas encore de certitude pour la reprise de l’entraînement

Théo Curin vit toujours le confinement en famille, en Lorraine. Il ne sait pas encore pour l’heure quand il pourra reprendre le chemin de l’entraînement en piscine : « Je vis encore le confinement comme au début mais évidemment j’ai encore plus hâte de retrouver mes proches, de revoir mon coach. Je suis un peu impatient même s’il va falloir reprendre progressivement les choses. Je ne vais pas revoir tout le monde tout de suite, y compris mes grands-parents. Je vais prendre encore pas mal de précautions. La priorité est de voir mes proches et ça va me faire beaucoup de bien, comme tout le monde. Je ne sais pas encore quand je vais retrouver les bassins, ça reste un grand mystère. A Vichy ça reste encore un peu compliqué et incertain. Je suis dans les starting-blocks ». Avec cette vidéo postée pendant le confinement, Théo Curin montre une fois encore son grand sens de l’humour et marche sur les traces de Philippe Croizon, lui aussi amputé des 4 membres, très prolifique sur les réseaux sociaux avec de nombreuses vidéos humoristiques.

Source FR3.

Des masques pour tous : n’oublions pas les déficients auditifs et autres handicaps invisibles …

Une partie de la population a besoin de voir le visage pour pouvoir communiquer.

Pour elle, il faut donner accès à des masques transparents et former les soignants.

Des masques pour tous : n'oublions pas les déficients auditifs et autres handicaps invisibles

Le 11 mai, la France débutera son déconfinement progressif, après cinquante-cinq jours au ralenti où les uns œuvrèrent pour maintenir le pays à flot tandis que les autres se consacrèrent chez eux au télétravail, aux études, aux exercices de sport ou à l’art de la coupe de cheveux improvisée.

Mais le 11 mai, nous le savons, ne sera pas un retour immédiat à la normale. Nombre de Français·es auront recours au port d’un masque, pour certains artisanal. Une fois la crise sanitaire derrière nous, il est possible que le port spontané d’un masque en cas de maladie devienne un réflexe plus répandu chez nos concitoyen(ne)s qu’avant l’année 2020. Dès à présent, l’Afnor met à disposition des citoyens un ensemble de recommandations pour la confection de tels masques. Ils sont en passe d’intégrer notre quotidien à plus ou moins long terme.

Avancée majeure

Sauf qu’une partie de la population demeure démunie face à ce bout de papier ou de tissu. Un ensemble hétérogène, composé de personnes sourdes ou malentendantes qui lisent sur les lèvres et de leurs proches, mais aussi d’orthophonistes, de l’entourage de personnes autistes, de seniors ou de très jeunes enfants ainsi que des professionnels exerçant auprès de ces publics, qu’ils soient soignants, rééducateurs ou encore enseignants.

En cette période de crise sanitaire inédite, le président de la République et le gouvernement ont accordé une importance majeure à l’accessibilité de leurs interventions. Appuyés par la secrétaire d’Etat aux personnes handicapées Sophie Cluzel, ils ont veillé à la présence d’un·e interprète en langue des signes française à leurs côtés et toute la France a découvert la vélotypie permettant de sous-titrer en direct les allocutions d’Emmanuel Macron. Les Français se familiarisent avec la langue des signes et il s’agit d’une avancée majeure, qui a vocation à être rendue durable par la loi audiovisuel à venir. Quatre-vingts pour cent des handicaps sont invisibles. Il nous appartient, citoyens, élus, associations, entreprises, administration publique, d’acquérir un réflexe «handicap» visant à permettre à tous nos concitoyens de comprendre et d’être compris au quotidien.

Communiquer avec ceux qui nous entourent

Si ce réflexe doit être acquis au plus vite dans un domaine particulier, c’est bien dans le domaine de l’urgence sanitaire. A commencer par la capacité des personnes sourdes à comprendre les soignants. Impossible, quand on lit sur des lèvres masquées. Comme le souligne Sophie Cluzel, «la crise est un levier d’accélération de la transformation de l’offre proposée aux personnes en situation de handicap». Alors, tandis que la France se masque peu à peu, des initiatives fleurissent de part et d’autre de notre territoire pour développer des masques transparents permettant à la fois à tou·te·s d’être protégé·e·s et d’être compris·es. Un élan de solidarité qui se traduit sur les réseaux sociaux et par bouche-à-oreille par des prototypes, des partages d’expérience, des tuyaux sur telle ou telle matière transparente. La créativité de ces couturiers et couturières est sans limites. Il faut dire que le choix des matières et des tissus, la durabilité au lavage ou encore la limitation de la buée sur le masque incitent ces volontaires à se creuser les méninges. L’une des facettes de la France unie !

Pendant qu’avance cette recherche et développement, nous considérons que deux voies complémentaires auraient le mérite d’être explorées. Tout d’abord, l’élaboration de normes ou de recommandations propres à la confection de masques transparents répondant à l’ensemble des besoins de ces citoyens. Tous les Français n’ont pas nécessairement vocation à porter un tel masque transparent spécifique ; néanmoins, la possibilité pour les publics cible et leur entourage de s’en procurer ou de s’en confectionner soi-même est essentielle. Ainsi, même masqué·e·s, nous pourrons tou·te·s communiquer avec ceux qui nous entourent, y compris si l’on a besoin de voir le visage de notre interlocuteur en maison départementale des personnes handicapées (MDPH) ou encore à l’hôpital. Nous pourrons tou·te·s communiquer, sans exception. Par ailleurs, pourquoi ne pas envisager un module spécifique dans les facs de médecine et les formations d’infirmiers ? Le but : sensibiliser nos soignants à la communication avec des patients signant en LSF, lisant sur les lèvres ou échangeant en LfPC, à commencer par exemple par les soignants qui se destinent à une carrière d’urgentiste.

Près de 7 % de Français souffrent d’un déficit auditif. Parmi eux, 80 000 personnes pratiquent la langue des signes française, qui s’appuie notamment sur les expressions du visage, et plusieurs dizaines de milliers d’autres citoyens ont recours à la langue française parlée complétée (LfPC) ou encore à la lecture labiale. Enfin, 700 000 Français vivent avec l’autisme, dont beaucoup s’appuient sur les expressions du visage pour comprendre les autres. Nous faisons ici le souhait que, protégés de la maladie comme leurs concitoyens, tous ceux qui en auraient besoin aient à leur disposition une solution respectueuse de leur communication propre. Ensemble, on y arrivera !

Source LIBERATION.

Coronavirus : « Toute guerre a ses profiteurs », les professionnels de la santé allument la grande distribution sur la question des masques…

En pleine pénurie, les professionnels de la santé ne comprennent pas comment tant de stocks de masques vont pouvoir être mis en vente

Des masques de protection contre le coronavirus. Illustration.

Les Ordres des professions de santé se sont offusqués dans un texte cinglant du nombre « sidérant » de masques annoncés à la vente par la grande distribution, qui se défend d’avoir profité de la situation pour stocker des masques. « Toute guerre a ses profiteurs. C’est malheureusement une loi intangible de nos conflits. Comment s’expliquer que nos soignants n’aient pas pu être dotés de masques quand on annonce à grand renfort de communication tapageuse des chiffres sidérants de masques vendus au public par certains circuits de distribution», s’indignent les professionnels dans ce texte signé par sept ordres professionnels, dont celui des Médecins.

« Aujourd’hui, la consternation s’allie au dégoût », « où étaient ces masques quand nos médecins, nos infirmiers, nos pharmaciens, nos chirurgiens-dentistes, nos masseurs-kinésithérapeutes, nos pédicures-podologues, nos sages-femmes mais aussi tous nos personnels en prise directe avec la maladie tremblaient et tombaient chaque matin ? », s’interrogent-ils dans ce texte intitulé « Les masques tombent ».

« Surenchère de l’indécence »

« Comment nos patients, notamment les plus fragiles, à qui l’on expliquait jusqu’à hier qu’ils ne pourraient bénéficier d’une protection adaptée, vont-ils comprendre que ce qui n’existait pas hier tombe à profusion aujourd’hui. 100 millions par ici, 50 millions par là. Qui dit mieux ? C’est la surenchère de l’indécence », déplorent les professionnels de santé.

« Nul n’aurait reproché à des circuits de distribution grand public de distribuer des masques grand public. C’était là un complément essentiel qui serait venu compléter utilement l’arsenal de défense contre le virus. Derrière le masque, se trouve le vrai visage. Nous, nous garderons celui de la dignité. Celui-ci ne se retrouvera dans aucun rayonnage », poursuivent-ils.

« L’heure viendra, nous l’espérons, de rendre des comptes. En attendant, nous allons poursuivre notre mission de professionnels de santé, car c’est notre engagement. Avec néanmoins l’amertume de se dire que la responsabilité n’est pas la mieux partagée de toutes les vertus », conclut ce texte signé par les présidents et présidentes des conseils nationaux de l’Ordre des médecins, des sages-femmes, des infirmiers, des chirurgiens-dentistes, des masseurs-kinésithérapeutes, des pédicures-podologues et des pharmaciens.

« Pas de stocks cachés »

« Les enseignes de la grande distribution ne sont pas, et n’ont jamais été, en charge de l’achat et de la fourniture de masques pour les soignants », a répliqué la Fédération du commerce et de la distribution. « Leur attribuer les difficultés d’approvisionnement est donc faux et malhonnête », selon un communiqué.

La fédération fait valoir que la grande distribution a remis les stocks de masques FFP2 aux professionnels de la santé dès le début de la crise, et effectué de nombreux dons aux hôpitaux et que jusqu’à récemment, les enseignes n’avaient pas le droit de vendre de masques.

Ils pourront le faire à partir du 4 mai. « Il n’y a pas de stocks cachés », insiste la fédération, qui fait valoir que les chiffres annoncés « concernent les commandes effectuées, qui ne vont être livrées que très progressivement, avec une disponibilité plus rapide des masques à usage unique que des masques en tissu réutilisables ».

Source 20 MINUTES.

Discours d’Emmanuel Macron : ce qui a énervé les internautes…!

L’allocution du président était très attendue, mais a-t-elle tenu ses promesses ?

Les Français sont nombreux à faire part, sur les réseaux sociaux, de leur agacement et de leur incompréhension.

Discours d'Emmanuel Macron : ce qui a énervé les internautes

Sa prise de parole était très attendue. Le président de la République Emmanuel Macron s’est une nouvelle fois adressé aux Français lundi 13 avril, sa quatrième allocution depuis le début de la crise sanitaire liée au coronavirus Covid-19. Pendant 27 minutes, le chef de l’État a évoqué la prolongation du confinement, les différentes mesures mises en place et a esquissé une sortie de crise au 11 mai. Plusieurs points ont peu ou pas été abordés durant ce discours, ce qui a énervé de nombreux internautes.

1 Allocution de Macron : l’épineuse question du masque

Des zones de flou subsistent autour de plusieurs annonces d’Emmanuel Macron. Sur Twitter, le hashtag “#11mai” est le premier sujet de discussion ce mardi matin et de nombreux internautes estiment que certaines de leurs interrogations n’ont toujours pas de réponse, ou pas de réponse concrète. Un sujet semble particulièrement les intéresser : le port et la distribution des masques. Lors de son allocution, le chef de l’État a affirmé qu’à partir du 11 mai, “en lien avec les maires, l’Etat devra permettre à chaque Français de se procurer un masque grand public” afin de se protéger et de protéger les autres. “Pour les professions les plus exposées et pour certaines situations comme les transports en commun, son usage pourrait devenir systématique”, a-t-il ajouté.

Une question s’est rapidement posée sur les réseaux sociaux après cette annonce : comment les Français vont-ils pouvoir se procurer ces masques ? D’autres se demandent également quand ils pourront y avoir accès, alors que leur vente est extrêmement réglementée ?

La question des masques n’est pas le seul point qui a énervé certains Français devant leur télévision. Ils sont nombreux à s’interroger sur la date du 11 mai et sur le scénario du déconfinement… Que va-t-il se passer ?

2 Allocution de Macron : un déconfinement, oui, mais comment ?

Une annonce d’Emmanuel Macron a particulièrement retenu l’attention des Français : la fin du confinement le 11 mai prochain. Le déconfinement devrait donc débuter en France dans un peu plus d’un mois, mais le flou persiste toujours. C’est d’ailleurs ce que reprochent certains internautes au chef de l’Etat, qui n’a pas précisé quel serait le scénario adopté. La levée du confinement se fera-t-elle par région ? Par tests ? Par âge ? Par passeport d’immunité ? Qui aura le droit de sortir en premier ? Comment éviter une deuxième vague ? Des questions qui n’ont, pour l’heure, pas de réponse.

Selon un sondage réalisé par Harris Interactive pour LCI, 54% des Français n’ont pas été convaincus par les annonces d’Emmanuel Macron sur la fin du confinement. Une de ses propositions fait particulièrement débat : la réouverture des écoles le 11 mai prochain.

2 Allocution de Macron : le débat autour des écoles

Pour certains, c’est à n’y plus rien comprendre. La fermeture des établissements scolaires a été une des premières mesures annoncées par le gouvernement dans la lutte contre le Covid-19, mais ils pourraient finalement rouvrir en premier. Lors de son allocution le 13 avril, le chef de l’Etat a promis “la réouverture progressive des crèches et établissements scolaires le 11 mai”. “C’est pour moi une priorité car la situation actuelle creuse les inégalités”, a ajouté Emmanuel Macron. Mais que veut dire exactement “progressive” ? C’est la question qui se pose sur Twitter car aucun détail n’a, pour l’heure, été donné sur cette réouverture prochaine.

Pour beaucoup de Français, rouvrir les écoles dès le 11 mai serait une erreur. Ils sont nombreux à s’inquiéter pour leurs enfants mais aussi pour leur propre santé, craignant une nouvelle circulation du virus dans ces établissements.

Source PLANET.

Une Toulousaine atteinte de surdité crée un masque transparent pour lire sur les lèvres…

Anissa, une Toulousaine de 30 ans victime de surdité, a eu l’idée de créer un masque transparent pour lire sur les lèvres et faciliter la vie des sourds.

Après avoir fabriqué un prototype, elle a lancé une campagne de financement participatif pour concrétiser la fabrication du masque.

 

L'illustration de la cagnotte en ligne créée pour le masque inclusif

Anissa, 30 ans et victime de surdité, a eu l’idée de créer un masque transparent pour permettre de lire sur les lèvres. Histoire de faciliter la vie des malentendants en cette période de coronavirus.

Un prototype déjà créé

Une idée née après une drôle d’expérience dans une pharmacie : “Je me suis rendue à la pharmacie pour acheter un médicament. J’ai remis l’ordonnance à la pharmacienne et je me suis reculée pour respecter le marquage au sol (1m). Il y avait trois employés. Les trois portaient un masque chirurgical. À un moment donné, la pharmacienne m’a posé une question, malheureusement je ne pouvais lire sur ses lèvres (j’ai une surdité moyenne bilatérale). Alors je lui ai expliqué que je suis sourde et qu’habituellement je lis sur les lèvres mais qu’avec les masques, je ne pouvais pas. Elle a fait l’effort de parler plus fort, ce que j’ai grandement apprécié”, explique-t-elle.

Anissa décide alors de confectionner un masque où l’on distingue les lèvres. “Bien évidemment il s’agit d’un prototype, c’est pourquoi, j’ai mis en place cette récolte de fond afin que l’on puisse ENSEMBLE créer ce masque qui permettra l’inclusion et l’accessibilité à 100% des personnes sourdes. Les fonds récoltés seront destinés à financer les prototypes, la production, la certification et la distribution sur le marché en France et en Europe. L’objectif, dans un premier temps, est de rendre disponible ces masques prioritairement aux personnels soignants. Et par la suite, bien évidemment, accessible à tous.

La Toulousaine a déjà récolté plus de 2.300 euros sur un objectif de 5.000 pour lancer la fabrication de ce masque. Pour l’aider, participez à la cagnotte en ligne.

Source FRANCE BLEU.

Arnaque à la vente de masque en ligne : ne vous faites pas duper !…

En période de pénurie, les malfaiteurs sont toujours de sortie. Certains vendeurs peu scrupuleux tentent de vous appâter sur Internet.

Voici comment.

Arnaque à la vente de masque en ligne : ne vous faites pas duper !

Ils profitent des pénuries pour mieux vous escroquer. Dans le Var, un homme en a fait les frais, après avoir passé commande auprès d’une entreprise “sérieuse” de masques et de lotions hydroalcooliques, rapporte Nice Matin.

“Je me suis fait arnaquer!”, confie le Varois, habitant à Saint-Cyr. Pour dénoncer les escrocs après avoir acheté des produits par correspondance jamais reçus, il contacte ce jeudi 9 avril le service de cybercriminalité de la gendarmerie du Var.

1. Arnaque à la vente de masques : victime d’un des 7 sept sites déjà fermés

A la vue du nom de la société concernée, les enquêteurs spécialisés dans la cyber escroquerie ont immédiatement compris que le consommateur était victime d’un des sept sites fermés par l’ Oclaesps (office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique).

L’homme avait en effet réalisé ses achats en ligne via my-natural-shop.fr. Tout comme pour mapetitepharmacie.fr. ou autres boutiques e-commerce “spéciales Coronavirus” qui ont très rapidement vu le jour, de nombreuses dénonciations de ventes frauduleuses ont été réalisées envers ce site.

“Cette situation de crise et de peur est un terrain fertile pour les escroqueries”, déclare au quotidien régional le major Jean-Pierre Passemard de la section opérationnelle de lutte contre les cyber-menaces.

“La pénurie de masques a évidemment multiplié les arnaques. Des escrocs se sont engouffrés dans la brèche”, ajoute-t-il.

Comment procèdent-ils ? Quelles sont leurs méthodes pour approcher le plus grand nombre de personnes ?

2. Fausses ventes de masques : l’hameçonnage toujours grandement utilisé

Réseaux sociaux, sites de vente en ligne… Les gendarmes du cyberespace surveillent à chaque instant le Web pour démanteler les systèmes frauduleux qui pourraient tromper les consommateurs.

“Généralement les boîtes postales sont situées en région parisienne. Un individu, à la tête de ce genre de sociétés, a été identifié. Il réside dans les Emirats arabes”, détaille le major.

Toutefois, les malfaiteurs font aussi preuve d’opportunisme commercial. Ils changent totalement d’activité, pour répondre à la demande, tout en profitant de la pénurie pour vendre les produits au prix fort. Ils vous appâtent ainsi via des publicités envoyées par mail, en vous proposant des masques de protection. Mais qu’en est-il de leur efficacité ?

” Ces boites comptent sur la crainte et la méconnaissance des clients”, analyse l’expert.

Comment peut-on alors déjouer les pièges ?

2. Vente de masques : astuces pour éviter les arnaques

Pour ne pas vous faire duper par des annonces ou sites frauduleux, suivez les consignes données par le major Passemard :

” Il ne faut hésiter à :

  • faire sa petite enquête sur le nom du site
  • vérifiez les avis sur Internet notamment, les mentions légales, la présence d’un code Siret
  • la création récente d’un site doit alerter
  • évitez de régler une commande avec une carte bancaire et privilégiez le paiement par Paypal
  • ne cédez pas à la vente d’une commande dont le délai de livraison est rapide :il y a une pénurie mondiale de masques
  • une livraison dans les 24 ou 28 heures et invraisemblable.
  • contactez par téléphone la société en question pour demander des précisions”

Source PLANET.