Pourquoi l’obésité est un facteur de risque face au Covid-19 ?…

Après l’âge, l’obésité est considérée comme le deuxième facteur de risque d’être hospitalisé après une infection par le coronavirus. Les tissus adipeux, chez les personnes obèses, sont le siège de réactions inflammatoires chroniques. Ces dernières peuvent s’aggraver lors d’une contamination au Covid-19.

Pourquoi l’obésité est un facteur de risque face au Covid-19

 

Après un an et demi de pandémie de Covid-19, la recherche scientifique a eu le temps d’investiguer la maladie et les spécificités de son développement. Après l’âge, l’obésité est désormais considérée comme le deuxième facteur de risque d’être hospitalisé après une infection par le virus SARS-CoV-2. Le lien entre obésité et maladies respiratoires ayant déjà été établi, par exemple pour l’apnée du sommeil, cette corrélation ne nous a pas particulièrement surpris. Néanmoins, des interrogations demeurent pour expliquer les mécanismes impliqués et notamment quant au rôle du tissu adipeux dans la sévérité de la maladie.

Depuis les débuts de l’épidémie, les données s’accumulent pour montrer que parmi les patients atteints du Covid, environ 5 % sont hospitalisés en soins intensifs du fait de l’emballement de leur système immunitaire associé à une réaction inflammatoire excessive. C’est le fameux « orage cytokinique ».

Les patients obèses semblent y être particulièrement vulnérables. Pour améliorer la prise en charge et identifier des traitements adaptés, il est essentiel de comprendre pourquoi, et d’identifier quelles caractéristiques biologiques et immunologiques participent à ce phénomène.

Le rôle du tissu adipeux

L’obésité ne correspond pas seulement à un indice de masse corporelle (IMC) élevé – soit le poids divisé par la taille au carré, égal ou supérieur à 30 kg/m2. Elle se caractérise également par un excès de tissu adipeux (l’ensemble des cellules stockant les graisses, ou adipocytes). Par ailleurs, les personnes avec un IMC élevé présentent des signes persistants d’inflammation liés à la production, par le tissu adipeux, de résidus métaboliques que certaines cellules immunitaires identifient comme des « signaux de danger ».

Du fait de cette inflammation préexistante, plusieurs équipes de recherche avaient émis l’hypothèse que ces patients seraient plus à risque de développer une forme sévère de la maladie. L’infection pulmonaire par le SARS-CoV-2 aggraverait ainsi l’inflammation préexistante, créant des dégâts plus importants au niveau des poumons et se généralisant dans les cas les plus sévères à d’autres organes.

Toujours à l’étude, cette piste n’explique toutefois pas pourquoi une telle inflammation n’est pas observée à un degré similaire chez les personnes obèses lors d’infections par d’autres coronavirus, comme le MERS-CoV ou le SARS-CoV. Il est donc essentiel de poursuivre les investigations pour déterminer quelles sont les particularités du SARS-CoV-2 qui entraînent un tel emballement immunitaire en cas d’obésité.

Infection et inflammation

Une autre piste de recherche se dessine : lors de l’infection par le virus SARS-CoV-2, la réponse du système immunitaire entraîne un afflux de cytokines pro-inflammatoires – de petites protéines sécrétées par les cellules immunitaires, et qui contribuent à orienter notre défense. Les interactions entre cytokines et adipocytes du tissu adipeux seraient responsables de l’inflammation excessive observée.

Stimulés par ces cytokines, les adipocytes vont également activer les voies de dégradation des lipides qu’ils stockent, ce qui conduit à la libération de quantités importantes d’acides gras dans l’organisme. Cette altération du métabolisme lipidique accentuerait les processus inflammatoires et contribuerait à la destruction de cellules au niveau de certains organes.

Il faut également noter ici que l’obésité masculine favorise une accumulation du tissu adipeux dans la cavité viscérale et donc à proximité des organes vitaux. Ce qui pourrait en partie expliquer la plus grande sévérité des infections Covid-19 chez les hommes par rapport aux femmes.

D’autres pistes encore à explorer

Il est également nécessaire de poursuivre les travaux sur le rôle du récepteur ACE2. Présent à la surface de différents types cellulaires, ce dernier joue un rôle clé auprès du SARS-CoV-2 responsable du Covid-19 puisque c’est lui qui permet l’entrée de ce virus dans les cellules de l’hôte. Or, de nombreux récepteurs ACE2 sont présents à la surface des adipocytes, faisant donc de ce tissu un réservoir potentiel pour la réplication virale. Présentant un nombre d’adipocytes plus élevé, les personnes obèses ont par ailleurs une surface de cellules pouvant être infectée plus importante.

En outre, il peut être intéressant d’étudier le système hormonal Rénine-Angiotensine-Aldosterone de l’organisme, qui joue un rôle physiologique essentiel dans la régulation cardiaque, rénale et de la pression artérielle. De nombreux acteurs de ce système se trouvent présents dans le tissu adipeux, et pourraient établir un lien avec l’hypertension qui est un autre facteur de risque de sévérité de la maladie Covid-19.

Enfin, il convient de rappeler que les lipides stockés par les adipocytes jouent un rôle clé dans le cycle de vie des virus : ils fournissent notamment l’énergie nécessaire à la réplication virale, mais jouent aussi un rôle crucial dans l’entrée du virus dans la cellule infectée, comme dans la libération de nouvelles particules virales.

La compréhension de ces mécanismes doit encore être approfondie, mais il est probable que ceux-ci expliquent en partie la sévérité de l’infection chez les patients obèses.

Perspectives et recherche thérapeutique

À mesure que nos connaissances sur cette nouvelle maladie progressent, nous nous rendons compte de la diversité et de la complexité des symptômes. Ceux-ci semblent établir un lien évident entre la sévérité de l’infection Covid-19 et la préexistence de différents facteurs de risque, parmi lesquels l’obésité est aujourd’hui l’un des mieux validés. Toutefois, mettre en évidence les liens possibles entre ces différents facteurs de risque nécessite à présent une stratification optimale de l’ensemble des patients Covid-19. En d’autres termes, il faut que l’ensemble des paramètres physiologiques et cliniques pour chaque patient puisse être référencé afin d’en permettre une analyse détaillée.

Des équipes de recherche travaillent déjà sur la base de ces hypothèses à développer de nouveaux traitements, notamment des molécules ciblant le récepteur ACE2 et capables de bloquer l’entrée du virus dans les cellules. Dans l’attente de résultats prometteurs, des interventions sur le mode de vie, pour limiter les problèmes liés à l’obésité, pourraient être envisagées. Par exemple, plusieurs études ont mis en avant l’intérêt d’un régime méditerranéen et d’une activité physique régulière pour réduire à plus long terme les signes d’inflammation chronique chez les personnes obèses.

Au-delà de ces travaux, il sera aussi essentiel de proposer un suivi adéquat à ces patients, afin de comprendre s’ils sont également plus à risque de séquelles.

La version originale de cet article a été publiée dans The Conversation.

Source OUEST FRANCE.

Près d’un adulte sur six est obèse en France, d’après une étude…

POIDS – Cette étude précise que si l’obésité progresse, le surpoids, lui, régresse.

Près d’un adulte sur six est obèse en France, d’après une étude

 

L’obésité a continué à progresser ces dernières années en France et concerne désormais près d’un adulte sur six, tandis que le surpoids recule légèrement, atteignant 30 % de la population, montre une nouvelle étude qui évalue aussi pour la première fois l’obésité infantile. La corpulence est mesurée à partir de l’indice de masse corporelle (IMC), obtenu en divisant le poids (kg) par le carré de la taille (m2).

Inférieur à 18,5 points, il indique une insuffisance pondérale, entre 18,5 et 25, une corpulence normale, entre 25 et 30 un surpoids, au-dessus de 30 une obésité, et au-delà de 40 une obésité massive. En 2020, 17 % des adultes étaient en situation d’obésité, soit près de 8,6 millions de personnes, contre 15 % en 2012 et 10,1 % en 2002, montre cette enquête présentée ce mercredi par la Ligue contre l’obésité. En revanche, la proportion de personnes en surpoids recule de deux points par rapport à 2012, à 30,3 %. Elle retrouve ainsi son niveau de 2000.

Les femmes plus touchées que les hommes

Au total, « près d’un Français sur deux est en situation de surpoids et/ou d’obésité », souligne la Ligue, fédération créée en 2014 pour « changer le regard sur l’obésité et améliorer la prise en charge médicale de cette maladie ».

« Si les femmes sont toujours plus touchées que les hommes », avec respectivement 17,4 % et 16,7 % d’obèses, « c’est auprès de ces derniers que les progressions sont les plus fortes, notamment sur l’obésité massive », « multipliée par trois en huit ans », souligne l’enquête. L’obésité a des causes multiples, dont l’alimentation, la sédentarité et certaines prédispositions génétiques. Elle est considérée comme un problème de santé publique majeur car c’est « un facteur de risque de pathologies chroniques (diabète, hypertension etc.) et a des conséquences psychologiques et sociales majeures (mésestime de soi, dépression, isolement, etc.) », souligne le ministère de la Santé.

Une corrélation avec le milieu social

Selon l’enquête, 36 % des personnes obèses interrogées sont traitées pour hypertension, 20 % pour diabète et 18 % pour apnée du sommeil, contre respectivement 20 %, 9 % et 7 % parmi l’ensemble des personnes interrogées. « Elle peut se prévenir, notamment dans ses formes sévères, et doit être prise en charge de façon graduée et dans une approche pluridisciplinaire », ajoute le ministère qui rappelle que « le recours à la chirurgie n’est approprié que dans des cas très spécifiques ».

L’enquête ObEpi confirme que l’obésité est « corrélée au milieu social » : elle est « deux fois plus élevée chez les catégories populaires (employés et ouvriers) que chez les cadres (18 % contre 9,9 %). » Les disparités régionales restent fortes aussi, le Nord et l’Est étant davantage touchés : 22,1 % dans les Hauts-de-France, suivis par le Grand-Est (20,2 %) et la Normandie (19,8 %). Par ailleurs, l’obésité « croît progressivement avec l’âge » mais « sur les dernières années, c’est auprès des Français les plus jeunes » qu’elle a le plus progressé, passant de 5,4 % en 2012 à 9,2 % en 2020 chez les 18-24 ans.

Source 20 MINUTES.

 

Lorsqu’on est gros ou en situation de handicap, trouver des vêtements est un défi du quotidien…. Une exclusion sociale !

En cherchant sa robe de mariée, Stéphanie, qui fait une taille 60, avait peu d’espoir, mais ne s’attendait pourtant pas à un tel constat: «Même sur internet, je ne trouvais que des robes de demoiselles d’honneur, comme s’il était certain que la grosse ne se marierait jamais.»

 

Elle s’est donc mise à la couture. «J’ai parfois l’impression qu’on nous exclut de toutes les situations de la vie, car de la même manière, je ne trouve pas de vêtements de maternité à ma taille, ce qui m’oblige à être dans l’inconfort.»

Stéphanie est loin d’être la seule à vivre cette situation. Car il faut savoir être obstiné et patient pour trouver des vêtements grande taille adaptés à sa morphologie. «J’ai dû attendre la trentaine pour dénicher une veste en jean», confie cette femme de 35 ans.

Une question d’image

Alors, pourquoi est-ce si dur de trouver des vêtements au-delà du 46, voire du 42 dans certaines enseignes? Béatrice Tachet, professeure et consultante, qui a écrit une thèse abordant la problématique de la mode grande taille, l’explique de plusieurs manières. La première est symbolique. «Dans le monde de la mode, il y a une image de la femme parfaite qui doit être mince. On utilise des mannequins aux silhouettes plates car les vêtements sont plus présentables en deux dimensions. Des générations entières ont été habituées à ce formatage, que cela soient les responsables de marques, les stylistes, ou même les clients.»

Pourtant, selon l’étude de l’IFTH datant de 2006, la taille la plus répandue chez la femme en France serait le 40, puis le 42, et enfin le 44, presque à égalité avec le 38. De quoi s’interroger sur le choix de certaines boutiques de cibler les femmes faisant du 34/36/38… «C’est une façon marketing de segmenter la population, on ne veut pas des grosses, on veut des jeunes qui soient minces, c’est une question d’image. Certaines marques se lancent dans la grande taille mais cachent ces vêtements dans un coin reclus de la boutique, ce qui évidemment ne permet pas leur succès, à l’exception de Kiabi, l’une des rares enseignes où les grandes tailles sont centrales dans les magasins», constate Béatrice Tachet.

Les collections grandes tailles sont même parfois cantonnées au web ou aux boutiques spécialisées, peu nombreuses et limitées également dans leur panel de tailles.

Des vêtements normés pour plus de rentabilité

Emma*, 38 ans, fait 1m80. «Je suis fine et toute en pattes. J’ai toujours galéré à trouver des pantalons. On m’a même une fois répondu dans un magasin qu’on vendait “des vêtements pour les gens normaux”.» Pourtant, comme elle le souligne: «Avec ma morphologie assez proche des standards de la mode, ma taille 36 et mes longues jambes, c’est assez ironique de ne pas trouver facilement des vêtements.»

La deuxième raison qui explique le manque de vêtements adaptés à des morphologies différentes relève des logiques matérielles, liées au marché très concurrentiel de la mode. «La problématique de l’espace de stockage freine le développement de tailles différentes pour un même produit. Depuis plusieurs décennies, le business model de la mode c’est de proposer le maximum de tendances grâce à l’arrivée de nouvelles références dans les espaces de vente. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles certaines marques développent une collection grande taille au lieu de rajouter des tailles à une collection existante, car cela nécessiterait, pour un même budget, de privilégier la profondeur en tailles, au détriment de la largeur de l’offre, et donc moins de nouvelles références», explique Béatrice Tachet.

Lorsqu’elle était cheffe de produit pour une marque, elle a été confrontée au défi de développer des grandes tailles. «La réalisation des pièces était compliquée, car entre les tailles 36 et 44 il y avait une gradation linéaire, entre chaque taille, on rajoutait une certaine mesure, mais au-delà, ce n’était plus possible, il fallait repenser les dimensions et le bien-aller, en faisant appel à une modéliste spécialisée en grande taille et des mannequins», raconte-t-elle.

De plus, les vêtements grandes tailles ne peuvent pas correspondre à tout type de corps. «Notre morphologie n’est pas la même, certaines ont plus de poitrine, de hanches, de masse corporelle ciblée dans les jambes ou les fesses… D’où l’importance aussi d’avoir plus de marques sur ce marché, pour que chacun puisse trouver des formes qui lui aillent», souligne Stéphanie. Cette Niçoise aimerait que «les personnes grosses aient autant de choix que les minces. Être bien dans ses vêtements, cela aide aussi à avoir plus confiance en soi. J’aimerais pouvoir accéder à plus de vêtements avec des motifs, que mes fringues reflètent davantage qui je suis», confie-t-elle.

Une exclusion sociale

Les vêtements sont bien plus que des morceaux de tissus servant à se tenir chaud, ce sont de véritables marqueurs sociaux. La socio-anthropologue Catherine Le Grand-Sébille, vice-présidente de l’association Questionner autrement le soin, a étudié l’importance du vêtement chez les adultes en soins palliatifs ou en Ehpad. «Les témoignages montrent que la possibilité de choisir ses vêtements, de s’habiller, de se coiffer, de s’apprêter selon ses goûts, quels qu’ils soient, est un témoin du maintien ou du recouvrement de la citoyenneté et de la singularité de la personne.» Alors, quand on subit ses vêtements…

Après avoir constaté la souffrance de son père à cause de l’habillage et les difficultés des soignants, la styliste Laetitia Turco a lancé en 2018 sa marque, Naest, pour proposer des vêtements facilitant l’accès au corps, pour les personnes malades ou en situation de handicap. «Je ne pouvais pas me résoudre à ce que la seule solution soit de couper ses vêtements. Mon père se retrouvait ainsi débraillé, avec un tee-shirt découpé et une couverture car il ne pouvait plus enfiler de pantalon, alors que de la famille nous visitait. Psychologiquement, c’était très dur de perdre ainsi sa dignité, même malade on a envie d’être bien dans nos habits.»

Comment expliquer que les besoins de toute une partie des personnes soient si peu pris en compte? «Ce n’est pas très sexy les personnes malades, le monde du textile n’a pas envie de s’associer à cette image», explique Laetitia Turco. Catherine Le Grand-Sébille le confirme: «La mode n’a jamais été adaptée aux corps qui sortaient des normes corporelles et esthétiques qui sont toujours des produits de leur époque. Dans nos sociétés européennes, le corps infirme est une cause de rejet, de marginalisation ou d’exclusion.»

De la même manière, Angie, 33 ans, regrette qu’«il y ait si peu d’habits proposés pour les corps de post-partum, après l’accouchement, surtout si les femmes sont grosses, comme si elles retrouvaient leur corps d’avant tout de suite après l’accouchement. Le sujet est complètement tabou.»

Fort heureusement, des initiatives d’inclusion vestimentaire essaiment progressivement pour pallier ces manques.

Source SLATE.

 

 

La malbouffe dans l’enfance peut avoir des répercussions à l’âge adulte…

Mieux vaut ne pas attendre pour avoir une bonne alimentation, saine et équilibrée.

Une récente étude américaine montre que bien se nourrir dès l’enfance permettrait de se prémunir contre certaines complications à l’âge adulte.

 

La malbouffe dans l’enfance peut avoir des répercussions à l’âge adulte

 

Mangez équilibré, et n’attendez pas ! C’est ainsi que l’on pourrait interpréter la récente étude menée par des chercheurs de l’Université de Californie à Riverside, aux États-Unis.

Le 11 janvier 2021, ils ont publié les résultats de leurs travaux concernant l’influence de l’alimentation et de l’activité physique pendant l’enfance sur la composition du microbiote intestinal (flore intestinale) à l’âge adulte, dans le Journal of Experimental Biology. Et la conclusion ne laisse guère place au doute : l’alimentation, dès l’enfance, joue un rôle dans la santé à l’âge adulte.

Une mauvaise alimentation, moins de « bonnes bactéries »

L’étude a été menée sur différents groupes de jeunes souris de laboratoires, afin d’évaluer l’évolution de leur microbiote, suivant différents critères. Un premier groupe était composé de souris soumises à une alimentation saine, tandis que le second rassemblait des souris qui bénéficiaient d’un régime à base de graisses et de sucre, un « régime occidental », comme l’ont qualifié les chercheurs. Et parmi les deux groupes, certaines souris ont eu la chance (ou non), de se voir fournir une roue pour faire de l’exercice physique.

Après plusieurs semaines, jusqu’à leur maturité sexuelle, les souris ont toutes bénéficié d’un retour à un régime standard. Et au bout de 14 semaines, des échantillons de leurs selles ont été prélevés pour être analysés. Le résultat montre alors aux scientifiques que certaines bactéries nécessaires à l’équilibre de la flore intestinale sont bien moins nombreuses dans le groupe ayant été nourri avec le régime à base de graisses et de sucre.

À l’inverse, comme expliqué par le média Néon, qui a relayé l’étude en France, ces mêmes bactéries ont augmenté chez les souris bénéficiant d’une alimentation équilibrée et ayant accès à une roue. Mais même en faisant de l’exercice, ce n’est pas le cas des souris dont l’alimentation n’était pas saine.

La malbouffe dans l’enfance peut avoir des répercussions à l’âge adulte

« Bien nourrir les enfants, c’est faire des adultes en bonne santé »

Pour les chercheurs, si l’expérience a été menée sur des souris, ses résultats s’appliquent également à l’être humain. « Nous avons étudié des souris, mais l’effet que nous avons observé est équivalent à celui d’enfants ayant un régime alimentaire occidental, riche en graisses et en sucre et dont le microbiote intestinal est encore affecté jusqu’à six ans après la puberté », a expliqué Theodore Garland, biologiste spécialisé en physiologie évolutive de l’Université de Californie à Riverside, en charge de l’étude.

Chantal Maurage, pédiatre spécialisée en nutrition et professeure émérite de l’Université de Tours, confirme les résultats de l’étude. « Oui, mal manger dans l’enfance a des conséquences à l’âge adulte. C’est pour ça qu’on fait de l’éducation pour la bonne alimentation chez l’enfant, explique-t-elle. Bien nourrir les enfants, c’est préparer des adultes en bonne santé et les protéger de certaines maladies. »

Parmi ces complications : diabète, maladies inflammatoires intestinales, obésité, troubles de l’intestin…

« Bien nourrir les enfants, c’est faire des adultes en bonne santé »

Un microbiote qui se forme dès la naissance

Pour la spécialiste, si l’intérêt d’une bonne alimentation est trouvé dès le plus jeune âge, c’est avant tout parce que le microbiote se forme extrêmement tôt. « Dès la naissance en fait, précise-t-elle. Quand un bébé naît, son organisme n’a pas de microbes. Or il faut des bactéries pour digérer. Lorsqu’il naît par voie basse, le bébé va donc se coloniser avec les premières bactéries qu’il rencontre, à savoir celles de la flore vaginale de la maman. »

Il est ensuite primordial de conserver un bon équilibre du microbiote, qui se forme très tôt. D’où l’importance pointée par les nutritionnistes d’opter pour une alimentation saine, dès le plus jeune âge. « On se rend compte depuis plus de vingt ans maintenant que le microbiote et ses bactéries protègent, s’ils sont bien équilibrés, de beaucoup de maladies. »

Source OUEST FRANCE.

Coronavirus : qui devra rester confiné après le 11 mai ?…

Emmanuel Macron a annoncé la fin du confinement au 11 mai, sauf pour les Français les plus fragiles.

Les scientifiques estiment qu’il devra être prolongé pour 18 millions de personnes.

Coronavirus : qui devra rester confiné après le 11 mai ?

La fin du confinement a une date, le 11 mai. C’est ce qu’a annoncé Emmanuel Macron aux Français lundi 13 avril, lors de sa quatrième allocution télévisée depuis le début de la crise sanitaire. Mis en place depuis le 17 mars dernier, le confinement a donc été prolongé une deuxième fois. Le discours du chef de l’Etat était très attendu alors que la question du déconfinement commence à se poser sérieusement dans le pays. Pourrons-nous tous sortir en même temps ? Les régions vont-elles être déconfinées en une seule fois ? La population va-t-elle être triée en fonction de son âge ? Tant de questions qui n’ont pas encore de réponses précises.

1. Confinement prolongé : 18 millions de Français concernés

Une chose est sûre, certains Français devront rester confinés au-delà de la date du 11 mai annoncée par Emmanuel Macron. En effet, il a demandé aux personnes « les plus vulnérables », « en situation de handicap sévère » ou « atteintes de maladies chroniques » de rester confinées chez elles au-delà de cette date donnée aux Français. Il a adressé cette même demande aux personnes âgées, sans donner de précisions sur l’âge.

Le sujet a été abordé une nouvelle fois mercredi 15 avril par le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, interrogé devant la commission des lois du Sénat. Selon lui, 18 millions de personnes sont concernées par le prolongement du confinement au-delà du 11 mai. Il s’agit de personnes risquant « de développer une forme grave » du coronavirus Covid-19 et pour lesquelles le confinement « continuera », a-t-il ajouté. « Pour combien de temps, je ne sais pas. En attendant peut-être un médicament préventif », a conclu Jean-François Delfraissy. Mais alors qui sont exactement ces 18 millions de Français considérés comme à risque par les scientifiques ? On fait le point.

2. Confinement prolongé : qui sera concerné après le 11 mai ?

Qui sont les Français susceptibles de développer une « forme grave » du Covid-19 selon les scientifiques ? Devant la commission des lois du Sénat, Jean-François Delfraissy a précisé qu’il s’agissait de 10 millions de Français « d’un certain âge, dont je suis, au-dessus de 65 ou de 70 ans« . Il a également évoqué les personnes ayant des affections de longue durée, peu importe leur âge, ainsi que « des sujets jaunes ayant une pathologie, mais aussi obèses ».

Le 14 mars dernier, le Haut Comité de santé publique indiquait déjà que ces différentes catégories de la population étaient plus susceptibles de développer une forme grave de la maladie. Il évoquait également les patients avec des antécédents cardiovasculaires. Mais que va-t-il se passer le 11 mai pour le reste des Français ?

3. Confinement prolongé : que va-t-il se passer pour le reste de la population ?

Devant la commission des lois du Sénat, Jean-François Delfraissy a également évoqué la fin du confinement pour le reste des Français, qui ne sont pas considérés, a priori, comme à risque. Il a notamment précisé que ce déconfinement ne pourrait se faire que si l’ensemble des conditions sont réunies d’ici le 11 mai : « Je suis extrêmement clair : si on n’a pas les prérequis, il faut rester confinés ». « S’il faut retarder de quelques jours parce qu’on n’est pas prêt, il faudra retarder de quelques jours », a-t-il ajouté, rappelant, sans le dire, que la date du 11 mai est « un objectif » et non une promesse. Si un ralentissement de l’épidémie est bel et bien attendu dans les prochaines semaines, le Conseil scientifique table sur « 10 000 à 15 000 nouvelles contaminations » quotidiennes entre la moitié et la fin du mois de mai.

Source PLANET.

Âge, groupe sanguin, obésité, tabac : quels sont les facteurs aggravants du coronavirus ?…

Alors que la France a dépassé la barre des 10.000 morts, médecins et chercheurs commencent à déterminer les facteurs aggravants, c’est-à-dire qui entraînent une détérioration de l’état de santé, pour les malades du covid-19.

Surpoids, sexe, groupe sanguin: ces facteurs ont-ils une influence sur le coronavirus?

  • Les maladies chroniques

Dans la liste des personnes à risque publiée au milieu du mois de mars par le gouvernement, et qui reste actuelle selon la Direction générale de la santé contactée par BFMTV.com, figure des patients aux antécédents cardiovasculaires, comme de l’hypertension artérielle, ayant fait un AVC ou une chirurgie cardiaque. Les personnes présentant une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale ou une insuffisance rénale chronique dialysée et les malades atteints de cancer sous traitement sont également une population à risque, tout comme les diabétiques insulinodépendants non équilibrés.

« On sait qu’il y a des facteurs de risque et on sait qu’il y a des facteurs plus que d’autres comme le diabète, fait savoir le professeur Pialoux. Mais on ne sait pas pourquoi plus que les maladies cardiovasculaires, par exemple. »

Ainsi le dernier bilan épidémiologique publiée par Santé publique France montrent que 62% des personnes hospitalisées en réanimation sont des cas de co-morbidité, c’est-à-dire que des troubles aigus ou chroniques s’ajoutent aux symptômes du covd-19.

  • Le tabac

Le Comité national contre le tabagisme (CNCT) a lancé un cri d’alarme à la fin du mois de mars indiquant qu’il était désormais acté que « les fumeurs présentent un risque majoré de contracter cette maladie et de développer une forme grave ». Une étude publiée dans la revue médicale News England Journal of Medecine, se basant sur des données chinoises, précise que le risque pour les fumeurs de développer une forme sévère du Covid-19 est augmenté de 50 %. Et même de 130 % pour le risque de décès, par rapport aux non-fumeurs.

Source BFM TV.

 

Une étude massive de 10 ans a lié le soda light aux crises cardiaques et aux accidents vasculaires cérébraux…

Le marché des sodas lights est en pleine croissance. La promesse d’un goût sucré et d’un apport calorique séduit beaucoup de personnes notamment celles qui veulent préserver leur ligne.

L’idée reçue selon laquelle le soda light est une alternative saine aux sodas classiques est d’ailleurs assez répondue.

Une étude massive de 10 ans a lié le soda light aux crises cardiaques et aux accidents vasculaires cérébraux

Pourtant, comme relaté par, LCI, le 20 minutes, Top santé et Pourquoi docteur, certaines études montrent que la consommation de sodas dits « lights » ne serait pas sans risque pour la santé. Explications.

Aspartame, saccharine, sucralose, les édulcorants ont le vent en poupe. Tous les sodas lights affichent la même promesse sur leurs étiquettes : 0 sucre pour un maximum de goût. Il n’est pas difficile de comprendre dans ce contexte la popularité de ce type de boissons. Pourtant la consommation régulière de celles-ci peut se faire au détriment de votre santé.

La guerre au sucre

Les maladies chroniques et l’obésité sont des maux avec une importante comorbidité. L’un des principaux aliments responsables de ces affections est le sucre. Comme le montre cette étude, une consommation élevée de sucre présente plusieurs problèmes dont une augmentation de risque de développer certaines maladies chroniques. C’est dans ce contexte que les sodas lights, sans sucres donc, ont fait leur apparition. Beaucoup de personnes se sont tournée vers cette option pour remplacer leur consommation de soda. C’est une des idées reçues les plus tenaces, les boissons lights devraient somme toute être une alternative saine à leur version classique puisqu’elles sont totalement dénués de sucre. Un raisonnement simpliste qui peut s’avérer tendancieux.

Les sodas lights, causes de plusieurs maladies

Différentes études ont été réalisées et les chercheurs ont petit à petit commencé à réaliser le danger que peut représenter les sodas lights pour notre santé. L’une de ces études qui a été publiée dans un article  de l’université de Harvard a suivi près de 2 500 Newyorkais pendant une décennie. Les résultats ont montré que la consommation de sodas light serait liée à plusieurs maladies chroniques et cardiaques et augmenterait le risque d’accident vasculaire cérébral. Cette augmentation de risque de maladie aurait été indépendante de tout autre paramètre, signifiant qu’à elle seule et selon cette étude, la consommation de soda light pourrait générer des risques pour votre santé.

Il est à noter que l’article de l’université de Harvard précise que la consommation de sodas lights provoque des maladies différentes qu’une consommation de soda classique.

Envie de sucré, que faire ?

La popularité des sodas lights montre bien une chose : Le goût du sucre plaît aux gens, mais ce plaisir ne doit pas être assouvi au détriment de votre santé. La seule boisson qui est totalement dénuée de calories et qui n’est pas néfaste pour votre santé est l’eau, c’est aussi la seule dont votre corps a réellement besoin. Il en reste que l’eau n’est pas vraiment suffisante pour satisfaire pleinement nos papilles gustatives. Il faut alors se tourner vers des alternatives naturelles : Le miel est bien sûr le premier aliment auquel on pense. Vous pouvez l’utiliser pour sucrer vos boissons tel que le thé ou le café. D’autre part, vous pouvez également vous tourner vers des jus de fruit faits maisons. Toutefois il est salutaire d’éviter les jus de fruit industriels qui contiennent généralement une quantité importante de sucres ajoutés et autres produits chimiques.

Source SANTE +.