Handisport : à Saint-Gaudens, une belle initiation de vie pour les élèves…

Sur le parquet du gymnase, il y règne comme une ambiance de stock-car et autres autos tamponneuses chères aux ados.

L’ensemble des participants de l’initiation au rugby fauteuil avec Sébastien (1er à gauche, poing levé) et au-dessus de lui, Maxime et Mélanie.

 

Comme tous les mercredis après-midi, une trentaine d’élèves, internes, externes volontaires, pratiquants du rugby, sont venus découvrir le handisport avec des membres de la section initiation du Stade Toulousain Handisport Rugby.

Invités par le collège, Mélanie, Maxime et Sébastien sont venus de Toulouse avec leur cargaison pour une démonstration participative. Animatrice des modules de sensibilisation au handicap auprès des jeunes, Mélanie, et Maxime son assistant, donne des repères sur le matériel, le maniement des fauteuils.

Sébastien, lui, explique qu’il est tétraplégique depuis 2014, suite à un accident de moto. Il était joueur de rugby. Il l’est toujours au sein de l’équipe handisport du Stade Toulousain. “Pour être handisport, il faut avoir subi un handicap lourd”. Les élèves sont touchés par ce récit, avant de tester les fauteuils. “C’est quand même un peu bizarre de voir les gens sur les fauteuils dans le gymnase”, lâche ce jeune élève.

Une fois vérifiées les attaches, Mélanie lance la première prise en mains “Allez, on peut se rentrer dedans, maintenant.” Le temps de s’habituer et cette fois, c’est du sérieux. “Vous êtes prêts ? On va jouer à l’épervier, qui peut se déplacer partout sauf derrière les limites. Vous devez traverser son territoire sans vous faire toucher sinon vous devenez des éperviers.” Les cris, les chocs, l’ambiance, se mouvoir sur un fauteuil à la force des bras, c’est aussi physique que le sport valide, faut être solide.

Un dernier match avec un ballon et la séance se termine. Mais avant de rejoindre le coin du goûter, Mélanie organise le placement du groupe pour la photo rituelle. Ensuite, elle va se charger elle-même de défaire les courroies de chaque fauteuil “pour éviter les fractures” avant de prendre la route. En toute prudence.

Source LA DEPÊCHE.

Handicap à l’école : trop d’élèves sans moyens en Haute-Garonne…!

Sur près de 15 000 élèves en situation de handicap dans l’académie de Toulouse, 800 enfants ne bénéficiaient pas d’un accompagnant (AESH) fin 2020 en Haute-Garonne, selon les syndicats enseignants et la FCPE.

Ils ont manifesté ce mercredi 13 janvier devant le rectorat.

Une nouvelle manifestation de la FCPE et des syndicats enseignants pour demander plus de moyens pour l’inclusion scolaire.

 

C’est un sujet malheureusement récurrent en Haute-Garonne et à Toulouse : il manque toujours autant d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), de l’école au lycée, alors que l’académie de Toulouse compte près de 15 000 élèves qui font l’objet d’une notification de la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées).

Le ministère de l’Education nationale a beau en faire une priorité – « le droit à l’éducation pour tous les enfants, quel que soit leur handicap, est un droit fondamental » –, sur le terrain, les organisations de parents d’élèves et les syndicats enseignants ne cessent de dénoncer le manque de moyens. Des actes au lieu d’une communication bien rodée. Ils sont venus le redire, ce mercredi 13 janvier, devant le rectorat de Toulouse.

Classes surchargées

Ce nouveau rassemblement a eu lieu suite à l’appel de la FCPE 31 et de l’Intersyndicale éducation départementale (Snuipp-FSU, Snes-FSU, Snuep-FSU, CGT éduc’action 31 et Sud-éducation). Pour les manifestants, « tous les voyants sont au rouge » en matière d’école inclusive.

Ils fustigent des dépassements d’effectifs dans les classes Ulis (unité localisée pour l’inclusion scolaire) ; des conditions de travail dégradées pour les enseignants référents de scolarité; un manque d’AESH ; personnels des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) « décimés » ; la formation continue pour les enseignants au point mort et des « structures de soins saturées ».

Le manque d’accompagnants est criant dans le département où l’inspection académique assure « recruter » en permanence, même s’il y a peu de candidats. Le métier étant jugé peu rémunérateur – environ 750 euros par mois – et précaire, dénoncent les syndicats. Selon la FCPE, qui a enquêté sur 36 établissements de la Haute-Garonne, il manquerait 68 AESH.

«Soit l’équivalent de 1 200 heures d’enfants accompagnés, précise la secrétaire générale adjointe Muriel Quaranta-Nicaise. C’est de la maternelle au lycée».

«C’est un manque de moyens structurel, explique Charlotte Andrieux, cosecrétaire du Snuipp-FSU. Le gouvernement affiche des priorités mais ne donne pas de moyens sur le terrain de la mise en œuvre d’une école inclusive. En octobre dernier, on savait que 800 enfants dans le département étaient notifiés mais non-accompagnés. »

Source LA DEPECHE.

 

VIDÉO IMPRESSIONNANTE !. À Hong Kong, un grimpeur paraplégique escalade un gratte-ciel de 300 mètres…

Le Chinois Lai-Chi-Wai a réalisé cet exploit dans le cadre d’une collecte de fonds.

Et pour démontrer à qui le souhaite que rien n’est impossible.

VIDÉO. À Hong Kong, un grimpeur paraplégique escalade un gratte-ciel de 300 mètres

 

300 mètres d’escalade à la seule force des bras. C’est l’exploit réalisé par le grimpeur paraplégique Lai-Chi-Wai. Relevée par les caméras de France 24, la prouesse a fait le tour d’internet ce lundi 18 janvier 2021.

Et pour cause: ce grimpeur professionnel, privé de ses jambes et assis dans un fauteuil roulant, gravit un gratte-ciel de Hong Kong à la corde.

En soutien aux traumatisés de la moelle épinière

 

Si une personne handicapée peut briller, elle peut aussi se créer des opportunités“, a-t-il commenté à l’arrivée.

L’objectif de cette performance hors-normes était de récolter des fonds à destination des personnes atteintes de traumatismes à la moelle épinière. Cela a rapporté 670.639 dollars, obtenus par l’athlète de 37 ans.

 

Source LA CHARENTE LIBRE.

 

Un livre jeunesse pour faire découvrir la trisomie 21 et le handicap…

« Lili est unique comme les autres » est un album jeunesse qui raconte l’histoire d’une petite fille et qui évoque, entre autres choses, sa trisomie 21.

Un livre jeunesse pour faire découvrir la trisomie 21 et le handicap

 

Cet album est principalement destiné aux enfants âgés de minimum 6 ans. L’ouvrage répond à plusieurs objectifs : aider les adultes ressentant de la difficulté pour parler des différences aux enfants, répondre aux besoins d’étayage des enfants dans leur découverte du monde et contrer la difficulté encore présente de voir la personne singulière avant son handicap.

Aider les adultes à mettre des mots sur des différences qu’ils n’arrivent pas toujours à aborder ou expliquer

Un livre jeunesse pour faire découvrir la trisomie 21 et le handicap

Lorsque nous abordons le fait de parler aux enfants des différences interindividuelles et du handicap, les craintes de stigmatiser ou encore d’exposer les enfants à des choses difficiles arrivent rapidement.

Nombreux sont les adultes mal à l’aise face à la question du handicap. Je fais l’hypothèse que la vision stigmatisée et plutôt déficitaire des personnes en situation de handicap, encore promue dans la culture populaire, n’ait ni favorisé les réelles expériences de vivre ensemble, ni favorisé une approche sereine du handicap. En plus du malaise déjà présent chez l’adulte, ouvrir une porte à un enfant sur un thème, c’est aussi se préparer à faire face à de la spontanéité et de l’imprévisibilité ! Autant de raisons justifient la proposition d’outils pour accompagner les adultes, qui en ressentent le besoin, à aborder cette thématique avec les enfants.

Le livre de Lili, comme bien d’autres, vise à accompagner les enfants dans leur ouverture au monde mais aussi les adultes (parents, enseignants…) dans leur rôle d’accompagnant à cette ouverture.

Aider les enfants à comprendre le monde qui les entoure

Un livre jeunesse pour faire découvrir la trisomie 21 et le handicap

Malgré l’aisance ou le malaise des adultes face au handicap, les enfants vivent des expériences, perçoivent des différences interindividuelles et se posent des questions. Même si les enfants semblent souvent ne pas prêter attention aux différences, il arrive qu’ils aient tout de même des questions. Les enfants ont besoin des adultes pour comprendre le monde qui les entoure, y compris la variété de personnes qui le constituent. Nous pouvons espérer que ce type de démarche éducative favorise des états d’ouverture et de sérénité face au handicap, chez les futurs adultes que sont nos enfants d’aujourd’hui.

Les différences interindividuelles prennent souvent de la place dans nos esprits et affectent notre perception première des autres : les nommer permet parfois de les replacer à leurs justes places et de ne pas les laisser occuper toute notre attention. L’ouvrage de Lili tente non seulement d’aborder la différence de manière non jugeante, mais également la difficulté de manière relative (à chaque situation ou chaque contexte). L’idée est d’aider le jeune lecteur à développer de la nuance dans sa perception et sa réflexion. Dans l’ère davantage inclusive que nous traversons, nos enfants sont amenés à vivre de plus en plus de situations ensemble (à l’école, sur les aires de jeux, en accueil de loisir…). À la lecture du livre, des allers-retours intéressants peuvent être faits entre ce qui est lu et vécu au quotidien.

Permettre la rencontre de Lili, une héroïne unique et différente comme les autres

Un livre jeunesse pour faire découvrir la trisomie 21 et le handicap

L’histoire de Lili sert une action de sensibilisation aux situations de handicap, mais elle porte avant tout un message important : Lili est une personne avant d’avoir un syndrome génétique spécifique ou de rencontrer des situations de handicap. L’idée de l’ouvrage est avant tout d’y découvrir une partie de son quotidien, de sa personnalité, de son identité et de sa singularité.

À travers cette histoire, l’ouvrage vulgarise de façon très simple de l’information scientifique autour de la trisomie 21. L’objectif est de permettre aux lecteurs de connaître en grande globalité ce qu’est la trisomie 21 et donc ce qu’elle n’est pas. Une ouverture au concept de « situation de handicap » est proposée à la fin de l’ouvrage. L’idée est de faire de la place aux situations de “non-handicap” vécues par une personne en situation de handicap. L’ouvrage propose un très court scénario pour aider les lecteurs à appréhender ce concept.

Contact auteure :

Page instagram : psycho_du_handicap

Résumé : Lili a 8 ans et vit un quotidien rempli de joies, de rires, de peines et de bien d’autres aventures. Elle est différente des enfants de son entourage. Elle a un chromosome en plus qui fait d’elle une petite fille avec la trisomie 21. Lili est aussi différente des autres enfants avec la trisomie 21, car comme tout le monde elle est unique.

Ouvrage paru en septembre 2020

Source FRANCE INFO.

 

Handicap: pour sauver la montgolfière Handi Blue, un créateur de mode se mobilise…

Pour sauver une des deux seules montgolfières françaises adaptées aux personnes en situation de handicap, les bénévoles de l’association Handi Blue se démènent pour rassembler au plus vite la somme nécessaire à son rachat.

En partenariat avec le créateur Anggy Haif, des défilés de mode mêlant valides et non valides sont notamment en gestation.

Handicap: pour sauver la montgolfière Handi Blue, un créateur de mode se mobilise

 

Pour sauver le ballon Handi Blue, adapté aux handicaps, tous les moyens sont bons. Et si l’univers de la mode peut y contribuer, autant ne pas s’en priver, se sont dit les bénévoles de l’association du même nom en organisant un shooting photo ce samedi dans la Villa des artistes, rue du Coq.

En partenariat avec le créateur Anggy Haif, nouvellement installé dans la zone des Faïenceries, ils avaient convié une quinzaine de modèles à venir poser en vue d’organiser des défilés de haute couture mêlant des modèles valides et non valides.

Le premier du genre est en gestation pour la fin janvier, en présentiel si la crise sanitaire le permet. Sinon, les mannequins défileront devant le public en visioconférence, incontournable en ces temps de Covid…

52 000 € à trouver avant septembre 2021

Pour mieux comprendre la démarche des bénévoles, un petit retour en arrière s’impose. Depuis 2013, la montgolfière Handi Blue sillonne le ciel lorrain. Propriété de l’association Les Zéphyrs, c’est une des deux seules de France à permettre la pratique de l’aérostation aux personnes à mobilité réduite.

En 2018, l’association se lance dans l’organisation du championnat de France de montgolfières, couplé à dix jours de fête sur l’aérodrome de Lunéville. Si le public avait plébiscité l’événement, il n’avait pas permis d’équilibrer ses comptes, le meeting se soldant par un déficit de 200 000 €.

« Ce ballon est lorrain »

Depuis, un mandataire a été désigné pour liquider les actifs de l’association. Hélas, Handi Blue est le seul matériel à même de rapporter un peu d’argent aux créanciers.

Président de l’association, créée fin 2020 pour tenter de sauver l’aérostat, Pascal Cauchin s’explique : « Nous avons proposé au mandataire de le racheter avec la volonté de continuer les vols pour les personnes en situation de handicap, les personnes âgées, les enfants hospitalisés… Nous avons obtenu un délai jusqu’en septembre pour trouver les fonds, 50 000 € pour le ballon et 2 000 € pour le remettre en conformité. Nous avons récolté l’engagement de quelques partenaires, notamment la MAAF, Enedis et Harmonie Mutuelle, mais c’est loin d’être suffisant. »

Handi Blue multiplie les sollicitations afin de boucler l’opération de sauvetage. « Ce ballon est lorrain, il doit rester lorrain. Stocké sur l’aérodrome Lunéville-Croismare, il est appelé à rester sur place pour l’activité baptême. »

Plus de renseignements sur le site web de l’association : https://handi-blue.webnode.fr.

Handicap: pour sauver la montgolfière Handi Blue, un créateur de mode se mobilise

« Des univers compatibles »

S’il espère attirer d’autres créateurs aux défilés organisés afin de sauver Handi Blue, Anggy Haif a livré ses propres motivations. « J’avais en projet de mener des actions autour du handicap. Les futurs passagers de cette montgolfière adaptée sont comme moi, comme nous. Différents et tellement humains. Ils aspirent à la réussite, à être écoutés. Je souhaite être actif dans l’association. Nous pourrions organiser deux rendez-vous annuels autour de la mode. Les montgolfières, la mode et le monde du handicap ont sans doute plus de liens que l’on peut imaginer. »

Source EST REPUBLICAIN.

Autisme, troubles du neuro-développement : où en est le Centre-Val de Loire ?…. IMPORTANT : Vous pouvez participer à l’enquête nationale… !…

En 2020, 12 000 personnes ont répondu à l’enquête menée sur les conditions de vie des personnes autistes, “dys”, ou souffrant de troubles du neuro-développement.

Pour 2021, la deuxième édition de l’enquête est ouverte aux participations du 13 janvier au 15 février.

Les troubles du neuro-développement et l'autisme peuvent entraîner un handicap invisible. Photo d'illustration

 

Comment vivent, au quotidien, les personnes autistes ou souffrant de troubles du neuro-développement (TND) ? Plus important : comment améliorer leur quotidien ? Depuis 2019, une délégation interministérielle se penche sur ces deux questions, ainsi que beaucoup d’autres, afin de mieux saisir ces réalités très diverses, dont certaines constituent un handicap invisible.

Pour évaluer les mesures prises et décider des suivantes, une première étude menée en 2020 a été publiée au mois de juin. En Centre-Val de Loire, les chiffres publiés sont relativement proche de la moyenne sur les questions du diagnostic et de l’accompagnement des enfants. En revanche, ils sont moins scolarisés dans la région Centre-Val de Lorie qu’ailleurs : “86% des enfants avec troubles du neuro-développement sont scolarisés, contre 88% en France“, indique l’étude. “Parmi eux, 75% le sont à temps plein, contre 81% en France.

Quant aux personnes adultes, près de la moitié d’entre elles sont salariées (50% en région Centre-Val de Loire contre 51% au niveau national). Plusieurs collectifs et associations d’entraide, comme Réseautisme 37 en Touraine, ou “Dans ma bulle”, sont également actives pour adoucir l’intégration des personnes autistes.

Une nouvelle enquête déjà ouverte pour 2021

La participation à la deuxième édition de cette étude a déjà débuté, comme l’indique la délégation interministérielle. Il s’agira, pour les personnes concernées ou les parents, de répondre à des questions non seulement sur leurs conditions de vie en 2020, mais aussi de réagir aux mesures mises en place depuis un an. “Du mercredi 13 janvier au lundi 15 février 2021, toutes les personnes autistes, Dys, TDI (trouble dissociatif de l’identité, NdR), Tdah (trouble du déficit de l’attention) et leurs familles sont invitées à répondre au questionnaire en ligne conçu avec Ipsos.

L’objectif de l’étude“, précise la délégation, “est de mesurer, d’une année sur l’autre, la progression de leur qualité de vie et de contribuer à faire évoluer la stratégie nationale“. Cette année, l’enquête intègrera également des questions sur le covid-19 et la façon dont les personnes concernées ont traversé la crise sanitaire.

Vous pouvez participer à l’étude nationale en suivant ce lien

Source FR3.

 

Handicap au travail : “On voit qu’on peut rebondir”…

Le temps d’une journée, Marie Hamot, reconnue travailleuse handicapée, s’est glissée dans la peau de Geneviève Camus conseillère à Pôle-Emploi, pour le Duoday.

L’occasion de confronter et de conforter ses projets professionnels.

Geneviève Camus et Stéphane Cros de l’agence Pôle-Emploi de l’Arsenal ont partagé leur quotidien avec Marie Hamot.

 

“Je découvre la réalité du métier dont on peut avoir une vision parfois éloignée. Et ça permet aussi de voir les aspects plus négatifs, que l’on évoque rarement sur les fiches de poste.” Une immersion pour confronter et conforter son projet de reconversion professionnelle. Voilà l’objectif du Duo day, ce jour où travailleurs valides et handicapés partagent leur quotidien. Au Pôle-emploi de l’Arsenal, Marie Hamot, 37 ans, a ainsi pu s’imprégner de la mission de Geneviève Camus, conseillère en emploi et référente handicap.

Marie est en reconversion professionnelle. Minée par sa première expérience dans le commerce où le transport des marchandises sur les marchés a usé son dos, elle est désormais reconnue comme travailleuse handicapée. “Je ne peux plus rester en posture debout ou assise de manière prolongée. Mais je ne voulais pas du statut de travailleur handicapé. Je ne me considérais pas ainsi et j’avais peur que ça effraie les employeurs, face à l’équipement éventuel du poste de travail.” Une période complexe que Marie Hamot met à profit pour amorcer un virage professionnel, avec le projet de devenir conseiller en insertion. “Avant de déménager ici, je me suis longtemps sentie seule. A Tarbes, j’ai été très bien accompagnée par Cap emploi. Ils mettent des choses en place qui font qu’on ne se dit plus qu’on est capable de rien. On travaille sur la confiance en soi. On voit qu’on peut rebondir.”

Pour Marie, ce rebond passera par une formation dans l’insertion professionnelle. “De par mon parcours, j’ai beaucoup d’empathie. J’aime cet aspect humain.” Un projet conforté par cette journée au sein de l’agence Pôle-emploi de Tarbes-Arsenal. “Même si un jour, ce n’est pas suffisant, pointe Stéphane Cros, le directeur du site. On voit que de plus en plus d’entreprises jouent le jeu lors de ces opérations. Ils intègrent que le handicap n’est pas une contrainte pour leur société, mais une chance.” À l’issue de cette journée aux côtés de Geneviève Camus, Marie Hamot est déterminée à saisir la sienne.

Source LA DEPÊCHE.

VIDEO. Atteint de neurofibromatose, le témoignage poignant de Guilhem…

Guilhem est atteint de neurofibromatose depuis sa naissance.

Brut l’avait rencontré en 2018. 2 ans après, voilà ce qui a changé pour lui.

Handicap : le témoignage touchant de Guilhem, atteint de neurofibromatose -  ladepeche.fr

 

Depuis sa naissance, Guilhem est atteint de neurofibromatose de type 1. Elle se caractérise essentiellement par des tumeurs bénignes. C’est l’une des maladies génétiques les plus fréquentes en France. Brut l’avait rencontré en 2018. “La vidéo a fait aussi, a permis de faire parler de la neurofibromatose, qu’au final beaucoup de gens ne connaissaient pas“, explique-t-il.

“Le plus dur pour moi, c’était vraiment le rejet”

Dans son témoignage, Guilhem souligne la difficulté de supporter le regard des autres. “Le plus dur pour moi tout au cours de ma scolarité et même encore là, comme je l’évoquais dans la première vidéo, des remarques d’adultes, médecins, en plus, qui voilà faisaient tout pour me rejeter, pour me dire : “Ta vie, il vaut mieux que tu la passes enfermé à ne voir personne.”“, relate-t-il. Aujourd’hui, Guilhem a le sentiment qu’il est moins présent.

 

Source FRANCE INFO.

Pas-de-Calais : le RC Lens et ses joueurs se mobilisent pour un jeune supporter atteint de surdité… harcelé ! Vidéo…

Un jeune supporter du RC Lens souffrant de surdité a été harcelé sur les réseaux sociaux au début de l’année 2021.

“Je n’arrêterai jamais de faire des vidéos sur le RC Lens” : Thibaut, harcelé sur les réseaux sociaux, témoigne

Le club de foot a pris sa défense.

Thibaut, harcelé sur les réseaux sociaux, a été invité par le RC Lens.

 

Depuis jeudi 7 janvier, les messages de soutien affluent sur le compte Twitter de Thibaut. L’un d’eux pousse le jeune supporter du RC Lens, atteint de surdité, “à continuer de faire ses vidéos et ne pas écouter les jaloux”. Ces petits mots viennent de joueurs des Sang et Or, d’anciennes gloires du club, de journalistes. Ils témoignent tous leur soutien au jeune homme de 20 ans, harcelé sur les réseaux sociaux. Thibaut, lui, n’en revient pas. “J’ai été très touché. Avec Florian Sotoca [l’un des joueurs du RCL, ndlr.], j’ai même failli pleurer. C’est mon idole, c’est mon joueur préféré”, confie-t-il.

Le jeune supporter, la vingtaine, n’en revient toujours pas… quelques jours seulement après avoir posté une vidéo sur son compte twitter pensant que celle-ci ne dépasserait pas sa communauté.

Atteint de surdité, Thibaut partage des vidéos depuis août dernier sur Youtube sur le RC Lens, club qu’il supporte depuis ses 6 ans : actualités mercato, mais surtout résumés de matchs et analyses. Début 2021, des internautes le harcèlent et se moquent de lui. Le jeune homme, habitant de Somain, décide de répliquer dans une vidéo : il dénonce des “gens impolis (…) qui se foutent de (sa) gueule” et demande simplement “un peu de respect.”

Avalanche de soutien

Malgré son handicap, Thibaut se filme et publie des vidéos. Il parle de l’actualité et des matchs du RC Lens. Mais certaines de ses vidéos ont été détournées pour se moquer de lui. Jeudi 7 janvier, il a donc publié un message où il demande qu’on le respecte. La publication, visionnée plus d’un million de fois lundi 11 janvier, a conduit à une avalanche de soutien.

Invité au stade Bollaert par le RC Lens

La vidéo devient virale : 30 000 partages, plus d’un million de vues… et une vague de soutien déferle sur les réseaux sociaux : joueurs du RC Lens, journalistes, youtubeurs, stars du foot…

Le RC Lens décide même d’inviter le jeune supporter lors de la rencontre de samedi soir face à Strasbourg au stade Bollaert-Delelis.

Une de nos équipes de France 3 Nord-Pas-de-Calais a rencontré Thibaut au lendemain du match face à Strasbourg. Il a toujours du mal à se remettre de ses émotions de la veille… “C’est vraiment énorme… je n’ai pas les mots…”, raconte Thibaut.

 

Source FRANCE TV.

 

Clermont-Ferrand : pourquoi 300 salariés de l’ADAPEI ont manifesté …?

Lundi 11 janvier, près de 300 salariés de l’ADAPEI (Association départementale de parents et d’amis des personnes handicapées mentales) ont manifesté devant les bureaux de leur employeur à Clermont-Ferrand.

Ils refusent la remise en cause de l’accord organisant leur temps de travail.

Lundi 11 janvier, à Clermont-Ferrand, une manifestation a rassemblé 300 salariés de l'ADAPEI.

 

C’est un bras de fer qui débute pour plusieurs semaines entre les salariés et leur employeur, l’ADAPEI (Association départementale de parents et d’amis des personnes handicapées mentales). Ils étaient près de 300, sur les 1 000 salariés du Puy-de-Dôme, à manifester à Clermont-Ferrand devant les bureaux de leur employeur, ce lundi 11 janvier. L’association qui regroupe plus de 800 familles. Une nouvelle organisation du temps de travail est au cœur des débats.

“C’est une remise en cause de tous nos acquis sociaux”

Chantal Randon, déléguée syndicale CGT, explique : « On veut négocier l’organisation du temps de travail sur celui existant. Notre employeur a dénoncé notre accord validé depuis 1999. Depuis le 26 novembre, il n’y a pas eu de négociation. Les 8 et 9 décembre, ils nous ont dévoilé la feuille de route, soit-disant blanche, sauf que ça ne correspond pas du tout à nos aspirations. C’est une dégradation de nos conditions de travail et c’est une remise en cause de tous nos acquis sociaux. Il s’agit de journées discontinues, de la perte de 5 jours ADAPEI, de la remise en cause des jours enfants malades.  C’est du travail à la carte et une flexibilité qui n’est pas possible pour les salariés. Ca conduit à une dégradation de la prise en charge au niveau des résidents. On n’est pas contre une renégociation mais on ne veut pas tirer un trait sur ce qu’on avait ».

Une réunion prévue le 13 janvier

L’accompagnement des personnes en situation de handicap mental a évolué répond la direction. L’inclusion en milieu ordinaire est aujourd’hui privilégiée : c’est toute l’institution qui doit s’adapter selon elle. Myriam Viala, directrice générale de l’ADAPEI 63, déclare : « Cela fait 22 ans que l’organisation du temps de travail n’a pas été mise à jour à l’ADAPEI. Cela fait 22 ans que les besoins et les attentes des personnes en situation de handicap et de leur famille ont évolué. Je crois qu’il est nécessaire aujourd’hui de repenser cette organisation du temps de travail ». Dans un communiqué elle précise : « Un dialogue social ouvert et constructif permettra d’entamer ces démarches sur des bases solides et transparentes pour l’ensemble des salariés. L’ADAPEI 63 est confiante dans l’avancée des négociations, confiante dans le dialogue social et consciente que la qualité de vie au travail des salariés participe au bien-être des personnes accompagnées ». La première réunion entre direction et organisations syndicales est prévue dans 2 jours, mercredi 13 janvier.

Source FR3.