Des jeunes de 7 à 10 ans sensibilisés au handicap à l’accueil de loisirs…

« Quand cela arrive à quelqu’un d’être handicapé, c’est très embêtant, mais on peut quand même faire beaucoup de sports ! », déclare le jeune Pierre.

Des jeunes de 7 à 10 ans sensibilisés au handicap à l’accueil de loisirs...

Le même Pierre qui ajoute, avec une sincérité qui fait plaisir à entendre : « Maintenant, quand je verrai une personne handicapée, je lui demanderai si je peux l’aider. »

Ces réflexions d’enfant sont le résultat d’un travail entrepris par Christopher Boardman, animateur au centre social Jacques-Pillet et qui encadre l’accueil de loisirs du mercredi, à l’espace jeunesse.

Avec l’aide du Comité handisport de la Nièvre (qui regroupe une vingtaine de clubs) et sa présidente, Nathalie Laurent, il a mis en place un projet destiné à sensibiliser ses jeunes (7 à 10 ans) autour du handicap et du handisport, des valeurs s’inscrivant dans les objectifs du CSI, qui travaille au quotidien à toutes les formes d’intégration.

Quatre matinées ont été programmées, pour lesquelles les enfants ont montré beaucoup d’intérêt. Tout a commencé par un atelier de témoignages et d’échanges avec des sportifs en situation de handicap, suivi d’un deuxième temps de sensibilisation, consacré à la découverte puis l’initiation à la langue des signes française, une autre façon de communiquer qu’ils ne connaissaient pas.

Après une troisième séance dédiée à la vie quotidienne (apprendre à se repérer à l’aveugle, à l’aide d’une canne pour malvoyants et d’un chien d’aveugle), la dernière matinée a permis la pratique du basket fauteuil, de la boccia et du goalball.

L’aspect ludique de ces activités n’a pas brouillé le message initial, car tous se sont rendu compte des difficultés que rencontrent les personnes handicapées dans ces situations.

Un enseignement qui fait chaud au cœur de Nathalie Laurent, qui œuvre inlassablement pour sa cause (1.500 jeunes Nivernais sont ainsi sensibilisés chaque année) : « Nous mettons en avant le côté rassembleur du sport, et nous avons la chance de pouvoir surfer sur la vague du succès des Jeux Paralympiques pour sensibiliser la population ».

Source LE JOURNAL DU CENTRE.

« A 20 ans, faire quatre médailles, je n’ai pas les mots » : la consécration pour le cycliste Alexandre Léauté…

Le cycliste français a décroché une médaille de bronze jeudi dans la course en ligne (catégorie C1-C3) au Fuji Speedway.

Il repart de Tokyo avec quatre médailles autour du cou.

"A 20 ans, faire quatre médailles, je n’ai pas les mots" : la consécration pour le cycliste Alexandre Léauté

 

Alexandre Léauté finit ses Jeux paralympiques avec autant de podiums que d’épreuves individuelles. Le cycliste français a décroché une médaille de bronze jeudi dans la course en ligne (catégorie C1-C3) au Fuji Speedway.

« C’est juste fantastique »

« A 20 ans, faire quatre médailles, je n’ai pas les mots, c’est juste fantastique », savoure pour ses premiers Jeux le Breton qui ne pédale que d’une jambe, étant hémiplégique côté droit.

Sous le déluge – « un temps compliqué, avec beaucoup de pluie, des virages dangereux » énumère-t-il – Alexandre Léauté a été le plus rapide parmi le groupe de poursuivants arrivés près de sept minutes après le duo britannique ayant pris les deux premières places à l’issue d’un parcours vallonné de 79 kilomètres.  « Dans ce sprint, je ne me suis jamais mis aussi minable, j’avais des crampes à 500 mètres de la ligne », raconte le médaillé. « Dans la dernière bosse, j’étais vraiment à la limite, ça montait très vite. Je pensais à tous les sacrifices que j’ai faits, livre-t-il. Je suis un compétiteur et trois médailles, ça ne me suffisait pas, j’avais besoin d’une quatrième. »

J’espère être à Paris-2024

Premier médaillé d’or de la délégation française après sa victoire au vélodrome d’Izu en poursuite individuelle (catégorie C2), il avait ensuite pris l’argent dans le kilomètre et le bronze dans le contre-la-montre sur route.

« J’espère être à Paris-2024, il y aura mes proches, se projette déjà Alexandre Léauté. Ce sera en France, je serai attendu, je pense, avec ce que j’ai fait cette année. »

Marie Patouillet, 33 ans, aussi. La médecin généraliste, déjà médaillée de bronze sur piste en poursuite (catégorie C5) a doublé la mise lors de la course en ligne sur route. Née avec une malformation à un pied, la protégée de Grégory Beaugé a pris la troisième place au bout d’un parcours identique à celui d’Alexandre Léauté. Seulement devancée, elle aussi par deux Britanniques, dont Sarah Storey. Cette dernière, avec sa 17e médaille d’or paralympique (dont trois à Tokyo) est devenue l’athlète paralympique la plus titrée de son pays.

Source LE PROGRES.

Jeux Paralympiques de Tokyo: « Ce que les personnes en situation de handicap accomplissent n’est pas assez visible »…

Retransmis plusieurs heures en direct, il s’agit d’un événement sportif mais aussi militant: d’ordinaire les personnes en situation de handicap ont une part de 0,6% de visibilité dans l’audiovisuel.

Zhou Zhaoqian, de l'équipe de Chine, franchit la ligne d'arrivée pour remporter la médaille d'or du 1500...

 

e 24 août ont débuté les Jeux Paralympiques de Tokyo 2020, événement sportif planétaire. Sportif car il s’agit avant tout de compétitions entre des athlètes capables de performances exceptionnelles au prix d’entraînements acharnés. Le dépassement de soi, le dépassement des limites, le propre du sport en somme.

Mais il s’agit également d’un événement militant de sorte qu’il rend visible ce que notre société médiatique tend à invisibiliser.

« Une volonté de créer le plus grand mouvement de défense des droit humains pour promouvoir l’accès aux droits pour celles et ceux qui représentent 15% de la population mondiale. »

Imaginez plutôt, plusieurs heures de direct en pleine journée pendant 15 jours sur France Télévisions alors que le baromètre de la diversité du CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) recensait pour 2020 un taux de seulement 0,6% de détection de personnes en situation de handicap à l’antenne.

Une exposition médiatique qui coïncide avec le mouvement “WeThe15” lancé par le comité international paralympique.

Le 19 août dernier 125 monuments dans le monde se sont illuminés en violet (couleur du handicap), de l’Empire State Building à New York au Colisée à Rome en passant par l’Élysée à Paris.

Une volonté de créer le plus grand mouvement de défense des droit humains pour promouvoir l’accès aux droits pour celles et ceux qui représentent 15% de la population mondiale, soit 1 milliard 200 millions de personnes selon les Nations Unies.

Dans le même temps, la France vient d’être auditionnée par l’Organisation des Nations Unies sur sa politique handicap, le comité onusien réaffirmant avec force l’objectif de fonder l’approche du handicap sur les droits de l’Homme.

Audition à laquelle j’ai eu l’honneur de participer en tant que membre de la délégation française qui s’est tenue du 18 au 23 août.

Cette aspiration mondiale d’accès aux droits et de lutte contre la discrimination que subit ainsi la plus large minorité au monde selon l’Organisation Mondiale de la Santé pourrait ainsi devenir le nouveau combat des minorités après Black Lives Matter et #MeToo.

« Il ne doit pas être question de cliver une société déjà si fracturée. Ce doit être un combat universaliste qui rassemble, qui embarque de telle sorte qu’il permette des avancées pour la société dans son entièreté. »

En effet si la diversité en raison de l’origine, du sexe ou de l’orientation sexuelle a connu de réelles avancées et une grande visibilité sur la scène mondiale ces dernières années, la question du handicap n’a pas été traitée…

À cette différence qu’il ne doit pas être question de cliver une société déjà si fracturée, ce combat pour le plein accès aux droits ne doit pas être le combat d’une partie de la population contre une autre.

Il doit être un combat universaliste qui rassemble, qui fédère, qui embarque de telle sorte qu’il permette des avancées pour la société dans son entièreté.

Ce combat pour plus d’autonomie, pour l’émancipation, doit être universaliste, et doit permettre de réconcilier notre société.

Source HUFFINGTONPOST.

Jeux paralympiques : « tout est possible malgré le handicap », réagit la mère d’Alexandre Léauté…

Il remporte la première médaille d’or française des jeux paralympiques de Tokyo ce jeudi 26 août 2021.

A 20 ans, le Breton Alexandre Léauté, hémiplégique de naissance, devient champion paralympique de cyclisme sur piste.

A Saint-Caradec dans les Côtes d’Armor, sa famille se remémore son parcours.

Les parents, le frère et les sœurs d'Alexandre Léauté chez eux à Saint-Caradec dans les Côtes d'Armor

 

« 20 ans et déjà un grand champion ! ». Emmanuel Macron n’a pas tardé à réagir après la première médaille d’or française aux jeux paralympiques de Tokyo ce jeudi 26 août 2021. Une médaille décrochée par le cycliste breton Alexandre Léauté, originaire de Saint-Caradec dans les Côtes d’Armor.

Fierté et émotion

Ses parents Carine et Ralph ont ressorti pour l’occasion la photo du jour où Alexandre a décidé de se séparer des petites roulettes de son vélo. « Il avait 5 ans ». Que de chemin parcouru depuis l’AVC à la naissance et l’annonce du handicap.

On fait une IRM, on vous dit qu’il y a des séquelles au niveau du cerveau, c’est un peu la douche froide, se souvient Carine, la mère d’Alexandre Léauté.

Mais la vie continue. « On l’a beaucoup accompagné, on l’a emmené voir de nombreux médecins et spécialistes. Et puis un jour, il a voulu faire du vélo, on l’a accompagné dans ce sens aussi. Tout est possible malgré le handicap ».

Les souvenirs ressortent. « Cela nous ramène vingt ans en arrière », avoue Ralph. « On l’a élevé comme un enfant normal et un jour il a dit papa, maman, je veux partir, je veux faire du vélo. On lui a dit : vas-y ! ».

« On est super content pour lui. Il commence sa vie de jeune homme de la meilleure des façons, » sourit Ralph.

Son frère Marius et ses deux sœurs Camille et Ninon se sont bien sûr levés pour suivre la course en direct à la télé. « J’ai pleuré », reconnait Camille. « C’est une belle revanche sur son passé. Il pourrait être un exemple pour des gens qui sont handicapés et qui aimeraient se lancer dans le sport mais qui n’osent pas ».

Une grande fête est déjà prévue pour le retour du champion mi-septembre à Saint-Caradec.

Source FRANCE BLEU.

Les Paralympiques changeront-ils le regard sur le handicap au Japon ?…

Les Jeux paralympiques qui se tiendront du 25 août au 6 septembre permettront-ils aux mentalités d’évoluer dans l’archipel nippon ?

Les Jeux paralympiques de Tokyo

 

Même si les Jeux paralympiques de Tokyo, qui s’ouvrent mardi, se tiendront quasiment à huis clos à cause de la pandémie, beaucoup au Japon espèrent que l’événement sera un «tremplin» pour améliorer l’inclusion des personnes handicapées dans la société nippone. «C’est un événement précieux», dit à l’AFP Masaaki Suwa, un para-canoéiste japonais de 35 ans. Les paralympiens «accomplissent de grandes choses, mais ce ne sont pas des super-héros. Je veux que les gens sachent qu’ils sont des êtres humains, comme n’importe qui», ajoute ce para-athlète regrettant de n’avoir pas pu se qualifier pour les Jeux.

Depuis l’attribution des Jeux à Tokyo en 2013, le Japon s’est surtout efforcé d’améliorer l’accessibilité dans les transports publics notamment, mais celle-ci était déjà élevée auparavant dans ce domaine par rapport à de nombreux autres pays. À titre d’exemple, des ascenseurs sont désormais installés dans 96% des stations de métro et gares à Tokyo, contre 91% en 2013. Mais ces progrès quantitatifs masquent des barrières invisibles toujours élevées pour la pleine intégration des personnes en situation de handicap dans la société japonaise.

Un faible quota dans le monde du travail

«En termes de nombre d’installations accessibles, le Japon apparaît avancé» dans ce domaine, reconnaît Miki Matheson, une responsable de la délégation japonaise aux Paralympiques. Mais «je suis souvent traitée comme une personne handicapée lorsque je suis de retour au Japon», remarque cette ancienne para-athlète triple médaillée d’or en luge aux Jeux paralympiques de Nagano en 1998, qui vit aujourd’hui au Canada. «Là-bas, je vis sans remarquer du tout mon handicap», explique encore cette femme de 48 ans se déplaçant en fauteuil roulant.

Les personnes handicapées sont toujours largement exclues du monde du travail au Japon : un quota d’à peine 2,3% d’employés avec handicap est prévu pour les entreprises à partir d’une quarantaine de salariés. Et au lieu de montrer l’exemple pour le secteur privé, de nombreux ministères et agences de l’État avaient artificiellement gonflé leurs ratios de travailleurs handicapés, un scandale pour lequel le gouvernement s’était excusé en 2018.

Impact du huis clos ?

Motoaki Fujita, un professeur en sociologie du sport à l’université Nihon Fukushi près de Nagoya (centre du Japon), pense que la société nippone est devenue plus inclusive qu’avant mais que ce changement est «encore marginal». Environ 57% des personnes sondées par son équipe de recherche en 2020 estimaient que les gens avec un handicap étaient des êtres fragiles et éprouvaient des difficultés à vivre avec des personnes valides, contre 61% lors d’un sondage identique en 2014.

« Les Jeux paralympiques sont une très bonne opportunité de changer les mentalités. »

Shigeo Toda

«Les Jeux paralympiques sont une très bonne opportunité de changer les mentalités», déclare Shigeo Toda, un responsable d’un institut de recherche de Tokyo étudiant les modes de vie avec le handicap. «Mais on ne peut pas s’empêcher de penser que la dynamique pourrait s’affaisser si les gens ne peuvent pas y assister en personne», prévient ce chercheur.

Les Paralympiques se dérouleront pratiquement sans spectateurs du fait de l’actuelle vague record de Covid-19 au Japon. Organisateurs et autorités locales souhaitent toutefois que des écoliers y assistent, si leurs parents et établissements scolaires y sont favorables. Saki Takakuwa, une sprinteuse paralympique japonaise de 29 ans, a confié ses doutes au quotidien nippon Mainichi : «Comparé aux Jeux précédents, c’est difficile pour moi d’espérer que les gens vont ressentir quelque chose» en étant absents des sites de compétition.

Dans un récent entretien à l’AFP, le président du Comité international paralympique (CIP) Andrew Parsons a lui aussi reconnu que le huis clos représentait un «défi», tout en voulant croire que la portée des Jeux de Tokyo resterait «incroyable» malgré tout. «Nous croyons pouvoir toucher plus de quatre milliards» de téléspectateurs, «nous toucherons plus de nations et plus de gens que jamais», y compris au Japon, a-t-il assuré.

Source LE FIGARO.

Jeux paralympiques : « Dépasser le handicap pour parler de performance »…

Championne de France de tennis-fauteuil, Pauline Déroulède couvre la 16e édition des Jeux paralympiques comme consultante pour la chaîne L’Équipe.

Rencontre.

Pauline Deroulede, championne de tennis-fauteuil, coanimera une emission quotidienne pendant les Jeux paralympiques.

 

Tokyo bat de nouveau au rythme olympique. Jusqu’au 5 septembre, 4 400 athlètes issus de plus de 130 délégations s’affrontent, selon leur handicap, sur les terrains des 22 disciplines inscrites au programme paralympique – 23 si l’on considère la distinction officielle entre cyclisme sur piste et cyclisme sur route.

Forte de 138 athlètes handicapés physiques, sensoriels ou en situation de handicap intellectuel, engagés dans 19 disciplines, la délégation française pourra compter sur ses têtes d’affiche qui ont déjà marqué l’histoire à Rio en 2016 et à Londres en 2012, ainsi que sur des novices qui, pour leurs premiers Jeux, ont les capacités de s’illustrer à Tokyo. Alors que la cycliste Marie Patouillet a déjà décroché le bronze et le nageur Ugo Didier l’argent, les Bleus visent 35 récompenses contre 28 seulement en 2016. Championne de France de tennis-fauteuil et consultante pour la chaîne L’Équipe, Pauline Déroulède nous livre les enjeux de la compétition.

La rage de vaincre

Tout peut basculer si vite dans une vie, si vite que le passé s’efface comme dans un rêve. « Si les athlètes paralympiques existent, c’est aussi qu’ils ont eu un parcours de vie qui les a menés à choisir le sport pour se reconstruire », débute Pauline Déroulède. Et la championne de tennis-fauteuil en sait quelque chose. Le 27 octobre 2018, sur un trottoir du XVe arrondissement, à Paris, la jeune femme est à l’arrêt sur son scooter pendant que sa compagne achète un bouquet de fleurs. Survient alors le choc terrible. Une voiture folle la percute et la projette à plusieurs mètres. À 28 ans, Pauline Déroulède est amputée de la jambe gauche et sa vie bascule. Mais portée par un furieux élan de vie, une rage de vaincre et un terrible besoin d’en découdre avec ce destin qui lui faisait un sacré sale coup, Pauline Déroulède fait le deuil de sa vie d’avant et se projette vers l’avenir. Résilience, quand tu nous tiens…

Compétitrice amatrice de tennis avant son accident, Pauline Déroulède n’accepte pas tout de suite de retourner sur un court et de poursuivre son sport en fauteuil. Toutefois, le temps qui passe faisant son effet, la jeune femme émet l’envie de participer aux Jeux paralympiques de Paris 2024. C’est ainsi que débute sa préparation en tennis-fauteuil. Mais avant cela, le nouvel espoir de la raquette tricolore se lance un défi à relever : être consultante parasport pour l’émission Jeux paralympiques, la course aux médailles.

« Ces athlètes qui s’entraînent tous les jours, ils en oublient le handicap. » Pauline Déroulède

« C’est un programme quotidien, avec deux heures d’antenne par jour, qui sera animé par France Pierron. La volonté de la chaîne L’Équipe était de revenir sur le meilleur de la journée paralympique et de réaliser un focus sur les performances des athlètes tricolores. Ce sera le best of de la journée toutes disciplines confondues ». La première émission de ce programme inédit sera diffusée ce mercredi 25 août sur la chaîne L’Équipe. « Mon ambition est de raconter au grand public les histoires qui se cachent derrière ces athlètes. Mais il faut aussi être capable de se dégager de l’image du handicap et parler de la performance. Eux qui s’entraînent tous les jours, ils en oublient le handicap. Ils sont concentrés sur la performance à réaliser. »

Houdet et Peifer, « prêts à tout rafler »

Lancés en grande pompe le mardi 24 août 2021, les Jeux paralympiques de Tokyo devraient assurer de nombreuses médailles pour la délégation française qui espère en rapporter 35 du Japon – soit 7 de plus que lors de la précédente olympiade. Un objectif « réalisable » pour la consultante qui permettrait à l’équipe de France de retrouver sa place parmi les meilleures nations du parasport. « Une chose est certaine, on devrait avoir de bonnes surprises, comme de mauvaises. C’est le propre de cette compétition unique que sont les Jeux olympiques et paralympiques. On a tout à fait nos chances de médailles, quels que soient les sports, et je pense qu’il y en aura beaucoup. »

Et la jeune championne portera un regard tout particulier sur les performances de la légende Stéphane Houdet, porte-drapeau de l’équipe de France et champion de tennis-fauteuil, « modèle » de Pauline. « Stéphane, c’est celui qui m’a quasi convaincue de me lancer dans le tennis-fauteuil. Il a un palmarès impressionnant, il a l’expérience des Jeux. Ce ne sera pas une première pour lui. Il est conscient qu’en simple ça va être difficile parce que le niveau s’est élevé, et la concurrence est relevée. Mais en double avec Nicolas Peifer, ils ont clairement une chance de podium. Et pour avoir parlé avec eux, ils visent l’or. C’est une paire historique. Ils sont prêts à tout rafler ».

Le handicap, l’affaire de tous

Au-delà des médailles, l’enjeu essentiel pour l’avenir est de créer un engouement populaire pour porter toutes les disciplines, notamment en vue des Jeux de Paris 2024. « L’idée, c’est de montrer du parasport, de le rendre plus accessible au grand public et d’éduquer les gens au handicap, parce qu’il y a encore beaucoup de tabous et de nombreuses personnes qui ne savent pas comment réagir face au handicap. Le sport est sans doute le meilleur moyen de mettre en avant le handicap et de prouver que l’on peut faire de la performance à haut niveau. » Car, pour la jeune femme, notre regard sur le handicap doit évoluer : « Cela a un lien avec la culture du handicap dans notre société. C’est le reflet de notre société qui déteint sur le traitement du parasport par les médias et le public. Pourtant, le handicap est une affaire de tous. Je pense que les médias ont une volonté commune de mettre en avant du sport, que ce soit chez les valides ou les personnes en situation de handicap. »

« Il me reste trois ans pour me qualifier pour Paris. C’est à ma portée. » Pauline Déroulède

Néanmoins, Pauline Déroulède perçoit d’ores et déjà un avenir meilleur pour le parasport : « La chance unique que l’on a, c’est que l’on va avoir les Jeux chez nous. Je constate déjà à mon petit niveau que peu importe le sport que l’on fait ou la situation de chacun, représenter les couleurs de l’équipe de France fédère et met tout le monde d’accord. Car peu importe la discipline pratiquée, il y a une même attitude, une même détermination, un même état d’esprit chez ces athlètes. »

Sacrée championne de France de tennis-fauteuil pour la première fois en juin dernier, Pauline Deroulède a désormais le regard tourné vers les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 : « Mon titre national à Grenoble était une première étape. C’était important d’avoir ce titre, d’être championne de mon pays avant de prétendre au niveau international. Mais c’est une première étape qui est validée, deux ans seulement après avoir commencé le tennis-fauteuil. On continue, il me reste trois ans pour me qualifier. C’est à ma portée, il faut continuer de s’entraîner et surtout de faire de la compétition », conclut Pauline Déroulède.

Source LE POINT.

 

 

 

À Perpignan, une école de pilotage donne des ailes aux personnes en situation de handicap…

C’est une première dans notre département : l’aéro-club Perpignan Hélico Avion innove en proposant aux personnes en situation de handicap de prendre les commandes d’un ULM, un avion ultra léger spécialement adapté pour leur permettre de piloter ! 

Jean-Claude, paraplégique et Pierre son instructeur s'apprêtent à décoller

Jean-Claude, paraplégique et Pierre son instructeur s’apprêtent à décoller 

 

C’est une initiative qui ouvre de nouveaux horizons à de nombreuses personnes handicapées du département. « Perpignan Hélico » (PH), une école de pilotage basée à l’aéroport de Perpignan, lance une formation de vol accessible aux personnes en situation de handicap grâce à un ULM spécialement adapté. L’initiative est soutenue notamment par le Comité Départemental HandiSport.

Piloter uniquement manuellement, c’est possible

Cet avion ultra-léger, équipé pour être piloté sans l’aide des pieds, permet ainsi aux paraplégiques de découvrir des sensations jusque-là inaccessibles, voire de poursuivre toute la formation en vue d’obtenir une licence de pilote ULM.

Pascal Colonna est le président de l’association Perpignan Helico : « Nous avons été très tôt sensibilisés par le monde des handicapés et par leurs besoins et leurs demandes. Du coup, on s’est orienté sur la mise en place d’un « malonier » sur l’appareil. C’est un équipement assez simple d’installation, et qui permet d’éviter aux apprentis d’utiliser leurs jambes dans le cadre d’une phase de pilotage. Quand on n’a plus l’usage et la capacité de ses pieds, on trouve un autre moyen détourné. C’est ce qui fait d’ailleurs que la plupart des handicapés en partie basse arrivent également à conduire une voiture. Ils ont aussi une forme de malonier orienté voiture. Nous, on l’a simplement adapté à la partie aéronautique.  » 

Jean Louis Tarius est le président du comité handisport des Pyrénées-Orientales. Il a activement collaboré avec l’association Perpignan Helico pour ouvrir cette formation de pilotage adaptée aux personnes handicapées.

« Nous essayons de diversifier les activités accessibles aux personnes en situation de handicap. C’est vrai qu’elles sont limitées en fonction de leur pathologie. Mais les handicapés peuvent faire du sport, ils peuvent aller loin dans le sport. C’est à la fois un facteur pour pouvoir acquérir un peu plus d’autonomie mais aussi être bien dans sa vie malgré le handicap. Le handicap, on ne l’accepte jamais, mais il faut apprendre à vivre avec ! « 

Si vous êtes intéressé(e) par ces leçons de pilotage adaptées aux handicapés, appelez le 06 16 37 14 98 ou bien un courriel à l’adresse perpignan.helico@gmail.com

Source FRANCE BLEU.

Un premier rôle dans un téléfilm pour le nageur paralympique Théo Curin…

Le nageur paralympique Théo Curin, originaire de Lunéville (Meurthe-et-Moselle), vient de décrocher un premier rôle dans un téléfilm pour TF1.

« Une grande fierté », confie-t-il.

Théo Curin, à la piscine Aqualun à Lunéville, en septembre 2020

 

Une nouvelle corde à son arc : mannequin pour une marque de cosmétique, chroniqueur dans le Magazine de la Santé sur France 5, quelques apparitions aussi dans la mini-série « Vestiaires » sur France 2 et bientôt acteur dans un téléfilm pour TF1 ! Le nageur lunévillois Théo Curin vient de décrocher un premier rôle et il partage sa joie sur son compte Twitter.

Le jeune homme de 21 ans, amputé des quatre membres après une méningite foudroyante à l’âge de 6 ans, va incarner Sam, un lycéen en fauteuil roulant qui prépare le bac. « Ça va être une belle histoire entre une maman et son fils, une belle histoire aussi entre jeunes, ça va être rempli d’amour », indique Théo Curin.

« On va parler de tout un tas de choses, évidemment du handicap mais on va surtout casser les codes. On va rire, on va pleurer, on va faire des bêtises. Ça va être un très beau film ! »

Jouer devant une caméra, c’était aussi un objectif pour lui. « C’est pour cela que j’ai déménagé à Paris, pour pouvoir passer des castings. J’ai dû en passer 6 ou 7 avant de décrocher ce premier rôle. C’est une grande fierté et j’ai hâte de vivre tout cela ! » 

Le téléfilm, réalisé par Stéphanie Pillonca, sera tourné dans la région lyonnaise à partir de la mi-août. La date de diffusion n’est pas encore connue.

Source FRANCE BLEU.

 

Jeux paralympiques : 12 portraits d’athlètes dans « Incassable »…

Le 20 ​Heures diffuse un extrait d’une série de portraits à voir sur franceinfo, à partir de lundi 12 juillet.

« Incassable » propose de découvrir, en amont des Jeux paralympiques de Tokyo (Japon), le destin de sportifs exceptionnels.

Nélia Barbosa se livre sans fard

Nélia Barbosa

 

Le 24 août à Tokyo (Japon), 150 athlètes paralympiques français vont défiler derrière les porte-drapeaux, Stéphane Houdet et Sandrine Martinet. « C’est vraiment l’objectif de ma fin de carrière, d’aller gagner cette médaille au Japon, dans le pays où le judo est né », explique la multi-médaillée d​e judo. Ils s’aligneront dans 19 disciplines, aux côtés de celle qu’ils citent tous comme l’exemple à suivre : Marie-Amélie Le Fur, qui a huit médailles paralympiques au compteur.

Nélia Barbosa se livre sans fard

Face à Djamel Mazi, la jeune parakayakiste Nélia Barbosa se livre sans fard. Elle a choisi, il y a tout juste deux ans, de se faire amputer. « J’avais un neurofibrome, donc c’est une tumeur bénigne, qui se développait depuis que j’étais toute petite, donc arrivée à l’âge de 19 ans, je pouvais plus me chausser (…) je pouvais à peine marcher », raconte l’athlète.

Sur franceinfo, à partir de lundi 12 juillet, la série « Incassable » diffuse les portraits de 12 athlètes paralympiques.

Source FRANCE INFO.

 

Un nouveau club d’athlétisme au Mans pour soutenir les enfants amputés…

Un nouveau club d’athlétisme va être lancé à la rentrée prochaine au Mans par l’ancien champion de France Mohamed Serbouti.

Ce club sera en partenariat avec l’association « Lames de joie », qui équipe des enfants amputés en lames de carbone pour qu’ils puissent marcher et courir.

De gauche à droite : Vincianne Cussot, Damien Veillon, Inaya et Mohamed Serbouti

 

A la rentrée prochaine, il y aura un nouveau club d’athlétisme à l’île aux sports au Mans. Une initiative de l’ancien champion de France Mohamed Serbouti, en partenariat avec l’association « Lames de joie » qui équipe des enfants amputés en lames de carbone pour leur permettre de marcher et courir.

Ce club s’appellera « Inaya Athlétisme« , du nom de la première enfant équipée par l’association. « Quand on m’a proposé, j’ai dit oui directement. Je suis impressionnée de savoir que le club aura mon nom, je suis heureuse, ça me fait bizarre aussi« , raconte la fillette de 12 ans, présente pour la présentation du projet.

« Aujourd’hui, le sport peut s’associer à des valeurs associatives, solidaires, pour donner conscience aux gens que les valeurs c’est plus important que n’importe quoi« , explique Mohamed Serbouti, qui sera entraîneur au club. « Tu peux être champion, mais derrière, si tu n’as pas de valeurs, tu mourras et tu n’emporteras rien avec toi. »

25.000 euros de lames de carbone

Une lame de carbone coûte 2.500 euros, l’Inaya Athlétisme se donne comme objectif d’en financer 10 dans l’année. La licence coûtera 130 euros à l’année, à chaque fois 20 euros seront reversés à l’association.

« Sept à huit lames seront financées par nos partenaires privés, nous allons aussi mener des actions au travers de la promotion de l’association et des collectes de dons », précise le président du club, Damien Veillon.

Le logo de l’association sera également affiché sur les maillots, ce qui a son importance : « c’est un soutien qui nous permet de nous faire connaître, pour qu’aucun enfant qui en aurait le besoin ignore que nous sommes à leur disposition« , ajoute le secrétaire de « Lames de joie. »

Objectifs sportifs

Sportivement, l’Inaya Athlétisme se veut également ambitieux : remporter 50 courses la première année et d’ici deux à trois ans atteindre le podium des championnats de France d’Ekiden, un marathon en relais. Pour cela, le club pourra s’appuyer sur un autre grand nom : Vincianne Cussot, triple championne de France de cross par équipe.

Une journée portes ouvertes sera organisée à l’île aux sports le 3 juillet entre 9h et 13h. L’occasion également de découvrir son école de formation pour les enfants, la « M Serbouti Academy », en partenariat avec la chaîne de restauration rapide Mc Donald’s.

Source FRANCE BLEU.