Un premier rôle dans un téléfilm pour le nageur paralympique Théo Curin…

Le nageur paralympique Théo Curin, originaire de Lunéville (Meurthe-et-Moselle), vient de décrocher un premier rôle dans un téléfilm pour TF1.

« Une grande fierté », confie-t-il.

Théo Curin, à la piscine Aqualun à Lunéville, en septembre 2020

 

Une nouvelle corde à son arc : mannequin pour une marque de cosmétique, chroniqueur dans le Magazine de la Santé sur France 5, quelques apparitions aussi dans la mini-série « Vestiaires » sur France 2 et bientôt acteur dans un téléfilm pour TF1 ! Le nageur lunévillois Théo Curin vient de décrocher un premier rôle et il partage sa joie sur son compte Twitter.

Le jeune homme de 21 ans, amputé des quatre membres après une méningite foudroyante à l’âge de 6 ans, va incarner Sam, un lycéen en fauteuil roulant qui prépare le bac. « Ça va être une belle histoire entre une maman et son fils, une belle histoire aussi entre jeunes, ça va être rempli d’amour », indique Théo Curin.

« On va parler de tout un tas de choses, évidemment du handicap mais on va surtout casser les codes. On va rire, on va pleurer, on va faire des bêtises. Ça va être un très beau film ! »

Jouer devant une caméra, c’était aussi un objectif pour lui. « C’est pour cela que j’ai déménagé à Paris, pour pouvoir passer des castings. J’ai dû en passer 6 ou 7 avant de décrocher ce premier rôle. C’est une grande fierté et j’ai hâte de vivre tout cela ! » 

Le téléfilm, réalisé par Stéphanie Pillonca, sera tourné dans la région lyonnaise à partir de la mi-août. La date de diffusion n’est pas encore connue.

Source FRANCE BLEU.

 

Jeux paralympiques : 12 portraits d’athlètes dans « Incassable »…

Le 20 ​Heures diffuse un extrait d’une série de portraits à voir sur franceinfo, à partir de lundi 12 juillet.

« Incassable » propose de découvrir, en amont des Jeux paralympiques de Tokyo (Japon), le destin de sportifs exceptionnels.

Nélia Barbosa se livre sans fard

Nélia Barbosa

 

Le 24 août à Tokyo (Japon), 150 athlètes paralympiques français vont défiler derrière les porte-drapeaux, Stéphane Houdet et Sandrine Martinet. « C’est vraiment l’objectif de ma fin de carrière, d’aller gagner cette médaille au Japon, dans le pays où le judo est né », explique la multi-médaillée d​e judo. Ils s’aligneront dans 19 disciplines, aux côtés de celle qu’ils citent tous comme l’exemple à suivre : Marie-Amélie Le Fur, qui a huit médailles paralympiques au compteur.

Nélia Barbosa se livre sans fard

Face à Djamel Mazi, la jeune parakayakiste Nélia Barbosa se livre sans fard. Elle a choisi, il y a tout juste deux ans, de se faire amputer. « J’avais un neurofibrome, donc c’est une tumeur bénigne, qui se développait depuis que j’étais toute petite, donc arrivée à l’âge de 19 ans, je pouvais plus me chausser (…) je pouvais à peine marcher », raconte l’athlète.

Sur franceinfo, à partir de lundi 12 juillet, la série « Incassable » diffuse les portraits de 12 athlètes paralympiques.

Source FRANCE INFO.

 

Un nouveau club d’athlétisme au Mans pour soutenir les enfants amputés…

Un nouveau club d’athlétisme va être lancé à la rentrée prochaine au Mans par l’ancien champion de France Mohamed Serbouti.

Ce club sera en partenariat avec l’association « Lames de joie », qui équipe des enfants amputés en lames de carbone pour qu’ils puissent marcher et courir.

De gauche à droite : Vincianne Cussot, Damien Veillon, Inaya et Mohamed Serbouti

 

A la rentrée prochaine, il y aura un nouveau club d’athlétisme à l’île aux sports au Mans. Une initiative de l’ancien champion de France Mohamed Serbouti, en partenariat avec l’association « Lames de joie » qui équipe des enfants amputés en lames de carbone pour leur permettre de marcher et courir.

Ce club s’appellera « Inaya Athlétisme« , du nom de la première enfant équipée par l’association. « Quand on m’a proposé, j’ai dit oui directement. Je suis impressionnée de savoir que le club aura mon nom, je suis heureuse, ça me fait bizarre aussi« , raconte la fillette de 12 ans, présente pour la présentation du projet.

« Aujourd’hui, le sport peut s’associer à des valeurs associatives, solidaires, pour donner conscience aux gens que les valeurs c’est plus important que n’importe quoi« , explique Mohamed Serbouti, qui sera entraîneur au club. « Tu peux être champion, mais derrière, si tu n’as pas de valeurs, tu mourras et tu n’emporteras rien avec toi. »

25.000 euros de lames de carbone

Une lame de carbone coûte 2.500 euros, l’Inaya Athlétisme se donne comme objectif d’en financer 10 dans l’année. La licence coûtera 130 euros à l’année, à chaque fois 20 euros seront reversés à l’association.

« Sept à huit lames seront financées par nos partenaires privés, nous allons aussi mener des actions au travers de la promotion de l’association et des collectes de dons », précise le président du club, Damien Veillon.

Le logo de l’association sera également affiché sur les maillots, ce qui a son importance : « c’est un soutien qui nous permet de nous faire connaître, pour qu’aucun enfant qui en aurait le besoin ignore que nous sommes à leur disposition« , ajoute le secrétaire de « Lames de joie. »

Objectifs sportifs

Sportivement, l’Inaya Athlétisme se veut également ambitieux : remporter 50 courses la première année et d’ici deux à trois ans atteindre le podium des championnats de France d’Ekiden, un marathon en relais. Pour cela, le club pourra s’appuyer sur un autre grand nom : Vincianne Cussot, triple championne de France de cross par équipe.

Une journée portes ouvertes sera organisée à l’île aux sports le 3 juillet entre 9h et 13h. L’occasion également de découvrir son école de formation pour les enfants, la « M Serbouti Academy », en partenariat avec la chaîne de restauration rapide Mc Donald’s.

Source FRANCE BLEU.

Le développement du Paratennis passe par l’échange entre valides et personnes en situation de handicap…

La Fédération française de tennis souhaité développer son activité Paratennis qui ressemble le tennis fauteuil et le tennis pour sourds et malentendants.

Pour cela, elle demande à ses structures régionales de favoriser des échanges entre valides et personnes en situation de handicap.

Christophe le Pallemec effectue un gros travail de sensibilisation

 

Le développement du Paratennis est aussi une mission que souhaite honorer la Fédération française de tennis (FFT). Pour y parvenir, elle fait appel à ses structures régionales pour aller à la rencontre du grand public et ainsi organiser des échanges entre les personnes valides et celles en situation de handicap : «Cela permet aux valides de mieux comprendre et changer leur vision du handicap. C’est ce qui m’intéresse aussi au-delà du sport », Christophe Le Pallemec, du Comité de Meurthe-et-Moselle de tennis.

« Sensibiliser les plus jeunes »

La pédagogie est l’outil principal pour favoriser ces échanges dans les écoles ou encore dans les centres de rééducation ou il faut aller convaincre : «Il est important de sensibiliser déjà les plus jeunes, c’est pour cela que nous irons dans les écoles. Nous irons également  dans les centres de rééducation pour faire des démonstrations et montrer qu’il est possible de jouer au tennis malgré un handicap », Christophe Le Pallemec.

Les clubs doivent entrer dans la danse

Autre axe de travail, amener les clubs à s’ouvrir aux futurs pratiquants du Paratennis : «Beaucoup de clubs ont peur du handicap et pensent qu’ils sont incapables d’accueillir, c’est pour cela que nous essayons de sensibiliser les dirigeants et les enseignants en leur disant que cela est possible», Christophe Le Pallemec.

Source LE PARISIEN.

Perpignan : une école ouvre le pilotage aux personnes en situation de handicap…

L’aéroclub Perpignan Hélico Avion permet de se libérer de son handicap en prenant les commandes d’un ULM.

Avec le soutien de la FFPLUM et du Comité Départemental HandiSport.

Perpignan : une école ouvre le pilotage aux personnes en situation de handicap

 

PH, école de pilotage situé à l’aéroport de Perpignan vient d’inaugurer ce week-end, un ULM adapté à un public à mobilité réduite. Il sera ainsi possible de proposer dans le département des Pyrénées-Orientales, des formations au pilotage aux personnes en situation de handicap. Elles pourront découvrir des sensations jusque-là inaccessibles et pourquoi pas à terme décrocher une licence de pilote ULM.

Jean-Claude en a fait l’inédite expérience

Après la visite des locaux et un briefing préalable, il a pu se glisser à bord de l’appareil en place gauche : la place du pilote ! Encore quelques explications sur le fonctionnement des commandes, puis c’est en présence de l’instructeur, qu’il s’est envolé dans le ciel Perpignanais. Une expérience inédite et riche en émotions.

Laissez votre handicap au sol afin de vivre des moments de liberté sans égal. Renseignements : perpignan.helico@gmail.com et 06 16 37 14 98.

Perpignan : une école ouvre le pilotage aux personnes en situation de handicap

Source LA SEMAINE DU ROUSSILLON.

Quand la mode s’adapte au handicap…

Jean scratché sur le côté ou robe cache-cœur à boutons-pressions cachés, fermetures aimantées ou coutures latérales…

L’Américain Tommy Hilfiger crée une ligne de vêtements pour personnes en situation de handicap, adultes comme enfants.

Fermetures auto-agrippantes sur un jean ou à l’arrière d’une chemise, taille ajustable ou pantalons à ouverture aimantée sur le côté sont des spécificités de la ligne Tommy Adaptive de Tommy Hilfiger.

 

Tout a commencé par une question, posée au beau milieu du repas, par Oliver, 8 ans. Pourrait-il lui aussi, comme ses copains, « avoir un jean normal » ? demande-t-il un jour à sa mère, Mindy Scheier. Afin de créer un modèle qui convienne à son fils, atteint d’une dystrophie musculaire qui limite sa mobilité et l’empêche de manipuler aisément boutons et zips, cette Américaine passe des heures à placer des bandes auto-agrippantes sous les coutures. Mais le résultat n’est jamais pleinement satisfaisant et, lors de sa pause déjeuner, Mindy Scheier doit parfois faire un saut à l’école pour aider Oliver à ouvrir son pantalon aux toilettes.

En 2015, un an après avoir lancé Runway of Dreams, fondation qui lutte contre l’invisibilisation des personnes handicapées dans la mode, c’est elle qui sollicite Tommy Hilfiger. Et va ainsi être à l’origine de Tommy Adaptive, initiative qui rend accessibles aux clients en situation de handicap les vêtements de la marque – une option disponible en France depuis avril.

Tommy Hilfiger est bien placé pour savoir combien « simplement vêtir ses enfants le matin peut être une bataille ». S’il a autrefois usé de périphrases, le designer américain dit aujourd’hui tout haut qu’il est le père d’enfants autistes. « Beaucoup d’enfants autistes sont hypersensibles, témoigne-t-il. Ils ont une sensation aiguë des tissus qui touchent leur peau : certaines matières leur paraissent irritantes, contraignantes, douloureuses. »

C’est pour eux, pour Oliver mais aussi pour les jeunes en fauteuil roulant ou portant une prothèse, qu’à l’été 2016, Tommy Hilfiger propose aux Etats-Unis quelques pièces pour enfants, coupées plus larges pour permettre d’y glisser sans difficulté un membre, dotées de fermetures aimantées, de bandes auto-agrippantes, de coutures latérales ou arrières, bienvenues lorsque enfiler un t-shirt par le buste relève de l’impossible. « Constater la réception incroyablement positive de cette gamme a été une étape forte en émotions », avoue Tommy Hilfiger, l’unique créateur mondialement connu à décliner à ce jour son travail pour un public handicapé.

Aux couleurs de la griffe

Dès l’automne 2017, il étend son projet aux adultes et collabore avec le cabinet de conseil Boston Consulting Group. Manière à la fois de comprendre les attentes des personnes en situation de handicap (aujourd’hui un milliard dans le monde, dont 12 millions en France) et de cerner le paysage de la mode dite adaptative qui est aussi un business mondial (selon le bureau d’études CMI, ce marché pourrait dépasser les 323 milliards d’euros d’ici à 2026).

« Puis on a travaillé directement avec des communautés associatives ou d’éducateurs. On a découvert que les gens attendaient la même qualité, le même style, mais avec de discrètes modifications pour être plus faciles à enfiler. » Soit des jeans scratchés sur le côté, des robes cache-cœur à boutons-pressions cachés, des joggings dans lesquels sont dissimulés des passants intérieurs. Le tout, aux couleurs de la griffe (gris, bleu, rouge, blanc), flanqué de son logo et de ses armoiries.

Depuis, Tommy Hilfiger a rodé l’organisation. « Pas d’équipe dédiée, explique-t-il. Puisqu’il s’agit d’adapter les pièces, les designers sont les mêmes. Chaque saison, ils échangent avec des membres de groupes-tests. Nos usines ont aussi dû s’adapter. Les boutons aimantés des chemises, par exemple, venaient d’abord se coller aux aiguilles des machines à coudre. Il a fallu recouvrir les aimants de carton et les machines de plaques antiadhésives. »

Avec le temps, « avec aussi des essais et des erreurs », ses équipes se sont perfectionnées. Aujourd’hui, elles repèrent d’instinct les endroits où coudre un aimant est contre-indiqué car il risque de faciliter la déchirure d’un tissu, ou ceux où l’on peut fixer une bandes auto-agrippante sans craindre qu’il accroche une mèche de cheveux. « On apprend pas à pas. » Ces derniers mois, d’autres innovations ont été ajoutées, telles que les coutures plates et étiquettes pressées à chaud pour éviter les frottements ; des coupes personnalisées pour les personnes assises en fauteuil, les porteurs de cathéters ou de sondes alimentaires.

Si, pour incarner la ligne Tommy Adaptive, Tommy Hilfiger a fait poser des athlètes handisports, de l’Allemande Kristina Vogel, paraplégique médaillée en cyclisme sur piste, à l’Australien Rheed McCracken, paralysé et champion des 100 m, 200 m et 800 m en fauteuil, l’image promotionnelle la plus éclatante remonte toutefois à la première campagne de 2016. On y reconnaît, t-shirt blanc, chemise bleue et cheveux bruns au gel, le jeune Oliver. Tout sourire.

Source LE MONDE.

Nantes : Charles Noakes, sportif de petite taille, s’est lancé un grand défi en parabadminton…

HANDICAP Charles Noakes, troisième joueur mondial en parabadminton (catégorie petite taille), qui s’envolera pour un Open en Espagne le week-end prochain, veut participer aux Jeux paralympiques de Paris 2024.

Nantes : Charles Noakes, sportif de petite taille, s’est lancé un grand défi en parabadminton

 

  • Ce Sautronnais (originaire de Sautron à côté de Nantes), âgé de 23 ans, qui est atteint de nanisme, a pour objectif de participer aux Jeux paralympiques de Paris 2024.
  • Celui qui est actuellement au Pôle Espoirs a pourtant commencé le badminton il y a seulement quatre ans.

Son handicap, il l’a « accepté » et en a fait « une force » aujourd’hui grâce au sport. Charles Noakes s’est lancé le défi de participer aux Jeux paralympiques de Paris en 2024 en parabadminton. Ce Sautronnais (originaire de Sautron à côté de Nantes), âgé de 23 ans, est atteint de nanisme, mais du haut de son 1,45 m, il voit grand. Sa moisson de titres des derniers mois a exacerbé son ambition olympique. Double champion de France en parabadminton depuis janvier 2020 (en simple et en double) et médaillé de bronze lors d’un Open à Dubaï il y a quelques semaines, Charles sent qu’il est en train « de franchir une étape » dans son projet. Comme il a commencé trop tard les qualifications, il ne pourra pas néanmoins prétendre aux Jeux paralympiques de Tokyo, où le parabadminton fera sa première apparition.

Né à Londres d’un père anglais et d’une mère française (originaire de La Chapelle-sur-Erdre), Charles, qui s’alignera sur l’Open de Carthagène en Espagne à partir de la semaine prochaine, a commencé le badminton il y a seulement quatre ans. Après avoir touché au football, au tennis et à la natation, il opte pour cette discipline. « J’avais un bon niveau au collègue et au lycée. »

Charles Noakes pendant une compétition.

Il s’inscrit au club de Saint-Herblain en septembre 2017. Alors qu’il s’entraîne avec des valides, son entraîneur lui propose très vite de s’étalonner avec des gens en fauteuil. Il n’en prend absolument pas ombrage. Bien au contraire. « C’était un peu bizarre au départ, avoue celui qui depuis tout jeune ne pratiquait du sport qu’avec des valides. Mais, en réfléchissant, je me suis dit que j’avais une carte à jouer, une chance à saisir. Aujourd’hui, je ne regrette pas mon choix. » Avec ces nouveaux sparring-partners, Charles progresse beaucoup « techniquement » et « travaille la précision et la patience ».

« J’ai fait de mon handicap, une richesse. »

Après avoir obtenu une Licence en management du sport à Nantes, Charles intègre le Pôle Espoirs en juillet 2019 (en attendant l’ouverture prévue en septembre du futur Creps à La Chapelle-sur-Erdre). Vingt-cinq à trente heures de badminton par semaine, deux séances minimum par jour, musculation, préparation physique et mentale… Charles Noakes consacre quasiment toute sa vie à la raquette et au volant, et se prépare comme un athlète de haut niveau. En parallèle, dans le cadre du service civique, il s’occupe du secteur communication à la Ligue de badminton. Au Pôle, il se perfectionne avec des jeunes de 13 à 17 ans (valides) qui font partie des tout meilleurs français. « Je me prenais des claques au début, mais j’ai beaucoup travaillé, je n’ai rien lâché, souffle le Sautronnais. Et ce qui est marrant, c’est que ce sont eux qui me donnent des conseils alors qu’ils sont beaucoup plus jeunes que moi. »

Le Japon, l’Amérique du Sud, le Danemark… Charles ferraille avec d’autres personnes de petite taille aux quatre coins du globe. « Beaucoup de gens aimeraient être à ma place je pense, estime celui qui est actuellement troisième mondiale en simple et 18e en double. Je voyage énormément. Je postule aujourd’hui pour participer aux Jeux paralympiques de Paris en 2024. J’ai fait de mon handicap, une richesse. Je veux prouver que malgré ma petite taille, je peux faire des grandes choses. »

Source 20 MINUTES.

Haut-Rhin : un Alsacien amputé du bras gauche en équipe de France de football handisport…

L’année dernière, Frédéric Fuentes, habitant du Bonhomme (Haut-Rhin), intégrait l’EFFA, l’équipe de France de football des amputés.

Il est le seul représentant du Grand Est, région dans laquelle il voudrait créer son propre club et va participer à la Champions League de football amputés 2021.

Frédéric Fuentes, gardien de l'équipe de France de football des amputés.

 

« Tous sur un pied d’égalité ». Voilà le slogan de l’EFFA, l’équipe de France de football des amputés. Une équipe créée en 2007, composée de sportifs amputés des membres inférieurs et supérieurs, à la suite d’accidents ou de maladies. Parmi la quarantaine de sélectionnés, Frédéric Fuentes.

« Je suis le seul à représenter le Grand Est, c’est une fierté », avance d’emblée cet habitant du Bonhomme, adepte des défis et du dépassement de soi, depuis que sa vie a basculé le 21 septembre 2014.

Une prothèse bionique

Chef d’équipe dans une entreprise de recyclage de matières plastiques à Sainte-Marie-aux-Mines, le père de famille de 32 ans, perd son bras gauche en tentant de débloquer un silo. Un accident du travail, à la suite duquel Frédéric Fuentes sera équipé d’une prothèse bionique, qu’il devra en partie financer à ses frais et pour laquelle il avait lancé une souscription en ligne.

« Aujourd’hui je vais bien, mais les douleurs sont toujours là », confie-t-il. Vivre avec le handicap, une épreuve du quotidien qu’il préfère aborder autant que possible avec optimisme. « Le handicap tout le monde pense que c’est un frein, alors qu’il faut le voir comme un appui ».

Dans cette optique, loin de se laisser abattre, en novembre 2018, l’Alsacien donne de sa personne pour faire avancer la recherche. Il devient l’un des premiers amputés français à participer à un programme inédit lancé par le CNRS. La prothèse se commande en mobilisant un membre fantôme, grâce à des électrodes positionnées sur le muscle et reliées à un système d’intelligence artificielle. Bien loin du système traditionnel parfois compliqué à appréhender pour les personnes détentrices.

Plus récemment, fin 2020, le voilà investi pour promouvoir le football pour personnes amputeés. Une discipline officiellement lancée en 1980 à Seattle, par un Américain, Sir Don Bennett, lui-même handicapé et qui s’est depuis, largement développée avec des équipes de mieux en mieux entraînées et de plus en plus performantes au niveau mondial. En France, elle reste pourtant reléguée au niveau amateur.

« La fédération française de football et la fédération handisport ne jouent pas en notre faveur. Ils ne nous aident pas à recruter des joueurs alors qu’il y a beaucoup de personnes amputées dans notre pays. Nous ne sommes pas mis en valeur. Médiatiquement, on parle également très peu de nous », argumente Jérôme Venzo, président et entraineur adjoint de l’équipe tricolore.

Malgré tout, quelques clubs fleurissent dans l’Hexagone. Région parisienne, Marseille, Annecy, Nantes. Partout, sauf dans le Grand Est. « Il y a pourtant du potentiel », assure Frédéric Fuentes qui rêve de faire émerger la première équipe locale. Pour le sport, pour lui aussi.

L'équipe de France de football des amputés

S’intégrer dans le sport est compliqué avec un handicap

A la différence de ses coéquipiers, le gardien n’a pas trouvé de structures amateurs ou professionnelles prêtes à l’accueillir pour qu’il puisse s’entraîner régulièrement. « Dans d’autres département, certains amputés sont dans des clubs de valides et jouent très bien. Je ne demande pas à être en première division. Juste pouvoir me préparer physiquement. Avec le handicap, trouver du travail c’est compliqué, mais s’intégrer dans le sport, ça l’est aussi ».

Une fois par mois, pendant quelques jours, c’est à Annecy qu’il retrouve les couleurs tricolores. L’EFFA, association en passe de se structurer en fédération, y effectue des stages de préparation pour aborder les compétitions à venir.  « On est soudés. C’est le collectif. On oublie le handicap. On passe par-dessus ça. On se forme pour atteindre le haut-niveau. Représenter la France, c’est super et affronter les meilleurs clubs de chaque pays, ce n’est pas rien », savoure Frédéric.

« Ça leur fait du bien de se retrouver. C’est un vrai soulagement de se restructurer dans le sport. Ils n’ont pas la même histoire, mais tous ont la même passion. C’est comme une seconde famille », renchérit le coach.

La Champions League de football amputés 2021

Dans 15 jours, direction la Turquie et Gaziantep pour la Champions League de football amputés. L’Alsacien y participera pour le compte du club de Jouy-le-Moutier (Val-d’Oise). Viendra ensuite, un autre gros morceau. La Coupe d’Europe, en Pologne.

« Alors que dans d’autres pays, les équipes comme la nôtre sont professionnelles, nous, on arrive en amateurs, mais on a des chances d’être classés », avance encore Frédéric Fuentes.

Les Français seront dans la poule de l’Angleterre et de la Grèce. Objectif : atteindre le quart de final et se qualifier pour la Coupe du monde, mais aussi « montrer que même sans avoir eu le maximum de soutien, on s’est formés et on est là ».

Source FR3.

En fauteuil roulant, il va parcourir 100 km en dix heures à la force de bras pour « sensibiliser au handisport »…

MARATHON MAN Aurélien Martin a déjà participé à plusieurs marathons dans le monde entier.

En fauteuil roulant, il va parcourir 100 km en dix heures à la force de bras pour « sensibiliser au handisport »

 

  • Aurélien Martin a été renversé par une voiture à l’âge de 7 ans. Depuis, il se déplace, travaille, voyage et fait du sport en fauteuil roulant.
  • Passionné depuis toujours par l’activité physique, il a fait son premier marathon (Nice – Cannes) en 2014 et a décidé de découvrir cette compétition emblématique dans les autres villes du monde.
  • À cause du Covid-19, il ne peut pas atteindre ses objectifs de l’année et à monter avec le comité départemental de handisport des Alpes-Maritimes, un défi pour récolter des fonds et sensibiliser à la discipline.

Sur le quai Rauba Capeu de Nice, Aurélien Martin, 39 ans, apparaît un peu transpirant. « Cette montée, c’est ce qui me fait le plus peur », lâche-t-il en arrivant au niveau de la sculpture #ILoveNice. Dans trois jours, il partira d’ici à 7h30 pour réaliser un défi de taille : parcourir 100 km en moins de dix heures à la force de ses bras. En fauteuil roulant depuis ses 7 ans, ce Niçois a toujours été un passionné de sport et s’est toujours démené pour en faire. Ski, vélo, natation et surtout course.

Depuis trois mois, il se prépare pour ce nouveau challenge. « Je vais faire deux allers-retours jusqu’au fort carré d’Antibes puis finir de la place Masséna jusqu’au Croc-de-Cagnes pour revenir à Rauba Capeu. L’objectif est de finir avec un temps de moins de deux chiffres. Je n’ai jamais fait ça mais c’est l’équivalent de deux marathons et un semi, donc ça, je sais faire ! », sourit-il.

Promouvoir le handisport

Cet amoureux des épreuves a eu cette idée parce qu’il voulait « quelque chose de plus gros » que les courses de 42 km. « J’ai fait mon premier Nice-Cannes en 2014. J’ai tout de suite adoré la sensation et l’ambiance. C’est incroyable ces moments de partages. Je me suis mis en tête de découvrir cette compétition emblématique ailleurs et d’arriver à courir les six plus grands ». New York, Berlin mais aussi Paris ou Valence, les années se sont suivies et les étapes aussi… Jusqu’à la crise sanitaire. « Finalement, c’était maintenant le meilleur moment pour organiser ce genre d’épreuve. La préparation physique est si intense que je n’aurais pas risqué de me blesser et manquer une autre compétition », lance-t-il.

Mais au-delà de ses ambitions personnelles, la course de dimanche a aussi pour but de promouvoir le handisport et de récolter des fonds. « J’ai tellement galéré que je n’ai pas envie de voir les autres dans cette situation ». Pour ça, il a monté le projet avec le Comité départemental handisport des Alpes-Maritimes. Son président, Aurélien Lazzaro, détaille : « Chaque personne qui le souhaite peut l’accompagner, à pied ou à vélo, pendant quelques kilomètres et faire un don en fonction de ce qu’elle peut. Ça permettra de financer du matériel pour ceux qui n’ont pas les moyens d’avoir un fauteuil adapté à l’activité qu’ils aimeraient faire. Un fauteuil coûte environ 10.000 euros. En plus, Aurélien est notre modèle local. Sans être à haut niveau, il réalise des exploits. Et tout ça, après son boulot à la banque ! ».

L’athlète conclut : « On ne sera pas tous champions mais je veux prouver à tous, les personnes en situation de handicap et les autres, que c’est possible de faire des choses comme tout le monde : bosser, voyager, faire du sport. J’amène même les valides à se surpasser pour qu’ils me suivent, en temps comme en distance ! » Combien tiendront 100 km à 14 km/h ?

Source 20 MINUTES.

Le Département de l’Aube référent national « Sport et handicap »…

Lauréat de l’appel à manifestation d’intérêt « Sport et handicap », lancé par l’Assemblée des Départements de France et le Comité paralympique sportif français, le Conseil départemental de l’Aube va contribuer à l’élaboration d’un guide national de bonnes pratiques en faveur de l’inclusion des personnes en situation de handicap par le sport.

 Le Département de l’Aube référent national « Sport et handicap » 6 mai 2021 12 h 00 min 0 1 Lauréat de l’appel à manifestation d’intérêt « Sport et handicap », lancé par l’Assemblée des Départements de France et le Comité paralympique sportif français, le Conseil départemental de l’Aube va contribuer à l’élaboration d’un guide national de bonnes pratiques en faveur de l’inclusion des personnes en situation de handicap par le sport.  Le Département de l’Aube a candidaté en avril dernier à l’appel à manifestation d’intérêt « Sport et handicap » porté par l’Assemblée des départements de France et le Comité paralympique sportif français. Sur 25 candidatures, le dossier « sport et handicap » de l’Aube a été retenu. L’Aube accède ainsi au groupe de travail aux côtés du Doubs, de la Loire-Atlantique et du Pas-de-Calais, également lauréats. Ensemble, ils partageront leurs expériences en termes de structuration de la politique « sport et handicap » et travailleront conjointement à la formalisation d’un guide de bonnes pratiques – qui sera diffusé à tous les Départements – pour développer la coopération « sport et handicap » dans les territoires et intégrer plus de sport dans la vie et les parcours des personnes en situation de handicap.      « Le handicap est une notion importante pour un Département car il affecte la vie quotidienne des personnes concernées dans de nombreux domaines », confie Philippe Pichery, président du Conseil départemental de l’Aube. « C’est pourquoi le Département souhaite traiter le handicap de manière transversale dans ses politiques publiques. Les Jeux de Paris 2024 sont une opportunité exceptionnelle d’aborder le handicap par le sport et la santé. De nombreuses actions ont été entreprises par le Département dans ce sens, en s’appuyant sur la mobilisation et la coordination de tous les acteurs concernés par le sport et le handicap dans l’Aube. » Olivier Navarranne Crédit photos : Icon Sport et  ARTICLES SIMILAIRES Handisport : Le Meeting de Poitiers décisif en vue des Jeux Mai 05, 2021 0 0 Cécile Hernandez-Cervellon : « Pour avoir un arc-en-ciel, il faut avoir des orages » Mai 02, 2021 0 1 Handisport : 4e édition pour le Raid handi-valide des Deux-Sèvres Avr 30, 2021 0 0 PAS ENCORE DE COMMENTAIRE... PUBLIER UN COMMENTAIRE  Enregistrer mes données pour mes prochains commentaires.  Oui, ajoutez moi à votre liste de diffusion. RESTEZ CONNECTES  LE MAGAZINE DU MOIS

 

Le Département de l’Aube a candidaté en avril dernier à l’appel à manifestation d’intérêt « Sport et handicap » porté par l’Assemblée des départements de France et le Comité paralympique sportif français. Sur 25 candidatures, le dossier « sport et handicap » de l’Aube a été retenu. L’Aube accède ainsi au groupe de travail aux côtés du Doubs, de la Loire-Atlantique et du Pas-de-Calais, également lauréats. Ensemble, ils partageront leurs expériences en termes de structuration de la politique « sport et handicap » et travailleront conjointement à la formalisation d’un guide de bonnes pratiques – qui sera diffusé à tous les Départements – pour développer la coopération « sport et handicap » dans les territoires et intégrer plus de sport dans la vie et les parcours des personnes en situation de handicap.

« Le handicap est une notion importante pour un Département car il affecte la vie quotidienne des personnes concernées dans de nombreux domaines », confie Philippe Pichery, président du Conseil départemental de l’Aube. « C’est pourquoi le Département souhaite traiter le handicap de manière transversale dans ses politiques publiques. Les Jeux de Paris 2024 sont une opportunité exceptionnelle d’aborder le handicap par le sport et la santé. De nombreuses actions ont été entreprises par le Département dans ce sens, en s’appuyant sur la mobilisation et la coordination de tous les acteurs concernés par le sport et le handicap dans l’Aube. »

Source SPORTMAG.