Les gendarmes interpellent un cambrioleur présumé en fauteuil roulant…!

Deux hommes ont été interpellés après un cambriolage dans la nuit de samedi à dimanche dans le Finistère.

L’un d’eux, bien connu des services de gendarmerie, accomplissait son méfait en fauteuil roulant.

Les gendarmes interpellent un cambrioleur présumé en fauteuil roulant. Gendarmes (illustration)

Une intervention pas si banale pour les gendarmes du Finistère dans la nuit de samedi à dimanche. Sur les coups de 3 heures, les propriétaires d’une habitation de Lannilis appellent les gendarmes. Ils viennent de surprendre deux cambrioleurs chez eux.  L’un a réussi à prendre la fuite, mais les habitants ont réussi à immobiliser le deuxième.

Ivre et armé d’outils de cambriolage

Il faut dire l’homme en question éprouvait des difficultés à se déplacer, le cambrioleur présumé était en fauteuil roulant. À leur arrivée, les gendarmes de Plabennec et de Brest constatent qu’il est muni de plusieurs outils permettant des effractions, et qu’il est ivre. Il ‘agit d’un homme d’une trentaine d’années que les gendarmes connaissent d’ailleurs plutôt bien.

L’homme a subi une visite de contrôle à l’hôpital d’instruction des armées de Brest avant d’être placé en cellule de dégrisement à la brigade de Lannilis, avant d’être placé en garde-à-vue.

Les gendarmes ont ensuite réalisé une perquisition, et c’est là qu’ils ont interpellé le second cambrioleur présumé, un trentenaire, placé lui aussi en garde-à-vue.

Source FRANCE BLEU.

Ils ont fait l’actu. Thibault, paralysé, qui remarche grâce à un exosquelette : “une première porte vers un monde que je pensais inaccessible”…

Thibault, 31 ans, a remarché grâce à un exosquelette dirigé par la pensée.

Thibault, paralysé a remarché grâce à un exosquelete.

3 octobre 2019. Paralysé depuis une chute accidentelle, quatre ans plus tôt, Thibault remarche pour la première fois. Malgré son handicap, le Lyonnais de 31 ans parvient à se déplacer sur quelques mètres, harnaché dans un exosquelette. Grâce à des capteurs implantés dans son cerveau, et après deux ans d’entraînement,Thibault contrôle – par la pensée – les mouvements de cette armure motorisée. “Cela a été à la fois un bouleversement et une première porte vers un monde que je pensais inaccessible. Être comme le premier homme sur la Lune, réussir à faire un pas puis un autre alors que je n’avais pas marché depuis deux ans. Malgré mon fauteuil, malgré mon handicap”.

Les bras après les jambes

Après ces premiers pas porteurs d’espoir, Thibault a poursuivi l’expérience. Cette fois, le Lyonnais et les chercheurs ont tenté de développer le bras et la main motorisés de l’exosquelette. C’est la prochaine étape pour Thibault, qui reste impressionné par les prouesses que le robot lui a permis d’accomplir : “Cela a été un choc psychologique que je parvienne à reprendre le contrôle” dit le jeune homme, “mais on est sur des mouvements assez basiques, la marche c’est tout droit, je ne peux pas tourner. C’est le début et donc ça reste à travailler”. Thibault espère maintenant retrouver de l’autonomie avec ses bras et ses mains, “pourquoi pas attraper un verre, tenir des couverts, saisir des objets”. Après une interruption dûe à la crise sanitaire, les essais avec l’exosquelette vont reprendre en septembre. En parallèle, le centre de recherche biomédicale du CEA à Grenoble – qui a conçu la neuroprothèse de Thibault – poursuit ses essais cliniques sur d’autres patients.

Source FRANCE INFO.

Créatrice à Toulouse, elle obtient le feu vert des autorités pour produire le premier “masque à fenêtre” pour les sourds…

Au moment où le port du masque devient obligatoire, voilà qui va changer la vie des personnes sourdes et malentendantes.

La production du 1er masque transparent anti-buée et lavable en France et en Europe est lancée.

L’idée vient d’une créatrice de Toulouse.

Créatrice à Toulouse, elle obtient le feu vert des autorités pour produire le premier "masque à fenêtre" pour les sourds

Elle-même atteinte de surdité, Anissa Mekrabech avait présenté l’idée du masque inclusif il y a quelques semaines, et lancé une cagnotte pour mener à bien son projet. C’est un succès. La récolte de fond a atteint 18 563 € et les masques dits “inclusifs” pour les sourds et malentendants sont lancés à grande échelle, la production peut commencer.

Ce masque à fenêtre a passé les tests de la DGA (Direction Générale de l’Armement) avec succès. Ils ont été testés et approuvés comme étant conformes à la note interministérielle du 29 mars 2020. Il s’agit selon sa créatrice du premier masque lavable et anti buée en France et en Europe (et dans le monde) disponible.

“Le masque Inclusif est un masque de protection avec une partie transparente anti-buée qui facilite la lecture labiale et renforce les relations humaines/sociales en rendant visible les expressions du visage que le masque classique ne saurait apporter.”

Anissa Mekrabech Fondatrice du Masque Inclusif®

Les masques imaginés par Anissa, sont fabriqués (conformément à ses souhaits) par une entreprise adaptée et ses employés “ayant une particularité” : APF Entreprises basée dans le Nord de la France. Les tous premiers exemplaires ont été remis au centre de distribution d’Amazon Brétigny-sur-Orge dans l’Essonne.

Avec élastiques ou lanières, ces masques sont vendus en pré commande sur le site masqueinclusif.com au prix de 10,90. Ils sont lavables en machine.

Source GR3.

 

 

Difficile pour lui de vivre dans une cité sensible, à Toulouse un homme handicapé raconte son quotidien dans un livre …

“Sur le chemin de ma vie”. C’est le titre du livre écrit par Christophe Guilloteau, handicapé et habitant du quartier de la gloire à Toulouse.

Il écrit un livre sur son quotidien compliqué dans une cité difficile.

Christophe Guilloteau, en train de lire son propre ouvrage : "sur le chemin de ma vie".

Christophe Guilloteau est épileptique. Il est reconnu comme une personne en situation de handicap. Souvent seul, dans son appartement du quartier de la gloire à Toulouse, il passe son temps devant la télévision. Christophe est fan de Cyril Hanouna, de football et de politique. Des sujets qu’il aborde dans un livre qu’il vient de rédiger. “Sur le chemin de ma vie”, c’est le nom de son recueil. Des mots qu’il a dicté à Dominique Grégoire chaque mercredi soir dans les locaux de l’association du quartier.

“Il est hors de la société. Il ne travaille pas, il n’a pas de famille et donc Christophe se retrouve un peu à part dans ce monde-là. Et c’est ce qui ressort du livre : à la fois cette solitude et cette difficulté à rentrer dans un monde pour lequel il est extérieur.”

Dominique Grégoire, secrétaire de l’association ACCEPPT

Extrait du livre “Sur le chemin de ma vie” de Christophe Guilloteau publié par ACCEPPT en 2019. L’ouvrage complet, de 58 pages, est disponible pour 8 euros (5 euros + 3 euros d’envoi) auprès de : ACCEPPT 5 rue Jean Castilhon 31500 Toulouse.

Les relations familiales

Dans les premières pages de son livre, Christophe aborde ses relations avec sa mère, et avec les membres de sa famille en général. Plusieurs fois il répète qu’il a beaucoup d’affection pour sa famille, notamment pour sa marraine. En revanche, il dresse une relation mère-fils complexe, entre incompréhension et manque de communication. Pour lui, c’est impossible, il ne peut pas faire confiance à sa mère qui l’a “toujours traité d’handicapé” nous raconte-t-il. Dans son essai, il explique à quel point “c’est dur, la vie avec elle“.

“J’ai souffert de foyer en foyer. C’est ma mère qui m’a placé, comme mon frère et ma sœur. Quand je vois ma sœur évoluer, c’est une femme courageuse. Ma mère est dans sa bulle, elle ne voit même plus ses enfants comme une mère devrait voir ses enfants. Elle vit dans sa bulle avec ses deux amants.”

Extrait de “Sur le chemin de la vie” de Christophe Guilloteau

Personne handicapée en France

Le quadragénaire évoque surtout son handicap de manière brute. Il explique qu’il n’est pas juste que tout soit fait à hauteur de personne “normale” comme il dit, en prenant l’exemple des rayons trop hauts dans les supermarchés en France. Au-delà de cela, Christophe traite de la relation entre handicapés et valides, un lien inexistant qui semble l’attrister. “Quand je vois des personnes handicapées, ça me fait mal au coeur de voir qu’elles ne sont pas traitées comme des personnes normales” écrit-il.

“Les personnes qui sont responsables des personnes handicapées savent que nous sommes des êtres normaux. Il faut vivre tous ensemble, handicapés ou non, sinon c’est de la discrimination.”

Extrait de “Sur le chemin de ma vie” de Christophe Guilloteau

L’auteur dénonce une contradiction : “le gouvernement aide les handicapés mais les marginalise“. Pour lui, les aides financières pourraient être augmentées. Et “les personnes handicapées sont trop souvent seules et le contexte ne les aide pas beaucoup“. Christophe pointe également du doigt un traitement particulièrement mauvais des personnes en situation de handicap dans les “cités” comme il dit.

Politique et sociale

Dans ce livre de 58 pages, il est souvent question de politique. Christophe donne son avis sur Emmanuel Macron, sur les gilets jaunes, sur les violences policières, sur les conditions des retraités et même sur l’immigration. Sur cette dernière thématique, l’auteur a un avis tranché et ne mâche pas ses mots. Des mots et une opinion radicale. Christophe déteste notamment le maire de Toulouse, et “le président de la France”.

“Mais Macron préfère mentir aux Français avec ses Grands débats. On dirait que ce n’est pas lui le président, que ce sont ses ministres qui dirigent. Macron n’est pas à la hauteur des Français, c’est pour ça qu’il y a du bordel dans les villes… c’est honteux !”

Extrait de “Sur le chemin de la vie” de Christophe Guilloteau

En vidéo le reportage de Sylvain Duchampt et Eric Foissac :

Ce livre, disponible sur internet et en vente, est surtout le moyen pour Christophe de crier sa marginalité.

Source FR3.

 

Handicap : la caravane des “oubliés du monde d’après” traverse la Saône-et-Loire et la Côte-d’Or… Découvrez les lieux et les dates !

La crise sanitaire du Covid-19 bouleverse notre modèle de société.

Alors que les plans de relance se multiplient, APF France handicap sillonne la région pour alerter le public sur la situation des handicapés et recueillir des propositions sur “le monde d’après”.

La caravane “des oubliés du monde d’après” traversera 10 villes de Saône-et-Loire et de Côte-d’Or du 22 juillet au 18 septembre 2020. Objectif : défendre les droits des personnes handicapées.

“56 jours sans sortir et pas d’aide au début, ça a été très dur. Et les amis qui ne venaient pas non plus. Moi, j’ai vraiment souffert du confinement.”

Violette Mouroux, APF France Handicap Mâcon

Une “caravane des oubliés” va traverser la Bourgogne cet été.
Objectif : défendre les droits des personnes handicapées et rappeler qu’elles aussi ont souffert du confinement imposé pour enrayer l’épidémie de coronavirus.

Le coup d’envoi a été donné mercredi 22 juillet à Paray-le-Monial en Saône-et-Loire et la dernière étape du périple est prévue vendredi 18 septembre à Châtillon-sur-Seine, en Côte-d’Or.

A chaque arrêt, l’association APF France Handicap (l’ex association des paralysés de France) ouvre la discussion avec les habitants de la ville traversée.

“On l’a vu pendant le confinement, le handicap a été complètement oublié. On a parlé des décès des Ehpad, mais il y a eu aussi des décès de personnes handicapées dans les établissements médico-sociaux et ça a été complètement occulté par les médias”, estime Sylvie Bialet, représentante départementale et régionale APF France Handicap.

“On souhaite que dans “le monde d’après”, il y ait une réelle prise en compte des difficultés sociales des personnes handicapées, que ce soit dans la scolarité, dans la formation, dans le travail, partout.”

L'association APF France Handicap a créé la "caravane des oubliés" pour recueillir des propositions qui seront "portées au niveau du gouvernement".

Alors que le président de la République parle de “refondation”, APF France handicap veut “partager sa vision et ses propositions de solutions nouvelles pour construire le “monde d’après”. L’association attend aussi des idées neuves.
“On attend que les gens nous donnent des propositions qu’on va porter au niveau du gouvernement, parce que cela fait longtemps que l’APF revendique des droits pour que les handicapés puissent vivre comme tout le monde. Ils ont beaucoup souffert pendant le confinement, mais là, ça suffit, il faut qu’on passe à autre chose. Il faut que les droits des personnes handicapées soient reconnus”, dit Florence Lecomte, directrice des actions associatives 21 et 71.

Cette reconnaissance demandée depuis des années passe notamment par la revalorisation de l’AAH (allocation adulte handicapé).
“Il y a un gros souci pour les couples handicapés. Une personne handicapée reçoit une allocation en fonction des conditions de ressources de son couple. Donc, si vous avez un conjoint qui gagne plus de 1 500 euros par mois, vous n’avez pas droit à l’allocation adulte handicapé, ce qui fait que le couple doit vivre seulement avec les revenus du conjoint et ça c’est inacceptable”, explique Florence Lecomte.

“La solidarité n’a pas de prix et à un moment, il faut qu’on donne les moyens. On ne demande pas des choses exagérées, on veut juste que les personnes handicapées puissent vivre comme tout le monde.”

Florence Lecomte, directrice des actions associatives 21 et 71 de l’APF France Handicap.

APF France handicap veut "partager sa vision et ses propositions de solutions nouvelles pour construire le "monde d’après"

Où passera la caravane “des oubliés du monde d’après” ?

La caravane “des oubliés du monde d’après” traversera 10 villes de Saône-et-Loire et de Côte-d’Or du mercredi 22 juillet au vendredi 18 septembre 2020 :

-Mercredi 22 juillet : à partir de 14h sur la place de l’Europe à Paray-le-Monial
-Jeudi 23 juillet : à partir de 9h30 sur la place Gardon à Mâcon
-Mardi 28 juillet : à partir de 10h sur le marché à Montceau-les-Mines
-Jeudi 30 juillet : à partir de 10h sur le marché des 4 chemins au Creusot
-Mercredi 26 août : à partir de 10h place de l’Hôtel de Ville à Chalon-sur-Saône
-Vendredi 28 août : à partir de 10h sur la place du Champ de Mars à Autun
-Mercredi 2 septembre : à partir de 10h aux Halles de Beaune
-Vendredi 11 septembre : à partir de 10h sur la place François Rude à Dijon
-Mercredi 16 septembre : à partir de 10h30 sur la place de la Libération à Venarey-les-Laumes
-Vendredi 18 septembre : à partir de 15h sur la place de l’Hôtel de Ville à Châtillon-sur-Seine

Source FR3.

Une “conférence nationale du handicap” annoncée 5 mois après la précédente…

Jean Castex craint que les personnes en situation de handicap soient davantage touchées par la crise économique que les autres.

Une "conférence nationale du handicap" annoncée 5 mois après la précédente

POLITIQUE – Une nouvelle conférence pour calmer les inquiétudes? Le Premier ministre Jean Castex a annoncé l’organisation d’une “conférence nationale du handicap” lors de sa déclaration de politique générale ce jeudi 16 juillet au Sénat, sans en préciser la date.

“Nous ne retrouverons pas l’unité sans une attention accrue aux plus vulnérables d’entre nous. Ils ont été davantage touchés par la crise sanitaire” et “ils seront également, avec les jeunes, les plus fortement affectés par la crise économique, à commencer par les personnes en situation de handicap”, a déclaré le nouveau Premier ministre devant les sénateurs.

“Nous réunirons une conférence nationale du handicap consacrée à ces sujets”, a-t-il ajouté sans préciser de date mais alors que la dernière en date s’est tenue à l’Élysée il y a quelques mois, en février.

“Constat “particulièrement préoccupant”

De quoi rassurer les premiers concernés, alors que ces conférences sont normalement organisées tous les trois ans? Le président du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH), Jérémie Boroy regrettait à l’AFP le 9 juillet dernier “l’absence d’un ministère délégué au handicap” dans le nouveau gouvernement. Il se disait “inquiet d’une relégation” de ce sujet qui concerne au sens large près de 12 millions de personnes.

Pour lui, le “gouvernement a fait des choix politiques et pris des orientations qui donnent un mauvais signal”. Il s’étonnait notamment de l’existence d’un “ministère délégué à la Mer, mais pas aux Personnes handicapées”. “On ne peut pas renoncer à une politique globale concernant le handicap”, estimait-il, rappelant qu’Emmanuel Macron avait justement annoncé le 11 février une série de mesures “pour améliorer la vie des personnes handicapées.”

Dans son dernier rapport publié au début du mois de juillet, le Défenseur des droits avait pour sa part dressé un constat “particulièrement préoccupant” de la France en matière d’accessibilité. Il pointait les “réticences persistantes des pouvoirs publics” à l’appréhender comme une “condition préalable essentielle à la jouissance effective des droits par les personnes handicapées”.

Reste donc désormais à savoir si la dernière salve du remaniement consacrera un secrétariat d’État particulier à ces 12 millions de citoyens. Et le cas échéant, qui portera la nouvelle Conférence du handicap.

Source Huffingtonpost.

Rentrée scolaire : les parents d’enfants en situation de handicap appelés à témoigner…

Chaque année, la rentrée scolaire est un parcours du combattant pour les parents d’enfants en situation de handicap.

En 2020, l’Unapei relance son opération #jaipasecole et appelle à témoigner sur le nouveau site www.marentree.org.

Rentrée scolaire : les parents d’enfants en situation de handicap appelés à témoigner...

Cette année plus qu’une autre, suite à la crise sanitaire liée au coronavirus, la rentrée ne sera pas la même pour tous les enfants, en France. Et d’autant plus pour les enfants en situation de handicap. C’est pour agir dans ce sens que l’UNAPEI a relancé l’opération #jaipasecole. Son but : révéler les difficultés rencontrées par les enfants en situation de handicap à chaque TEXTE DU LIEN rentrée scolaire.

L’organisme associatif encourage les parents d’enfants en situation de handicap qui ne peuvent pas aller à l’école à venir déposer leur témoignage sur le site www.marentree.org.

Un confinement imposé depuis des années

« Alors que la crise sanitaire et le confinement ont aggravé les conditions de vie des enfants en situation de handicap et de leurs aidants familiaux engendrant fatigue, isolement, lassitude… leur parcours du combattant perdure », commente les responsables de l’opération à l’UNAPEI.

En effet, pour de nombreux élèves, pas d’école. Pourquoi ? Il n’y a pas de solution de scolarisation adaptée à leurs besoins et à leurs attentes pour la rentrée 2020/2021. Ainsi, la situation de confinement se prolonge. Et en fait, cet isolement imposé, ils le vivent au quotidien depuis des années…

Aussi, l’Unapei et ses partenaires sont dans l’obligation, comme l’année dernière, de reprendre la mobilisation citoyenne #jaipasecole, avec une ambition claire : révéler les situations réelles des familles et dénoncer la non-effectivité du droit à l’éducation”.

Le site internet www.marentree.org a été mis en ligne courant juillet, afin que les parents, les enfants et le personnel éducatif concerné puissent faire connaître leurs difficultés de parcours scolaires à travers leurs récits.

Rappeler à Emmanuel Macron ses engagements

Autre objectif : interpeller les pouvoirs publics suite à l’engagement pris par Emmanuel Macron. L’éducation est un droit pour tous les élèves officialisé par les textes législatifs. L’association cite notamment la Convention internationale relative aux droits de l’enfant : « art-28. Les États parties reconnaissent le droit de l’enfant à l’éducation ».

L’UNAPEI prend aussi pour référence la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, qui réaffirme le principe de la priorité de la scolarisation en milieu ordinaire au plus près de son domicile, et la nécessité d’un parcours scolaire continu et adapté.

n février 2020, lors de la Conférence nationale du handicap, Emmanuel Macron s’est engagé à ce qu’aucun enfant en situation de handicap ne soit privé d’école à la rentrée

2020-2021, en s’appuyant principalement sur le service public de l’École inclusive qui a débuté en 2019. Cette réforme a pour finalité d’assurer une scolarisation de qualité à tous les enfants, de la maternelle au lycée, en prenant en compte leurs particularités et leurs besoins éducatifs.

L’UNAPEI a peur pour de nombreux enfants en situation de handicap. Comme de nombreux enfants français, ils subiront le retard en matière d’éducation inclusive. Mais à cela s’ajoutera l’absence de place à l’école ordinaire ou dans une école spécialisée, accueil par défaut dans une structure qui ne convient pas ou plus, scolarisation partielle, inadaptée à leurs besoins ou inexistante…

Une mobilisation obligatoire

C’est pour contrer toutes ces possibilités que l’association reprend du service. « C’est à contrecœur que notre mobilisation citoyenne est – cette année encore – relancée », commente Luc Gateau, président de l’Unapei.

« Nous devons remettre à la disposition des familles, la plateforme marentree.org pour qu’elles puissent s’exprimer publiquement et révéler leur situation individuelle… en espérant que cette seconde édition soit la dernière », termine Luc Gâteau.

Vous êtes parent d’un enfant en situation de handicap et vous appréhendez qu’il se retrouve sans école à la rentrée ? N’hésitez pas à témoigner via www.marentree.org

Source PARENTS.

L’écriture inclusive du nouveau maire de Lyon ne passe pas chez les handicapés…!

Plusieurs voix se sont élevées contre l’utilisation de cette écriture qui constituerait un obstacle à la lecture pour certains publics.

L’écriture inclusive du nouveau maire de Lyon ne passe pas chez les handicapés...!

Le maire de Lyon et son équipe utilisent l’écriture inclusive. En effet, l’élu écologiste Grégory Doucet publie désormais les communiqués de presse en utilisant cette technique qui vise à encourager l’égalité femmes-hommes. Une idée qui ne plaît pas à tout le monde et notamment aux personnes en situation de handicap. Si le site souligne “la symbolique tout à fait louable” de cette méthode, il estime que le “point-milieu” est un calvaire pour certains publics.

En effet, l’utilisation de l’écriture inclusive serait un obstacle majeur pour “la lecture et la compréhension de certaines personnes en situation de handicap, notamment les aveugles utilisant des synthèses vocales pour la lecture, les personnes dyslexiques ou encore celles avec un handicap cognitif”. A lire les réactions sur les réseaux sociaux, cette écriture jette le trouble dans l’esprit de nombreux Français.

Des textes illisibles

Mais du côté de Lyon, Grégory Doucet en défend le principe et se dit “convaincu de son utilité”, détaille Lyon Mag. De son côté l’Association pour la prise en compte du handicap dans les politiques publiques et privées (APHPP) dénonce une écriture qui “discrimine nombre de personnes en situation de handicap en leur rendant des textes illisibles”. L’association a demandé au Défenseur des droits et à l’Association des maires de France (AMF) “d’intervenir face à cette décision inacceptable”.

Source CAPITAL.

Coronavirus : Olivier Véran annonce la distribution de masques gratuits pour les plus précaires…

Le ministre de la Santé a déclaré ce mardi 21 juillet devant l’Assemblée nationale que des masques gratuits seraient distribués aux plus précaires.

Le port du masque est obligatoire dans les lieux clos depuis lundi 20 juillet.

Olivier Véran à l'Assemblée nationale ce mardi 21 juillet

“Nous allons réenclencher la distribution des masques gratuits à l’intention du public précaire, notamment le public qui bénéficie de la complémentaire santé solidaire”, a annoncé Olivier Véran à l’Assemblée nationale mardi. “Par ailleurs, deux millions de Français, ceux qui sont porteurs de fragilité, peuvent se faire rembourser des masques chirurgicaux sur prescription en pharmacie”, a ajouté le ministre de la Santé.

“Des masques, nous en avons en quantité et nous invitons les Français à les porter massivement”, a également assuré Olivier Véran. Très critiquées pour l’absence d’un stock stratégique suffisant au début de l’épidémie, les autorités veulent désormais atteindre l’objectif d’environ 60 millions de masques d’ici à fin septembre/début octobre, contre 3,5 millions avant la crise.

“Il faut que les Français comprennent que rien n’est gagné”

“On est dans quelque chose de fragile, il faut que les Français comprennent que rien n’est gagné, que le virus continue à circuler de façon importante, et que notre avenir sur les semaines qui viennent, c’est nous qui le possédons (…) Ce sont nos propres comportements, notre distanciation, les mesures barrières qu’on va prendre ou ne pas pendre qui nous conduiront à rester soit sur la ligne de crête, soit à basculer”, a prévenu plus tôt dans la journée le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy, invité de BFMTV-RMC.

La décision de rendre le masque obligatoire constitue une volte-face du gouvernement français qui, se basant sur les recommandations internationales, notamment de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), avait martelé au début de l’épidémie que les masques n’étaient utiles qu’aux soignants et aux malades. Pour le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, il s’agit “d’éviter un reconfinement général”. “L’important, c’est que les Français portent le masque non par crainte du gendarme, mais du virus”, a-t-il souligné à La Provence.

Source LA DEPÊCHE.

 

Grenoble : le premier parc pour enfants handicapés installé en plein de cœur de Saint-Bruno…

C’est une première à Grenoble : le premier parc adapté aux enfants handicapés a été installé le 16 juillet au square Saint-Bruno.

Le projet, présenté lors des budgets participatifs 2018 de Grenoble, a retenu l’attention.

Au total, il est prévu que chaque secteur de la ville dispose de son handiparc.

Le parc dispose d'une rampe d'accès pour fauteuils roulants ou ceux ayant des difficultés de motricité. L'objectif est que tous les enfants puissent se rencontrer, jouer ensemble.

“J’ai une petite fille qui était handicapée et qui est décédée depuis. J’ai toujours su garder cette marque de la différence qui existent entre un enfant handicapé et un enfant qui ne l’est pas” explique Alain Hilaire, à l’origine du projet de parcs accessibles aux enfants handicapés à Grenoble. Son idée a été sélectionnée dans le cadre des budgets participatifs 2018 et a récolté le plus de vote. Le premier parc a été inauguré ce jeudi 16 juillet à Saint-Bruno à Grenoble.

“On ne parle plus d’inclusion, d’exclusion. On met simplement des conditions pour chacun puisse être en relation avec l’autre” – Alain Hilaire.

Ce projet est bien accueilli au sein du quartier grenoblois. “C’est l’amour, c’est une valeur de la France” dit Didier, accompagné de ses deux petites filles. “Il n’y a pas de différences entre les enfants grâce à ce parc” nous dit Madi, 19 ans, qui surveille ses frères et sœurs venus jouer dans ce nouveau parc.

Concrètement, il y a une rampe d’accès à la zone de jeu pour les enfants en fauteuils roulants, ceux ayant des problèmes de motricité. “Ce qui leur permet aussi de faire demi-tour sans avoir le sentiment de gêner les autres” détaille Alain Hilaire. Il y a aussi des adaptations pour que “les enfants autistes puissent jouer avec les autres sans se sentir au milieu des autres” poursuit-il.

Un handiparc dans chaque secteur de Grenoble

“Ça participe à un monde qui va vers le mieux, en tout cas je l’espère” continue Alain Hilaire, ému et fier de voir ce parc à Grenoble. A terme, le projet prévoit d’installer un parc dans chaque secteur de la ville. Soit six parcs au total pour un budget de 130 000 euros par secteur.

Le prochain sera installé à la fin du mois d’août dans le parc Georges Pompidou (quartier de l’Aigle). Pour les quatre dernier, les lieux sont encore à déterminer.

Source FRANCE BLEU.