Méditerranée : Amputé des deux bras, il parcourt 180 km à la nage pour la bonne cause…

Le « dauphin corse » Thierry Corbalan a rallié Calvi à Mandelieu-La Napoule en une semaine.

Thierry Corbalan, accueilli par son épouse sur la plage de Mandelieu-La Napoule, le dimanche 20 septembre 2020 — F. Menassé / WildCorsica

C’est un périple de 180 km qu’il vient de boucler à la nage entre la Corse et le continent. Et le nouvel exploit de Thierry Corbalan, parti lundi de Calvi et arrivé ce dimanche peu après-midi à Mandelieu-La Napoule (Alpes-Maritimes), est d’autant plus impressionnant que ce « dauphin corse », comme il est surnommé, est amputé des deux bras.

« C’est une traversée qui, pour moi, a une très grande valeur symbolique car je vais rejoindre la ville où j’ai perdu mes deux bras », expliquait-il au départ. C’est dans cette commune, à côté de Cannes, en 1988, que cet homme de 61 ans a été électrisé par une ligne haute tension. C’est aussi là que Daniel Dulta, celui qui lui a sauvé la vie il y a trente-deux ans, l’a accueilli après ces sept jours de traversée à la monopalme, pour passer un message.

« Le handicap n’empêche pas de vivre des expériences extraordinaires »

« Comme pour chacun de ses défis, l’objectif de Thierry Corbalan est de communiquer sur l’association Le Dauphin Corse qui vient en aide aux personnes atteintes de maladie ou handicap et de démontrer que le handicap n’empêche pas de vivre des expériences extraordinaires », explique son équipe.

Pendant toute cette odyssée, le sexagénaire a nagé entre dix et douze heures par jour. Une équipe de sept personnes était également mobilisée pour la gestion de la sécurité et l’organisation à bord du catamaran, où Thierry Corbalan pouvait se reposer.

Source 20 MINUTES.

Manche : 10 ans après la traversée de Philippe Croizon, quatre jeunes handisportifs réussissent un exploit avec lui… Vidéos…

Elisa, Paul, Théo et Selman se sont lancés ce jeudi matin dans un défi : nager du Cap Blanc-Nez au Cap Gris-Nez, aller-retour.

Manche : 10 ans après la traversée de Philippe Croizon, quatre jeunes handisportifs réussissent un exploit avec lui

Il est revenu pour un nouvel exploit, mais pas en solitaire. Le sportif Philippe Croizon, amputé des quatre membres, s’est lancé un défi avec quatre jeunes handisportifs de son académie : nager en relais du Cap Gris-Nez au Cap Blanc-Nez, soit une distance de 30 km, en aller et retour.

Un défi de plus, près de dix ans après sa traversée de la Manche, le 18 septembre 2010. Cette fois, il était accompagné de quatre jeunes de 14 à 16 ans qui vont se relayer toutes les 30 minutes, avec une “escale” à Wissant, à mi-chemin.

“Ça change de la piscine”

Malgré nos handicaps, ça change rien et on va quand même le faire, c’est ça le message qu’on veut délivrer“, expliquait ce matin la première à s’élancer, Elisa. “Ça change de la piscine, les vagues et tout. On est libres, dans l’eau ici, et ça c’est trop bien.”

Pourtant, la mer, “plus calme que les jours où on s’est entraînés“, est quelque peu agitée depuis quelques jours : mardi, on relevait jusqu’à 126 km/h au Cap Gris-Nez, du jamais vu au mois d’août en douze ans.

La jeune fille est arrivée trois heures plus tard au Cap Gris-Nez, où les attendait la ministre déléguée chargée de l’Autonomie Brigitte Bourguignon.

Là bas où on nage, y a deux mètres. Y a des creux de deux mètres, on disparaît dans les vagues“, a expliqué le sportif après la première moitié du parcours. “On a un peu de mal à suivre parce qu’on n’est pas habitués, ils ont jamais nagé en mer, c’est la première fois qu’ils nagent en mer ! Rendez-vous compte ! Ce sont des nageurs de sprint donc ce qu’ils sont en train de faire là, c’est un vrai record. Je suis fier d’être avec eux !

Les quatre jeunes ont eu de grosses difficultés à revenir, du Cap Gris-Nez au Cran d’Escalles. La faute à des courants contraires, qui ne les ont pourtant pas empêchés de réussir leur défi en parvenant à destination peu avant 19H.

Source FR3.

TÉMOIGNAGE. Le Retour à la vie d’Alexis, amputé à 12 ans…

Amputé de la jambe gauche après avoir été renversé par une “chauffarde” le 4 août 2017, le Sérentais Alexis Bellanger raconte, dans un livre coécrit avec sa mère, Réjane, le long chemin pour relever la tête.

Le Morbihannais Alexis Bellanger, entouré de ses parents Réjane et Gaëtan.

Alexis Bellanger a eu 15 ans en août. Le bel âge. Ce jeune Sérentais n’a rien des adolescents de son âge. Son optimisme est contagieux. C’est avec ce surprenant aplomb qu’il a coécrit avec sa mère, Réjane, Retour à la vie. Ce livre raconte le tournant pris par sa vie le 4 août 2017. Ce jour-là, une chauffarde le percute avant de s’enfuir. Alexis est alors amputé de sa jambe gauche. Ce qui suit après est l’histoire d’un long combat pour se relever, au propre comme au figuré. « On veut ce qu’il y a de mieux pour son enfant, et surtout pas ça. Ce n’est pas facile à accepter. Il y a eu des jours plus compliqués, glisse Réjane. Je voyais tout en noir. Peut-être que je n’imaginais pas la vie d’après. »

« Il a une telle force »

Écrire l’a aidée à prendre du recul. À voir tout le chemin parcouru depuis le drame. « On réalise à quel point Alexis a progressé. Il a une telle force ! » Son fils ne voit pas ce livre comme une thérapie. Il ne l’a pas fait pour ça. « C’est surtout pour aider d’autres personnes. Si je peux remonter le moral ou donner confiance à d’autres, tant mieux, explique-t-il. À Kerpape, il y a pire que moi. Ce n’est qu’une amputation. »

Haussement de sourcil général. Même ses parents semblent encore s’étonner « de ce moral d’acier ». Alexis n’a jamais flanché depuis l’accident. « C’est une locomotive qui avance. À nous de prendre le train avec lui, confie son père, Gaëtan. Il nous embarque. » Et rien ne peut l’arrêter dans sa course. « J’ai voulu tout donner pour être comme avant, explique l’adolescent. Le plus possible. »

Le sport, une aide précieuse

Après ces quelques mois au Centre de rééducation et de réadaptation de Kerpape, à Plœmeur, l’adolescent est retourné au collège. Presque illico et avec enthousiasme. Pour retrouver les copains, les profs et sans doute le quotidien. Lui qui faisait des étincelles en école de cyclisme a mis les bouchées doubles pour remonter sur un vélo. Avec l’aide de son père, président du club de Josselin. « Le sport a été très important dans ma rééducation. J’ai fait des stages handisports dès ma sortie de Kerpape. » Avec un large sourire, son père se souvient avoir repris le vélo pour l’accompagner. « J’avais du mal à le suivre au début ! »

L’idée du livre est venue bien après, au moment du procès. On leur demande d’écrire tout ce qui a changé depuis le drame. Le cahier est remis au tribunal. « Notre avocate nous a dit que ça valait le coup de le publier, que c’était touchant. » Mère et fils travaillent alors un an dessus avec l’aide d’Anne Mars. « On y raconte le quotidien, l’accident, mais aussi toutes les belles rencontres. »

Un livre intime

Ce sont les moments clefs de leur histoire. « Ce n’est pas évident à faire. C’est une partie de notre intimité que l’on dévoile », reconnaît Réjane. Mais c’est aussi une façon de répondre à tous les « ça va ? ». « Parfois, on ne sait pas quoi dire. On a donc fait rentrer les gens dans notre vie. » Alexis acquiesce. Il partage des regards complices avec ses parents.

En plus du cyclisme, il a repris la natation au Cercle des nageurs de Vannes, section handisports. « Je fais aussi des compétitions. » Console de jeux, potes, cours… Sa vie est celle d’un adolescent comme les autres. Il a tout fait pour. « J’ai accepté ce qui s’est passé et je fais avec. Il faut rester fort et positif dans toutes les situations. »

Retour à la vie, d’Alexis et Réjane Bellanger avec Anne Mars, chez City Éditions. Prix : 17,50 €, 254 pages. Disponible en librairie.

Source OUEST FRANCE.

Morbihan. Yannaël va relier l’île de Groix à Larmor-Plage en kayak adapté…

Depuis une semaine, les nageurs terminent les derniers réglages pour permettre à Yannaël, en situation de handicap, de rallier Groix à Larmor-Plage (Morbihan) en kayak.

Dimanche 30 août 2020, aux environs de 8 h, il débutera sa folle traversée.

Une partie de l’équipe de la grande traversée en entraînement sur la plage de Thoulars, autour de Yannaël.

Yannaël a des rêves et une très forte envie de les réaliser, dont celui de relier l’Ile de Groix à Larmor-Plage (Morbihan) en kayak. Dimanche 30 août 2020, aux environs de 8 h, il débutera sa folle traversée reliant Port Lay (Groix) à la plage de Port-Maria, installé dans un kayak adapté à son handicap moteur lourd et tiré par huit nageurs qui se relayeront.

« Ce parcours de 10 km environ sera une grande première, explique le père de Yannaël. L’horaire d’arrivée est estimé aux environs de 11 h 30, mais tout dépendra de la résistance, de la force et du courage des nageurs comme de Yannaël, car c’est aussi une grosse épreuve pour lui. »

Améliorer le quotidien

L’association Le Monde de Yannaël a pour objectif de favoriser l’accès aux innovations technologiques et médicales aux enfants en situation de handicap afin d’améliorer leur quotidien. Ainsi, en effectuant la traversée entre Groix et Larmor-Plage, Yannaël participe à sensibiliser sur la nécessité de favoriser l’accessibilité et l’inclusion des personnes en situation de handicap.

Un défi pour l’accessibilité

Cette folle traversée a reçu le soutien de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM). Deux nageurs participeront à la traversée et un bateau accompagnera cet événement. « Nous tenons à remercier Jean-Claude Rouillard, directeur du CFI de la SNSM à Kernevel, et Pierre Martinès, délégué Départemental de la SNSM pour leur implication dans l’organisation logistique. De même, Benoit Suply, médecin de la délégation départementale SNSM 56, grâce à son analyse, aura permis de préparer au mieux ce rendez-vous. »

Ce défi n’est que le premier. L’association Le Monde de Yannaël compte bien renouveler un exploit différent chaque année pour délivrer son message sur l’accessibilité et l’inclusion des personnes en situation de handicap.

Un bras robotisé

Enfin, une bonne nouvelle pour Yannaël puisque son rêve d’un bras robotisé est en passe de devenir réalité, grâce notamment au soutien de l’association Santiago accessibilité et au dynamisme de La Cave de Bellevue avec son opération de vente de masques. Cette dernière lance d’ailleurs sa nouvelle collection de masques pour la rentrée et recherche des couturières bénévoles pour soutenir son action.

Source OUEST FRANCE.

 

Haute-Savoie : grand vent dans les voiles sur le lac d’Annecy… malgré le handicap… Vidéo….

La secrétaire d’état en charge des personnes handicapées Sophie Cluzel est en visite pour quelques jours dans le département, sur le thème du handisport.

Sur les bords du lac d’Annecy, on a pas attendu : voilà des années que les clubs ont adapté leurs activités au handicap, comme ici à Sévrier.

Voile, plongée, ski nautique ou canoë...sur le lac d'Annecy, des activités adaptées aux pratiquants handicapés

Depuis la rive, à les voir ainsi voguer, rien n’indique que l’équipage à bord est un peu “différent”. D’ailleurs, ils ne le sont pas. Ils ont le même regard vers l’horizon, et la tête qui guette les voiles…comme Raphaël, le capitaine, qui tient pour la première fois ce mardi 18 août, la barre sur le lac d’Annecy.

Atteint de sclérose en plaque, en fauteuil roulant, il a appris à naviguer à bord d’un catamaran, “pas si simple à diriger, quand il tressaute sur les vagues au moindre coup de vent”.

Comme Raphaël, ils sont près de 70 pratiquants en situation de handicap, chaque semaine, à venir au club “Cercle de Voile de Sevrier” : Céline qui les accompagne à bord aujourd’hui aime “les voir sourire dans le vent, profiter des sensations de glisse et de liberté, oublier leur fauteuil, ou leur douleur”.

Les moniteurs handisport ont une formation spécifique. Le matériel a été conçu spécialement. Plateforme renforcée pour supporter le poids des fauteuils, barre rehaussée, poulies pour hisser les voiles, plusieurs bateaux sont équipés et adaptés.

Source FR3.

Allier : un stage de wakeboard pour des personnes à mobilité réduite…

En cette fin août, un étang situé en plein bocage bourbonnais dans l’Allier est privatisé pour un stage de wakeboard à destination de personnes à mobilité réduite.

Le Natural Wake Park de Paray-sous-Briailles s’est spécialisé dans l’adaptation de la pratique aux personnes handicapées.

A Paray-sous-Briailles dans l'Allier, le Natural Wake Park propose des stages de wakeboard à des personnes en situation de handicap.

Qui a dit que dans l’Allier, les étangs ne servaient qu’à pêcher ? A Paray-sous-Briailles, le Bourbonnais devient très fun, on est presque en Californie. Un téléski nautique a transformé le plan d’eau en un spot de wakeboard, un dérivé du snowboard mais sur l’eau. En cette fin août, des personnes à mobilité réduite ont investi les lieux. Thomas Vergnet, wakeboarder de l’Hérault, affirme : « On est souvent contraints avec les fauteuils roulants parce qu’il y a un trottoir qui est trop haut, parce qu’il y a des cailloux ou du sable et c’est souvent difficile. Là, cette sensation de glisse sur l’eau c’est la liberté de pouvoir se promener sur l’eau ».

Des sensations garanties

Assis au ras de l’eau, vitesse et sensations fortes sont garanties, avec un matériel adapté pour la pratique handisport. Une assise en fibre de carbone est fixée sur une planche de wakeboard classique et des sangles et des harnais pour maintenir les jambes et le haut du corps. En fauteuil depuis un accident de kite surf, Bastien a découvert le wakeboard en 2006. Il l’a importé dans l’Allier, avant de devenir un ambassadeur de la discipline. Bastien Perret, fondateur associé du Natural Wake Park, indique : « Ca fait maintenant plus de 15 ans que je parcours le monde et la France pour promouvoir ce sport, qui m’a vraiment intéressé dès le départ et me procure énormément de plaisir. Pouvoir partager cela avec des copains valides ou non valides c’est vraiment le plus intéressant ».

Une structure de référence

Après les deux heures de glisse quotidiennes, on n’oublie pas la récupération, et les moments de partage. Devenu l’une des structures de référence pour la pratique handisport, le Natural Wake Park accueille des stagiaires venus de loin, de Bretagne, et même de Suède cette semaine. Stéphane Drecourt, rider lyonnais, explique : « Depuis que j’ai fait les stages ici, je me suis équipé. Je vais dans d’autres parcs. Je peux aller rider n’importe où avec des copains. C’est grâce à l’association que je le dois ». Avec quelques virages, la glisse permet de s’évader et d’oublier les contraintes.

Source FR3.

 

Nantes : des consoles rétro et des super-héros à la rencontre des enfants handicapés…

Des flippers, des consoles de jeux des années 80 et des rencontres inattendues avec leurs supers-héros : durant trois jours les enfants et adolescents polyhandicapés de l’ESEAN à Nantes profitent de ces animations proposées par Retro Smile.

Nantes : des consoles rétro et des super-héros à la rencontre des enfants handicapés

Dans la “game room”, une salle de jeux version années 80, les enfants et adolescents polyhandicapés du centre ESEAN s’éclatent. Pendant que l’un teste ses réflexes sur le flipper Avengers, un autre conduit un bolide sur une borne de conduite et Mario Kart n’est jamais loin.

Deux flippers sont installés dans la "Game room"

Pour la troisième année consécutive, ces machines rétro sont gracieusement installées par les bénévoles de l’association Retroplay 44.  Durant trois jours, du 24 au 26 août, ils sont présents pour animer les activités auprès des enfants, des parents et des soignants.

“Ils ne peuvent pas venir vers nous, alors on vient à eux”, explique Cyril Bertat, président de l’association Retroplay 44, initiateur du festival Retro Smile.

“La plupart du temps, les enfants ne connaissent pas ces jeux. Ils connaissent les personnages, les Simpson, les Avengers, mais pas les machines. Ils sont très surpris, ils ouvrent de grands yeux, il y a beaucoup de sourires, beaucoup d’excitation”.

Et le jeu a une immense vertu, c’est de faire oublier le handicap. “Ils jouent avec nous, avec leurs parents, tout le monde est sur le même pied d’égalité”, confirme Cyril.

Des consoles de jeux vintage, comme le célèbre "Pong"

“Il y a des moments magiques, quand Spiderman arrive, ils sont figés !”. Ce mardi après-midi les jeunes malades rencontrent justement leurs super-héros de bandes dessinées et de films cultes.

Déguisés en Dark Vador, Iron Man ou encore en princesse Star Wars, les bénévoles de l’association de cosplay Haroz ont fait le show, un moment de bonheur que les enfants ne sont pas prêts d’oublier.

Les cosplay ont ravi les enfants

L’association Retroplay propose également ces jeux dans d’autres établissements de santé. En avril dernier, ils ont ainsi installé onze consoles de retrogaming au centre psychiatrique du CHS à Blain.

Ils sont aussi sollicités par des maisons de retraite et des Ehpads pour y installer temporairement quelques jeux qui ravivront sans nul doute quelques bons souvenirs chez les anciens.

Source FR3.

Les personnes handicapées encore largement privées de baignades dans les lacs de Haute-Savoie…

Seulement deux plages de Haute-Savoie arborent le label Tourisme et Handicap, et proposent des aménagements et équipements adaptés: Excenevex en bordure du Léman, et Saint-Jorioz (Haute-Savoie) sur la rive ouest du lac d’Annecy, où la secrétaire d’État Sophie Cluzel a effectué une visite ce mardi.

A Saint-Jorioz, le Tiralo permet aux personnes handicapées de goûter et partager les plaisirs du lac

Tout autour de nos lacs savoyards, les plages sont bondées. Les vacanciers profitent des joies de la baignade, des balades au bord de l’eau, des plaisirs nautiques. Mais si vous regardez bien, il y a bien peu de personnes handicapées parmi ces estivants.

Et pour cause, seules quelques plages leur sont accessibles, en fauteuil notamment, et deux seulement possèdent le label tourisme et handicap. L’une à Excenevex sur les bords du Léman, la seconde à Saint-Jorioz sur la rive ouest du lac d’Annecy. Saint-Jorioz où s’est rendue cet après-midi la secrétaire d’état chargée des personnes handicapées.

C’est énorme, pour la première fois depuis qu’elle est en fauteuil, ma fille a eu le droit à des vraies vacances. Depuis Paris où elle habite avec sa famille, Latifa a choisi Saint-Jorioz en cherchant sur internet une commune avec le label Tourisme et handicap. Depuis presque deux ans, sa fille Sarah se déplace en fauteuil et jusqu’à cette semaine ne s’était plus baignée.

Source FRANCE BLEU.

La Trinité-sur-Mer. La Maison des Salines, qui accueille des handicapés, s’adapte à cause du Covid…

Pour l’association départementale des Pupilles de l’enseignement public (Pep 56), la reprise de l’accueil au sein de la Maison des Salines, à La Trinité-sur-Mer (Morbihan), a nécessité une réorganisation.

José et Ilan, animateurs, en compagnie de Nathalie Dorange, directrice du centre. 

Des mesures respectées

En plus de la limitation du nombre de personnes accueillies, l’établissement a dû mettre en place des sens de circulation. « Il faut éviter bien évidemment que les gens se croisent. Donc, les sens de circulation au sein de l’établissement ont été imposés », complète la directrice. Il en est de même pour la fréquentation des différentes salles où les mesures de distanciations sont respectées. Le nettoyage et la désinfection régulière des locaux nécessitent également une réorganisation.

« Aujourd’hui, quatre permanents sont affectés à l’établissement et sont renforcés par trois CDD, y compris un veilleur de nuit. La capacité d’accueil est donc diminuée de moitié, mais les agents sont toujours aussi nombreux », fait remarquer la directrice.

Des animations adaptées

Si le mois de juillet a permis d’accueillir seize enfants et cinquante-neuf adultes, le mois d’août totalisera cent vingt-six personnes. « Notre établissement accueille pendant ce mois des adultes handicapés. Ils sont accompagnés d’organisateurs de différents organismes. Ici au centre, nous sommes chargés de proposer des animations qui sont adaptées aux handicaps des personnes », indique la directrice.

Ainsi, José et Ilan, animateurs, ont pris en charge un groupe à l’extérieur, un peu à l’ombre. « En fonction des demandes des organismes, nous sommes en mesure de proposer une à six demi-journées d’animations. Les groupes préfèrent parfois avoir un peu de temps libre, ce qui est bien compréhensible », complète Nathalie Dorange. La Maison des Salines accueille des groupes de début mars jusqu’aux vacances de la Toussaint. Il convient aussi pour des stages, des formations ou des séminaires.

Contact : tél. 02 97 30 16 61, maisondessalines.latrinite@lespep56.com

Source OUEST FRANCE.

Enfance et handicap : Vannes accueille la plus grande aire de jeux inclusive de France…

Balançoire-plateau, trampoline au ras du sol, panneaux en braille, sol spécial…

L’aire de jeux du quartier vannetais de Tohannic n’est pas comme les autres : elle est adaptée aux enfants en situation de handicap.

Inauguré en hiver, ce vaste espace commence à trouver son public.

Sur l’aire de jeux de Vannes, les deux filles de Laure Le Meitour, Madenn et Lucie, en fauteuil, peuvent profiter ensemble du trampoline.

« Cette balançoire est réservée aux handicapés ! Vous ne pouvez pas y aller ! » crie une mère, allongée sur l’herbe à l’ombre d’un arbre. Pour preuve, le pictogramme vissé dessus, qui n’empêche pas une grappe d’enfants valides de se ruer sur la vaste plate-forme protégée par une rambarde. C’est à qui tirera sur la corde pour déclencher le balancement. On les comprend d’autant mieux qu’en ce mercredi ensoleillé d’août les fauteuils roulants ne se bousculent pas sur la balançoire-plateau de l’aire de jeux « inclusive », qui a ouvert à Vannes en décembre 2019 – 750 mètres carrés accessibles de 2 à 14 ans. À côté, toboggans et tourniquets font pâle figure. « C’est le jeu le plus amusant », affirme un parent. « C’est l’attraction de l’inconnu », suggère un autre. Et l’objet de micro-tensions… Yolanda fait la moue : « Certaines familles de handicapés se permettent de dire à nos enfants qu’ils n’ont pas le droit de monter sur ce jeu. Je comprends qu’ils ne soient pas prioritaires, mais je ne vois pas pourquoi ça serait réservé », grince-t-elle. « Il faut que les règles soient respectées… », rétorque une autre.

Mais là n’est pas l’essentiel : « Ici, les handicapés aussi peuvent s’amuser et rencontrer des enfants de leur âge », déclare la petite Lisae. « On oublie un peu les différences ! » ajoute Josiane, sa mamie. Laure le Meitour, psychomotricienne, confirme : « Ma fille, qui est polyhandicapée, adore le trampoline installé au ras du sol. D’autres enfants viennent la faire sauter. Ils la font rigoler. C’est du bonheur ! » C’est elle qui a sensibilisé la municipalité à ce projet. Lors d’une réunion de la commission accessibilité de la Ville, cette femme, qui est aussi présidente du Tiroir ouvert, une association d’entraide autour du polyhandicap dans le Morbihan, tend à l’assemblée des photos prises en Espagne d’aires de jeux adaptées. L’élue en charge du handicap et de l’accessibilité Chrystel Delattre, elle-même en fauteuil, est acquise à la cause. Quant au maire, il a suivi sans difficulté. « Toutes les étoiles étaient alignées », sourit Laure Le Meitour.

“Il faudrait que tout le monde ait de quoi se défouler en bas de chez soi.” Laure le Meitour, psychomotricienne.

Fabriquée par la société Proludic, cette aire inclusive – la plus grande de France dans l’espace public – aura coûté 500 000 euros. À la place de l’ancien square tristounet avec son tapis de gravier, on trouve désormais une balançoire-plateau, un « tape-cul » géant, un trampoline adapté, un large toboggan pour glisser accompagné, un parcours sensoriel, des tubes musicaux, un panneau en braille… Le tout posé sur un revêtement coloré, certes moins écolo que les copeaux de bois, mais plus adapté à une circulation en fauteuil.

Près de l’étang de Tohannic, à Vannes, des jeux variés pour enfants valides et handicapés de 2 à 14 ans se déploient sur 750 mètres carrés.

Si l’on compte encore peu d’habitués parmi les usagers handicapés, c’est sans doute que le lieu, inauguré en hiver, a tardé à trouver son public à cause du confinement. En semaine, on commence cependant à voir arriver des groupes d’infirmes psychomoteurs accueillis en institut médico-éducatif. Et, le week-end, des familles font le déplacement pour tester les jeux flambant neufs. Certains sont même venus passer leurs vacances à Vannes exprès pour profiter de cet espace rare, implanté en bordure d’étang dans le quartier de Tohannic, un poumon vert de la ville. C’est dire le manque criant d’équipements de ce type sur le territoire. « L’intérêt d’une aire de jeux, c’est qu’elle soit à proximité. Il faudrait que tout le monde ait de quoi se défouler en bas de chez soi », estime Laure Le Meitour. L’occasion de rappeler que le jeu est nécessaire au développement de l’enfant. Quel qu’il soit.

Pour que tout soit parfait, il ne manque ici que des WC – voire une « handiroom », qui permet d’allonger les enfants pour les changer. Faute de quoi « on a tendance à se limiter dans nos déplacements. Sinon, on trimballe des toilettes amovibles dans le coffre de la voiture, mais pour l’intimité on a vu mieux… » Le diable se cache parfois dans un détail trivial.

Source TELERAMA.