Handicap – Tours : La première adjointe (conseillère régionale de la majorité PS-EELV-PCF en Centre-Val-de-Loire) et son mari poursuivis pour détournement de fonds… L’Apajh 37 escroquée de 350.000 euros !…

L’homme soupçonné, qui a succédé à son épouse à la tête de l’Apajh 37 en janvier 2017, a reconnu les faits.

Tours : La première adjointe et son mari poursuivis pour détournement de fonds

 

La fraude avoisinerait 350.000 euros. La première adjointe à la ville de Tours, Cathy Münsch-Masset (PS), est poursuivie pour recel d’ abus de confiance aggravé dans un dossier de détournement de fonds impliquant son mari, a-t-on appris ce jeudi de sources proches du dossier. L’élue est soupçonnée d’avoir bénéficié de fonds détournés par son mari, dans le cadre de sa fonction de directeur de l’Association pour adultes et jeunes handicapés d’Indre-et-Loire (Apajh 37).

Le dirigeant de l’association venant en aide aux handicapés est accusé d’avoir détourné de nombreux chèques entre 2018 et 2020. Il établissait des fausses factures avant de faire transiter les fonds sur le compte du couple.

Pas de complicité mise en lumière

Si le directeur, qui a succédé à son épouse à la tête de l’Apajh 37 en janvier 2017, a reconnu les faits, il a toutefois affirmé avoir agi seul. Le fonctionnaire des finances publiques en disponibilité aurait indiqué n’avoir jamais informé son épouse, par ailleurs conseillère régionale de la majorité PS-EELV-PCF en Centre-Val-de-Loire. Il est poursuivi pour faux, usage de faux et abus de confiance au préjudice d’une association faisant appel au don.

L’enquête, menée par la Direction territoriale de la police judiciaire d’Orléans, n’a pas mis en évidence une quelconque complicité de son épouse dans le processus de détournement. Cathy Münsch-Masset, adjointe aux Solidarités, à l’égalité, à la cohésion sociale, à la santé publique et aux handicaps, a d’ailleurs aussi contesté les faits de recel. Le couple était endetté, a-t-on appris de même source.

Une alerte de Tracfin

Confirmant ces informations, le procureur de la République de Tours, Grégoire Dulin, a indiqué qu’à l’issue de leurs gardes à vue, les époux ont été présentés au parquet en vue d’une convocation en justice et un placement sous contrôle judiciaire. La maison du couple a fait l’objet d’une saisie en vue d’une éventuelle confiscation à l’issue du procès, prévu le 8 février 2022 au tribunal correctionnel de Tours. Le magistrat a rappelé le principe de présomption d’innocence.

Selon une autre source proche du dossier, le couple a fait l’objet d’un signalement par Tracfin au printemps 2021. Ce service de renseignement chargé de la lutte contre la fraude fiscale et le blanchiment avait été alerté par la banque des époux.

Source 20 MINUTES.

 

« Déjà des morts en Gironde dans le champ du handicap »…

Le secteur médico-social du handicap, qui représente 25000 usagers et 7000 salariés en Gironde, a manifesté ce mercredi à Bordeaux pour dénoncer ses conditions de vie et de travail.

« Déjà des morts en Gironde dans le champ du handicap »

 

Les salaires n’ont pas été revalorisés par le Ségur de la Santé, aggravant la pénurie de main d’œuvre et la maltraitance dans des établissements incapables de prendre correctement en charge leurs résidents. Conséquence : trois d’entre eux sont décédés pendant l’été dans un foyer de Villenave d’Ornon.

Elles avaient 27, 32 et 35 ans, et sont mortes faute de soins suffisants cet été à la MAS (maison d’accueil spécialisée) Le Junca, à Villenave d’Ornon. Ce constat glaçant, c’est la direction de l’établissement elle même qui le fait ce jeudi, lors d’une conférence de presse dans ses locaux.

« Nous accueillons des personnes polyhandicapées de naissance ou suite à un accident de la vie (AVC, traumatisme crânien…). Certaines sont en état végétatif, et en grande vulnérabilité. Mais nous n’avons pas réussi à assurer pendant tout l’été la permanence des soins fondamentaux pour trois personnes, car il nous manquait la moitié des effectifs », déplore Michel Keisler, directeur général de l’Apajh Gironde (association pour adultes et jeunes handicapés) qui gère trois MAS, dont celui du Junca.

Fausses routes

L’établissement disposait alors seulement de 50% de son effectif total, soit 19 personnes au lieu de 38, et de 3,5 équivalent temps plein (ETP) d’infirmières contre sept postes nécessaires pour s’occuper de 50 résidents. Aussi, alors que les aides de vie devaient alimenter les personnes les plus vulnérables par sonde gastrique trois fois par jour, elles ont dû passer à deux fois, avec un plus gros débit.

« Les personnes nourries ainsi ont alors tendance à régurgiter, à faire des fausses routes et respirer des aliments, ce qui peut provoquer des infections respiratoires, poursuit Michel Keisler. L’hospitalisation à domicile n’a pas été suffisante. Trois personnes sont décédées, cinq autres ont pu être mises en sécurité dans un établissement hospitalier. »

« Nous avons de la technicité et du savoir-faire, mais quand il n’y a plus de personnel soignant, on ne peut pas faire de miracle », abonde Danielle Verdoodt, directrice de la MAS de ViIlenave d’Ornon. « Les évènements graves qui sont survenus dans cet établissement sont symptomatiques de ce qui se passe dans notre pays », souligne le directeur de l’APAJH.

« Déjà des morts en Gironde dans le champ du handicap »

Crise des vocations

En avril dernier, l’association avait pourtant alerté le gouvernement et les médias sur les risques du Ségur de la Santé : en revalorisant les salaires du seul secteur médical, cet accord entre le gouvernement et la profession a rendu d’autant moins attractive la branche médico-sociale, qui connaissait déjà une crise des vocations, et a marqué « un point de rupture », selon Michel Keisler.

Le secteur a donc décidé de remonter au créneau, écrivant au Premier ministre, Jean Castex, pour l’alerter sur « la situation catastrophique des établissements médico-sociaux » : les Ségur ont entraîné une « hémorragie leurs ressources et compétences », de « très nombreux salariés ayant démissionné pour travailler dans les EHPAD et les hôpitaux publics, qui offrent dorénavant de meilleures conditions de salaires ».

« L’écart de salaire est désormais de plus de 400 euros mensuel avec le milieu hospitalier pour les infirmières, indique Danielle Verdoodt. Alors qu’il nous manque 3,5 ETP, celles qui restent envisagent de partir si elles ne sont pas revalorisées. »

« Déjà des morts en Gironde dans le champ du handicap »

Du social aux burgers

Car au salaire et à ses perspectives d’évolutions médiocres – 2000 euros pour une infirmière en fin de carrière, au lieu de 3000 à l’hôpital – s’ajoutent des conditions difficiles :

« Il y a de grosses surcharges de travail, avec des amplitudes horaires de 6h30 à 23h, une présence un week-end sur deux, affirme Anaïs Lafaye, directrice du pôle hébergement de l’APEI du Libournais, une association d’insertion des handicapés. Cela met bien à mal la vie de famille. Aussi, les gens préfèrent monter leur foodtruck et vendre des burgers plutôt que de bosser dans le médico-social ! Résultat, on doit embaucher des personnes pas forcément qualifiées, et cela vire à la maltraitance. »

Manifestation devant la préfecture ce mercredi 6 octobre 2021 (SB/Rue89 Bordeaux)

 

Pour défendre sa profession et exiger un « Ségur pour tous », Anaïs Lafaye et une vingtaine de ses collègues ont défilé ce mercredi à Bordeaux. En tête d’un cortège qui, entre la préfecture et l’Agence régionale de santé (ARS), a rassemblé plusieurs centaines de personnes, des personnes en fauteuils, résidentes de plusieurs établissements du département.

« On est là pour soutenir les personnes qui travaillent auprès de nous et qui ne sont pas assez reconnues et payées, martèle Ghislaine, qui vit au MAS de Tresses. Je trouve ça aberrant. Et puis il n’y a pas assez de personnel, parfois plus qu’une personne au lieu de deux pour s’occuper de nous, cela commence à devenir galère. »

« Nos premières lignes à nous »

Les salariés témoignent en effet de la réduction drastique des activités ou des sorties, une « double peine » infligée après les restrictions sanitaires liées à la Covid. Céline, dont la fille polyhandicapée de 24 ans vit dans une MAS de Mérignac, rapporte les demandes faites aux familles de prendre au maximum leurs proches les week-ends, pour soulager leurs effectifs.

« Aujourd’hui, on veut se montrer avec nos premières lignes à nous, ces personnels qui nous permettent d’avoir une vie sociale, du répit, explique cette maman. C’est dommage qu’ils n’arrivent pas à fidéliser leurs salariés, qui sont des relais importants pour les résidents. Ainsi, ma fille va repérer des personnes, qui pourront compenser le manque d’affection familiale. Mais ces accompagnants s’épuisent, il y a beaucoup de turn-over alors que chaque personne handicapée a ses particularités. On est pas rassuré. »

Ce mercredi, les représentants girondins du secteur du handicap ont été reçus en fin de journée à l’ARS. Ils ont tenu à faire passer au grand public que la crise majeure dépasse largement les 7000 salariés et les 25000 usagers de leurs établissements : personne n’est à l’abri d’un accident de la vie dont soi-même ou un proche peut être la victime.

Source RUE 89 – BORDEAUX.

Déceptions après le comité interministériel du handicap…

Les associations sont loin d’avoir été convaincues par le comité interministériel du handicap, qui s’est tenu à Matignon le 5 juillet 2021.

Un appel à manifester en septembre a même été lancé.

Déceptions après le comité interministériel du handicap

 

En réaction à « l’obstination [du gouvernement] dans son refus de la déconjugalisation de l’AAH », APF France handicap appelle à une manifestation le 16 septembre. La déception des associations vis-à-vis des annonces du 5comité interministériel du handicap, qui s’est tenu le 5 juillet, se traduira dans la rue, à quelques mois des élections présidentielles.

« Plus que quelques mois pour une politique du handicap enfin à la hauteur des enjeux », interpelle APF France handicap dans un communiqué de presse. L’association déplore « fortement l’absence de dispositions ambitieuses pour l’effectivité des droits fondamentaux » et estime que « les mesures déjà mises en œuvre et celles à venir sont loin d’être suffisantes au regard des situations dramatiques vécues par les personnes en situation de handicap et leurs familles ».

Ainsi de la PCH dont trop de personnes sont exclues « du fait de critères d’éligibilité trop restrictifs et encore inadaptés », de la PCH « parentalité » « encore loin d’être opérationnelle et adaptée aux besoins des parents en situation de handicap » et des mesures pour l’emploi « à concrétiser ». APF France handicap reconnaît la prise en compte de la vie affective et sexuelle et demande d’autoriser la création de services d’accompagnement à la vie sexuelle en France. Idem pour l’habitat inclusif et la montée en puissance de l’aide à la vie partagée, une « bonne nouvelle », pour laquelle « la coconstruction avec les personnes comme avec les associations est indispensable ».

« Rendez-vous manqué »

L’Apajh regrette un « rendez-vous manqué » et égrène les sujets de mécontentement : pas d’amélioration du statut et de la formation des AESH, pas de déploiement à grande échelle des Pial intégrant les équipes mobiles d’appui à la scolarisation, pas de revalorisation de tous les professionnels du secteur social et médicosocial ni de réponses concrètes pour mieux accompagner les jeunes en situation de handicap confiés à l’aide sociale à l’enfance…

Surtout, l’Apajh se dit « consternée quant aux choix faits notamment sur la PCH dont de trop nombreuses personnes en situation de handicap mental ou psychique sont exclues, ou le déni de démocratie lorsque le gouvernement a fait le choix de l’obstruction avec un vote bloqué, interdisant le débat, ne permettant pas la déconjugalisation de l’allocation adulte handicapé, et de ce fait l’autonomie des personnes en situation de handicap ».

La transformation des Esat saluée

Cependant, les associations sont unanimes quant au plan de transformation des Esat. L’Apajh estime que ce sont des « mesures qui vont parfaitement dans le bon sens, d’autant plus qu’elles proviennent d’une réelle concertation menée avec les acteurs engagés ». Paralysie cérébrale France se félicite des « avancées positives qui concourent à la sécurisation et aux dynamiques des parcours professionnels des personnes en situation de handicap ». Tout en regrettant que le gouvernement n’ait « pas retenu sa proposition de plateforme de parcours rassemblant tous les acteurs favorisant/accompagnant l’emploi sur chaque bassin de vie ».

Alors que le comité des droits de l’ONU examinera en août la politique du handicap de la France et à quelques mois de la présidence française de l’Union européenne, les associations restent « attentives ». Rappelons qu’une réclamation collective pour violation des droits fondamentaux des personnes handicapées, portée par plusieurs d’entre elles (APF France handicap, Clapeaha, Fnath, Unafam, Unapei), sera examinée cet automne par le Conseil de l’Europe.

Source LA GAZETTE DES COMMUNES.

 

Handicap : la problématique soulevée de la vie intime des jeunes adultes…

Un constat est fait que les parents, les accompagnateurs et les professionnels de l’éducation spécialisée rencontrent des difficultés pour parler de la sexualité avec un enfant ou un adulte en situation de handicap.

Cette question renvoie à des représentations générales et à la propre sexualité des intervenants. 

Handicap : la problématique soulevée de la vie intime des jeunes adultes... VIE AFFECTIVE - SEXUELLE - RENCONTRES

 

Un constat est fait que les parents, les accompagnateurs et les professionnels de l’éducation spécialisée rencontrent des difficultés pour parler de la sexualité avec un jeune ou un adulte en situation de handicap. Cette question renvoie à des représentations générales et à la propre sexualité des intervenants.

L’Association pour adultes et jeunes handicapés (APAJH) fait avancer la réflexion et l’action pour assurer à chacun un égal accès aux droits, et notamment à celui d’avoir une vie intime et affective. Dans cette optique, elle a invité, mercredi 7 juillet, à la salle de l’Alagnier, des parents, familles et aidants non professionnels pour aborder la question avec Sheila Warembourg, diplômée en sexologie et santé publique.

De l’échange avec une dizaine de personnes, il est ressorti que des représentations pouvaient être à déconstruire, que le désir de la personne est réellement à identifier. Il ne se résume pas forcément au rapport sexuel. La personne est, parfois, plutôt dans une demande de sensualité, de toucher sans forcément envisager la pénétration. Sheila Warembourg a cité plusieurs exemples et a montré des poupées sexuées qui peuvent être des objets favorisant le dialogue et la prise de conscience du respect du désir de l’autre.

La question des assistants sexuels n’a pas manqué d’être posée. Cette pratique, interdite en France, existe dans des pays voisins mais l’intervenante a précisé que « les volontaires doivent suivre une formation longue et faire l’objet d’un suivi ».

La création de réseaux sociaux spécifiques a également été tentée mais n’a pas, pour l’instant, fait ses preuves, du fait de l’absence de moyens d’évaluation des échanges. Jean-René Marchalot, le président de l’association, a précisé que si des personnes souhaitaient poursuivre la réflexion, l’APAJH mettrait des moyens en place pour satisfaire les demandes.

Renseignements au 04.74.52.16.81.

Source LE PROGRES.

Pour un « réflexe handicap » des candidats aux régionales en PACA…

Les handicapés veulent qu’on les entendent et pas seulement en période électorale! Adopter un « réflexe handicap » c’est se poser une question simple « avant chaque décision politique avons nous anticipé les besoins des personnes en situation de handicap? ».

Oeuvres de l'artiste Marie-Caroline Brazey alias MC Solaire - publication avec l'aimable autorisation de l'artiste

 

Avec l’oeil qui pétille Patrick Touchot et son épouse Michelle concèdent bien volontiers que les politiques savent parler aux handicapés en période électorale. Malgré la compétences des régions en matière de transports, les programmes des candidats en lice pour les régionales 2021 sur le handicap sont plutôt rares. Raison de plus aux yeux de notre couple d’azuréens pour se méfier « quand il y a de beaux programmes, il n’y a généralement pas grand chose derrière » et souvent « On nous drague pour notre vote! »

« ça sert à rien de promettre la lune si on ne peut même pas promettre d’aller dans la ville d’à côté! »

« Qu’on arrête les effets de manches et qu’on applique la loi! » Patrick et son épouse Michelle animent sur les réseaux la page Accessible pour tous qui compte 85 000 abonnés cumulés sur plusieurs plateformes. Il nous explique que la situation dans les transports est très compliquée pour les handicapés. En PACA sur le réseau de TER « certains trains sont accessibles » mais les handicapés ne peuvent descendre que dans des gares importantes, « mais pas du tout dans des gares secondaires ou des petites villes. »

Les gares comme les établissements qui reçoivent du public sont soumis à la réglementation de la loi de 2005. Normalement 10 ans après cette loi, en 2015 donc,  100% de ces lieux devaient être accessibles. A l’heure actuelle le taux d’accessibilité est de 50%, « sans doute beaucoup moins! » pondère Patrick, non sans ironie.

Michèle et Patrick Touchot

L’idée d’un « réflexe handicap » devrait être en place depuis longtemps dans les transports

« Pour un couple en fauteuil, il faut prendre deux TGV différents. » ll y a en effet rarement plus d’une place consacrée aux handicapés dans les trains. Michelle et Patrick sont obligés de prendre deux trains différents pour se rendre au même endroit. Il faut parfois passer plusieurs coups de fil à des interlocuteurs différents nous dit Alexandre. Il est bénévole à l’APF. Dès qu’il s’agit de se déplacer en train, en trams ou en bus « ce sont des aventures qui rappellent des scènes dignes du film Indiana Jones« , « quand on arrive à rentrer dedans! »

« C’est discriminant par le fait que tout est rendu compliqué »

« Absolument impossible de faire une activité sans tout prévoir très longtemps à l’avance!« . Avec une malice désabusée Alexandre nous confie qu’il a presque l’impression de vivre dans un autre monde. En ville l’absence de moyens adaptés au handicap est réellement une contrainte supplémentaire pour lui. « C’est une lutte et il faut être surmotivé ou bien entouré, sinon on ne sort pas« .

« Ma prison, c’est mon handicap et aussi le peu de moyens qu’on met à ma disposition »

Tout comme Patrick et Michelle, Alexandre décrit une vision alternative de la ville « _je vois les rues différemment parce que les rues sont difficilement accessibles, et je les choisis en fonction de cela ». Pour passer « il faut se mettre en danger et évoluer au milieu de la chaussée et des voitures« .

Les handicapés doivent réserver des transports spécialisés un mois en avance et prévoir la présence d’amis au départ comme à l’arrivée. Caroline Fieux de l’APF réalise régulièrement des tests dans les transports pour voir si les choses évoluent et manifestement le « réflexe handicap » est encore un voeu pieux. D’autant plus que les handicaps sont majoritairement invisibles. Les maladies dégénératives, des infections longues durée ou encore des pertes d’autonomie font que le handicap est omniprésent autour de nous.

Caroline et Alexandre

La ville doit donc s’adapter aux différents handicaps. Il suffirait de mesures très simples et de bon sens. « Rien qu’une sonnette située plus bas permet aux personnes d’avoir accès à des logements » explique Caroline Fieux. Il faut aussi des arrêts de bus adaptés. L’APF fait d’ailleurs de la formation pour des chauffeurs de ligne d’azur qui eux mesurent à ce moment précis combien « le réflexe handicap » est absent.

La question des logements adaptés est un des chantiers de l’APAJH06.  Olga Torelli préside l’Association Pour Jeunes Adultes et Handicapés des Alpes maritimes…. Ce n’est pas la 1ère fois que la fédération APAJH est obligée d’interpeller les candidats aux régionales et aux départementales. « Tous les candidats doivent avoir un programme sur le handicap« . « On a l’impression que ce n’est pas leur priorité »

C’est un problème pour les transports mais aussi pour l’insertion professionnelle et l’habitat des handicapés. « Il y a trop de dérogations à la loi de 2005 sur l’accessibilité des handicapés. Aujourd’hui il y a un sentiment de désarroi. » Aujourd’hui on envoie des handicapés en Belgique parce qu’il n’y a pas assez de places pour eux dans les structures spécialisées.

Le « réflexe handicap » se traduit concrètement par l’adaptations des locaux, changer la dimension des portes pour laisser passer les fauteuils par exemple. Pour les handicapés non-visibles. Il faut aussi mettre des signalétiques plus faciles à comprendre. Une partie des handicapés ne parviennent pas à les lire.

Tout le monde gagne à simplifier l’accès des handicapés au monde dit « valide ».

Ecrire un menu en FALC (Français Facile à Lire et à Comprendre) est un aménagement possible nous explique Caroline Fieux chargée de développement des actions associatives à l’APF. Décrypter un menu pour certain handicaps mentaux est loin d’être évident, il en va de même pour une fiche de salaire.  Tout le monde gagne à simplifier l’accès des handicapés au monde dit « valide ». Alexandre nous explique que les affaissements sur les trottoirs profitent aux vélos. Ce qui signifie que les aménagements en faveur des handicapés profitent à toute la société, s’il y a un minimum d’anticipation et de bon sens. « C’est même la façon la plus économique d’aménager la ville » ajoute-t-il.

« On ne veut pas voir les handicapés ! »

Benoit est déficient visuel et il a retenu une chose simple pour faire une meilleure place aux handicapés il faut d’abord être à leur écoute et accepter de les voir. Selon lui, rendre visible le handicap fait bouger les choses.

« Le réflexe handicap » c’est faciliter la vie des handicapés. Il n’y a pas que les candidats aux régionales et les politiques qui doivent l’acquérir. Benoit déplore par exemple que dans un supermarchés la majorité des gens le double sans aucun égard et qu’une trop faible minorité ne lui vienne en aide.

Pour Benoit « c’est réellement un problème général », plus des handicaps différents et donc « invisibles » seront reconnus et plus l’accessibilité sera naturelle. Si les automobilistes qui se garent indûment sur une place de parking sont sensibilisés et familiers de la présence des handicapés, les comportements changeront.

Benoit prend également l’exemple d’un feux rouge tricolore sonore mis en place à Amsterdam. Il sert en premier lieu aux handicapés visuels. Cette initiative sert aussi aux sourds qui voient le système fonctionner visuellement. Cette complémentarité des installations est un « réflexe handicap » utiles pour plusieurs handicaps différents, tout comme il est précieux pour les valides. Ces idées que « le réflexe handicapé » devient réellement possible.

Source FRANCE BLEU.

 

L’APAJH fête ses 50 ans d’accompagnement des personnes en situation de handicap en Creuse…

La plus grosse association de la Creuse souffle ses cinquante bougies cette année. « Révolutionnaire » lors de sa création, l’APAJH accompagne aujourd’hui 700 personnes en situation de handicap.

Après l’intégration, tout l’enjeu est de faciliter leur inclusion.

L'APAJH a été créée le 3 mai 1971 en Creuse.

 

C’est la plus grosse association de la Creuse, l’un de ses plus gros employeurs, et elle fête ses cinquante ans ce mois-ci. L’APAJH a été créée en 1971 pour accueillir les Creusois en situation de handicap. Cinquante ans après, elle en accompagne 700 et compte 520 salariés et 17 structures.

« A l’époque les personnes handicapées étaient abandonnées, on les parquait »

Au moment de sa création, Georges Pompidou était président de la République, Michel Delpech chantait « Pour un flirt » et Eddy Merckx remportait son 3ème Tour de France. Liliane Robert fait partie des militants qui étaient là au tout début de l’association. Selon elle l’APAJH a permis d’énormes progrès de société : « C’était une révolution, à l’époque les personnes handicapées étaient abandonnées. Elles étaient dans leurs familles ou dans des associations charitables mais on ne s’occupait pas d’eux, on les parquait. »

L’enjeu : que la société s’adapte au handicap, et pas l’inverse

Parmi les Creusois qui ont créé l’antenne creusoise de l’APAJH, Jean Faury, à l’époque instituteur à la MGEN, est fier du chemin parcouru : « C’est énorme, regardez tous les services qui existent dans notre département. Ca a commencé à Guéret, il y a dix-sept établissements ! On n’est plus à l’époque où on cachait les handicapés. »

« On n’est plus à l’époque où on cachait les handicapés »

Le combat de l’APAJH est désormais l’inclusion : que la société s’adapte au handicap, et pas l’inverse. Exemple avec l’école explique Christian Elion, administrateur de l’association : « La scolarisation de l’enfant en situation de handicap est limitée à l’octroi d’AVS, d’aides, pour que le jeune puisse rester et bénéficier d’une scolarité avec ses pairs. »

Finalement il y a 50 ans, il fallait créer des établissements pour accueillir les personnes en situation de handicap. Aujourd’hui, tout l’enjeu, c’est de les faire sortir pour qu’ils soient membres à part entière de la société.

Les associations estiment qu’il y a environ douze millions de personnes en situation de handicap en France. Au niveau national, l’APAJH en accompagne 32.000.

Source FRANCE BLEU.

« On n’est pas traités comme les autres, il faut sans arrêt se battre »: les personnes en situation de handicap sont-elles les oubliées de la vaccination?…

Alors que la campagne de vaccination des personnes en situation de handicap, considérées comme prioritaires, connaît des retards, le président d’une association pour handicapés, demande la vaccination des aidants et des familles.

Une vaccination qui permettrait de rompre les chaînes de transmission.

"On n'est pas traités comme les autres, il faut sans arrêt se battre": les personnes en situation de handicap sont-elles les oubliées de la vaccination?

 

Vers plus d’autonomie pour les personnes en situation de handicap…

L’individualisation de l’allocation aux adultes handicapés, votée au Sénat le 9 mars contre l’avis du gouvernement, revient en deuxième lecture à l’Assemblée nationale le 17 juin.

Une première victoire.

Vers plus d’autonomie pour les personnes en situation de handicap...

 

C’est une vieille revendication que la mobilisation des associations pourrait bien faire aboutir prochainement. Une proposition de loi de la députée Jeanine Dubié et de plusieurs de ses collègues du groupe Libertés et territoires a déjà franchi les premiers obstacles du Palais-Bourbon et du Sénat. Afin de diminuer la dépendance financière des personnes en situation de handicap, elle prévoit que les ressources du conjoint ne soient plus prises en compte dans le calcul de l’allocation aux adultes handicapés (AAH).

Cette dernière est une aide financière qui permet aux personnes en situation de handicap d’avoir un minimum de ressources. Créée en 1975, elle est calculée en fonction de critères d’incapacité, d’âge, de résidence et de ressources. Elle est attribuée par une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) et son montant maximum s’élève, en 2021, à 902,70 euros par mois. Au-dessus d’un certain plafond de revenus, l’AAH n’est plus perçue: 10.832 euros par an pour une personne seule, 19.606 euros pour un couple, auxquels s’ajoutent 5.416 euros par enfant à charge.

Au-delà de son montant très faible, sa méthode de calcul fait débat. Les associations demandent depuis la création de cette aide de ne pas tenir compte des revenus du conjoint. «On n’est plus à l’époque où les personnes vivaient cachées et dépendantes de leur famille. C’est une vision passéiste du handicap», pointe Arnaud de Broca, président du Collectif handicaps. Cette mesure faciliterait l’autonomie des personnes concernées et lutterait contre les violences à leur encontre, notamment conjugales.

Les étapes d’une réforme surprise

En première lecture à l’Assemblée nationale, le 13 février 2020, «le texte est passé de manière inattendue», explique Arnaud de Broca. Le gouvernement y était opposé et Sophie Cluzel, la secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargée des Personnes handicapées, était «restée ferme sur ses positions». Mais, lors du vote, les députés LREM sont majoritairement absents et la loi est votée et envoyée au Sénat.

Craignant que le texte y soit mis de côté, Véronique Tixier, privée de l’AAH à la suite de son emménagement avec son conjoint, lance une pétition via la plateforme e-pétitions du Sénat en septembre. «La pétition est un succès, d’autant plus que c’est un sujet très technique. 108.000 signatures en moins de six mois, c’est un mouvement sociétal considérable», se réjouit Jean-Louis Garcia, président de l’Association pour adultes et jeunes handicapés (APAJH).

Le seuil de 100.000 signatures atteint, le texte est étudié, modifié et, à la surprise de beaucoup d’associations, validé par le Sénat le 9 mars dernier. «La proposition votée a même précisé des choses utiles. Notamment le droit d’option», se félicite Jean-Louis Garcia. La nouvelle mouture propose aux 44.000 personnes susceptibles d’y perdre financièrement de choisir pendant dix ans entre le mode de calcul actuel ou celui désolidarisé des revenus du conjoint. Le texte doit désormais revenir au Palais-Bourbon.

Un besoin d’autonomie tout au long de la vie

Pour accélérer la seconde lecture du texte, Marie-George Buffet (PCF) décide de l’inscrire dans la niche parlementaire de son groupe. «On demande à l’Éducation nationale de faire énormément en matière d’accompagnement à l’autonomie des jeunes en situation de handicap – sans pour autant que les moyens soient suffisants – mais, quand ils deviennent adultes, on les laisse tomber», déplore la députée communiste.

Le mode de calcul actuel de l’AAH freine l’émancipation des jeunes en situation de handicap. À titre d’exemple, une personne de plus de 20 ans, vivant avec ses parents et n’ayant pas de revenus touchera l’allocation à taux plein. Mais ne recevra plus rien si elle s’installe avec un conjoint ou une conjointe dont le revenu excède 19.606 euros par an. Ce conditionnement de l’AAH aux revenus du partenaire impacte ainsi les choix de vie, certains renonçant à leur projet d’emménagement à deux, ou de mariage, pour continuer de toucher des revenus indispensables à l’équilibre de leur couple.

L’installation en ménage, en empêchant leur indépendance financière, réduit également le sentiment d’autonomie des personnes en situation de handicap:

Un administrateur de l’APAJH avait pour habitude de dire en parlant de sa compagne: elle me lave, me fait à manger, m’aide à me promener, et si je veux m’acheter des clopes, je dois lui demander des sous.

Majoritairement des femmes victimes

Pour les victimes de violences conjugales, majoritairement des femmes, cette dépendance économique peut avoir des conséquences dramatiques en rendant difficile un départ du foyer. Claire Desaint, coprésidente de Femmes pour le dire, femmes pour agir (FDFA), une association qui propose une ligne d’écoute pour les femmes en situation de handicap victimes de violences, se désole des difficultés à avoir des données fiables sur le sujet.

Elles sont moins crues et encore moins écoutées que les femmes dans leur ensemble. Il y a l’idée qu’elles devraient être bien contentes d’avoir quelqu’un qui s’occupe d’elles.

L’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne estimait en 2014 à 34% la proportion de femmes handicapées ayant subi des violences physiques ou sexuelles de la part de leur partenaire, contre 19% pour les femmes dites valides. L’analyse des appels reçus sur la ligne d’écoute de FDFA tout au long de l’année 2019 révèle que 65,5% des violences ont lieu au domicile de la victime. D’où l’importance de pouvoir quitter son lieu de vie rapidement. Entre les difficultés à trouver un logement et le temps nécessaire au recalcul de l’AAH, nombre de femmes victimes de violences doivent choisir entre rester auprès d’un conjoint violent et retourner vivre au sein de leur famille.

Les motivations du gouvernement

Si le gouvernement refuse toute modification du calcul de l’AAH, c’est pour des raisons budgétaires, estiment les associations. «Je ne vois pas l’intérêt politique de maintenir cette dépendance», déclare Claire Desaint. Sur un budget de 11 milliards d’euros par an consacré à l’AAH, l’augmentation due à cette réforme est évaluée à 560 millions. Marie-George Buffet tempère cependant l’argument strictement budgétaire et évoque plutôt le poids des représentations: «Il y a la somme que cela représente, bien sûr, mais il y a surtout cette idée que le handicap doit être pris en charge par la famille.»

L’argument principal brandi par la secrétaire d’État, Sophie Cluzel, n’est pas financier, mais le refus de sortir l’AAH du droit commun: en France, l’ensemble des allocations sont attribuées au regard du revenu de la personne concernée et de son conjoint. Pour les défenseurs du texte, l’AAH ne peut être considérée comme une aide sociale comme les autres. «Quand vous êtes au RSA, c’est provisoire. Là, on est dans une situation où il y a des handicaps durables, avec parfois des personnes qui ne pourront jamais travailler», tempête Marie-George Buffet. Pour Jean-Louis Garcia, l’argument ne tient pas non plus:

Parler de droit commun, c’est du vent et de la communication. Le droit commun, ça veut dire qu’en situation de handicap on devrait avoir accès au travail autant que les autres, être au-dessus du seuil de pauvreté, avoir accès à l’école, ce qui est loin d’être le cas.

Cette posture de La République en marche pourrait cependant vaciller à l’Assemblée nationale le 17 juin. En effet, la mobilisation autour de la pétition en ligne a permis de sensibiliser un public bien plus large que les personnes en situation de handicap, et cette visibilité est inespérée pour ces familles mobilisées depuis des années. «Les résultats vont dépendre de l’attitude de la majorité, souligne Marie-George Buffet. Il va falloir qu’ils aient le courage d’aller jusqu’au bout.»

Source POLITIS.

Coronavirus. Enfants et adultes handicapés : « Ne pas perturber le quotidien »…

Malgré le confinement lié au coronavirus, les services à domicile de l’Association pour adultes et jeunes handicapés (Apajh) Sarthe-Mayenne fonctionnent toujours.

L’objectif : bouleverser le moins possible le quotidien des personnes accompagnées.

Coronavirus. Enfants et adultes handicapés : « Ne pas perturber le quotidien »

Trois questions à Noura Djeridi, de la Direction de l’accompagnement, vie sociale et formation à l’Association pour adultes et jeunes handicapés (Apajh) Sarthe-Mayenne.

Quels sont les effets du confinement sur le fonctionnement des services à domicile de l’Apajh ?

Chacune des personnes (environ 170 adultes et 130 enfants) (1) que l’Apajh accompagne à domicile (2) en Sarthe et en Mayenne a été appelée dès le début du confinement, pour convenir avec elles de rendez-vous téléphoniques et pour évaluer leurs besoins le plus précisément possible

Ensuite, tout est tricoté main, on fait du cas par cas. Il va y avoir des personnes appelées plusieurs fois par jour, quand pour d’autres ce sera une fois par semaine. Des collègues se rendent également sur place quand c’est nécessaire.

Nous organisons aussi des drives, pour que leur quotidien de celles et ceux qui ne peuvent se déplacer en supermarché ne soit pas perturbé.

Comment les personnes accompagnées vivent-elles cette situation particulière ?

Au démarrage, il y a eu un vent de panique chez les personnes qui ne s’imaginaient pas être enfermées chez elles et qui ne se représentaient pas la situation de manière concrète. Nous-mêmes étions dans le flou.

L’ensemble de l’équipe des psychologues a donc été mobilisé très vite pour évacuer un certain nombre de questionnements et rassurer les personnes prises en charge.

Au bout de 15 jours, nous avons identifié quelques situations sur la corde raide. Au final, la plupart de ces cas ont été résolus sans que l’on ait recours au signalement ou au placement dans un centre d’accueil spécialisé.

Et pour les travailleurs de l’Apajh ?

Le plus dur c’est de gérer vie familiale et vie professionnelle. Nous sommes majoritairement en télétravail.

Pour communiquer, nous faisons deux conférences téléphoniques par jour. Cela permet de suivre le travail de chacun mais aussi de se serrer les coudes. J’ajoute qu’aucun d’entre nous ne s’est fait porter pâle.

(1) Les familles et proches des personnes en situation de handicap ne sont pas prises en compte dans ce comptage, même lorsqu’ils sont domiciliés avec la personne accompagnée par l’Apajh.

(2) Tels que les dispositifs Sessad (services d’éducation spéciale et de soins à domicile) et SAVS (service d’accompagnement à la vie sociale).

Source OUEST FRANCE.

Nantes. Apajh 44 – Ils fabriquent des objets qui facilitent la vie des handicapés…

À Nantes, l’Apajh 44 a lancé un Fablab afin de créer des objets adaptés aux personnes en situation de handicap.

Ce lieu, orienté autour de l’humain, est ouvert à tous.

Dans le local du Fablab, Samuel Dabouis et Michaël Élie fabriquent des objets pour les personnes handicapées, avec des objets de récupération et des imprimantes 3D.

Dans le petit local près des Bourdonnières, à Nantes, une imprimante 3D crépite. Dans quelques instants, un support pour téléphone sera fabriqué. Ici, on innove, on bricole pour aider les personnes handicapées dans leur quotidien : outil d’ouverture de bouteille, porte-paille, rampe d’accès,…

Cette belle idée, inspirée des précurseurs My Human kit à Rennes, est une réalité à Nantes à l’initiative de l’Apajh 44 (association pour les adultes et jeunes handicapés), sur l’un de ses sites de Nantes sud. Nous avons pris le nom de HumanLab. Ce n’est pas un Fablab traditionnel (laboratoire de fabrication, NDLR), mais orienté vers l’humain, indique Samuel Dabouis, conseiller en économie sociale familiale à l’Apajh 44. On fait des aides techniques pour les personnes en situation de handicap, avec elles. On souhaite qu’elles nous expliquent ce qu’elles veulent pour gagner un peu en autonomie.

« Faire un objet sur mesure par rapport
à la pathologie ou au handicap »

Avec les nouvelles technologies et l’impression 3D, des portes s’ouvrent. « Les personnes ont des besoins bien spécifiques par rapport à la pathologie et au handicap. Il faut vraiment faire l’objet sur mesure. On peut trouver des choses dans le commerce. Ce n’est pas toujours adapté ou parfois cher.

Dans le local du Fablab, coordinateurs et bénévoles fabriquent des objets. Le lancement a été aidé grace à une campagne de financement participatif.

Radars de recul

Ici, c’est le contraire. Les prix sont accessibles. Mickaël, avec ses compétences en conception assistée par ordinateur, fabrique un radar de recul pour fauteuil roulant. Certaines personnes ne voient pas où elles vont quand elles reculent. On a réfléchi avec elles et on fabrique le boîtier. Trois ou quatre personnes sont intéressées.

Toutes celles qui en ont besoin peuvent se renseigner auprès de l’Apajh. On essaie de standardiser au maximum pour que tout le monde, dans un Fablab de France ou de Navarre, puisse imprimer le modèle et créer aussi, note Samuel Dabouis, à la manœuvre avec Mickaël et Jean-Yves, des bénévoles impliqués. Soit ils ont la technique chez eux avec une imprimante 3D et ils le font direct chez eux, soit ils viennent au local et on les aide, ajoute Mickaël.

Des collégiens de La Petite Lande à Rezé les soutiennent également.

Coûts réduits

Pour y arriver, il y a beaucoup de récupération. Exemple avec une roue insérée à l’avant du fauteuil roulant. Ce sont des roues de vélos enfant et des batteries récupérées. Les rayons enlevés ont été remplacés par un moteur électrique ». Sur internet, c’est près de 1 500 €. Dix fois moins cher avec le Fablab.

Besoins de financements

Pour aider le plus grand nombre, le Fablab a besoin de pièces, de fonds et d’autres bonnes volontés. Tout en créant du lien avec les personnes concernées.

À noter

35 € l’adhésion. Ouvert à tous (humanlab@apajh44.org).

L’association suit 1 500 personnes pour des actions de prévention, de dépistage et d’animation sociale : apajh44.org

Source OUEST FRANCE.