Laval. L’Adapei 53 devra verser plus de 84 000 € à son ancienne directrice…

La Cour de cassation a rejeté un recours de l’Adapei 53, situé à Laval (Mayenne) qui contestait sa condamnation pour le licenciement de sa directrice générale en janvier 2015.

L’association devra lui verser des indemnités, dont 21 000 € de rappels de salaires impayés.

L’Adapei 53 a été condamnée pour avoir licencié abusivement son ancienne directrice.

L’association de la Mayenne, Adapei 53, qui accompagne 800 enfants et adultes déficients intellectuels, avec 300 salariés, avait licencié sa directrice, deux ans et demi après son embauche, en critiquant sa gestion et le climat social.

Une polémique était alors née sur le montant de son salaire qui atteignait une moyenne mensuelle de 8 633 € brut.

21000€ de rappel de salaire

L’Adapei 53 avait gagné le procès devant les prud’hommes de Laval qui avaient jugé le licenciement justifié en mars 2017, mais la cour d’appel était revenue sur cette solution en septembre 2018.

En appel, l’association avait été condamnée à verser à l’ancienne directrice, sur le fondement de la convention collective et de son contrat de travail, un total d’environ 84 000 €, dont 21 000 € de rappels de salaires qui demeuraient dus.

Pas de réintégration

« Les règles protectrices des femmes enceintes n’ont pas été respectées et le licenciement était donc nul », expliquait la cour d’appel. La directrice n’avait cependant pas demandé sa réintégration. Depuis, elle est en poste dans l’Orne.

La chambre sociale de la Cour de cassation vient d’approuver cette solution le 15 janvier. Elle a condamné l’Adapei 53 à verser 3 000 € supplémentaires à l’ancienne directrice pour ses frais de procédure.

Source OUEST FRANCE.

Elle rêvait d’intégrer le monde du travail ordinaire : Maud, handicapée, vient de signer un CDI à Montélimar…

La jeune femme, qui a un retard mental, vient d’être embauchée par le magasin L’Entrepôt du bricolage à Montélimar.

Un cas exceptionnel et rare que salue l’association qui l’a aidée, l’Adapei.

Maud, dans les rayons de l'Entrepôt du bricolage à Montélimar.

Elle rêvait d’intégrer le monde du travail ordinaire et c’est désormais chose faite ! Maud, qui est handicapée intellectuelle, vient de signer un CDI dans le magasin L’Entrepôt du bricolage à Montélimar (Drôme). Depuis le 6 janvier, la jeune femme d’une trentaine d’années rejoint chaque matin le service logistique.

Et au quotidien, elle fait exactement la même chose que ses collègues : du déchargement de marchandises, de la préparation de commandes ou de la mise en rayon. “Ça redonne la patate, sourit-elle. Je ressens que les gens ici sont très bien avec moi. Par rapport à mon handicap, je ne pensais pas qu’on m’embaucherait comme ça”.

Pourtant son patron, Richard Brun, n’a pas hésité à l’embaucher après un stage dans l’entreprise. “Tout de suite, chez elle, on a décelé le savoir-être : des yeux qui brillent, un sourire quotidien et une envie et une énergie débordante. Ça montre à tous les collaborateurs du magasin que dans l’entreprise, il y a la place pour tout le monde, même pour des gens qui ont un handicap”.

Avec l’aide de l’association Acc’ent, Maud a d’abord effectué un stage de plusieurs mois dans son équipe. La jeune femme avait plusieurs fois fait part de son envie de quitter le monde du travail protégé. Aujourd’hui, elle exerce le même métier que ses collègues. Elle est accompagnée mais son poste n’est pas adapté et elle touche le même salaire que les autres employés.

Un cas qui reste rare et exceptionnel, selon le président de l’Adapei de la Drôme, l’association qui aide à l’intégration des personnes handicapées, dont Maud. “On manque un peu d’entreprises prêtes à dire : allez, banco, j’essaie d’intégrer une personne, résume Jean-Luc Chorier. Si ça marche, on a le CDI comme Maud. Et si ça ne marche pas, on a un retour à l’Ésat, [l’Établissement et service d’aide par le travail]. Mais pour aller loin il faut avoir la possibilité d’un retour en arrière.”

“Le monde de l’entreprise n’est pas complètement prêt à accueillir des personnes en situation de handicap”

Si jamais ça ne se passe bien, Maud a d’ailleurs trois ans pour revenir travailler en Ésat, en établissement d’insertion. “La finalité, c’est de faire que les personnes se sentent bien là où elles sont, explique Philippe Bochu, le directeur de l’Ésat Adapei 26 où travaillait Maud auparavant. Maud, depuis qu’elle est arrivée, demande à aller dans le monde ordinaire donc je pense qu’on a fait notre boulot avec elle en l’emmenant là où elle voulait aller. Maintenant, si jamais elle constate que c’est quand même trop dur, le regard des autres par exemple, elle peut toujours revenir à l’Ésat.”

Maud, entourée de ses collègues, de son patron et des membres de l'Adapei. - Radio France

Car selon lui, “le monde de l’entreprise n’est pas complètement prêt à accueillir des personnes en situation de handicap. Ici, on a une entreprise structurée, avec un manager qui pilote les choses pour que ça fonctionne avec du tutorat. Elle s’intègre bien, mais elle s’intègre bien aussi parce qu’il fait en sorte qu’elle soit prête à l’intégrer”.

Source FRANCE BLEU.

 

Travailleurs en situation de handicap : comment réussir votre entretien d’embauche ?…

Vous êtes en situation de handicap, voici les clés pour préparer votre entretien d’embauche.

l’emploi des personnes handicapées, voici les clés pour préparer votre entretien d’embauche.

Les 5 clés pour réussir son entretien d’embauche

● Soignez votre entrée

Les premières minutes d’un entretien sont capitales. Et le chronomètre ne démarre pas à la première question. Dès lors que vous dites bonjour en arrivant dans les locaux de l’entreprise ou que la caméra de votre ordinateur s’allume pour l’entretien en visioconférence, vous êtes évalué. Soignez votre tenue en l’adaptant aux codes de l’entreprise. Pensez à votre posture. Souriez. Soyez courtois. Ayez l’air détendu mais assuré. Évidemment, on oublie le chewing-gum et la poignée de main trop appuyée ou pas assez.

● Préparez votre présentation

On vous demandera toujours une présentation de votre parcours. Préparez-la. Elle doit être concise – pas plus de trois minutes – précise, fluide. Elle doit mettre en avant les expériences les plus en lien avec le poste. Il y a de fortes chances que l’on vous demande aussi ce que vous savez de l’entreprise qui vous convoque. Attention, là encore à être concis. On pourra également vous demander de parler d’une ou de deux expériences professionnelles en particulier et d’en livrer des enseignements. Le Web est rempli de questions types. Choisissez-en une dizaine. Entraînez-vous. Plus on est préparé, plus il est facile de répondre.

● Valorisez votre discours

Il est important, pendant un entretien, d’avoir un discours clair, factuel et affirmé sur votre parcours professionnel. Pensez à donner des exemples concrets qui permettront soit d’aller au-delà des informations déjà consignées dans votre CV, soit de prouver une compétence attendue. Vous avez une qualification, certes, mais l’avez-vous déjà mise à profit ? Et n’oubliez pas : tout ce que vous mettez en avant doit démontrer votre aptitude à remplir le poste visé. Enfin, soyez positif. Un licenciement ou une longue période de chômage doivent être assumés et expliqués sans avoir la voix qui chevrote. Une expérience passée ne doit pas être dénigrée. Vous avez des questions ? Elles doivent montrer votre motivation : « quelle est la taille de l’équipe ? », « comment se passera l’intégration ? », etc.

● Adaptez-vous à votre recruteur

Si vous arrivez à vous adapter à votre interlocuteur, opérationnel ou RH, vous serez capable d’anticiper certaines questions et de livrer les arguments qui sauront le rassurer. C’est là le but d’un entretien : confirmer la bonne impression du recruteur à la lecture de votre CV (en plus de valider de votre côté que le poste correspond à ce que vous cherchez). Assurez-vous de répondre à toutes les questions qui sont spécifiques à sa fonction. Surtout, ne privilégiez pas un entretien par rapport à un autre, ils sont tous importants et tous éliminatoires. Enfin, s’adapter c’est surtout se montrer à l’écoute de son recruteur et ce tout au long de l’échange.

● Ne négligez pas les dernières minutes

Plusieurs questions peuvent être abordées en fin d’entretien. La rémunération par exemple : laissez à votre interlocuteur le soin d’aborder le sujet. Ayez en tête une fourchette du salaire brut annuel souhaité. Si l’on vous parle d’avantages, intégrez-les à celle-ci. La mobilité géographique peut également être questionnée. Indiquez les villes ou départements où vous êtes mobiles et le temps de transport que vous ne souhaitez pas dépasser. Si le recruteur ne vous l’a pas indiqué, n’hésitez pas à demander quelles sont les prochaines étapes de recrutement et le moment idéal pour le recontacter. Au moment de vous quitter, remerciez-le de vous avoir reçu et renouvelez votre motivation pour le poste.​

Évoquer son handicap lors de l’entretien ? Évidemment !

Parler de votre handicap avec le recruteur est bien sûr préférable. Peut-être avez-vous besoin d’un aménagement de votre poste de travail ou d’un accompagnement spécifique ? Exemple, chez BNP Paribas, la Mission Handicap en collaboration avec le Service de santé au travail coordonne le processus de maintien dans l’emploi et propose au collaborateur concerné des solutions adaptées à ses besoins.

Soyez donc factuel, rassurant et réaliste avec votre recruteur : sans devenir le sujet principal de l’entretien d’embauche, votre handicap et ses éventuels aménagements doivent être abordés. Cela ne vous empêchera pas de valoriser vos compétences et d’aborder toutes les questions classiques de l’entretien. A ce moment-là, vous démontrerez qu’au-delà de votre statut de travailleur handicapé, vous êtes avant tout le candidat parfait pour le poste.

Source LE FIGARO.

 

L’Agefiph dessine sa stratégie innovation pour l’insertion professionnelle…

L’Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées décrit sa stratégie intitulée “L’innovation inclusive au service de l’entreprise 4.0”.

Elle entend être “force de propositions” dans l’élaboration des politiques publiques.

L'Agefiph dessine sa stratégie innovation pour l'insertion professionnelle...

Loin de considérer que les mutations actuelles du monde du travail seront nécessairement néfastes pour les personnes en situation de handicap, l’Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées (Agefiph) s’engage dans une stratégie intitulée “L’innovation inclusive au service de l’entreprise 4.0” (à télécharger ci-dessous). L’association estime que “l’accélération digitale dans le monde du travail oblige à repenser les emplois dont nous aurons besoin dans un monde où les machines ne cessent de prendre de l’ampleur” et s’interroge sur la manière de “repenser les questions d’accès et de maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap pour résorber le chômage et développer la qualité de l’emploi“.

Les personnes en situation de handicap sont présentées dans le document comme étant à l’avant-garde de la profonde modification des paradigmes du monde de l’entreprise. La présidente de l’Agefiph, Malika Bouchehioua, considère dans l’éditorial du document que “s’emparer du sujet des collaborateurs présentant une situation de handicap permet à l’entreprise de s’interroger sur la prise en compte de leurs besoins individuels“, ce qui, à son tour, “permet non seulement d’améliorer très largement le bien-être au travail pour tous […], mais également d’accroître les performances de l’entreprise 4.0 qui aura su remettre en question ses process collaboratifs“. À ce titre, l’Agefiph souligne le potentiel qui réside dans l’innovation sociale, “qui permet notamment aux personnes concernées par le handicap de se constituer en collectif dans les territoires pour inventer des formes originales d’accès à l’emploi et à l’information respectueuses de l’intégration du talent de tous les collaborateurs […]“.

L'Agefiph dessine sa stratégie innovation pour l'insertion professionnelle...

Et dans les faits ?

Concrètement, l’Agefiph souhaite “transformer l’innovation en force de propositions et notamment à travers sa contribution à l’élaboration des politiques publiques ou pour développer de nouveaux services en direction des personnes en situation de handicap en coopération avec les pouvoirs publics, les acteurs de l’insertion, de la formation et du maintien dans l’emploi“. C’est pourquoi la majeure partie des 10 millions d’euros (M€) de budget annoncés sur trois ans par l’Agefiph (lire notre article) sera allouée à un dispositif d’appels à projets “action innovante” avec un accent sur la “sécurisation des parcours professionnels“. Il recevra une dotation annuelle de 2 M€. Autre investissement, l’Agefiph lance un appel à projets permanent “sans thématique prédéfinie mais toujours en lien avec l’emploi des personnes handicapées et l’inclusion professionnelle“, qui se voit attribuer une dotation annuelle de 500 000 €. Un appel à projets de recherche appliquée codirigé par la Fondation internationale sur la recherche appliquée sur le handicap (Firah) verra aussi prochainement le jour.

L’Agefiph précise les éléments que les projets devront respecter afin d’être sélectionnés :

  • être en lien avec les entreprises ;
  • solliciter la participation des personnes handicapées ;
  • être en capacité de s’appuyer sur les acteurs, les écosystèmes existants ;
  • prendre en compte des sujets, problèmes ou publics peu ou insuffisamment traitées ou à fort impact sur l’emploi ;
  • viser l’effet de masse ;
  • être facilement compréhensibles et avec un fort potentiel d’influence sur les politiques publiques pour le bénéfice de toute la société ;
  • avoir un impact significatif sur l’emploi des personnes handicapées.
AGEFIPH

Esat – Morbihan. Leurs petits bateaux traversent les générations…

Les maquettes de Sinagots et canots à misaine du Moulin vert, à Arzon (Morbihan), sont très prisées des passionnés de voile traditionnelle et de jeux en bois.

Elles sont fabriquées par d’autres passionnés, les travailleurs de cet Établissement et service d’aide par le travail (Esat).

L’équipe de l’Esat du Moulin vert fabrique les célèbres maquettes navigantes de Sinagots depuis 2001.

Un petit atelier à l’ombre des pins, à un jet de galet de l’océan, c’est ici, au cœur de l’Esat (Établissement et service d’aide par le travail) du Moulin vert d’Arzon (Morbihan) que sont produites les maquettes navigantes de Sinagots et canots à misaine qui font rêver les enfants lors des rassemblements et fêtes maritimes comme la Semaine du Golfe ou le Mille sabords. Depuis 2001, ils sont confectionnés avec passion par une cinquantaine de salariés qui alternent entre travaux d’entretien d’espaces verts et extérieurs, et menuiserie en intérieur.

Un handicap invisible

« C’est un psychologue passionné de voile qui avait eu l’idée de cet atelier pour nos travailleurs », raconte Serge Sourdril, chef de service qui encadre ce groupe de personnes souffrant de handicaps psychiques. « Ce sont des personnes qui ont leurs pleines capacités intellectuelles, ont des diplômes BEP, CAP, Bac, voire ont fait des études supérieures, mais dont l’instabilité est souvent incompatible avec un emploi classique », explique l’encadrant qui souligne que ce handicap invisible peut toucher tout le monde. « Souvent, les personnes suivent une scolarité normale et une crise intervient, une prise en charge est alors nécessaire. »

Les maquettes sont entièrement faites à la main par les travailleurs du centre d’aide par le travail du Moulin vert. Les grands Sinagots demandent jusqu’à 35 heures de travail.

L’Esat du Moulin vert les accueille après souvent un long parcours allant de l’hospitalisation aux séjours postcure. En intégrant le centre d’aide par le travail, ils signent un contrat de travail de 35 heures avec cinq semaines de congés comme un employé lambda. La seule différence : l’emploi est ici adapté avec de petites équipes et un encadrement bienveillant. « Le handicap psychique n’est pas un handicap linéaire. La plupart ont le permis, une maison, une famille. Ils pourraient travailler dans une entreprise classique, mais il y a toujours le risque de rechute, d’instabilité, d’arrêt de travail qui leur complique l’accès à l’emploi », explique un encadrant. « C’est une maladie incontrôlable et qui ne se voit pas car c’est dans la tête », confirme un de ses travailleurs.

Quelque 250 maquettes navigantes sont réalisées chaque année.

L’atelier lui sert de béquille, notamment pour aller à la rencontre des autres afin de vendre les 250 canots qu’ils fabriquent tous les ans. « Nous les vendons à la halle de la Criée et sur les événements nautiques où nous installons un bassin pour que les enfants jouent avec », apprécie Patrick qui adore raconter l’histoire de ces bateaux et les étapes de leur construction. Des voiliers qui leur redonnent beaucoup de fierté.

Vendus à l’Esat, dans une boutique du XVIe à Paris et sur les événements nautiques, les canots et Sinagots sont entièrement fabriqués à la main.

« Quand on me demande ce que je fais comme métier, je dis que je suis menuisier maquettiste, confie Patrice en train de terminer un canot. Un voilier en bois, fabriqué en France, pas un jouet en plastique made in China ! » Un voilier qui les aide à se remettre à flot.

C’est l’Esat du Moulin vert d’Arzon (Morbihan) qui construit les maquettes navigantes de Sinagots et canots à misaine qui font rêver les enfants lors des rassemblements et fêtes maritimes comme la Semaine du golfe ou le Mille sabords.

Voiliers en vente entre 23 € et 145 €, au centre d’aide par le travail du Moulin Vert, Tumiac, 56 640 Arzon (Morbihan), tél. : 02 97 53 70 05, moulin-vert-arzon.fr

Source OUEST FRANCE.

Handicap – Vannes. Elles ressortent grandies de cette aventure…

Grâce au dispositif Rebondir de Cap emploi 56, organisme spécialisé, basé à Vannes, sept femmes alias les Ask’elles ont réalisé un calendrier pour briser les a priori sur le handicap.

Les calendriers des Ask’elles ont été présentés aux partenaires, mardi 7 janvier 2020, dans les locaux de Cap emploi 56, à Vannes.

Présent dans chaque département, Cap emploi, organisme spécialisé, apporte un service de proximité aux personnes handicapées et aux employeurs pour toutes les questions relatives à l’emploi, que ce soit dans le maintien ou l’insertion. Cet accompagnement à l’emploi passe par plusieurs étapes : diagnostic de la situation, orientation, transition professionnelle, aide à l’accès à l’emploi, aide à l’accès au recrutement à destination des employeurs, suivi, etc.

Dispositifs pour les personnes en situation de handicap

Cap emploi 56, basé à Vannes, accompagne 1 000 nouveaux demandeurs d’emploi en situation de handicap, chaque année, dans le cadre de la coopération avec Pôle emploi. Pour l’élaboration d’un projet professionnel, Cap emploi 56 propose des dispositifs spécifiques, comme la prestation Rebondir, financée par l’Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées. « Cela peut être une expo photos, une action solidaire, un micro-trottoir ou tout autre projet, explique Valérie Loric, directrice Cap emploi 56. L’objectif de ce travail sur un projet est de briser les a priori sur le handicap. »

Dans tous leurs états

Parmi les 82 personnes accompagnées par Cap emploi 56 et orientées vers ce dispositif, Myriam, Florence, Nathalie, Valérie, Isabelle, Céline et Chantal alias les Ask’elles, ont réalisé un calendrier, avec l’aide d’un photographe et d’un graphiste professionnels bénévoles, à travers lequel, elles racontent le ressenti de cette expérience.

Durant un mois, les Ask’elles sont passées par différents états émotionnels, de l’interrogation en passant par le doute pour faire place au plaisir. « De cette aventure, nous ressortons grandies d’une expérience humaine, confient-elles. Nous pouvons désormais déployer nos ailes et continuer sereinement nos parcours de vie. »

Même si leur calendrier n’est pas en vente, vous pouvez contacter Myriam, Florence, Nathalie, Valérie, Isabelle, Céline et Chantal par mail à ask.elles56@gmail.com

Source OUEST FRANCE.

Handicap : quand l’insertion passe par le travail….

En Haute-Vienne, la Fondation Delta Plus accompagne les personnes en situation de handicap psychique en leur trouvant un travail adapté.

Pour beaucoup, le retour à une activité professionnelle leur permet de reprendre pied.

Le service blanchisserie de Delta Plus permet de renouer avec le travail. / © F3 - F.Clapeau

C’est un acteur très important de la santé dans la région, et pourtant on le connaît peu…
La fondation Delta Plus accompagne 600 personnes en situation de handicap, de fragilité sociale ou de dépendance, en Haute-Vienne.
Parmi ses activités, la fondation propose un accompagnement par le travail.

Michel a été victime d’un grave accident de ski, suivi d’un AVC. Aujourd’hui, il fait partie d’une équipe de jardiniers qui travaille pour une entreprise adaptée.

“Je suis à temps partiel sous réserve, donc ce n’est pas évident de trouver du boulot. Delta Plus, ça nous permet de travailler tranquillement, tout en faisant des efforts, mais ils veillent sur nous, sur notre santé.”

La fondation Delta Plus accompagne ainsi plusieurs centaines de personnes en situation de handicap, avec son Esat, le service d’aide par le travail, qui compte notamment une importante blanchisserie.
Les opérateurs y sont orientés par la MDPH, la Maison départementale des personnes handicapées.
Il s’agit de plus en plus de personnes en situation de handicap psychique, ayant connu un accident de la vie, une rupture personnelle ou professionnelle.

Le travail adapté représente une transition, une étape avant le retour au monde du travail ordinaire.
Pour répondre à une demande croissante, la Fondation déménagera bientôt dans de nouveaux locaux, plus grands, à Limoges..

Source FR3.

Mark Ruffalo, Glenn Close, Marlee Matlin et d’autres stars appellent Hollywood à embaucher des acteurs et actrices handicapées…

Les histoires de personnages handicapés plaisent à Hollywood, mais peu sont joués par des interprètes non-valides.

Mark Ruffalo, Glenn Close, Marlee Matlin et d'autres stars appellent Hollywood à embaucher des acteurs et actrices handicapées. Marlee Matlin est la première actrice sourde à avoir reçu un Oscar, en 1987.

Plusieurs personnalités d’Hollywood, notamment les acteurs Mark Ruffalo, Edward Norton et l’actrice Glenn Close, ont signé une lettre ouverte appelant l’industrie du divertissement à embaucher davantage d’acteurs handicapés.

Lancée par la Ruderman Family Foundation, qui milite pour l’inclusion des personnes non-valides dans la société américaine, la lettre s’adresse aux studios, aux producteurs et aux dirigeants des chaînes. Elle compte parmi ses signataires un certain nombre d’acteurs et actrices célèbres, notamment Bryan Cranston, qui avait été épinglé pour avoir joué dans le remake d’Intouchables alors qu’il est valide.

Opportunités « inexistantes » pour les interprètes non-valides

On trouve aussi des réalisateurs et scénaristes comme les frères Peter et Bob Farrely, ainsi que des acteurs et actrices non-valides comme Marlee Matlin, la première actrice sourde à avoir reçu un Oscar en 1987 et Ali Stroker, une actrice de Broadway qui se déplace en fauteuil.

« Parmi les 61 personnages avec un handicap nommés aux Oscars, dont 27 gagnants, seuls deux étaient vraiment joués par une personne avec un handicap », affirment ces personnalités. Et alors même que « de nombreux personnages très appréciés ont un handicap, les opportunités pour les acteurs et actrices non-valides sont quasiment inexistantes ». Selon une étude de la Fondation, 95 % des personnages handicapés importants des séries TV sont joués par des personnes valides.

« La plus grande minorité au monde »

La lettre demande ensuite pourquoi le handicap n’est pas pris compte dans les réflexions de l’industrie du divertissement sur la « diversité ». 21 % de la population mondiale est handicapée, ce qui fait des personnes non-valides « la plus grande minorité au monde », affirme la lettre de la Ruderman Family Foundation.

Les signataires appellent donc l’industrie du divertissement à « embaucher des interprètes qualifiés avec des handicaps, améliorant ainsi leur visibilité et élargissant les pools de talents ».

Source 20 MINUTES.

Alternative au plastique : des pailles en pailles fabriquées par des travailleurs handicapés… Vidéo

L’association La Perche, qui a lancé le concept des pailles en pailles pour anticiper la fin du plastique au 1er janvier 2021, a développé un partenariat avec des travailleurs handicapés de l’Orne.

Objectif : combiner développement durable et économie sociale et solidaire.

L'atelier de fabrication de pailles en pailles dans l'Esat de la Ferté-Macé dans l'Orne. Les travailleurs handicapés calibrent, découpent et trient les pailles. / © Nicolas Corbard/France Télévisions

Pour Pierre, Anaïs, Valentin et les autres, c’est un travail qui change de l’ordinaire. Depuis quelques semaines, ils trient, calibrent, coupent et contrôlent des futures pailles en pailles.

Ces travailleurs handicapés collaborent au sein de l’Etablissement et service d’aide par le travail (Esat) de la Ferté-Macé dans l’Orne. Sur les 42 employés du site, ils sont 8 à tourner à tour de rôle sur cet atelier qui rencontre un vrai succès.

Pierre mesure et coupe les pailles à la longueur réglementaire :

“C’est une très bonne idée, cela permet de ne pas utiliser de plastique. C’est un travail important pour l’écologie et pour la nature.”

Olivier renchérit un peu amusé :

“Moi, au début j’ai rigolé, quand on m’a dit que j’allais faire des pailles…en pailles. J’ai cru que c’était une blague ! Mais j’ai vu une tortue, l’autre jour, sur internet qui avait une paille en plastique coincée dans le nez. Il faut penser à l’environnement.”

Une idée née dans le Perche

Le concept des pailles en pailles a été lancé par Jeff Lubrano et Mike Sallard il y a quelques mois dans le perche ornais. Ensemble, les deux hommes ont créé l’association La Perche qui va se transformer en entreprise en 2020.

Cet été, 30 tonnes de pailles ont été moissonnées dans l’exploitation bio de Mike Sallard. Une fois les céréales récoltées, la tige est stockée, transformée en paille et traitée naturellement pour la rendre compatible avec les normes de l’agroalimentaire.

Une coopérative d’agriculteurs bio a aussi été lancée dans le Perche afin de développer une nouvelle filière pour les céréaliers. Objectif : semer 200 hectares pour une moisson de 300 tonnes de pailles l’année prochaine. Soit 10 fois plus qu’aujourd’hui.

Economie sociale et solidaire

Depuis le lancement de cette idée, destinée à anticiper l’interdiction du plastique au 1er janvier 2021, les pailles en pailles rencontrent un succès phénoménal. Dans les médias, mais aussi chez les professionnels de l’hôtellerie-restauration ou de la distribution, qui doivent trouver une alternative au plastique comme l’explique Jeff Lubrano :

“Aujourd’hui, nous sommes en capacité de produire 6 millions de pailles cette année. Il y a des gens qui veulent tout le stock pour eux, mais on essaye d’en faire profiter le plus grand nombre et de conserver notre logique d’économie circulaire et de développer ce principe d’économie sociale et solidaire.”

La Perche a ainsi signé un partenariat avec l’Adapei de l’Orne. Cette association de parents de personnes handicapées gère plusieurs Esat dans le département. A l’automne, les premiers travailleurs handicapés de l’Esat de l’Aigle ont commencé à produire des pailles. Puis, les centres d’Alençon et de la Ferté Macé ont été associés.

D’ici fin mars, deux autres établissements vont collaborer au projet. De quoi donner du travail à une quarantaine de personnes en situation de handicap. Pour Thierry Mathieu, le président de l’Adapei de l’Orne, c’est un beau projet :

“Chacun va à son rythme. Il s’agit d’honorer la commande bien sûr mais on essaye de voir quelle personne maîtrise le mieux telle opération en fonction de son handicap. Cela fait partie de la politique d’inclusion. C’est un produit à valoriser et valorisant pour nos travailleurs.”

 

Travail adapté au handicap

Il a fallu créer toute une série de gabarits et de modèles pour guider les travailleurs handicapés dans leur fabrication de pailles, comme le détaille Sébastien Lemière, le responsable atelier de l’Esat de la Ferté-Macé :

“On va avoir des gens à plus faible efficience sur toute la partie coupe et on va arriver à des gens à plus forte efficience sur la partie tri. On fait des essais, avec l’Esat d’Alençon on développe des machines pour aider les travailleurs handicapés… “

Anaïs, est chargée de trier les bonnes pailles des mauvaises :

“Le tableau qui est affiché à côté nous aide à contrôler les pailles. Si, par exemple, c’est coupé en travers ce n’est pas bon. Un nouveau travail comme ça, ça change la vie”

Les travailleurs handicapés contrôlent les pailles. Un modèle sur un tableau est affiché pour les guider dans leur sélection. / © Nicolas Corbard/France Télévisions

En une semaine, chaque personne produit environ 4000 pailles. Les chutes sont conservées pour être ensuite revalorisées. Une fois broyées, les pailles pourront être transformées en biomatériaux afin d’élaborer des contenants pour l’industrie agroalimentaire. Et ce qui n’est pas réutilisable servira tout simplement de paillage pour le potager de l’Esat.

D’ici le printemps, les travailleurs handicapés devraient fabriquer environ 800 000 pailles. D’autres partenariats devraient être développés ailleurs en France l’année prochaine.

Regardez comment sont produites les pailles en pailles dans ce reportage:

Reportage de Nicolas Corbard et Damien Migniau pour France 3 Normandie. Intervenants: Olivier Launay: travailleur handicapé / Pierre Crestot: travailleur handicapé . Anaïs Abot: travailleuse handicapées / Jeff Lubrano: cofondateur des pailles La Perche / Thierry Mathieu: président de l’Adapei de l’Orne.

Source FR3.

 

PORTRAIT- à Reims, Léa est trisomique et autonome : “un trait d’union pour tout le monde”….

Léa habite Reims et vient d’avoir 24 ans. Sa vie est remplie de sourires, de fous-rires.

Avec à ses côtés sa famille, elle grandit, progresse un peu moins vite que la moyenne mais un jour, elle le sait, elle quittera « le cocon familial ».

Léa est porteuse de la trisomie 21.

Léa travaille dans un fast food de la région de Reims. Un trait d'union pour tout le monde, affirme son manager. / © I. Forboteaux / France3 Champagne-Ardenne

Léa parle toujours « de sa situation ». Alors, lorsque je lui demande de me résumer cette fameuse situation elle me répond sans détour « je me vois normale comme vous Isabelle ! ». Faire connaissance avec cette jeune fille, c’est aussi rencontrer une famille extraordinaire. Léa a un frère jumeau, Virgile, étudiant à Paris et une petite sœur comédienne en devenir.

Ses parents, Laurence et Olivier sont à la fois très attentifs envers leur aînée. En même temps, leur confiance permet à Léa de s’accomplir depuis sa plus jeune enfance. Caractériser Léa c’est évoquer « son naturel, sa joie de vivre, mais aussi ses moments de tristesse, explique Laurence. C’est aussi beaucoup de démonstration de reconnaissance et puis cette autonomie de plus en plus. Elle a des amies. Elle est heureuse ». « Dès le début, on s’est dit, on va faire comme les autres, précise Olivier le père de Léa. Chaque année, on s’est fixé des objectifs et elle et nous avions la joie de les atteindre.»

L’école en milieu ordinaire

Léa est entrée en maternelle un peu plus tardivement que son frère jumeau, mais comme les autres enfants dans un milieu dit « ordinaire ». Elle y fera toute sa scolarité, accompagnée par des assistantes de vie indispensables pour soutenir Léa mais aussi les enseignants en charge de leur classe.

« Nous avons eu la chance de rencontrer des gens extraordinaires, explique Olivier. En maternelle, l’institutrice de Léa l’a préparé à la lecture. Ce fut une année primordiale. Nous le voulions, et en même temps nous trouvions cela ambitieux. » « Effectivement beaucoup d’enseignants ont été à ses côtés pour la faire évoluer”, reprend Laurence.

Mais nous avons aussi entendu : votre fille ne sera économiquement jamais rentable pour une société… Ou encore, Léa ne sait pas, donc elle ne saura jamais. Là on prend une claque et on se dit, on va voir.
Laurence, maman de Léa.

Léa a su lire à la sortie du CP, écrire dans la foulée. Un pari ambitieux disait son papa. Un pari remporté. « La principale actrice du succès c’est Léa, précise son papa. Quand elle veut, elle y arrive. »

Collège, lycée, formation professionnelle et CDI

Léa est passée du CE2 en 6e dans une classe Ulis où les professeurs reprenaient les matières un peu plus complexes que les autres. Léa est en difficulté avec les maths, sa bête noire… « Dans ce collège il y avait une formation Segpa avec des formations en horticulture, en cuisine et en maçonnerie, sourit la maman de Léa. Elle a fait des stages dans les trois domaines. La maçonnerie ce fut, non, rapidement, l’horticulture ne lui a pas plu car elle était seule avec ses plantes. Elle s’est donc dirigée vers la cuisine. »

Léa a fait plusieurs stages avec toujours la même envie : être en contact avec les clients. L’orientation vers un CAP en alternance était un bon compromis. La jeune femme rédige son CV, sa lettre de motivation et dépose le tout dans plusieurs sociétés de restauration. « Un jour elle m’appelle en me disant, je suis convoquée à un entretien chez McDo, explique Laurence. J’ai rappelé pour être sûre et nous sommes allées ensemble rencontrer le directeur. C’est elle qui a mené son entretien. Elle avait tout préparé. »
Ce jour, restera gravé dans la mémoire de toute la famille. D’un contrat en alternance, Léa décroche un CDI.

Léa est heureuse mais, comme tout le monde, passe par des hauts et des bas. « Ce n’est pas forcément le regard des autres, c’est de ne pas pouvoir faire comme les autres. » Florence, la maman de Léa résume ainsi les moments de doute par lesquels passe sa grande fille. « Il n’y a pas si longtemps elle m’a dit : pourquoi j’ai ce visage, pourquoi je suis petite ? C’est injuste. Pourquoi je suis trisomique ? Il y a quelques années, elle nous a demandé, comme cadeau de Noël, de ne plus être trisomique. Là ce n’est pas facile », explique encore la maman de Léa. Florence et Olivier ont toujours dit à Léa que son arrivée avait été difficile.

Quand vous l’apprenez, c’est un camion qui vous roule dessus. On a su tout de suite que notre vie venait de changer. C’est instantané. Une fois le premier choc passé, soit on relève le challenge, soit on va plus mal.
– Olivier, papa de Léa

Forte. Léa l’est devenue grâce à son entourage… Elle s’est forgé un caractère de guerrière comme elle dit. La musique, la danse, l’écriture sont ses passe-temps favoris. Dans sa chambre, son jardin secret, où se concentrent toutes ces activités, Léa se pose, se recentre. « La musique ça m’apporte le bonheur. Quand j’entends des chansons qui me touchent particulièrement, je les chante ».
Et puis Léa s’exprime aussi sur ces fameux regards. Sur sa différence.

« Quand je vais dans la rue, je souris et ça change le regard je trouve. » Quand elle se balade, Léa espère que les gens qu’elle croise se disent : « mais cette personne elle est formidable. Elle n’est pas comme nous, mais elle peut faire les choses comme nous, c’est ça qui est le plus important. » 

Lorsque je lui demande ce qu’elle voudrait changer de sa vie, Léa me répond qu’il y a une chose qu’elle voudrait voir évoluer. « J’ai juste envie que les chercheurs trouvent un remède contre la Trisomie. Et ça j’ai envie de le crier haut et fort aux chercheurs et aux familles aussi qui ont des enfants comme moi ». Une lucidité incroyable et l’envie aussi de nous expliquer ce qu’est la trisomie 21. « J’ai un chromosome en plus, j’en ai 21 et les autres non ».

Si les autres ont du mal à accepter leur différence, un petit conseil, qu’ils arrêtent de s’auto-flageller et s’ils ont un rêve, il faut qu’ils le vivent .
– Léa, porteuse de Trisomie 21

Vivre son rêve passe par des étapes d’apprentissage plus longues. Et pour cela, Léa a toujours été accompagnée, à l’école comme à la maison, par des personnes extérieures au cercle familial. Assistante de vie, employés de maison, éducatrice.

Obtenir son indépendance

Laurette fait partie de sa vie depuis 15 ans. Elle a vu évoluer la petite fille et a pris le relais aujourd’hui auprès de l’adulte. Elle la conseille lorsque Léa repasse son linge, ou fait le ménage dans sa chambre. Savoir gérer son quotidien en passe par là. « Là comme vous le voyez, je ne suis pas chez moi, précise Léa. Plus tard, j’habiterai toute seule. Pour une personne comme moi, emménager chez soi c’est important. Pour partir du cocon familial, il faut que je continue à apprendre. C’est très dur aussi de couper le cordon avec mes parents. Je préfère rester avec eux, après plus tard je partirai. Un jour où l’autre il faut partir. »

Même pas peur de cette indépendance qu’elle gagne à la force du poignet. Séphora, son éducatrice, lui apporte aussi cet autre souffle qui lui donne la force et le courage d’aller plus loin encore. Séphora, elle même handicapée, connaît bien les freins que cela génèrent… souvent dans la tête des autres. Aujourd’hui Léa mène sa vie, part travailler seule à pied, en tram, se promène en ville, va à son cours de danse africaine ou à une soirée entre amis.

Mais son plus bel accomplissement c’est ce travail de serveuse en restaurant. En un an, elle a su acquérir toutes les compétences pour travailler au milieu de ses collègues. Chacun d’entre eux lui a réservé un accueil particulier. Cette bienveillance qui a du sens, sans excès, pour l’amener à une rigueur professionnelle indispensable.

« Léa est aujourd’hui un trait d’union pour tout le monde. Elle est l’élément qui a soudé encore plus l’équipe, explique Julien Magne, le directeur du McDonald de Betheny. Elle m’a touché. Lorsque je l’ai reçu en entretien, j’ai versé ma larme. Je me suis senti tout bête… exprime-t-il encore très ému. On a mis les petits plats dans les grands. On a décidé de prendre le temps. Léa a débuté sur des périodes aux affluences moins fortes, pour qu’elle apprenne à nous connaître et à apprendre ses missions. Léa, c’est ma fierté. Je ne boude pas mon plaisir. Léa a la même vie que moi, je suis fier d’elle, fier pour ses parents. »

Léa prouve chaque jour que le handicap n’est pas un frein. Elle souhaite que sa vie soit un exemple, une preuve que les rêves d’indépendance sont réalisables. « J’ai envie de continuer mon chemin déjà pour ma famille car j’ai envie de dire haut et fort qu’ils sont formidables. Pour mes amis car c’est important d’avoir des amis. Et puis j’ai envie de dédier ce reportage à mon frère jumeau. Même si on n’est pas dans le même gène, j’ai envie de lui dire que je l’aime très fort. »

Source FR3.