Mise à jour – Allocation aux adultes handicapés (AAH)…

L’allocation aux adultes handicapés (AAH) est une aide financière permettant d’assurer un revenu minimum aux assurés sociaux éligibles.

Elle est octroyée sous réserve de remplir plusieurs conditions, dont un critères de ressources.

Mise à jour - Allocation aux adultes handicapés (AAH)...

 

AAH : démarches

Instaurée par la loi du 11 février 2005, l’AAH est accordée sur décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) afin de compléter les ressources de personnes en situation de handicap.

Pour bénéficier de cette aide, il faut s’adresser à la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) en joignant un formulaire de demande (Cerfa n° 13788*01) ainsi qu’un certificat médical de moins de 3 mois. C’est la MDPH qui instruit le dossier avant de le transmettre à la CAF (ou la MSA pour les professions agricoles).

La MDPH répond dans un délai de 4 mois. En l’absence de réponse, la demande est considérée comme rejetée.

Bon à savoir : depuis le 1er janvier 2019, l’AAH est attribuée à vie aux personnes dont le handicap n’est pas susceptible d’évoluer. Si cette situation n’est pas stabilisée, l’attribution de l’AAH est réévaluée tous les ans.

Conditions pour obtenir l’AAH

Pour percevoir l’AAH, sauf situations particulières, il faut résider de façon permanente sur le territoire français et les séjours à l’étranger ne doivent pas être supérieurs à 3 mois consécutifs au cours de l’année civile.

Cette aide financière est attribuée en fonction de différents critères d’incapacité, d’âge, de résidence et de ressources. Il faut :

  • avoir entre 20 et 60 ans, sauf dérogations ;
  • être atteint d’un taux d’incapacité au moins égal à 80 % ou inférieur à 80 % et occasionnant une restriction à l’emploi ne pouvant être compensée par des mesures d’aménagement de poste de travail. Si cette durée prévisible est d’au moins 12 mois à compter du dépôt de la demande d’AAH, cette incapacité est réputée “durable”. Le taux d’incapacité précis est déterminé par la CDAPH en fonction d’un guide-barème ;
  • être français ou fournir un titre de séjour en règle ;
  • disposer des ressources modestes : les revenus de l’allocataire et de la personne avec laquelle il vit ne doivent pas dépasser un certain plafond. Les revenus de l’allocataire sont examinés par la CDAPH puis par la CAF.

En 2020, ces plafonds ne doivent pas dépasser un certain montant Plus d’info, vous pouvez cliquer sur ce lien.

Depuis le 1er avril 2019, les ressources prises en compte sont celles de l’année en cours et non plus celles de l’année N-2. Les revenus imposables issus de valeurs mobilières sont pris en compte dans le montant des ressources.

A noter : les bénéficiaires de l’AAH sont affiliés au régime général de l’Assurance maladie, exonérés de la taxe d’habitation et ont droit à la réduction sociale téléphonique.

>> A lire aussi – Allocation supplémentaire d’invalidité (ASI)

Montant de l’AAH

Le montant de l’AAH dépend de la situation financière et sociale de l’allocataire.

Personne n’ayant aucune ressource : le montant maximal de l’aide est de 902,70 euros par personne.

Personne percevant déjà une rente d’invalidité, retraite ou accident du travail : différence entre le montant de la pension (ou de la rente) et les 902,70 euros.

A certaines conditions, l’AAH est versée aux personnes travaillant dans un Etablissement et Service d’Aide par le Travail (ESAT) ou en milieu ordinaire.

Situations particulières : les personnes hospitalisées, incarcérées ou en hébergement de moins de 60 jours continuent à percevoir l’AAH à taux plein. Au-delà de 60 jours, sauf cas spécifiques (être parent, vivre avec une personne handicapée ne travaillant ou paiement du forfait journalier), le montant de l’AAH est réduit à 30 % (270,81 euros). A la sortie, le versement de l’AAH retrouve son taux normal.

A noter : les personnes ayant atteint l’âge légal de la retraite après le 1er janvier 2017 conservent le bénéfice de l’AAH. Elles n’ont donc pas à demander l’Allocation de solidarité aux personnes âgées que l’AAH remplace.

AAH et cumuls

Le complément de ressource est supprimé depuis le 1er novembre 2019. Il est fusionné avec un autre complément de l’AAH, la majoration vie autonome (MVA). Mais si vous le perceviez avant cette date, vous continuez à le percevoir pendant 10 ans, si vous remplissez les conditions.

Le cumul de l’AAH et de l’Allocation de Solidarité Spécifique (ASS) est interdit, sauf si ces deux aides étaient perçues au 31 décembre 2016.

Source CAPITAL.

Écœurées par le versement aléatoire de la prime Covid, les aides à domicile témoignent…

Alors que l’État a décidé de verser une prime pour service rendu pour le personnel soignant et travaillant dans les maisons de retraite, il laisse la charge de son versement aux conseils départementaux pour les aides à domicile.

Une situation qui crée l’incompréhension. Témoignages.

Écœurées par le versement aléatoire de la prime Covid, les aides à domicile témoignent

La colère continue de monter. Les salariés du secteur de l’aide à domicile ne comprennent pas pourquoi ils ne vont pas tous percevoir une prime pour le travail accompli lors de la période de confinement. Depuis maintenant plusieurs mois, les départements et l’État se renvoient la balle sur le paiement de cette prime. Résultat d’un département à l’autre, les aides à domicile sont loin d’être traitées de la même façon. Différents scénarios se profilent. Il y a d’un côté les départements – plus d’une vingtaine – qui ont annoncé qu’ils verseront une prime. Sauf que les montants diffèrent, allant de 200 euros à 1.500 euros et les conditions pour percevoir les primes ne sont pas non plus les mêmes. De l’autre côté, il y a des départements qui ont annoncé qu’ils ne verseront rien, renvoyant la responsabilité à l’État. Et au milieu, ceux qui n’ont pas encore fait connaître leur décision.

Pour les différentes associations et fédérations du secteur, cette situation n’est pas tenable. Dans un courrier envoyé le 21 juillet dernier au Premier ministre, une vingtaine d’entre elles dénoncent cette situation arguant que c’est “incompréhensible pour ces professionnels qui ont exercé tous les jours, sur tous les territoires, pour certains la peur au ventre, souvent sans les équipements nécessaires, un travail indispensable qui aura permis de contenir la propagation du virus et de soulager les professionnels de santé”. Elles demandent l’organisation d’une réunion pour trouver une solution.

Car ce qui inquiète aussi, c’est le risque d’une deuxième vague et la capacité à pouvoir de nouveau faire face. “Sur le terrain, les professionnels ne comprennent pas et sont dans un ressenti négatif, dénonce Hugues Vidor, président de l’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (Udes), qui compte notamment parmi ses adhérents des acteurs du secteur de l’aide à domicile. Tout le monde est allé au travail même si les équipements manquaient au départ et au final il n’y a pas de reconnaissance. Les fédérations nous disent que s’il y a une deuxième vague, elles ne savent pas ce qui se passera. Les professionnels sont sous pression, ils n’en peuvent plus”, ajoute-t-il.

Au coeur de toutes ces tergiversations, les aides à domicile ne comprennent pas bien pourquoi la décision est aussi compliquée à prendre. Après un appel à témoignages lancé par Capital, un sentiment d’abandon ressort de façon quasi-systématique. “Pendant le confinement, toutes les auxiliaires de vie ont travaillé sans relâche, aucune prime ne nous a été versée ce qui est vraiment inadmissible, déplore Sonia*, auxiliaire de vie dans les Alpes-Maritimes. Nous n’avons aucune reconnaissance de l’État, malgré l’aide que nous pouvons apporter aux personnes vulnérables et dans le besoin qui attendent souvent notre venue. Nous avons été oubliées.” Naît aussi un sentiment d’injustice par rapport au personnel des Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) qui se voit verser une prime financée par l’État. “Nous aussi nous avons travaillé pendant la période du confinement avec beaucoup de difficultés et de contraintes, tient à rappeler Martine, aide à domicile dans les Bouches-du-Rhône. Nous avons contribué à faire face à la crise sanitaire, nous avons toujours été en poste pour nous occuper des personnes vulnérables et malgré tout cela, nous sommes les oubliées”.

Dans leurs témoignages, les aides à domicile évoquent aussi leur rôle de rempart. Sans leur action, les hôpitaux auraient pu être encore plus engorgés. “Sans nous, les personnes chez qui nous allons n’auraient pas mangé, n’auraient pas eu de courses, pas de médicaments, pas d’aide aux repas ou aux toilettes”, liste Laurence, gérante d’une Société coopérative et participative (Scop) de services à la personne dans les Pyrénées-Orientales. Et le non versement d’une prime nationale, ne semble pas cohérent avec le discours actuel des autorités publiques qui l’affirment et le réaffirment, elles veulent encourager le maintien à domicile des personnes âgées. “Ce n’est pas logique du tout, estime Alexia, aide à domicile dans le Morbihan. On se bat pour maintenir un maximum de personnes âgées à leur domicile et ce maintien se fait aussi grâce à nous !”

Au-delà de ce sentiment d’oubli, les témoignages relèvent aussi une forte incompréhension. Quel département verse une prime ? Pourquoi une collègue qui travaille à quelques kilomètres va toucher une prime alors que ce ne sera pas le cas d’une autre qui travaille dans un département différent ? “Je ne sais toujours pas si mon département va verser une prime”, s’interroge Lucie travaillant en Corrèze. Il y a eu une réunion début juillet entre le Département et les structures d’aide à domicile, mais on ne sait pas ce qui sera fait. Peut-être une prime définie en novembre et payée en décembre ? De combien ? À qui ? Sur quels critères ?”, se demande-t-elle. Ces professionnels regrettent que leurs questions restent sans réponse. “Cela fait des mois que l’on nous dit avoir droit à la prime par le Département, or nous n’avons toujours rien et nos responsables n’en savent pas plus également”, relève Jean, assistant de vie sociale dans le Doubs. Mahdia, aide à domicile dans le Nord, département qui annoncé verser une prime, finit même par ne plus y croire. “Mon patron affirme qu’il y aura une prime ça doit être versé avant le 31 juillet mais il dit n’avoir toujours rien reçu”.

* Tous les prénoms ont été modifiés

Source CAPITAL.

Intérim et handicap : une première dans la Loire …

Toma Handicap est la première agence d’intérim réservée aux travailleurs handicapés à ouvrir dans la Loire.

Et la 8e en France. Rencontre avec Patrick Laurent, l’un des fondateurs.

Intérim et handicap : une première dans la Loire ...

Patrick Laurent, vous êtes le directeur général d’Ithac à Riorges qui emploie 300 personnes en situation de handicap. Pourquoi cette structure nouvelle ?

« La loi de 2018 permet aux entreprises qui emploient des personnes en situation de handicap, de créer des structures de travail temporaire. Nous nous sommes rapprochés de Toma Intérim à Saint-Étienne pour créer cette nouvelle Entreprise adaptée de travail temporaire (EATT). »

C’était une réelle nécessité dans la Loire ?

« Il faut savoir que le taux de chômage des personnes handicapées est deux fois supérieur au taux de chômage de la population française. Grâce à la loi de 2018, l’État a voulu faciliter l’accès à l’emploi de ces populations. Mais au-delà du travail temporaire, ce que l’on vise, c’est une sortie à hauteur de 30 % vers un emploi durable. »

Dans la Loire, beaucoup de personnes en situation de handicap recherchent un emploi ?

« Il y a énormément de personnes en situation de handicap qui sont identifiées et qui recherchent un emploi. Chez Ithac par exemple, où 300 personnes sont employées en CDI, nous n’avons aucune difficulté, quand nous créons un nouveau poste, à recruter des personnes handicapées. »

C’est aussi une opportunité pour les entreprises ?

« L’opportunité est double. D’abord parce que les entreprises classiques sont tenues d’employer 6 % de leur effectif avec des personnes reconnues en situation de handicap. Ensuite, avec cette nouvelle agence, Toma Handicap, les entreprises n’ont pas besoin de justifier de leurs besoins, ce qui n’est pas le cas avec une entreprise de travail temporaire classique. Le simple fait de faire appel à Toma Handicap dispense de justifier du motif de recours au travail temporaire, ce qui réduit les contraintes et offre plus de flexibilité. »

Toma Handicap, 8 rue Auguste-Colona à Saint-Étienne. Contact : Christelle Heyraud au 04 77 52 23 20 ou 04 57 44 24 03.

Source LE PROGRES.

 

HANDICAP – ESAT – Saône-et-Loire : le succès de la farine en circuit court…

À la frontière entre la Loire et la Saône-et-Loire, la minoterie Megnaud qui ne fournissait que les professionnels s’est lancée dans la production de sac d’un kilo pour le grand public.

Une nouvelle activité pour l’entreprise et une action solidaire réalisée par des adultes handicapés d’un ESAT.

La minoterie Megnaud en Saône-et-Loire s'est lancée dans le conditionnement de sacs d'un kilo de farine.

Depuis juin dernier, des résidents de l’ESAT (Établissement et service d’aide par le travail) de Charlieu, dans la Loire, travaillent pour la minoterie Megnaud, installée à quelques kilomètres de là à Chenay-le-Châtel (Saône-et-Loire). Ils mettent de la farine en sachet d’un kilo, destinés aux particuliers.

Pour l’ESAT, cette nouvelle activité est un plus pour former ces adultes handicapés. Chaque semaine, une tonne de farine est ainsi conditionnée. “C’est une activité intéressante puisque nous cherchons des activités pérennes dans le temps, de partenaires assez proches de chez nous. Et en même temps un travail qui soit adapté à notre population, détaille Pascal Romagny, directeur adjoint de l’ESAT de Charlieu. Souvent, cela surprend les personnes parce qu’après une période d’observation, on s’aperçoit qu’ils ont de grosses capacités en terme d’adaptabilité au travail et de savoir-faire”

Ces sachets d’un kilo sont une nouveauté pour la minoterie Megnaud. Jusqu’ici, elle se concentrait sur de plus gros contenants, à destination des professionnels. Avec le confinement, et la forte demande des consommateurs, l’entreprise s’est lancée. “La réflexion date de quand je suis arrivé il y a deux ans et demi. J’en avais parlé à mes parents et on a reporté le projet. Mais ça s’est accéléré avec le Covid qui était une situation particulière”, précise Yohan Barret, directeur de la minoterie.

La minoterie Megnaud est une entreprise familiale créée en 1836. Elle favorise depuis longtemps la solidarité et les circuits courts. Ici, tout le blé vient d’exploitations situées à moins de 120 kilomètres de la société. “Notre volonté est vraiment de travailler en circuit court. Aujourd’hui, on interagit sur 21 départements autour du moulin. Notre cœur de métier, c’est l’artisanat, ajoute le directeur de l’entreprise. Aujourd’hui, on a vraiment un vrai potentiel de la part des particuliers, avec une très forte demande de la part de la grande distribution sur le créneau du un kilo.”

Dans cette minoterie, cinq générations de meuniers se sont succédées. L’entreprise réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros et traite 1 200 tonnes de blé par an.

Saône-et-Loire : le succès de la farine en circuit court

Source FR3.

 

Bretagne : « Mes cicatrices ne se voient pas »… L’impossible divorce d’une femme et de son mari handicapé…

Son mari a été victime d’un grave accident domestique il y a plus de dix ans.

Le couple a fini par se séparer mais le divorce n’a toujours pas été prononcé.

Bretagne : « Mes cicatrices ne se voient pas »… L’impossible divorce d’une femme et de son mari handicapé

  • Mariée pendant dix-huit ans à un homme, Gisèle (prénom d’emprunt) a tout perdu le jour où celui-ci a été victime d’un grave accident domestique.
  • Lourdement handicapé, son mari a refait sa vie avec une autre femme mais refuse de présenter ses revenus, ce qui rend le divorce impossible.
  • Agée de 52 ans, sa femme se dit « à bout » et attend que la justice prononce le divorce, alors que 23 audiences ont déjà eu lieu.

Elle a beaucoup hésité avant de nous écrire. Avant de se lancer, Gisèle (prénom d’emprunt) a longuement réfléchi. Comment allait-elle être jugée ? A-t-elle droit de se plaindre ? Et qui pourrait bien l’aider ? Agée de 52 ans, Gisèle est à bout. Mariée pendant dix-huit ans à un homme qu’elle aimait plus que tout, elle a vu son rêve se briser un jour de 2009 quand son mari a été victime d’un terrible accident domestique à Rennes ( Ille-et-Vilaine) qui l’a paralysé à vie.

Pendant trois ans, elle assure avoir « tout donné » pour prendre soin de cet homme tétraplégique, qui passera le reste de sa vie dans un fauteuil roulant. Gisèle s’est aussi occupée de leurs deux enfants, tout en gardant son emploi à plein temps. En 2012, son mari et elle ont fini par se l’avouer. Il leur fallait se séparer. « Il m’a annoncé qu’il avait rencontré quelqu’un en rééducation et qu’il voulait refaire sa vie. J’étais anéantie. Je ne voulais plus lui servir d’infirmière ni d’auxiliaire de vie ». Gisèle a alors perdu 18 kg et ne dort que quelques heures par nuit.

« Mon mari vit très bien. Moi, je n’ai plus rien »

Déjà douloureuse, l’histoire aurait pu s’arrêter là si la procédure de divorce n’avait pas été interminable. Car huit ans après, la séparation du couple n’a toujours pas été actée par la justice. La raison ? L’absence de pièces justificatives de revenus que son mari refuse de fournir. Sans ces documents justifiant des ressources de l’homme, le notaire ne peut prononcer la liquidation de la communauté. L’argent de la vente de leur maison reste ainsi bloqué depuis des années. « Mon mari vit très bien. Je le sais parce que c’est moi qui me suis battue pour lui obtenir une indemnité de 500.000 euros. Il a reçu l’héritage de ses parents, il s’est acheté une maison. Moi, je n’ai plus rien ».

« J’ai l’impression que ça rend la justice aveugle »

Redevenue locataire, Gisèle travaille à plein temps mais peine à boucler ses fins de mois. Pour se défendre, elle a déjà déboursé 20.000 euros pour payer une avocate en qui elle croit de moins en moins. « Dans cet accident, j’ai tout perdu. Mon mari, ma maison, ma situation. Mais ça, personne ne veut l’entendre. Tout le monde s’en fout parce que lui est handicapé. J’ai l’impression que ça rend la justice aveugle. Le fait qu’il soit lourdement handicapé ne devrait pas lui offrir de passe-droit mais cela semble être le cas. Mes cicatrices ne se voient pas mais je peux vous assurer que je suis à bout », témoigne Gisèle. Depuis huit ans, 23 audiences ont eu lieu mais aucune n’a pu aboutir. Son mari a été condamné à une amende pour ne pas avoir justifié ses revenus. Mais rien n’a changé.

L’une de ses amies confirme. « Physiquement, elle n’en pouvait plus. Il la prenait pour son infirmière et elle a tout donné pour lui. Quand elle a appris qu’il avait quelqu’un d’autre, elle l’a très mal vécu », explique une ancienne du couple. « Elle s’est occupée de tout et aujourd’hui, elle n’a rien. La justice doit regarder ce dossier différemment et prononcer le divorce rapidement », poursuit son amie. C’est aussi ce que souhaite Gisèle. « Je n’ai plus de vie depuis presque dix ans. J’ai longtemps été patiente mais là je suis découragée ».

Source 20 MINUTES.

Covid-19 : la hausse inquiétante des interventions de SOS médecins…

C’est un chiffre examiné de près par les autorités sanitaires.

Le nombre des interventions de SOS médecins pour des suspicions de Covid est en hausse nette depuis quelques semaines.

Alors qu’on en dénombrait une centaine par jour il y a un mois, SOS médecins en a comptabilisé près de 600 depuis.

Les Français appellent de plus en plus SOS médecins pour des interventions liées à une suspicion de Covid-19

C’est un indicateur qui donne peut-être une idée de la circulation du Covid-19 en France. Les Français appellent de plus en plus SOS médecins pour des interventions liées à une suspicion de Covid-19. Selon le secrétaire général de SOS médecins, Serge Smadja, les chiffres qui remontent de son réseau sont d’autant plus importants qu’ils constituent des “indicateurs précoces” “car les gens nous appellent “avant d’aller à l’hôpital, avant de faire un test”.

Au moment d’entamer le déconfinement, le 11 mai, on comptabilisait 311 interventions de SOS médecins pour des suspicions de Covid en France par jour. Dans le mois qui suit, les chiffres sont alors régulièrement en baisse, jusqu’à atteindre au plus bas 102 interventions le 18 juin. La circulation du virus semble marquer le pas en France. Depuis cette date, la remontée est marquée et elle a même tendance à s’accélérer sur ces derniers jours. On comptabilisait 151 interventions le 24 juin, 192 le 30 juin, 243 le 7 juillet, selon les statistiques publiées. Depuis huit jours, la hausse est toujours aussi nette et régulière: 360 consultations vendredi, 458 dimanche.

Pour la journée de mardi, le secrétaire général de SOS Médecins, Serge Smadja, a indiqué à France Inter qu’il y avait eu 583 consultations pour des suspicions de Covid-19.

“Il faut rester prudents mais ça fait deux semaines que ça augmente”

“Tous les jours, ça augmente. C’est cette tendance qu’il faut regarder. Il faut rester prudent mais il faut noter que ça fait maintenant deux semaines que ça augmente”, déclare mercredi Serge Smadja à France Inter. Néanmoins le médecin constate que ces consultations donnent lieu à “beaucoup de tests négatifs” et qu’en cas de Covid avéré il y a peu de cas graves qui entraînent des hospitalisations. Il précise aussi que d’autres virus peuvent circuler avec des symptômes comparables à ceux du Covid-19. “Aujourd’hui si quelqu’un tousse, il y a une suspicion Covid”.

Les régions où on appelle le plus SOS médecins pour des suspicions de Covid sont la Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Bretagne et la Nouvelle-Aquitaine soit les endroits où les Français se déplacent pour passer leurs vacances.

Source FRANCE INTER.

Vrai ou faux : 7 idées reçues sur les masques passées au crible…

Il est l’accessoire indispensable de l’année 2020 : le masque.

Recommandé par la communauté scientifique et obligatoire depuis le lundi 20 juillet dans les lieux publics clos (sous peine d’une amende de 135 euros), le masque fait l’objet de critiques voire de fantasmes, en particulier sur les réseaux sociaux.

Devenu obligatoire, le masque est aussi source de fantasmes, d’inquiétudes et de fake news

“Superflu”, “inefficace” voire “dangereux”. Les critiques autour du port du masque font florès, en particulier sur Facebook et Twitter. Des comptes qui ont parfois plusieurs dizaines de milliers d’abonnés s’insurgent contre l’utilisation de cet outil, dont le port est pourtant vivement encouragé par les professionnels de santé pour lutter contre la propagation du coronavirus. Plus généralement, au quotidien, des interrogations sur un port en bonne et due forme du masque demeurent. Décryptage de sept idées reçues avec Pierre Parneix, médecin hygiéniste au CHU de Bordeaux.

1 – Porter un masque, c’est risquer une intoxication au dioxyde de carbone

Certains détracteurs de l’usage du masque invoquent sa dangerosité. Notamment un risque d’hypoxie en cas d’utilisation prolongée, c’est-à-dire de manque d’apport en oxygène. Cela provoquerait selon eux une intoxication au dioxyde de carbone.

FAUX, répond Pierre Parneix. “Une récente étude a été faite sur les masques les plus étanches, les FFP2. On faisait faire à des gens de l’exercice d’intensité moyenne à soutenue pendant plus d’une heure. Les chercheurs ont mesuré les niveaux d’oxygène et de CO2 dans le sang et il n’y avait eu aucune modification”, indique-t-il. “Certes, on peut accumuler un peu plus de dioxyde de carbone à l’intérieur du masque qu’à l’extérieur, pour autant, il n’est pas démontré que cela entraînerait une hypercapnie – une augmentation du volume de CO2 dans le sang – chez les individus masqués.

Sur Twitter, une publication sur le sujet est devenue virale. Le post du @DrZeroCraic voulant démontrer que le port du masque n’entraînait aucune conséquence sur le taux d’oxygène a comptabilisé plus de 500 000 vues en trois jours. Dans cette vidéo, le médecin originaire de Dublin superpose successivement 6 masques chirurgicaux sur son visage… Sans que la saturation en oxygène n’évolue.

2 – Porter un masque protège assez pour éviter la distanciation physique

VRAI MAIS à plusieurs conditions. “Si deux personnes physiquement proches portent un masque, le risque de contamination est effectivement extrêmement faible“, pose le médecin hygiéniste. Encore faut-il que chacun porte le masque correctement, c‘est-à-dire qu’il couvre à la fois le nez et la bouche.

Mais Pierre Parneix précise : “Il ne faut pas s’habituer à perdre la distanciation. Forcément, dans les lieux clos comme au supermarché, il y a aura un moment où le mètre de distance ne sera pas possible à tenir, d’où la nécessité de porter un masque. Mais si on oublie les distances de sécurité, à l’extérieur, où le masque n’est pas souvent porté, cela va créer de mauvaises habitudes dans la vie quotidienne, ce qui va finir par créer du risque.

3 – Les masques sont inutiles parce que les virus sont plus petits que les mailles

FAUX – En l’occurrence, ce n’est pas la taille du virus qui compte mais celle des particules ; le virus en lui-même ne peut pas passer. “Certes, le virus est très petit mais il ne se promène pas tout seul !“, tient à préciser le médecin.

Le virus est véhiculé par des particules plus ou moins grosses. Les particules émises par la toux ou la parole sont majoritairement de grande taille : “Ces particules de plus de 5 microns vont totalement être arrêtées par les mailles du masque, testé pour faire barrière à des particules de 3 microns“, indique Pierre Parneix. “On émet aussi parfois des petites particules, d’un micron voire moins, qui seront en parties stoppées par les masques car elles ne foncent pas en ligne droite directement dans celui-ci. Elles peuvent se coller à des fibres de façon aléatoire.”

4 – Porter un masque en toutes circonstances est inutile

VRAI – Par exemple, lorsqu’on fait du sport. “Forcément, on a moins d’aisance respiratoire quand on court avec un masque car ce dernier fait obstacle à l’air qu’on inhale. Or, quand on fait un effort sportif, on a besoin de plus d’air, surtout si on est un sportif occasionnel“, indique le médecin. L’Organisation mondiale de la santé émet la même recommandation, soulignant que la transpiration peut entraîner une humidification plus rapide du masque rendant à la fois la respiration plus difficile et favorisant la croissance des micro-organismes.

“Au-delà du désagrément, il n’y a pas d’intérêt à porter un masque pendant qu’on fait un jogging”, ajoute Pierre Parneix. “Il suffit de ne pas tousser sur les autres et de se tenir éloignés.”

5 – Les masques chirurgicaux n’empêchent pas de contaminer les autres

FAUX – C’est le rempart au virus le plus efficace trouvé jusqu’ici quand on est soi-même positif au Covid. “C’est l’idée principale pour justifier le port du masque. Quand je le mets, si je suis contaminé, le masque va arrêter l’émission ou en tous cas la limiter très fortement. Donc c’est une réalité : si je porte un masque, je protège vraiment les autres.

À l’inverse, si je suis masqué et que j’interagis avec une autre personne porteuse du virus, je suis davantage protégé. C’est ce que démontre une étude publiée en juin dans la revue scientifique The Lancet. Une équipe de chercheurs canadiens diligentée par l’OMS a conclu que le port du masque réduit la probabilité d’être contaminé par le coronavirus de 85% en cas de rencontre avec une personne infectée.

6 – On peut congeler son masque pour le rendre plus efficace

FAUX – Une telle idée est doublement délétère. D’une part, congeler un masque déjà utilisé n’a aucune utilité pour tuer le virus. “Congeler des micro-organismes, c’est les faire hiberner. Dès qu’on les décongèle, ils retrouvent leur capacité à être virulents“, indique l’hygiéniste.

D’autre part, congeler un masque tout court ne fera que le dégrader, puisque “ça va détériorer à la fois les fibres et les élastiques”.

7 – Il faut jeter son masque en tissu après 10 lavages

VRAI ET FAUX – Tout dépend du masque en tissu et de son état car tous ne se valent pas. Il y a d’abord ceux achetés dans le commerce. “S’ils sont labellisés aux normes Afnor, ils ont été testés. Il sera indiqué que ces masques peuvent subir au moins 10, 20, 30 lavages et repassages.

Mais si le masque est fait maison, Pierre Parneix recommande de se baser sur les critères plus pragmatiques, de bon sens : “Il faut s’assurer que le textile ne soit pas altéré, que les élastiques restent suffisamment performants pour bien couvrir le visage, qu’ils ne soient pas trop lâches ou abîmés. Globalement, 10 lavages c’est le minimum mais c’est l’état du masque qui va déterminer s’il faut le jeter ou non.” Le médecin du CHU de Bordeaux précise que 30 lavages est un maximum.

Les agences régionales de santé préconisent de laver les masques pendant au moins 30 minutes à 60 degrés ou plus.

Source FRANCE INTER.

Coronavirus : Au Royaume-Uni, un premier cas de chat testé positif au Covid-19…

Le félin aurait été contaminé par son maître.

Coronavirus : Au Royaume-Uni, un premier cas de chat testé positif au Covid-19

C’est une première outre-Manche. Un chat a été testé positif au nouveau coronavirus au Royaume-Uni, ont annoncé ce lundi les autorités sanitaires, soulignant qu’il n’y avait « pas de preuve » qu’il puisse transmettre la maladie aux êtres humains. Il s’agit du tout premier animal domestique contaminé chez nos voisins britanniques, près de trois mois après le tout premier cas français de félin infecté et détecté.

Des tests effectués la semaine dernière par l’Agence de la santé animale et végétale (Apha) dans son laboratoire de Surrey, près de Londres, ont confirmé la contamination du félin, a annoncé Christine Middlemiss, vétérinaire en chef britannique.

Le maître aurait contaminé son chat

« Il s’agit du premier cas au Royaume-Uni de chat domestique testé positif au Covid-19, mais ça ne devrait pas être une source d’inquiétude », a réagi Yvonne Doyle, directrice médicale de la santé publique en Angleterre, soulignant qu’« il n’y avait pas de preuve que les animaux peuvent transmettre la maladie aux êtres humains ».

Selon les premiers éléments de l’enquête sanitaire, « la contamination a eu lieu du maître vers le chat », a-t-elle ajouté. Le matou avait d’abord été diagnostiqué par un vétérinaire comme souffrant d’herpès virus félin, mais un échantillon testé par la suite au Covid-19 s’est révélé positif.

Des cas en France et ailleurs dans le monde

Quelques cas de contamination chez les animaux de compagnie ont déjà été confirmés en France et ailleurs en Europe, aux Etats-Unis et en Asie.

« C’est un événement très rare et les animaux contaminés à ce jour ne présentent que des signes cliniques bénins, puis se rétablissent en quelques jours », a rassuré Christine Middlemiss.

Source 20 MINUTES.

Les gendarmes interpellent un cambrioleur présumé en fauteuil roulant…!

Deux hommes ont été interpellés après un cambriolage dans la nuit de samedi à dimanche dans le Finistère.

L’un d’eux, bien connu des services de gendarmerie, accomplissait son méfait en fauteuil roulant.

Les gendarmes interpellent un cambrioleur présumé en fauteuil roulant. Gendarmes (illustration)

Une intervention pas si banale pour les gendarmes du Finistère dans la nuit de samedi à dimanche. Sur les coups de 3 heures, les propriétaires d’une habitation de Lannilis appellent les gendarmes. Ils viennent de surprendre deux cambrioleurs chez eux.  L’un a réussi à prendre la fuite, mais les habitants ont réussi à immobiliser le deuxième.

Ivre et armé d’outils de cambriolage

Il faut dire l’homme en question éprouvait des difficultés à se déplacer, le cambrioleur présumé était en fauteuil roulant. À leur arrivée, les gendarmes de Plabennec et de Brest constatent qu’il est muni de plusieurs outils permettant des effractions, et qu’il est ivre. Il ‘agit d’un homme d’une trentaine d’années que les gendarmes connaissent d’ailleurs plutôt bien.

L’homme a subi une visite de contrôle à l’hôpital d’instruction des armées de Brest avant d’être placé en cellule de dégrisement à la brigade de Lannilis, avant d’être placé en garde-à-vue.

Les gendarmes ont ensuite réalisé une perquisition, et c’est là qu’ils ont interpellé le second cambrioleur présumé, un trentenaire, placé lui aussi en garde-à-vue.

Source FRANCE BLEU.

Ils ont fait l’actu. Thibault, paralysé, qui remarche grâce à un exosquelette : “une première porte vers un monde que je pensais inaccessible”…

Thibault, 31 ans, a remarché grâce à un exosquelette dirigé par la pensée.

Thibault, paralysé a remarché grâce à un exosquelete.

3 octobre 2019. Paralysé depuis une chute accidentelle, quatre ans plus tôt, Thibault remarche pour la première fois. Malgré son handicap, le Lyonnais de 31 ans parvient à se déplacer sur quelques mètres, harnaché dans un exosquelette. Grâce à des capteurs implantés dans son cerveau, et après deux ans d’entraînement,Thibault contrôle – par la pensée – les mouvements de cette armure motorisée. “Cela a été à la fois un bouleversement et une première porte vers un monde que je pensais inaccessible. Être comme le premier homme sur la Lune, réussir à faire un pas puis un autre alors que je n’avais pas marché depuis deux ans. Malgré mon fauteuil, malgré mon handicap”.

Les bras après les jambes

Après ces premiers pas porteurs d’espoir, Thibault a poursuivi l’expérience. Cette fois, le Lyonnais et les chercheurs ont tenté de développer le bras et la main motorisés de l’exosquelette. C’est la prochaine étape pour Thibault, qui reste impressionné par les prouesses que le robot lui a permis d’accomplir : “Cela a été un choc psychologique que je parvienne à reprendre le contrôle” dit le jeune homme, “mais on est sur des mouvements assez basiques, la marche c’est tout droit, je ne peux pas tourner. C’est le début et donc ça reste à travailler”. Thibault espère maintenant retrouver de l’autonomie avec ses bras et ses mains, “pourquoi pas attraper un verre, tenir des couverts, saisir des objets”. Après une interruption dûe à la crise sanitaire, les essais avec l’exosquelette vont reprendre en septembre. En parallèle, le centre de recherche biomédicale du CEA à Grenoble – qui a conçu la neuroprothèse de Thibault – poursuit ses essais cliniques sur d’autres patients.

Source FRANCE INFO.