Le coronavirus peut-il vraiment rendre sourd ?…

Des médecins britanniques ont observé ce qui semble être un premier cas au Royaume-Uni. Mais cela reste très rare, et il est difficile de lier Covid et surdité.

Le coronavirus peut-il vraiment rendre sourd ? Une oreille (illustration)

Parmi les nombreux effets secondaires recensés de la Covid-19, il pourrait aussi y avoir une perte de l’audition. C’est en tout cas ce qu’affirment des médecins britanniques, qui ont constaté ce qui semble être un premier cas au Royaume-Uni.

Il s’agit un homme de 45 ans, traité pour Covid-19 à l’hôpital, qui a remarqué une sorte de sonnerie dans son oreille gauche, puis a perdu complètement l’audition de cette oreille. Il ne s’est que partiellement rétabli après un traitement à base de corticoïdes, rapportent les médecins dans un article publié dans la revue médicale BMJ Case Report.

Un premier cas de perte auditive mentionnant le Covid-19 a déjà été signalé en avril 2020 en Thaïlande. Mais pour l’heure, pas de panique : ce cas reste très rare. Le docteur Nils Morel, chirurgien ORL et président du syndicat national des médecins OLR (SNORL) assure n’en avoir pour sa part jamais observé. Il explique qu’il est “compliqué de faire un lien de certitude” entre perte d’audition soudaine et Covid-19.

“On sait qu’une infection virale peut donner une surdité brusque”, explique-t-il à RTL.fr. On peut donc imaginer que le coronavirus fasse partie de ces infections. D’ailleurs, des atteintes du système nerveux central ont déjà été observées avec le virus. “Il est possible que cela soit à l’origine d’une surdité”, indique le médecin.

Une pathologie mal connue.

Source RTL.

Choletais. Futurs chiens d’assistance recherchent familles d’accueil…

L’association handi’chiens éduque des chiens de races labrador et golden retriever avant qu’ils ne soient confiés à des personnes handicapées.

Elle recherche des familles d’accueil dans le secteur de Cholet.

Papotte, chien d’assistance que l’association Handi’chiens a éduqué et sociabilisé.

Via son centre en Bretagne basé dans les Côtes-d’Armor, l’association Hand’chiens, autrefois Association nationale d’éducation de chiens d’assistance pour personnes handicapées, recherche des familles d’accueil dans les environs de Cholet et Bressuire. Celles-ci ont un rôle important puisqu’elles sont chargées bénévolement d’« éduquer » et de « sociabiliser » les futurs chiens d’assistance de races labrador et golden retriever, durant seize mois.

« Un apprentissage en douceur »

Handi’chiens souhaite constituer un nouveau groupe de bénévoles dans ce secteur entre le Maine-et-Loire et les Deux-Sèvres, en janvier 2021.Pour mener à bien leur mission, les familles retenues, qui n’entrent dans aucun profil type, se retrouveront tous les quinze jours, autour d’une déléguée départementale spécialement formée, qui leur transmettra « les clés pour un apprentissage en douceur, entre cours de psychologie canine et mises en pratique. »

Éducation : le matériel fourni

L’association reconnue d’utilité publique fournit le matériel nécessaire à l’éducation du chien et prend en charge les soins vétérinaires et l’alimentation, durant toute la période.

Contacts : 02 96 58 18 40 ou contact.bretagne@handichiens.org

Source OUEST FRANCE.

Covid-19 : le groupe sanguin, un facteur de vulnérabilité ?…

Une nouvelle étude met en évidence une vulnérabilité à la Covid-19 en fonction du groupe sanguin.

Les personnes du groupe O seraient moins exposées à un risque de contamination, celles des groupes A et AB seraient les plus concernées par un risque d’infection mais aussi de complications.

Covid-19 : le groupe sanguin, un facteur de vulnérabilité ?

Selon deux études récemment publiées dans le journal Blood Advances le 14 octobre dernier, les personnes des groupes sanguins A et AB seraient plus à même de contracter le SARS-CoV-2, et de souffrir de graves complications en cas de contamination.

En revanche, les personnes du groupe O présenteraient moins de risque d’être positif à la Covid-19, et de « souffrir de complications sévères en cas de contamination », détaille le Pr Torben Barington, de l’hôpital universitaire d’Odense, au Danemark.

Les données de 473 000 Danois comparées

Dans la première étude, les scientifiques ont comparé les données de 473 000 patients danois testés à la Covid-19. Un groupe contrôle de 2,2 millions de personnes a été formé dans la population générale.

Résultats : « une petite part des volontaires positifs appartenaient au groupe O, davantage étaient du groupe A, B ou AB ».

Dans la seconde étude, les chercheurs ont analysé les dossiers de 95 patients ayant présenté une forme sévère de Covid-19, tous hospitalisés à Vancouver (Canada).

Davantage d’insuffisances rénales chez les patients des groupes A et AB

Les patients des groupes A et AB ont eu davantage recours à la ventilation assistée.

Une observation « suggérant une incidence plus élevée de la dégradation de la fonction pulmonaire ».

Enfin, le recours à la dialyse et donc le nombre de cas d’insuffisances rénales étaient aussi plus importants dans les groupes A et AB.

La question est maintenant de savoir pour quelles raisons les groupes sanguins peuvent influer sur l’évolution du SARS-CoV-2 dans l’organisme.

Un point mis en avant alors que les scientifiques se démènent aujourd’hui sans relâche pour découvrir les facteurs de risque liés à la Covid-19 et mettre au point des thérapeutiques efficientes.

Source EST REPUBLICAIN.

Aidants familiaux : le sacrifice douloureux d’une Guérétoise…

Selon un sondage Occurrence publié hier, 9% des français seraient en situation d’aide familiale.

Choisir d’être aidant familial, c’est faire un sacrifice, souvent source d’un grand malaise.

En France plus de 10 millions de personnes aident au quotidien leurs proches malades ou dépendants.

Béatrice vit à Guéret. Sa mère a été diagnostiqués Alzheimer en 2017. Et depuis le début de l’année son état s’est aggravé. Alors Béatrice a fait le choix de « mettre sa vie entre parenthèses. » Elle n’a pas arrêté de travailler, mais elle a « mis de côté plein de choses pour [se] consacrer à [sa] maman. »

Une fois sa première journée de travail terminée, Béatrice en commence aussitôt une deuxième. Elle conduit jusque chez sa mère, à 50 kilomètres de Guéret, où elle passe la soirée, la nuit, « et le matin avant de me rendre à mon travail. » Pendant la journée, c’est son frère qui prend le relais.

« Une deuxième journée de travail »

Béatrice ne se le cache pas, elle est épuisée : « C’est une deuxième journée de travail, avec une charge émotionnelle et affective importante. Et c’est bénévole. »

Pour l’hygiène et les repas, des aides à domicile s’occupent de la maman de Béatrice. Lui reste à charge, avec son frère, d’assurer une présence, et de maintenir des repères psychologiques pour sa maman. Il a fallu réapprendre à vivre avec elle, car pour une personne malade d’Alzheimer, « tout changement est vécu comme une agression. » Il a fallu réapprendre des gestes, «qu’on pensait quelconques, mais qui finalement l’agressent, donc il faut être vigilant. » 

Adopter ce comportement d’attention et d’empathie, c’est du travail. « Ça demande une réflexion et une analyse. Avec mon frère on discute, et on se demande, comment faire au mieux? Et je ne suis pas sûre que parfois on y parvienne vraiment. »

« Qu’est-ce que c’est trois mois? »

Le congé pour proches aidants entré en vigueur début octobre? « Ça n’est pas suffisant, constate Béatrice. Trois mois qu’est-ce que c’est? C’est sortir une personne en Ehpad pendant 3 mois? Ou c’est repousser de 3 mois une échéance pour mettre la personne en institution dans un deuxième temps? ».

Source FRANCE BLEU.

 

La Nouvelle éco: une start-up amiénoise propose une thérapie par le voyage aux malades d’Alzheimer …

Sigo une start-up amiénoise est une entreprise d’innovations ludiques pour la santé.

L’un de ses produit est un simulateur de voyage Grand-Via, une thérapie du voyage qui s’adresse aux malades d’Alzheimer.

Une thérapie par le voyage qui permet de réduire la médication

Sigo est une entreprise d’innovations ludiques pour la santé. L’un de ses produits est un simulateur de voyage Grand-Via. C’est une réplique de cabine de train qui s’installe en Ehpad pour permettre aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer de voyager. Le concept vient d’Italie et a pour but de baisser la médication. “Le fait de faire un voyage apaise les personnes âgées qui souffrent de troubles du comportement” souligne l’un des créateur de Sigo, Jean-Christophe Froment.

Il a été récompensé ce jeudi par le prix du jury lors du salon des entreprises CCI Business Event à Mégacité Amiens. L’occasion pour lui de dire qu’il a besoin de financements. Ce concept coûte 40 000€ hors taxe en Italie, ils le commercialisent deux fois moins cher. “On cherche des mécènes tout comme l’Ehpad de Villers-Bretonneux très intéressé par le wagon. ”

Le prototype est en fonction au CHU d’Amiens et de Beauvais.

Source FRANCE BLEU.

Coronavirus – Deux vaccins pourraient être prêts à être autorisés en novembre aux États-Unis…

Les sociétés américaines Pfizer et Moderna prévoient de faire une demande d’autorisation à cette période, mais elles restent suspendues à un feu vert de la FDA, l’agence du médicament américaine.

Pfizer et Moderna ont reçu respectivement 1,95 et 2,48 milliards de dollars d'argent public, et elles ont parié sur la même technologie nouvelle, l'ARN messager.

Les sociétés américaines Pfizer et Moderna prévoient de demander l’autorisation de leurs vaccins contre le Covid-19 d’ici fin novembre aux États-Unis, ce qui marquerait un record de vitesse absolu pour le développement d’un vaccin, neuf mois après le premier mort du coronavirus dans le pays. Mais le lancement éventuel de la vaccination d’ici le Nouvel an sera trop limité pour contenir à lui seul l’épidémie, qui en est à son troisième rebond aux États-Unis.

Le bilan officiel a dépassé vendredi les huit millions de cas, un chiffre certainement très en dessous de la réalité, puisque des études d’anticorps ont révélé qu’environ 10% de la population américaine avait été infectée, ce qui correspondrait à une trentaine de millions d’habitants. Contaminations, hospitalisations et décès sont en hausse; le rebond actuel est d’autant plus rapide que la vague est repartie d’un plateau élevé, le pays de Donald Trump n’étant jamais parvenu à endiguer la circulation du virus.

Le président américain espérait un vaccin avant l’élection du 3 novembre, mais l’industrie a accepté d’attendre quelques semaines de plus, à la demande des autorités sanitaires, afin de détecter d’éventuels effets secondaires graves parmi les dizaines de milliers de participants aux essais cliniques. Les essais doivent répondre à deux questions: le vaccin protège-t-il? Et est-il sûr? Albert Bourla, PDG de Pfizer, partenaire de la société allemande BioNTech, a annoncé qu’il escomptait des preuves d’efficacité d’ici fin octobre, mais qu’il attendrait la troisième semaine de novembre pour déposer auprès de l’Agence des médicaments (FDA) une demande d’autorisation en urgence, «en supposant que les données soient positives». Moderna, une société de biotechnologie, table sur le 25 novembre. Reste à savoir combien de temps les experts de la FDA prendront pour étudier les données et donner, ou non, un feu vert, et pour quelles catégories de la population.

Le gouvernement prépare déjà l’immense chaîne logistique qui sera nécessaire, dans le but de lancer la distribution des premières doses dans les 24 heures suivant toute autorisation. Vendredi, des responsables de l’opération gouvernementale «Warp Speed» ont annoncé un partenariat avec les réseaux géants de pharmacies CVS et Walgreens pour administrer les vaccins dans les 50.000 maisons de retraite et résidences pour personnes âgées du pays.

Quoi qu’il en soit, les Américains ne doivent pas espérer un retour imminent à la «normale», a prévenu le directeur de l’Institut des malades infectieuses, Anthony Fauci. Tout dépendra de l’efficacité des vaccins, et de leur acceptation dans la population. «Il est possible que nous ne puissions pas retrouver de cinémas bondés ou de stades remplis de spectateurs avant des mois et des mois en 2021, voire plus tard», a-t-il dit vendredi dans un entretien avec l’université Johns-Hopkins.

Pfizer et Moderna ont reçu 1,95 et 2,48 milliards de dollars respectivement d’argent public, et elles ont parié sur la même technologie nouvelle, l’ARN messager. La méthode consiste à insérer des instructions génétiques dans l’organisme pour déclencher la production d’une protéine identique à celle du coronavirus (sa pointe si reconnaissable), et provoquer une réponse immunitaire. Cette réponse a été observée dans les essais initiaux sur des volontaires, mais le vrai test consiste à vérifier si les gens vaccinés évitent effectivement le Covid-19, dans la vie réelle. Un vaccin sera considéré efficace si le nombre de participants vaccinés tombant malades du Covid-19 est réduit d’au moins 50% par rapport au groupe placebo. Dix vaccins expérimentaux sont en phase finale d’essais dans le monde, mais ces deux-là sont les seuls actifs actuellement aux États-Unis.

Le premier pic de l’épidémie s’est produit en avril, lorsqu’elle a durement frappé New York et le Nord-Est. Puis le Sud et l’Ouest ont contribué au deuxième pic en juillet, et c’est désormais le Midwest et le Nord qui sont les plus touchés. 37.000 personnes sont aujourd’hui hospitalisées et 950 décès ont été comptabilisés jeudi, selon le Covid Tracking Project. Par rapport à la France, et rapporté à la population, les États-Unis ont moins de nouveaux cas mais plus de décès par jour. «Les contaminations semblent se produire lors de rassemblements à l’intérieur des maisons des gens, pas seulement dans les bars et les restaurants comme cet été», explique Thomas Tsai, chercheur à Harvard. Les experts s’inquiètent déjà de l’approche de Thanksgiving, fin novembre, la plus grande fête familiale du pays. Pour le docteur Fauci, les familles vont devoir «sérieusement réfléchir au niveau de risque qu’elles sont prêtes à accepter».

Source LE FIGARO.

Haute-Marne : une cagnotte pour aider Lexane à vivre mieux…

A Doulaincourt-Saucourt en Haute-Marne, la petite Lexane, 7 ans, souffre d’une maladie génétique rare et les équipements pour faciliter son quotidien coûte cher.

Sa famille a lancé une cagnotte participative pour l’aider notamment à acheter une voiture adaptée.

Lexane, 7 ans, ne peut pas se tenir assise ou debout toute seule. Elle a besoin en permanence d'équipements adaptés.

À sept ans, Lexane ne marche pas, ne mange pas et ne s’assoit pas toute seule. La petite fille est atteinte d’une maladie génétique rare, une mutation du gêne Woxx, diagnostiquée il y a seulement un an.

Pourtant quelques mois seulement après la naissance de Lexane, sa mère Anastasia était déjà préoccupée par sa santé. « Lexane a commencé à être malade à ses quatre mois. Elle a eu des crises d’épilepsie à répétition. Les médecins ont rapidement constaté un retard dans son développement moteur, elle ne parvenait pas à tenir sa tête ».

Des équipement encombrants

Depuis sa naissance, ses parents s’occupent d’elle en permanence. La mère de Lexane a toujours refusé de la placer dans une structure spécialisée pour pouvoir la garder auprès d’elle. Pourtant à mesure que la petite fille grandit, les gestes du quotidien se font de plus en plus compliqués.

« Aujourd’hui, Lexane utilise un verticalisateur et un siège-coque et bientôt elle aura un fauteuil roulant, explique Anastasia Nowicki. Ce sont des équipements encombrants et on aimerait trouver une maison plus adaptée pour lui faciliter la vie. »

Lexane aura prochainement besoin d'un véhicule adapté pour transporter son fauteuil roulant.

Un appel aux dons et à la solidarité sur internet

Le plus urgent pour la famille de Lexane est aujourd’hui de changer de véhicule.

« On aura bientôt un fauteuil roulant donc on a vraiment besoin d ‘un véhicule adapté, explique Anthony Stivalet le père de Lexane. C’est un véhicule avec une rampe et une place pour le fauteuil roulant. C’est indispensable pour pouvoir emmener notamment Lexane à l’hôpital à Dijon pour faire ses examens. Aujourd’hui nous avons installé un siège auto dans notre voiture, c’est le plus grand qui existe. Bientôt ce sera très difficile d’y installer Lexane dedans. »

Le problème pour la famille de Lexane est le coût de ce véhicule, estimé entre 30.000 et 55.000 euros. Un montant inaccessible pour les parents de Lexane qui ont donc décidé de faire appel à la solidarité et d’ouvrir une cagnotte pour financer leur projet : https://www.leetchi.com/c/vehicule-adapte-pour-lexane

Source FR3.

 

 

Handicap : la MDPH de l’Yonne mauvaise élève dans le délai de traitement des dossiers…!

Le gouvernement a lancé un plan à destination des MDPH ( Maisons Départementales des Personnes Handicapées ).

A la clé 25 millions d’euros de budget supplémentaires mais aussi des obligations en terme d’efficacité et de modernisation.

La MDPH de l’Yonne fait figure de mauvais élève.

Le plan de modernisation prévoit de publier à chaque trimestre un baromètre sur la qualité des MDPH (photo d'illustration)

Ce jeudi, la Secrétaire d’Etat en charge des personnes handicapées, Sophie Cluzel a lancé un plan pour moderniser les 104 Maisons Départementales des Personnes Handicapées que compte la France. Ces structures dépendent du département et ont pour objectif d’accompagner les personnes handicapées et leur famille. Ce sont elles qui, notamment, ont à charge d’instruire les dossiers et reconnaître les handicaps. Au total chaque année les MDPH instruisent 4,5 millions de demandes qui vont de la simple carte de stationnement au besoin d’obtenir une place dans une institution spécialisée.

Selon ce plan de modernisation “MDPH2022”, les structures vont bénéficier de subventions supplémentaires ( à hauteur de 25 millions d’euros) mais devront en contrepartie se moderniser, se perfectionner. Le plan prévoit notamment de publier chaque trimestre un baromètre sur leur efficacité. Certaines sont en effet mauvaiseses élèves lorsqu’il s’agit de prendre en charge des personnes souffrant de handicap. C’est le cas par exemple dans l’Yonne où il faut attendre plusieurs mois pour voir son dossier traité.  7,4 précisément selon nos confrères du _Parisien-Aujourd’hui en France_.

Des lenteurs sources d’inquiétudes pour les usagers

Un chiffre exagéré selon Catherine Maudet, conseillère départementale de l’Yonne, membre de la commission des solidarités, en charge du handicap. Elle veut bien le reconnaître, souvent quand on parle de la MDPH de l’Yonne c’est pour parler de sa lenteur. Une lenteur constatée par Christelle depuis de nombreuses années. Cette auxerroise de 31 ans est aveugle. Sa première demande a été traitée en quatre mois, en revanche la seconde a été traité en sept mois et lui a causé beaucoup d’inquiétude. “Je les contactais régulièrement, une fois par mois. De toute façon ils m’apportaient toujours la même réponse en me disant qu’ils étaient dans les délais”. Problème de la reconnaissance de son handicap dépendent des aides de la Caisse d’Allocation Familiale. La jeune femme a dû alors demander à continuer de percevoir les aides en attendant le renouvellement de son statut “Par contre, la dame de la CAF m’a dit, on continue, par contre si la décision de la MDPH est négative, sachez que vous nous devrez la somme que l’on vous a versée” explique Christelle.

Au Conseil départemental on pointe le manque de moyens

De son côté l’élue reconnaît une lenteur récurrente. Un retard rattrapé en partie après la venue dans l’Yonne de Sophie Cluzel le 30 janvier dernier. La Secrétaire d’Etat a débloqué des moyens mais “manque de chance il y a eu le confinement !” explique Catherine Maudet. “Sur les 35 agents de la MDPH, seuls trois étaient en présentiel. Sur des dossiers sécurisés il n’est pas possible de travailler à distance. Ceci explique le retard que nous avons de nouveau à éponger à l’heure actuelle”.

Un retard qui ne date pas d’hier, la faute au manque de moyens. 15% des Icaunais souffrent de handicap, un chiffre dans la moyenne nationale. En revanche, les aides perçues pour faire fonctionner la MDPH ne sont pas à la hauteur selon Catherine Maudet : “Si je me permets de comparer les aides versées à la MDPH de l’Yonne et celle de la Côte d’Or, effectivement nous dans l’Yonne nous sommes les parents pauvres. Nous n’avons pas les mêmes moyens mis à notre disposition pour faire notre travail correctement.” En 2019 par exemple les 35 agents de la MDPH ont traité 25 000 dossiers dans notre département.

L’élue est donc favorable au plan de modernisation annoncée par la secrétaire d’Etat en charge du handicap. Pour améliorer son service à l’usager la MDPH a, par ailleurs, mis en place la commission 360 “c’est le fait de répondre à la personne en faisant le tour de tous ses problèmes et des solutions que l’on peut apporter” détaille Catherine Maudet qui précise que toute personne handicapée  ou aidant peut appeler le 0 800 360 360.

Source FRANCE BLEU.

LE + INFO : Les accompagnants d’enfants atteints de handicap dénoncent leurs conditions de travail…

Les AESH, accompagnants d’enfants en situation de handicap, se sont rassemblés ce samedi 17 octobre, dans l’après-midi à Dijon.

Un rassemblement en signe de protestation contre la précarisation grandissante de leur profession, et pour réclamer plus de reconnaissance.

Une cinquantaine de personnes étaient rassemblées place de la Libération à Dijon.

Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées samedi 17 octobre, place de la Libération, à Dijon. Des accompagnants d’enfants en situation de handicap (AESH) se sont réunis pour dénoncer leurs conditions de travail, et réclamer plus de reconnaissance. Ils étaient accompagnés de représentants syndicaux, de professeurs et de parents d’élèves.

Une précarisation grandissante

Tout commence avec une circulaire éditée au mois de juin 2019 par le ministère de l’Education Nationale, dans le but d’une reconnaissance et valorisation du travail des AESH. Une bonne nouvelle, au premier abord, mais qui a dégénéré au fil des mois. La circulaire promettait une reconnaissance sur le temps de travail des AESH, notamment lors des tâches connexes “qui sont autres que l’accompagnement physique de l’élève, à l’école“, selon Françoise Lyon, professeure des écoles et co-secrétaire de la Fédération FSU.

Le souci c’est que cette reconnaissance n’a pas vraiment eu lieu, ici. Nous avons des AESH qui travaillent en moyenne une heure de plus hebdomadaire et par enfant, pour un même salaire” explique Françoise Lion. Les accompagnants sont contraints de cumuler plusieurs emplois pour boucler les fins de mois difficiles. 

C’est le cas Guy Vial. Il a 60 ans, et s’occupe de 4 enfants. Pas le choix, quand un seul ne suffit pas pour boucler les fins de mois.C’est vraiment difficile, parce qu’il faut adapter les emplois du temps des quatre enfants, et ça donne des puzzles impossibles !” confie-t-il. Guy Vial est AESH depuis 8 ans maintenant, et a rejoint cette profession par conviction. “On court toute la journée entre tous les établissements… Et avec quatre enfants, on a moins de temps à leur consacrer individuellement, et impossible de leur accorder le temps qu’ils méritent” conclut-il.

Un travail de fond impossible

Les AESH accompagnent physiquement à l’école les enfants atteints de handicap, mais ils font également du travail individuel avec eux. C’est-à-dire qu’ils revoient les leçons, refont les exercices ensemble pour favoriser l’assimilation des cours. Mais plus on a d’enfants, moins on a de temps à leur consacrer en tête à tête. 

Une inquiétude que les parents d’enfants atteints de handicap partagent. Marc Thiellet est père d’un garçon de 13 ans, atteint d’une maladie génétique rare, une maladie dont il est aussi atteint. En en tant que personne concernée, il s’inquiète des conditions de travail des AESH. “Nos enfants ne sont pas des sous-élèves. Ils ont le droit à l’éducation au même titre que n’importe qui, et si on veut réussir l’intégration de nos enfants, il faut du personnel formé, compétent et surtout considéré !” s’insurge-t-il.

Pour lui, cette considération passe aussi par une rémunération à hauteur de leur travail. Un travail qu’ils font avec les enfants, mais aussi avec les parents.Tous les parents n’ont pas les mêmes capacités pour épauler leurs enfants. Pour ceux qui ont ces capacités, c’est déjà difficile… Mais pour les parents qui ne les ont pas, ils ont forcément besoin d’aide, et si les AESH ne peuvent pas aller au bout des choses, on ne s’en sortira pas” conclut-il.

Au printemps dernier, les représentants syndicaux ont pu rencontrer Fadila Khattabi, députée de la 3e circonscription de la Côte d’Or.Elle nous a reçus, et écoutés” explique Françoise Lyon. Fadila Khattabi a rédigé une question à l’attention du Parlement, pour le moment restée sans réponse.

Source FRANCE BLEU.

Le conseil départemental mobilise ses salariés volontaires pour accompagner les seniors isolés…

Pour soutenir les seniors en cette période de crise sanitaire c’est la mobilisation générale au Conseil Départemental de la Loire.

9.000 personnes sont sur des listes d’appels.

Le conseil départemental mobilise ses salariés volontaires pour accompagner les seniors isolés. Photo d'illustration

Une première opération de ce genre s’est déroulée pendant le confinement : une centaine de personnes, des pompiers, des gendarmes, des salariés du conseil départemental ont appelé les personnes âgées qui se retrouvaient privées de certains services et très isolées. Si nous ne sommes plus confinés, la situation sanitaire de la Loire est critique et les inquiétudes toujours là alors Georges Ziegler, le président du conseil départemental appelle les agents du département à se mobiliser de nouveau.

9.000 personnes ciblées

9.000 personnes bénéficiaires d’une prestation du département ( l’allocation personnalisée d’autonomie, la prestation de compensation du handicap ou l’aide sociale aux aides ménagères) sont sur les listes pour être appelées. Une mobilisation sur la base du volontariat pour les agents qui peuvent dédier une heure par jour sur leur temps de travail pour cette opération.

Marielle Gigandon fait partie des volontaires. Elle est assistante sociale : “Les personnes peuvent être très émues. Pleurer. Je trouve que l’angoisse et l’inquiétude chez les personnes âgées restent très vivent. Les gens sortent peu et sont inquiets et beaucoup nous disent que ça leur fait plaisir que l’on pense à eux

Au-delà du simple échange pour apporter une présence et du soutien, le but est aussi d’orienter si besoin les personnes vers des associations qui peuvent prendre le relaie des agents du conseil départemental.

  • La situation sanitaire dans la Loire et ses conséquences pour le Conseil départemental, on en parle sur France Bleu Saint-Étienne Loire avec Georges Ziegler. Le président du Conseil départemental est notre invité à 7H50 ce lundi.

Source FRANCE BLEU.