CSA : la représentation du handicap est “quasi-inexistante” à la télé française d’après un nouveau rapport…

Moins d’1% des personnes répertoriées par le CSA en 2019 à la télévision française présentaient un handicap.

CSA : la représentation du handicap est "quasi-inexistante" à la télé française d'après un nouveau rapport © CSA

Les sous-titres sont insuffisamment présents sur les plateformes de replay, de vidéo à la demande et sur les box, regrette le Conseil Supérieur Audiovisuel (CSA) dans un nouveau rapport d’analyse sur l’année 2019. Un constat qui change considérablement en ce qui concerne la télévision. En effet, toutes les chaînes ont respecté leurs obligations de sous-titrage, ainsi que la majorité des autres chaînes. En ce qui concerne les programmes en audiodescription, leur nombre est en augmentation, mais est malheureusement disponible pour les programmes inédits.

L’autorité publique du PAF publie également une statistique édifiante : seulement 0,7 % du total des personnes indexées sont présentées comme handicapées, contre 0,8% en 2016. Il y aurait pourtant près de 10 millions de personnes handicapées en France, soit plus d’un français sur six, d’après les dernières statistiques de 2017 !

Si les fictions populaires commencent à intégrer des personnages handicapés au sein de leurs intrigues principales, ceux-ci restent des exceptions. Pour lutter contre cette stagnation et contre “la représentation quasi-inexistante” des handicapés à la télévision, le CSA a établi une charte signée en décembre 2019 par les dirigeants des grands médias français comme TF1, France Télévisions, M6 ou encore Radio France. Ils s’engagent donc à donner plus de visibilité au sujet du handicap à l’antenne.

Source TELE 7 JOURS.

Gramat. 13 tonnes de bouchons en faveur du handicap….

Mardi 28 juillet une trentaine de bénévoles participait à Cavagnac au chargement des bouchons récoltés dans le Lot depuis 3 ans.

Les bénévoles réunis autour de Jean-Luc Lacrampe (2e à droite)

Jean-Luc Lacrampe et Marie-Claude Vitrac qui ont créé il y a cinq ans la section départementale de l’association “Les Bouchons d’Amour” précisent que 13 t de bouchons ont été collectés dans le Lot depuis septembre 2017, date de la dernière expédition (10 t).

Durant cette période ils ont organisé les collectes dans le département et entreposé le résultat de ces collectes à Cavagnac. Ce mardi ce sont 1 300 sacs de 10 kg de bouchons chacun qui ont été transférés dans un camion à destination de la société SULO France, leader européen du recyclage plastique, basée à Langres (52).

La vocation de l’association “Les Bouchons d’Amour” étant d’aider les personnes en situation de handicap, l’intégralité de la vente des bouchons – 7 000 € en 5 ans pour le Lot- est reversée sous forme de chèques au monde du handicap, soit à des personnes soit à des associations.

Indiquant qu’ils vont passer le relais à une autre équipe lors de la prochaine assemblée générale, Jean-Luc et Marie-Claude remercient sincèrement les bénévoles, les institutions, les municipalités qui ont soutenu leur action durant ces 5 années (l’IME de Vire-sur-Lot, le Pech de Gourbière à Rocamadour, le Foyer Marthe Robin à Gramat, la passerelle de Leyme, le Mas de la Tour de Catus, le centre Boissor de Luzech, l’APEAI de Figeac…).

Ils adressent un merci particulier à la municipalité d’Alvignac, représentée ce jour par son maire Alfred Terlizzi, qui a mis à disposition une salle pour y organiser des séances de tri de bouchons et la société Quercy toiture de Lionel Cayrol, pour le prêt gracieux d’un télescopique pour charger le camion.

Source LA DEPÊCHE.

« Mon parcours handicap », une plateforme dédiée aux personnes handicapées et à leurs proches…

Développée par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) et la Caisse des Dépôts, la plateforme d’information, d’orientation et de services pour les personnes handicapées et leurs proches « monparcourshandicap.gouv.fr », a été lancée le 6 mai dernier.

« Mon parcours handicap », une plateforme dédiée aux personnes handicapées et à leurs proches

D’après la CNSA, le site a pour objectif d’offrir « une information généraliste, officielle, fiable, facilement compréhensible et accessible sur l’ensemble du parcours des personnes en situation de handicap ».

Plus précisément, l’ambition du dispositif est de couvrir l’ensemble des étapes du parcours de vie de la personne en situation de handicap (l’annonce du handicap, la parentalité, la scolarité et les études supérieures, l’emploi et la formation, la santé, la vie sociale et culturelle, le logement, les transports, l’avancée en âge, la retraite, etc.), et de permettre aux personnes concernées de gérer leur parcours et leurs démarches en ligne.

Pour l’heure, seule la première rubrique consacrée à l’emploi et à la formation a été mise en ligne. Intitulée « Informations et orientation », elle se compose des 4 sous-rubriques suivantes :

  • Droits, aides et démarches : fonctionnement des MDPH, traitement des dossiers ; aides financières – AAH, AEEH, PCH, MVA, pension d’invalidité ; aides à l’emploi – RQTH, OETH, etc. ; aides aux transports – cartes mobilité inclusion « invalidité », « priorité », « stationnement »
  • Formation professionnelle : tout savoir sur la formation professionnelle ; me former en alternance ; me former pour chercher un emploi ; être en emploi et me former ; me former pour conserver mon emploi ; me former pour créer mon emploi
  • Formation en alternance : alternance et handicap ; tout savoir sur le contrat d’apprentissage ; tout savoir sur le contrat de professionnalisation ; trouver et intégrer une entreprise et un organisme de formation en alternance
  • Emploi et vie professionnelle : trouver ma voie ; travailler avec mon handicap ; conserver mon emploi ; me former ou me reconvertir

D’ici à 2022, le site s’étoffera progressivement de nouvelles rubriques.

Par ailleurs, l’information généraliste délivrée par la plateforme « Mon parcours handicap » sera complétée par une information de proximité (annuaires, événements locaux, etc.), mais également par certains services (accès à MonCompteFormation, etc.).

À terme, le site proposera un espace personnalisé et sécurisé.

Source PREVISSIMA

 

Louise, 5 ans, refusée au club du camping à cause de son handicap…!

Ses parents confient ce sentiment d’injustice dans « une société qui n’a pas envie de faire d’effort ».

Louise 5 ans a été refusée au mini-club du camping, où elle passe les vacances avec ses parents.

« Ça démarrait bien, pourtant », commencent les parents de la petite Louise sur Facebook. « Je m’étais dit qu’il n’y aurait pas de problème ». Le camping compte un mini-club pour les 3-11 ans, « les activités, c’est jouer avec des ballons », a confié Rémy à BFMTV. Bref ils sont partis confiants.

Sauf que non. La petite fille a été refusée du mini-club. Le motif avancé a été celui de la propreté pour la refuser.

De quoi mettre à nouveau ses parents sur le flanc. « À vrai dire, c’est très souvent «pas possible». Toujours pour de très bonnes raisons, qui ne sont jamais le handicap (…) : la propreté, l’absence de mots, le manque de formation des encadrants, l’effectif trop important d’enfants, le manque de moyens. », écrivent ses parents sur Facebook.

Depuis la naissance de leur fille, Rémy et Caroline, ses parents ont pris l’habitude de livrer des tranches de vie sur les réseaux sociaux. Leur petite Louise a même un site internet à son nom et Rémy et Caroline ont créé une association, pour « changer le regard de la société sur les porteuses de handicap physique ou intellectuel. » Sa maman a même écrit un livre.

Cet épisode au camping laisse un nouveau goût amer.

« On dit «okay c’est pas grave», on encaisse la gentillesse désolée de la dame – pire peut-être à affronter que le rejet froid- et sa façon de compenser en offrant un cadeau à Louise – le lot de consolation pour ne pas être comme les autres, on remballe ce énième pincement au cœur, on se dit qu’on s’amusera en famille, entre soi et tant pis, on essaie d’enfouir profond le désir de faire un gros bras d’honneur à une société qui n’a pas envie de faire l’effort, on essaie encore plus fort de se dire que ça vaut le coup d’essayer de la changer, cette société, afin que Louise n’ait plus à subir cela quand elle sera grande. » Mais c’est difficile ne cachent pas ses parents, qui en vacances, auraient juste apprécié d’avoir un peu de répit. « Décidément, ça pique, la vie, quand on est hors cadre . »

Sur les réseaux, leur message leur a valu des centaines de témoignages compatissants et leur billet a été partagé plus de 2500 fois.

Source L’AISNE.

Une journée de chine utile avec APF France handicap à Clermont-Ferrand…

L’association APF France handicap 63 organisait une brocante qui a permis de récolter quelques fonds avant la pause du mois d’août.

Une journée de chine utile avec APF France handicap à Clermont-Ferrand

L’association des paralysés de France (APF) s’occupe des droits aux personnes handicapées depuis 1933, mais ne reçoit aucune subvention de l’Etat. La délégation départementale du Puy-de-Dôme a donc créé, il y a plus de 25 ans, une boutique solidaire permettant de rassembler un peu d’argent, en plus des dons.

Ces fonds servent à organiser des voyages, mais aussi des sorties au cinéma ou au ski. “On utilise aussi ces revenus pour aller boire des verres en terrasse, car certaines personnes ne peuvent pas le faire seules”, explique Liliane Garand, assistante directoriale de l’APF de Clermont-Ferrand.

Une brocante pour des trouvailles variées

La plupart des objets en vente sont des dons de particuliers. Vêtements, jouets et bibelots de décoration s’entassent sur les étals, au prix d’un euro pièce, en attendant preneur.

Christelle est venue avec sa mère et sa fille. Elle fouille dans une pile de fripes à la recherche de la perle rare. “On adore chiner”, souffle-t-elle avec malice.

Marie est bénévole au secrétariat de l’APF, et est elle aussi accompagnée de sa mère. “C’est du bouche à oreille, ça me fait plaisir de participer au développement de l’association, tout en profitant de la brocante”, indique la jeune femme.

Auparavant, l’APF possédait une boutique ouverte trois fois par semaine. N’étant plus aux normes de sécurité européennes, elle a cependant dû fermer. Les ventes se déroulent désormais sur le parking de l’association. “On reçoit beaucoup de gens du quartier, remarque Marcel, un des agents associatifs. Les autres se tiennent souvent au courant sur notre page Facebook.”

La semaine dernière, les acheteurs qui ont permis de rassembler plus de 200 euros en une journée, avant la fermeture de la boutique au mois d’août.

Pour sa réouverture en septembre, l’APF prévoit déjà une brocante spéciale rentrée.

Source LA MONTAGNE.

Primes COVID-19 : jusqu’à 1.500 euros versés par les départements lorrains aux aides à domicile…

Les aides à domiciles et auxiliaires de vie lorrains se sentent enfin reconnus.

Trois Conseils Départementaux ont décidé de leur octroyer une prime exceptionnelle, à l’instar du personnel soignant en juin, pour avoir évité de nouvelles hospitalisations en pleine crise du coronavirus.

Cette aide à domicile porte masque, sur-blouse et charlotte pour intervenir au domicile d'une personne âgée.

Trois des quatre départements lorrains ont voté l’octroi de primes exceptionnelles pour les aides à domicile et auxiliaires de vie qui ont été en première ligne pendant la crise sanitaire du coronavirus. Des primes qui vont jusqu’à 1.500 euros, versées au prorata des heures travaillées et de la période qui s’étend de mi- mars à mi-mai 2020.

Aurélie Zemour est ravie ! Cette aide à domicile s’est battue pour obtenir la reconnaissance de son travail pendant la pandémie. Le 13 juillet 2020, elle a touché une prime exceptionnelle de 1.200 euros, une somme qui tombe à pic pour des vacances bien méritées. Pendant toute la pandémie, elle a continué d’assurer le lever, la toilette et le ménage chez des personnes âgées ou handicapées, malgré le manque de masques, et de protection.

“C’est la première étape de la reconnaissance de notre profession, la prochaine c’est la revalorisation de nos salaires.”

– Aurélie Zemour, aide à domicile en Meurthe et Moselle.

Cette prime exceptionnelle est très attendue par les personnels des SAAD (Services d’Aide et d’Accompagnement à domicile). Mais il aura fallu se battre pour l’obtenir. Alors que les personnels soignants travaillant dans les hôpitaux et les Ehpad reçoivent dès la mi-juin 2020, l’assurance de toucher une prime de l’Etat de 1.000 à 1.500 euros, les aides à domiciles, eux, ne sont pas concernés. Ils sont pourtant au chevet des personnes âgées et handicapées, dont certains malades du Covid ou de retour de réanimation.

La Meurthe-et-Moselle, premier département à voter la prime

Le 16 juin 2020, toute la profession dénonce alors à haute voix l’injustice dont sont victimes les 300.000 professionnels du secteur. Un coup de gueule qui a fini par payer…mais ce n’est pas l’Etat qui va verser cette prime exceptionnelle, ce sont les départements, en charge de l’autonomie.

La Meurthe-et-Moselle est le premier département à accepter de mettre la main à la poche. Un budget exceptionnel de 2,5 millions d’euros a été débloqué tout spécialement dès la fin du mois de juin 2020, sur fonds propres. Ainsi toutes les aides à domicile ayant travaillé à temps plein de mi-mars à mi-avril, devraient toucher 1.500 euros de prime COVID-19. Elle est calculée au prorata des heures travaillées. La Meurthe-et-Moselle avait déjà été l’un des premiers départements à voler au secours des aides à domicile au début de la pandémie en leur fournissant des protections et des masques.

“C’était tout à fait inconcevable de ne pas récompenser ces salariés qui ont accompagné les personnes les plus fragiles pendant la crise.”

– Marie-Annick Helfer, en charge de l’autonomie au Conseil Départemental de Meurthe-et-Moselle

Les aides à domiciles sont en effet le pilier de la politique d’autonomie des départements. Ils permettent à des milliers de personnes âgées ou handicapées de rester chez elles. C’est le souhait de 87 % des Français !

C’est ce qui a motivé les autres départements à faire de même. La Meuse, qui compte 2400 bénéficiaires de l’APA ( Aide Personnalisée d’Autonomie)  a voté un budget de 400.000 euros, les primes seront versées en août 2020. De son côté le département des Vosges a débloqué 800.000 euros pour les aides à domicile.  La prime sera versée en septembre. Dans les deux cas, elle peut aller jusqu’à 1.500 euros pour un travail à temps plein pendant la période la plus critique de la pandémie.

Petit bémol, les patrons devront verser la prime avant fin août pour pouvoir la défiscaliser, alors que la plupart n’aura pas encore touché l’aide du département. “Une avance sur trésorie pas facile à gérer, même si nous sommes ravis de l’effort financier, nous confie Véronique Scida, gérante de Louvéa à Nancy.

Une prime très inégale

Si la Lorraine est plutôt reconnaissante envers les aides à domiciles et auxiliaires de vie, ce n’est pas le cas pour l’ensemble du territoire. Selon les premières sources, seule une trentaine de départements acceptent de débloquer des fonds.  Certains comme les Hauts-de-Seine ou la Saône et Loire refusent de payer, arguant que c’est le rôle de l’Etat. Certains personnels n’y auront donc pas droit.

Le fait que l’Etat ait passé le relais aux départements pour la prime exceptionnelle COVID-19 est globalement très mal perçu, par les départements, mais aussi par les fédérations d’associations d’aides à domiciles comme la Fédésap.

“Nous aurions souhaité  une prime d’Etat transparente et égale pour tous, or là, c’est très inégalitaire selon les territoires : 30, 200, 500 ou 1.500 euros..ou rien !  ”

– Elodie Breton, déléguée départementale Fédésap.

Les associations sont d’autant plus amères qu’elles ont du mal à recruter, car le métier est difficile et très mal payé. La majorité des aides à domiciles touchent à peine plus que le SMIC, soit 1.000 à 1.200 euros par mois.
De plus, elles se préparent à affronter un deuxième vague de coronavirus. Le gouvernement leur a récemment demandé de prévoir dix semaines de stock de masques en réserve.

“Cela va être difficile d’expliquer à des personnels non reconnus qu’il va falloir y retourner.”

– Elodie Breton, déléguée départementale Fédésap

Le secteur a déjà beaucoup de mal à recruter, pourtant ce n’est pas le travail qui manque. 800.000 personnes âgées sont actuellement accompagnées en France, et 350.000 personnes en situation de handicap.

Source FR3.

 

Valdoie -Territoire de Belfort – Ehpad de la Rosemontoise : le contenu « glaçant » du rapport des administrateurs provisoires…

Le conseil départemental du Territoire de Belfort et l’Agence régionale de santé ont prolongé de trois mois l’administration provisoire de l’Ehpad de la Rosemontoise à Valdoie.

Une décision motivée par le rapport établi par les administrateurs provisoires qui ont œuvré ces deux derniers mois.

Ehpad de la Rosemontoise : le contenu « glaçant » du rapport des administrateurs provisoires

Vendredi, Florian Bouquet, président du conseil départemental du Territoire de Belfort (CD90) et Pierre Pribile, directeur de l’Agence régionale de santé de Bourgogne Franche-Comté (ARS BFC), ont signé un arrêté conjoint prolongeant l’administration provisoire de l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) la Rosemontoise de Valdoie.

Trois mois reconductibles

À partir du 7 août, Sylvie Petrella assurera pour trois mois reconductibles cette mission, prenant la suite de Françoise Betoulle et Robert Creel qui ont assuré cette même fonction depuis le 6 juin.

Cette décision a été motivée par le rapport rendu par ces derniers. Un rapport « glaçant » comme le résumait Florian Bouquet vendredi après-midi lors d’une réunion avec les familles, représentants du personnel et des résidents.

« Mise en danger »

« Les dysfonctionnements relevés reflètent des manquements d’une particulière gravité de nature à mettre en danger notamment la sécurité et le bien-être des personnes âgées dépendantes », peut-on lire notamment dans l’arrêté.

Les deux premiers administrateurs nommés pour deux mois le 6 avril avaient déjà dressé un constat dans ce sens. Dans leurs conclusions, ils notaient qu’il y avait « urgence à prendre des mesures permettant de sécuriser non seulement la prise en charge des résidents de l’Ehpad mais également les conditions d’exercice de son personnel ».

Nombreux dysfonctionnements et défaillances

Quant aux seconds administrateurs, leur rapport d’une soixantaine de pages que nous avons pu nous procurer éclaire sur un nombre important de dysfonctionnements et de défaillances que ce soit dans le domaine du management, de la gestion des soins, des ressources humaines ou encore de la réalisation de travaux.

« Risque de maltraitance passive »

Dans leurs conclusions, les deux administrateurs provisoires soulignent que dorénavant «  l’ensemble des précautions est pris pour prévenir un second épisode de la Covid-19 si celui se confirmait ».

Toutefois, « s’agissant de la gestion managériale et de l’organisation des soins, la gravité des constats tenant à la non-sécurisation des soins dans leur organisation ainsi que dans la gestion des ressources humaines », ils sont amenés à « indiquer qu’un risque de maltraitance passive n’est pas à exclure si les conditions de sécurisation pérenne n’étaient pas réunies » à leur départ le 7 août.

Trouver une solution « viable et pérenne »

Si le fait de nommer une administration provisoire d’un Ehpad relève de l’exceptionnel, celui de la prolonger à deux reprises démontre que le mal est profond au sein de la Rosemontoise.

« Ces reconductions se sont imposées d’elles-mêmes », remarquait Florian Bouquet qui souhaite que soit mis en place tout ce qui permettra de donner une réponse « viable et pérenne aux résidents, à leurs familles et aux personnels ».

Source EST REPUBLICAIN.

Coronavirus et canicule : comment supporter son masque quand il fait (très) chaud ?… Les bons conseils…

Avec la vague de chaleur qui s’abat dans l’hexagone, les médecins et la direction générale de la Santé restent alertes.

Et pour cause, la combinaison canicule et masques de protection ne fait pas forcément bon ménage, à moins de respecter quelques recommandations.

Coronavirus et canicule : comment supporter son masque quand il fait (très) chaud ?

Alors que la France entre ce jeudi 30 juillet dans un épisode de fortes chaleurs avec pas moins de 41 °C par endroits, notamment dans le Sud-Ouest, la direction générale de la Santé a rappelé mercredi 29 juillet l’importance de continuer à respecter les gestes barrières afin de lutter contre l’épidémie de coronavirus.

Le respect des gestes barrières, notamment la distanciation physique et le port du masque lorsque celle-ci n’est pas possible, doit perdurer et ce même si les températures grimpent, a ainsi souligné la DGS dans un communiqué.

Risques de coups de chaud

Mais voilà : masque de protection et chaleur ne font pas forcément bon ménage, en témoignent de nombreux médecins qui insistent sur les risques d’étourdissements, de coups de chauds, de suffocations et de malaises qui pourraient survenir.

L’exposition à la chaleur peut entraîner des effets allant de la sensation d’inconfort thermique au coup de chaleur en situation de contrainte thermique, note ainsi l’Institut canadien de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail.

Alors pour éviter toute complication, voici quelques conseils pratiques pour supporter votre masque de protection, même lorsque le mercure affiche une température élevée.

Boire, oui mais pas trop

Il faut se désaltérer sans attendre d’avoir soif, pour compenser l’eau perdue (par la transpiration, la respiration et les urines). Boire, oui, mais sans excès pour éviter des œdèmes et d’autres conséquences néfastes. Donc attention à ne pas noyer les aînés, sous prétexte de les faire boire suffisamment.

En revanche, éviter l’alcool et les boissons chargées en caféine qui ont un effet diurétique. L’alimentation contribue à l’hydratation avec les légumes et les fruits (concombre, tomate, laitue, pastèque, melon…) et les laitages (yaourts, fromages blancs).

Se rafraîchir en mouillant son corps…

Il faut se rafraîchir en mouillant son corps régulièrement (au moins le visage et les avant-bras) et en prenant des douches, mais pas à l’eau trop froide : sur le moment cela fait du bien, mais attention au choc thermique…

Coronavirus et canicule : comment supporter son masque quand il fait (très) chaud ?

Idem pour les plongeons intempestifs dans une rivière ou un lac trop frais, avertit régulièrement la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF). On court le risque de noyade par hydrocution.

…mais surtout pas son masque

Il ne faut jamais humidifier son masque, même si cela peut procurer une sensation de rafraîchissement. Si le masque se trouve humidifié, par exemple à cause de la transpiration, il faut le changer rapidement, car son efficacité n’est plus assurée , assure la DGS.

Par ailleurs, mieux vaut réserver le port du masque quand celui-ci est obligatoire et nécessaire ou quand le mètre de distance avec d’autres personnes n’est pas possible.

En cas de sensation d’étourdissement ou de cœur qui bat vite, le Dr Richard Wenzel, professeur spécialiste des maladies à la VCU School of Medicine, conseille de retirer le masque porté, et de sortir, si possible, de la zone de chaleur où l’on se trouve, rapporte CNN .

Privilégier des couleurs claires

Pour éviter à votre masque ou à vos vêtements d’absorber les infrarouges du soleil (et donc la chaleur), il est conseillé d’opter pour un masque ou des habits de couleur claire. Le blanc réfléchit davantage le rayonnement et emmagasine, par conséquent, moins de lumière.

Rester et dormir au frais

Chez soi, laisser volets, rideaux et fenêtres fermés le jour et ouvrir le soir et la nuit s’il fait moins chaud. Éviter de sortir aux heures les plus chaudes et se mettre à l’abri du soleil. Il faut également éviter sport et efforts intenses en plein cagnard.

Mauvaise idée : dormir à côté du ventilateur. L’air très sec risque au bout de plusieurs heures de dessécher les sinus ou la gorge et ce n’est guère conseillé aux allergiques exposés à un brassage d’impuretés.

Dans le contexte de l’épidémie de Covid-19, la plupart des recommandations habituelles pour faire face à une vague de chaleur continuent de s’appliquer, souligne la Direction générale de la santé (DGS). Il est cependant nécessaire d’adapter les habitudes en matière de rafraîchissement des espaces intérieurs, notamment en collectivité , souligne-t-elle.

Ainsi, le ventilateur ne peut plus être utilisé en collectivité, dans les milieux clos où se trouvent plusieurs personnes. Il peut en revanche être utilisé dans le milieu familial en l’absence de personnes malades, précise la DGS.

Pour la climatisation, il faut nettoyer et entretenir régulièrement les installations, et utiliser des filtres ayant une bonne performance sanitaire, correctement entretenus.

Gare à la surchauffe chez les plus jeunes

Les enfants ne doivent jamais être laissés en plein soleil ni laissés seuls dans un véhicule, insistent les autorités sanitaires. La température peut rapidement y dépasser 30 degrés. Le risque est mortel.

Visage rouge, transpiration, pleurs, inconfort sont les premiers signes qui montrent que les bébés commencent à souffrir de la soif et la chaleur, selon l’Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA).

En cas de malaise

Ne pas négliger des signes d’alerte montrant que l’organisme commence à souffrir de la chaleur (crampes, fatigue, faiblesse et/ou insomnie inhabituelle) et penser à boire, se mettre au frais. Appeler le médecin s’ils s’aggravent ou persistent plus d’une heure.

Maux de tête violents, nausées vomissements, propos incohérents, perte de connaissance, convulsions, température supérieure à 39 °C : c’est le coup de chaleur. Il faut appeler le 15 (le Samu).

Source OUEST FRANCE.

Coronavirus. Les enfants de moins de cinq ans pourraient être extrêmement contagieux selon une étude…

Selon une étude, publiée jeudi dans une revue médicale américaine, les très jeunes enfants pourraient être d’importants propagateurs du virus.

Les chercheurs ont observé la présence du Covid-19 en quantité « 10 à 100 fois supérieure » aux autres dans leurs voies respiratoires.

Des travaux, menés en Ile-de-France en juin, montraient que les plus jeunes étaient « de tout petits contaminateurs » (PHOTO D'ILLUSTRATION).

Le taux de matériel génétique du coronavirus détecté dans le nez d’enfants de moins de cinq ans est 10 à 100 fois plus élevé que celui trouvé chez des enfants plus âgés et des adultes, selon une étude américaine publiée jeudi 30 juillet.

Les très jeunes enfants pourraient donc être d’importants propagateurs du virus dans la population, selon cette étude parue dans la revue médicale JAMA Pediatrics, une hypothèse allant à l’encontre du discours actuel.

L’administration de Donald Trump pousse ainsi depuis des semaines les écoles et les garderies des différents États à la réouverture afin de relancer l’économie du pays.

Entre le 23 mars et le 27 avril, des chercheurs ont mené à Chicago des tests de dépistage avec prélèvement nasal sur 145 patients, souffrant d’une forme légère à modérée de la maladie Covid-19, une semaine après l’apparition de leurs premiers symptômes.

Les patients étaient divisés en trois groupes : 46 enfants de moins de cinq ans, 51 enfants âgés de 5 à 17 ans et 48 adultes entre 18 et 65 ans.

L’équipe a observé la présence de SARS-CoV-2 en quantité « 10 à 100 fois supérieure » aux autres dans les voies respiratoires des jeunes enfants.

Des résultats à contresens des autorités sanitaires

Les auteurs de l’étude ont précisé qu’une étude en laboratoire avait prouvé que plus il y avait de matériel génétique du virus, plus ce dernier pouvait devenir contagieux.

« Par conséquent, les jeunes enfants peuvent potentiellement être d’importants facteurs de contagion du SARS-CoV-2 dans la population », selon les scientifiques.

« Les comportements habituels des jeunes enfants et les endroits clos dans les écoles et les garderies posent la question d’une propagation du SARS-CoV-2 dans cette population à mesure que les mesures sanitaires s’assouplissent », ont-ils conclu.

Ces résultats ne vont pas dans le sens des autorités sanitaires qui jugent que les jeunes enfants ne transmettent pas beaucoup le virus, d’autant qu’il a été établi qu’ils ont moins de risques de contracter une forme sévère de la maladie.

Toutefois peu de recherches ont été effectuées sur ce sujet jusqu’à présent.

Selon une étude en Corée du Sud, les enfants entre 10 et 19 ans transmettent le virus autant que les adultes au sein d’un foyer, mais les enfants de moins de neuf ans le transmettent moins.

Source OUEST FRANCE.

Coronavirus. « Les jeunes ne sont pas invincibles » met en garde l’OMS…

Les jeunes peuvent être contaminés, mourir et transmettre le Covid-19.

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé les exhorte à prendre des précautions face à la pandémie, alors que la transmission du virus est en hausse dans de nombreux pays.

Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur de l'OMS, le 3 juillet 2020, à Genève.

Les jeunes « ne sont pas invincibles » face au Covid-19. Ils sont, dans certains pays, trop nombreux à « baisser la garde », entraînant une hausse de la transmission du virus, a averti jeudi 30 juillet le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Nous l’avons dit et nous le redisons : les jeunes peuvent être contaminés, les jeunes peuvent mourir, et les jeunes peuvent transmettre le virus », a martelé le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus au cours d’une conférence de presse.

« Il semble que les rebonds de cas dans certains pays sont en partie dus à des jeunes qui baissent la garde pendant l’été dans l’hémisphère nord », a-t-il souligné, les exhortant à « prendre les mêmes précautions que les autres pour se protéger du virus et pour protéger les autres ».

« Les jeunes devraient être à la pointe du changement » dans les nouvelles attitudes sociales induites par la pandémie – distanciation physique, lavage des mains, port du masque lorsque la distanciation est impossible -, a insisté le Dr Tedros.

Les night-clubs, notamment, sont « des amplificateurs de la transmission du virus », a ajouté une responsable de l’OMS, Maria Van Kerkhove.

Quel impact à long terme ?

En outre, même si le coronavirus dans ses formes graves touche essentiellement des personnes âgées ou déjà atteintes d’autres pathologies, la maladie, même dans ses formes modérées, « peut affecter de nombreux organes. Nous ne savons pas quel est l’impact à long terme », a mis en garde le responsable des urgences sanitaires de l’OMS, le Dr Michael Ryan.

Le Covid-19 « entraîne une inflammation des poumons, mais il a aussi été constaté que ce processus inflammatoire peut s’étendre au système cardiovasculaire, dans le sang, le cœur, dans d’autres organes… », a-t-il alerté.

« Ne prenez pas de risques inconsidérés. Les risques à l’heure actuelle ne peuvent pas être quantifiés clairement », a insisté le médecin.

Des flambées de cas de coronavirus ont été observées dans des pays européens où les jeunes en vacances vont dans les bars ou organisent des soirées sur les plages.

Au Canada, les moins de 39 ans constituent une nette majorité des nouveaux cas de Covid-19, ont averti le week-end dernier les autorités sanitaires du pays.

La pandémie a fait près de 670 000 morts dans le monde et plus de 17 millions de cas ont été diagnostiqués depuis fin décembre.

Source OUEST FRANCE.